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- Mineva | Trouver les mots. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Virgil Alwood10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Virgil Alwood
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Âge : 45 ans / né le 20/03/1974 en Jamaïque
Métier : Plongeur en haute mer / Propriètaire de la goelette la "Seas of Legends" avec laquelle il sillonne les mers.
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Sujet: Mineva | Trouver les mots. ( le Sam 14 Déc 2019 - 18:58 )
Fracture dans le regard.
Minerva & Virgil

Virgil n'a pas arrêté de la journée. Sa réputation commence à faire recette dans la ville de Naples. Avec son équipe il a eu pas mal de clients tentés par une plongée découverte. Certains ont signé pour une autre sortie plus au large. Cet état de fait rassure le pirate, parce qu'avec le souci qu'il a eu avec le musée il craignait que sa carrière soit entachée.  Être traité de voleur, n'a pas trop plu au pirate. Surtout que plus droit que lui difficile à trouver de nos jours. Sa journée a été bien remplie. Il a donné les consignes pour éviter les accidents, il s'est assuré que le matériel était ok. Les heures sont passées vite, il n'a même pas eu le temps de vraiment manger. Alors logique que son estomac réclame et que ses idées divagues. Ce soir il ne mangera pas sur sa goélette, ni dans son appartement. Il veut se régaler et se poser. Alors il compte aller manger dans son restaurant favori.

Virgil y a d'ailleurs pensé toute la journée. C'est un endroit où il essaie d'aller au moins une fois par semaine, quand son emploi du temps lui permet. Il râle un peu quand il est obligé de se passer de ces mets délicieux. Et oui il est accro aux plats que se trouvent à la carte de cet endroit atypique et qui sent délicieusement l'Italie profonde. C'est surement parce qu'il n'a pas pu y aller la semaine dernière, que l'envie est aussi forte. Enfin une fois tout ranger, les embrassades avec son équipage échangées, Une fois douché et changé, il file dans les rues de Naples en sifflant. Il est heureux Virgil. Heureux de la vie qu'il mène et heureux de cette soirée qui s'annonce gourmande. Mais le destin s'acharne et il se retrouve comme un con devant la devanture fermée.
« Quoi ?? »
Virgil secoue la porte pour s'assurer qu'elle est bien close. Le restaurant est fermé pour une mois pour cause de rénovation.
« Mais pourquoi ?? Il ne pouvait pas être ouvert ce soir et fermer demain. »
Le pirate est déçu, même pire il est effondré intérieurement. Il se faisait une joie de manger dans ce lieu et le voilà réduit à constater qu'il ne pourra pas se régaler. Le drame complet, surtout que toute la journée son esprit a fantasmé, oui fantasmé, sur les saveurs qui seraient dans son assiette ce soir. Et là porte close. Il va manger quoi le pirate ? Le frigo de sa goélette comme celui de son appartement est plutôt vide. Il soupire blasé. Il n'a pas envie de regarder pour un autre restaurant.

Il a remarqué un petit super marché sur le chemin, du coup il rebrousse chemin. Il préfère aller faire quelques courses que de manger dehors. Oui il est tellement blasé qu'il a qu'une envie rentrer chez lui et se morfondre. Enfin il ira sur sa goélette, cela lui remontera le moral de voir la mer. Faut savoir se contenter de ce qu'on a. Il entre dans la boutique, vraiment pas inspiré par ce qu'il voit. Il fait les rayons. Passant d'un à l'autre sans vraiment s'arrêter. Il se dit que c'est une perte de temps, qu'il ferait mieux de rentrer et de se faire des pâtes. Il regarde une dernière fois les légumes, mais à cette heure avancé, on est déjà en soirée, ils font grises mines. Même si le commerce note qu'il est ouvert jusqu'à 22h. Pas trop de qualité. Il va pour partir quand Virgil remarque une silhouette. Il hésite. S'arrête. Regarde avec plus d'intérêt la femme blonde qui se tient devant les boites de céréales. Elle semble indécise. Non perdue. Ou alors c'est que la boite qu'elle a entre ses mains à un pouvoir hypnotisant. Ce qui pourrait bien arriver. Il avance curieux et puis cette silhouette lui semble familière, même si cela fait un petit moment qu'il n'a pas vu la blonde. D'ailleurs la dernière fois qu'ils se sont croisés elle était avec son mari.
« Minerva. »
Il pose avec douceur sa main sur son épaule, parce qu'il voit bien qu'elle n'est pas tout à fait là.
« Minerva ça va ? »
Le pirate est content de la voir, mais il sent que quelque chose cloche, comme si son regard était éteint. Comme si une peine immense habitait son cœur et son âme. Qu'à t-il pu bien se passer pour que la blonde soit ainsi ? Elle si joyeuse, n'a aucune flamme dans ses yeux.

vmicorum.


Seas of legends
Nulle cause n'est perdue... s'il y a encore un pauvre fou prêt à se battre pour elle.

  
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Minerva Di Vicenzi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Mineva | Trouver les mots. ( le Dim 12 Jan 2020 - 18:26 )
L’implosion de mon univers avait fait des dégâts plus grave que ce que l’on pouvait imaginé. Deux semaines s’étaient écoulés depuis que la bombe avait éclaté, une bombe à laquelle j’aurais pourtant dû être préparée après les six mois de silence radio les plus totaux que j’avais eu. Mon médecin m’avait signé les papiers pour que je sois en retrait préventif… et moi, j’avais envisagé de brûler mon passeport parce que plus jamais je ne partirais.

J’étais capable d’admettre que je n’allais pas bien. Mes sœurs, mes frères et mes parents étaient venus m’apporter à manger en quantité plus que suffisante mais rien, rien ne me faisait envie en ce vendredi soir. Ni la lasagne aux légumes de ma mère, ni les pointes de pizza, ni la bonne soupe faite avec amour. C’était que ma peine prenait trop de place dans mon ventre – elle bouchait tout trou qui aurait pu avoir l’audace de se pousser dans mon estomac. Je savais pourtant qu’avec le bébé qui s’en venait je ne pouvais pas me laisser mourir de faim. Il y avait mon trésor, ce petit bout de lui qui survivrait à la désolation. Et puis même si je faisais l’effort de manger, mon estomac ne semblait pas être d’humeur à coopérer.

J’avais à peine quitté la maison depuis deux semaines puisque je n’avais pas la force d’affronter le regard des autres. Mais bon, une rencontre chez mon gynécologue m’avait amené à fouler l’asphalte de Naples et j’avais sauvagement évité le regard de mes collègues en me rendant à mon rendez-vous. Je n’avais pas fait de scène en plein milieu de son bureau et j’avais répondu par des réponses monosyllabiques si loin de ma personnalité normalement pétillante. Dieu voudrait sans doute que je sois forte. Que je me tienne droite et que j’affirme honnêtement que j’étais capable de subir cette épreuve du feu, mais c’était difficile. Difficile voire même impossible de prétendre que j’allais bien.

Je pouvais au moins me rassurer en me disant que le bébé lui allait bien, j’avais entendu son petit cœur battre avec une force qui à ce stade réussissait encore à me rassurer un peu. Mes pas me menèrent vers le supermarché du coin parce que même si j’avais chez moi assez de nourriture pour nourrir une armée, je n’étais pas capable de m’attaquer à tout ce qui contenait l’amour et la compassion de mes proches. Sans blague la seule chose que j’avais envie de manger à ce moment précis, c’étaient des céréales. C’était déjà mieux que ce qui m’avait précédé mais je savais fort bien que je n’en avais pas. J’étais plutôt du type tartine avec fromage en tranche que céréales normalement. Et même si j’avais fait les courses des centaines de fois dans ma vie… c’était la première fois que je m’arrêtais dans une supérette depuis. Et le sentiment que je ressentais devant les néons aveuglants et le bruit de la supérette (pourtant tranquille) était étouffant. Prenant un petit panier, je parcourus les allées et je ramassais une brique de lait, du pain tranché et j’arrivais devant l’allée des céréales.

Et c’était con sans doute. Mais dans mon souvenir l’allée n’était pas si… énorme. Ce n’était pas un goutte, une flaque, un ruisseau ou une rivière mais un véritable fleuve de marques de céréales diverses qui me surprit. Et je me figeais sur place en fixant les boîtes. Il y avait cette marque de céréales que Clemente adorait et que l’on ne trouvait jamais quand on était à l’étranger. Sauf qu’elle n’était pas là… et que c’étaient les céréales que j’avais envie de manger.

C’était une décision pourtant insignifiante mais c’était… difficile à prendre. Il y avait de la panique dans ma tête comme si j’étais incapable de décider, de choisir. Combien de temps s’écoule-t-il entre le moment où je prend la première boîte de céréales et celle où une main se dépose sur mon épaule ? Honnêtement, je l’ignore. Je reconnais alors Virgil, un marin que j’ai croisé à plusieurs reprises dans cette vie antérieure, quand mon mari… non ! Je déglutis lentement et cligne des yeux. La question est simple et pourtant même quand mon médecin me l’a posé il y a quelques heures, j’ai haussé les épaules sans savoir quoi répondre. Et c’est le même geste qui se produit. Un haussement perdu.

Mais les mots qui sortent de ma bouche ne cherchent même pas à répondre à sa question : « J’avais envie de manger des céréales… mais il n’en reste pas chez moi. ». Elle est petite ma voix, à peine un murmure dans lequel on sent le tremblement d’un orage que je ne veux pas voir se produire en public. Je détourne alors mon regard et désigne d’un geste las : « … il y a trop de marques de céréales… » J’ai pourtant une boîte dans mes mains… je pourrais juste cesser de tenter de justifier pourquoi j’ai les yeux baignés de larmes devant le rayon des céréales mais plutôt que d’admettre que je ne vais pas bien, je poursuis ma tirade. « Tu vois… ils en ont même au chocolat… celles-là ont des vraies morceaux de chocolat, mais celle-ci du cacao. » parce que c’est une informations très importante qui distinguent les chocapic des Spécial K avec chocolat et que je me suis demandé si le chocolat pourrait m’aider à dormir ce soir. Même si je sais que c’est un excitant. « Et celles aux fruits n’ont pas de vrais fruits dedans… Alors, elles font comme si elles étaient santé mais c’est pas vraiment le cas. Enfin celle-là oui, mais c’est des fraises séchées… mais j’ai pas envie de fraises séchées. » Non mais je pourrais me la fermer et simplement prendre une boîte au hasard parce que je la sens ma voix qui craque sur la montagne de larme qui m’étrangle la poitrine. Et je ne vais pas pleurer pour des céréales au beau milieu d’une supérette. Non … même si je murmure encore en évitant le regard de l’homme « Je… trop de choix… » avant de claquer doucement ma langue. « Mais ils n’ont pas les préférés de Cle… » et le prénom de mon mari se coinca dans ma gorge et j’eus un petit hoquet de panique avant de fondre lamentablement en larmes.


You are lost, hope is gone

Can there be a day beyond this night? I don't know anymore what is true. I can't find my direction, I'm all alone. The only star that guided me was you. How to rise from the floor when it's not you I'm rising for?/div>
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