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- Adonis || Hide and seek -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Lorella & Tiziano
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Daria ManciniToujours frais après un litre de café
Daria Mancini
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Sujet: Adonis || Hide and seek ( le Dim 1 Déc 2019 - 2:00 )
Le morceau de papier entre les mains, Daria redressait sa capuche qui lui laissait à peine de quoi voir. Mais elle s’en fichait. Elle ne voulait ni voir, ni être vue. A quoi bon de toute façon. Depuis son retour mouvementé de ce crash d’avion, la vie de la jeune femme avait complètement changée. Et pas parce qu’elle avait frôlé la mort et qu’elle voyait la vie sous un autre angle, non, ça c’était des conneries. Elle la voyait de la même façon qu’avant si ce n’était avec cette clairvoyance qui lui manquait avant. Tous les matins lorsqu’elle se réveillait et qu’elle devait affronter son reflet dans le miroir, la métisse finissait presque sur le carreau de sa salle de bain tandis que les larmes roulaient le long de ses joues. Elle était horrible. Défigurée. Son visage était difforme et plus elle se regardait et plus elle se dégoutait. Elle avait bien essayé de passer outre le regard des autres mais à chaque fois qu’elle sentait le regard des autres s’attarder sur elle, ça la rendait d’autant plus mal. Même les doux mots de sa colocataire ne suffisaient pas à remonter le moral de la jeune femme. Depuis son retour, elle avait dû reprendre du service en recommençant à travailler, les factures continuant de s’accumuler, mais c’était avec cette énergie négative qu’elle se traînait qu’elle accomplissait les petites actions du quotidien. Elle sentait bien que quelque chose pesait lourd sur son cœur, comme un poids dont elle n’arrivait pas à se défaire et qui l’empêchait de respirer correctement. Mais elle n’arrivait tout simplement pas à l’ôter une bonne fois pour toute. Elle n’arrivait pas à redevenir la Daria qu’elle était autrefois. Ce sentiment se décupla lorsqu’une lettre lui arriva un matin et qu’elle reconnu sans même l’avoir ouverte le destinataire. Son correspondant avec qui elle entretenait une idylle épistolaire depuis déjà trop longtemps. Le cœur lourd, elle avait ouvert la lettre pour y lire les mots couchés sur le papier avec cette surprise douce amère d’une première rencontre. Si au début son cœur avait bondit dans sa poitrine à la lecture de cette lettre, il se met à battre encore plus vite de peur dans sa poitrine. Elle ne pouvait pas aller le voir dans cet état. Il ne pouvait pas la voir comme ça. Il ne pouvait pas la voir tout court. Les messages qu’ils s’étaient échangés allaient bien au-delà du physique et elle le savait. Il était le seul à savoir comment faire vibrer son âme au rythme d’une plume qui lui était devenue si familière. Pourtant la peur qui s’était installée chez Daria l’avait forcé à ignorer la lettre ainsi que le lieu et la date du rendez-vous fixé.

Pourtant… Elle était là. Assise à une table dans un coin où elle pouvait avoir un œil sur toutes les tables, Daria était là. Elle s’était installée avec un café comme prétexte et sous une capuche qu’elle avait agrémentée d’une paire de lunette solaire sur les yeux ainsi qu’une écharpe, elle attendait. Non, elle l’attendait. Sans se faire voir, elle avait envie de le voir. Rien qu’une fois. A distance elle voulait sentir son énergie et avec un peu de chance, sentir son odeur sans se faire remarquer. Elle voulait être auprès de lui, sans vraiment l’être. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle triturait ce morceau de papier qu’elle avait lu et relu malgré elle les jours ayant précédés cette rencontre. Parce que c’était la dernière chose qu’il avait touché et qui était en sa possession. Et quelque part, l’avoir entre ses mains permettait à Daria de l’avoir près d’elle. C’était stupide, mais c’était sa logique. La logique d’une fille qui sentait son cœur épris d’un autre et qui se retrouvait coincé.


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Adonis Contini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le Mer 1 Jan 2020 - 0:39 )
Adonis se remettait à peine des brûlures sur son dos. Il n’écoutait cependant pas son corps et continuait de s’entraîner contre vent et marée. Il devait prouver que la confiance de Kalisha n’était pas vaine et qu’il pouvait encore briller sous le feu des projecteurs. Ce monde, qui lui avait tant manqué durant son emprisonnement, était maintenant à portée de main, mais Adonis était terrorisé à l’idée de s’emparer de son destin. Il avait peur d’échouer, de se ridiculiser et de donner raison à ses détracteurs. Que ferait-il s’il manquait un pas sur scène ? Quand il serait couvert de ridicule ? Il ne voulait pas y penser, pourtant il le faisait bien malgré lui. Généralement, quand il était allongé seul dans son lit. Il partageait ses craintes avec sa mère qui était toujours là pour lui, mais il voyait bien que parfois, elle en avait assez de l’entendre répéter encore et encore la même chose. Probablement parce qu’elle croyait en son fils et à juste titre, car les répétitions s’étaient bien déroulées jusque-là. Ce soir, comme tous les autres soirs, il rentra de son entraînement, alla sous la douche avant de se glisser dans son jogging. Il avait accroché sur le frigo la dernière lettre envoyée par celle qui faisait battre son cœur depuis des années : Daria. Adonis aimait la relire encore et encore, il en connaissait tous les mots : comme les autres. Cependant, il n’avait pas encore répondu. Ce n’étaient pas les mots qui lui manquaient, ils avaient déjà été posés sur le papier depuis quelques jours maintenant. Le problème était le courage, car ce qu’il lui demandait était important… Pour lui tout du moins. Depuis qu’il était revenu, il ne pouvait pas s’enlever de la tête l’idée d’enfin la rencontrer. Parce qu’une part de lui, celle que la prison n’avait pas détruite, était assez fleur bleue pour croire que cette femme lui ferait tout oublié. Et c’est pourquoi il avait peur de tout gâcher si jamais elle le rencontrait. Elle savait pourtant qu’il était allé en prison injustement et qu’il avait eu une carrière dans le ballet, Daria savait tout de lui pour tout dire. Ses peurs étaient donc probablement infondées, mais elles étaient belles et bien là. Dans un coin de sa tête.

Faisant une entorse à son strict régime alimentaire, il bue un peu plus que sa normale et c’est ainsi que la lettre se retrouva dans la boîte aux lettres en bas de chez lui. Ce n’est que le lendemain qu’il réalisa ce qu’il avait fait et après avoir juré dans le duplex : s’était fait une raison. Daria et lui allaient se rencontrer.

Le voici donc à marcher vers le lieu de rendez-vous : les mains dans les poches, la tête baissée et le cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Il ne savait pas à quoi il devait s’attendre, mais il n’avait aucune confiance en lui pour ce genre de choses. Il n’y avait qu’avec Louise qu’il avait réussi à faire le premier pas et Daria naturellement… Devant la porte du café, il prit une longue inspiration et poussa la porte avant d’aller commander : se forçant à ne pas regarder autour de lui. Il ne pouvait pas encore. Il voulait attendre le moment où il n’aurait plus le choix. Son thé vert à la main, il se tourna enfin pour chercher des yeux une personne qui attendrait quelqu’un. C’est en croisant le regard de celle qu’il avait rencontré durant le crash de l’avion que son cœur s’arrêta et un sourire s’étira sur son visage. Il s’avança vers la table, posa sa tasse avant de s'asseoir devant elle. Il reconnu la lettre dans ses mains, ce qui le fit sourire un peu plus :

“Tu crois au destin Daria…?” Toutes ses peurs s’étaient envolées. Il était seulement heureux en cet instant. Il se sentait … Plus léger. “Je…” Il mordit sa lèvre inférieure : “Je … Je n’arrive pas à y croire…”


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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le Sam 4 Jan 2020 - 17:50 )
Assise à sa place, à chaque fois qu’une silhouette passait la porte, Daria ne pouvait s’empêcher un regard tandis que son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Lorsqu’elle se rendait compte qu’il ne s’agissait pas de son correspondant, le soupir qu’elle lâchait était un doux mélange de soulagement et de déception. Soulagement parce qu’elle n’aurait pas à l’affronter – ou du moins à l’observer de loin tandis qu’elle baignait dans sa honte – mais également déception parce que… elle voulait tout de même le voir. Si l’approcher ou le toucher était hors de question, elle avait la sensation de devoir au moins ça à son cœur. En plus de mettre un visage sur un prénom qu’elle prononçait  toute la journée du bout des lèvres comme pour le goûter sans même le voir, elle savait que dès le moment où dans sa tête le brouillard se lèverait, elle pourrait enfin mettre un visage sur cette personne qui pansait ses blessures les moins visibles, et ça depuis des années. Sous le regard curieux des clients qui se demandaient sûrement pourquoi elle était ainsi cachée dans son coin, la jeune femme se contentait de baisser les yeux sur la carte qu’elle avait ouverte devant elle. Elle ne comptait rien commander, elle voulait juste l’observer quelques secondes avant de partir. Le plan était simple et facile à suivre. Rien ne pouvait venir le ruiner. Rien à part…

Avant même que ses yeux ne se posent sur la silhouette qui venait d’entrer dans le café, le cœur de la métisse avait commencé à s’emballer comme si une énergie venait le chavirer pour lui faire signe de sa présence. A mesure que défilaient les secondes, elle pouvait le sentir s’accélérer comme si son but était de s’échapper de sa cage thoracique pour retrouver la pièce manquante d’un puzzle qu’il avait cherché pendant tant d’années. Avec une certaine appréhension et une boule au ventre, Daria leva les yeux pour dévisager de loin la personne qui faisait autant effet à son pauvre cœur déjà bien mis à l’épreuve. Comme pour bien voir, elle baissa sa garde et se permis de baisser la capuche qu’elle avait sur la tête pour se concentrer sur les traits qu’elle voyait à peine mais qui, de là où elle se trouvait, suffisait à la jeune femme pour qu’elle devine de qui il s’agissait. Elle l’avait reconnu. Rien qu’à l’énergie qu’il avait dégagé en entrant dans la pièce, elle avait reconnu son compagnon d’infortune lors du crash qui avait failli leur coûter la vie. Sans vraiment y prêter attention, elle sentit ses doigts se serrés autour de la lettre qu’elle n’avait pas lâché depuis son arrivée. Elle sentit ses yeux s’humidifier et malgré les larmes qui menaçaient de couler, elle refusait d’enlever ses verres fumés de peur qu’il ne la reconnaisse. Comme si tout prenait enfin sens dans la tête de Daria, elle comprit la logique derrière la confusion qui avait obstrué son regard l’espace de quelques secondes. C’était donc lui. L’univers avait une curieuse façon de ramener la métisse à la terre ferme. En le voyant s’installer un sourire ne pu s’empêcher d’étirer les lèvres de la jeune femme qui ne pouvait nier le fait qu’elle était contente de le voir. A ce moment-là, même si sa tête lui disait qu’il était temps pour elle de partir, elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle allait devoir dire adieu à cet homme à qui elle n’adresserait jamais un mot. Du moins pas de vive voix. Son cœur se serra à cette simple pensée qui fit doucement naître une tristesse qu’elle devinait au fond de son regard. Très vite elle baissa les yeux sur ses mains qui s’étaient mises à trembler tandis que ses jambes en faisaient de même. Machinalement, elle posa une main sur une de ses cuisses qu’elle essayait d’obliger à arrêter de gigoter mais au lieu de ça, elle ne faisait qu’accélérer la cadence. Le temps pour elle de lever les yeux vers la table à laquelle était assise Adonis et de voir que celle-ci était à présent vide, elle sentit une présence s’approcher dangereusement de là où elle se trouvait. L’allure à laquelle battait son cœur, cédant soudainement place à la panique. Derrière ses verres fumés, ses yeux se mirent à chercher une porte de sortie mais ne pouvaient se décoller totalement du jeune homme qui s’installait tranquillement devant elle.

Avec difficulté, elle déglutit en sentant les larmes au bord de ses yeux, prêtes à couler. En entendant le son de sa voix pour la première fois depuis le crash, elle sentit son cœur se retourner dans sa poitrine sous le coup de l’émotion, les frissons couvrant la moindre parcelle de son corps. Un sourire étira doucement ses lèvres, presque timide. « Je… » Lâcha à son tour la métisse qui cherchait ses mots. Secouant doucement la tête pour répondre à sa question, non elle n’y croyait pas elle-même. Toujours avec cette même timidité qui accompagnait ses moindres gestes, elle fit glisser la lettre avec laquelle elle jouait sur la table, comme pour qu’il l’ait devant les yeux. Il la connaissait. C’était lui qui l’avait écrite et envoyé. Elle ne savait même pas pourquoi elle venait de faire ça, sûrement pour se donner de la consistance. « C’est toi. » Elle ne l’avait pas quitté des yeux et ses paroles pouvaient faire référence à tout et n’importe quoi, pourtant elle avait besoin de le dire à voix haute. « C’est vraiment toi. » Les larmes qu’elle retenait depuis le début finirent par couler, tandis que l’une de ses mains s’avança à son tour sur la table pour toucher du bout des doigts  ceux d’Adonis.


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Adonis Contini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le Sam 11 Jan 2020 - 0:24 )
En pénétrant de le café : il était persuadé qu’il reconnaîtrait celle qui avait changé sa vie et qui lui avait permis de tenir bon derrière les barreaux. Ce genre de sentiments, de choses, ne s’expliquait pas. Adonis ne s’attendait pas à cette surprise. En croisant le regard bleuté de la belle : son cœur manqua plusieurs battements et sa respiration se coupa. La vie avait une drôle de façon de lui faire comprendre que la femme qui se tenait dans un coin et celle qui l’avait sortit de l’avion était la même personne. Elle, qui, l’avait soutenue toutes ces années étaient à quelques mètres de lui : à sa portée… Il était troublé et son regard trahissait sans peine ses émotions. Comment avait-il pu passer à côté de cette information quand elle s’était présentée ? Pourquoi n’avait-il pas compris ? Peut-être parce que pour lui : Daria était cette muse, cette déesse dans les mythologies qui est si belle et incroyable qu’elle ne peut pas être vraie. Avait-elle lu la lettre qu’elle devait poster si jamais il ne s’en sortait pas ? Avait-elle pris connaissance de ses sentiments ? Parce que ce morceau de papier avait été écrit pour elle : rien que pour elle. C’est à Daria qu’il pensait en s’endormant et en se réveillant. La femme de ses rêves se trouvait à quelques mètres : distance qu’il parcourut fébrilement. Il se sentait à la fois idiot et excité par cette vision : est-ce qu’il rêvait ? Cela semblait trop beau pour être vrai : pourtant le café qu’il tenait dans ses mains lui indiquait que ce n’en était pas un. Devant elle, il posa sa tasse à la table : peut-être qu’il se trompait, que ce n’était qu’une coïncidence, mais il ne voulait pas y croire. Il voulait s’accrocher à l’idée que celle qui était caché derrière ces lunettes et sous cette capuche se trouvait être la fameuse correspondante.

Articulant quelques mots, son regard était toujours humide : lui qui avait toujours eut ses sentiments à fleur de peau se battait contre lui-même pour ne pas se laisser submerger. Remarquant que les mains de Daria tremblaient, il posa les siennes devant lui : à quelques centimètres des siennes. Comme il voulait étendre ses bras pour les attraper… Mais il n’en fit rien. Grand timide qu’il était. Il ne voulait pas la brusquer, ni forcer la main à quelque chose qui viendrait naturellement. Il voulait savourer les premières secondes de ce nouveau chapitre qui semblait commencer, un où il serait heureux… Il l’espérait. Il baissa les yeux pour regarder la lettre, hocha la tête :

“C’est moi oui…” Il releva ses iris pour se plonger dans le regard perçant de la belle : “Pour de vrai de vrai.” Et sur ces mots, il sauta le pas également et combla la distance entre leurs mains pour les attraper. Un frisson le parcourut alors que son sourire s’agrandit et que plusieurs larmes silencieuses coulèrent sur ses joues : “Je n’arrive pas à y croire…” Avalant plusieurs fois sa salive, il ne pouvait pas s’arrêter de la contempler : “Je... Je ne t’aurais jamais laissé partir sans moi quand on est rentré si j'avais su que c'était toi.”

Il s’était demandé à plusieurs reprises s’il reverrait cette femme sans avoir la moindre idée qu’elle était celle avec qu’il parlait depuis tout ce temps. Il leva sa main pour chasser quelques larmes sur la joue intacte de Daria. IL laissa le silence s’installer sans qu’il ne ressente le besoin de le briser. Il reposa sa main sur celle de la métisse en continuant de la regarder avec des étoiles dans les yeux : comme s’il regardait une des sept merveilles du monde.


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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le Mar 21 Jan 2020 - 22:57 )
Les yeux plantés dans ceux d’Adonis, Daria jetait parfois des coups d’yeux à ses doigts qui s’étaient mis à s’avancer avec timidité vers la main du jeune homme. Elle avait besoin de le sentir sous ses doigts pour s’assurer que ce qu’ils étaient en train de vivre était vrai. Cependant, à mesure que la distance se réduisait entre eux, les battements de son cœur ne cessaient de s’amplifier à cause de cette appréhension qu’il ne disparaisse dès le moment où elle entrerait en contact avec sa peau. En sentant les doigts du danseur se mêler aux siens, elle sursauta presque face à la douceur de ce geste inattendu pourtant si prévisible. Comme une pièce de puzzle qui s’emboîtait parfaitement, elle pressa juste un peu plus sa paume contre la sienne pour que sa chaleur se diffuse dans son corps. Les larmes avaient passées la barrière de ses paupières et elle s’aperçu aussi rapidement que des perles salées avaient roulées le long des joues d’Adonis également. Cette vue gonfla le cœur de la métisse d’un amour qui renforça chaque pulsations qu’elle entendant battre dans ses tympans. Au bout de longues secondes, elle récupéra tout de même sa main pour essuyer ses larmes et fixa le jeune homme avec plus d’attention qu’elle n’aurait dû. Elle avait envie de se souvenir de ce moment avec autant de précision que possible. Ses traits, qu’elle avait déjà pourtant découvert et qu’elle n’aurait jamais été en mesure d’oublier à cause de ce qu’ils avaient vécu, elle s’était mise à les déconstruire pour les redessiner une à une dans sa tête. Chacune des courbes que traçait son cerveau s’imprégnait dans sa mémoire comme à l’encre de Chine pour que jamais elles ne s’effacent. Face aux paroles d’Adonis, elle se contenta d’hocher doucement la tête. Elle non plus ne l’aurait jamais laissé partir si elle l’avait vu.

Alors que le silence s’installait entre eux, elle laissa faire. Il n’y avait plus que la vie du café qui rythmait la conversation alors que leurs regards ne décrochaient pas. Toutes les peurs que Daria avait pu avoir jusqu’ici, toutes les appréhensions, elles s’étaient envolées dès le premier regard. Aussi, alors qu’elle se passa une main dans les cheveux comme pour mettre de l’ordre dans un désordre déjà bien organisé, elle baissa la tête pour finalement enlever ses lunettes. Elle ne voulait pas qu’il la voit comme ça, pourtant elle n’avait pas la force de le quitter alors qu’ils venaient à peine de se retrouver. D’un pas lent, presque indécis, elle se leva de chaise toujours les yeux vers le sol. Sans dire un mot, elle le prit dans ses bras pour le serrer contre elle avec toute la force qu’elle pouvait y mettre, avant de glisser sur ses genoux sans même qu’elle ne l’y invite. Elle avait juste envie de briser cette barrière invisible qui les empêchait de se prendre dans les bras alors qu’elle savait que c’était ce qu’ils avaient envie de faire. Elle nicha sa tête au creux de son cou où elle huma son odeur tandis que des larmes s’étaient remises à couler le long de ses joues parce qu’elle devait s’armer de courage pour la suite. Après avoir pris une profonde respiration, elle se détacha doucement du jeune homme pour le laisser découvrir son visage déformé par le crash et qu’elle s’efforçait de cacher depuis qu’elle était rentrée. « Je ne suis pas aussi belle que tu l’aurais souhaité je parie. » Elle tenta l’humour mais il y avait derrière ces paroles une grande part de vérité. Du moins, pour elle.


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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le Jeu 23 Jan 2020 - 18:14 )
Était-ce bien réel ? Était-elle vraiment là ? Adonis espérait de tout son cœur, pourtant, cela ne serait pas la première fois que son esprit lui joue des tours et montre au détour d’un rêve ce qu’il désire voir par-dessus tout. Il aurait très bien pu sauter le pas dès sa sortie, proposée de la rencontrer et pouvoir serrer contre lui cette femme qui a rendu ses nuits moins longues quand il était en prison. Le malheureux n’avait pas eu le courage et c’est le hasard qui s’est chargé de le remettre sur le droit chemin : sur celui de Daria pour s’assurer qu’enfin ils se rencontraient. Dans ce petit café qui ne payait pas de mine. Adonis se moquait bien de la décoration, des gens autour : seulement une seule femme comptait. Installé devant elle, il se sentait si fébrile que les mots lui manquaient. Alors, au lieu de parler, il glissa ses doigts dans les siens : comblant les quelques centimètres qui restaient. Un frisson parcourut son échine et son cœur manqua plusieurs battements. Elle était réelle. Elle n’était pas une chimère. Remplis d’émotions, il ne pouvaient pas empêcher les larmes de couler. Qu’on le traite de faible ou de cœur d’artichaut : il s’en moquait. Il n’avait pas honte de montrer ses sentiments, encore moins devant celle qui le connaissait déjà. Adonis souriait malgré les deux sillons de larmes sur son visage. Encore plus quand il comprit que la belle aussi ne l’aurait pas laissé partir.
Le danseur ne chercha pas à couper le silence, il préférait ne rien dire et contempler Daria qui cachait son visage. Il n’avait aucun mal à se souvenir de la plaie, des cris, de la douleur qui s’était insinué dans son corps. Cependant, il arrivait également à penser à ce petit instant de paix quand il a mis la tête de la belle sur sa cuisse pour pouvoir lui raconter une histoire et éviter qu’elle pense à la douleur. Il la regarda enlever ses lunettes, puis se lever pour faire le tour de la table et s’approcher de lui un peu plus. Il glissa ses bras autour d’elle et la serra tout autant en la laissant s’installer sur ses genoux, contre lui. Adonis ferma les yeux et prit une longue inspiration pour s’enivrer de son odeur en nichant sa tête dans son cou. Cela faisait si longtemps qu’il en avait envie… C’était si bon que cela en était douloureux. Ils restèrent ainsi quelques instants, juste assez pour que le danseur se ressource et arrive à se calmer. Elle était là et il ne comptait plus la laisser loin de lui. Ils allaient pouvoir écrire un nouveau chapitre. Il se recula légèrement en la sentant faire de même. Il put ainsi l’admirer à loisir et si la cicatrice était impressionnante : elle ne le dégoûtait pas. Lui aussi en avait et pas seulement sur son corps. Si ses cheveux étaient rasés : elle pourrait voir la balafre sur sa tempe droite qui est aujourd’hui caché. En l’entendant se dégrader ainsi, il sourit tendrement en hochant négativement la tête :

“Oh Daria…” Il se redressa : “Tu es encore plus belle que ce que j’ai imaginé.” Il passa sa main dans les cheveux de la belle : “C’est de toi que je suis tombée amoureux. Qui tu es.” Le physique n’était pas important. Et sur ces mots il l’embrassa en glissant sa main derrière sa tête pour qu’elle ne lui échappe pas.

Il ne pouvait pas résister plus longtemps. Adonis n’était plus cet homme timide, celui qui n’aurait jamais fait le premier pas. Il risquait de se prendre une claque, qu’elle parte en courant, mais on lui avait trop enlevé pour qu’il puisse laisser une chance comme cela passer. Cela ne dura que quelques secondes. Il arrêta le baiser, rouvrit ses yeux et sourit un peu plus :

“Je ne vais même pas dire que je suis désolé… Si tu veux me gifler pour t’avoir embrassé, j’accepte ce châtiment.”


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Sujet: Re: Adonis || Hide and seek ( le )
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