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- Nayana | Thérapie #1 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Cabinet médical
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Sujet: Nayana | Thérapie #1 ( le Mer 15 Jan 2020 - 3:29 )
16 heures
Après avoir salué un patient et l'avoir raccompagné jusqu'à la porte, l'indien s'approche de son bureau pour sortir de son tiroir son téléphone portable. Durant ses séances, il le coupe toujours, de sorte à ne pas être dérangé, mais a pour habitude de le consulter entre deux thérapies, afin de ne rien louper. Parfois, ce sont ses patients qui lui envoient quelques messages. Il les gère par ordre de priorité, leur envoie un message pour les prévenir qu'il est actuellement en rendez-vous, mais qu'il les recontactera dans la journée afin de les rassurer, qu'ils ne vivent pas des moments éprouvants seuls, qu'ils aient conscience qu'ils sont entourés et que leur souffrance n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Sa conscience professionnelle le pousse à agir vite, même s'il la mettrait bien au placard de temps en temps. Il se fait la réflexion, pousse des soupirs, lève les yeux au ciel, abandonne même ses responsabilités en délaissant son Smartphone dans des endroits insolites, avant de le récupérer pour y faire de nouveau face. Ses deux collègues avec qui il partage le Cabinet lui disent parfois qu'il va trop loin dans ses méthodes, qu'il permet à ses patients d'être trop intrusifs, mais c'est parce qu'il le veut bien. Ses méthodes lui appartiennent et il ne compte pas en changer.

Aussitôt avoir aperçu le nom de sa confrère sur l'écran, Varun la rappelle. Celle-ci l'informe d'un accident de route, précise n'avoir rien de grave, mais que ses prochains rendez-vous ne pourront être assurés et lui demande de les annuler, même si elle espère être présente à dix-huit heures au plus tard. L'indien acquiesce d'un signe de tête, comme si elle pouvait le voir, puis même la parole à ses gestes. Après la communication, Varun sollicite leur assistante afin qu'elle fasse le nécessaire, puis s'engouffre dans la salle d'attente pour prévenir le patient dans l'attente que sa confrère a eu un contretemps, qu'elle s'excuse, mais qu'il ne doit pas s'inquiéter et qu'elle le contactera pour caler un nouveau rendez-vous rapidement. L'homme se tourne enfin vers son patient et reprend ses consultations.

17 heures
Dans la salle d'attente, Varun interpelle son prochain rendez-vous et tombe nez à nez avec une jeune femme assise, avec un regard un peu vide. Il ne l'a jamais vue ici, mais se doutant de son identité, s'adresse à elle. « Vous attendez la Docteure Greco ? » l'interroge-t-il, préférant avoir confirmation. Sans doute qu'elle n'a pas eu le message à temps. « Elle a eu un imprévu et ne sera pas disponible avant dix-huit heures. Vous pouvez voir avec notre assistante pour convenir d'une autre date. » dit-il, en demandant à son patient de le suivre.

18 heures
Dernier rendez-vous du soir. S'il ne compte pas ses heures, reçoit jusqu'à 21 heures, il y a des jours comme celui-ci où il s'autorise un peu de répit. Contre toute attente, alors qu'il part chercher son patient dans la salle d'attente, Varun aperçoit la même jeune femme, assise au même endroit, avec une posture un peu différente, mais toujours présente. Constatant l'heure à sa montre, il se dit que sa collègue ne tardera pas à arriver et gérera d'elle-même.

19 heures
Après avoir accompagné son patient à la porte, Varun revient dans son bureau pour ranger ses affaires. La lanière de son sac à dos sur son épaule, il s'avance vers la sortie lorsqu'il est attiré par une silhouette dans la salle d'attente. Il est surpris d'y voir cette femme, alors qu'elle aurait très bien pu rentrer chez elle. Il s'arrête, se mord la lèvre inférieure, s'avance de nouveau vers la sortie en informant au passage l'assistante de la présence d'une patiente. Celle-ci semble être au courant, a proposé de nouveaux horaires, mais aucun n'a été retenu. Jugeant que c'est à elle de gérer ça, Varun sort du Cabinet, puis après une minute à marcher, fait demi-tour. Il ne peut définitivement pas laisser ça comme ça, même s'il en aurait pourtant l'envie. « Bonsoir. » dit-il, en passant le pas de la porte de la salle. « Je suis le psychothérapeute Varun Qureshi. » se présente-t-il, d'abord. « J'ai un créneau. Je peux vous recevoir. Ca vous convient ? » Lui, il n'est sûr de rien. Rares sont les fois où il prend les patients des autres. Ca n'arrive même jamais. Et si elle n'avait pas autant attendu, il aurait sans doute passé son chemin.


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Mer 15 Jan 2020 - 22:57 )
Les mains posées sur ses genoux qu’elle pressait à mesure que s’écoulaient les secondes, Naya essayait de garder son calme. Assise au milieu de cette salle d’attente, elle n’était pas à l’aise. Elle savait bien que personne ne s’attardait sur elle – du moins elle le pensait, elle n’arrivait pas à voir si on la fixait ou pas – mais elle avait cette impression que le temps s’était arrêtée et que tous les regards se sont braqués sur elle dès le moment où elle avait passé la porte de ce Cabinet. Elle ne voulait pas être là. Elle ne devait pas l’être d’ailleurs. Depuis le moment où l’Indienne avait accepté le rendez-vous qu’on lui avait proposé – après qu’elle ait elle-même appelé pour en fixer un – son cerveau n’avait pas arrêté de chercher une excuse qu’elle pourrait sortir en appelant plus tard pour annuler la séance. Elle était malade et devait reprogrammer. Elle devait quitter la ville. Elle avait été kidnappée par la CIA et devait mener une mission top secrète qui nécessiterait qu’elle disparaisse plusieurs mois. Bref, tout y était passé. A plusieurs reprises, la jeune femme avait même composé le numéro avant de raccrocher dès la première tonalité. La veille, Naya avait décidé d’aller jusqu’au bout et d’annuler la séance suite à une conversation houleuse avec sa mère qui ne comprenait pas le but de cette thérapie qu’elle voulait entamer. Elle ne comprenait même pas pourquoi elle voulait absolument parler à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, alors qu’elle pouvait lui parler à elle. Mais c’était bien là le problème, elle ne pouvait pas. Elle n’avait jamais pu parler aussi librement qu’elle l’aurait voulu à sa propre mère, et l’annonce de la séance n’avait fait que confirmer ce fait déjà bien établi. Naya ignorait si c’était parce que sa génitrice était ignorante ou si elle le faisait exprès, mais elle sait juste qu’à la fin de la conversation après qu’elle ait claqué la porte de sa chambre pour mettre un terme à la discussion qui n’allait que dans un sens, elle était au bout du fil avec la secrétaire du Cabinet qui demandait l’objet de son appel. Après plusieurs secondes d’hésitation, elle demanda juste confirmation de l’horaire de son rendez-vous qu’elle savait déjà. Elle avait poussé un soupir avant de se laisser tomber sur son lit comme une masse avec l’espoir de ne jamais se réveiller du sommeil sans rêve dans lequel elle avait bien l’intention de tomber.

Dans la voiture qui l’avait conduit sur les lieux, elle n’avait cessé de jouer avec la canne qu’elle tenait entre les mains pour se les occuper. Si une voix dans sa tête continuait à lui trouver des excuses pour tourner les talons, elle avait tout de même fini par entrer dans le bâtiment pour attendre son tour. Elle ignorait à quelle heure elle était arrivée, elle avait juste pris la sage décision d’arriver tôt parce que plus elle aurait attendu, moins elle aurait eu l’envie de venir. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait choisi d’attendre lors de l’annonce du retard du médecin ou peu importe comment qualifier la personne qu’elle devait voir. Une voix qui lui était parvenue sans qu’elle ne s’y attende, la faisant presque sursauter alors qu’elle continuait à fixer le vide, ses pensées se bousculant dans sa tête. « Oui… » Lâcha Naya d’une voix si faible qu’elle n’étai pas sûre qu’il l’ait entendu. Elle avait hoché la tête et était restée assise de longues secondes avant de se tâter entre rentrer chez elle parce que clairement, c’était un signe du destin, ou attendre. Si elle rentrait chez elle, second rendez-vous ou pas, elle savait qu’elle ne reviendrait pas. Alors elle décida d’attendre. Au bout d’un laps de temps inconnu, la secrétaire vint la rejoindre pour lui proposer une autre date, un autre horaire, mais elle refusa. Elle était là. Elle n’avait rien d’autre à faire de son après-midi alors elle resterait là et elle attendrait.

Après ce qui lui paraissait être une éternité, Naya n’avait pourtant pas bougée. Elle avait certes changée de position pour s’étirer parfois, mais elle avait décidé de rester et ne comptait pas quitter la chaise sur laquelle elle s’était installée. Des bruits de mouvements et de tissus froissés informèrent très rapidement l’Indienne qu’il ne devait plus y avoir grand monde dans le cabinet et qu’elle devait être la dernière encore présente, mais ça n’avait aucune importance. L’oreille tendue, elle entendit la voix du jeune homme au loin qui annonçait son départ, ce qui provoqua un soupir presque de soulagement chez la jeune femme. Elle était venue, elle avait attendu et ça ne s’était pas fait. Elle ne serait pas en conflit avec sa conscience ce soir. Alors qu’elle se levait pour annoncer elle aussi son départ, elle fut surprise par un « bonsoir » qui la fit suspendre tous ses gestes. Un sourcil levé, elle tourna la tête dans la direction d’où venait la voix. « Vous n’êtes pas la Docteure Greco. » Furent les seules paroles qu’elle cru bon sortir. L’univers avait une étrange façon de lui envoyer de l’aide dont elle ne voulait pas. Après quelques secondes d’hésitation, elle poussa un soupir et hocha la tête. « Je veux bien, oui. Allons-y. » Récupérant son sac, elle déplia sa canne qu’elle élança d’un geste vif face à elle, et attendit qu’on lui indique le chemin. « Vous voulez bien me guider ? » Demanda Naya.


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Lun 3 Fév 2020 - 2:18 )
Cette proposition est surprenante et lui en est le premier dérangé, ne sachant pas à quoi s’attendre. Récupérer les patients des autres, c’est aussi prendre le risque de tomber sur des sujets qu’il maîtrise en théorie, mais pas en pratique et qu’il se refuse de prendre au quotidien pour des raisons qui lui semblent évidentes. Ses confrères qu’il côtoie ne comprennent pas toujours, certains le poussent même à supprimer, sur sa carte et sur Internet, les lignes décrivant ce qu’il ne prend pas en charge, mais il n’y a jamais renoncé. Seulement, à travers son attitude, sa persévérance, il ressent une trop grande détresse pour lui tourner le dos. Et alors qu’elle hésite, Varun se dit qu’au moins, il ne culpabilisera pas de ne pas lui avoir tendu une main pour l’aider. Une voix dans son for intérieur espère qu’elle refusera son offre, mais elle n’en fait rien. « Très bien, alors- » Suivez-moi ? C’est bien ce qu’il s’apprêtait à lui dire, avant qu’il ne la voit déplier sa canne. Sa patiente est aveugle. Il a déjà eu un patient dans le même cas, qui a consulté parce qu’il n’arrivait pas à se faire à sa situation et si ça se trouve, ce sera la même chose pour elle. Toujours est-il que sa cécité lui laissera la possibilité de jouer à son jeu de coloriage en même temps qu’il l’écoutera parler. « Je vais faire ça, oui. » dit-il, en s’approchant. « Je vais prendre votre main et la poser sur mon bras. » C’est la chose la plus appropriée à faire dans de pareilles circonstances. Il ne se voit pas placer sa main sur son dos pour l’orienter, ni lui demander d’aller sur sa droite ou sur sa gauche, tout en faisant attention à ne pas aller droit dans le mur. Et surtout, Varun a besoin qu’elle sache ce qu’il s’apprête à faire, afin de ne pas la surprendre. Certains diront que c’est trop, mais il considère que c’est un comportement bienveillant et qu’il ne faut pas cracher dessus.
A ses côtés, il saisit sa main, comme indiqué plus tôt, et la place sur son bras. Il s’avance vers la porte, puis se dirige vers la pièce le plus au fond, non sans détailler les alentours : « A votre gauche, il y a un vase posé sur un meuble d’appoint. C’est le premier obstacle sur votre chemin, mais si vous rentrez maladroitement dedans et cassez, toujours maladroitement, le vase, croyez-moi, ça m’arrangerait beaucoup. Il est d’une laideur. » Sa collègue et amie Aiesha l’a choisi et en était si fière qu’elle ne s’est pas démontée lorsqu’il lui a dit sa façon de penser. Varun trouve que c’est une horreur, n’aime d’ailleurs pas ses goûts et la taquine souvent à ce propos, sur un ton si sérieux qu’on ne sait jamais s’il plaisante ou pas. « Et sur votre droite, il y a une plante verte qui souffre un peu actuellement, mais on la soigne, on en prend soin, comme à chaque fois qu'elle traverse un moment difficile. » Et en lui soufflant ces mots, il ne parle pas uniquement de cette plante, mais également des nombreux patients qui ont de l’importance. Face à son bureau de consultation, il sort ses clés, l’ouvre et la conduit à l’intérieur, près d’un fauteuil. « Vous allez pouvoir vous asseoir. » Varun capture une nouvelle fois sa main, la pose sur le dossier afin qu’elle s’oriente d’elle-même et fait le tour de son bureau, de sorte à se retrouver en face. « Avant de commencer, il faut savoir que cette première séance ne vous engage à rien. Il s’agit d’un premier contact, entre vous et moi. Rien ne vous empêchera de poursuivre avec la Docteure Greco si vous pensez être plus à l’aise avec une femme. » Ce qui ne le vexera en aucunement. L’important, c’est le bien-être du patient et si certains se font concurrence, les plus professionnels savent s’orienter les patients selon les demandes. « Pendant l’heure, vous allez me parler de vous, des raisons qui vous ont poussé à consulter. Il est possible que je vous demande de détailler certains éléments dont je pourrais avoir besoin pour comprendre, vous aider. » explique-t-il, calmement, lentement. « Evidemment, nous irons à votre rythme. L’objectif n’étant pas de vous mettre la pression, mais que vous vous sentiez assez à l’aise pour parler librement. » Et si tel n’est pas le cas, si elle se sent incomprise, pas écoutée, ou simplement pas à l’aise avec lui, c’est qu’il y aura des questions à se poser. « Vous avez des appréhensions ? » Auxquelles il peut sans doute répondre avant de commencer. Ce ne sera pas la première fois. « Vous souhaitez peut-être un verre d’eau ? » propose-t-il, ayant toujours une bouteille d’eau non loin de lui, pour ses patients.


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Dernière édition par Varun Qureshi le Sam 28 Mar 2020 - 20:25, édité 1 fois
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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Mer 5 Fév 2020 - 0:54 )
Sa canne de sortie, Nayana attendait juste les indications. Elle n’avait jamais compris pourquoi, mais il arrivait souvent que les gens se mettent à bégayer lorsqu’elle la sortait. Ca l’amusait un tel changement de comportement lorsque cela se produisait. Ici, elle n’attendait que ses directives pour éviter de se faire des bleus. A sa grande surprise, le jeune homme avait décidé de poser sa main sur son bras pour l’aider. Un sourcil levé, elle hocha simplement la tête pour donner son autorisation en lui tendant même le bras. « Merci. » Souffla l’Indienne, presque gênée de ce contact. Attentive aux descriptions du médecin,  les premières paroles encouragèrent Naya à s’imaginer à quoi ressemblait le cabinet dans son cerveau, mais à mesure qu’elle avançait elle sentait son cœur se mettre à cogner de plus en plus fort dans sa poitrine. Chaque pas emprunt de lourdeur, lui était de plus en plus douloureux comme si sa tête la préparait physiquement à souffrir. Attendre a pu soulager sa conscience en se disant qu’elle avait au moins fait l’effort de venir. S’avancer dans le cabinet du thérapeute avec au bout du chemin la fameuse session, rendait les choses trop concrètes pour la jeune femme qui sentait ses mains devenir moites autour de sa canne qu’elle avait agrippé de toutes ses forces. En sentant la main du docteur Qureshi lâcher son bras, elle souffla de soulagement ; si elle voulait fuir c’était l’occasion. Plus rien ne la retenait. Elle avait une image plus ou moins clair du chemin qu’elle avait parcouru, il lui suffisait de courir en ligne droite dans le sens inverse pour prendre la fuite et plus jamais elle n’entendrait parler de ce cabinet ou de cette thérapie qu’elle pensait stupide. Mais le temps de réfléchir à quoi faire et il était trop tard. Presque crispée au geste pourtant innocent du jeune homme qui lui avait attrapé la main pour pénétrer à l’intérieur de la salle de consultation et les battements de son cœur reprirent de plus belle. La main posée contre quelque chose semblable à un dossier, Naya laissa ses doigts glisser doucement sur l’objet avant de s’installer elle-même dans ce qu’elle devinait être un fauteuil. « Hum… » Fut la seule chose qu’elle fut en mesure de sortir. Même pas un mot. Elle ne s’était jamais posé la question de savoir si elle aurait été plus à l’aise avec une femme ou un homme. Lorsqu’elle avait appelé le cabinet, l’Indienne avait dit oui au premier nom qu’on lui avait proposé pour en finir. Est-ce que ça faisait vraiment une différence ? Elle n’en était pas sûre et n’était pas encore au stade où ça l’intéresserait. Une fois assise elle rangea sa canne dans son sac qu’elle posa à ses pieds avant de croiser les jambes et de poser ses mains sur ses genoux. Attentive à ce que lui disait le psychothérapeute, Naya ne fit qu’hocher la tête pour informer qu’elle comprenait ce qu’il lui expliquait. Elle n’aimait pas ce qu’elle entendait. Quelque chose dans son discours l’incommodait sans qu’elle ne sache vraiment quoi. C’était sûrement cette mise à nue émotionnelle à venir qu’elle appréhendait et dont elle n’avait pas envie. A sa question, Naya fronça les sourcils comme s’il venait de lire dans ses pensées. Ca non plus, elle ne l’appréciait que très peu. Elle haussa juste les épaules. « Pas vraiment, non. J’attends de voir comme ça fonctionne. » Elle mentait, et il n’avait pas besoin de le savoir. « Non ça va aller, merci quand même. » Elle n’avait pas le temps pour un verre d’eau. Elle devait en finir au plus vite avec cette thérapie, comme ça elle pourra dire qu’elle a essayé et ne plus jamais revenir. Oui. Ce plan était brillant. Et comme elle en était à l’origine, il ne pouvait que l’être. « Alors qu’est-ce que vous voulez savoir ? La relation avec ma mère ? Mes traumatismes d’enfance ? Le jour où j’ai étouffé sans faire exprès mon hamster dans une boîte à chaussures ? » Le ton qu’elle employait était expéditif. Traduction : elle n’avait pas le temps. « Ou alors vous avez su capter des éléments d’une de mes vies antérieures rien qu’à la façon donc je cligne les yeux ? » Ca c’était les voyants, non ? Peu importe. « Je tiens à vous dire que je ne pense pas que la thérapie m’aidera. Je suis là juste pour pouvoir dire que j’y ai été au moins une fois. Sans plus. Je ne crois pas à tous vos trucs là… » Elle agita la main en montrant le vide pour indiquer la vaste fumisterie à laquelle elle n’adhérait pas. Qu’il le sache avant de perdre plus son temps.


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Mar 3 Mar 2020 - 3:38 )
La tension est palpable, aussi bien dans sa posture que dans sa voix, dans la façon qu’elle a de poser ses mots. C’est un peu sec, signe que sa présence ici n’est pas souhaitée, représente une angoisse. Sa patience a juste envie de passer rapidement sur ce rendez-vous, se défaire de cette responsabilité pour retrouver son cocon, ses habitudes, ce confort loin de l’insécurité ressentie dans cette pièce et il le comprend très bien. Une première séance n’est jamais évidente, surtout lorsqu’il s’agit de se mettre à nu face à un étranger. Son premier travail à lui, en plus de lui expliquer son fonctionnement et d’évaluer la situation afin de répondre au mieux à ses attentes, à la mener sur le chemin de la guérison, c’est de la pousser à se détendre un peu, qu’elle ne ressorte pas de ce cabinet avec, au ventre, une boule bien plus grosse qu’au commencement. Un sourire se glisse sur son visage, alors qu’il sort de son tiroir un bloc-notes ainsi qu’un crayon qu’il pose dessus. « Non, rien de tout ça pour le moment. Bien que je serai évidemment curieux de savoir comment vous avez étouffé cette pauvre bête. » dit-il, d’un air amusé, avec cette légèreté qui résonne à travers son timbre de voix. Il appuie son coude sur le dossier de son fauteuil et, silencieux, l’observe reprendre la parole, s’agiter devant lui pour lui faire part que cette séance ensemble représente une heure de perdue, mais qu’elle est utile pour la forme. Le challenge est justement de lui prouver que ça peut avoir son importance et qu’être accompagnée n’est pas un mal. « Et je n’ai pas non plus le pouvoir de capter des signes uniquement grâce à vos clignements d’yeux. » Les regards parlent beaucoup, mais dans son cas, ça restera difficile. « En revanche, en vous observant et en vous écoutant, je peux déjà percevoir toute votre nervosité. Vous n’avez pas envie d’être là, vous ne désirez pas vous confier. Vous avez sans doute pris rendez-vous parce qu’on vous a suggéré de le faire, ou parce qu’on a insisté auprès de vous pour que vous le fassiez. Vous avez la sensation de ne pas avoir besoin de mon aide, parce que vous ne savez pas encore ce que je peux vous apporter. Peut-être même avez-vous des a priori sur la profession. Et je le comprends. » Combien de fois a-t-il eu des réflexions de ses patients qui lui reprochaient de se faire du fric sur le dos de leur souffrance ? Seulement, à ses yeux, ses patients sont bien plus précieux. Certains trouvent le moyen de le lui reprocher, trouvant qu’il fait trop passer sa vie professionnelle avant sa vie privée, mais il en a besoin Varun. Ca l’aide à mieux respirer et l’évolution, la guérison lui procurent une satisfaction. Lorsqu’il arrive en fin de thérapie, il ressent le soulagement de ses patients et c’est ce qui le pousse à croire que son métier est l’un des plus beaux au monde. A défaut de vivre la vie qu’il a choisie, dans laquelle il se sentirait libre d’être lui-même, il aide les autres à aller dans ce sens. « Si l’on travaille ensemble, il faut que vous sachiez comment je fonctionne, pour éviter les surprises. » Ca pourrait ne pas lui convenir. Certains trouvent ça bien trop intense et d’autres ont la sensation de pouvoir réellement compter sur quelqu’un pour les épauler. C’est ce qu’il recherche. « Pour un début de thérapie, je mets en place une séance d’une heure par semaine. Selon les demandes des patients, ça peut être plus. » explique-t-il, alors qu’il pose ses deux mains sur le bureau. « Mon suivi thérapeutique ne s’arrête pas uniquement à ça. Je mets à disposition un numéro de mobile qui peut être utilisé à n’importe quel moment. Je ne peux promettre de répondre dans la minute, mais j’y réponds généralement dans l’heure. Dans votre cas, je vous rappellerai. » Puisque ses yeux ne lui permettent pas de lire les textos, il faut bien trouver des astuces. « Mes patients sont importants. Je les accompagne au quotidien et pas seulement à l’intérieur de cette pièce. Ce n’est évidement pas obligatoire. Si vous souhaitez vous en tenir aux séances hebdomadaires, c’est très bien, mais c’est toujours bon de savoir qu’il peut y avoir autre chose derrière, que ça existe. » précise Varun, dans le but qu’elle ne se sente pas oppressée, qu’elle ne voit pas ça comme une corvée, mais plutôt une issue à utiliser si elle en ressent le besoin. « Je ne prescris aucun médicament, mais je peux être amené à vous proposer des activités pour compléter la thérapie si je juge qu’elles pourraient vous aider à aller mieux. Je prends en charge ces dernières. » Ce qui justifie d’ailleurs ses honoraires. « Voilà, en résumé, ce que je peux vous apporter et comment je vous propose de vous accompagner. Et à présent que j’ai posé ces bases-là, j’ai besoin de vous poser quelques questions. » Il décapuchonne son crayon qu’il pointe vers sa feuille blanche pour y noter le nom de sa patiente. « Quelle est la raison exacte de votre présence ici Nayana ? » Pour ajouter une touche de légèreté, il reprend : « Ce n'est pas la mort de votre hamster. De quoi s'agit-il ? »


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Dim 22 Mar 2020 - 3:24 )
« Une boîte à chaussures, j’ai oublié de percer un trou. Rien de bien intéressant. » Elle haussa les épaules pour accompagner ses paroles, un mince sourire au coin des lèvres à cause de la bizarrerie de cette conversation. Mais très vite, elle reprit son sérieux. Elle n’avait pas envie que suite à ce premier échange il la prenne pour une folle. Ce qu’elle comprendrait. Peu de personnes souriaient après avoir prononcé une phrase. Mais à la décharge de l’Indienne, étant donné qu’elle ne voyait jamais les expressions de son propre visage à cause de sa cécité, elle ne pouvait pas toujours contrôler ce que montraient ses traits. La conversation cependant, ne plaisait pas beaucoup à la jeune femme. Déjà parce qu’elle n’était pas drôle et qu’il n’avait aucun superpouvoir pour rendre cette séance moins lourde, mais surtout parce qu’elle savait qu’ils allaient parler d’elle. C’était là tout le but. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle n’avait pas envie d’être là. Elle ne croyait même pas en la thérapie. Elle était Indienne. Les Indiens se contentaient de vivre avec leurs traumatismes, de garder une certaine rancœur envers les aînées mais de continuer à les respecter parce qu’ils étaient plus vieux. Et aussi pour question d’héritage. Lorsqu’il pointa du doigt sa nervosité, Naya changea de posture dans son siège sans bien savoir ce qu’elle était en train de faire. Elle voulait se donner un air décontracté et se mentir à elle-même. Il en savait déjà trop à son sujet et elle n’aimait pas ça. « Pour quelqu’un qui ne sait pas dire quelle vie antérieure j’ai vécu avant celle-là, je trouve que vous en savez beaucoup rien qu’en m’observant. » Lâcha Naya. « Et je ne suis pas certaine d’apprécier ça, soit dit en passant. » Elle aurait dû se taire, mais à quoi bon. Il l’avait cerné et avait raison sur toute la ligne. Comme elle était là parce qu’on l’avait presque forcé la main, elle était à peu près certaine que ce serait leur première et unique séance. Si elle le voulait, elle pourrait même se lever, renverser le bureau et prendre la fuite. Elle avait suffisamment de force pour le force – de ce qu’elle croyait – la seule raison pour laquelle elle ne le ferait pas, c’était parce qu’elle n’avait pas la vue sur les lieux. Et pour fuir, voir la porte c’était toujours mieux. Sans dire un mot, elle écouta le thérapeute lui détailler le déroulé des séances. Elle prenait notes. Elle savait que ça ne lui servirait pas, mais c’était toujours bien de savoir que des médecins étaient présents pour leurs patients. Il était considéré comme médecin, pas vrai ? Elle ne savait même pas. « Hum… » C’était un bruit qui était sorti tout seul lorsqu’il dit que dans son cas il la rappellerait. Ca non plus elle n’aimait pas. Qui a dit qu’elle avait envie de lui parler ? Une heure par semaine n’était pas suffisant ? Peu importe, ces questions ne valaient même pas la peine d’être posées étant donné que ce serait son unique séance aujourd’hui. Pour quelqu’un qui prenait la place d’une de ses collègues absent, Naya le trouvait bien sûr de lui. Lorsqu’il eut fini, elle croisa ses bras sur sa poitrine l’air bougon – elle n’avait pas besoin de se voir pour deviner l’expression qu’elle affichait – tandis que son sens aiguisé de l’ouïe devina un bouchon de stylo qu’on faisait tomber. Les sourcils froncés en entendant la mine glisser sur le papier, elle se demandait ce qu’il était en train de noter. A tous les coups, il marquait déjà de façon indélébile qu’elle était folle. « Naya. » Coupa presque l’Indienne. Elle préférait qu’on l’appelle comme ça, elle avait toujours trouvé qu’il y avait une syllabe en trop dans son prénom. Et même s’ils n’avaient pas élevé les cochons ensemble, elle préférait qu’il l’appelle ainsi. « Peut-être que si. » Répondit la jeune femme sur le même ton. Même si elle savait que c’était le moment pour elle de devenir sérieuse, elle avait du mal à se dire qu’elle était sur le point de raconter ce qui s’était passé à un inconnu. « Vous m’avez sorti votre baratin avec votre façon de fonctionner. Qu’est-ce qui me fait croire que vous êtes vraiment celui que vous prétendez être ? Ca se trouve vous n’êtes même pas psy, vous avez vu de la lumière et vous êtes entré. » Elle était sur la défensive alors qu’on ne l’attaquait même pas. Et pourtant. « On peut me faire croire n’importe quoi, vous savez. » D’un geste de la main qu’elle passa devant ses yeux pour pointer du doigt sa cécité, elle reprit sa posture avec les bras croisés sur sa poitrine, l’air renfrogné. « Mais comme ce sera ma seule et unique séance, et que vous êtes déjà là hein… » Elle continuait avec son air qu’elle voulait détachée. « Viol. » Ce serait le seul mot qu’elle sortirait pour énoncer la raison de sa vue. Les jambes croisées, sa jambe tendue commença à battre l’air tandis que son regard vide fuyait cette personne qu’elle ne pouvait même pas voir. Qu’ils en finissent et vite.


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Lun 15 Juin 2020 - 13:10 )
« Naya. » répète-t-il, allant dans son sens. S’il ne voit pas en l’utilisation de ce surnom, une autorisation à entrer dans ce monde qu’est le sien, il y voit un moyen de briser la glace entre eux, au moins un peu. Pour autant, celle-ci est solide et comme à chacune des thérapies qu’il mène, il va lui falloir quelques séances avant de pouvoir la mettre en confiance. Ce ne sont pas quelques bases établies qui feront ce travail, mais bien la pratique. C’est probablement la réponse qu’elle attend de recevoir à la question posée, mais il est convaincu que celle-ci ne lui conviendra pas. Ca l’obligerait à revenir se poser entre ces quatre murs, prendre place sur ce fauteuil et se livrer comme jamais elle n’a eu à le faire. « Une carte ou un diplôme dont vous ne pouvez même pas prendre connaissance ne seront pas d’une grande utilité. » Il sait que trop bien que l’on peut mentir pour le faire quotidiennement. D’ailleurs, à l’instant même où il s’est présenté à elle, l’indien lui a menti sur ce qu’il était. Elle a raison : il est loin d’être celui qu’il prétend être, n’a pas eu la vie qu’il met en avant dès lors qu’on l’interroge. Jusqu’à son prénom, Varun ment sur son identité, mais une chose est certaine, c’est que sa formation, ses années d’étude, il n’a rien volé. C’est sa seule fierté. La psychologie, les comportements humains, toutes ces choses apprises sont trop sérieuses à ses yeux. C’est juste dommage qu’il soit reconnu en tant que tel avec un prénom qui n’est pas le sien. « En revanche, plusieurs séances, durant lesquelles nous pourrons revenir sur cette boîte de chaussure meurtrière, seront nécessaires. » Parfois même, en cours de route, les patients ne se sentent pas à leur aise, soit parce que ses méthodes ne leur convenait pas, parce que trop intense, soit parce que le feeling ne passait simplement pas. « Mais puisque vous avez décrété que ce sera l’unique, vous n’aurez pas cette chance de découvrir ce fameux potentiel que je suis prêt à vous partager. » dit-il, avec légèreté, ce petit trait d’humour là pour la dérider, aussi pour lui faire comprendre que tout ce qui a été souligné, a été entendu. Ce n’est pas pour autant qu’il prend cette heure à la légère. Au contraire, il n’a que ça pour la convaincre de faire une thérapie, avec lui ou… Un autre et à l’entente de la raison qui l’amène dans son cabinet, l’option lui conviendrait mieux. Son crayon s’arrête sur la page, son regard cherche à croiser le sien avant de se rappeler de sa cécité, puis il l’observe, quelques secondes, elle, son attitude nerveuse. Elle n’a pas idée à quel point il peut l’être lui aussi. Varun se demande ce qui lui a pris de prendre ce rendez-vous qui n’était pas le sien ; à présent, il se sent comme pris au piège, alors qu’il sait pertinemment qu’il peut refuser d’aller plus loin à tout moment, et ce, à cause d’un mot qui résonne dans ses oreilles, en boucle, d’un traumatisme qu’il ne gère qu’en théorie. Oh ça oui il s’est formé, a participé à de nombreuses conférences sur le sujet, mais c’était pour son apprentissage. Jamais il n’a songé s’en mêler, recevoir des patientes avec cette douleur. Ne se considérant absolument pas comme étant légitime, il a l’habitude d’orienter les victimes vers sa collègue ou d’autres thérapeutes, bien plus à l’aise que lui. Que pourrait-il donc lui apporter ? Doit-il l’informer que ce n’est pas son domaine ? Il devrait. Et en même temps, a-t-elle besoin de le savoir ? Elle a bien dit que c’était son unique séance, pourquoi donc l’embêterait-il avec ces formalités ? D’autant qu’il sait pertinemment que s’il l’envoie vers un confrère, elle n’ira jamais. Varun ferme les yeux une seconde, se concentre sur ce qu’il a appris, retenu. « Ca remonte à quand ? » questionne-t-il enfin, s’efforçant de garder cette voix posée, qui est contraire à ce qu’il ressent au fond de lui. Son cœur est serré et la crainte d’être maladroit est présente. « Vous connaissiez votre agresseur ? » Il arrive souvent que les violences sexuelles arrivent dans le cercle familial, proche, mais s’il commence par-là, c’est parce qu’il faut bien un début à tout et en tant que bon débutant, il ne sait pas par quel bout prendre le problème. Il a l’impression d’être face à son tout premier patient, mais ça, il se garde bien de le montrer, ça le concerne lui, pas elle. Alors, il garde cette même ligne directrice. Alors que le stylo s’arrête de glisser sur le papier, Varun le repose doucement sur la table pour lui prêter toute son attention. « Nous sommes entre nous. Tout ce qui se dit ici restera ici. Je suis là pour vous écouter. Que ressentez-vous ? »


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Lun 22 Juin 2020 - 23:47 )
La nervosité à peine masquée alors qu’elle essayait juste de se donner un air détaché, l’Indienne avait corrigé le jeune homme. Quitte à ce qu’ils passent une heure ensemble, qu’il lui fasse au moins la faveur de l’appeler comme elle le souhaitait. En l’entendant répéter son prénom à voix haute, elle hocha doucement la tête. Bien, maintenant que ça c’était fait, ils pouvaient passer à autre chose afin que l’heure se termine vite pour tous les deux. Elle n’avait pas envie d’être ici et tout dans son attitude démontrait que ce n’était pas de son plein gré qu’elle s’était assise dans ce fauteuil. La seule raison pour laquelle elle avait même accepté de commencer la séance avec un autre que la spécialiste avec qui elle avait pris rendez-vous, c’était d’ailleurs pour se donner bonne conscience. Peu importe comment se passerait les prochaines minutes, on ne pourrait pas lui dire de ne pas avoir essayé. Même si elle ne voyait toujours quelle était l’utilité de tout ça. Perdue un court instant dans ses pensées, elle ne pu s’empêcher de lâcher un petit rire face au commentaire du docteur Qureshi avant de prendre à nouveau cet air fermé et sérieux. Elle ne voulait pas rire à ses blagues. Elle ne voulait même pas réagir au ton léger qu’il prenait lorsqu’il s’adressait à elle. Naya détestait être là. Elle détestait cet environnement nouveau avec lequel elle ne se familiariserait pas parce que c’était la première et dernière fois qu’elle mettrait les pieds dans ce cabinet. Elle détestait le fauteuil dans lequel elle était assise et dont elle mettrait longtemps à se relever si jamais l’envie de fuir lui prenait. Pareil pour ces murs qu’elle ne pouvait pas voir et qui lui donnaient quand même l’impression d’être prisonnière tant qu’on ne lui montrerait pas la sortie. Et lui… Elle le détestait par-dessus tout pour essayer de gagner sa confiance avec cette touche d’humour qui avait fonctionné. Cette position de victime dans laquelle elle se trouvait depuis cet accident de voiture qui lui avait enlevé peut-être la seule chose qui aurait pu la sauver de… Dans un soupir tandis qu’elle secouait doucement la tête, elle n’avait pas envie de s’engager sur cette pente glissante. Si elle se mettait à trop penser, elle se laisserait submerger par quelque chose qu’elle essaie d’éviter. Et par extension, lui gagnerait parce qu’il la convaincrait qu’elle a besoin de plus d’une séance. Et ce n’était pas ce que voulait Naya. Lorsqu’il poursuit avec le même ton léger, elle ne réagit pas, se contenta de tourner la tête pour éviter de croiser son regard comme si ses yeux pouvaient voir les siens.

Et sans plus de ménagement, alors que sa jambe se mettait à bouger toute seule sans même qu’elle ne s’en rende compte, elle lui annonça la raison de sa venue. Comme si l’univers s’était suspendu à ses lèvres, le temps s’était figé lorsque ce simple mot sortit de sa bouche. Quasi aucun bruit n’état perceptible dans la pièce. La pointe du stylo avait arrêté de courir sur le papier tandis que la respiration de l’Indienne, déjà mesurée, s’était ralentie pour rester à l’affut du moindre bruit qu’elle trouverait suspect. Face à un tel silence, elle poussa un soupir. « Voilà voilà. » Souffla la jeune femme qui ne savait pas si elle devait se sentir fière d’avoir rendu muet un thérapeute. Pas certaine que ce soit un bon signe. Surprise de la reprise de parole du docteur, Naya fit mine de réfléchir à sa question alors qu’elle connaissait déjà la réponse. « Novembre 2019 ? » Sa réponse sous forme de question essayait de brouiller les pistes. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’elle connaissait la date exacte de son viol. A sa nouvelle question, elle lâcha un rire sans joie. « Non. Et même si je le connaissais, je ne pourrais pas vraiment dire qui c’est… je n’ai rien vu venir. » A nouveau elle passa ses doigts devant ses yeux avec le même air détaché qu’elle essayait tant de mal à se donner. Comme si sa tentative d’humour n’avait pas prise, elle baissa à nouveau la tête comme si un poids s’était posé sur ses épaules, l’empêchant de tenir sa tête droite. Sentant sa jambe se mettre à trembler de plus en plus, l’Indienne aplatit les paumes de ses mains sur ses cuisses et fit des petits mouvements de va et vin au niveau de ses genoux. A ce geste se rajoutait un léger basculement d’avant en arrière qu’elle ne maîtrisait même pas, mais qui était là. Les mots du docteur Qureshi la percutèrent de sorte à ce qu’elle s’arrête nette. « Ce que je ressens ? » Répéta Naya plus pour elle-même avant de fermer les yeux pour reprendre le contrôle sur ces émotions qui commençaient à lui échapper. Elle n’avait pas envie de réfléchir à comment elle se sentait parce qu’elle ne voulait pas poser des mots sur ça. Elle ne voulait pas poser des mots sur ce mal qui était en train de la ronger et qui ajouterait un nouveau bagage à un passif déjà lourd. Elle n’avait pas envie de toutes les souffrances qui accompagnaient les choses qui étaient hors de son contrôle. « Comment vous sentiriez-vous à ma place ? » Lâcha la jeune femme les yeux toujours fermés.  « Que j’ai les yeux ouverts ou fermés, ça ne change rien. Je ne vois rien et les gens me voient comme cette pauvre fille aveugle. Le mot victime est écrit sur mon front depuis des années, docteur. » Elle ouvrit enfin les yeux. Sa jambe avait arrêté de trembler mais ses mains caressaient doucement ses cuisses. « Ici, rien n’est différent du monde de dehors. Je n’ai le contrôle sur rien parce que je suis dépendante des autres. Dans cette ruelle je n’avais le contrôle sur rien et cet homme l’a compris en me voyant avec ma canne. Donc, à ma place, comment vous-sentiriez vous, docteur Qureshi ? »


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Mar 23 Juin 2020 - 2:17 )
Ce petit rire, si spontané, semble bien loin à présent. L’ambiance est plus lourde, pesante et s’il est habitué aux histoires qui font froid dans le dos, ici, c’est nouveau. Ce n’est pas l’unique patiente à lui conter sa souffrance, suite à des violences sexuelles, mais c’est bien la première fois qu’il décide de ne pas mettre un terme en recommandant un confrère. Une femme qui serait plus en mesure de l’épauler. Seulement, à travers l’urgence, il prend à sa charge l’entrevue. Qui sait, peut-être qu’une fois cette heure passée, elle voudra revenir pour une deuxième séance. Et peut-être qu’il y verra une porte pour la guider dans un autre cabinet. La manière dont il va gérer ça reste floue, et de toute façon, il n’a pas envie de s’y focaliser pour le moment. Son crayon glisse de nouveau sur le papier, inscrivant la date de l’événement traumatique, l’agression, ce jour où tout a basculé dans sa vie, puis il ajoute certaines précisions, comme la détresse qu’il ressent à travers ses tremblements. Revivre pareil moment, en compagnie d’un inconnu… Un homme. Ce doit être éreintant. Ou alors est-il le seul à ressentir cette gêne qu’il dissimule. Parce que c’est sa profession, après tout, et qu’en l’interrogeant, il a décidé de poursuivre la thérapie. Il sait d’avance qu’il y repensera après, durant des heures, à se demander s’il a bien agi, ou si, au contraire, il n’aurait tout simplement pas dû, notamment à cause de sa perception des choses. Si elle ne peut lui en tenir rigueur, ne sachant pas ce qui se passe dans son esprit, lui peut se questionner sur ses compétences dans un domaine qu’il ne maîtrise uniquement qu’en théorie, par choix.
« Hm hm. Ce que vous ressentez. » confirme-t-il, lui laissant le temps de réfléchir à ce qu’elle souhaite bien lui donner. Des graines, de la mie de pain, ou tout un morceau, il prend tout. Alors que l’indien attend sa réponse, il visualise chacune de ses postures, puis, alors que le silence se brise de nouveau, l’écoute lui souffler une interrogation comme mécanique de défense, afin d’éviter de lui partager les sensations ancrées au fond d’elle, de ce cœur blessé, de ce corps brisé. Chose qui ne l’étonne pas ; si elle se trouve dans cette pièce, c’est principalement pour laisser cette difficulté derrière elle. Et il le comprend. « Il n’est pas question de moi, Naya, mais de vous. » Autrement dit, Varun ne compte pas lui fournir ce qu’elle désire de lui ; que son psy se mette à sa place, parce qu’il ne l’est pas, à sa place. Et quand bien même avait-il rencontré un drame similaire – ce qui n’est pas le cas –, pour avoir fait de longues études en psychologie, et pour avoir eu de nombreux patients, il sait que trop bien que tous ont des réactions différentes, parfois même à l’opposé. Selon son vécu, son mental, chaque personne survit comme elle peut, avec les moyens qu’elle a. « De ce que vous éprouvez, vous, au quotidien. Avec vous-même, ceux qui vous entourent. Quelles qu’elles soient, ces émotions, vous êtes en droit de les ressentir. » La rage, la tristesse. Ou même ce ressenti si injuste pour les victimes qu’est la culpabilité. Aucun individu sur terre n’a droit de lui dicter sa conduite, ses pensées, sa façon de gérer son traumatisme, d’y faire face. « Dites-moi ce qui vous passe par la tête. Il n’y a pas de mauvaise réponse. » la pousse-t-il, doucement, non sans ajouter en marge de ses notes, le mot « cécité » avec un point d’interrogation, ainsi qu’une annotation ; « contrôle agression, dépendance des autres ? », parce qu’il est évident que sa condition a un fort impact et qu’il aimerait éclaircir, prochainement, si elle le lui permet, pour avancer.


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Mar 23 Juin 2020 - 19:30 )
Malgré la détresse palpable dans la voix de l’Indienne, elle faisait de son mieux pour retrouver son calme tout en gardant une certaine contenance. Mais elle avait de plus en plus de mal. A la simple question du psychothérapeute, elle avait répondu par des interrogations dans le but vain de détourner l’attention d’elle juste quelques instants. Elle n’avait pas envie de lui dire ce qu’elle ressentait aujourd’hui, ce qu’elle avait ressenti hier ou même après l’agression. C’était des choses qu’elle n’avait jamais dites à voix haute et ne voyait pas pourquoi est-ce qu’elle raconterait tout ça à un inconnu qui quinze minutes plus tôt ignorait tout de son existence. Il ne la connaissait pas et Naya n’avait pas envie qu’il apprenne à la connaître. « Evidemment… » Souffla la jeune femme sur un ton agacé alors qu’elle continuait à se masser les cuisses pour les empêcher de trembler sous ce poids qui avait fait s’affaisser ses épaules. Elle n’avait même pas envie de l’écouter. Les mots qu’il prononçait ne faisaient que glisser sur l’Indienne qui s’était mise debout, comme prête à s’en aller alors qu’elle fit juste le tour du fauteuil dans lequel elle était assise pour se mettre dos à lui. Alors qu’elle ne pouvait même pas le voir, elle avait ressenti le besoin de détourner les yeux de façon radicale. Sûrement pour qu’il ne voie pas son visage qui se déformait sous toutes ces émotions qui se bousculaient en elle et qu’elle n’arrivait pas à contrôler.  « Je ne veux pas que vous me regardiez. » Lâcha-t-elle d’une voix tremblante alors que sa gorge se serrait. « Vous ne savez pas ce que… » Elle s’arrêta pour déglutir avec difficulté, réfléchissant à la suite de ce qu’elle s’apprêtait à dire. « Ce que c’est. » Elle termina enfin sa phrase, elle se tourna à nouveau pour faire face au jeune homme. « Depuis ma perte de vue, mes sens se sont décuplés… du moins c’est ce qu’on m’a toujours dit. » Elle haussa les épaules. « Ce que je ne peux pas voir, je le perçois différemment. Logique. Mon odorat est plus développé, mon ouïe plus fine et j’en passe. Même si je ne vois pas, j’arrive à associer une odeur à un événement précis. Pareil avec le goût. Une mémoire sensorielle, en soi. » Elle parlait sans vraiment savoir où elle voulait en venir, mais vu son manque d’envie d’être présente, il valait mieux la laisser terminer. « Mon corps a été marqué par ce souvenir dont je ne pourrais jamais me défaire. Et quelque part… c’est encore plus douloureux que si j’avais pu voir. Si j’avais pu mettre un visage sur cet agresseur. » Les bras de Naya toujours croisés sur sa poitrine, se serrèrent un peu plus comme pour essayer de se protéger d’un souvenir impossible à oublier. « Alors quand vous me demandez ce que je ressens, en plus de ne pas vouloir parler de ça… c’est parce qu’il n’y aurait pas de mots assez justes pour exprimer ça. » Une larme roula le long de sa joue qu’elle essuya du revers de la main avec rapidité avant de se reprendre. « Ca vous va ça, comme réponse ? »


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Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le )
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