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- [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Aisha Njoya10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Aisha Njoya
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Sujet: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Dim 12 Jan 2020 - 0:36 )
Parcourir les quelques mètres qui la séparaient de son lit, sonnait comme une épreuve pour Aisha. Pourtant elle puisa dans les dernières forces qu’il lui restait pour enlever ses chaussures avant de se laisser tomber par-dessus les draps. Malgré son état de fatigue visible à l’œil nue, elle savait très bien que le sommeil ne viendrait pas tout de suite à cause de son cerveau toujours en fonctionnement. Pourtant, elle allait devoir se forcer à voler quelques heures de sommeil à la nuit. Autrement, elle serait beaucoup trop fatiguée pour accomplir les tâches ménagères qu’il lui restait. Ces derniers jours avaient été éprouvants pour Aisha. Avec les fêtes, les nombreux diners que donnaient ses maîtres, elle devait ruser pour allier à la fois ses longues journées où elle croulait sous les tâches, et les soirées où elle devait également être présente. Pour l’occasion, sa maîtresse avait pris le soin d’engager trois personnes en plus avec elle pour assurer le service du soir, le nettoyage et tout ce qui allait avec. Mais ce n’était jamais suffisant pour la jeune femme lorsqu’elle se retrouvait à devoir donner des instructions dans une langue qu’elle maîtrisait à peine, pour mener à bien un repas de soixante personnes. A chaque fin d’année, c’était toujours la même chose ; un nouveau rythme à prendre pour l’Ethiopienne. Pourtant, cette année elle avait plus de mal que d’habitude. Peut-être parce que son corps commençait à fatiguer de ce rythme insoutenable. Ou alors était-ce à cause de la force de sa mère qu’elle n’avait pas cette année… Après des mois à enquêter – bien qu’elle ne comprenne toujours pas pourquoi ça prenait autant de temps – il n’y avait toujours aucune trace de son collier. Et à chaque fois, elle portait ses doigts à son cou avec un espoir de toucher quelque chose. Et à chaque fois, elle se confrontait à l’absence de son bijou de fortune mais auquel elle tenait.

Ce soir encore, à bout de force, elle s’allongea sur le dos avant de laisser quelques larmes coulées. Fatigue qui se mêlait à la tristesse qu’apportait la nuit. Lorsque ses doigts rencontrèrent le vide pour une énième fois, elle entendit presque son cœur se briser dans sa poitrine tandis que sur ses joues se déversèrent un torrent de larmes qu’elle n’arrivait pas à arrêter. Elle était trop fatiguée pour les stopper de toute façon. Au bout de longues minutes à renifler et à laisser tout son chagrin s’exprimer, elle finit par s’assoupir. Ses rêves étaient aussi lourds que son cœur, rendant chaque réveil encore plus éprouvant que lorsqu’elle arrivait à s’endormir. Sous ses paupières closes elle voyait souvent les mêmes visages défilés, dont ceux de sa famille qu’elle s’efforçait de ne pas oublier tandis que leurs traits se floutaient à mesure que passaient les années. Elle était d’ailleurs étonnée de pouvoir encore se souvenir des traits exacts de ce père qui avait fait fleurir sur son dos ce premier arbre fait de chair et de sang. Parfois elle se perdait dans sa contemplation lorsqu’elle se changeait devant le miroir cassé de salle de bain. Jamais bien longtemps à cause du dégoût que lui inspirait ces cicatrices, mais suffisamment pour se souvenir que son rôle sur cette terre était d’obéir. Dans ce florilège de visages, elle avait parfois le plaisir de croiser des têtes inattendues. Dernièrement, c’était Erio qui campait dans son inconscient. Il ne disait rien, il se contentait de la regarder dans un coin avant de souffler en levant les yeux au ciel, comme il a souvent l’habitude de le faire.  

En entendant cogner, Aisha grimaça. Ce n’était rien, juste du bruit, ça finirait par partir. Les coups reprirent une seconde fois, et c’était fichu pour l’Ethiopienne. Le peu de sommeil qu’elle avait réussit à attrapé s’échappa dans un soupir. Qui ça pouvait bien être à une heure pareille !? D’un pas lourd et trainant, ne remarquant même pas que le foulard qui liait habituellement ses cheveux était restée sur le matelas, elle alluma la lumière et ouvrit la porte. « Quoi ? » Grogna presque la jeune femme. Peu importe qui se trouvait derrière, il ou elle allait devoir dégager et vite.



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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
Erio Mazzei
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Jeu 16 Jan 2020 - 2:06 )
Les fêtes de fin d’année sont pour lui des moments commerciaux, loin d’être familiaux. Ca fait bien longtemps qu’il ne prend plus la peine de décorer son appartement, ou de réveillonner avec ses proches. Il a bien fait une exception il y a deux ans pour faire plaisir à son ex-petite amie, mais suite à leur rupture, il a très vite repris ses habitudes et ça lui est bien égal. Du moins, c’est ce qu’il dit officiellement. Officieusement, la période a été compliquée à gérer. S’il s’est efforcé d’être au boulot pendant Noël et le jour de l’an, s’il a pu penser à autre chose, ses soirées après ses longues journées ont été éprouvantes. Il a pourtant eu des propositions, aurait pu s’incruster chez Dario et Sara qui le considèrent comme faisant partie intégrante de la famille, même s’ils doivent souvent gérer son caractère de cochon, mais le policier a tout refusé en bloc et aujourd’hui, n’admet toujours pas que si son début d’année 2020 démarre mal, c’est parce que la précédente s’est terminée avec un sentiment de solitude qui ne disparaît pas. Sans doute est-ce parce qu’inconsciemment, il se disait qu’en rentrant, il trouverait une étrangère squatter son logement. Seulement, il n’a quasi pas vu Aisha et ça s’éternise. Ca devrait lui plaire ; ces dernières semaines, il a pu ramener des femmes chez lui sans la croiser. C’est une bonne chose. Alors pourquoi ressent-il un petit vide ? C’est fou, mais il a presque réussi à se faire à cette présence. Et c’est nul. Qui plus est, cet hébergement est provisoire et ils ne se côtoieront pas indéfiniment. Il faudra bien qu’elle s’en aille à un moment et ça lui fera des vacances de ne plus l’avoir dans ses pattes. Il n’attend que ça, récupérer son cocon, se retrouver seul tous les soirs. Ou alors essaie-t-il de s’en convaincre. Peu importe.

Allongé sur le lit, les yeux fixant le plafond, Erio se laisse aller dans ses pensées macabres. Cette enquête non résolue et qui le bouffe un peu plus chaque jour, ce qui le ramène vers les proches des victimes, et automatiquement vers sa colocataire à temps partiel. Dans un soupir, il se redresse et saisit ses chaussures qu’il remet, attrape sa veste dans laquelle il plonge une petite boîte et tout en grommelant quelque chose d’incompréhensible, il s’éclipse du bâtiment pour se diriger vers un autre, en voiture. Ce qu’il y a de plus chiant, c’est qu’il est obligé de se déplacer pour la contacter. Tellement hors du temps qu’elle n’a même pas un téléphone portable pour communiquer et autant dire que ça lui aurait fait gagner des minutes. Si ça n’avait pas été ça le problème, Erio en aurait trouvé un autre, parce qu’à l’instant T, il a juste envie de ronchonner.

Après le trajet, il entre dans l’immeuble dont l’entrée a été forcée et, tout en se disant que l’endroit n’est pas sécurisé, cogne à plusieurs reprises contre la porte d’Aisha, jusqu’à ce que cette dernière l’ouvre. « Ouvre pas la porte comme ça putain. » grogne-t-il, avant de poser son attention sur son visage fatigué, mais surtout ses cheveux qu’il voit pour la première fois. Des boucles dessinent son visage, le mettent en valeur. Elle les cache à chaque fois, alors qu’elle n’en aurait pas besoin, mais ce choix est peut-être religieux, ou vient d’une tradition impossible à juger. Intérieurement, Erio se dit juste que ça lui va bien. « Tu retiens rien ou quoi ? » Mais il ne le dira pas. Au lieu de ça, il préfère rebondir sur son acte. N’importe qui aurait pu se trouver derrière à sa place et n’importe quoi aurait pu se dérouler. En l’observant d’un peu plus près, il remarque ses yeux fatigués, rouges. « Allez bouge-toi, va mettre tes chaussures, on sort. » C’est brusque, ça ne sonne même pas comme une proposition. Il impose juste son choix de l’embarquer avec lui à une soirée, sans lui demander son avis. La vérité, c’est qu’il n’aime pas beaucoup la distance prise ces dernières semaines, par la force des choses et qu’il a décidé, sans l’admettre, qu’il allait régler le problème.


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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Jeu 16 Jan 2020 - 2:59 )
A peine avait-elle ouvert la porte qu’elle était prête à la refermer lorsqu’elle reconnu la voix d’Erio. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire là à une heure pareille ? Et ce n’était pas parce qu’elle ignorait l’heure qu’il était exactement que ça lui donnait tous les droits de débarquer chez elle comme ça. Mal réveillée, les yeux sûrement explosés, des mèches bouclées tombées devant son visage, Aisha poussa un grognement de mécontentement avant de pousser un soupir. Elle aurait bien voulu l’insulter en utilisant les nombreux nouveaux mots qu’il lui avait appris lors de leurs dernières rencontres, mais elle était trop fatiguée pour penser à quoi que ce soit. Elle avait juste envie de lui demander de partir pour qu’elle puisse retourner dormir. La journée qui l’attendait le lendemain lui pendait au nez de sorte qu’elle en était fatiguée d’avance, et si elle ratait ne serait-ce que les quelques minutes de sommeil qu’elle pouvait voler à la nuit, elle savait très bien qu’elle ne saurait pas gérer. Traduction : elle se prendrait des remarques de sa maîtresse qui ne manquait pas d’inventivité lorsqu’elle devait qualifier le travail de l’Ethiopienne, ou la jeune femme en elle-même. Poussant un soupir tandis qu’il avait repris la parole, elle tourna les talons en laissant la porte ouverte, qu’il continue de parler s’il le voulait elle avait mieux à faire. A peine avait-il fini de faire ce qui ressemblait à être la morale, que la jeune femme s’était déjà laissée tombée sur le vieux matelas qui lui servait de lit de fortune et qui, même s’il ne valait pas le canapé-lit de chez Erio, faisait tout de même bien le boulot. La fatigue pesait si lourd sur les paupières d’Aisha qu’à peine avait-elle posée la tête contre son oreiller qu’elle se sentait partir vers un monde de songe. Pourtant, elle arrivait encore à sentir le lieutenant dans son studio, et pas seulement parce que rien que sa présence lui était bruyante, mais parce qu’il faisait tout pour se faire remarquer. Vacillant entre le rêve et la réalité, lorsqu’il l’invita à mettre ses chaussures, ce ne fut pas la voix d’Erio qu’elle entendit, mais celle de son maître qui lui donnait un ordre. Sans réfléchir une seule seconde, elle s’exécuta et enfila ses chaussures en confondant la droite et la gauche. « Oui monsieur. » Répondit en même temps la jeune femme qui se leva en passant une main rapide dans ses cheveux qu’elle arrangea de sorte à ce qu’ils ne tombent plus devant son visage. Mimant un élastique qu’elle attachait autour, elle ne se rendait même pas compte que son geste était vain car elle n’avait ni élastique, ni couvert ses cheveux. Alors comme quelques secondes plus tôt, ils tombèrent en cascade autour de son visage et devant ses yeux. Un regard jeté à ses pieds et elle se rendit soudainement compte de l’absurdité de comment elle avait enfilé ses chaussures. Dans un autre grognement, elle se laissa à nouveau tomber sur le lit, les pieds collés au sol. « Chaussures mal… » Elle n’acheva même pas sa phrase tant elle n’avait pas l’énergie. Levant la tête pour voir son interlocuteur, Erio apparut à nouveau sous ses yeux. Ah, c’était donc lui. « Viens mettre. » C’était plus un ordre qu’une invitation, chacun son tour. Tendant ses jambes devant elle qu’elle remua de haut en bas, elle l’encourageait vivement à l’aider à enfiler ses chaussures du bon côté s’il voulait qu’ils sortent. Mais d’ailleurs, sortir pour aller où ? « Erio, dépêche. On sortir pas comme ça. » Oui, quand elle manquait de sommeil, Aisha manquait de patience.



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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Ven 17 Jan 2020 - 0:04 )
La suivant à l’intérieur de chez elle, Erio jette un œil automatique autour de lui. Il connait ce studio pour y être entré après son agression et si au début, ça ne lui sautait pas aux yeux, il se rend compte aujourd’hui que son logement est petit. Trop pour une seule personne. Il est facile de tourner en rond et imagine que parfois, elle doit se sentir oppressée. C’est du moins la sensation qu’il ressentirait en vivant dans un pareil endroit. La vie est chère, l’immobilier également et il se doute qu’elle n’a probablement pas les moyens de viser un lieu plus confortable.
Alors qu’elle s’adresse à lui, l’italien ne réagit pas au mot avec lequel elle définit, mais prend ça comme de la provocation. Un terme utilisé pour lui faire comprendre qu’il donne un ordre et que ça la fatigue. Erio ne s’en excuse néanmoins pas. Il a conscience d’abuser, qu’il devrait la laisser se reposer, mais il reste planté non loin d’elle, à l’observer enfiler maladroitement ses chaussures dans le mauvais sens. Un air amusé qu’il cache expressément, le policier roule des yeux dans un soupir. « Me donne pas d’ordre ok. » dit-il, alors qu’il s’approche et s’exécute. Des gestes contraires à sa parole. Il saisit ses pieds, retire les chaussures, en attribue la première au bon pied et les yeux plantés dans les siens, pour observer sa réaction, chatouille le dessous du deuxième pied, avant de l’affubler de son soulier. « Allez, bouge. » Là, il attrape sa main pour la redresser, l’oblige à se lever du lit et en faisant quelques pas dans le studio, prend au passage le manteau d’Aisha pour la recouvrir de ce dernier ainsi que ses clés. Il voit bien qu’elle manque d’énergie, que si elle le suit à l’extérieur, c’est parce qu’il la pousse dans ce sens et quelque part, ça lui fait plaisir.

Après avoir fermé la porte derrière eux, il capture la main de l’éthiopienne et la guide vers la voiture garée devant l’immeuble. Il lui ouvre la portière, pas parce qu’il est galant, mais parce que ce soir, elle est lente et qu’elle leur fera perdre plus de temps. Silencieux, il s’engouffre à son tour et sans attendre, démarre son véhicule, avec une idée bien précise en tête. Ce soir est organisée une petite fête sur le toit d’un bâtiment. S’il en a entendu parler, c’est parce qu’un de ses amis l’y a invité, mais il n’était pas d’humeur a accepté. Visiblement, il a changé d’avis. Pendant le trajet, il ne manque pas de poser son attention sur sa voisine, constatant que ses cheveux sont, cette fois-ci, libérés et que des mèches rebelles tombent sur ses yeux. « T’iras pas trop loin. » Autrement dit, il préfère qu’elle le colle, plutôt qu’elle se noie dans la foule de gens et s’éloigne de lui. Même s’il trouverait ça cool qu’elle puisse discuter avec des gens qu’elle ne connait pas, communiquer, sympathiser, Erio n’est pas à l’aise avec l’idée de la laisser seule face à des types dont les intentions ne seront pas tous bonnes. « T’es plutôt bien gaulée, les mecs vont avoir faim, alors tu t’éloignes pas trop. » Lui-même drague à chaque occasion qui se présente et en général, ne termine pas ses nuits seul. Aisha est maîtresse de ses actes… Mais ce soir, non. Il tient à la ramener avec lui. Et de toute façon, il ne l’a pas embarquée à cette soirée pour qu’elle se casse avec un étranger. « T'as le vertige ? » demande Erio, en voyant l'immeuble se dessiner. Celui-ci fait six étages et ce n'est pas le plus haut à Naples, mais au sommet, c'est toujours impressionnant.


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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Ven 17 Jan 2020 - 0:25 )
Allongée sur le lit, Aisha essayait de garder les yeux ouverts mais ses paupières étaient si lourdes qu’elle avait du mal. N’importe qui aurait constaté de son état l’aurait laissé tranquille. Mais pas Erio. Il était si bête et enquiquinant qu’il ne comptait rien lâchait et elle le savait. Tandis qu’il grognait, elle continuait de battre les jambes pour qu’il s’exécute parce que le temps pressait. Plus vite ils iraient, plus vite elle pourrait dormir, peu importe ce qu’ils étaient sur le point de faire. En sentant les doigts du policier s’atteler à ses pieds, un sourire étira les lèvres de l’Ethiopienne qui ne manqua pas de faire comme si elle le frappait de son pied en sentant qu’il lui chatouillait la plante. Enquiquinant. « Toi pas donner ordre ! » Répliqua Aisha qui se leva d’un bond de son lit, aidé par la main vive d’Erio qui ne lui laissait de toute façon pas le choix. Le temps pour elle se frotter à nouveau les yeux et son manteau était déjà sur ses épaules ; ils étaient prêts à partir. Elle n’était pas encore bien réveillée, donc si les choses se passaient mal et qu’on lui demandait pourquoi elle n’avait pas riposté, elle dirait que sa force comparée à celle d’Erio la contraignait de devoir le suivre. La réalité n’était pas tout à fait ça. Le voir faisait plaisir à la jeune femme – qui ne l’avouerait jamais. Elle ne s’était pas rendue compte d’à quel point la présence du jeune homme avait pu créer un vide tant elle avait été occupée ces dernières semaines. Alors qu’ils marchèrent jusque la voiture, elle jeta un regard dans sa direction, un mince sourire au coin des lèvres qui disparu aussitôt qu’elle cru croiser son regard. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle était ravie de ce qu’il se passait là. Même si, quelque part, elle l’était.

Installée dans l’habitacle chaud, elle trouva rapidement une position confortable alors qu’elle bouclait sa ceinture de sécurité. La tête presque collée à la vitre, elle essayait de ne pas se laisser bercer par les mouvements du véhicule et par le ciel dégagé où seulement quelques étoiles étaient présentes. En entendant la voix du lieutenant, elle tourna la tête dans sa direction avec un sourcil arqué. Elle avait compris ce qu’il lui disait. Du moins, elle avait compris que c’était plus un ordre qu’un conseil. Elle ne devait pas s’éloigner. Là encore, elle ne savait pas pourquoi il pensait que c’était ce qu’elle ferait là où ils allaient. Elle avait déjà à peine envie de voir Erio – faux – qu’est-ce qui lui faisait croire qu’elle apprécierait la compagnie d’autres personnes. Au moins elle connaissait son boulet, elle resterait accrochée à lui. « Faim ? » Répéta Aisha. « Aisha faim aussi. » Souffla-t-elle, peu certaine de ce qu’il entendait par-là. En ce qui la concernait, elle avait à peine eu le temps de se nourrir depuis quelques jours. Elle grignotait ici et là pour avoir la force nécessaire de tenir la journée, mais ça s’arrêtait à. Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas connu de repas complet. « Vertige ? » Répéta la jeune femme. « Peur du haut ? » Elle avait déjà entendu ce mot, elle voulait juste confirmation de ce que ça voulait dire. Elle ne s’était jamais vraiment posée la question de si elle avait peur de la hauteur ou pas. Elle le découvrirait sûrement ce soir. « Erio… ? » Demanda calmement l’Ethiopienne qui cherchait ses mots pour ne pas paraître plus bête qu’elle ne l’était déjà. Elle voulait formuler une bonne phrase, au moins une. Parce que cette question serait primordiale pour le reste des événements. « Ca… »Elle désigna lui, puis elle d’un geste de la main. « Tu kidnappes ? » Sa voix était peu sûre, mais elle voulait être sûre qu’elle n’était pas en train d’être enlevée. S’il lui répondait par la positive, elle hocherait la tête avant d’ouvrir la portière et de se mettre à courir à toute vitesse en pleine nuit. S’il lui disait non, alors elle aurait encore plus de questions.



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Ven 17 Jan 2020 - 1:18 )
Evidemment, Erio devait se douter que le terme employé n’aurait pas le même sens à ses yeux. Même s’il essaie de faire attention à ce qu’il dit, pour qu’elle comprenne, sa familiarité ne disparaît pas en claquant des doigts et de toute façon, il ne cherche pas à changer son vocabulaire. En revanche, il se montre plus explicite et a un peu plus de patience qu’auparavant. Du moins, à certains moments. « T’as pas bouffé ? » s’étonne-t-il, en secouant la tête et revenir au sujet principal : les hommes. Il voit déjà les regards se poser sur la silhouette d’Aisha, les mecs la reluquer de haut en bas, sans se gêner et ils n’auront aucune gêne à s’en approcher pour lui faire des avances, lui souffler de jolis compliments qu’ils ne penseront qu’à moitié, dans le seul but de partager ses draps en bonne compagnie. Tout ça, il connait très bien et il souhaite que ça ne lui échappe pas. « Les mecs viennent pas seulement pour boire et s’éclater. A ce genre de soirées, ils aiment bien draguer les nanas et s’ils peuvent en ramener une dans leur pieu c’est un gros bonus. » Ne sachant pas s’il est clair dans ses propos, il ajoute : « Ils ont faim quoi. Ils ont juste envie de se taper une fille. » Est-ce que c’est compréhensible ou est-ce qu’il s’agit encore d’une expression trop flou pour qu’elle sache où il veut en venir ? Erio n’est pas très pédagogue et a souvent la sensation de devoir se reprendre à de nombreuses reprises pour que la communication passe. Ce qu’il fait une nouvelle fois pour être certain que le message passe. « Ils voudront te ramener chez eux pour coucher avec toi. C’est bon, là, tu captes ? » questionne l’italien qui n’a jamais passer autant de temps à se répéter pour dire la même chose. Ca lui semble tellement important. C’est malheureux de devoir demander à une femme de faire attention à ce qui l’entoure pour ne pas qu’un drame arrive.
D’un signe de tête, il acquiesce, confirmant ce qu’est le vertige. Lui ne l’a pas. Le monde, il le préfère là-haut. Tout lui semble plus petit, plus beau, moins problématique, alors que tout est obscur. L’innocence, il ne l’a plus depuis des années et avec tout ce qu’il voit au quotidien, ça ne reviendra jamais. « Ouais ? » Il tourne la tête seulement deux secondes, assez longtemps pour voir ce qu’elle désigne. Ce qu’il y a de bien avec Aisha, c’est qu’à chacune de ses prises de parole, elle arrive à le surprendre. « Ouais. Et alors, ça t’pose un problème ? » Comment nommer ça autrement ? Il débarque en pleine nuit chez elle, la pousse à s’habiller et sans rien lui annoncer, l’emmène dans un endroit inconnu. « Tu flippes ? » Là, il se gare enfin et ouvre le tableau de bord duquel il sort un crayon feutre noir. « Tu as déjà été à une soirée où tu peux bouffer gratuitement et boire c’que tu veux sans te préoccuper de ton fric ? » l’interroge Erio, en agrippant son bras. Parce que lui, c’est son quotidien. Pas qu’il est radin, mais tout ce qu’il y a de gratuit, c’est pour lui. Sur sa peau, il écrit son numéro de portable et note « si je suis perdue, contactez Erio », afin que l’on puisse l’appeler si nécessaire.


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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Ven 17 Jan 2020 - 1:47 )
A sa question, elle se contenta d’hausser les épaules. Bien sûr que non elle n’avait pas mangé, où aurait-elle trouvé le temps ? Elle préférait passer ces informations sous silence pour ne pas se prendre une remarque de plus de la part d’Erio. Il avait les commentaires faciles dès qu’il s’agissait d’Aisha à toujours lui faire la morale. La preuve pas plus tard qu’il y avait à peine une dizaine de minutes lorsqu’elle avait ouvert la porte sans même vérifier l’identité de la personne qui se trouvait derrière. A sa décharge, elle était dans un état de fatigue tellement intense qu’elle n’a pas pensé une seule fois au danger que son geste pouvait représenter. Au pire, si elle meurt elle meurt. Qui allait la pleurer ? Ses maîtres parce qu’ils n’auraient plus personne sur qui se défouler ? Sûrement. Erio ? Peut-être. Elle reporta son attention vers la vitre, regardant le paysage napolitain défiler à la lueur de la lune, une oreille tout de même attentive aux explications du lieutenant de police. Sans prononcer un mot de plus, elle essayait d’assimiler ses paroles. C’était peut-être parce qu’elle n’arrivait pas à se concentrer ou parce qu’il parlait vraiment mal et vite, mais elle n’arrivait pas du tout à assimiler ce qu’il lui disait. Il utilisait un vocabulaire tellement riche – pour la jeune femme – qu’elle se perdait. A chaque fois qu’elle pensait connaître la définition d’un mot, elle apprenait que ça voulait dire autre chose. « Taper ? » C’était le mot sur lequel elle voulait s’attarder. Ils allaient la battre. Elle avait juste envie de répondre qu’il n’avait qu’à regarder son dos pour réaliser qu’elle avait de l’expérience dans ce domaine, avant de se raviser. Ce n’était pas des informations qu’elle devait divulguer, certaine que ça ne l’intéresserait pas de toute façon. « Hum. » Lâcha Aisha qui commençait à percuter. « Je capte. Oui. » Elle avait lâché ces quelques mots si vite pour masquer l’hésitation qu’elle avait ressenti au moment de conjuguer le verbe.

Pendant quelques secondes, le silence s’installa dans l’habitacle, et ce fut l’Ethiopienne qui le brisa en lui demandant clairement si c’était un kidnapping. Elle n’était pas certaine de la définition alors elle demandait. A nouveau, elle haussa les épaules pour lui répondre. Qu’elle ait un problème ou pas, elle était là, non ? « Non. Pas peur. » La présence d’Erio n’avait rien d’intimidante, au contraire, pour la jeune femme elle était plus rassurante qu’autre chose. C’était bien pour ça qu’elle avait élit domicile chez lui de façon officieuse pendant toutes ces semaines. « Toi nul comme kidnappeur toute façon. » Commenta Aisha qui croisa ses bras sur sa poitrine. Lorsqu’ils arrivèrent devant le bâtiment, la première chose que fut la jeune femme fut de sortir la tête par la vitre pour avoir une meilleure vue de ce qu’il se passait. Ca ne lui inspirait rien de bon. « Quel fric ? » Un rire dans la voix, elle secoua la tête. Sa question elle l’avait compris pour une fois, c’était d’ailleurs ce qui la faisait rire. Elle n’était pas payée pour le travail qu’elle effectuait. Les soirées auxquelles elle participait, c’était elle qui faisait le service. Même si d’un côté, elle arrivait à piquer quelques amuses-gueules ici et là par moments ce qui rendait effectivement la nourriture gratuite. « Eh ! » Objecta Aisha lorsqu’il prit son bras pour inscrire quelque chose dessus. « Lâche ! » Ordonna-elle tandis que sa main libre tapa sur les doigts d’Erio. Lorsqu’il eut fini, elle regarda son bras et essaya de lire ce qu’il y avait d’écrit dessus, mais là encore, elle peina. Contrariée, elle lui arracha le feutre des mains pour attraper à son tour son bras. De sa plus belle écriture, elle écrit « couillon » sur son bras en arabe. Personne ne saurait lire ça, et s’ils y arrivent ça ferait un sujet de discussion. Fière d’elle, elle rangea ensuite le feutre dans la boîte à gants avant de détacher sa ceinture. « Nourrir Aisha, kidnappeur. Faim. » Il l’avait extirpé de chez elle, il assumerait. Sa fatigue était passée, elle voulait manger.



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Ven 17 Jan 2020 - 2:42 )
Malgré les petits coups donnés, Erio ne lâche pas son bras et inscrit son message jusqu’à la dernière lettre, en passant en boucle ses dernières paroles. D’après le ton utilisé, le fait qu’il soit un bien piètre kidnappeur est supposé être une insulte. Pourtant, il ne le prend pas comme tel. Toute sa vie, il n’a eu de cesse de vouloir prendre une route différente de celle de son père. Dans le miroir, il voyait le reflet de celui qu’il aimait tant, qui le protégeait et qui, à côté de ça, pourrissait la vie des femmes qu’il croisait, les torturait jusqu’au dernier souffle. Il a souvent eu peur que la génétique lui donne les mauvais aspects de cet homme qu’il n’a plus revu depuis son incarcération. Lui se trouvait être un bon kidnappeur. Durant des années, il est passé entre les mailles du filet et personne ne le soupçonnait d’être le tueur en série qui effrayait la ville. Naples était dans la terreur et les femmes vivait avec la peur au ventre d’être là au mauvais moment, si bien qu’elles n’osaient plus sortir le soir sans être accompagnée, d’adresser la parole à des inconnus et faisait attention à bien fermer toutes les issues de leurs logements. Il arrivait toujours à se trouver des victimes. Tout ça, Aisha l’ignore, mais il est bien soulagé d’être l’opposé de ce qu’il est et s’il pousse l’éthiopienne à le suivre, ce n’est pas avec de mauvaises intentions en tête. Il n’a aucune arrière pensée, ne compte pas se servir de cette soirée pour l’atteindre. Ce dont il a envie, c’est de pouvoir passer un agréable moment et combler un peu les vides ressentis, même s’il ne décrirait pas son action de la sorte. Perdu dans ses pensées, il ne réagit pas, mais observe avec un regard lointain, la jeune femme saisir à son tour le feutre pour lui noter quelque chose d’incompréhensible. Cette langue, il ne la parle pas et la connaissant, elle a très bien pu écrire tout et n’importe quoi. « Lâche. » dit-il, à son tour, en récupérant son bras à la fin de l’inscription. « Ca veut dire ? » C’est un message pour qui d’abord ? Si c’est pour lui, il ne saurait le déchiffrer, mais il a la sensation qu’elle n’a pas l’envie qu’il le découvre.
L’homme lui indique la portière, puis sort de sa voiture et fait le tour de celle-ci pour attraper le poignet d’Aisha et la tirer à l’intérieur de l’immeuble. Il y a un ascenseur, mais ce dernier étant en panne, ils sont obligés de prendre l’escalier. D’autres personnes descendent, montent, les bouscule parfois sans prononcer la moindre excuse, ce qui provoque des grommellements de sa part. Au sommet du bâtiment, il pousse la porte menant au toit et glisse sa main dans la sienne pour ne pas la perdre, puis la guide vers un mini buffet où sont encore des petits fours. « Tiens, mange. » dit-il, en plaçant au creux de sa main un toast au saumon. Après avoir relâché sa main, il lui tend un gobelet dans lequel il verse du punch et s’en sert un ensuite. Erio boit une gorgée, les yeux perdus dans la nuit noire face à lui, puis alors qu’il ne pensait pas prendre la parole, murmure : « Au fait. J’ai un truc pour toi. » Pour se donner contenance et montrer que ce n’est rien d’extraordinaire, qu’elle ne doit pas s’attendre à quelque chose de fou, Erio prend un air détaché, fourre sa main libre dans la poche de sa veste. « C’est trop rien. » Il n’aime pas ça, offrir des cadeaux, encore moins en recevoir, parce que ça le met dans une situation inconfortable où il faut absolument dire quelques mots, un merci, alors qu’il n’attend rien. Il sort une petite boîte de sa poche qu’il observe quelques secondes, avant de la lui tendre. Celle-ci renferme une chaîne argentée, avec trois clés suspendues. Une servant à ouvrir la porte de son hall et les deux autres à ouvrir les deux verrous de la porte de son logement. Il aurait très bien pu les lui donner sans aucune fioriture et ce comportement l’aurait moins gêné, mais il tenait à ajouter cette chaîne, dans l’objectif qu’au lieu de trouver son cou vide, elle puisse se raccrocher à quelque chose. Peu à l’aise, Erio se concentre alors sur son gobelet, puis déclare : « C’est franchement dégueulasse. » Il y a bien mieux que ce cocktail. Ca n’a aucune importance, mais il souhaitait rebondir sur un autre sujet.


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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Sam 18 Jan 2020 - 19:54 )
Une certaine malice dans le regard, elle se contenta de pointer l’inscription sur son bras pour répondre à sa question. Aisha ne traduirait pas. Déjà parce qu’elle savait qu’il risquait de lui crier dessus, mais aussi parce qu’elle trouvait ça drôle de savoir une chose qu’il ignorait. Pour une fois que la roue tournait, elle comptait bien en profiter. En sortant de la voiture, la jeune femme ajusta son manteau pour qu’il lui tienne plus chaud avant d’observer les alentours. Des bâtiments à perte de vue, des gens qui circulaient ici et là. Des lampadaires qui éclairaient les rues de leur lumière ennuyeuse. Pourquoi ils étaient là déjà ? Ah oui, kidnapping. En sentant les doigts d’Erio se refermer autour de son poignet pour qu’elle le suive, elle n’objecta pas et préférait même qu’il en soit ainsi, vu les alentours elle serait bien capable de se perdre. Sans dire un mot elle lui emboîta le pas, soufflant par moments lorsqu’ils atteignaient un étage. « Encore loin ? » Râla l’Ethiopienne qui n’appréciait que très moyennement l’exercice qu’il l’obligeait à faire à une heure pareille de la nuit. La bonne nouvelle c’était que sa fatigue avait complètement disparue à cause de l’effort physique qu’ils étaient en train de faire. Lorsqu’ils arrivèrent au bout du chemin et qu’elle constata avec plaisir qu’ils ne pouvaient pas monter plus haut, Aisha lâcha un soupir de soulagement. La porte passée, la jeune femme balaya l’endroit du regard pour se rendre compte qu’il s’agissait d’une sorte de soirée qui se tenait sur un toit. Qui faisait ce genre de chose ? Un air suspicieux, elle lança un regard à Erio en ouvrant la bouche avant de la refermer. Elle n’avait rien à dire, elle avait juste voulu faire un commentaire mais s’était ravisée. Son regard fut très vite attiré par une table dressée au loin et sur laquelle trônaient quelques plateaux déjà entamés. Son estomac ramena Aisha à la réalité à ce moment-là et commença à gargouiller. Elle grimaça avant de se masser doucement l’estomac pour que ça passe. Avoir faim ne voulait pas dire qu’elle pouvait se servir, elle attendrait qu’on le lui autorise comme à chaque fois. Au pire elle en volerait un toast qu’elle cacherait sous son manteau et essaierait de le faire tenir toute une soirée.

En sentant la main d’Erio dans la sienne, si le premier réflexe d’Aisha fut de dévisager leurs doigts s’entremêler de la sorte, elle se laissa faire. Là encore, il était préférable pour elle de se tenir près de lui. Voyant qu’ils se dirigeaient vers le buffet, elle essaya de ne pas poser un regard trop insistant sur ce qui s’étalait à perte de vue pour ne pas se faire du mal plus longtemps. Mais lorsque le lieutenant glissa un toast dans sa main libre, elle ne pu que lui gratifier d’un petit sourire. A manger dans une main, à boire dans l’autre, Aisha ne savait même pas par où commencer. Alors elle fit ce qui lui semblait le plus logique ; la jeune femme engloutit le toast en une seule bouchée avant de porter son verre à ses lèvres. L’odeur de la boisson était bizarre mais pas assez pour l’arrêter. Le goût était particulier, pas mauvais mais pas non plus exceptionnel. Il y avait ce goût sucré qu’elle aimait bien avec cet arrière goût désagréable qu’elle n’arrivait pas à identifier. Peut-être que plus elle en boirait et moins elle sentirait le goût étrange. Une hypothèse qu’elle comptait bien tester ce soir. Pendant un court instant elle oublia presque la présence d’Erio tandis qu’elle reprenait un toast à qui elle fit subir le même sort. « De quoi ? » Un sourcil levé, la bouche à moitié pleine parce qu’elle n’avait pas fini de mâcher, elle observa la boîte qu’il lui fourra au creux de la main. Elle le tourna un instant dans tous les sens avant de finalement l’ouvrir. Son cœur rata un battement lorsqu’elle vit qu’il s’agissait d’un collier, avant de réaliser que ce n’était pas celui de sa mère. « Clés ? » Sa question était stupide parce qu’elle savait déjà de quoi il s’agissait sans même qu’il n’ait besoin de le lui dire. Elle était touchée, Aisha. Pas parce qu’on lui faisait un cadeau, mais parce qu’avec ce présent, il lui offrait le confort de son chez lui, qui elle devait l’avouer, était devenu un peu le sien au fil des semaines. Le dernier collier qu’elle avait porté autour du cou la ramenait chez elle, celui-là faisait un peu la même chose. Même si la maison est différente. « Merci. » Souffla-t-elle. Elle ne voulait pas faire dans la dentelle ni dans le sentimentalisme, alors elle récupéra le verre d’Erio qui se plaignait du goût et le remplaça par le collier. « Donne. Toi mettre collier au lieu de plaindre. »



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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le Dim 26 Avr 2020 - 23:59 )
Dario serait présent qu’il l’enguirlanderait pour avoir osé faire ça, mais il n’est pas à sa place et la situation est trop particulière pour qu’il n’y songe pas. La voir chaque soir, à l’attendre sur son palier, parfois presque endormie, il ne supporte plus. Il peut lui arriver n’importe quoi à l’extérieur et qui sait, peut-être que son voisinage est louche. Il ne les connait pas assez pour le savoir, est juste embêté dès lors que certains font trop de bruit la nuit et n’hésite pas à aller leur demander de baisser le son, sans craindre les représailles. Il s’en fiche bien, pense à son confort avant le reste, mais là… C’est à celui de quelqu’un d’autre auquel il songe. Au sien. Elle squatte suffisamment chez lui pour rendre les choses un peu plus officielles.

Lorsqu’elle lui retire son gobelet des mains pour le troquer contre le collier, Erio reste d’abord interdit, puis fait le tour de sa silhouette. « Tu parles mieux déjà. » Là, il dégage sa chevelure et place le collier autour de son cou. Tandis qu’il referme la chaîne, il ajoute : « Enfin t’fais aucun film. C’est le temps que tu trouves de quoi rebondir. Te voir sur le pas de ma porte, c’est un peu lourd. » dit-il, s’efforçant de mettre une barrière entre eux, parce qu’il a besoin qu’elle existe au moins un peu et il aimerait qu’elle sache que ça n’a rien de définitif. Vivre avec les femmes, ça ne le réussit pas. Il n’a jamais aimé ça, préfère de loin la compagnie de ses potes, parce qu’ils ne laissent pas de choses de nanas, mais là, il ne peut pas vraiment se plaindre. Aisha n’a rien.

Fin du sujet


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Sujet: Re: [Terminé] Erio || Les rois du monde vivent au sommet ( le )
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