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- (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Modernissimo
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Jack Delaney
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Sujet: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Sam 11 Jan 2020 - 22:38 )
Les fêtes de Noël étaient passées pourtant il avait tout de même allumé les bougies aux senteurs de pain d'épices et de pins. Il avait même fait un sapin qu'il n'avait pas encore décroché. Les décorations sur les fenêtres non plus n'étaient toujours pas enlevés. Mia adorait ça quand elle était petite… Noël et toute la magie que cette fête apportait. Sa précieuse fille qui n'était plus de ce monde aurait probablement aimé les décorations faites par son père. Cette enfant qui n'était pas difficile. Il l'avait posé dans une tombe dont le sol était recouvert de fleurs : pour que le cercueil soit posé dessus. Il était maintenant temps pour lui d'écrire un nouveau chapitre. Et pourtant… Il ne savait pas par où commencer. Comment sortir de cette spirale infernale qu'est le deuil ? Que restait-il une fois que l'espoir n'est plus dans la vie d'un homme ? Jack avait l'impression de vivre que pour l'idée de retrouver son enfant, aujourd'hui que cette possibilité n'était plus d'actualité : il se sentait vide. Le docteur passait son temps dans son appartement, souvent seul avec une bouteille de whisky dans l'espoir que demain sera meilleur. Ebba, Loris, Luna et Caterina étaient là pour lui, mais il avait bien du mal à tendre sa main pour demander de l'aide. Par fierté, parce qu'il était convaincu qu'il devait accepter la disparition de Mia de son propre chef : que personne ne serait capable de mettre un terme à ce spleen. Malgré tout, il avait accepté de sortir ce soir avec sa douce et tendre Louve pour aller au restaurant puis au cinéma : profitant de quelques éclaircies dans le ciel. Ainsi donc, il troqua son jogging pour un pantalon de costume et son vieux t-shirt pour une chemise. Ses cheveux beaucoup trop longs à peine coiffer, sa barbe brosser, il souffla longuement en voyant son reflet dans le miroir : il ne ressemblait à rien. Il savait qu'il devrait faire des efforts et faire son possible pour garder Ebba, mais il n'en avait pas la force.
Attrapant les clés de sa voiture, il les glissa dans son long manteau avant de s'emmitoufler dans une écharpe et de sortir. Il devait passer prendre celle avec qui Jack avait une chance d'aller mieux. Il s'arrêta devant chez elle et lui envoya un message. Il ne savait pas si ses enfants étaient là ou non. Il ne voulait pas lui forcer la main et les rencontrer encore. Ils avaient le temps. Le doc avait appris la leçon et ne voulait plus mettre fin à ses jours. En le voyant sortir, il retrouva immédiatement son sourire et sortit pour la rejoindre de l'autre côté de la voiture. Il l'embrassa doucement en glissant sa main sur sa joue.

"Hey Bella…" Il l'admira, l'embrassa à nouveau et lui ouvrit la portière pour qu'elle puisse rentrer. "Si tu es sage, je te laisse conduire au retour." Il lui fit un clin d'œil entendu avant de refermer la porte. Retournant derrière le volant, il démarra et conduisit jusqu'au cinéma. "Alors tu m'emmènes voir quoi hm ?" Jack avait demandé de garder la surprise : une façon d'attendre ce genre de moments avec impatience. Qu'il est enfin de bonnes surprises au lieu de se méfier de tout ce que la vie peut lui apporter.


L’esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l’amitié le console.
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Dernière édition par Jack Delaney le Dim 1 Mar 2020 - 11:10, édité 1 fois
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Ebba JacobsenToujours frais après un litre de café
Ebba Jacobsen
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Âge : Née en Norvège (Trondheim) le 1er mars 1979. 41 ans à bruler mes ailes à l'adrénaline de l'ivresse de la vitesse.
Métier : Psychologue à la prison de Poggioreale. / Occasionnellement pilote dans des courses illégales de quoi bien arrondir les fins de mois.
(terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba Empty
Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Mer 15 Jan 2020 - 17:53 )

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.

Jack & Ebba
La folie des fêtes est enfin passée. Je peux souffler. Et dans un sens je suis soulagée. Toute la famille a été réunie, de quoi mettre des étoiles dans les yeux des grands et des petits. Les rires ont éclatés, et la joie a éclaboussé les murs de mille couleurs. Mais une part de mon cœur dans ces moments d'allégresse, était ailleurs. Dans un coin plus sombre ou la tristesse habite l'âme. Une part de mon être ne pouvait s'empêcher de penser à Jack. Et au deuil qu'il devait porter, un fardeau bien plus difficile à cette période festive. J'ai échangé des SMS. Mais le fait d'avoir Adam, mes enfants, leur père, je n'ai pas pu le voir comme je le voulais. Et cela me serrait le cœur de façon surprenante, étrange et bouleversante. Cela créait un manque que rien ne comblait. Pas même les sourires et la tendresse de mes enfants. C'était poignant et douloureux. Je m'en voulais de ne pas pouvoir l'aider d'avantage. De ne partager pas sa souffrance. Ce mal m'a rongé durant tout le temps des fêtes. Parfois j'avais envie de fuir et de juste le retrouver comme si ma vie en dépendait. La distance devenant insupportable.

Cela paraît idiot quand j'y pense à présent. Je n'ai pas cherché à analyser le mal être ressenti. J'ai essayé de rester lucide et de me dire qu'en tant que mère ma réaction est normale. Même si elle semble disproportionnée. Surtout qu'entre nous il n'y a eu que des baisers. Des baisers langoureux, impatients. Mais juste des baisers. Baisers qui n'ont troublé et que me troublent encore quand je les laisse s'inviter dans mes pensées. Il semble que mon cœur joue une autre mélodie. Une mélodie qui est restée muette durant des années et qui revient m'envahir de sa puissance. Alors dés que j'ai eu un instant de libre, j'ai proposé à Jack une sortie. Et puis il faut qu'il voit du monde. Rester dans sa tanière n'arrangera rien et n'apaisera pas le mal qui le ronge. Bien au contraire cela le plongerait d'avantage dans une angoisse destructive. Je me prépare, essayant de ne pas trop laisser mes pensées s'envoler sur le déroulement de cette soirée. Sur ce qui pourrait se passer ou ne pas se passer. Mais à la base c'est cinéma et restaurant, tout devrait se dérouler sans encombre. Je choisis une tenue simple, une jupe droite et un pull col en V, rien de provoquant, ni de stricte. Juste de quoi bien marquer mes courbes féminines. Un trait léger de maquillage, les cheveux détaché. Je prévois une veste un peu chaude, car en ce moment le temps fait du grand n'importe quoi. Une mini fin du monde comme le dit mon fils. Faut dire qu'entre les éclairs, les bourrasques de vent, les coupures d'électricité, et la pluie féroce. On est servi. Mais pas question de renoncer à cette sortie à cause du temps qui déconne. Mes enfants me gratifient d'un "wahou tu es belle maman". Je les embrasse tendrement. Leur père finit plus tard, il passera les prendre après. Puis je m'éclipse après les avoir embrassé et câliné. Ils ne posent pas de question mais je suppose qu'ils se doutent que je ne fais pas une sortie entre amies.

Mon sac à la main, la veste enfilée, je sors de chez moi. Je remarque rapidement la voiture de Jack. Et mon sourire se fait plus large quand je le vois venir à ma rencontre. Mon regard plonge dans le sien avant qu'il ne m'embrasse. J'essaie de voir si ses iris bleutés rayonnent d'un peu plus de lumière. Ils étaient si sombres la dernière fois, si proche du précipice que j'en ai été retournée. Le frôlement de sa main contre ma joue me fait frissonner. Le trouble est bien présent et plus imposant à chaque fois. « Bonsoir Jack. » Je prends place sur le siège passager après que le gentleman qu'il est m'ait ouvert la portière. « Merci. » Je m'installe et je m'attache. « Et si je ne suis pas sage j'ai droit à quoi ? » Je le regarde en souriant. « Au coffre ? » Ma voix se veut taquine. « C'est plaisant de se faire conduire de toute façon. » Même si je dirais pas non à prendre le volant au retour. « J'ai pas mal hésité, j'espère que tu aimeras. » C'est vrai que je ne voulais pas un film trop guimauve, trop violent. Ni que le contexte puisse éveiller de la peine chez Jack. « Mon choix c'est porté sur un film des années 90, un film culte enfin de mon point de vue. On va voir Edward aux mains d'argent. J'aime la magie et le message que ce film distille. » J'espère avoir fait le bon choix. « Sinon tu te sens comment ? » Primordial de prendre des nouvelles, les derniers SMS de Jack étaient rassurant. Mais facile de dire que tout va bien derrière un écran. Est ce que là avec mes yeux posés sur lui, il va tenir le même langage ?


vmicorum.


“ Tous les matins au réveil, la toute première chose que je veux c’est voir ton visage.”
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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Dim 19 Jan 2020 - 12:23 )
Jack avait laissé Ebba être avec sa famille pour Noël sans la voir trop, même si l’idée de l’avoir à ses côtés l’aidait à garder les pieds sur terre. Il avait vu les orphelins pendant cette période et au fond sans eux il aurait perdu la tête. Aujourd’hui, il devait se ressaisir alors il avait proposé une sortie avec la belle. Malgré les affres du temps : il ne voulait plus rester enfermer chez lui. Jack devait se ressaisir et cela passait par un retour à la vie normale ou plutôt retrouver une normalité après que son cœur ait été enterré avec Mia. Il ne s’en remettrait pas, le savait déjà, mais au fond qui pourrait le faire ? Il n’était qu’un père qui a perdu sa fille, on lui pardonnera probablement de ne pas être complètement entier pour le reste de ses jours. Ebba était en quelque sorte sa béquille là où les orphelins ne pouvaient pas agir. Quand bien même ils étaient importants, Jack savait qu’il avait besoin à ses côtés d’une présence et c’est sur la Louve qu’il a porté son choix. Quand il la vit descendre les marches de sa maison, un sourire illumina son visage fatiguée : elle avait toujours cet effet-là sur elle. Toujours. Et ce depuis le premier jour où leurs regards se sont croisés. Leur relation n’avait fait que croître au fil des mois jusqu’à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Qu’aurait fait Jack s’il ne s’était pas effondré dans les bras de cette mère qui pouvait caresser du bout des doigts la peine de perdre son enfant ? Qui aurait été mieux en mesure de comprendre l’ampleur de sa peine ? Il lui en serait à jamais reconnaissant et se savait maintenant prêt à tout pour qu’elle reste près de lui.

L’embrassant tendrement avant de lui caresser la joue, il prit quelques secondes pour admirer son regard. Elle était si jolie… Il prenait des photos mentales de cet instant : il en avait besoin. Tellement besoin. En parfait gentleman, il ouvrit la portière pour qu’elle monte dans son bolide avant de faire le tour et de se mettre lui-même derrière le volant. Affirmant qu’elle pourrait conduire si jamais elle était sage, il tourna sa tête et prit un air sérieux :

“Tu veux vraiment savoir…?” Avant de sourire et lui faire un clin d’œil en démarrant. “Tu auras le droit à autre chose que d’être mise dans le coffre.” Jack pouvait se montrer très créatif quand il était question d’embêter les gens : “Tu veux aller derrière et je mets une casquette pour devenir chauffeur de Madame ?”

Une petite boutade qui agrandit son sourire avant qu’il regardait la route. Avec les pluies : il devait faire attention et même s’il était un bon conducteur, il ne jouait pas avec le diable en dehors des circuits. Encore moins quand il avait un passager avec lui-même s’il savait que La Louve ne serait pas contre une petite piqûre d’adrénaline. En attendant, Jack écouta attentivement la belle qui semblait avoir eu un temps difficile à se décider sur le film à aller voir.

“Cela va faire des années que je n’ai pas vu ce film ! La dernière fois, je crois que c’était à l’Orphelinat : ils n’avaient pas beaucoup de choix il faut dire et la télévision marchait une fois sur quatre quand elle n’était pas en noir et blanc.”

Le bon vieux temps en outre, une époque tellement plus simple que sa vie d’adulte où les six faisaient les quatre cents coups. Ce n’était pas facile, mais ils surmontaient tout car ils vivaient tous ensemble. Aujourd’hui, la vie les avait en quelque sorte séparées même si l’affection qu’il se porte ne se ternira jamais. Quand Ebba lui posa la question légitime de comment il se sentait, il avala sa salive et passa sa langue sur ses lèvres. Il laissa le silence s’installer, mis même un vieux CD de Jazz pour que le silence ne soit pas si pesant.

“Je fais un pas à la fois.” Se contenta-t-il de répondre dans un premier temps. “Je ne prends rien pour acquis.” Il se concentra sur la route en doublant et conclut : “J’ai demandé à Loris de venir m’aider pour…” Il s’arrêta, pinça les lèvres et prit une longue inspiration : “Pour ranger les affaires dans la seconde chambre.” Il avala sa salive : “Apparemment… C’est une des choses à faire.” Il haussa les épaules, regardant droit devant lui : “À dire vrai, je ne sais pas quelle est la conduite à tenir… J’avise au jour le jour en espérant que le lendemain sera moins dur.” Et il n’avait pas l’habitude de vivre comme ça.

Ils arrivèrent rapidement au complexe, il gara la voiture et sortit pour aller ouvrir à la belle : “Je pensais qu’après le film on pourrait aller manger un burger à mon restaurant préféré, tu en penses quoi ?” Puiqu’elle avait choisi le film, il pouvait choisir le restaurant non ? Une fois sortie de la voiture, il passa son bras autour de ses épaules : le vent était frais. Voilà l’excuse qu’il sortirait si jamais on lui demandait pourquoi.


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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Dim 26 Jan 2020 - 10:48 )

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.

Jack & Ebba
Jack m'a manqué, je le sais. C'est une évidence. Et je ne me le cache pas. J'aurais voulu être au prés de lui durant cette période. Passer les fêtes seul en traversant un deuil, rien de bien réjouissant. Mais je me suis consacrée à mes enfants. Et chaque seconde prés d'eux m'a fait mesurer ce que serait la souffrance de les perdre. Comment un père ou une mère peut encaisser ce fait ? Peut même l'accepter ? Et avoir envie de vivre après une blessure pareille. Jack est un homme fort, je le sais. Mais j'ai senti sa douleur. Profonde et puissance le soir où il m'a parlé de la mort de Mia. Aller de l'avant doit être un combat de tous les jours. Et je compte lui apporter mon soutien. Et je suis consciente que ce soutien va au delà d'une simple main tendue. Les baisers échangés, notre complicité, nos regards. Rien ne me trompe sur ce qui est en train de se construire entre nous. Pas à pas sans rien précipiter, en prenant le temps de savourer. Moment après moment. Et cette soirée je la vois comme un souffle nouveau dans la vie du pilote. Je sais que remettre du bleu dans ses yeux sera compliqué. Tout comme apaiser son cœur du poids qu'il porte. Mais je sais aussi qu'à deux les affres de la vie sont bien plus facile à affronter. Cette soirée est une pierre de plus sur le chemin qu'il va avoir à parcourir avant de retrouver son vrai sourire. Avant qu'il ne sente son âme plus légère. Il va trébucher, quel homme dans ce cas, ne le ferait pas. Mais je serais là fidèle à ses côtés pour le relever et lui montrer que son avenir peut être doux et clément. Alors oui quand je vois Jack s'avancer vers moi, mon sourire devient plus grand. Mes yeux pétillent de ce feu ardant que les sentiments éveillent. Je sais que mon cœur lui appartient déjà. Qu'il gagne un peu plus mon âme quand ses yeux se posent dans les miens. Quand à mon corps à part mes lèvres qui ont goûté aux saveurs sulfureuses de ses baiser, le reste est chaste de son toucher. Mais il enflamme ma peau, la faisant frissonner dés qu'il est contre moi.

Et encore une fois ma bouche succombe au baiser que les lèvres de Jack  donnent. C'est à la fois doux et réconfortant. Enivrant. C'est une promesse qui s'annonce belle. Nos regards s’enchaînent cherchant à graver les émotions qui nous traversent à cet instant. Puis on monte dans sa voiture. Je le regarde à la dérober, remarquant ses traits encore fatigués. Mais je ne le dis pas. J'espère juste que cette soirée à deux effacera quelques cernes signe de sa peine. Et puis on se taquine gentiment. Une façon d'éviter de parsemer sur cet instant une note négative. « Bien sur que je veux le savoir et encore plus en me disant que j'aurais droit à autre chose. » Je préfère ne pas penser à ces autres choses. Me concentrant sur sa proposition de conduire au retour. « C'est une idée et en plus je suis sûre que tu serais sexy avec une casquette. » Je fronce un peu les yeux imaginant une casquette de chauffeur sur la tête de Jack. « Oui très sexy même. » Et je lui fais un clin d’œil, avant de dévoiler le film que nous allons voir. J'espère avoir bien choisi, parce que oui cela n'a pas été facile. « Il y a quelque temps aussi que je ne l'ai pas vu. Du coup j'ai bien choisi ? » Je ne veux pas non plus que le fait que ce film soit lié à son enfance le rende nostalgique. Je veux juste lui offrir un bon moment, bercé par cette histoire magique. La question plus délicate arrive ensuite. J'ai hésité à la poser. D'ailleurs les réactions de Jack montrent qu'il a du mal à y répondre. Je ne veux pas le brusquer, mais il faut bien que je sache s'il va bien. Même si son visage montre combien il est atteint. Et dans les SMS souvent il éludait ma demande. Là difficile d'y échapper. Même le CD qu'il met ne pourra répondre à sa place. Et j'ai besoin de savoir s'il avance. Même si c'est pas à pas comme il commence à me dire. Je l'écoute ne le lâchant pas du regard. Chacun de ses mots serrent mon cœur de mère. Comment agir dans ces moments là ? Que faire pour que la douleur soit moins violente ? Que la peine soit moins grande ? Il n'y a pas de recette miracle. Chacun va à son rythme. Ma main vient effleurer la sienne sur le volant en signe de soutien. « Il n'y a aucune ligne de conduite à tenir. Tu fais au jour le jour et à ton rythme. Ne force rien. Et je suis là aussi si tu as besoin. » Ma main se resserre autour de la sienne, sans le gêner dans sa conduite, alors que mon visage est toujours tourné vers lui. « Je serais toujours là. » Qu'importe ce que nous réserve demain, je l'assure de mon soutien et de ma présence.

Une fois sur le parking du cinéma, on se gare et comme au départ Jack vient m'ouvrir la porte côté passager. « Parfait je serais ravie de découvrir ton restaurant préféré. » Je lui souris. Sourire qui s'agrandit quand il passe son bras autour de mes épaules. « C'est encore mieux qu'une grosse écharpe. » Il est vrai que la température est fraîche. Mais même s'il avait fait quarante degrés j'aurais apprécié son geste. J'en profite pour me blottir contre lui passant mon bras autour de sa taille. On avance vers le cinéma. Il y a un peu la queue au caisse mais j'ai déjà les billets. Le pratique d'internet. On passe donc directement par le contrôle. « Bonsoir. » Je montre mon portable ou les e-billets sont enregistrés. « Parfait c'est à l'étage, la séance commence dans une demi heure, salle dix. Vous pouvez passer par l'ascenseur si vous le souhaitez, et attendre au salon. Bonne soirée monsieur dame. » « Merci. » Je regarde Jack. « Ascenseur ou escalier ? » Sachant qu'on a un peu d'avance. Sachant que l'ascenseur pourrait nous donner un petit instant d'intimité. Même si ensuite dans la salle obscure on en aurait aussi. Mais quand je vais au cinéma c'est pour regarder un film. Enfin là je risque aussi d'être captivée par les lèvres de mon partenaire. La lumière vacille un peu, vu le vent qu'il fait c'est logique. Et puis on décide de prendre l'ascenseur.


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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Dim 2 Fév 2020 - 11:48 )
Il attendait avec impatience cet instant avec Ebba qui était devenue son phare dans la nuit. Jack pouvait s’accrocher à cette lumière le plus possible, comme si, sa vie en dépendait. Au fond, n’était-ce pas le cas ? Oui, sa famille de cœur était là pour lui, à n’importe quelle heure de la nuit ou de la journée, mais quand ils partaient le soir ou quand ils devaient rentrer chez eux : Jack se retrouvait seul. Il ne pouvait pas leur demander de mettre en pause leur vie pour l’aider à reconstruire la sienne. Pourtant, et pourtant, le docteur savait qu’ils le feraient tous. Parce que c’était ça de faire partie de ce gang. On n’est jamais seul. Il y a toujours quelqu’un pour nous écouter. Ces derniers temps, il avait fait la sourde oreille à ses frères et sœurs de cœur. Il n’en n’était pas forcément fier, mais il savait également qu’il n’était pas de bonne compagnie en ce moment. Il broyait du noir et les quelques éclaircies dans sa vie étaient éphémères. Il espérait pouvoir mettre fin à cette spirale infernale en passant du temps avec Ebba. Comme cette soirée simple comprenant un film et un dîner suivi de dessert exquis probablement. Ils n’avaient pas encore consommé leur fraîche relation. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait : Jack voulait faire sienne La Louve, mais il voulait aussi savourer ces petits instants avant la chose. Il avait vu trop de relation se précipiter et mourir tout aussi rapidement. Il voulait qu’entre eux, cela dure et dans son esprit, attendre, était une bonne stratégie. Retrouvant ses lèvres et son corps contre le sien, Jack ne pouvait s’empêcher de retrouver un semblant de sourire. Elle avait cet effet-là, Ebba, elle apaisait son cœur avec quelques battements de cils.

“Tu ne sauras rien.” Dit-il en rigolant en s’installant derrière le volant. “Ne compte pas sur moi pour cracher le morceau.” Il savait tenir sa langue quand il le devait et l’idée de taquiner Ebba, de la laisser mariner dans ses interrogations l’amusait. Il n’avait jamais prétendu au titre d’ange. “Je penserais à en prendre une la prochaine fois, mais hors de questions que je mette le signe hideux de taxis sur ma voiture.” Il y avait des limites tout de même et il savait que La Louve comprendrait. En entendant le film, il sourit : oui, elle avait bien choisi et il tourna sa tête pour pouvoir la regarder en souriant quand le feu passa au rouge. “Très bien. On va faire un bond dans le temps. On aurait dû prendre la Delorean.”

L’ambiance, presque bonne enfant, qui s’était installée se refroidit bien rapidement alors qu’Ebba lui demandait comment il allait. Cela était difficile à dire, lui-même ne savait pas. Le malaise, puis le silence s’installèrent. Il tenta de couper ces derniers en mettant un peu de musique, mais cela échoua. Jack savait qu’il devait parler, mettre des mots. Cela était si difficile et … Il ne savait pas de toute façon comment exprimer son chagrin. Tantôt, il pleurait, d’autres fois il hurlait et frappait violemment un oreiller avec l’espoir que sa rage parte en même temps. Il était sur une montagne russe et n’avait aucune idée de comment en descendre. Finalement, Jack prit une longue inspiration et se jeta à l’eau. Il tenta d’expliquer ses journées depuis son retour, ce qu’il avait en tête, ce qu’il pensait faire pour que le deuil soit plus facile. Comme si une telle chose était possible… Il regarda la main d’Ebba sur la sienne et retourna sa dextre pour pouvoir la serrer doucement avant de regarder la route à nouveau.

“Je sais…” Il approcha la main de sa passagère près de ses lèvres pour y déposer un doux baiser : “Merci…” Jack savait que la route était longue, mais il n’était pas seul.

La voiture garée, il fit le tour pour venir lui ouvrir la portière et l’aider à en sortir. Il expliqua qu’après ils pourraient aller à son restaurant préféré : avoir un petit réconfort au cas où le film remuerait trop ses tripes. Jack sourit un peu plus franchement et passa son bras autour des épaules d’Ebba. En l’entendant comparer son bras, il embrassa sa tempe :

“Je ne voudrais pas que tu attrapes du mal. Même si je pourrais aisément prendre soin de toi le cas échéant.” Bien qu’il ne comptait pas mettre l’habit traditionnel des infirmières, il pouvait toujours ressortir sa blouse blanche.

Le docteur laissa la belle blonde montrer les billets, regardant autour d’eux à la recherche de quelqu’un qui pourrait connaître. Il n’avait pas vraiment envie de voir d’autres personnes que les Orphelins et justement : il savait que Luna travaillait ici. Jack remercia l’homme au guichet et il glissa sa main dans celle d’Ebba alors qu’elle lui demanda ce qu’il préférait. Il sourit :

“Ascenseur… Avec un peu de chance, on ne sera que tous les deux.”
Il lui fit un clin d’œil et étendit sa main libre pour appuyer sur le bouton. Les portes s’ouvrirent en quelques secondes : “Après vous, Madame.”

Jack posa sa main dans le bas du dos de la belle et emboîta le pas avant de choisir l’étage. La porte refermée, il se tourna vers Ebba et l’embrassa tendrement. Il y avait-il de meilleur moyen pour passer le temps ? Cependant, à mi-chemin, il y eu une secousse et puis le noir total. Instinctivement, il resserra son étreinte autour d’Ebba en fronçant les sourcils. Les lumières de secours s’allumèrent, le faisant souffler longuement.

“Le karma ne peut vraiment pas me laisser tranquille …?! Comme si j'avais pas assez enduré !” Il appuya sur la cloche et eu un opérateur. Il donna les coordonnées et on lui donna le temps estimé pour qu’ils soient sortis de là. Deux heures. Jack jura, insulta le pauvre opérateur avant de frapper une des cloisons : “Pourquoi rien ne peut bien se passer hein ?!” Il était énervé oui. Il se tourna vers Ebba : “Je suis désolé… J’attire la malchance. Clairement.”


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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Sam 8 Fév 2020 - 19:49 )

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.

Jack & Ebba
Je suis heureuse de retrouver Jack. De voir son visage s'illuminer sous le sourire que ses lèvres dessinent. J'espère que cette soirée tranquille lui permettra d'apaiser son cœur de père détruit. Je fais de mon mieux pour calmer la douleur intense qui résulte de cette perte. Je l'assure de ma présence. Sans m'imposer. Je ne force rien. Dans ce genre de situation on a aussi besoin de solitude. De se sentir à l'écart du monde. Parce que voir le bonheur des autres est difficile à accepter. C'est pour cette raison que je ne l'ai pas encore fait venir chez moi, en présence de mes enfants. Présenter Jack à ma famille ne me fait pas peur. Parler d'une relation sincère non plus. Même si nous prenons notre temps pour ne rien louper des instants que nous partageons. Jack est un homme bien et je sais que Matthis comme Lisa l'apprécieront. C'est juste que je ne veux pas lui imposer le fait de me voir en tant que mère. Alors qu'il vient d'être atrocement privé du fait d'être père. Je veux le préserver à ma façon. Cette situation douloureuse ne nous empêche pas de nous taquiner. Et Jack est doué à ce jeu là. « Ok je vois. Tant pis pour toi. Je vais être obligée d'user de torture. Je ne ferais pas cela avec plaisir. Mais s'il faut en passer par là monsieur Delaney et bien on en passera par là. » Ma voix se fait très sérieuse et mon regard joue du charme de La Louve pour rendre le tout très crédible. « Et avant que tu ne poses la question oui j'ai une chambre de torture. » Et là j'éclate de rire alors qu'il me propose d'agrémenter sa tenue d'une casquette de chauffeur. « Ah non moi je veux un chauffeur privé. Alors tu peux oublier le signe hideux de taxi. » Pas question de le partager avec une autre clientèle. « Au fait la banquette arrière est confortable ? » Et non je n'ai pas d'idée coquine derrière la tête. Je parle aussi du film que j'ai choisi. « Elle n'est pas spécialement fiable cette voiture. J'aurais trop peur de me retrouver au temps du far-west. »

Je sais que mes mots d'après bouleversent Jack. Mais ils me semblent essentiel. Même si on ne s'y attarde pas. Nos regards et nos gestes suffisent à montrer que l'on peut compter l'un sur l'autre peu importe les circonstances. C'est un serment signée de ce silence qui nous enveloppe. De ma main sur la sienne avant qu'il ne la porte à ses lèvres. Un serment. Une promesse. Il faudra du temps je le sais. Mais son sourire reviendra je m'engage à le lui rendre. Je serais même prête à me battre pour ça. Pour le moment je prends ce qu'il me donne. Même à petite dose. Rien ne se construit en un claquement de doigts. Et encore plus quand on pense à bâtir un avenir. Depuis Andrew, je n'avais plus pensé à réellement me poser avec un homme. Me sentant bien seule avec mes enfants. Ayant ma famille pour bateau avec en ancre mon grand frère Adam. Mon pilier. Mon roc. Pourtant depuis cette soirée ou Jack est venue pour m’annoncer ce fait horrible. Lier ma vie à la sienne devient chaque jour une évidence.

On se gare et une fois dehors je me retrouve vite contre Jack. « J'aime beaucoup l'idée que tu prennes soin de moi. En bonne santé comme en cas de rhume. » Je me colle d'avantage profitant de cette proximité qui est loin de me laisser indifférente. Faut dire que Jack a tout pour lui. Je suis certaine de faire des envieuses en entrant dans le cinéma. Et oui mesdames cet homme est à moi. Vous pouvez râler et baver, vous ne l'aurez pas. Le passage aux caisses est rapidement réglé vu que j'ai déjà nos billets. Il ne nous reste plus qu'à nous rendre à l'étage ou se trouve notre salle.

Ascenseur ou escalier. Le choix est vite fait. « Je vois monsieur compte profiter de la petitesse de cet endroit pour coller son corps contre le mien. » Je lui renvoie son clin d’œil et frissonne lorsque sa main se pose au creux de mes reins. A peine la porte est fermée que Jack emprisonne mes lèvres dans un baiser. Mes bras viennent entourer son cou et je réponds sans me faire prier à cette sucrerie savamment distillée. Dans une secousse l'ascenseur stoppe et les lumières se coupent. L'étreinte se fait plus sécurisante du côté de Jack. « Est ce que tu es responsable de cet arrêt ? » Aurait-il appuyer sur pause au lieu du bon étage ? Les lumières de secours s'allument. Je ne vois rien de négatif dans cette situation. Par contre pour Jack cela semble plus compliqué à accepter. « C'est rien juste une coupure de courant. En plus on était en avance. » Je le laisse appuyer sur la cloche pour signaler notre présence. Il semble que cela ne soit pas qu'une simple petite coupure vu qu'on nous répond qu'il va falloir attendre deux heures. Ce qui est loin de plaire au pilote qui s'énerve contre la cloison. J'attrape ses mains avec douceur. « Hey c'est rien du tout Jack. Tu n'es pas responsable d'une panne du à la tempête. On a juste deux heures à tuer. Je suis sûre qu'on va trouver comment les passer. » Je reste positive et plonge mon regard dans le sien. Je passe ma main sur sa joue. « A vrai dire me retrouver seule avec toi dans cet espace réduit est très plaisant. Tu ne trouves pas. » Je caresse doucement ses mains pour l'apaiser. Pour dédramatiser la situation et effacer cette culpabilité qui semble venir l'habiter. Je me colle contre lui l'entourant une nouvelle fois de mes bras. Déposant des baisers dans son cou, contre son oreille. « On peut jouer aux devinettes si tu veux pour passer le temps ? » Après il y a plein de manière de jouer aux devinettes. Ma proposition n'est peut être pas tout à fait sage. Il n'y a qu'à voir comment mes lèvres jouent contre sa peau.


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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Ven 14 Fév 2020 - 22:08 )
Ebba le taquinait, touchait les points sensibles avec cette sensualité qui lui était propre. Elle le rendait fou. Jack se demandait où elle était depuis toutes ses années ? Dire que cela avait commencé par une compétition, par la fierté de deux personnes. Qui l’aurait cru ? Certainement pas lui qui s’était fait une raison de terminer seul. Au fond, cette idée ne l’avait jamais dérangé, quand Mia était dans le tableau. Maintenant qu’il l’avait perdu pour toujours : il avait l’impression de ne plus rien avoir. Si… Des souvenirs douloureux et une envie de la rejoindre. Il se battait tous les jours contre cette envie de tout lâcher : sachant que jamais les Orphelins ne s’en remettraient. Ebba non plus peut-être… En la regardant au feu rouge, il se jura de ne jamais la faire pleurer : de ne jamais déformer ce visage par la tristesse, seulement par la joie.

“Très… On l’essayera un jour, si tu me bats.” Car être ensemble ne voulait pas dire qu’ils ne continuaient pas à s’affronter sur l’asphalte comme deux bons Némésis digne de ce nom.

Il passa sous silence le reste, se contenta de répondre avec quelques mots et une question. Rien de plus. Il ne voulait pas s’attarder et détruire le moment qu’ils allaient passer ensemble avec cette morosité quotidienne. Il se le refusait. Ebba comprit et elle n’insista pas. Quelque chose pour lequel il lui était reconnaissant. Cela était assez difficile comme ça pour avoir envie de ramener sa fille entre eux constamment. Il devait passer à autre chose, sans pour autant l’oublier. L’art de faire dans le compliquer, en outre. Embrassant délicatement sa main pour la remercier, il raffermit également sa poigne pour qu’elle ne lui échappe pas. La voiture garée, Ebba dans ses bras, ils marchèrent vers le cinéma en souriant à l’idée que Jack prenne soin de la belle.

“Il faut bien que connaître un docteur soit utile non ?” Il lui sourit en coin et embrassa ses cheveux en se forçant à garder ce sourire heureux sur son visage. Il paraissait que ça lui allait bien.

Prenant l’ascenseur, histoire d’avoir un peu plus à un moment à eux : Jack attend jusqu’au dernier moment, retient son souffle avant d’embrasser fougueusement son rendez-vous en collant son corps au sien. Il avait envie d’elle, un peu plus à chaque fois. Une secousse et puis la lumière qui flanche. Instinctivement, il serra Ebba un peu plus contre lui en fronçant les sourcils avant d’hocher négativement la tête. Non. Il n’avait rien fait. Les mots de la belle tombent à l’eau alors qu’il appuie sur la cloche et fait comprendre avec des réflexions cinglantes, sarcastiques que l’opérateur ferait bien de faire son travail et trouver une solution pronto. Il lui annonce la sentence. Deux heures. Cent vingt minutes à attendre dans cet endroit exigu. Cela l’énerve, le rend fou de rage. Il frappa d’ailleurs la paroi de l’ascenseur comme si cela pouvait le calmer, mais rien n’y faisait. Rien ne voulait suivre un cours normal dans sa vie. Comme si elle ne voulait pas qu’il soit heureux, qu’il remonte la pente. Il regarda Ebba qui se faisait encore plus douce pour contrebalancer la mauvaise humeur du docteur. Elle semblait d’une humeur bien plus taquine que lui, mais surtout, pas du tout embêtée par la situation. Jack ferma les yeux en sentant les baisers d’Ebba dans son cou alors que ses bras encerclaient doucement sa taille.

“Ce qui me dérange, c’est que je voulais juste avoir une soirée tranquille avec toi… Mais c’est trop demandé.” Il souffla longuement et baissa sa tête pour pouvoir la glisser dans le cou de la belle. “J’ai jamais été bon aux devinettes, de la bande je suis le pire.” Et ce n’était un secret pour personne à l’Orphelinat. Il s’écarta pour la regarder et l’embrassa. Doucement et puis avec un peu plus de fougue. Puisqu’ils devaient attendre…

Il rouvrit ses yeux, chercha la caméra du regard avant d’enlever sa chaussure et de l’exploser. Puis il revenit auprès d’Ebba et avec passion l’embrassa en glissant sans attendre ses mains sous son haut pour caresser doucement sa peau.

“Mettons ce temps à profit…” Jack avait envie de la belle. Il en avait envie depuis des semaines mais ne se sentait jamais d’attaque. En cet instant, alors qu’il était toujours énervé de la situation : il la désirait encore plus et en collant son bassin au sien il lui fit sentir. Il dévora son visage, puis sa mâchoire et enfin son cou de tendres baisers.


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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Sam 15 Fév 2020 - 23:36 )

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Jack & Ebba
Donner un air léger à cette soirée, c'est ce que j'essaie de faire. Apaiser l'âme de Jack en jouant de mes sourires et de mes regards. De cette alchimie qui s'est tissée au fil de nos rencontres. De cette attirance d'abord mise à nue sur l'asphalte avant de venir nous caresser dans des rencontres plus privées. Ne pas aller trop vite non plus, juste pour ne pas briser cette magie fragile, mais bien présente, qui s'installe et se renforce. Malgré les coups durs de la vie. Les saloperies qui nous happent et nous ballottent au point de nous jeter violemment contre le mur. Cassant nos êtres sans ménagement. Fracassant Jack comme s'il n'était qu'un fétu de paille. Alors j'allie la douceur de mes mots à la profondeur de mon regard, pour accrocher son esprit torturé. Rendre son vague à l'âme moins tortueux. Même si c'est juste le temps d'une soirée. Même si je suis prête à tout tenter pour que ce temps dure et perdure. Je suis consciente que le chemin sera compliqué. Long. Que derrière cette aisance à me faire sourire il y a la douleur d'un père, qui ne disparaîtra peut être jamais. Cette douleur de la perte d'un enfant. Que tout l'amour du monde ne pourrait apaiser. Alors le mien ne sera jamais suffisant, je le sais. Mais je peux essayer pas à pas de rendre le voile moins pesant. De mettre un peu de lumière dans cette étendue sombre qui depuis cette annonce entoure la silhouette de Jack. Je peux espérer lui faire toucher à nouveau les étoiles au lieu du vide sidéral.

Il y a cette sécurité que je découvre entre ses bras. Cette chaleur nouvelle qui aiguise ma gourmandise que les baisers et les frêles touchés n'apaisent plus. « Attention que je n'abuse pas de cette utilité. »  Cette idée ne fait pas que passer par la tête elle se dépose doucement en son centre. Rendant plus évident le fait que je voudrais abuser de la présence de Jack à mes côtés. A chaque minute du jour. A chaque minute de la nuit. « Je pourrais faire exprès de tomber malade monsieur le docteur. » Mais pour le moment je vais profiter de notre promiscuité  dans l'ascenseur qui nous mène à la salle de projection. Et je ne suis pas la seule à profiter de cette situation. Vu le baiser que m'offre Jack. J'en ai le palpitant tout émoustillé et pas que le palpitant. Mon être tremble impatient d'en avoir plus. Alors que dans la logique il va falloir qu'il attende au moins le temps du film et du repas qui va suivre. Tant pis je serais plus affamée. Mais c'est s'en compter sur les coups du sort. L'ascenseur se stoppe et les lumières se coupent. Ce qui fait changer le médecin de comportement. Je sens son irritation. Sa rage de se voir encore pris dans le tourbillon de la vie qui s'acharne. Je comprends bien que son comportement est plus un amalgame de tout. Un ras le bol. Il voulait juste une soirée tranquille et même ça on est pas capable de lui donner. Je reste calme essayant d'apaiser la bête qui souffre et qui se sent coincée. Un animal pris au piège est capable de se ronger une patte pour se libérer. Jack en serait bien capable également à cet instant. Et cette sensation de tristesse, de peine, de mal être me serre le cœur comme jamais.

« Mais on va avoir une soirée tranquille. On est ensemble et c'est l'essentiel. Tu ne crois pas ? » Je veux lui montrer le positif. Qu'importe la situation l'important c'est qu'on soit là tous les deux. Je lui propose même de jouer aux devinettes, ayant une petite idée derrière la tête. Je ne vois pas un jeu de devinette simple. Je compte bien l'agrémenter. « Je suis sure qu'à celui là tu serais gagnant. » Et mon souffle se fait plus court suite à ce nouveau baiser. Le situation me met mille idées en tête. Envie de me brûler les ailes. Envie d'incendier le corps du beau gosse. Envie de chercher l'ivresse dans cet instant. Je n'ai même pas le temps de dire quoi que se soit que Jack tire sur la caméra. « Je ne savais pas que tu jouais les délinquants. » Petit sourire provocateur. Mais je suis rapidement entre ses bras. Saisi d'un frisson bien plus provocant, plus ensorcelant quand Jack glisse ses mains sur ma peau. Mes lèvres s'offrent, et je succombe. « Première devinette. Comment comptes-tu le mettre à profit ce temps qui nous est si gentiment offert ? » Je connais déjà sa réponse. Son bassin collé contre le mien vient de me la donner à cet instant. Et mes reins qu se cambrent sous cet assaut est la mienne. Ses lèvres émoustillent ma peau avec audace. Mes mains se glissent dans l'ouverture de son manteau pour venir défaire les boutons de sa chemise. Frôler son torse de ma peau. Goûter du bout de mes doigts à la douceur enivrante de sa dextre. Je soupire. Mes yeux plongent dans les siens, il y a peu de lumière mais suffisamment pour voir l'océan bleu de son regard s'éclairer de désir brûlant. Mes lèvres s'emparent des siennes. Une de mes mains  part dans sa nuque jouant contre sa chevelure, alors que l'autre s'égare sur ses muscles finement dessinés. Fébriles et impatientes elles arpentent ce corps que je veux mien. Je le sens lâcher prise et je compte l'accompagner au bout de cette descende qui s'annonce intense.  


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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Mar 25 Fév 2020 - 20:54 )
S’accrochant au regard azur de la belle, Jack faisait son possible pour oublier le reste. Il devait effacer cette douleur dans sa poitrine qui allait le rendre fou. Il devait contenir cette rage qui le consumait de l’intérieur : retournant ses entrailles et mettant ses nerfs à fleur de peau. Il veut aller mieux… Mais une part de lui se le refusait. Comme si être heureux sans Mia serait la trahir, la trompée : bafouée sa mémoire et ce qui lui était arrivé. Jack avait peur, il était terrorisé de passer à autre chose, car il ne savait pas ce qu’il l’attendait. Ce soir, il était bien décidé à ne pas se laisser envahir et happer par des idées sombres. Il voulait sincèrement passer un bon moment avec celle que son cœur avait choisis et qui avait sa main dans la sienne. Ebba était là. Les orphelins aussi. Pourtant, ils ne pouvaient pas lui apporter cet amour qu’elle semblait avoir pour lui. C’est naturellement qui lui proposa d’être son médecin personnel si jamais elle venait à être malade et elle ne mit pas de temps à répondre : provoquant un peu plus Jack qui sourit doucement.

“Et je serais obligé de venir pour m’occuper de toi.” Cela ne le dérangerait pas le moins du monde. Il fallait bien que ses talents de docteur servent à autre chose qu’à découper des morts.

L’ascenseur mit fin au premier baiser, qu’il reprit rapidement une fois les portes fermées avant que les choses ne se compliquent. La colère, cette bête féroce et sans pitié, s’échappa de sa cage et explosa au grand jour : rendant presque fou de rage Jack qui s’emballait pour rien. La goutte d’eau qui faisait déborder le vase. La goutte de trop. Alors, il ne trouve rien de mieux que de faire comprendre au pauvre opérateur qui ne pouvait rien faire que cette situation ne lui plaisait pas. Que pouvait-il faire d’autres ? La douceur d’Ebba le fit revenir sur terre… En quelque sorte. Assez pour le calmer et qu’il vienne passer ses bras autour d’elle. Il hocha la tête quand elle affirma que l’essentiel était qu’ils étaient ensemble. Elle avait raison, mais il était incapable de le voir clairement : bien trop aveuglé par la rage encore présente dans son être. Alors, Jack décide d’utiliser cette fureur de vivre pour autre chose : la mettre à son service plutôt que d’en être la victime. Armé de sa chaussure, il explosa la caméra et laissa Ebba commenter sur son action.

“Je suis loin d’être un ange.” Et il l’avait prouvé à l’orphelinat et à l’école, même s’il s’était bien calmé par la suite.

La jolie blonde semblait réellement vouloir jouer aux devinettes, ou tout du moins prétendre, mais Jack n’avait pas envie d’attendre, de jouer. C’est pourquoi, sans attendre, il attrapa passionnément ses lèvres et colla son corps au sien : montrant son désir ainsi que son impatience. Encore une fois, il voulait utiliser cet instinct de survie, ce sentiment ravageur qui était né de la panne pour tourner la situation à son avantage. Il le devait. Cela était essentiel. Il défit son manteau puis les boutons de sa chemise pour qu’elle puisse toucher sa peau.

C’était à son tour de venir la caresser. Il glissa ses mains sous son chandail et caresser de sa dextre la poitrine de la belle à travers le tissu de son soutien-gorge alors que ses lèvres continuaient de dévorer celle d’Ebba. Son autre main glissa le long de ses cuisses pour passer sur l’intimité de la belle sans pour autant que le contact soit complet.

“Tu veux attendre…?” Souffla-t-il finalement, comme prix par un élan de lucidité : “Je… Je suis désolé.” Il avala sa salive : “Le faire dans un ascenseur… Ce n’est pas comme ça que je voyais notre première fois ensemble.”

Retour à la réalité pour Jack qui avala à nouveau sa salive en retirant sa main du soutien-gorge de la belle ; en s’éloignant un peu pour remettre de la distance entre eux. Il ne voulait pas presser les choses et voilà qu’il faisait l’inverse. Ces derniers temps, il ne se reconnaissait pas et ce qui venait de se passer était la preuve que quelque chose n’allait pas avec lui.

“Ce n’est pas comme ça qu’on doit traiter une femme… Surtout une comme toi.”


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Sujet: Re: (terminé) [hot] Réacclimatation à la vie. || Ebba ( le Ven 28 Fév 2020 - 16:27 )

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Jack & Ebba
Je sais que la route que j'ai décidé d'emprunter avec Jack sera complexe. Le douleur qu'il porte dans son cœur, ne guérira pas facilement. Mais je suis prête à relever le défi. A me battre pour qu'on puisse marcher côte à côte et affronter ensemble cette épreuve que le destin lui a envoyé. C'est par petite goutte que j'apaise sa souffrance immense. Des petits riens qui mis bout à bout formeront une barrière contre le mal qui le ronge. Des petits riens qui combleront le vide causé. Comme cette soirée que l'on s'apprête à partager.  Rien d'exceptionnel. Un ciné, un restau. Mais avec comme importance le fait d'être tous les deux. A deux tout est plus facile à affronter. Les murs se font moins hauts. Les ravins moins larges. Et c'est dans cette optique que je vois notre soirée. Et elle commence bien, avec ces petites taquineries qui nous sont propres et qui montrent l'attachement qui se construit. Et l'un comme l'autre on est des plus emballés à se retrouver pour n'importe quelle occasion. Déjà il y a la passion de la vitesse qui nous donne tout le loisir de croiser le fer au cours d'une course. Et là c'est ma santé qui vient au centre de la conversation. Il est sûr que je vais abuser de la bonté du beau médecin même pour un petit nez bouché. Pourquoi me priver alors que c'est si gentiment proposé ? « Voilà tu as tout compris doc. » C'est donc enlacé que l'on entre dans le hall du cinéma. Avant de nous glisser dans l'ascenseur.

Les escaliers nous auraient fait faire de l'exercice, mais l'espace réduit de l'ascenseur et l'idée de la proximité ont raison de nous. Et si à peine les portes refermées un baiser nous apporte. C'est la colère qui gagne rapidement Jack au moment ou nous subissons une panne d'électricité. Je le savais en rage après la vie et tout ce qu'elle offre. Mais là je vois le visage que sa souffrance revêt. Ce visage ne me fait pas peur. Et j'use de tendresse, de patience pour ramener le beau gosse à la raison. Après tout il n'y a rien de grave et on est ensemble. La situation pourrait tourner à notre avantage. Nous donner l'opportunité d'un instant d'intimité. Deux heures à tuer, vu ce que lui répond le service dépannage. Mais Jack semble bien loin de cet état de fait. Il voit juste le mauvais côté de la situation. Et en devient fou. L'ascenseur reçoit sa colère. Enfin la caméra qui se fait dégommer d'un coup de chaussure. Je prends sa réaction côté plaisanterie en le titillant. Sur son côté ange et démon. « Je vois ça. Tu es aussi bon tireur que conducteur. D'autres talents cachés monsieur Delaney ? » Et en un claquement de doigt sa douceur se change en un appétit vorace. Ses lèvres se font affamées contre les miennes. Troublant mon être d'avantage. Il n'y a rien eu de charnel entre nous. Même si l'envie nous a caressé plusieurs fois. Et là au contact de son corps contre le mien. Je sais que le désir est violent au creux des reins du pilote. Le sentir contre moi aussi excité, réveille mon appétit. Nos mains cherchent la peau. Ma respiration suit le rythme endiablé qui vient me chavirer. Tout va d'un coup très vite. Peut être trop. Oui j'ai envie de lui. J'ai envie de chavirer et de me laisser couler. Mes doigts trouvent le chemin de son torse. Je sens sa peau frissonner sous mes caresses. Et à son tour il s’emparer de la mienne. Ma poitrine durcit sous son touché et ma féminité s'affole de ce frôlement trop discret. Mes ongles marquent, sous cet effet frivole et sensuel, son torse.

Je regarde Jack avec étonnement quand il me demande si je veux attendre. A cet instant non. Il m'a trop incendié pour ne pas céder au désir qui m'habite. Et qu'il a rendu vorace par ses impulsions torrides. Mais je n'ai pas le temps de répondre qu'il se dit désolé. Ce n'est pas de cette façon qu'il voyait notre première fois. « Une saveur sulfureuse n'est pas désagréable non plus pour une première fois. » Je viens  frôler sa joue. Je ne veux pas qu'il se sente coupable. J'en ai autant envie que lui. En plus il m'a sérieusement enivré. Sa main abandonne ma poitrine et il met de la distance entre nous. Je ne le quitte pas des yeux. Je ne forcerais rien. Je le sens tellement désemparé. Presque choqué par son propre comportement. Je m'approche et caresse doucement son dos. « Arrête veux tu. Je ne suis pas une jeune vierge sans expérience. Tu n'as rien fais de déshonorant ou de mal Jack. On n'est plus des gamins. Et tu as juste réagit comme un homme poussé par les cumuls de la vie. Et surtout par l'envie de luxure. Je te jure que d'être bousculée de la sorte est des plus agréable. Et encore plus quand on désire ardemment son partenaire. Il n'y a rien de déshonorant dans tes gestes. » Mes lèvres effleurent son cou, alors que ma main glisse sur ses fesses. « L'idée d'être à toi dans un ascenseur ne me fait pas peur. Je trouve cela terriblement excitant même. Mais si tu veux rester sage. Je n'irais pas contre ta volonté. »

Je mordille le lobe de son oreille, la peau de son cou. A chaque mot mon souffle effleure son être. Mon regard vient de temps à autre heurter le sien. S'il est clair, il est éclairé de la flamme qui habite toute femme voulant s'offrir. Ma main passe de ses fesses à sa hanche puis elle vient titiller sa virilité contre le tissu. Je pose ma bouche contre le sienne.  L'embrasse langoureusement alors que ma main défait son pantalon et se glisse contre son sous vêtement. « Chut ne dit rien. Laisse toi faire. Laisse moi faire. Tu verras comme je peux te faire du bien. Ferme les yeux et savoure Jack. » Mes doigts entourent sa virilité et commencent leurs caresses. « Décroche Jack. Lâche prise. Pense juste au plaisir qui s'invite. » Je l'embrase à nouveau et je descends doucement, laissant ma langue goûter à sa peau légèrement dénudée. Je me mets à genoux et dans un geste doux je viens entourer de ma bouche sa virilité. Comptant bien lui faire oublier sa colère par mes caresses. Deux heures à tuer j'ai largement le temps de faire chavirer le beau Jack. Et je vais m'y appliquer.


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