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- Magda - Il fait nuit entre toi et moi. -

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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
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Sujet: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 2:20 )
Cette déçue jusqu'à l'os trimbalant son cœur en mille morceaux dans une boîte, ce puzzle ambulant qui semait ses pièces chaque jour en acceptant de ne plus les retrouver.
Magda " Baby " Saddler
pré-lien Erio Mazzei
Identité : Magda Zahra Saddler, identité qu'elle aurait aimé effacer à coup de couteau pour dissimuler l'inaudible vérité. Celle qui lui tord les boyaux. Celle qu'elle tente d'oublier pour réussir à vivre sans la honte qui pèse sur son nom. Dit « Baby », son hommage à sa soeur, sa réelle identité pour elle. Se présente ainsi. Préfère qu'on l'appelle comme cela. N'en ressent aucune honte comparé à son blaze d'origine. « Baby », quelle idée pour une femme qui a perdu le droit de pleurer. De s'exprimer. [i]« Baby » Seuls les fans de Dirty Dancing comprendront après tout.

Naissance :Le premier cri a retenti à Londres. Sa mère se souviendra toujours de cette date : le 14 Janvier 1989. Baby ne voulait pas sortir. Baby en faisait déjà qu'à sa tête alors : césarienne. Une boucherie qui changea le corps de sa mère. Naissance indélébile.  

Origines : La Libye qui se fait cernée par l'Angleterre et l'Irlande. Cocktail molotov dans le sang.

Statut : Le travail, toujours encore le travail pour oublier ce célibat. Cette haute tour dans laquelle elle s'enferme. Parce que de toute façon, ça se finit toujours pareil. Parce que soit le garçon qu'elle désire ne l'aime pas en retour, soit celui qu'elle aime l'abandonne, trahison planté dans le coeur.

Métier : PDG d'une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Savoir-artisanal que Baby voulait remettre en avant. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie, une grande partie avec des pièces de dentelle mais pas que.

Argent : Aisée. Ca ne l'a pas toujours été mais la chance semble être revenue à ses côtés. Du moins concernant le domaine professionnel. Pour le reste, y semble bien que Baby peut aller se gratter.

A Naples depuis : Quittant Londres, Magnus Saddler a embarqué toute sa famille à Naples pour y élire domicile et y ré-implanter son entreprise de textile. Magda n'avait que 12 ans lors du déménagement et ne parlait pas un mot d'italien.  

Froide - Calme (en apparence) - Têtue - Caractérielle - Sensible sans le montrer - Loyale - Rancunière - Mélancolique - Attentionnée - Chieuse à ses heures perdues - Cérébrale - Coquette - Courageuse - Distinguée (sauf quand vous l'énervez) - Direct (trop) - Dure - Semble inébranlable - Passionnée - Rigide - Possessive - Fidèle - Pudique sur ses sentiments et leur expression - Battante - Indépendante -

poids :
51 kg
alcool :
2 verres
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Dorian Agnes Obel


Conclusion de votre vie Un goût d'âpres dans le palais. Comme si tout aurait pu être mieux. Bien plus parfait. Une mélodie des nostalgies, des regrets et des "et si". Et si Sahar ne rencontra jamais la route de cet assassin ? Et si son coeur fonctionnait normalement ? Et si Leo n'était jamais parti ? Et si elle n'avait jamais fait un pas vers lui ? Et si son père n'avait jamais décidé de faire le con ? Et si Maman avait passé plus de temps à lui donner de l'amour que des gifles et des silences ? Et si Erio l'aimait aussi en retour ? Et si ? Et si ? un tout autre monde qu'elle se bâtit et qui se dérobe sous ses pieds à chaque réveil. Pourtant, elle continue d'avancer, Baby. Ce n'est pas la combativité qui lui manque. C'est peut être juste un peu de chaleur. Un peu d'amour. Ce dont elle a manqué invraisemblablement enfermée dans sa haute tour glacée. Quelqu'un parmi vous d'assez entêté et courageux pour affronter un long hiver ? Et personne dans la file d'attente. Personne n'a réellement envie de se geler les mains voir ... le coeur.  

(un) La danse classique. Une activité qu'elle pratique depuis très longtemps. Un loisir qu'elle affectionne mais aussi une torture qu'elle s'inflige. S'abîmer les orteils, les chevilles. Sentir son corps souffrir et se plier, s'agoniser sous la douleur abrupte. Une sorte de mutilation incognito. Puisqu'il lui faut toujours étouffer ses émotions, ne jamais les ressentir pleinement, elle se libère ainsi. Dans la douleur corporelle. (deux) Pour les campagnes de sa marque de lingerie, Baby endosse parfois le rôle de mannequin égérie. Pas vantarde pour un sou, juste que Magda, elle aime quand les choses sont faites PARFAITEMENT  comme elle le souhaite. Donc si elle trouve pas de mannequin à la hauteur de ses exigences, elle se charge de la tâche parce qu'elle sait le rendu qu'elle veut. (trois) Ca lui arrive d'en venir aux mains, oui. Quand elle est trop poussée à bout. Qu'elle perd le contrôle parce que vous l'avez trop agacé voir blessée. Son orgueil et sa dignité sont grands et elle les protège farouchement après avoir été tant traînée dans la boue. Son ligne de conduite est : si l'on me blesse, je dois le rendre mais au double. (quatre) Casanière. Baby n'aime pas les grandes soirées mondaines et préfère le confort rassurant de sa tanière. Par le biais de son travail, il lui incombe d'être présente à certaines soirées. Ce sont de vraies tortures pour elle. Quand elle le peut, elle les évite. (cinq) Femme fatale qui s'ignore. Qui se renie. Si tout le commun des mortels n'est pas aveugle à son charme, elle, elle l'est. Complexe d'infériorité. Baby ne trouve quelconque, allant à se croire moche. Elle n'est jamais assez bien pour les autres, de toute façon. (six) Le contrôle. Baby en a besoin. Ce besoin de tout contrôler autour d'elle : son environnement, son coeur, ses sentiments, ses émotions. Plus que nécessaire à sa santé, c'est devenu un besoin psychologique dont elle n'arrive pas à se défaire. Elle ne boit que très peu d'alcool pour ne pas perdre le contrôle. Ne se laisse jamais emporter dans un plaisir quelconque. Le contrôle, toujours et encore le contrôle. (sept) Magda a une malformation cardiaque depuis sa naissance. Les symptômes se réveillent lors d'émotions fortes, d'un stress ou une angoisse intense. Palpitation, douleur à la poitrine et si cela persiste, une perte de conscience. Si son état s'aggrave (que l'émotion ne passe pas), il lui faut une hospitalisation. A ses 21 ans, il lui a été proposé une greffe du coeur mais Baby a refusé. D'abord pour se punir car elle estime ne pas y avoir droit après le scandale de son père. Puis désormais parce qu'elle n'en voit pas l'utilité. Si elle doit en crever, elle en crèvera et puis tant pis.   (huit) Baby a eu une période où elle se mutilait. Une drogue dont elle n'arrivait pas à se passer. Ca lui permettait d'exorciser le trop plein de souffrance en elle. Puis de canaliser le flot d'émotions qui la traversaient suite au décès de Sahar. Il lui reste des cicatrices à des endroits qu'elle tente de cacher. Des endroits que seuls Erio connait. Si, grâce à lui, elle en est sortie. La tentation reste dans sa tête. Le sevrage, pas tout à fait réussi. (neuf) Baby a eu plusieurs histoires après Eric mais il n'y a aucune qui a fait autant vibrer son coeur que celle de son premier amour. Aucun qu'elle n'a aimé autant que lui. Son coeur, elle l'a fermé à double tour. Mais depuis quelque années, Erio semble avoir trouver une clé oubliée.  (dix) Sa mère lui a demandé plusieurs fois de rentrer à Londres avec elle mais Magda a toujours refusé. Elle restera à Naples jusqu'à que le tueur de sa soeur soit retrouvé et envoyé en justice. Jusque là, elle ne quittera jamais Naples. Pas tant que sa soeur ne sera pas en paix et elle avec. Puis si Erio le retrouve, un jour, elle pourra s'en aller.
ton groupe :BARBARESCO ton avatar :Shanina Shaik


pseudo, prénom :bone_echo.combien de bougies ?comme Baby.d'où viens-tu ?Coconut tree.comment t'as atterri ici ?La faute à leo.




Dernière édition par Magda Saddler le Dim 12 Jan 2020 - 22:25, édité 4 fois
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Magda Saddler
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 2:21 )
Fille invisiblePersonne n'avait le temps de m'aimer vraiment. Il arrivait même qu'on m'oublie avant de me quitter ou qu'on oublie de me quitter.
LONDRES - 8 ans

Now I've had the time of my life. No I never felt like this before Sahar se prenant pour Johnny Castle se prépare à me réceptionner, moi, la plus belle des Baby. « Allez, Baby ! » Je prend mon élan et m'élance vers ma grande sœur, mon tutu de fortune -des culottes accrochées à une ceinture- virevolte sous mes jambes qui courent. « J'arrive, Johnny » Yes I swear it's the truth and I owe it all to you « MAGDA ! SAHAR ! » La voix de maman me fait rater ma figure et je me retrouve à faire un rouler bouler sur le tapis de notre chambre. La réception est difficile et la peur de ma chute fait monter mon adrénaline et forcément … Forcément. Mon cœur se met à me faire mal dans ma poitrine. Les battements deviennent bordéliques alors que ma petite main s'accroche à mon torse qui s'essouffle. « MAGDA !! Sahar, va chercher ton père ! Il faut qu'on aille à l'hôpital » A partir de ce moment, c'est le flou. Des bribes de souvenirs mais rien de solides. A mon réveil, je me souviens de maman. De sa colère et de la gifle qu'elle me donne en me faisant la morale. Elle énumère encore une fois, pour la millième fois, les interdictions. Les actes illégaux qu'il m'est défendue de faire, moi, gamine qui rêve de jouer, de crier, de courir. De vivre mon enfance. « Ton cœur, Magda. Ton cœur ne fonctionne pas normalement » Mon cœur. Cette mécanique rouillée qui m'empoissonne la vie. « C'est ainsi. Tu dois t'y faire et écouter ce que je te dis. Plus de danse ! Plus jamais de danse. Est-ce que c'est clair ? » « Mais ... » Déjà, les larmes me montent aux yeux mais rapidement, le barrage de maman est là. Sa main vient me gifler. « Ne pleure pas ! Tu sais bien que les fortes émotions détraquent ton cœur ! NE PLEURE PAS, tu m'entends ? Sois raisonnable et mature ! Fais fonctionner ta tête plutôt » Mais moi, maman, je ne suis qu'une petite fille avec des rêves plein la tête. Jouer avec les autres enfants, rigoler avec eux, courir dans le parc. Sortir de la maison tout simplement. Entre les quatre murs de ma chambre, j'attends. J'attends que le temps passe. L'humeur est maussade, chargée en larmes que je ne peux verser. Je rêve d'évasion. De liberté. Un foulard vert pétant traverse la pièce. Puis un deuxième d'une autre couleur. Et encore et encore. Sahar débarque en fanfare dans ma chambre, cotillons et paillettes jetés en l'air. « C'est le cirque de Sahaaaaar » « Arrête ! M'man va te gronder » « Eh bien qu'elle me gronde. Je vais pas en mourir ! » Sans me laisser le choix, elle fait rentrer Triton, notre golden retriever. « Voici la bête féroce ! Le roi de la savane ! Prenez gaaaarde ! Voici le lion Triton ! » Je frappe dans mes mains et rigole. Triton, affûté d'une d'une fausse crinière, me lape les genoux. Après le lion, c'est le clown puis après le magicien. Je tape des mains et rigole. Je rigole, rigole et rigole. Maman m'entend et monte à l'étage. Sahar passe un sale quart d'heure et est punie pendant une semaine : pas de télé, pas de dessert. Devant ma mine déconfite, Sahar se penche à mon oreille « Ca en valait la peine ! On a super bien rigolé, non ? » Oh oui ! Et ce genre de souvenir, j'en ai dans mon coffre à mémoire grâce à ma grande soeur.

NAPLES - 12 ans

Ma main dans la sienne. Nos pas sur le bitume, le seul son dans la nuit. « Nous sommes bientôt arrivé chez toi ? » « Oui. C’est la maison d’après » Mes yeux sont toujours gonflés. Boursouflés de ce flot de larmes que seul cet homme a su calmer. Cet inconnu en soutane. « Ne t’en fais pas, ma enfant. Tout s’arrangera » Je ne lui réponds rien. Je n’en sais rien. Déjà, ma mère va sûrement me tuer d’être partie. De m’être enfuie. A la porte de la maison, je sonne. Des pas et puis ma mère vient m’ouvrir. « Magda ! Nous étions fous d’inquiétude ! » Elle m’empoigne le bras pour m’aspirer vers l’intérieur. Sûrement pour ma correction. Alors qu’elle allait continuer à m’hurler dessus, Padre Del Toro s’impose, les bras croisés derrière le dos, tranquille. « Bonsoir. Je suis Père Del Toro. Pouvons-nous discuter ? … A l’intérieur ? » Mon cœur se gonfle d’espoir. Quelqu’un parlera en mon nom. On s’installe dans la salle à manger, ma mère n’est visiblement pas enchantée qu’un inconnu pénètre nos remparts et encore moins qu’il se mette à parler des raisons de ma fugue. Tête baissée, je ne pipe mot, je le laisse dire ce qui devrait sortir de ma bouche normalement. Puis le ton monte, ma mère prend la mouche et demande à Padre Del Toro de quitter la maison. En moi, le courage de parler, de faire entendre ma voix. « Londres me manque ! Je n’aime pas l’Italie et de toute façon, comment je pourrais l’aimer si je peux pas sortir de la maison ?!! Tu m'interdis de vivre ! » Ma mère me regarde avec de gros yeux « JE VEUX DANSER !!! » Le cri vient du cœur, les larmes qui l’accompagnent sont chaudes. Un chagrin vieux de plusieurs années. Pas qu’un caprice comme elle me le disait. « Je crève d’envie de danser ! » Elle s’assoit, interdite puis balaye l’air d’un revers de main. « Si tu veux danser, dans ce cas, nous irons t’inscrire demain. Mais à la seconde où ta santé s’en retrouve menacée, tu arrête de suite. Est-ce que claire ?! » « Oui » Sous la table, ma main se referme sur celle de Père Del Toro. Une victoire. « Monte te doucher puis te coucher. Tu es privée de dîner tout de même. Et vous, monsieur, merci de m’avoir ramené ma fille. Je vous raccompagne » Ma mère est sèche et c’est limite si elle ne fout pas le prêtre à la porte. Durant une semaine, elle ne me parle pas mais comme convenu, elle m’inscrit à la danse. Un premier pas vers une vie normale. Dans ma chambre, je virevolte, montre à Sahar comment mon tutu vole. « Ah ouais ! C’est trop bien ! Je vais me mettre à la danse aussi » « Ben oui ! Comme Baby ! » « Comme Baby » On rigole sous cape alors que maman passe devant ma chambre « Maman, regarde ce que j’ai appris aujourd’hui » « Ca ne m’intéresse pas ! » Les mots claquent. Me ferment la porte de son cœur au nez. Sahar passe ses bras autour de moi et me serre fort fort fort. « Pourquoi maman ne m’aime pas ? » « Maman t’aime, ne dis pas des bêtises » Ce n’est pas ce que son comportement me démontre. Est-ce que c'est à cause de mon coeur défaillant qu'elle m'aime pas ?

19 ans - PART ONE

L'ambiance est légère, remplie d'espoir. Dans mes yeux, des miettes d'étoiles et dans mon cœur fêlé, une lueur qui brille. Qui scintille encore plus quand je serre la main de ce médecin. Ce sauveur qui a le traitement qui pourrait m'offrir une vie normale. Qui pourrait recoller les pièces pétées de mon cœur. Docteur Vidocq. Nos premières entrevues sont ponctuées de battements de cœur ratés, de douleurs qui semblent me couper la respiration, me trancher la poitrine. Je ne sais pas trop si c'est l'excitation de ce traitement miracle ou l'appréhension. Peut-être un peu ce docteur. Peut-être ses yeux d'un bleu pétillant quand il les pose sur moi. Le frôlement de ses doigts sur mon thorax lorsqu'il écoute mon muscle cardiaque défaillant. Sa peau qui m'effleure lorsqu'il m'examine. Peut-être tout cela à la fois. Peut-être bien. Sûrement parce qu'aucun garçon n'a pu, à ce jour, toucher la moindre parcelle de ma peau. Parce que personne ne peut aimer une défectueuse, pas vrai ? « Cela fait deux mois et pas de changement. Pas de différence » Je soupire et ne regarde même pas ma mère, préférant le paysage qui défile à grande vitesse à travers la fenêtre. « Eric dit qu'il faut du temps à mon organisme pour s'habituer à la mollécule du traitement » « C'est pas une bonne idée ! On ne connaît rien à ce traitement ! Rien de cette molécule. On devrait arrêter » « Non ! » « Magda, je te pensais plus intelligente mais tu n'e... » « NON ! Je n'arrêterai pas ce traitement ! J'irai jusqu'au bout ! » Dans la voiture, le ton monte. Ma mère me hurle que je suis stupide. Naïve. Puis me somme de me calmer. A peine la voiture garée dans le parking de l'hôpital, je m'extirpe de l'habitacle de ferraille et me rue dans le bureau d'Eric. Je sens mon cœur se serrer et déjà je commence à voir flou. Mes jambes tremblent et me lâchent rapidement. Eric quitte son bureau pour venir me porter jusqu'à la table d'examen alors que mes larmes quittent leurs écrins. La frustration, la colère, la rancoeur et puis juste de la tristesse. La timbre de sa voix m'apaise, je ne sais pas ce qu'il raconte, j'écoute juste le son de sa voix. La suit comme une luciole en pleine nuit. Il pose sa main contre mon thorax, ma main sur la sienne pour régulariser ma respiration. Chante une chanson qu'il me dit alors je le fais. Doucement. Entre deux essoufflements. A la fin de mon hymne, mon cœur s'est calmé, a retrouvé un rythme normal. « Dirty Dancing ? » Je baisse les yeux. Un peu honteuse. « Te mooooque pas ! C'est mon film préféré de tous les temps ! » « Ok ! Aucun jugement ! » Et ce fut le début réel de mon traitement. Venir m'apaiser avec Eric quand je n'en pouvais plus de ma mère. Son bureau, mon échappatoire. L'endroit où je pouvais dire ce que je ressentais sans me prendre une gifle. Sans qu'on me donne l'ordre de faire fonctionner ma tête et non pas mon cœur. Puis il était toujours là pour m'écouter. Pour soulager mon cœur qui explose. Atténuer ma douleur en posant sa main et la mienne aux creux de mes seins. Je crois que c'est aujourd'hui que mon cœur a commencé à prendre réellement ces fonctions. Sa principale fonction : aimer. Et il n'était pas défaillant dans cette pratique là. Non.

19 ans - PART TWO

Mon regard dans le sien, je me noie presque. Mon cœur dans ma poitrine joue au tamtam. Pourquoi aujourd’hui ? J’en sais rien. Peut-être parce que je ne tiens plus. Que ça m’envahit tellement l’esprit. Le cœur. « Je voulais te dire quelque chose » Boom. Boom. L’adrénaline fuse mais j’essaie de garder la tête froide, le cœur vaillant. Je cherche le courage de le lui dire et perd mes moyens. « Je pense à toi tout le temps. Sans arrêt » Je sens mes joues prendre feu et je sais déjà le ridicule dans lequel je m’enveloppe mais maintenant sur la lancée, je ne peux faire arrière. « Je sais que tu es bien plus âgé que moi mais … je … enfin … » Je détourne le regard. Fuit le sien qui me fixe, qui fait battre mon cœur aussi fort, au bord de la crise. « Je t’aime » Les syllabes vont vite. Je ne prend pas le temps de respirer. « Je t’aime, Eric » Le premier est difficile le deuxième est délivrance. Comme si je pouvais enfin me libérer de ce poids que j’ai gardé toutes ces semaines en moi. Je ne sais plus lequel s’est approché de l’autre en premier. Peut-être moi. Peut-être lui. Le premier baiser est doux. Tendre. Il semble s’étirer en longueur, durer des heures et des heures. Je n’ai pas envie de quitter ses lèvres, de quitter ses bras. Je rougis de mes maladresses, honteuse de ne rien y connaître comparé à lui mais il me rassure. Il ne juge pas. Les autres baisers qui se suivent sont toujours doux mais avec une pointe de passion dans les notes. Une passion qui grandit à chaque caresse, à chaque baiser. Les vêtements se retrouvent à terre peu à peu. Une appréhension de l’inconnu dans lequel je m’en vais m’enrôle l’esprit mais je n’ai pas peur, je sais ce que je fais. Je sais que c’est avec lui que je veux ma première fois. Lui et rien que lui. Lui et personne d’autre.

***

« T’es sérieuse ? » « Oui, tout à fait ! T’as bien compris, l’homme de ma vie devra savoir danser comme Johnny Castle et surtout savoir me hisser au ciel » Eric rigole, il se paye allègrement de ma tête mais je garde ma position. « Ma sœur et moi, on a passé un pacte : on épousera celui qui saura nous faire danser comme lui. C’est très niais mais faut savoir mettre la barre haute. Si tu veux poser candidature, faudra t’entraîner » Il me regarde en biais et j’avoue que je ne le vois pas trop onduler des hanches comme Johnny. Par la fenêtre, la faible lueur du matin pointe le bout de son nez. « J’ai pas envie de rentrer » « Ta mère va appeler l’armée si tu ne rentre pas » « Je sais mais j’ai pas envie de te quitter » Je me cale dans ses bras et profite de l’instant présent. Je ne m’inquiète pas de demain. Pas vraiment. Pourquoi le ferais-je ? C'est pas comme s'il allait disparaître. On est ensemble et j'imagine qu'après ce soir, on est comme un couple, non ? J'ose pas lui poser la question. « Tu veux bien me raccompagner ? » « C’est pour être plus longtemps avec moi, pas vrai ? » « Je suis si transparente que ça ? » Il m’embrasse avant qu’on se rhabille. Il n’a pas tort sur ce point : ma mère risque d’alerter toute l’Italie si je ne rentre pas. « J’ai déjà hâte d’être à tout à l’heure » « Moi aussi » Je quémande un dernier bisous pour me motiver et on se met en route.

19 ans - PART THREE

« Eric ! » Il ne m’entend pas, je m’approche et perçois des bribes d’une conversation animée avec ce qui semble être un pote à lui. Je sais que c’est pas bien mais c’est plus fort que moi, j’écoute en cachette. Peut-être lui parlera-t-il de moi ? C’est l’espoir et l’excitation que mon oreille se tend. Mais tout dégringole et au fur et à mesure. Mon monde semble s’écrouler à chaque phrase balancée. Des phrases couteaux qui s’enfoncent dans mon cœur. Je comprends l’essentiel : une arnaque montée pour piquer de l’argent à ma famille. Moi, le moyen d’approche. L’appât. La bile me monte à la gorge. Alors cette nuit. Ces baisers. Ces caresses. Tout cela, c’était du pipeau ! De la belle merde de mensonge. Mon regard se fait flou. « Eric… » Ma voix essaie de s’agripper à la silhouette qui s’éloigne de plus en plus de moi. De retenir à moi cet homme dont je suis tombé amoureuse. Cet homme qui me laisse. Qui m’abandonne comme une moins que rien. « Eric … » Ma main à ma poitrine, le muscle cardiaque qui semble lâcher et la douleur qui me possède dans chaque parcelle de chair. « Er…. » Et mon corps qui s’écroule, qui perd conscience pendant que mon cœur se déverse en larme. Eric s’en va et c’est sur cette dernière vision que mon cœur se brise en petit morceau. Des milliers de petits morceaux. Avec Eric gravé au fer dessus.

Cœur fatigué, cœur malade hospitalisé et moi, dans ce lit, amorphe. J’essuie avec grande difficulté l’échec cuisant. Le bilan est désastreux et ridicule : premier amour, premier chagrin. Le tout en 24 heures top chrono. Abandonnée. Ridiculisée. Il s’est bien foutu de ma gueule. Pour peu, j’en rigolerai bien. Rire à en pleurer. De ses yeux bleus et cet amour à sens unique sur les bras, me reste que des souvenirs cassants. Des souvenirs qui font monter des océans aux cils. Une cassure dont je n'arrive pas à me remettre. Une brisure qui me coupe l’appétit, qui de mes jours, des nuits sans fin. « Elle l’aime, maman » « Ca ne veut rien dire tout cela. Ca ne vaut rien » Pour une fois, je suis d’accord avec ma mère. Ca ne vaut rien. Il me suffit d’oublier. Oublier jusqu’à l’odeur de son parfum. Jusqu’à la douceur de ses lèvres. Jusqu’à la sensation de bonheur dans ses bras. Il suffit juste ... Il faudrait l'envie aussi ...  Il me faut des semaines pour y arriver. Pour y parvenir. Avoir l'envie de l'arracher à moi, le brûler dans un coin de ma tpete « C’est un sale connard » Les poings qui se serrent et la colère qui commence à m’envahir. « Qu’un petit con » La cuillère de nourriture, je l’avale sans demander mon reste. Je vais pas me laisser mourir pour un abruti, un sombre con. Ma vie, je vais la vivre et puisque c’est ainsi, je ferais ce qu’on m’a toujours dit : écouter la tête et pas le cœur. Dernière caresse à mon cœur et puis je le mets au repos. Je le laisse aller dormir pour à peu près toujours. Euthanasie silencieux et Eric avec. Et Eric surtout avec. Cette boîte de pandore condamnée.


NAPLES - 21 ANS

Tous les médias s’en emparent. Mon nom traîné dans la boue, dans chaque insulte. Et les paparazzis qui ne manquent pas de nous harceler. De nous suivre et nous bombarder avec leur flash à pisse. Garder son sang froid est la clé. Est l’ordre que notre avocat nous ordonne pour ne pas faire de vagues. Mais des vagues, y’en a déjà. Un tsunami qui nous renverse et nous noie. Les mauvais choix de mon père qui nous croulent sous la honte et l’humiliation. L’affaire Saddler : exploitation des réfugiés. La voilà la saleté, la médiocrité, la bassesse signé de notre nom. Mon père a préféré la main d’œuvre peu onéreuse, quitte à détruire sa conscience et pisser sur le correct. Il a retourné sa veste et notre dégaine avec. Pire que notre sort jeté en pâturage aux médias, ceux des réfugiés utilisés, stockés comme des sardines dans l’usine de mon père. Tels des animaux menés à l’abattoir. La honte dans mes iris, la flétrissure dans toute mon âme voir des enfants dans le lot. A voir ces familles brisés. Comment me laver de ses péchés ? Mon père, lui, les expie en prison. Pas le choix et nous, plus l’envie qu’il soit auprès de nous après cette trahison. Reine des glaces, c’est le surnom qu’ils me donnent les toqués de la caméra. Parce que je suis froide. Parce que je suis stoïque. S’ils savaient comment je bouillonne de l’intérieur, comment je maintiens de toutes mes forces le volcan en ébullition. A la fac, c’est les insultes, les bousculades et en réponse, mon silence. Jusqu’à ce jour. Jusqu’à la brèche : ma main qui s’empare de la chevelure de la rouquine à grande bouche, l’autre main vient la gifler avant de la pousser violemment. Mon cœur lâche les pédales et c’est moi qui me retrouve aux urgences comme une éternelle boucle qui n’a jamais de fin. « Tu n’aurais pas dû faire ça, Magda » « Et j’étais censée faire quoi ? Hein ? On se fait cracher à la figure tous les jours ! J’devrais faire quoi, hein ? Je ne suis une sans cœur comme toi ! » Le visage de ma mère vire au cramoisi, ses dents se plantent dans sa joue et je sens qu’elle se mord jusqu’au sang comme pour se retenir. Je le sais car je fais la même chose. « Pourquoi tu te retiens hein ? Tu n’as pas le cœur en sucre comme moi » « PARCE QUE JE SUIS UNE REFUGIEE ! Parce que ton père, tu crois qu’il s’est inspiré d’où pour ses magouilles de minable ?! De mon histoire ! Désormais mon nom est rattaché à ce genre d’histoire douloureuse dont moi j’ai mis des années à me relever. Pourtant, je ne saute pas à la gorge des gens ! Je reste digne et tu devrais apprendre à en faire autant » C’est misérable qu’elle me laisse sans un regard. Maman a pris ses bagages et direction Londres. De son terrier, elle ne sortait que pour nous rendre visite. Parfois brièvement, parfois des mois entier mais Naples, elle finissait toujours par la quitter.

NAPLES - 24 ans

J’accuse mal le coup. Je le prends de travers et en pleine figure. Mes yeux deviennent désert aride : pas une trace d’eau et pourtant, la douleur, elle est là. Vive. Déchirante. Lourde. Mon monde semble se briser et s’effondrer. Je n’écoute même plus les mots du lieutenant de police. Étourdie par les trois successions de lettres. Les trois condamnations  dont ma sœur a fait les frais : torture, viol, meurtre. Au fond, ce ne sont que des synonymes. Une même et seule famille de mot. Mon corps se relève, automatisé. Le lieutenant se redresse aussi, sûrement par politesse et signe de respect. « Merci de vous être déplacé en personne, Lieutenant Mazzei » Mes bras se croisent sur ma poitrine, le visage placide. « Je vous laisse avec ma mère. » Faisant un pas vers lui, je pose une main sur son épaule, mes iris plantés dans les siens, la flamme de la colère dans leur ventre. « Sahar a trouvé la mort au bout de combien de temps ? » La voix se fait basse, assez basse pour ne pas que ma mère entende ma question. Sur son visage, l’hésitation se lit : me dire la vérité ou pas ? Au bout de longues secondes de silence, je tranche pour lui « Je viendrais le moment venu pour avoir réponse à mes questions. Bonne soirée, lieutenant » La vérité c’est que je ne suis pas prête. Pas prête à entendre la réponse. A survivre à la réponse. Mon cœur, il ne le pourra pas. Je monte dans ma chambre en ayant l’impression que chaque marche devient de plus en plus dure à gravir. Une fois dans mon antre, dans ma bouche, un goût de ferraille. De la rouille. Sans m’en rendre compte, mes dents s'étaient enfoncées dans la chair de ma langue, comme pour me maintenir à flot. Pour empêcher la douleur de s’enfoncer dans mon cœur et le briser encore plus qu’il ne l’est. L'idée est grisante : gérer la douleur par la douleur. Mes doigts attrapent le coupe-papier et viennent l’enfoncer dans la fibre de ma peau, à la recherche de ce rouge. De ce vermeil qui exorcise, qui me libère de ce terrible fléau, cette douleur qui se colle à ma peau, aux tissus de mon âme. Maltraiter mon corps pour expier la douleur : une drogue qui me mène à ma perte. Mais c'est mieux que l'hôpital. C'est mieux que le suicide.

[6 MOIS PLUS TARD]

« Je veux voir » Entêtement de béton, je me confronte à Erio dans une armure de coton, prête à mener bataille. Il me désigne un siège pour je me pose mais je refuse. M'asseoir, ça serait à moitié perdre. Même si perdre, cela semble être toujours la fin fatidique de ma vie. « Je veux les voir, Erio » Parce que je l'ai décidé. Parce que je veux savoir. Parce que je veux coller des images aux mots cruels. Aux mots éclatés qui me bousillent le ventre. Tessons de lettres qui me déchirent. « Erio ... » Parce que j'ai besoin de fusionner avec ce qui s'est passé à Sahar. A défaut de comprendre pourquoi ? Je veux ressentir ce qu'elle a vécu injustement. Je veux être avec elle dans cette horreur. Ma moitié. Ma sœur tant aimée. Si morte. Si manquée. « ERIO ! » De supplications, je passe à sommation mais toujours ce bloc de refus en face de moi. « J'ai le droit de les voir » « Ce n'est pas une bonne idée » Pendant un court instant, la folie endormie en moi a envie de se réveiller, de bousculer tout dans ce bureau gris. Couleur de fin. Couleur de mon deuil. Mais mon coeur ne supporterai pas si je laisse libre cours à mes émotions alors je me laisse tomber sur la chaise qu'il tire vers moi, j’abdique … en apparence. « Tu as raison. Ce n'est pas une bonne idée … Je ne sais pas à quoi je pensais. Erio, je n'ai pas mangé depuis des jours, je peux avoir un coca ou un truc sucré ? » Il accepte. Tombe dans ma fragilité que je révèle à demi mesure. A peine est-il sorti de son bureau que je bondis de mon siège pour claquer la porte derrière lui et la verrouiller. « Ne fais pas ça ! » Sur son bureau, mes mains brouillons farfouillent, jettent à terre les dossiers inutiles jusqu'à que je trouve celui qui fait écho douloureux en moi : Meurtre de Sahar Saddler. Contre la porte, Erio tambourine, se fait voix de la sagesse mais je ne suis plus sagesse. Mes doigts tremblent alors que j'ouvre le dossier. Sahar en sang. Sahar, le regard morne et parti. Sahar et son corps disloqué à moitié nu. Ma vision devient floue, la voix d'Erio de l'autre côté de la porte devient bruit parasite. Le temps semble s'arrêter alors que ma douleur prend plus d’ampleur, me troue de l'intérieur. Puis la porte se brise sous le corps d'Erio qui la défonce et même avec ses bras autour de moi et ses mains sur mes yeux pour me rendre aveugle, je continue de voir l'horreur. Le calvaire. « Pourquoi tu as fait ça ?!! » « Pour ne plus qu'elle soit seule dans sa souffrance » Mais moi, je le deviens. Et pour la première fois depuis qu'on m'a arraché Sahar, les océans me montent aux cils, me brûlent les yeux. Des sanglots se bousculent dans ma gorge alors que je m'enfonce dans les bras d'Erio comme pour disparaître. Aujourd'hui, je pleure enfin ma soeur, ma perte, ma douleur, mon deuil tant repoussé. Je me laisse aller à la souffrance de mon âme et tant pis pour mon coeur. Tant pis pour la vie, Erio me ramassera à la petite cuillère. Dans ce bureau, tout s'écroule et la vérité glacé s'échappe de mes lippes.« J'aurais tellement préféré que ce soit moi qui meurt à sa place. Moi et mon foutu coeur à la con »

NAPLES - 27 ANS

Clac. Clac. Clac. Clac. Les talons aiguilles résonnent contre le sol. Mes mains se posent sur les poignées de portes. J'inspire et j'expire. En moi, le trac se réveille et me tord les boyaux mais je ne le laisserai pas faire. Je suis à la tête de cette compagnie. Aujourd'hui et maintenant. Brusque, j'ouvre les portes et entre dans la salle de réunion sous les regards qui se tournent vers moi. « Bonjour messieurs. Je me joins à vous pour la réunion de ce matin » Tout le monde me toise, certains me regardent de haut. Une femme, en ces lieux, ce n'est que la secrétaire qui apporte le café et les croissants. « En quel honneur ? » Je souris et pose ma mallette et mon dossier à l'endroit où le PDG doit s'asseoir. « En l'honneur que je reprend les rennes à partir d'aujourd'hui » Mon sourire disparaît alors que mon regard se durcit. Je deviens requin blanc face à des squales. Je les dévore. « Je pense que ce siège me revient » Insolente, je ne me démonte pas. Ne laisse rien transparaître de mes incertitudes. Mon regard se pose sur la personne qui finit par libérer mon siège sur lequel je prend place. « Cette société a dû faire face à un gros coup dur. Grâce à vos efforts et votre travail, elle a pu rester en vie depuis. Pour cela, je ne vous remercierai jamais assez. Ma mère vous a longtemps laissé gérer. Je prend désormais la suite … mais avec vous. Ensemble, nous redonnerons ses lettres de noblesse à cette société. » Certains quittent la salle, d'autres restent. Peu importe. Je suis à la place qui me revient de droit que cela plaise ou non. Je m'en fiche royalement. M'adossant à la chaise en cuir, j'observe chaque personne qui a eu le courage de rester avec moi. « Partenaire, ensemble, vous et moi, nous allons faire de grande choses » J'ai la foi, j'ai la soif de réussir. Je serais mon père mais en tellement mieux ... en tellement mieux. « Nous allons sortir cette société de la boue et lui rendre sa juste valeur. J'annonce une nouvelle ère pour l'Atelier Saddler » Sur mon trône, j'emporte avec moi ma couronne. Demain, la presse relatera que la reine des glaces a repris possession de l'entreprise familiale. Je la laverai des actes indignes de mon père et je construirai mon empire, même s'il doit être un hiver éternel. Hélas, sous mon trône, le cercueil de mon coeur. Cette boîte que j'essaie d'ouvrir le moins possible mais en vain. Ma main vient s'emparer du couvercle et m'en débarrasse. A l'intérieur, des vestiges d'une autre époque. Un trésor que je chérissais de tout mon coeur, fut un temps. Des diapositives fatiguées, mordues par le temps qui passe. Certaines sont déchirées puis recollées tant de fois sous la colère, la rancoeur. Mon sourire gigantesque sur la plupart des photos, quand le bonheur était à portée de main. Eric à mes cotés. Ses yeux bleus dont je me souviens encore de l'éclat. De doux souvenirs remplis de venin et ce venin, je le connais que trop bien mais malgré tout, la pulpe de mon doigt caresse le contour de sa mâchoire.  Le venin se diffuse quand le souvenir de ses lèvres me reviennent. « Non ! » Non pour ne pas revenir sur ce champs de bataille dont je suis sortie à peine indemne. C'est terminé et cette boîte, juste une trace de l'existence d'un coeur. Rien que ça. Eric, il est rayé. Fini. Tout cela ne veut rien dire. Ne vaut plus rien.


Dernière édition par Magda Saddler le Dim 12 Jan 2020 - 21:39, édité 4 fois
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 2:49 )
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 9:56 )
TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII.  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3132305143  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1868413595  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1539114375  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  2540509128  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1081330135  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3841447445  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1353755555  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3664183843  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3597727098  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3217427579  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  2376702121  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3938929842  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1044346510  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3958733827

Mais quel plaisir j'ai eu de voir ton pseudo dans le dernier inscrit.  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3858275945  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  2491463887  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  505442386  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  4210718188 J'ai cru que c'était une blague. Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1125647845

Je suppose qu'on te manquait trop Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3938929842 enfin surtout le beau Demetrio. Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1191703564 En tout cas Re bienvenue à la maison, vraiment contente de revoir la belle Magda, il n'y a qu'elle qui peut dompter la bête. Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  261764818 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  2458541263 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  452909030

Bon courage ou pas pour ta fiche. Je suppose qu'elle va être express. Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1865281961

Tu connais la maison les meubles sont toujours à leurs places, enfin on passe derrière Dante parce que parfois ..... il met tout en désordre Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  575950806 Mais bon faut pas lui dire. Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1729798242

Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3878876281


VERA

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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 11:41 )
Heyyyyyyyy you Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3096864900.

Quel plaisir de te voir revenir parmi nous : rebienvenue à toi ! Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3407175773 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  603324063 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3841447445.



Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 11:49 )
Hellooooo Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3858275945 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3858275945

Ça fait toujours plaisir de revoir des anciennes têtes Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3407175773 Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1754192869
C'est Demetrio qui en a de la chance Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  895265198
Re bienvenue chez toi Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1972441123


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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 11:57 )
Re bienvenue à toi Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3407175773
Perso je suis un des seuls à ne pas connaitre ce personnage je pense alors j'ai hâte d'en apprendre un peu plus Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  1125647845


† just a young man, with a quick fuse. i was uptight, wanna let loose, i was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 12:06 )
Le retour !!!! On ne peut pas rester loin d'ici longtemps, en tout cas contente de te revoir, rebienvenue Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  2925389477


Adelian
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 16:04 )
Rebienvenue sur le forum!

Je te souhaite une rédaction inspirée et une bonne intégration à nouveau!

Au plaisir d'avoir un lien!



   
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le Dim 12 Jan 2020 - 17:00 )
@Magda Saddler a écrit:
+1 pour l'histoire. Parce que j'en ferai p'être une. Ou p'être que j'feinte là. P'être qu'en faite, j'vais m’éclipser  Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  3537243446  

J'fais le +1 cassdédiiiii au plus gros cul de Naples Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  895265198 Le plus beau XXL de la place !

T'es vraiment une pétasse mais une dédicace est une dédicace alors je vais rien dire Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  895265198

Bien que.

Magda - Il fait nuit entre toi et moi.  Giphy




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Pretty hurts. You shine a light on whatever's worst. Perfection is a disease of a nation. Pretty hurts, pretty hurts. Pretty hurts. You shine a light on whatever's worst. Tryna fix something but you can't fix what you can't see. It's the soul that needs a surgery. // par mars.
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Sujet: Re: Magda - Il fait nuit entre toi et moi. ( le )
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