Revenir en haut
Aller en bas


 

- Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
http://www.ciao-vecchio.com/t5924-la-bougie-ne-perd-rien-de-sa-l http://www.ciao-vecchio.com/t5926-la-fleur-qui-sepanouit-dans-ladversite-est-la-plus-rare-et-la-plus-belle-de-toutes-misako
Faceclaim : Arden Cho ©praimfaya & Gifs by butterfly
Messages : 478 - Points : 344
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Tumblr_inline_nwhoo0Rj7K1qlt39u_250
Âge : 33 ans
Métier : Fleuriste
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Jeu 9 Jan 2020 - 22:46 )
Aujourd’hui était une journée plutôt agréable. Misako s’était réveillée avec un sourire au coin de ses lèvres. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Peut-être parce qu'elle s'était coupée des réseaux sociaux pendant toute la période des fêtes. Cela n’arrivait pas souvent et quand cela était le cas : elle savait qu’elle devait juste savourer ces instants. Comme tous les matins, elle se fit son thé et tartina deux tranches de pain avec du beurre. Assise en tailleur à la table basse, elle chantonnait même la chanson “Toss a coin for your witcher” après avoir dévoré la première saison comme elle avait fait qu’une bouchée des livres. Elle ne jouait pas au jeu vidéo, n’ayant ni le temps, ni l’argent pour acheter un ordinateur ou une console de jeux, mais elle avait découvert la plume d’Andrej Sapkowski et n’avait pas su s’arrêter. Elle était comme ça Misako, quand elle aimait quelque chose : elle fonçait sans réfléchir et faisait ce qui lui semblait être le meilleur pour elle. Ici en l'occurrence : sacrifier ses heures de sommeil pour savoir comment la série se terminait. Son petit-déjeuner avalé, elle fit rapidement la vaisselle - ne supportant pas de laisser des assiettes ou des plats sales dans son évier - et alla se préparer pour cette nouvelle journée. Aujourd’hui, elle ne travaillait pas dans la boutique, mais elle faisait ses livraisons. C’est pourquoi il était à peine 06h du matin lorsqu’elle alluma les lumières de l’atelier sous son logement : pour être certaine d’avoir toutes les commandes prêtes. Réceptionnant les cagettes de fleurs aux senteurs délicieuses, elle les entreposa soigneusement avant de charger sa voiture des commandes.

Commençant par les maisons les plus éloignées, au fur et à mesure de la journée elle se rapprochait du centre-ville. Bloquée par une manifestation, elle se résigna à garer sa voiture et à porter la boîte avec les bouquets dedans à la main pour terminer les dernières livraisons. Misako n’était jamais contre un peu d’exercice, mais elle aimait être prévenu à l’avance et ne pas être habillée avec plusieurs couches. Qu’à cela ne tienne, elle prit son courage à deux mains et se fraya un chemin sans même prendre la peine de s’excuser. Si certains ronchonnaient, d’autres lui jetaient des regards menaçants, mais elle s’en moquait. Elle avait un travail à faire et un emploi du temps à respecter. Concentrée sur sa tâche et sur le chemin qu’elle pouvait prendre pour traverser la foule : elle ne remarqua pas le mouvement de cette dernière qui l’emporta. Levant les bras avec les fleurs, elle poussa un cri qui se perdit dans les slogans de la foule. En sentant deux bras l’entourer et éviter qu’elle ne tombe par terre : elle tourna vivement sa tête et croisa le regard azur d’un homme.

Arthur.

Son cœur rata plusieurs battements sans qu’elle puisse se contrôler. Avalant difficilement sa salive : elle n’osait pas bouger. Bouddha avait une drôle de façon d’envoyer des messages. Déjà la première fois ils s’étaient retrouvés dans les bras de l’un et de l’autre. Cette fois-ci, il prenait la casquette de sauveur. Misako ne savait pas quoi dire, tant la surprise était grand. Elle préférait détailler son visage avant de se redresser :

“Décidément, toujours au bon endroit, au bon moment hein ?” Elle sourit, puis rigola : “Je n’aurais pas cru la personne qui m’aurait dit qu’on se retrouverait à nouveau comme ça.” Elle profita que le cortège semblait se terminer pour coincer la cagette sur sa hanche et passer son bras autour d’Arthur : “C’est bon de te revoir.” Et elle était sincère en disant cela. Misako ne savait pas mentir et ne voulait pas commencer une telle chose. Elle s'éloigna pour pouvoir le regarder : “Qu’est-ce que tu fais à Naples ? Tu es là depuis longtemps ?”


Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous.
Revenir en haut Aller en bas
Arthur GiovanniLe vin est un puissant lubrifiant social
Arthur Giovanni
Faceclaim : cillian murphy + ©babs
Messages : 35 - Points : 39
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur 3cffc9a2cd040e0004088e73376e020a395b38fa
Âge : 40 ans
Métier : Professeur en criminologie à l'Université de Naples et consultant pour la police Italienne.
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Sam 11 Jan 2020 - 18:17 )
emporter par la foule ft Misako Cortesi


Les rayons du soleil avaient percé dans la chambre d’Arthur, hier soir, bien trop fatigué il avait oublié de fermer ses volets pour empêcher la lumière du jour de pénétrer. Un râle s’était fait entendre dans la petite pièce, Arthur détestait être réveillé ainsi. Heureusement pour lui, la journée allait être calme. Il n’avait aucun cours à dispenser et aucune affaire sur laquelle la police avait besoin de lui en tant que consultant. Il pourrait de ce fait, profiter un peu de ce jour de repos. Rituel quotidien, il se leva en râlant jusqu’à ce que l’eau froide dégouline sur sa peau et le réveille pour de bon. Le seul moyen de véritablement le réveiller. Puis une tasse de café dans une main et un paquet de cigarette dans l’autre, il ouvrit sa baie vitrée pour s’installer dehors. L’air était frais et Naples calme. Arthur aimait ces moments-là, le silence d’une ville encore endormie. Il aimait souvent s’asseoir là, même lorsqu'il faisait froid ou qu'il pleuvait. Cette habitude ne l’avait pas quitté, même à Naples. Il but une gorgée de son café tout en regardant l'horizon, le soleil l'éblouissait et réchauffait sa peau. Une cigarette coincée entre ses lèvres, il usa de ses allumettes pour l’allumer avant d’en tirer une longue bouffée qu’il recracha lentement.

De longues minutes plus tard, et Arthur avait mis les pieds dehors. Il avait pris conscience que c’était l’anniversaire de sa mère aujourd’hui. Même s’il ne parlait plus avec son paternel, il continuait d’envoyer des lettres à sa mère et des fleurs ou autre babiole pour son anniversaire. Il entra dans une première boutique sans grande conviction. Il ne savait même pas quoi chercher ni par où commencer. C’était toujours la même rengaine, il cherchait une idée, un cadeau original, mais ne trouvant rien, il finissait par faire envoyer des fleurs avec un petit mot. Tant pis, il tenterait quand même le coup, peut-être qu’aujourd’hui la chance allait être avec lui. Il fit le tour de la petite boutique mais rien ne l’inspira vraiment. En réalité, il ne savait pas réellement ce que sa mère aimait. Cela faisait dix ans qu’il n’avait plus revu, les lettres étant le seul moyen de communication qui parfois n’étaient qu’à sens unique. Il se résigna, rapidement, et quitta la boutique. Il venait à peine de mettre les pieds dehors qu’il s’aperçut de la cohue autour de lui. Incompréhensible. Il n’eut pas le temps de comprendre que la foule emporta tout sur son passage comme une tornade. Arthur aperçut une jeune femme emportée par la foule, il la rattrapa en plein vol avant de s’arrêter net en reconnaissant les traits de son visage. Misako Cortesi. Comme il l’espérait, la foule était à nouveau venue la jeter entre ses bras.

Arthur avait relâché la pression sur sa taille, la laissant reposer les pieds sur terre. Un sourire amusé au coin de ses lèvres, il regardait la brune le dévisageait. Comme si elle était face à un fantôme. A ses mots, il ne put s’empêcher de rire. C'est vrai que c'était devenue une habitude pour eux de se rencontrer de cette façon.

“On ne change pas les bonnes habitudes non ?” Il lui adressa un sourire en coin avant de hausser les épaules : “Je crois que les gens appellent ça le destin ou le hasard, j’ai bien envie de dire la chance moi.” Arthur lui rendit son accolade, la serrant quelques secondes contre lui avant de l’observer un court instant : “Tu n’as pas changé depuis tout ce temps. C’est bon de te voir aussi.” Malgré les années qui les avaient séparés, Arthur n’avait pas oublié Misako et les moments passés à parler des heures durant. Elle avait été une véritable bouffée d’air dans sa vie. S’adossant contre le mur derrière lui, il regarda la jeune femme : “Et bien, j’y ai aménagé depuis neuf mois environ. J’ai quitté Chicago pour m’installer ici, je travaille à l’Université. Et toi dans les fleurs apparemment” dit-il en pointant du doigt la cagette de fleurs appuyée sur la hanche de Misa. “Tu veux un peu d’aide avec ça ?”, ne lui laissant pas le temps de répondre, il lui avait récupéré la cagette pour la soulager un peu. “Alors que deviens-tu depuis… si longtemps ?”
crack in time


already broken
Perdre tout espoir. ▬ C’était cela la liberté.
Revenir en haut Aller en bas
Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
http://www.ciao-vecchio.com/t5924-la-bougie-ne-perd-rien-de-sa-l http://www.ciao-vecchio.com/t5926-la-fleur-qui-sepanouit-dans-ladversite-est-la-plus-rare-et-la-plus-belle-de-toutes-misako
Faceclaim : Arden Cho ©praimfaya & Gifs by butterfly
Messages : 478 - Points : 344
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Tumblr_inline_nwhoo0Rj7K1qlt39u_250
Âge : 33 ans
Métier : Fleuriste
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Sam 11 Jan 2020 - 23:34 )
Si on lui avait dit qu’elle reverrait ce militaire un jour, Misako aurait probablement rit au nez de la personne. Quelles étaient les chances pour qu’Arthur se retrouve à Naples ? Que la foule la pousse dans ses bras comme elle l’avait fait à Okinawa ? Pourtant, et pourtant, les faits étaient là. Il n’était qu’à quelques mètres - que dis-je - centimètres d’elle. Son cœur s’affolait de bonheur : il tambourinait dans sa poitrine tant la surprise était grande. C’était donc pour ça qu’elle continuait de se battre tous les jours, pour cette raison qu’elle ne devait jamais céder à cette envie insatiable de mettre fin à sa vie. Elle en fut elle-même surprise, probablement, car dans sa vie elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer une personne qui la trouble de la sorte. Elle en fut elle-même surprise, probablement, car dans sa vie elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer une personne qui la trouble de la sorte. Il lui suffisait de se plonger dans son regard azur pour se sentir chanceler. Était-il devenu encore plus charismatique ? Se demanda-t-elle intérieurement. Elle n’en savait trop rien : toujours était-il que Misako devait trouver le courage de parler au lieu de rester planter là avec sa cagette de fleurs.

“Pas quand elles sont aussi agréables non ! Des surprises comme ça : j’en veux bien tous les jours.” Répondit-elle en rigolant de bon coeur. Chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps. Elle-même était choquée de se sentir comme ça. “La chance me semble être une bonne justification, même si à mon avis il y a des personnes qui doivent être sur notre chemin et quand ils s’éloignent trop : la vie les ramène à leur place.”

Une autre façon de voir les choses. Ils avaient trop appris de l’un et de l’autre, ils avaient tellement passé de bons moments que leur vie respective serait mêlée à l’autre qu’ils le veuillent ou non ? Misako ne savait pas, demanderait probablement l’avis de sa grand-mère sur la question : elle saura lui apporter des réponses. Dans tous les cas, il y avait une raison derrière ces rencontres inopinées. Le prenant dans ses bras, elle profita de ces quelques secondes pour étirer sa risette un peu plus : allant jusqu’à ressentir des tiraillements dans ses joues tant elle n’avait pas l’habitude de sourire de la sorte.

“C’est le moment où je remercie mes gènes asiatiques pour préserver ma jeunesse.” Il était vrai qu’ils étaient plus chanceux sur ce point que les autres. “Le sentiment est partagé.”

Misako ne pourrait pas le cacher, même si elle le voudrait. Rapidement, elle lui posa des questions : bien trop curieuse de savoir depuis combien de temps il était à Naples. Il y avait des blancs à combler depuis leur dernière discussion.

“Neuf mois ? Et tu ne m’as pas contacté ?” Elle prit un air faussement offusqué : “C’est triste…” Et puis elle rigola à nouveau en le poussant du coude : “Tu as coupé le cordon avec l'armée ! Je suis contente pour toi. Tu méritais de suivre la voie que ton cœur avait choisis.” Et ne pas laisser un autre dicter sa vie.

Elle alla répondre à sa question quand il lui arracha des mains presque la cagette, ce qui la fit sourire :

“Tu veux vraiment jouer au prince charmant jusqu’au bout hein ?”
Elle mit ses mains dans ses poches : “Il y a un an et demi j’ai posé mes bagages à Naples et j’ai vu une petite annonce pour travailler dans cette boutique. La vieille femme m’a engagée en me logeant au-dessus du magasin. Quand elle est morte il y a un peu plus d’un an, elle m’a laissé le fond de commerce.” Elle réfléchit : “J’aime bien prendre soin des choses et aider les gens à ma façon alors… J’ai continué.” Misako regarda sa montre : “Puisque tu sembles enclin à porter la livraison : tu vas devoir me suivre.” Et elle lui fit signe de la suivre : "Tu enseignes quoi à l'université ? La criminologie comme tu le voulais ?"


Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous.
Revenir en haut Aller en bas
Arthur GiovanniLe vin est un puissant lubrifiant social
Arthur Giovanni
Faceclaim : cillian murphy + ©babs
Messages : 35 - Points : 39
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur 3cffc9a2cd040e0004088e73376e020a395b38fa
Âge : 40 ans
Métier : Professeur en criminologie à l'Université de Naples et consultant pour la police Italienne.
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Dim 19 Jan 2020 - 16:46 )
emporter par la foule ft Misako Cortesi


Ils s’étaient rencontrés par hasard et se retrouvaient par hasard. Les choix de la vie étaient parfois étranges et déroutants. A des milliers de kilomètres de leur lieu de rencontre, il retrouvait Misako Cortesi perdue au milieu de la foule, comme la première fois. Même si quand elle avait plié bagages, elle lui avait confié partir pour Naples, il n’avait jamais pensé la recroiser un jour. Rien n’avait changé lorsque on les voyait ainsi. Il ne pouvait réprimer ce large sourire qui étirait son visage, la joie de recroiser celle qui fut un temps, une bouffée d’air dans sa vie complexe. Elle qui l’avait aidé à surmonter la guerre et les nombreuses séquelles même si certaines persistaient encore aujourd’hui. A l’époque, elle l’avait maintenu en vie. Elle n’avait pas changé, et Arthur ne pouvait s’empêcher de la dévisager, comme pour être bien sur qu’elle se tenait là et qu’il n’était pas en train d’halluciner.

“Je peux essayer de me débrouiller pour te rattraper à chaque fois que tu te fais surprendre par la foule.”
Répondit-il en riant tout autant. Il en fut lui même surpris, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas rit d'une façon si franche, sans se forcer ou faire semblant. C'était devenu compliqué pour lui, depuis un peu plus d'un an, de ne pas faire semblant. “Tu as peut être raison, en tout cas, je remercie une nouvelle fois la foule qui aide beaucoup à te ramener vers moi.”

Deux fois de suite, c'était tout de même surprenant, la chance et le destin, peu importe ce qui avait causé cela, Arthur était content de revoir la jeune femme. Il l'observa encore quelques instants. “Fais gaffe, j’en serais presque jaloux de tes gênes si conservatrices.” Il fallait avouer que la quarantaine se voyait aisément sur le visage de Arthur, les derniers événements n’ayant pas aidé à ce qu’il garde sa jeunesse, mais il s’en fichait pour être honnête. Il ne put réprimer un sourire avant de taquiner la jeune femme face à lui. “Mais j’espère bien, Mademoiselle Cortesi.” Arthur avait l'impression qu'ils s'étaient quittés hier tant leurs retrouvailles étaient presque naturelles. Et pourtant, des années avaient passé depuis leur dernière conversation, depuis le départ de Misako pour Naples. Le temps était à rattraper, mais il n'avait aucun doute sur leurs capacités à le faire. Une légère grimace étira le visage de Arthur. Non, il n'avait rien dis concernant son arrivé ici. Tout d'abord parce qu'il n'avait aucune certitude qu'elle se trouvait encore à Naples et ensuite parce qu'il était tellement amoché de l'intérieur qu'il avait préféré régler ça seul avant d'envisager de quelconques retrouvailles. Mais encore une fois, le destin avait pris les devants.


“Neuf mois oui, et non j’avoue, j’espérais que le destin s’en chargerait pour moi. Comme quoi, je savais qu’il le ferait. Puis tu me connais, j’ai fait ça sur un coup de tête, j’avais besoin de quitter Chicago parce que... Tu sais les aléas de la vie, Naples est la première destination qui m’est venue à l'esprit.”
Il le savait, il en disait trop et en même temps pas assez sur son départ et son aménagement à Naples, mais parler de son ex-femme décédée était encore terrain miné et à vrai dire il n’en parlait jamais, sauf à son psy (et pas tout le temps). Les plaies étaient encore trop béantes, trop ouvertes pour Arthur. Il adressa un léger sourire à Misako avant de hocher la tête et de prendre un air faussement fier. “Et oui, j’ai renoncé à l’armée. Je n’ai pas re signé, j’ai tout envoyé bouler quand j’ai eu trente ans, la crise de la trentaine. Oui mais bon cette voie a quelques inconvénients, mon père a coupé les ponts avec moi, j’ai repris le nom de ma mère, histoire de ne pas être associé à lui. Tu comprends, "je suis la honte de la famille".” Dit-il en prenant une grosse voix comme celle de son père avant de se mettre à rire. Avec le temps, il avait accepté plus ou moins de ne plus être qu’Arthur.

Arthur avait sorti une cigarette de la poche de sa veste qu'il avait allumé avant de récupérer la cagette de Misako. Il expira la fumée doucement tout en levant les yeux au ciel en entendant les propos de la jeune femme face à lui :“Jouer les princes charmants, tout de suite les grands mots, tu sais que ce n’est pas mon genre. ” Rétorqua-t-il en lui adressant un clin d’œil amusé. Il hocha doucement la tête en l’écoutant, à la voir ainsi, elle semblait bien, satisfaite de la vie qu’elle avait et c’était bon de le savoir. Misako méritait plus que n’importe qui d’avoir la vie qu’elle voulait. : “Et bien dis donc, c’est une bonne nouvelle ça, tu es donc propriétaire d'une boutique, je viendrais chez toi commander mes fleurs maintenant, je promets. Prendre soin des choses et aider les gens, ça te définit plutôt bien et je suis le premier à pouvoir l’assurer. ” Le sourire d’Arthur était sincère, tout comme ses paroles. “Oui m’dame, je te suis. Tu as de la chance, je n’ai rien à faire aujourd’hui, je suis de repos, autant me rendre utile non ?”

Il lui emboita le pas, la cagette de fleurs sous le bras. "La criminologie, oui. Je ne m’attendais pas à autant d’engouement pour cette matière à vrai dire, mais c’est vraiment sympa. Différent de Chicago, mais en mieux. Il m’arrive aussi d’être consultant pour la police de Naples, c’est tout aussi intéressant je dois dire. Surtout sur les affaires complexes. ” Il fallait l’avouer, sa nouvelle vie ici lui plaisait beaucoup et il n’y renoncerait pour rien au monde. Même si parfois les journées étaient longues, les nuits difficiles, et la solitude pesante, il se sentait bien. “Ce ne sont que des livraisons à faire ça ou c’est pour ta boutique ?” Questionna-t-il en montrant du regard la cagette. “Et pour ta sœur, tu as pu l’aider comme tu le souhaitais ? ” Beaucoup trop de questions d’un coup et il le savait, la curiosité était un défaut chez lui qui ne se taisait jamais. Il se souvenait que le départ de Misa avait été pour sa sœur, il espérait que les choses aillent bien pour l’une et l’autre.
crack in time


already broken
Perdre tout espoir. ▬ C’était cela la liberté.
Revenir en haut Aller en bas
Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
http://www.ciao-vecchio.com/t5924-la-bougie-ne-perd-rien-de-sa-l http://www.ciao-vecchio.com/t5926-la-fleur-qui-sepanouit-dans-ladversite-est-la-plus-rare-et-la-plus-belle-de-toutes-misako
Faceclaim : Arden Cho ©praimfaya & Gifs by butterfly
Messages : 478 - Points : 344
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Tumblr_inline_nwhoo0Rj7K1qlt39u_250
Âge : 33 ans
Métier : Fleuriste
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Jeu 23 Jan 2020 - 13:11 )
Comment ne pas croire au destin quand par deux fois il l’a jeté dans les bras de cet homme ? Misako avait toujours su au fond qu’ils se reverraient au moment où elle s’y attendrait le moins. Était-ce parce que ce matin, elle s’était réveillée du bon pieds ? Ou bien était-ce un signe que ce qu’elle faisait à l’heure actuelle était une bonne chose ? Après tout, Emiko et elle retissaient des liens qui s’étaient étiolés avec le temps. Elles avançaient à pas feutrées sur une chemin glissant, mais elles ne s'en sortaient pas trop mal. La fleuriste avait été soulagée et heureuse de voir qu’il n’était pas trop tard pour elles, qu’il y avait encore un fol espoir de créer quelque chose de beau sur le tas de fumier qu’avaient été leurs vies jusque-là. Elle prenait donc cette surprise comme un bon augure. Arthur et elle avaient tout de suite accrochés. Leur rencontre avait été si étrange que Misako n’avait qu’à fermer les yeux pour se souvenir des moindres détails. Elle n’avait, au fond, jamais ressenti une telle connexion psychologique. Ce qui était étrange, cela l’avait laissé perplexe et elle avait rit au nez de sa tante quand elle lui avait dit que c’était un signe. Celui que leurs routes se croiseraient encore et encore. En partant d’Okinawa pour Naples, elle n’avait jamais espéré revoir ces grands yeux bleus chargés de tempêtes et de lourds nuages. Et pourtant, le voilà devant elle.

“Si tu peux faire ça, c’est définitivement quelque chose que tu dois ajouter sur ton CV.” Elle rigola : “Arthur, rattrapeur de ces dames.” Leurs rires se mêlèrent au bruit de la ville. Misako était sourde à tout autre son de toute façon. “C’était écrit quelque part va, cela ne peut pas être une coïncidence.”

Malgré le temps qui s’était écoulé, Arthur la complimenta sur le fait qu’elle n’avait pas changé. Une occasion en or pour sortir le coup de ses gènes asiatiques qui devaient jouer dans la balance. Pour sûr qu’elle n’avait rien prit de son père et même si cela était le cas : elle le nierait jusqu’à son dernier souffle. Elle ne devait rien à cet homme. Absolument rien et si elle n’avait pas travaillé sur elle : elle l’aurait tué quand il a passé les portes de son magasin. Cela ne lui faisait pas peur. Misako prit le temps de détailler Arthur aussi et elle remarqua qu’Arthur non plus n’avait pas si changé que ça.

“Tu es bien conservé aussi va pour un vieux.” Le taquina-t-elle. “Même dans une foule, je t’aurais reconnu. Des visages et des yeux comme les tiens : il n’y en a pas cinquante mille.” Et c’était probablement pour cela que jamais elle pourrait le confondre avec un autre.

Elle ne lui en voulait pas de ce silence : il devait avoir ses raisons et elle était très mal placée pour juger. De toute façon, elle ne mangeait pas de ce pain-là. Ce n’était pas son genre et cela ne le serait jamais. Misako l’écouta attentivement en hochant de temps en temps la tête pour montrer qu’elle ne perdait pas une miette de ce qu’il disait.

“Je me doute que cela ne doit pas être facile.” Elle savait qu’Arthur voulait rendre fier son père : “Mais si ça peut compenser, je suis fière de toi moi.” Et c’était sincère. “Le principal, c’est que tu es agi sur un coup de tête, que tu as écouté ton cœur. Je suis heureuse d’entendre que tu as eu la force de faire ce qu’il te plaît, sincèrement. Même si ça veut dire prendre le risque de se buter à la vie et d’avoir des bleus.” Tout finissait par guérir plus ou moins. Misako le comprenait un peu plus chaque jour. Elle voyait bien qu’il y avait de la peine dans ses yeux, dans sa voix, mais elle ne gratta pas plus que cela. Ils avaient le temps pour en parler si tel était son désir.

Lui donnant le surnom de prince charmant, la réponse ne se fit pas attendre et cela la fit sourire un peu plus. Il en était un. Qu’il le veuille ou non. Il rendait sa journée encore meilleure, un peu plus légère : il était toujours bon de retrouver un ami, encore plus quand ce dernier s’appelle Arthur.

“Ne fais donc pas ton modeste.”
Elle expliqua comment elle était arrivée à avoir la boutique et le regarda quand il affirmait qu’il allait maintenant commander chez elle. “Je te ferais une ristourne. Juste pour ta belle gueule.” Elle le poussa avec son coude. Misako se sentait plus légère quand il était là. Probablement car elle n’avait pas à mentir ou bien cacher qui elle était. S’il ne savait pas tout, il connaissait assez sa vie pour qu’elle n’ait pas à prétendre. “Disons que c’est plus facile que de s’occuper de mes propres problèmes.” Cela sonnait égoïste en un sens, mais elle était la déficière de l’histoire.

En route vers les derniers appartements, ses mains dans ses poches empêchaient le froid de leur faire prendre une couleur violette. De toute façon, cela n’était pas important. Seules les paroles qui sortaient de la bouche d’Arthur importait. Elle voulait savoir ce qu’il enseignait et était heureuse de voir qu’elle avait vu juste.

“Ca se sent à ta voix, à ton regard que tu aimes ce que tu fais. Vraiment.” Elle tourna sa tête : “J’ai regardé Mind Hunters il n’y a pas longtemps, ça m’a fait penser à toi. C’est tellement intéressant. Si jamais tu veux une oreille pour t’écouter, viens donc : je ferais chauffer du saké et tu pourras me parler des affaires.” Une invitation jetée dans le vent. Oui elle comptait le revoir. Elle regarda les trois bouquets dans la cagette puis regarda Arthur : “Pour des clients. Cela peut être pour des restaurants ou des particuliers : je prends une journée pour toutes les faire.” Elle sourit : “Parfois il n’y en a pas beaucoup, surtout en hiver. Heureusement d’ailleurs.”

Quand il demanda pour Emiko, elle regarda droit devant elle. Elle tournait machinalement sa langue dans sa bouche. Où elles en étaient ? Cela était difficile à dire, même Misako ne savait pas réellement.

“Il est trop tôt pour dire si j’ai réussi ou non ma mission de renouer avec elle.” Elle baissa son regard pour le poser sur le sol pavé : “Je l’espère, mais je ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je préfère attendre, qu’on prenne notre temps pour construire sur des bases saines. Il y a - pour l’instant - trop de zones d’ombres et de choses non-dites. Tôt ou tard, on devra couper dans le vif du sujet et je risque de devoir être la première à me jeter à l’eau.” Et cela la terrifiait car très peu de personnes savaient ce qui se passait dans sa tête et les actions qui ont mené à un tel raisonnement.


Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous.
Revenir en haut Aller en bas
Arthur GiovanniLe vin est un puissant lubrifiant social
Arthur Giovanni
Faceclaim : cillian murphy + ©babs
Messages : 35 - Points : 39
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur 3cffc9a2cd040e0004088e73376e020a395b38fa
Âge : 40 ans
Métier : Professeur en criminologie à l'Université de Naples et consultant pour la police Italienne.
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Aujourd'hui à 11:55 )
emporter par la foule ft Misako Cortesi


Destin ou pas, Arthur était content de se trouver là à ce moment précis. Il y a des personnes dans une existence que l’on n’oublie pas, Misako en faisait partie. Parce qu’elle avait été importante durant une période et d’une grande aide pour Arthur. Peut-être que la vie avait décidé que seule Misako pourrait venir en aide à Arthur, dans la tempête qu'était sa vie, comme elle avait su le faire autre fois. Peut-être était-il temps pour Arthur d'essayer tant bien que mal d'avancer? Il n'en savait rien, seul le temps lui dirait.

Ajouter cette qualité sur un CV, Arthur fit mine d'y réfléchir l'espace d'un instant avant d'affirmer :“Je ferais un malheur, j’en suis sûr.” Il rigola à son tour. Cela lui faisait un bien fou, il fallait bien l’avouer. Depuis combien de temps n’avait-il pas rit autant ? Beaucoup trop longtemps. Ainsi va la vie comme l’on dit souvent. L’un face à l’autre, Arthur détailla Misako quelques secondes, non elle n’avait pas changé et il était sincère quand il disait cela. Quand elle mentionna le cap qu’avait passé Arthur concernant son âge, il ne put s’empêcher de secouer la tête.

“Tu finiras par y arriver toi aussi à la quarantaine et je saurais te le rappeler.” Lui rétorqua-t-il faisant un air faussement vexé avant de lui adresser un clin d’œil. “Vous êtes toutes folles de ces yeux et de cette gueule-là.” La taquina-t-il à son tour avant de lui sourire, touché par ce qu’elle venait de dire. Comme s’il avait été impossible à oublier. Cela était plaisant à entendre, parce que lui non plus n’avait pas oublié Misako et il l’aurait reconnu perdu au milieu de la foule.

“C’est comme ça, on finit par s’y habituer tu sais.”
C’est vrai, on s’habituait toujours à ce que la vie pouvait nous réserver. Arthur avait accepté la décision de son géniteur, maintenant il faisait avec. Il ne ressentait pas de manque particulier ou du moins il le cachait au plus profond de lui : “Toujours aussi adorable, tu ne changes pas.” Et un énième sourire sincère, dis donc, cela faisait une éternité qu’il n’avait pas souri ainsi, de façon si spontané. Depuis le décès de sa femme, les choses semblaient plus mornes, plus pessimistes, moins colorés, moins amusantes.

Un soupir passa entre ses lèvres : “Disons que je me serais bien passé de certains événements, la vie aime bien me jouer des tours. M’enfin, je te raconterais ça une autre fois, c’est pas un sujet hyper fun pour des retrouvailles.” Il avait l’impression qu’il ne parviendrait jamais à tourner cette fichue page de sa vie. Il avait beau tourner le problème dans tous les sens, Arthur finissait toujours par penser au passé, qu’il le veuille ou non. Le changement d’idées n’était pas son fort alors à la place il se concentrait sur sa carrière, mais cela ne l’aidait pas toujours. Son psy lui répétait souvent que c'était parce qu’il n’avait pas passé toutes les étapes du deuil, il avançait lentement. Mais comment voulez-vous avancer quand vous perdez le seul pilier de votre vie ? Comment voulez-vous accepter que vous n’entendrez plus jamais son rire ? C’est impossible, enfin pour Arthur.

Soit. Il était content de voir que Misako se plaisait dans ce qu’elle faisait. Et il était également content d’entendre qu’elle était sa propre patronne. Il échappa un rire bref. “Tu sais que ce genre de phrase n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Coïncidence ou non, j’avais justement besoin de fleurs aujourd’hui.” Il se mit à hausser les épaules en lui adressant un clin d’œil. Il avait rapidement renoncé quelques minutes plutôt à trouver un meilleur cadeau pour sa mère, de toute façon, il ne savait jamais si elle les recevait et ce qu’elle en faisait une fois le paquet en main, alors autant opter pour les fleurs. Il en envoyait également à son ancienne belle-mère à chaque anniversaire de sa femme afin qu’elle aille les poser sur sa tombe. Chicago était bien trop loin et de toute façon cela était beaucoup trop dur pour Arthur alors il déléguait la tâche, comme il l’avait toujours fait. Aux mots de la jeune femme, il ne put s’empêcher de soupirer. “Je vois que je ne suis pas le seul à avoir une vie compliquée de temps à autre.” Dit-il la voix légèrement brisée. Il se racla la gorge comme pour faire disparaître ce semblant de cassure. Sa vie à lui était toujours compliqué depuis un an, il lui avait fallu tout réapprendre, seul.

Il suivit la jeune femme, tenant fermement la cagette d’une main et sa cigarette de l’autre qui se consumait rapidement. Il ne lui fallut que quelques minutes avant qu’elle ne finisse sa course sous la chaussure d’Arthur, écrasée. Un sourire prit place sur son visage quand il se mit à parler de son métier. C’est vrai, il adorait ce qu’il faisait, même si parfois il y avait de mauvais côtés, il ne s’en plaignait jamais. Parce que c’était la première fois qu’il ne regrettait pas de se lever le matin. Et ses élèves lui rendaient plutôt bien.

“Aussi étrange que ça puisse paraître, ouais j’adore ce que je fais, et j’adore pouvoir apporter ma contribution dans les affaires de la police.” Il arqua un sourcil en regardant la jeune femme, un air surpris sur le visage, il esquissa un sourire en coin : “Ah oui tu penses à moi ? Je note ça quelque part.” dit-il pour la taquiner avant de reprendre : “ Je serais ravi qu’on fasse ça un jour, quand tu veux. Vraiment. ” Il lui adressa un doux sourire avant de regarder les fleurs qu’il tenait. Il hocha la tête lorsqu’elle lui expliqua pour qui elle livrait. “Toujours aussi organisée dis donc. Je suis vraiment content de voir que ça fonctionne pour toi, et puis il n’y a pas que moi qui semble aimer ce que je fais et ça fait plaisir à voir.”

Il avait bien vu le malaise suite à sa question. Il comprit rapidement pourquoi. Décidément peu de choses changées, il avait toujours le don de mettre les pieds dans le plat, comme il le fallait. Dès qu’une gaffe devait se faire, il était le premier. Une véritable catastrophe. Gêné, une légère grimace étira ses lèvres.

“Oh je suis désolé, je ne pensais pas mettre les pieds dans le plat, désolé pour ça.”
Arthur posa sa main libre sur l’épaule de Misako et exerça une légère pression dessus. Il lui adressa un sourire réconfortant. “Tu y arriveras, ça s’arrangera Misa, j’en suis sûr. Il faudra du temps, mais ça ira, et puis si ça ne va pas, maintenant tu sauras qui appeler ou à qui parler. Je serais là.” Oui, il était sincère. Maintenant que leurs routes s’étaient à nouveau croisées, Arthur comptait bien rester dans les parages. Il repositionna la cagette contre sa hanche qui était en train de se faire la male. Il ne restait que quelques appartements vu le nombre de fleurs qui réduisait au fil et à mesure que les minutes s’écoulaient. Arthur tourna machinalement son visage vers Misako. “Tu as d’autres choses à faire pour lesquelles je peux me rendre utile ou tu as fini et je t’invite à boire un café ? ”. Il n’avait pas vraiment envie de lui dire au revoir maintenant, le temps à rattraper n’avait cessé de s’allonger avec les années, alors maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, autant en profiter. Bien sûr, ils auraient d’autres occasions, Arthur n’avait aucun doute là-dessus mais cela ne l’empêchait pas de vouloir en profiter aujourd’hui également. En plus, il était en repos et il préférait largement passer sa journée en compagnie de Misako plutôt que chez lui à ruminer.
crack in time


already broken
Perdre tout espoir. ▬ C’était cela la liberté.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur Empty
Sujet: Re: Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut