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- [terminé] Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
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Sujet: Re: [terminé] Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Ven 14 Fév 2020 - 23:16 )
L’idée de faire ce pacte était venue spontanément. Misako savait qu’elle ne vivrait pas vieille. Si les affres du temps ne faisaient pas leur magie sur elle : sa dépression aurait raison de sa vie. Pourtant, et pourtant, elle avait fait cette promesse comme une adolescente pleine d’espoir dans l’avenir ou tout du moins qui ne voulait pas mourir seule alors que toute sa vie elle avait cherché à le faire. L’hôpital qui se moquait de la charité. La fleuriste n’était pourtant pas étonnée de cela : depuis le début, Arthur avait cet effet sur elle. Cela était se mentir de se répéter qu’il ne l’avait plus. Toutes les années loin de l’autre ne semblaient pas peser alors qu’ils se retrouvaient : que cette dynamique entre eux semblait rendre les choses plus simples. Meilleur. Alors peut-être que Misako s’était laissée porter par le flot et avait fait ce pacte, car il était la personnification même de ce qui est bon dans sa vie ? Probablement. Mais elle se poserait des questions plus tard, il semblait avoir une mission en tête et elle comptait bien l’aider. Trouver des arrangements floraux. Elle sourit doucement en l’entendant insister avant de hocher la tête pour abdiquer - non sans croiser les doigts profitant que ses mains soient dans les poches de son jeans. Arthur et elle étaient des amis, jamais il ne payerait pour ses commandes. Parce que s’il y a bien une personne qu’elle voulait rendre heureuse : c’était lui. Avec Emiko, cela allait de soit.
En l’entendant parler de ce qu’il faisait à l’heure actuelle : sa curiosité fut piquée à vif. Voilà qu’il lui donnait matière à la réflexion et elle adorait ça, Misako. Comprendre le pourquoi du comment de la chose, entendre des théories et trouver sa propre vérité dedans. Alors, elle buvait ses paroles et réalisa qu’elle n’en avait pas entendu assez. Pour sûr qu’elle le forcerait à expliquer plus en détails la psychologie des criminels et ce qui se passait sous leur boîte crânienne que sa sœur prendrait probablement plaisir à ouvrir et à analyser. Qui sait, elles pourraient trouver le cadavre d’un condamné et voir s’il y avait des traces dans le cerveau ? Une chose qui méritait d’être gardée en tête, mais ne parla pas à haute voix de ce projet pour ne pas effrayer Arthur. Il y avait une partie de sa personne qu’elle cachait au monde. Enfin, à toutes les personnes qui ne sont pas Emiko, car sa sœur semblait partager cette même fascination pour la mort.

“Alors il va falloir que tu apprennes à faire la part des choses : un peu des deux. Donner, mais aussi apprendre à recevoir ou bien à faire un pas en arrière pour te protéger.” Misako avait depuis longtemps abandonné l’idée d’aider les gens alors qu’elle n’était pas réellement en mesure de s’aider soi-même. “Cela fait bien longtemps que je ne suis pas allée voir un psy personnellement. Il ne faisait que se répéter comme un vieux vinyle. Je suis partie au milieu d’une séance et je ne suis jamais revenue.” Non, elle ne jugeait pas Arthur de voir un psy. Si cela marchait pour lui. “T’en fais pas, je ne serais pas loin maintenant pour te le rappeler. Quitte à envoyer des sms.” Parce qu’elle repartirait avec son numéro, c’était certain.

Passant rapidement du sujet de sa sœur à la commande, Misako ne voulait pas s’attarder sur sa relation avec Emiko. Elle ne voulait pas presser les choses et attirer le mauvais œil en disant que cela était sur la bonne voie. La vie lui avait appris à ne jamais se reposer sur ses lauriers et cette leçon : elle s’en souviendrait pour toujours. Elle sourit un peu plus franchement en parlant de la commande :

“On verra bien, je suis certaine qu’on va trouver une solution et loin d’être inquiète. Je peux être pleine de ressources quand je le veux.”

Et c’était vrai. Pour ses clients, elle faisait son possible, alors si ce dernier était Arthur : elle allait redoubler ses efforts. Si cela pouvait l’aider à lever le voile sombre qu’elle avait vu se glisser dans ses yeux un peu plus tôt : elle remuerait ciel et terre. Car il méritait d’être heureux et personne ne lui dira le contraire. En attendant, elle devait livrer les dernières commandes. Elle termina par la pizzeria et fut surprise de l’entendre dire qu’il devait y aller. Cela lui semblait tellement impossible qu’il voulait dire eux deux qu’elle proposa son contact pour qu’il y aille avec la personne de son choix. Pourtant, lorsqu’Arthur parlait bel et bien d’elle : ses joues prirent une teinte rouge sans qu’elle ne puisse arrêter ce phénomène. Elle se racla la gorge en baissant la tête : prétextant de regarder quelque chose de particulier au sol.

“Ok… Si tu veux.” On l’avait déjà invité au restaurant, mais elle avait toujours refusé, car cela ne semblait pas naturel. L’invitation d’Arthur avait été spontanée et cela lui plaisait : elle savait qu’il ne se forçait pas.

Il ne manqua pas de lui faire comprendre que son humour n’avait pas changé et Misako ne mit pas de temps à y répondre comme elle le faisait bien des années auparavant : acceptant les applaudissements en continuant de s’éloigner en fourrant ses mains dans ses poches. Devant la boutique, elle laissa Arthur regarder la devanture le temps qu’elle trouve les clés dans son sac à main pour ouvrir la porte. Elle fit entrer son ami et la referma derrière lui pour ne pas qu’il soit déranger. Les manteaux accrochés, il était temps de parler business alors elle sortit son calepin et sur une nouvelle page écrivit le plus joliment possible le nom du criminologue. Misako prit les notes en hochant de temps en temps la tête pour montrer qu’elle écoutait. Posant sa tête dans sa main, elle cherchait déjà des idées de plantes quand il lui dit le second bouquet. Elle sentit tout de suite la différence dans l'intonation de sa voix et elle comprit en quelques secondes que ce n’était probablement pas pour une personne vivante. La plupart de ses clients qui venaient pour fleurir des tombes restaient également vagues : comme si en parler rendrait le tout bien plus douloureux et vivace. Misako prit le temps de réfléchir, de laisser le silence s’installer en mordant le bout de son stylo. Elle griffonna quelques croquis, marqua quelques idées. Après une bonne dizaine de minutes, elle redressa sa tête et sortit son portable pour montrer les fleurs à chaque fois :

“Désolée, j’étais partie dans mes pensées.” Elle tourna le calepin : “Pour ta maman, je pensais envoyer des Cyclamens de Naples. Un joli clin d’œil à sa ville natale et je peux envoyer carrément un pied qui tiendra probablement mieux dans la soute d’un avion. Elle pourra la planter dans le jardin et sincèrement après ça ? Il n’y a pas beaucoup d’entretien.”

Et puis, il allait falloir passer au second bouquet. Comprenant que cela était un sujet sensible, sa voix se fit un peu plus douce :

“Pour ta seconde commande, je te propose de faire selon les saisons. Je peux envoyer régulièrement des fleurs suivant le temps. Par exemple : je conseille de mettre - en ce moment - des Pensées car il fait encore froid et ce sont des plantes qui tiennent bien : même le gèle. Il y a aussi la très belle fleur Hellébores. Elles représentent toutes les deux la nostalgie.”

Elle montra les deux fleurs à Arthur : “Et puis pour le Printemps, je peux te proposer deux nouvelles plantes et ainsi de suite.” Elle lui sourit doucement : “Tu en penses quoi ?”


Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous.
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Sujet: Re: [terminé] Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Dim 16 Fév 2020 - 22:31 )
emporter par la foule ft Misako Cortesi


Bon, il fallait avouer que ce pacte pouvait paraître étrange mais après tout. Arthur ne croyait plus en rien pour l’instant et ce pacte semblait évident pour l’un et l’autre. Après tout pourquoi pas. Quelques années en arrière, Misako avait embelli sa vie alors pourquoi pas plus tard. Même si, il avait senti son cœur se serrait en acceptant l’idée, comme si sa femme était venue lui taper sur les doigts de vouloir la trahir. Ce n’était pas le cas, il avait promis qu’il l’aimerait toute sa vie et il le ferait. Et puis ce n’était qu’un pacte dans le vent. Il était convaincu que Misako finirait mariée et heureuse bien avant lui. Et il serait heureux pour elle. Parce qu’elle méritait plus que n’importe qui de toucher du bout des doigts, cette chose rare qu’était le bonheur. Et si ce n’était pas le cas, alors ils termineraient leur solitude ensemble. Arthur avait gagné la bataille mais pas la guerre, il le savait et celle-ci se matérialiserait pour de vrai une fois à la boutique. Il ne comptait pas se laisser faire si facilement. Il était encore plus têtu que dans sa jeunesse. Misako n’allait pas être au bout de ses surprises.

Il voyait qu’elle était intéressée par ce qu’il disait, qu’elle ne faisait pas semblant et cela lui faisait plaisir. Il fallait dire qu’il était fasciné par la psychologie des criminels, leur façon de procéder, de tuer, d’assassiner. Aussi glauque que cela pouvait paraitre. Chacun ses passions. En y repensant, ses parents avaient voulu le faire consulter quand ils avaient vu son engouement pour la criminologie mais n’avaient trouvé aucun problème à ce qu’il s’engage dans la mort. Aussi étonnant que cela puisse être. Et voilà qu’elle tentait, comme à l’époque, de lui donner les meilleurs conseils possibles. Arthur eut l’impression de faire un bond en arrière. Misako avait toujours les bons mots pour rassurer les autres. Enfin du moins avec Arthur. Mais Arthur restait Arthur et il était aussi têtu qu’une mule.

« J’essaierais, je ne promets rien, mais j’essaierais. Et puis si je n’y parviens pas, tu me le rappelleras, j’en suis sûr. Pour ce qui est de me protéger, ce n’est pas un problème, je me protège plus que je me laisse approcher, tu le sais bien. » Et encore plus depuis la mort de sa femme, Arthur s’était refermé totalement sur lui-même, il ne laissait plus personne rentrer dans sa vie. C’était devenu mission impossible pour lui. Il se mit à hausser les épaules aux propos de la jeune femme. « Disons que je passe la plupart des séances à ne rien dire, et à regarder l’heure qui passe, j’ai trouvé que ça pour, comment dire ? Ne pas sombrer de trop. ». Il savait que c’était complètement con, et inutile mais au moins il savait qu’à chaque fois qu’il craquait il avait quelqu’un vers qui se tournait. Même s’il restait sans parler. Il était souvent apaisé dans cet endroit calme et silencieux. « Fais attention à ne pas en envoyer trop, ou je vais croire que tu as vraiment besoin de moi » dit-il un ton taquin dans la voix.

Aux mots de son amie, Arthur lui adressa un sourire reconnaissant. Cela réchauffait son cœur de savoir qu’elle était prête à faire tout son possible pour aider Arthur dans sa quête de fleurs. Il trouvait ça vraiment adorable. Sur ce point-là, il fallait bien avouer que rien n’avait changé. Aussi loin qu’il s’en souvienne, Misako avait toujours été d’une gentillesse et d’une générosité époustouflante. Cela lui était venu naturellement de lui proposer un dîner, après tout pourquoi pas ? Il fallait rattraper le temps perdu, et quoi de mieux qu’un diner autour d’une bonne pizza, d’un délicieux risotto ou de succulentes tagliatelles. Pourtant, la réaction de Misako avait été étrange, comme si elle ne s’y attendait pas, était mal à l’aise avec ça. En voyant son regard fuyant, Arthur se sentit un peu imbécile et tenta de rattraper la chose, ne voulant pas la mettre dans l’embarras.

« Enfin je ne te force pas hein, tu peux très bien refuser » dit-il un peu gêné. La réponse de la jeune femme avait un peu fait tiquer Arthur sans qu’il ne puisse expliquer pourquoi. Alors il avait voulu la rassurer et lui dire que l’invitation était comme ça, sans aucune obligation quelconque.

Deux gamins, ils ressemblaient à cela à ce moment précis, et cela fit rire encore plus Arthur. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas ressenti ce sentiment enfantin. Comme à son habitude, il étudia les lieux, sûrement un défaut de son nouveau métier où il avait pris l’habitude de scruter le moindre petit détail. Puis vint le moment de passer commande, la première était plutôt simple, fluide et sans difficulté dans sa voix. La seconde fut à l’image d’un supplice psychologique. Puis il la laissa réfléchir, prendre des notes, dessiner. Il avait regardé pendant ce temps, les fleurs, les diverses plantes dont il ne connaissait pas les noms. Il patientait sans rien dire, ne voulant pas perturber son amie dans sa réflexion. Il avait tout le temps devant lui.

Quelques minutes, c’est tout. Misako fut rapide, pensa Arthur. Mais elle n’avait pas l’air de le penser et commençait par s’excuser. Il secoua doucement sa main, comme pour lui signifier que ce n’était pas grave et qu’il n’était, de toute façon, pas pressé. Il regarda les croquis qu’avait fait son amie, qui étaient vraiment bien fait soit dit en passant. Il releva le visage vers elle en souriant. « Je suis sûr que ça lui plaira, enfin je crois, j’espère pour être honnête. J’ai aucune idée de ce qu’elle fait des fleurs que je lui envoie, je me dis qu’elle s’en occupe, ça rend les choses moins compliquées, alors partons sur cela. »

Il écouta les conseils avisés de son amie, il se mit à hocher la tête avant de balbutier quelques mots, sans grande conviction, il fallait l’avouer. Mais seulement parce qu’il ne s’y connaissait pas. Misako avait l’air sûr d’elle alors il allait lui faire confiance, les yeux fermés.

« La nostalgie, oui d’accord. Ça a l’air très joli. »

Il sentit sa mâchoire se crisper et sa gorge se serrer. La nostalgie. Un sentiment bien pourri qu’il ne connaissait que trop bien, autant que le manque d’ailleurs. Il n’aurait jamais pensé que perdre quelqu’un pouvait faire si mal et mettre autant de temps à partir. Il se mit à hocher la tête à sa seconde proposition pour le Printemps. Il n’avait aucune idée de quoi mettre, à vrai dire, les seules fleurs qu’il avait déposées étaient lors de la sépulture et encore il avait pris les fleurs préférées de sa femme. Arthur s’égara dans ses pensées, quelques secondes, repensant à ce maudit jour où la police était venue frapper à sa porte. Il baissa le regard quelques secondes, puis la réalité le surprit. Il secoua la tête doucement lorsque Misako lui parlait. « Je t’avoue que je n’y connais rien, mais je te fais confiance. » C’était vrai, elle savait de quoi elle parlait et il pouvait aisément voir qu’elle était de bons conseils. Alors il enverrait ce qu’elle lui dirait. Il était sûr de toute façon que sa femme aimerait de là où elle était.

« Dis-moi combien je te dois pour ça et pour les envois récurrents des fleurs ? », demanda-t-il avec précaution. Il savait que Misako allait quelque peu s’énerver. Elle lui avait dit qu’elle lui en ferait cadeau, mais Arthur était têtu et il ne comptait pas partir sans n’avoir rien donné. Et puis c’était ainsi. Elle n’aurait pas vraiment le choix.

Il regarda le calepin avec les croquis des diverses fleurs qu’elle avait mentionné quelques seconds avants. Il fixa les fleurs choisies pour sa femme, le cœur aux bords des lèvres. Il tritura la chaîne autour de son cou, avant de l’enlever et de la poser sur le comptoir. Une alliance servait de pendentif. Arthur posa son regard sur le bijou en or avant de lâcher. « J’ai été marié pendant presque cinq ans ». Avoue-t-il d’une voix presque inaudible, la gorge serrée comme si on l’étranglait. Il joua avec l’alliance et le pendentif, les faisant rouler sous ses doigts. « Les fleurs sont pour elle ». Il était rare qu’Arthur parvienne à parler de sa défunte femme, mais Misako n’était pas une inconnue, et puis il devrait bien finir par lui dire. Tout d’abord parce qu’ils étaient amis et ensuite parce que, même si elle ne le demanderait jamais, cette volonté d’envoyer régulièrement des fleurs posait question. Il releva ses yeux bleus vers son amie, son regard s’était quelque peu assombri, comme à chaque fois qu’il l’évoquait.
crack in time
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Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
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Sujet: Re: [terminé] Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le Mar 25 Fév 2020 - 20:57 )
Se marier, peut-être. Vivre vieux ? Il n’en était pas réellement question pour Misako qui savait que tôt ou tard la voix tentante de la faucheuse la rappellera à ses côtés plus tôt que prévus. Elle devait juste s’assurer avant qu’Emiko aille mieux et maintenant qu’Arthur soit heureux : qu’il est perdu cette lueur triste dans ses yeux. Aider les autres était plus facile que de prendre le temps de s’aider surtout que la fleuriste savait sa cause perdue. L’homme qui marchait à ses côtés lui avait toujours paru plein de promesses, pleins d’espoirs. Elle avait eu raison de croire en lui, car il faisait aujourd’hui un métier qui le passionne et qui est palpitant, il fallait l’avouer. Misako était intéressée par la psychologie des gens, savoir comment le cerveau fonctionne et tout cela. Elle n’a pas fait médecine, mais c’est une voix qui lui aurait plus. Si la vie aurait traité Misako différemment et non comme une poupée de chiffon trimballer au gré du vent.

“Parfois, c’est un mal nécessaire de mettre des rambardes autour de nous. Pas seulement pour notre bien-être, mais pour celui des autres, car il y a certaines noirceurs qui peuvent facilement s'immiscer dans les cœurs des plus faibles, de ceux qui veulent aider et pense à bien.” Misako redoutait le jour où elle devrait parler de son mal-être, de ces envies macabres à sa sœur, ou à quiconque d’ailleurs. “Ce n’est pas une mauvaise technique…” Elle haussa les épaules : “Je suppose qu’il faut trouver le bon docteur.” Et elle ne l’avait jamais trouvé.

Elle sourit quand Arthur lui annonça de ne pas trop lui envoyer. Oh ne t’inquiète pas, pensa-t-elle, si tu reçois des messages de moi ce n’est certainement pas pour de l’aide. Elle ne dit rien cependant : gardant cette pensée pour elle. Les courses faites, ils devaient maintenant retourner à la boutique pour qu’elle puisse prendre soin de sa commande. Elle ne s’attendait donc pas à une invitation aussi spontanée. Cela faisait bien longtemps qu’on lui avait proposé de sortir de la sorte.

“Tu devrais savoir maintenant que je ne me force jamais à faire ce que je ne veux pas.” Mais elle était troublée de cette proposition et ne voulait pas se demander pourquoi son cœur battait aussi fort dans sa poitrine. Elle ferma sous des scellés les pensées qui lui étaient inconnues : préférant se concentrer sur l’instant présent.

De toute façon, le sérieux de la situation partit bien rapidement alors qu’il se taquinaient. Leurs rires se mêlaient aux bruits de la ville dans une harmonie imparfaite, un peu à leur image. Misako l’emmena dans son petit royaume, son chez elle en quelque sorte même si jamais elle ne trouverait autant sa place qu’à Osaka. Rapidement, il expliqua les deux commandes. Si pour la première les idées ont fusé en quelques secondes, la deuxième allait lui demander plus de réflexion, car elle voyait bien que cela était une plaie béante qui n’était pas refermée. Peut-être même qu’elle ne le serait jamais… Elle pouvait sentir la douleur dans la voix de son ami. Au bout d’un certain temps, elle releva les yeux de croquis et des idées griffonnées dans un coin de la feuille. Misako commença par le plus facile : la plante pour sa maman en proposant une fleur qui porte le nom de la ville où ils sont actuellement. Elle sourit en voyant qu’il avait accepté et écrit un OK pour confirmer que c’était régler. La deuxième commande était bien plus délicate et Misako ne savait pas réellement comment aborder la chose. Elle supposait que c’était pour une personne décédée, sans quoi il n’aurait pas pris ce ton. Expliquant ses idées, elle remarqua le regard absent d’Arthur qui semblait avoir déconnecté avec la réalité. Alors, quand elle termina, elle se contenta de hocher la tête pour affirmer qu’elle avait bien tout compris et ferait le nécessaire. Il lui faisait confiance, après tout.

“Je te ferais une facture quand tout sera envoyé d’accord, là à vu de nez… C’est difficile de dire.” Et elle ne mentait pas, pour une fois. Elle devait faire les comptes. “Promis.”

Misako releva son regard vers Arthur qui regardait les esquisses sur son carnet. Elle le vit jouer avec la chaîne autour de son cou, y vit l’anneau et sourit tristement en coin en comprenant qui elle était. Cette femme qui semblait avoir meurtri le cœur de son ami. Il ne tarda pas à confirmer ses pensées avant de se plonger dans son regard. Elle laissa le silence s’installer, sans chercher à le briser. Elle ferma le carnet et le remit sous le comptoir.

“Allez viens, je te paye un verre de saké. Tu sembles en avoir aussi besoin que moi.”


Elle ne voulait pas poser de questions non. Il lui en parlerait en temps et en heure bien qu’une partie d’elle redoutait ce genre de conversation. Réaliser que certaines personnes sont aimés, vivent une chose aussi forte l’effrayait toujours. Elle ne savait pas pourquoi… Probablement, car elle ne s’est jamais réellement sentie appréciée à sa juste valeur. Tout du moins, jamais dans ce pays. Qu’à cela ne tienne, elle lui faisait déjà signe de la suivre pour aller dans l’arrière-boutique et monter à l’étage où elle s’était créée un semblant d’Osaka.


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Sujet: Re: [terminé] Et la foule vient me jeter entre ses bras. || Arthur ( le )
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