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- Demetrio I Un anniversaire sur les flots. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Les Îles :: Procida
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
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Sujet: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Lun 13 Jan 2020 - 8:19 )
Il y a un peu de vide. Un peu de folie aussi dans le ventre de toutes ces pièces vides. Vides de sons. Vides de chaleur humaine. Vides tout court. Tant et trop de vides qui l’entourent en ce jour qui célèbre sa naissance qu'elle en perd la tête, Magda. Jour de fête pour le commun des mortels : un gâteau, des bougies, des amis, de la famille et une réunion où s’éclatent les rires et les discussions. C’est normalement ce qui se passe lors des jours d’anniversaire, n’est-ce-pas ? Tous les 13 Janvier n’ont jamais eu cette saveur là. Ont toujours eu le goût âpre de l’inachèvement. Ne pas faire de fête, elle s’amuserait trop, l’enfant, et son cœur le supporterait pas. Puis en grandissant, cette habitude s’était beaucoup trop ancrée dans la chair de cette famille pour qu’une autre habitude puisse voir le jour. Alors le 13 Janvier était devenu un jour comme un autre, elle l’avait bien intégré, la gamine, l’adolescente puis désormais l’adulte bancale. Parfois même, elle en oubliait la date, reléguée au fin fond de sa mémoire. Ce jour de naissance n’était pas à célébrer, pas plus pour sa mère qui n’hésitait jamais à lui rappeler l’immonde cicatrice qu’elle portait sur son bas ventre. Acte chirurgical pour l’extirper de force de ses entrailles. Magda n’avait pas eu envie de sortir, bébé. Sûrement avait-elle pressenti qu’une vie morne et froide l’y attendait et qu’elle ne voulait pas y aller. Pas maintenant. Jamais. A tous les 13 Janvier, la seule personne personne qui leur insufflait cette petite aura de festivité, c’était sa grande sœur. Sahar et ses grands sourires. Sahar et son éclat de rire. Sahar et son m’enfoutisme légendaire. Sahar et son insolence si rafraîchissant. Elle lui apportait toujours un cupcake avec une bougie le jour même ou les jours d’après, jamais un jour avant, superstition idiote. 13 Janvier 2020, aujourd’hui, il n’y aura ni cupcake, ni bougie. Il n’y aura pas de Sahar et son sourire contagieux. Il n’y aura que Magda et cette solitude en latence qui lui mord le palpitant. Son téléphone, il vibre, délivre des sms : connaissance, travail, amis pour lui souhaiter un bel anniversaire mais combien d’entre eux sont sincères ? Le pensent vraiment ? Ne tapent pas un éternel message mécanique. C’est toujours le cœur lourd qu’elle repose son téléphone, Magda. Parce que l’expéditeur n’est jamais celui qu’elle souhaite. Celui qu’elle attend avec le désespoir ourlé autour de son cœur. Parce qu’elle l’attend, a l’espoir de la désespérée. Et s’il ne lui écrit pas, et s’il l’a oublié ? Son cœur se serre, part en dérive et sûrement qu’il n’en reviendra pas de ce sale périple. La nuit est tombée que son portable crache la notification d’un sms et l’espoir ayant déserté les rangs, Magda détourne à peine le regard et garde les yeux gravés sur le magazine qu’elle lit. Elle relit l’article une première fois, une seconde fois mais n’intègre rien, hantée par cet sms non lu. Alors elle se redresse de sa tour et sa main se tend vers l’appareil laissant les pixels dégueuler leur lumière blafarde. Son cœur rate un battement. C’est lui. C’est lui. Instinctivement, un sourire étire ses lippes alors que la brune se laisse tomber sur son canapé, bienheureuse. Demetrio, oui, il avait pensé à elle. Demetrio, oui, il ne l’avait pas oublié. Les sms s’enchaînent et son cœur s’embourbe, part en envol de papillons. Ce sourire sur ses lèvres, il s’étire à l’idée de passer un moment avec Demetrio. 30 minutes. 1 heure. Peu importe. Tout lui irait, tout, elle le prendrait. Tant qu’elle est avec lui. Tant qu’il est là. C’est tout ce qu’il lui faut. Prise d’une ferveur nouvelle, la métisse bondit hors de son canapé et fonce pour s’apprêter, retirer un peu cet aura de tristesse, ce pyjama du désespoir qu’elle a gardé tout le long de la journée. Pyjama troqué contre un jean et un pull en laine. Ses cheveux relevés dans un chignon fatigué retrouvent leur liberté. Elle sait qu’il préfère quand elle les lâche ses cheveux et elle veut lui plaire, qu’il la regarde, qu’il aime ce qu’il regarde. Emportant son sac à main sur son épaule, Magda sort de chez elle et part attendre Camillo. Camillo qu’elle a très hâte de retrouver, qui, lui aussi, lui manque. La brune, elle sait pas bien combien de temps encore elle attend. Cinq minutes, plus ? moins ? Le temps s’étire en longueur, passe moins vite tant la métisse a hâte de retrouver cet amour perdu. De pouvoir passer un moment avec lui, électrisant les souvenirs en communs. Des trésors qu’elle chérit mais qui lui font l’effet d’une flèche en plein cœur aussi. Car eux. Lui. Tout ça, elle l’avait perdu sur l’autel de son orgueil, de sa fierté et surtout de son refus de faire confiance. De croire en lui. En eux. Quand la voiture s'arrête à sa hauteur, c'est un sourire sur ce visage tiré qui l'illumine. « Bonsoir Camillo » « Bonsoir Mademoiselle Saddler » Il lui sourit aussi, le chauffeur, de ce sourire chaleureux. Lui aussi est contente de la voir, elle le ressent. « Monsieur Clarizio nous attend » Magda hoche la tête en prenant place dans la voiture. Elle aussi, oui, elle l'attend Demetrio. Avec impatience. Avec ferveur. Et elle n'attendrait que lui jusqu'à la fin.
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Jeu 16 Jan 2020 - 1:16 )
Les yeux ancrés sur le téléphone, l’italien lâche un soupir en secouant la tête. Comment en est-il venu à lui faire une telle proposition ? Si toute la journée, il a longuement hésité à lui envoyer un message et à la manière de tourner les choses pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, il s’est toujours dit que ça devait s’arrêter à un simple texto. Il ne s’agissait pas d’une bouteille jetée à la mer, mais bien d’un court échange pour qu’elle sache que malgré leur séparation, cette date importante n’a pas disparu de sa mémoire. Seulement, encore une fois, quand il est question de Magda, il peine à se contrôler. Alors qu’il aurait très bien pu terminer par quelques mots gentils, en lui souhaitant de passer une bonne soirée, il n’a pu s’empêcher de saisir l’occasion qui se présentait à lui. Ce n’est pas pour se chercher des excuses justifiées pour se revoir, mais pour rendre ce jour qui semble si banal, un peu moins ordinaire. Elle aurait été accompagnée par des amis qu’il n’aurait rien dit, mais parce que c’est elle, il ne peut pas l’imaginer seule le jour de ses trente ans.
« Tu es avec nous ? » l’interpelle son père qui penche la tête sur le côté, afin d’attirer son attention. Demetrio relève la tête, croise son regard et acquiesce d’un signe de tête, avant de se lever en s’excusant auprès de son géniteur, son ami et la fille de ce dernier. Un repas, pour faire passer le temps, aussi pour les vœux, un moment qui manque d’intérêt à ses yeux, mais comme à chaque fois, il fait acte de présence. Le PDG s’absente quelques minutes, s’engouffre dans la cuisine et contacte Camillo qui répond quasi aussitôt. « Oui Monsieur ? » Son chauffeur, mais pas que. Camillo s’est montré très disponible ces derniers temps, encore plus que d’habitude, comme s’il sentait que Demetrio en ressentait le besoin. Même s’il a gardé la tête haute en lui assurant qu’il n’était pas utile de s’inquiéter à son sujet, il a apprécié l’avoir à ses côtés. « Puis-je vous solliciter un instant ? » demande-t-il, en roulant des yeux, l’air un peu embêté. Son ami est discret et ne se permettra sans doute pas un commentaire, mais il sait, sent déjà apparaître un sourire malicieux sur son visage. « Pouvez-vous récupérer Magda à son appartement s’il vous plaît. » Son ton ne laisse pas place à la discussion. Il n’a pas envie de se justifier de quoi que ce soit. Ce n’est qu’une sortie, rien de plus. « Déposez-la au port, près du bateau. Merci Camillo. » Après avoir reçu sa confirmation, Demetrio raccroche et rejoint le petit comité. « Excusez-moi, je vais devoir vous laisser. » C’est la surprise sur le visage de son père qui, sans que son fils ne le remarque, observe les deux convives. « Maintenant ? » « Oui, je suis sincèrement désolé, mais nous aurons l’occasion de nous revoir, je suppose. » Il saisit son manteau noir qu’il enfile et serre la main à la jeune femme, puis se tourne vers les deux hommes qu’il salue d’un signe de tête. Son père le suit jusque dans le couloir, l’interpelle et alors qu’il pense recevoir une réflexion désagréable, le gardien de la famille se montre, au contraire, souriant, ce qui le surprend. Demetrio fronce les sourcils. « Tout va bien ? » « Tout va très bien, fils. J’ai un dernier service à te demander. » D’un signe de tête, il l’encourage à continuer. « Je t’écoute. » « Pourrais-tu raccompagner Mademoiselle ? » La première chose qu’il fait, c’est de jeter un œil à sa montre, ce qui pousse son père à reprendre : « Elle vit en face du port. C’est sur ton chemin. » « Oui. » dit-il, soulagé de ne pas être obligé de faire un détour.

Accompagné de l’italienne, Demetrio prend la direction du port. Le trajet se fait calmement, dans un silence qui ne le dérange guère. Parfois, il sent le regard de la brune sur lui, avant qu’elle ne repose son attention sur la fenêtre. « C’était une bonne soirée. » « En effet. J’ai cru comprendre que votre père et le vôtre se connaissait depuis quelques années déjà. » Son entourage est un vrai jardin secret pour Demetrio qui pensait bien le connaître, mais c’est dans des moments comme celui où il se rend compte qu’il y a bien des choses qu’il ignore. Son père a toujours été plus à l’aise en société que lui. Les gens le trouvent bien plus accessible qu’il ne le sera jamais. « Oui. Nous aurons l’opportunité de nous revoir. » Pour simple réponse, il hoche la tête et ralentit non loin du port. A quelques mètres de là, il aperçoit la voiture de son chauffeur qui est d’ailleurs sorti à l’extérieur, cachant celle qu’il escorte. « C’est cet immeuble. » L’italien s’en rapproche au plus près, stationne à la porte. Elle le salue chaleureusement et après avoir attendu qu’elle rentre à l’intérieur de son bâtiment, se gare enfin sur les quais. « Bonsoir à vous. » dit-il, en quittant son véhicule. S’il essaie de ne pas trop s’attarder sur la silhouette de Magda, s’efforce très violemment de ne pas laisser ses prunelles se balader de bas en haut, il lui est impossible de ne pas remarquer ses cheveux lâchés qui encadrent son visage et le sentiment de manque qui grossissait en lui, qu’il tente tous les jours de taire, mais qui s’amenuise un petit peu à présent qu’elle se trouve en face de lui. Et c’est mal, il en a conscience, mais il sait pertinemment qu’il n’a aucun pouvoir là-dessus. « Merci Camillo. Je vais prendre le relais. » Le conducteur affiche un sourire discret, puis s’engouffre dans sa voiture. « Tu es prête à me suivre ? » Il aimerait lui dire tellement de choses qu’il ne s’autorise plus. Qu’il la trouve belle, que ses cheveux lâchés lui vont à la perfection, ou encore poser une main sur sa taille, déposer un baiser sur sa tempe, ses lèvres, mais il n’a pas oublié sa décision.


Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Dim 19 Jan 2020 - 13:29 )
Les paysages défilent à travers la vitre et Magda les observe sans vraiment les voir. Son esprit est ailleurs, déjà accroché à la silhouette du brun qui hante ses pensées disparates. Il est le phare de ses nuits noires et son absence lui fait mal. Si mal. Parfois, c’est le souffle qui lui en manque. Souvent, c’est le cœur qui se serre  sous cette douleur suffocante. Y’a cette crainte qui lui ronge les entrailles, celle de l’avoir perdu pour à peu près toujours. Celle d’avoir fait exploser toutes ces chances avec lui. Magda n’est qu’affres d’amertumes et de regrets. Si elle avait su que ça ferait aussi mal, elle aurait mieux fait les choses. Aurait fait plus confiance. Aurait été moins impulsive. Moins tumultueuse dans ses gestes, dans ses mots. Si cela est toutefois possible avec la bombe à retardement qu’elle est. « Comment allez-vous, Mademoiselle Saddler ? » Et la voix de Camillo la sort de ses pensées brouillons, un sourire se pose sur ses lèvres. « Bien, Camillo, merci » La brune jette un coup d’œil dans le rétroviseur et croise le regard du chauffeur qui lui retourne son sourire. « C’est mon anniversaire, aujourd’hui » Dit-elle d’une voix lointaine, n’éprouvant pas la festivité de cet événement quand d’autres en seraient très excités et d’une humeur rayonnante. Elle, rien n’irradie d’elle.  « Oh ? … Joyeux anniversaire, Mademoiselle Saddler » En guise de remerciement, la métisse lui offre un second sourire mais plus chaleureux, plus ouvert. Sur ses lèvres, des questions s’échouent. Est-ce que Demetrio a quelqu’un en ce moment ? Est-ce qu’il y a des filles qui montent dans cette voiture ? Est-il passé à autre chose ? L’a-t-il oublié ? Les interrogations restent enterrées dans sa gorge, quand dans sa tête, les pensées fusent de toute part. Elle essaie de se rassurer, tente de rationaliser tout cela sans vraiment y parvenir. Sa tête est un énorme labyrinthe dans lequel elle se perd, désespérée. Cette fin de soirée avec lui, peut-être que ça ne veut rien dire. Peut-être que cela veut tout dire. Magda ne sait plus, est complètement perdue. Sans qu’elle s’en aperçoit, la voiture s’arrête au port et Camillo vient lui ouvrir la portière. La reine de la journée s’extirpe de la voiture, le vent marin s’engouffrant dans sa chevelure et lui mordant la nuque. Une écharpe autour du cou n’aurait pas été de trop mais la brune, qui, en temps normal pense à tout, oublie la moitié des choses. Son esprit, trop embrumé par la perspective de voir Demetrio. Trop tiraillé aussi entre une palette d’émotions qui se contredisent, s’emmêlent aussi entre eux. Une cacophonie bruyante qui trouve un calme violent quand une voix s’élève dans son dos. Cette voix, elle la reconnaîtrait parmi mille autres voix. Cette façon de chanter les syllabes, elle l’a gravé dans sa mémoire, dans sa peau. Elle ferme les yeux un instant, juste un envolé de seconde pour laisser ses tympans se délecter de cette voix qui lui a susurré tant de belles choses. L’envoûtant. L’ensorcelant à jamais. Ce n’est que maintenant que Magda se rend compte que la magie de Demetrio, elle ne pourra jamais l’inverser et ça prend des allures de malédiction ce soir. Camillo prend congé et retourne derrière son volant, la main de Magda s’agite dans l’air pour le saluer, sourire penaud sur le visage. « Oui, je suis prête » Répond-t-elle en déviant son visage sur celui qui l’apostrophe sans plus de cérémonie. Et alors que la métisse lui emboîte le pas, qu’elle le suit sans un mot de plus, un hiver glacial s’empare de sa peau. Sur sa taille où, habituellement, il aurait posé sa main. Sur son front, sur ses lèvres où il y aurait déposé les siennes. Le froid du vide lui mord l’épiderme, la laisse défaillante d’une tortueuse tristesse. Son absence fait aussi mal que sa présence, cette présence qui lui rappelle que tout est finit aussi. « Tu connais bien, l’île de Procida ? » Demande-t-elle après s’être raclée la gorge, croisant les bras sur sa poitrine pour contrer le froid de ces vides sur sa peau. Magda meuble le silence, les détruit à coup de verbe sans fin. Ca lui fait peur les silences, ça laisse entendre tellement de choses. Des choses qu’elle n’est pas prête à accepter. Alors elle le martèle le silence. « Je n’y suis jamais allée mais j’ai entendu dire que c’était beau » Et si elle pouvait, la métisse réciterait ce qu’elle sait sur cette île mais finalement se ravise. « Pourquoi là-bas ? » Question simple, innocente. Pourquoi ce choix quand ils auraient pu se trouver un petit quelque chose d’ouvert, ici, à Naples ? Et peut-être quelque part, elle espérait que tout cela aie une signification. Que tout ça voudrait dire quelque chose d’encore fort. Elle l’espérait.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Ven 24 Jan 2020 - 21:24 )
A ses côtés, Demetrio avance sur le quai pour rejoindre ce bateau qui, avant sa rencontre, n’avait pas trouvé de nom, chose qui a finalement été comme une évidence au fur et à mesure qu’ils apprenaient à se connaître, qu’ils se rapprochaient. Ce même nom qui a provoqué un sourire sur ses lèvres à la fin de la gravure, mais qui laisse aujourd’hui un immense vide, des brûlures invisibles face à la rupture définitive qu’il a lui-même décidé. Il aurait très bien pu prendre un chemin différent, laisser une nouvelle chance à ce couple bancal, mais le manque de confiance aurait fini par le bouffer. Si les disputes avec Magda ne lui font absolument pas peur, s’il est prêt à hausser le ton, à ce qu’elle lui envoie des objets pour exprimer sa colère, il n’est pas prêt à ce qu’elle doute de lui au point de le penser infidèle. Il se doute que le problème ne vient pas de lui, mais plutôt d’un passé avec des personnes qu’elle pensait sincère et qui ont fini par la trahir, que ses actes ne sont que les répercussions de ce qui se passe aujourd’hui, ce pourquoi il ne lui en tiendra jamais rigueur. Sa présence ici en est d’ailleurs la preuve. Son anniversaire est un jour important, le passage de la trentaine également et il ne désire pas la laisser seule dans un moment pareil, même si le premier contact est un peu malaisant. « Je la connais bien, oui. » répond-il, dans un sourire. « Les îles du Golfe ont toutes un petit quelque chose qui les rendent spéciales. Procida, ce qu’on en retient principalement, ce sont les devantures colorées des habitations. Tu les remarqueras dès ton arrivée. » ajoute l’italien, en posant son attention sur la jeune femme aux gestes qui le poussent à penser que le froid la glace. Alors, sans hésiter, il retire son manteau et le pose sur ses épaules. Ils ne forment plus un « nous », pourtant, ça ne l’empêchera jamais d’être attentif à elle, et bienveillant. Il l’a aimée, très fort, l’aime plus fort aujourd’hui, même s’il préfère de loin étouffer ses sentiments qui ne se sont jamais estompés. Dans son for intérieur, ça ressemble à un champ de bataille qu’il maîtrise au mieux, habitué à garder les choses sous contrôle, mais soyons honnête, le cœur est le seul organe qui n’en fait qu’à sa tête. « Je souhaitais t’éloigner de Naples, te créer de nouveaux souvenirs, et Procida a un très bon salon de thé. » Il ne fait jamais les choses normalement et se contenter d’un lieu dans lequel elle aurait pu se retrouver à de nombreuses reprises, très peu pour lui. D’autant qu’il a une idée derrière la tête qu’il désire mettre en œuvre. Demetrio s’arrête face à son bateau sur lequel il monte, puis se tourne pour tendre la main à son ex-petite amie. « Cette balade de trente minutes te donnera l’occasion de prendre en main le bateau. » Sa liste, il ne l’a pas oubliée. Elle est restée dans un coin de sa tête. Il sait à quel point Magda aime la mer, naviguer, alors lui offrir l’opportunité de conduire l’engin est pour lui un plaisir qu’il ne se refuse pas. « Je serai derrière toi. » Pour lui donner des directives, lui apprendre, ne pas la lâcher de vue afin qu’elle se sente en sécurité et qu’elle ne panique pas. Si c’est le cas, il est certain de pouvoir poser les bons mots pour la rassurer. Il est maladroit, Demetrio, n’emploie pas toujours les termes qu’il faudrait et ne comprend pas tout sur le moment. Il a besoin qu’on le lui explique, parfois longuement, mais les relations humaines, c’est un domaine qu’il ne connait pas très bien. En amitié comme en amour, il a de grosses lacunes, ce pourquoi il préfère de loin les relations professionnelles. Là, au moins, il se sent à sa place, compétent, pas dans l’incompréhension. Il peut répondre sèchement s’il le souhaite, durement, même s’il fait attention à être juste et pas dans l’excessivité. Avec Magda, c’était très différent, mais il a aimé ça.


Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Dim 26 Jan 2020 - 13:15 )
Y’a cette sensation qui pulse dans son palpitant. De vérité en vérité qui s’écoule en elle comme une rivière au torrent impétueux. Contre ça, la métisse ne peut rien y faire. Rien. Si ce n’est se laisser emporter, silence gravé sur les lippes. Ses yeux à elle se posent sur lui, sur cette silhouette et les vérités ne peuvent plus être évitées. Ignorées. Celles qui disent que Magda ne veut que Demetrio. Celles qui disent que si ça n’a pas fonctionné avec Demetrio, ça ne fonctionnera avec personne d’autre. Y’a des relents d’échecs et de défaite dans ses pas alors qu’elle le suit sur les quais mais la brune, experte, maroufle un sourire sur ce faciès décrépi. « J’ai hâte de les voir ! » S’exclame-t-elle avec un demi-sourire sur les lèvres, y’a de la sincérité dans tout cela comme un peu de mensonge, de théâtre pour planquer la tristesse, cette distance en latence qu’elle n’assume pas. Qu’elle supporte mal. Son corps à elle, il voudrait trouver le sien, plonger dans la chaleur de ses bras et faire partir cet hiver qui a planté ses crocs sur elle. Comme une vaine tentative de le combattre, y’a ce manteau qui se pose sur ses épaules alors que Magda regarde ces bras, ces mains s’éloignaient d’elle sans un seul contact. Son sourire perché encore sur ses lèvres s’étire un peu alors que la brune l’offre à son preux chevalier en guise de remerciement, à défaut de lui caresser le dos de la main. A défaut de déposer ses lèvres sur les siennes. Contre sa joue. Dans sa nuque. Alors pour se consoler de ce qu’elle ne peut plus faire, la jeune femme serre le manteau contre elle, s’enivre de cette odeur qu’elle aime tant et qu’il lui a manqué tout autant. Puis vient l’explication, la raison de ce voyage et le pourquoi de cette île où ils se dirigeront. Le cœur de Magda fait un bond, se réchauffe d’un coup d’un seul et fait fondre les glaciers qui y ont pris place. Sauf qu’il y’a ce vent froid qui subsiste quand elle veut le serrer dans ses bras, quand elle veut exprimer toute sa reconnaissance dans une étreinte qui lui déclarerait sa flamme mais elle ne peut pas. Ne peut plus. Mais ciel ! Oui ! Qu’est ce qu’elle le voudrait. Si fort. Tellement fort. « Demetrio … » Souffle quittant ses lèvres, ses pupilles s’accrochant aux siennes, exprimant tant de choses. Ils ne sont plus ensemble et pourtant, il continue de vouloir mettre des couleurs dans sa vie, à vouloir la rendre moins morne alors qu’il n’a aucune obligation de le faire. « Merci … » Parce que c’est tout ce qu’elle trouve à lui dire, la Saddler. Parce qu’elle ne tient plus. Parce que c’est plus fort qu’elle, sa main se lève et se pose sur son bras qu’elle serre contre sa paume. Si elle pouvait faire plus, elle le ferait, avec envie, avec ferveur, avec cette flamme que lui seul sait allumer mais elle n’en fait rien, sait qu’elle n’en a plus le droit. Alors qu’il grimpe sur son bateau, sa main glisse le long de son bras pour se loger dans la sienne. « Ca me va » Avant que les mots percutent réellement dans sa boîte crânienne. Elle ? Prendre en main le bateau ? Comme foudroyée par un éclair invisible, Magda se redresse droite comme un i, reprenant sa main qui venait à peine de toucher celle de l’homme d’affaire et recule d’un pas. « Pardon ? » Et déjà, sans que la brune y puisse faire quoique ce soit, ses incertitudes et son manque de confiance en elle viennent l’inonder. Raz-de-marée qu’elle connaît que trop bien. En sera-t-elle capable ? Ne va-t-elle pas tout foirer ? Comme d’habitude … La métisse lance un regard perplexe, se perdant dans ses pensées qui la malmènent. « Je sais pas si j’y arriverai … » Murmure soufflé gorgé de craintes plantées dans son crâne par ces sales voix. Mais celle qui les surplombe toute d’un coup, c’est celle de Demetrio. Il appose sa voix, éteint les autres de son timbre. Il sera derrière elle qu’il assure. Qu’il rassure. Son palpitant bat à grande vitesse et si pendant quelque secondes, Magda ne savait plus quelle voix écouter, son choix se fait rapidement comme une évidence. « D’accord … ok » Sa main rejoint la sienne, la serre au creux de sa paume alors qu’elle se hisse pour monter à bord, les jambes se faisant de plus en plus coton. « Je te fais confiance » Une phrase qui veut tout dire. Qui se pare de repentance aussi quelque part. Qui veut réparer les frasques sans savoir si cela est possible. Ce soir, Magda lui fait pleinement confiance au point de se laisser complètement aller à lui. A l’inconnu d’un domaine qu’elle ne maîtrise pas du tout. Elle lui laisse les commandes qu’il aura sur ses gestes mais aussi sur ses pensées quand elles viendront à nouveau mordre sa cervelle en distillant leur poison. « J’appréhende quand même » Parce que c’est une première fois. Que les premières fois font toujours peur. Parce qu’elle a plus confiance en lui qu’elle n’a confiance en elle.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Lun 10 Fév 2020 - 1:21 )
A son prénom soufflé, l’italien lève les yeux et rencontre les siens, dans l’attente de la suite. Son visage se détend alors et un sourire fait apparition. Sincère, vrai, qu’il ne cherche pas à dissimuler. A travers sa voix, il la sent touchée par son initiative, est soulagé de savoir qu’il n’en a pas trop fait. Magda aurait pu mal le prendre, se dire qu’il n’avait pas sa place dans toute cette agitation du jour et ce serait mentir que de dire qu’il s’attendait à cette réaction. La vérité est qu’elle est si surprenante qu’il évite de s’imaginer ce qu’elle pourrait dire ou faire. Même lorsque ça part d’une bonne intention, ou qu’il pense agir correctement, ça n’a pas toujours les bonnes répercussions. Soit parce qu’il s’est montré maladroit, ou parce qu’ils n’ont pas la même vision des choses, ou encore parce qu’ils ne se comprennent tout simplement pas. Ca a été difficile au début, pour lui qui s’est tant fait à sa vie en célibataire, mais il a appris, tout en ne se laissant pas faire. C’est épuisant, c’est vrai, mais lui tenir tête fait partie des choses qui font qu’entre eux, ça a souvent fonctionné. Lui n’a pas besoin d’une femme qui dise oui à tout ce qu’il désire et elle n’a pas besoin d’un type qui s’écrase à chacune de ses colères. Ce cocktail a pourtant explosé, mais les sentiments sont toujours là. Ca n’a rien enlevé.
Bien qu’il soit mal à l’aise, Demetrio accepte ce merci, un petit mot qui a son intensité, sa force qu’il ressent dans ses prunelles et dans son attitude. La sienne s’efforce d’être détendue en apparence, mais son cœur, lui, est tendu. En sentant sa main dans la sienne, sur sa peau, il se met à battre plus fort encore. Ce n’est qu’un simple contact, mais pour lui, c’est beaucoup plus qu’une poignée de main. Ca lui réchauffe le cœur, en même temps que de l’alourdir, mais l’avoir près de lui, pouvoir être là lors d’un moment aussi particulier que celui-ci vaut bien toutes les peines du monde.
Son sourire s’agrandit, tandis qu’il la rassure aussitôt, sans attendre qu’elle prenne davantage la parole pour expliquer qu’elle ne se sent pas de prendre la barre. Si elle ne s’estime pas prête, lui croit en elle. « Bien sûr que tu vas y arriver. » dit-il, alors qu’il récupère une nouvelle fois sa main pour l’aider à monter sur le bateau. La surprise s’installe soudainement sur son visage, alors qu’elle souffle des mots qu’il n’attendait pas. Sa confiance. Ses yeux se figent dans les siens, en même temps que son corps qui ne bouge pas d’un centimètre. C’était le gros point noir de leur couple et maintenant qu’elle lui avoue ça, il ne sait pas trop comment réagir. « Tu me fais confiance. » dit-il, sans attendre qu’elle confirme. C’était pour les répéter, pour prendre réellement conscience de ce qu’elle a avancé. Mais ça concerne uniquement l’instant T, alors il se reprend bien vite. « Evidemment. Tu n’as pas d’autre choix que de me faire confiance. Et tu peux. Tu es dans mon élément, rappelle-toi. » La mer, les bateaux, c’est toute sa vie. « C’est normal. C’est humain d’avoir peur de l’inconnu. Moi aussi, j’ai parfois peur. » Même s’il ne le montre pas toujours. Il se penche en avant pour vérifier qu’il n’y a aucun déchet dans l’eau, pas un plastique, puis la laisse un instant pour faire les vérifications de sécurité, s’assurer que l’hélice est bien claire et qu’il n’y a aucun corps étranger non loin d’elle, puis après avoir ajuster les détails techniques, récupère la corde d’amarrage. Il pose la main sur le dos de Magda, l’invite à se mettre face à la barre. « Pour le démarrage, il y a des petites choses techniques à savoir, mais je vais te les épargner pour ce soir. Toi, tu vas commencer par lancer le moteur avec la clé qui se trouve ici. » Là, il la désigne et reprend : « Et après les premières manœuvres techniques, je viendrai à tes côtés pour t’aider à sortir du port. Tu seras à la barre jusqu’à Procida. » Ce n’est pas la destinée la plus longue, mais c’est pour un commencement, ça lui semble bien. « Ce programme vous convient-il Mademoiselle Saddler, où avez-vous des revendications auxquelles je pourrais répondre ? »


Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Lun 17 Fév 2020 - 2:08 )
Y’a ce sourire qui ne niche sur les lippes du brun. Un sourire qu’elle ne rate pas, Magda. Elle voudrait pouvoir y glisser son index, surfer sur la courbe de ses lèvres qu’elle rêve de retrouver. Un instant. Quelque secondes à peine. Pas une fervente croyante et pourtant la brune se retrouve, là, à prier un Dieu auquel elle ne croit pas. Elle le prie de lui rendre ce trésor perdu. Cet homme qui fait battre son cœur un peu plus fort. Un peu moins de travers. Cet homme qui la ramène en vie. Qui l’enterre vivante aussi par son absence, par ce manque. Lance plantée dans son palpitant qui ne vibre que pour lui. Demetrio, il devient voix de l’assurance, la voit de cette façon dont elle ne se voit pas, la brisée. Dont elle ne se verra sûrement jamais. Trop martelée par ce manque de confiance qui gonfle en elle comme un monstre qui ne se repose jamais. C’est vrai que la métisse est assaillie de doutes, de cette trouille qui grouille en elle depuis jeune. Celle de ne pas être à la hauteur. De ne pas réussir. « Si, au contraire, j’ai le choix et j’ai choisi » Affirme-t-elle déjà déçue que sa déclaration ne prenne pas effet. Elle le voit interpréter cela d’une toute autre façon, elle l’entend Magda. Ses épaules s’affaissent, qu’il est difficile de garder les gens qu’on aime et pourtant, à Demetrio, à ses souvenirs, à leurs souvenirs, elle s’y accroche tellement la femme d’affaire. « Pfff … toi ? Avoir peur ? T’as jamais peur » Parce que la peur n’est pas une émotion que Magda a vu écorcher son visage, le déformer. Demetrio, si fort, si roc dans tous ses souvenirs d’eux. Il est à l’image de ce phare qu’ils ont visité, lovés l’un contre l’autre. Il est ce phare dans sa vie mais plus qu’éteint désormais, qu'elle cherche à rallumer. Demetrio s’éloigne, la laisse à ses torpeurs de vides. Elle l’observe se muer sur ce bateau qu’il connaît par cœur, lui, maître des lieux et elle, un peu intruse, un peu de trop. Comme toujours. Le contact sur son dos, elle ne le voit pas venir, la métisse et rien que ce contact, il lui arrache des soupirs, fait naître un frisson qui galope le long de sa colonne vertébrale. Ca lui a manqué. Tellement manqué. Et pendant un court instant, elle espère que cette main ne la quitte plus. Plus jamais. Poussée par cette poigne douce dans son dos, l’effrayée prend place à la barre, y poser une main gênée, remplie d’incertitudes. Sa tête se hoche face aux instructions du Capitaine et docile pour une fois, Magda pose son autre main sur la clé sans tourner le contact pour autant. Elle prend note de tout ce qu’il lui raconte, craint déjà de faire une belle connerie. De mener le bateau dans un récif ou de l’incendier elle ne sait par quel moyen mais ça serait possible. « Ok d’accord » La gorge sèche, l’appréhension gonflant dans sa poitrine mais cette pointe d’excitation qui perle son regard, qui étire ses lippes dans un sourire incertain. Elle est cette gamine enfermée à qui on tend une clé pour la liberté. Elle a hâte, elle a peur, elle est joie, elle est stress. Magda secoue la tête à la négative, elle n’a aucune revendication si ce n’est une qu’elle formule dans un murmure « Si … juste une … Me laisse pas » Et peut-être que cette supplication en cache d’autres. Et peut-être qu’elle parle d’eux. Qu’elle l’appelle à revenir vers elle. Qu’elle le prie. Le conjure entre les lignes. « Si tu dois t’en aller, c’est ok mais … reviens à chaque fois, d’accord ? » Parce que c’est là tout ce que la brune espère, qu’il lui revienne. Elle l’attends. Un peu. Beaucoup. A la folie. Passionnément. Pour s’empêcher de se noyer dans ses yeux bleus, sa main tourne la clé, fait gronder le moteur lui arrachant des frissons. Y’a ce rire qui remonte le long de sa gorge, qui détonne alors qu’il trouve libération au bord de ses lèvres. Rien que faire ça, rien que le faire, ça la rend ivre. Une première fois, une nouveauté. « Je l’ai démarré ! T’as vu ?! » Griserie dans les notes, elle devient cette gamine ivre de nouvelles aventures et un regard se perd un instant dans le  ciel étoilé. Ses pensées voguent à sa sœur, la défunte, la tant aimée et Magda se met à espérer que sa grande sœur la voit d’où qu’elle se trouve, qu’elle rigole avec elle, qu’elle est ravie pour elle. « Ce n’est pas sur ma liste mais c’est définitivement un rêve » Un rêve qui prend des allures de réalité. Et elle en crève d’impatience, d’appréhension, de trouille. Plus que tout, elle est bien ravie de partager ça avec lui. Avec qui d’autres si ce n’est Demetrio ? C’est Demetrio depuis le début qui malmène son quotidien, qui explose son existence et qui lui a permis de rayer une ligne de sa liste de souhait. C'est Demetrio depuis le début. Ca sera Demetrio jusqu'à la fin.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Dim 5 Avr 2020 - 18:18 )
A l’entente de son unique revendication, son cœur a un raté. Aussitôt, l’italien ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec leur histoire. Comme si ces mots murmurés lui criaient de ne plus la délaisser aussi longtemps, de ne pas s’en défaire, d’être toujours auprès d’elle. Ils ne forment plus un couple et leur relation, bien que tendre sur le moment, est au point mort, mais cet organe qui ne lui appartient pas ne cesse de battre pour cette énigme au caractère bien trempé, qui a eu l’audace de lui faire face quand d’autres l’auraient laissé avoir le dernier mot juste pour sa satisfaction personnelle, son égo, pour laisser le puissant homme obtenir ce qu’il désire sans batailler. Magda a été la première à comprendre qu’il n’attendait pas d’une femme qu’elle lui dise Amen à tout. En plus de le pousser dans ses retranchements, elle lui a ouvert les yeux sur certaines choses. Pas seulement sur le plan professionnel, lorsqu’il s’agissait de prendre des mesures contre le harcèlement que ses employées pouvaient vivre au quotidien, malheureusement, mais aussi et surtout sur le plan personnel. Elle lui a appris à aimer. Maladroitement, certes, mais son cœur ne s’est jamais autant ouvert qu’à ses côtés. Demetrio a évolué et tout ça, il le lui doit.

Et puis… Il y a cette voix qui se nomme la raison et qui le ramène deux pieds sur terre en le sermonnant de vouloir lire entre les lignes ; un savoir-faire qu’il ne maîtrise pas. Alors il se contente d’acquiescer dans un demi-sourire. « Où veux-tu que j’aille ? » dit-il, en lui désignant le bateau sur lequel ils se trouvent. Il y a bien une issue, mais il n’a pas l’intention de l’emprunter. Plonger dans cette eau froide… ? Non. Et il est bien ici. « Cette expédition, nous la faisons ensemble. Je ne compte pas te laisser. » ajoute l’homme d’affaires, lui promettant ainsi qu’elle ne sera pas seule dans ce périple. Un air amusé se dessine sur son visage tandis que le moteur gronde, qu’elle démarre. « Oui, j’ai vu. Félicitations. » confirme-t-il, en la dévisageant, alors qu’elle plonge ses yeux dans le ciel étoilé. Demetrio s’éloigne pour son dernier contrôle technique, avant de lui revenir et l’aider à quitter le port, lui indiquant la marche à suivre. Une fois qu’ils sont en pleine mer, éloignés des autres bateaux, Demetrio lui laisse l’opportunité de s’habituer à la barre et se cale sur le bord, le regard au large. « J’aime cette idée que tu puisses me voir comme un homme vaillant, qui n’a peur de rien. » C’est l’image qu’il souhaite donner et pour qu’elle la croit réelle, c’est qu’il doit le faire à la perfection. Sans doute est-ce dû à sa manière de parler aux gens, de les observer, souvent sévèrement. Cet air qu’il se donne même quand tout va mal. Demetrio est tellement habitué à garder les choses pour lui, qu’en apparence, il adopte une attitude qui laisse penser que ses peurs sont inexistantes, que c’est un roc. Et tant mieux… Ca lui va très bien que ceux qui l’entourent, avec de bonnes ou mauvaises intentions et dont il se méfiera toujours un peu, le croient intouchable, inatteignable. « J’ai pourtant des failles, moi aussi. » A l’instant même où il prononce ses mots, le malaise en lui s’installe. C’est admettre qu’il est lui-même vulnérable, qu’il n’est pas aussi fort que ce qu’il prétend et ça le dérange. Demetrio se racle la gorge, puis se tourne vers Magda, les deux mains appuyés sur le bord. Quelques secondes plus tôt, il avait décidé de lui en faire une courte liste non exhaustive, mais se ravise pour ne plus en parler, changer littéralement de sujet. « Où en es-tu dans ta liste ? Il y a des choses que tu as pu faire depuis ? » Sans lui. Il devrait être ravi de cette idée, pourtant, il n’aime pas ça, qu’elle n’ait pas besoin de lui pour éliminer des numéros, qu’ils ne partagent pas ça ensemble ou pis encore, qu’elle puisse le partager avec une autre personne. Un homme qui le remplacerait. Elle serait en droit de le faire, lui n’aurait rien à lui reprocher. C’est la suite logique. Alors pourquoi déteste-t-il y songer ?


Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Ven 22 Mai 2020 - 13:12 )
A cette question, celle-ci, précisément où son cœur s’étiole. Il peut aller à tellement d’endroit, Demetrio. A tous les endroits où elle ne s’y trouve pas, Magda. Loin, tellement loin d’elle. Une réponse qui porte en son sein des tristesses à en crever. Consolée légèrement par cette phrase qu’il lui lâche. Ensemble. Il ne compte pas la laisser. A ses espoirs qui s’y tissent, qui s’ourlent avant de s’essouffler dans ses efforts vains de s’y agripper. Pour éviter la noyade, pour éviter les sons aigus d’un cœur qui se brise toujours un peu plus depuis la fin. Leurs fins. Magda trempe les vagues de sanglots rageurs dans sa gorge, se concentre sur les démarches à suivre, sur la nécessité de ne pas emboutir le bateau dans une autre embarcation. Bientôt, ils sortent du port, se lancent sur l’océan, grisant son être. Le cœur se console de ses sensations fortes, leurre les tristesses avec ce vent fouettant son visage et la fierté d’être à la barre de ce bateau. Et même si, contre son cœur, s’élève toujours la voix susurrant qu’elle ratera tout ce qu’elle fera, Magda garde le regard droit. Combat son manque de confiance et profite du moment. Profite de Demetrio, de sa présence. « Comme moi, j’aime à ce qu’on puisse me voir comme une personne sans aucune sensibilité » Même si par instant cela lui est douloureux mais cela est le masque que Magda s’est choisi. Qu’elle le porte quotidiennement même lorsqu’il lui fait mal. Un masque qui éloigne les gens, mets des barrières pour elle pour empêcher le moindre rapprochement. Se protéger derrière des murailles faits de glaces et de regards sombres. Pourtant si loin de la vérité si misérable, cachant les vestiges d’une femme si seule, proie à des démons du passé qui ravagent toujours tout sur leurs passages. « Je sais … On en a tous, non ? » Humain derrière le robotique des masques qu’ils ont tous les deux choisis d’arborer. Terriblement humain et ils avaient pu l’être ensemble. Et avec lui, la métisse avait pu baisser ses gardes pour les remonter de la façon des plus horribles. Peu habituée à se retrouver si vulnérable, voyant des dangers partout, même là il n’y en avait pas. A prédire des horreurs à cette relation naissante qui n’a pas su y résister. Magda a été sa propre ennemie et cela n’est sûrement pas la première fois mais sera-t-elle la dernière fois ? Combien de fois lui faudra-t-il pour arrêter de se saboter ? « Toujours au même point, Demetrio » La brune en avait presque oublié cette fameuse liste, enlisée dans les chagrins d’un amour perdu et d’une histoire terminée. Trop occupée à se morfondre sur son canapé, à pleurer sur des souvenirs d’un autre temps, conjugué au pluriel d’un nous aujourd'hui redevenu un singulier. « Je n’ai rien coché depuis que tu as incarné Johnny Castle et que tu m’as fait danser comme si j’étais Baby » Un sourire qui se niche sur ses lèvres sans s’en rendre compte, suscité par ce doux souvenir. Un rêve d’enfant, celui qu’elle entretenait avec sa sœur défunte. Demetrio lui avait fait ce cadeau-là, même si c’était avant que leur chemin se sépare pour qu’il retrouve cette autre. Mais ils avaient fini par se retrouver pour se perdre à nouveau aujourd’hui. « Tu te souviens ? » Se rassurer qu’il n’a pas oublié. Quand elle, elle n’a pas oublié. Quand elle, elle n’oubliera jamais. Une journée gravée dans le marbre et qu’elle emportera avec elle jusqu’à son dernier souffle.  « C’était une magnifique journée » Être avec Demetrio. Être Baby, son héroïne préférée, dans ses bras.


† I needed you to stay but I let you drift away. My love where are you? Whenever you're ready, can we surrender ? I just want you back. I'm running to your side, flying my white flag
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Dim 7 Juin 2020 - 18:29 )
« Et je ne doute pas que tu puisses y arriver. » L’attitude adoptée est exactement la même que la sienne. Lors de leur première rencontre, elle avait été si professionnelle, mais distante à la fois, comportement qu’elle doit garder avec toutes les personnes qu’elle croise sur sa route, pour se préserver d’un mal, parfois invisible, mais qu’il comprend totalement. Il fait partie de ceux qui préfèrent avoir très peu d’amis, mais être certain de pouvoir compter dessus. Néanmoins, avec son travail, il n’a d’autre choix que de faire confiance, un minimum, à tous ses collaborateurs, ses directeurs, tout en essayant de rester les pieds sur terre, garder la tête froide, pour ne pas être surpris, ou encore agir comme un mauvais patron. Chose pas toujours évidente, mais il pense qu’après toutes ces années, il a pu faire ses preuves, notamment lorsqu’il y a eu le problème de harcèlement avec sa jeune employée, Clara. Suite à ça, des mesures ont été prises, un projet a également vu le jour, mais pour être déployé convenablement, demande du travail. Il aurait aimé en parler avec elle, ne serait-ce que lui envoyer un message et partager l’avancée de procédures mûrement réfléchies, mais qui ne sont pas encore tout à fait achevées. Il aurait aimé qu’elle soit associée à ça, ou qu’elle lui donne son avis qui lui importe énormément, mais les choses ont si dérapées qu’il a laissé ça dans un coin de sa tête. « Mais ce n’est certainement pas de cette façon que je t’ai considérée, la première fois. Une femme de caractère, qui ne se laisse pas bouffer et qui ose répondre, me provoquer, mais certainement pas une femme sans aucune sensibilité. » Probablement parce qu’il se retrouve beaucoup en elle. « Les personnes insensibles ne sortent pas d’un bureau en insultant leur rendez-vous de con. » Chose qu’elle a faite. Et c’était justifié ; il s’est montré très dur, il le reconnaît. « Une personne insensible ne serre pas de ses doigts fins, la veste d’un inconnu, comme si sa vie en dépendait. » Référence à leur première sortie officielle qui ne s’est pas déroulée comme prévu, mais qui a été le déclencheur de tout le reste. Si ça ne s’était pas passé comme ça, lui aurait-il proposé de l’accompagner à Gênes ? Il l’ignore, mais en doute. La principale raison de son invitation était de lui changer les idées, et lorsqu’il se rappelle du séjour, il se dit que ça a plutôt bien fonctionné. Ca a été le bazar. Et dans sa tête, et dans son cœur. Se rappeler de souvenirs doux et en même temps douloureux lui resserre le cœur. « Oui. On en a tous. » confirme-t-il, d’un hochement de tête, tandis qu’il s’efforce de laisser ces images lointaines prendre le large, s’évaporer, sans pleinement y parvenir. D’autant qu’elle ne l’aide pas en lui remémorant ce jour si spécial qui avait un goût aussi délicieux qu’amer, parce qu’il réalisait l’un de ses rêves, mais aussi et surtout parce qu’il lui disait adieu alors qu’il en tombait éperdument amoureux. « Oui, je me souviens. Les cours de danse pour arriver à ce résultat n’ont pas été très… simples. » admet-t-il, en arborant un sourire qui s’évanouit aussitôt. « C’est aussi là où j’ai dû te dire au revoir. » La douleur était saisissante, intense, parce qu’il perdait quelqu’un qui lui était cher, parce que c’était trop lourd à gérer, parce qu’il était malheureux, simplement. « Je n’ai jamais dû dire au revoir deux fois à une personne avant toi. » Ses yeux cherchent les siens et après quelques secondes, dans un soupir, se détournent pour se perdre de nouveau face à lui. Même s’il aimerait qu’elle continue à cocher les cases de sa liste, il est satisfait de sa réponse. Est-ce égoïste d’être soulagé qu’elle lui laisse l’occasion d’être le seul à pouvoir l’y aider ? Certainement, mais il ne se sent même pas désolé. « Le mien, de souvenir mémorable, se situe à Gênes. Ce séjour m’est particulier. » Du début, jusqu’à la fin. « Lorsque tes doigts m’ont effleuré, là. » De sa main droite, il touche son cœur greffé, avant de la reposer sur le bord. « La plage. Le phare. Tes cicatrices. Nos disputes en font partie. Et aussi surprenant que ça puisse paraître, je n’en garde pas un mauvais souvenir. » Rien n’aurait été pareil sans ça. Il aime se disputer avec Magda.


Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le )
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