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- Lost & Found || PV Milo -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Poppy SkyesLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Lost & Found || PV Milo ( le Dim 1 Déc 2019 - 13:30 )
La fermeture de mon café tirait à sa fin. Mon employé qui la faisait normalement était cloué au lit avec une grippe carabinée et j’avais donc pris la responsabilités de prendre sa place. En même temps avec le temps de chiotte que décembre avait amené, fallait-il s’étonner que mes collègues tombent comme des mouches sous l’effet du caporal Morve-au-nez et de l’adjuvent Toux-à-cracher-un-poumon bien soumis aux ordres du capitaine fièvre-carabinée. AH ! La douce saison du rhube (faute volontaire je vous en assure), gastroentérite et autres microbes altruiste … quelle sale période ! Bref, j’avais mis à la poubelle ma journée de congé pour m’occuper plutôt de ma boutique ce qui n’avait jamais été pour me déplaire même si la journée avait été longue.

Une fois le dernier café et le dernier livre retourné, je profitais du temps pour compter la caisse enregistreuse sans presser le client à déserter surtout considérant l’affreuses pluie qui s’abattait. Mon dépôt bien rangé dans le coffre-fort, ma dernière vadrouille passée sur le sol, je ramassais les deux sacs poubelles pour les trainer sans cérémonie vers les poubelles extérieures. Je gardais la porte légèrement entrouverte pour ne pas avoir à faire sous la pluie le grand tour. Avec les deux sacs, pas moyens de tenir mon parapluie et quelque chose m’indiquait dans le bruit de la pluie qui tambourinait sur le pavé que mon retour à la maison serait pour le moins humide…

Mais ça… ça c’était avant que je n’entende ce son particulier… Non… C’était des poubelles… C’était impossible qu’il y ait des pleurs. Je veux dire… qui de responsable irait foutre un bébé dans les poubelles d’un café : surtout que malgré les apparences disons que nous ne générions pas tant de détritus que ce qui était attendu. L’achat en masse, des partenaires écoresponsables et un partenariat avec des agriculteurs de la région faisait en sorte que le peu allait dans un bac à composte (le marc à café faisant supposément des miracles sur les champs biologiques non seulement comme répulsif à nuisible mais aussi comme engrais).

J’avais donc presque réussi à me convaincre que ce n’était rien jusqu’au moment où je me rapprochais de ma poubelle pour remarquer que le son s’intentifiait. Non… Mon plan de soirée ce n’était pas de voir l’apocalypse s’abattre sur ma petite vie : c’était de rentrer chez moi et de mettre les dernières touches de peinture sur l’album qui était attendu sur le bureau de mon éditrice « DEMAIN MATIN AU PLUS TARD » (parce que ce n’était pas ma frustration de peiner à trouver en aquarelle l’exacte couleur que je voulais qui allait arrêter ma terrible agente)… Sauf qu’en soulevant le couvert je me rendis compte que non seulement les pleurs venaient de proche de mon bac de compost… MAIS DE DIRECTEMENT L’INTÉRIEUR ! Parce que comme le petit Jésus qui respirait entre l’âne et le bœuf sur un lit de paille et bien il y avait un môme qui s’époumonait avec frustration sur un beau lit de compost en décomposition plus ou moins avancé. Ah mais c’est convenable, vous savez… Le compost, ça dégage de la chaleur… Et puis un enfant, c’est biodégradable non ?


Le problème, c’est que le petit, il est dans ma poubelle et qu’il a l’air diablement vivant. Je reste donc paralysée devant la situation pendant un moment. Je fixe l’enfant qui pleure mais ne pleure pas parce qu’un enfant que je ne connais pas a choisi comme résidence secondaire d’élire domicile dans MON bac de compost… On s’entend que je n’ai jamais voulu d’enfants et que Dieu merci (même si je crois pas en ton existence) je ne peux pas en avoir. Et dans mon entourage, les enfants ne courent pas les rues. Ce qui était peut-être un peu ironique considérant que j’illustrais une série de livre super populaire pour enfants… Mais avoir un âme d’enfant ne veut pas dire que l’on veut s’entourer d’un ensemble de môme. Et c’est la panique qui m’envahit alors que je ramasse l’enfant, un nouveau-né que je n’étais même pas sur de comment tenir et j’hurlais « PUTAIN SA MÈRE ! NON ! » J’étais immobile pétrifiée de stupeur finalement.



 
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Lost & Found || PV Milo ( le Mar 3 Déc 2019 - 17:16 )
La pluie battante l'avait fait arrêter dans le premier abri qu'il avait pu trouver. C'est qu'il avait une grande enveloppe kraft à protéger et plus de parapluie puisqu'il l'avait laissé aux mains d'une dame qui tentait de nettoyer ce qu'elle pouvait sauver de sa maison suite aux inondations qui avaient ravagé la ville. Ce qui empiétait sérieusement sur le trottoir et faisait râler nombre de passants. Ce qui expliquait sans doute pourquoi elle l'avait remercié d'un tel sourire alors que la pauvre était déjà noyée de la tête aux pieds...
Mais c'est qu'avec tout ça, il en avait oublié l'enveloppe qu'il tenait et avait craint de ne plus pouvoir lire les documents qu'elle contenait une fois arrivé chez lui. Ce petit café était donc tombé à pic et ça faisait maintenant deux bonnes heures qu'il y était assis devant sa... énième parce qu'il avait arrêté de compter à sa troisième, tasse de café.

Il avait donc eu le temps de lire, relire et re-relire les quelques documents dans l'enveloppe. Quelques puisqu'il n'y en avait pas tant que cela mais en même temps, c'était déjà quelque chose. Bien plus en fait qu'il n'avait jamais trouver après tant d'années. Ce détective privé lui coûtait une fortune mais il avait su au moins lui prouver que son père avait bel et bien existé à l'époque où celui-ci était encore avec sa mère et Moira. Lui n'avait pas connu. Et cette photo de cet homme totalement inconnu était juste un petit miracle en soi. Pour ce qu'elle valait...
Parce que la photo d'un permis de conduire suite à une amende pour mauvais stationnement était... Bah, comme toutes les photos d'un permis de conduire, elle datait ! Mais il y avait son nom, sa date de naissance et surtout la même adresse où sa mère habitait encore...

Il supposait qu'il pouvait donc exclure le traumatisme crânien avec amnésie... Si son père possédait leur adresse sur son permis, même amnésique il aurait pu les retrouver. Et c'était d'ailleurs totalement puéril que de s'attacher à de telles hypothèses.

Relevant enfin le regard des photocopies de mauvaise qualité, il s'aperçut qu'il était tard. Et qu'il était le dernier client à être encore installé. Rangeant le tout rapidement, il grimaça devant la pluie qui s'abattait toujours contre la vitre alors qu'il n'allait pas avoir d'autre choix cette fois-ci que de braver les éléments. Et toujours sans parapluie bien sûr, sinon ce n'était pas drôle... Au moins, il avait son imper qu'il n'enfila pas mais qu'il tint au-dessus de sa tête histoire de se protéger un minimum. Avant de s'arrêter devant le calendrier de l'Avent mis en place pour les clients et dont la case du jour n'avait pas été encore ouverte. Et il était après tout le dernier client... Piochant le chocolat, il sourit amusé de sa propre bêtise alors qu'il remplissait en compensation la petite urne réservée aux dons pour les victimes des intempéries. Et se décida à braver la déluge !
Aussitôt l'eau glacée trempa immédiatement ses vêtements mais ce fut un hurlement qui l'empêcha de se mettre à courir comme il l'avait prévu. Tournant au coin du café, il se trouva devant les bacs poubelle où la serveuse du café se tenait avec... Un bébé dans les bras ? Sous ce déluge ?

Allant jusqu'à eux, il partagea au-dessus de leur tête le maigre abri que représentait son imper. "Euh... Vous faites quoi là ?" La question était quelque peu incertaine parce que la situation était bizarre. Ils étaient entourés de poubelles, qu'est-ce qu'elle faisait là avec un bébé ? D'autant que s'il se rappelait bien, il n'y avait eu jusqu'ici aucun bébé à l'intérieur du café... "On va retourner au café, il a l'air d'avoir froid ou faim, je sais pas mais... Il hurle." Et pas qu'un peu. Mon Dieu, qu'il était content de ne pas l'avoir dans les mains ! Parce qu'en plus, ça gigotait dans tous les sens !

"Mais il est à vous ce bébé ? Qu'est-ce que vous faites-là avec lui ? C'est pas un endroit, ni un temps, à promener les enfants dehors !"

Oui, il la prenait vraiment pour une demeurée ! Mais quelle idée aussi de tenir à bout de bras un enfant comme ça sous une telle pluie... Elle comptait lui donner sa douche ?! Tu m'étonnes qu'il hurlait comme ça avec une telle mère !
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