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- Nino || Heu. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Tea L'Amente10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Tea L'Amente
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Sujet: Nino || Heu. ( le Dim 19 Jan 2020 - 20:21 )
Tea s’était mise à marcher dans une direction prise au hasard sans même se soucier de savoir si elle était dans la bonne direction. Elle savait où elle se rendait mais à l’allure où elle allait – et surtout le chemin qu’elle prenait – elle ignorait quand elle arriverait à destination. A cause de l’alcool et des larmes qui coulaient le long de ses joues, la jeune femme sentait à peine le froid lui fouetter le visage tant elle était en colère. Après la dispute avec Diana, elle avait eu envie de frapper quelque chose et pour être certaine de ne pas amocher le visage de l’Américaine, c’était sur son téléphone qu’elle s’était laissée aller. Elle avait marché d’un pas décidé en direction opposée à la jeune femme avant d’exploser son téléphone sur le bitume, avant de le piétiner avec une telle rage qui ne faisait que s’intensifier à mesure que s’écoulaient les secondes. Très vite, elle s’était retrouvée à donner des coups dans un arbre comme si c’était lui son adversaire. Elle se fichait bien du ridicule de ce qu’elle faisait. Elle se fichait également de sentir le regard curieux des rares passants sur elle lorsqu’ils arrivaient à sa hauteur, elle ne voyait que leur ombre et se contentait de donner des coups précis jusqu’à s’ouvrir les phalanges. Plus elle tapait et moins elle sentait la douleur, peut-être était-ce à cause du climat qui lui engourdissait plus facilement ses membres ou alors l’alcool qui n’avait toujours pas quitté son système. Mais Tea avait besoin de sentir quelque chose. Elle avait besoin de se faire mal. Elle avait besoin de s’écorcher un peu  plus comme pour se punir de la bêtise qu’elle avait faillit faire. Elle était d’une stupidité et d’une naïveté sans nom et quelque part, elle méritait même de s’être fait  manipuler par Diana. Lorsque les mains ne suffirent plus et que le sang commença à s’écouler de plus en plus le long de ses doigts, elle rajouta les coups de pieds qui seraient la cause de plusieurs bleus demain matin mais elle se fichait bien. Après de longues secondes à se défouler, à bout de souffle elle s’arrêta. La sueur mêlée aux larmes silencieuses qui n’avaient pas cessées de couler, elle se doutait bien qu’elle devait avoir une sale tête mais s’était juste contentée de replacer son manteau sur ses épaules avant de reprendre sa marche comme de rien n’était. Elle avait mal jusqu’au plus profond de son être, sentait ses membres trembler à cause du froid et de la peine qui pesait lourd sur ses épaules mais pas une seule fois elle ne s’arrêta ou n’émit un soupir. Il n’y avait qu’une personne qui pouvait lui venir en aide et au point où elle en était, elle n’avait même plus honte d’avoir besoin de lui. Parce que c’était un fait. Et c’était lui. Nino. Elle avait toujours eu besoin de lui dans sa vie, et si un de ses regrets était de ne pas avoir su faire durer ce couple dysfonctionnel qu’ils formaient, son plus grand regret était qu’elle ne l’avait pas rencontré plus tôt. Parfois elle se disait que si elle l’avait connu vers son adolescence ou son enfance, qu’elle n’aurait pas été celle qu’elle était aujourd’hui. Elle aurait été une version améliorée de ce qu’elle été. Pas brisée. Pas quelqu’un qui aurait besoin d’être sauvée. Juste Tea.

Lorsqu’elle vit son building se dessiner au loin, un soupir passa la barrière des lèvres de la jeune femme. Le premier depuis qu’elle avait quitté Diana. Un soupir de soulagement de se dire qu’elle était enfin là où elle devait être. Sans mal elle entra dans l’immeuble et grimpa jusqu’au quatrième étage, toujours en boitant. Devant la porte, elle cogna pour annoncer sa présence. Elle ignorait l’heure qu’il était, si elle était en train de déranger le Cubain ou quoi que ce soit. Elle savait juste que l’avoir auprès d’elle était la meilleure chose qu’elle pouvait demander ce soir.


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Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Nino Carrizo
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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Mar 11 Fév 2020 - 1:54 )
Les bruits de poings sur la porte le surprennent, le poussent à ouvrir un œil, puis à se tourner vers son réveil pour observer l’heure affichée en chiffres rouge : deux heures vingt-trois. C’est le milieu de la nuit et pour qu’une personne mette autant d’énergie à tambouriner sur sa porte, c’est qu’il a dû forcément se passer quelque chose de grave. Aussitôt, il pense à sa voisine, Katja, de qui il est devenu très proche. Cette dernière vit une histoire avec un homme instable, à l’alcool mauvais, qui l’effraie bien souvent. Ce qui les lie aujourd’hui n’est plus l’amour, mais une fille, seule raison qui la pousse à accepter ses crises de colère. Et quand ça arrive, elle trouve refuge dans son appartement. Habillé d’un boxer et d’un marcel blanc, le cubain se traîne jusqu’à l’entrée en glissant sa main sur son visage pour se réveiller et ouvre la porte. Ce n’est pas une colombienne qui lui fait face, mais son ex-petite amie et la surprise se lit aisément sur son visage. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit elle. « Tea ? » Et s’il ne saisit pas la raison de sa visite, il n’a pas besoin d’être devin pour comprendre qu’elle est bouleversée, aussi alcoolisée. Nino attrape son bras et l’attire à l’intérieur, sans lui demander son avis. Après avoir refermé derrière eux, le pompier tourne la tête vers la brune en silence. Nombreuses sont les tensions, les disputes, ainsi que les rancœurs. Sa plus récente concerne une soirée déguisée lors de laquelle ses remarques l’ont atteint. Seulement, difficile de poser des mots sur des blessures liées à un passé qu’il ne lui a jamais divulgué et qu’il n’a pas l’intention de lui confier. Tout ce qu’il peut faire, c’est ravaler ses sentiments négatifs, les contenir, oublier que ses yeux se sont heurtés à une silhouette qui n’était pas la sienne, une apparence qui n’existe plus depuis longtemps : celle d’une femme. Certainement que ça joue sur son attitude virulente, la violence de ses propos, de ses gestes, mais s’il a encore des chaînes invisibles qui le retiennent prisonnier, elles sont bien plus légères que celles d’autrefois et dont il a pu se défaire. De plus, il aime toute cette rage en lui. Il ne connait que ça depuis gamin, n’a jamais connu autre chose, alors comment pourrait-il apprécier un peu de paix ?
Sa main toujours posée sur la poignée de la porte, Nino la dévisage, s’imagine des tonnes de scénarios et bien qu’il s’efforce de rester la tête froide, de ne pas partir dans tous les sens en se créant des films graves, il reste inquiet. Tea n’est pas une femme qui s’effondre en larmes sans raison valable. Son regard se fige alors sur ses mains, ses phalanges ouvertes. Ses mains sont en sang. Il les récupère, saisit le bas de son vêtement pour essuyer les perles rouges, puis la conduit jusqu’à la salle de bain où il l’incite à s’asseoir sur le bord de la baignoire, tandis qu’il cherche dans son armoire à pharmacie de quoi désinfecter. « OK. Il s’est passé quoi ? » Lui qui n’avait pas dans l’objectif de lui demander une explication se voit obligé de le faire. Il préfère de loin attendre qu’elle se confie à lui, mais entre eux, c’est tellement compliqué parfois, qu’elle pourrait ne rien dire, se contenter de ce qu’il lui donne, et ça ne l’étonnerait pas. « On t’a fait du mal ? » Sa mâchoire crispée prouve à quel point cette idée lui déplaît, mais il est dans l’incapacité de mettre de côté cette option. « C’est qui ? Comment il est ce bouffon ? » lâche-t-il, en ne contrôlant plus ses gestes brusques, si bien que plusieurs bouteilles se cassent la figure et s’écrasent sur le sol froid. Mais il s’en fiche bien, ce n’est rien comparé à l’état dans lequel elle se trouve.


Nino Carrizo
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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Jeu 13 Fév 2020 - 0:49 )
Avec le peu de force qu’il lui restait, Tea tapa une nouvelle fois à la porte pour être sûre qu’on vienne lui ouvrir. Dans un moment de lucidité, elle regarda autour d’elle et se sentit presque écrasée par le poids du silence qui régnait dans ce couloir vide. Même pas une lumière sous une porte pour indiquer que des gens y vivaient. Rien. A part elle dans un état pitoyable, les yeux rouges et bouffis, qui lançait une bouteille à la mer pour qu’on lui vienne en aide. Le bon côté c’était qu’en route, elle s’était arrêtée de pleurer comme si elle avait épuisé toutes ses réserves pour ce soir. Pourtant il n’en fallut pas beaucoup pour que les vannes s’ouvrent à nouveau. A peine avait-elle entendu la porte se déverrouiller que les yeux de la jeune femme s’humidifièrent de façon à lui brouiller presque la vue. Pendant les quelques secondes où elle resta sur le pallier, elle se refit toute la soirée qui venait de s’écouler en revivant les émotions avec une intensité certes moindres, mais qui arrivait quand même à la faire trembler. La violence qu’elle avait éprouvée lorsqu’elle s’était défoulée dans la rue n’avait pas quitté son corps. La douleur de ses membres se réveilla lorsque comme par réflexe, elle serra à nouveau les poings comme prête à se défendre d’un danger imminent.  Son organe battant prêt à sortir de sa poitrine, partit en trombe lorsque la porte s’ouvrit enfin, avant de s’arrêter d’un coup sec. L’air manquait à Tea. Son regard recouvert par ce voile de tristesse mêlé à cette colère qui grondait toujours en elle, l’empêchait de voir clairement le visage familier qu’elle était venue voir. Même la prononciation de son prénom lui parut comme un écho tellement Nino lui semblait loin. Les larmes roulèrent finalement le long de ses joues sans qu’elle ne puisse les arrêter – elle n’en avait de toute façon pas la force – annonciatrices de celle qui n’allaient pas tarder à venir. L’esprit de la jeune femme se brouilla au point qu’elle ne sentit même pas les doigts du Cubain contre sa peau qui la fit entrer dans l’appartement. Elle se sentait comme un pantin désarticulé qu’on pouvait manipuler, vidé complètement de ses forces. Dans sa tête se rejouait son départ du club pour se rendre chez ces hommes et  ça suffisait à lui tordre l’estomac et à faire remonter la bile le long de sa gorge.

Le regard dans le vide, fixant le sol de la salle de bain, Tea comprenait progressivement où elle se trouvait même si certains éléments lui échappaient encore. A la question de Nino qui la percuta de moins loin que lorsqu’il avait prononcé son prénom, elle ouvrit la bouche une première fois avant de la refermer. Elle n’avait rien à dire. Enfin si. Elle avait même trop à dire. Tellement trop qu’elle ne savait pas par où commencer et se retrouvait sans rien. Un simple sanglot s’échappa des lèvres de la jeune femme qui croisa de façon furtive le regard du pompier avant de se plonger à nouveau dans son silence. A sa seconde question, un autre sanglot qui fit trembler le corps de Tea. Elle avait envie d’hurler et sentait ce cri bloqué dans sa gorge qui ne demandait qu’à exploser. Oui, on lui avait fait du mal. Oui on s’en était pris à elle. Oui elle avait mal et pas que physiquement. Elle se dégoûtait au point qu’elle ne supportait même pas de voir son reflet dans un miroir. Elle avait envie de dire tout ça à Nino parce qu’il était la seule personne à qui elle avait envie de confier tout ça. Mais elle n’y parvenait pas. Toute cette douleur se retrouvait sous la coupe de la confusion qui l’empêchait de se libérer de ce poids qui l’empêchait de respirer à plein poumons depuis des années. A sa troisième question, c’en était trop pour Tea qui ne sursauta même pas au bruit d’éclat de verre. Au moment même où ils heurtèrent le sol, elle se leva sur ses deux pieds avant de sortir précipitamment de la pièce en boitant toujours. Ses gestes contrôlés par la rage, elle laissa son corps à disposition de ce dégoût que lui inspirait sa propre existence, et tapa dans le mur du salon de toutes ses forces. A nouveau elle serra les poings, se fichant bien du sang qui coulait déjà de ses plaies ouvertes. Elle avait juste besoin de se défouler, que ça sorte.


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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Jeu 13 Fév 2020 - 1:57 )
Le silence est pesant, ses sanglots lui retournent le cœur et cet instant présent le ramène à un moment de sa vie où, enfermé dans le corps de Naomi, il avait ressenti le besoin de se taire et de tout détruire, lui en premier, parce qu’un homme avait pris son corps pour un objet, une marchandise dont il pouvait disposer sans son consentement. Si cette pensée est douloureuse, elle l’est d’autant plus alors qu’il imagine le pire la concernant. Et si c’était ça ? Et si c’était la raison des mots manquants, de ses questions sans réponses ? Face à sa bouteille de désinfectant sur laquelle il a enfin mis la main, Nino ferme les yeux, se refuse de perdre davantage le contrôle et vide son esprit pour mieux réceptionner les réelles raisons de sa venue. Parce que ça peut être autre chose. Tea, il la connait tellement bien, la pratique depuis des années et tout comme lui, elle a cette violence qui sommeille en elle et qui s’exprime à son contact. Seulement, elle se lève et alors qu’elle se rue hors de la salle de bain, Nino craint qu’elle s’en aille, regrettant d’avoir frappé à sa porte. Il est évident qu’il n’a pas l’intention de la laisser partir dans un tel état, surtout pas au beau milieu de la nuit avec tous les tarés qui rôdent dehors. En pressant le pas dans le salon, il se fige de longues secondes en l’observant se battre contre le mur, délaissant des traînées rouges sur sa peinture blanche, mais les dégâts sont plus importants sur sa peau. Le cubain s’avance, pose ses mains sur ses épaules et l’éloigne, de force, de l’objet de son défoulement. Il l’oblige à se retourner et capture ses poignets pour l’empêcher de se faire plus de mal. « Frappe. » dit-il, en posant ses mains sur son torse. « Sur moi. Frappe. Qu’est-ce que t’attends ? T’as besoin de te défouler, alors vas-y. » ajoute Nino, sèchement, fermement, en la bousculant avec une légère tape sur son épaule afin de la provoquer. « Sors ta rage. Exprime-toi. » lâche-t-il, en appuyant son poing sur son épaule, avant de la pointer du doigt en cognant son index sur sa poitrine, comme s’il l’accusait de quelque chose, alors qu’il n’en est rien. Il cherche à faire résonance, à la pousser à sortir ce qu’il y a à l’intérieur de ce cœur meurtri par un événement qu’il ignore. Lui se rappelle qu’on l’en avait empêché, parce qu’il partait dans les extrêmes, parce qu’il faisait peur, parce que Naomi était fragile, mais s’il n’aime pas voir Tea en souffrance, aussi mal, il sait qu’il peut le supporter, habitué à la douleur qu’ils s’infligent ensemble. « Lâche-toi putain. » Là, il saisit son visage entre ses mains avec fermeté et l’oblige à le regarder dans les yeux, cherchant à comprendre à travers les siens, larmoyants. Ses larmes sont comme des lames de poignards. Tea, c’est son ex-petite amie, certes, mais ce n’est pas à cause d’un manque d’amour, mais des gestes violents qu’il pourrait avoir à son égard, alors, la souffrance qu’il lit en elle, sent dans ce corps nerveux, c’est la sienne aussi.


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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Jeu 13 Fév 2020 - 2:25 )
Chaque coup qu’elle portait contre le mur était accompagné d’un cri qu’elle étouffait en serrant les dents comme pour l’empêcher de sortir. Pourtant c’était ce qu’elle voulait. Juste exprimer cette colère qui la ronge depuis tant d’années. Le souci était qu’elle ignorait contre quoi elle se battait. Elle ignorait contre qui elle en avait, alors la solution la plus simple pour Tea était de s’en prendre à elle-même. Tout le dégoût qu’elle s’inspirait passait par la violence qu’elle s’infligeait à chaque crise qu’elle pouvait avoir. Ce soir, elle était plus forte que les précédentes. En plus d’être d’une intensité sans précédent, elle était complètement incontrôlable. A force de taper, elle sentait la douleur lui engourdir les doigts mais ça ne l’arrêtait pas pour autant. Au contraire, ça ne faisait que l’encourager à s’écorcher un peu plus les mains, elle avait envie que le sang coule comme ses larmes qui n’avaient pas cessé de ruisseler sur ses joues. Elle avait envie que son corps se défende enfin, qu’il se réveille.

En sentant les mains de Nino sur ses épaules, elle se figea un court instant avant de débattre pour retourner là où elle se trouvait pour taper. Elle n’avait pas de temps pour lui. Tournée face à lui, elle eut un léger mouvement de recul face à ses paroles qui lui arrivèrent avec une telle force qu’elle en aurait presque perdu l’équilibre s’il ne la tenait pas. « Quoi ? » Réussit-elle à lâcher à la fois confuse et remontée. Son visage toujours contractée, elle n’avait pas desserré les poings et commençait à sentir ses propres ongles se planter dans sa peau. Elle n’avait pas envie de s’en prendre à lui, elle n’était pas venue ici pour ça et elle le savait. « Arrête. » Souffla presque la jeune femme à bout de souffle pour qu’il s’éloigne d’elle. Avec difficulté, elle essayait de contrôler sa respiration saccadée ainsi que sa colère qui, elle le savait, commençait à se rediriger vers Nino juste parce qu’il la provoquait. Le regard mauvais, elle accusa le coup lorsqu’il la bouscula doucement dans le but de la faire sortir de ses gonds. « Arrête. » Répéta à nouveau Tea avec plus de force, allant jusqu’à pousser doucement le Cubain pour installer entre eux une distance de sécurité. Mais ce n’était pas suffisant. Le regard bloqué dans le sien avec les mains du pompier autour de son visage, elle  sentit son cœur battre de plus belle dans sa poitrine alors qu’elle pensait ça impossible. Un éclair de rage passa dans le regard de Tea qui perdit complètement le contrôle de la situation et dégagea avec force et violence son visage des mains de Nino. Toujours guidée par la même colère, elle le poussa en usant de la paume de ses mains contre son torse pour le faire reculer et faire en sorte qu’il s’éloigne d’elle. Mais ça ne lui suffisait pas. Elle répéta le geste une nouvelle fois cette fois en y mettant toute sa rage qui éclata même moment. Un cri pareil à un grondement remonta le long de sa gorge pour  exploser contre les murs de l’appartement qui avait du mal à contenir toute cette furie. Au milieu de la pièce, elle continuait d’hurler pour que tout sorte enfin jusqu’à ce qu’à bout de force, ses jambes ne la lâchent mollement sur le sol et qu’elle s’effondre en larmes. En position fœtale par terre, les mains pleines de sang de la jeune femme lui caressèrent le cou avec hargne comme à la recherche d’un dernier cri libérateur qu’elle n’était toujours pas parvenue à faire sortir, avant d’entourer son visage pour le cacher de Nino. Elle se détestait tant que la honte avait fini par l’achever sur le plancher.


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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Dim 16 Fév 2020 - 3:26 )
Arrêter pour quelle raison ? Pour que toute sa colère finisse par s’estomper et qu’elle garde tout ce qu’elle a sur le cœur au fond d’elle ? Alors même que les larmes continuent de rouler sur ses joues, que ses ongles se plantent férocement sur sa chair ? Nino s’y refuse, l’incite à cracher sa rage, de sorte à la pousser à bout et ça marche. Comme à chaque fois qu’ils se provoquent. Lorsqu’elle répond à sa bousculade, il a d’abord un mouvement de recul, puis baisse les bras le long de son corps pour la laisser faire. Il est prêt à ce qu’elle le frappe, n’attend même que ça. Le cubain recule une nouvelle fois et alors qu’un cri sort de sa bouche, il entrouvre la sienne, s’apprêtant à lui lancer une nouvelle réplique qui n’aurait fait que l’encourager à se défaire du poids porté sur ses épaules. Il n’en fait cependant rien, clos ses lèvres et l’observe hurler ses tripes, le cœur lourd de la savoir aussi mal sans en comprendre le pourquoi. Il aimerait être en mesure de pouvoir l’apaiser, lui souffler des paroles rassurantes, mais là, en l’occurrence, il est très limité. En la voyant se recroqueviller sur elle-même, le latino s’immobilise, la scrute de bas en haut, puis fixe de son regard, les mains accrochées à son cou et les traînées de sang sur sa peau. Nino ne tient pas plus longtemps, s’accroupit auprès d’elle pour la soulever dans ses bras et parcourt les mètres qui le séparent du canapé sur lequel il la pose. Ses doigts se perdent sur son visage, sur sa chevelure, puis le cubain disparaît de la pièce pour chercher dans l’armoire à pharmacie de quoi la soigner. De retour dans le salon, il s’accroupit à ses côtés, pose le nécessaire à soin sur le parquet et saisit enfin l’une de ses premières mains qu’il nettoie avec de l’eau, avant d’y passer du désinfectant, tout ça en silence. Il pourrait la prévenir que le contact du coton sur sa peau risquerait de la piquer, qu’elle ferait mieux de serrer les dents, mais Nino n’en fait rien, prend soin d’elle à sa manière, accroche fort sa main pour enrouler une bandelette autour d’elle et attrape ensuite la deuxième main pour reproduire les mêmes gestes. C’est douloureux d’observer ses blessures et d’imaginer ses futures cicatrices qui mettront un certain temps avant de disparaître. « Teaina. » murmure-t-il, d’une voix plus douce que son ton ferme d’il y a quelques minutes, avec ce surnom affectif qu’il prononce quand il fait preuve de tendresse, d’affection. Ou quand, tout simplement, il souhaite l’interpeller sans qu’elle ne se sente agressée. « Raconte-moi ce qui s’est passé ce soir. » Il se libère d’une main et la glisse sur son cou, effleurant les traces de sang, puis la remonte sur son visage. Son pouce s’arrête sur son menton, tandis que ses doigts explorent sa joue gauche, avant de se perdre sous ses yeux pour effacer quelques larmes et terminent enfin son chemin sur son front. Il y pose sa paume, vérifie sa température, puis récupère sa main pour reprendre les soins. « Prends ton temps. » Il l’écoute. Elle a son entière attention.


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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Lun 17 Fév 2020 - 2:14 )
A mesure qu’elle criait, Tea sentait ses forces la quitter au point que ses jambes aient du mal à la porter. Plus le son perdait en intensité à cause de sa voix qui commençait à se briser sous le poids de la douleur qui écrasait presque ses cordes vocales, plus elle s’affaissait littéralement jusqu’à se retrouver en position fœtale sur le sol du salon de Nino. Elle aurait aimé que ce cri suffise à ce qu’elle se sente mieux. Elle aurait aimé que le dégoût qu’elle ressentait envers elle-même et la colère qui continuait de gronder malgré ce hurlement qu’elle venait de lâcher, puissent enfin disparaître et apaiser son cœur, mais elle n’avait pas l’impression que tout ça ait changé quoi que ce soit. Elle se sentait toujours en colère et avait toujours cette envie de se faire du mal comme pour se punir de quelque chose dont elle se sentait fautive depuis tellement longtemps. En sentant les bras du Cubain se refermer autour d’elle, la jeune femme lâcha un sanglot bruyant en enfouissant sa tête dans son cou pour le sentir un peu plus près d’elle. C’était de lui dont elle avait besoin. Pas parce qu’il savait apporter des réponses aux questions qu’elle n’osait même pas poser, mais parce qu’il était lui. Il était la seule personne qui ait vraiment pris la peine de prendre soin d’elle, de s’occuper d’elle lorsqu’elle n’était pas en mesure de le faire. Il était celui qui comprenait sa colère sans vouloir à tout prix en comprendre les raisons au point de la brusquer pour la forcer à aller mieux pour son propre confort. Au-delà des querelles et des disputes qu’ils avaient souvent, Tea lui était reconnaissante d’être dans sa vie et de ne l’avoir jamais lâché malgré les événements qui auraient pu faire qu’il s’éloigne d’elle. Toutes ces petites attentions auxquels elle ne faisait jamais référence, ne faisait que renforcer un peu plus l’amour qu’elle ressentait envers cet homme. Installée sur le canapé, le regard de la jeune femme fixait toujours le vide tandis qu’elle sentait son corps se mettre à trembler. Ses pensées, encore une fois, défilèrent le film de la soirée jusqu’aux moindres détails dont elle n’avait pas envie de se souvenir. Ce fut la voix de Nino qui la ramena à l’instant présent. En entendant le surnom qu’il était le seul à employer sortir de la bouche du jeune homme, le cœur de Tea se réchauffa. Il battait toujours avec autant d’intensité mais une épine venait de s’enlever de son pied. Elle était à présent en sécurité. Elle était dans un endroit sûr, avec l’homme qu’elle aimait. Peu importe la relation qu’ils avaient entre eux, auprès de lui elle était à sa place. Son regard triste se posa sur lui tandis qu’il prenait soin d’elle. Pas un seul instant elle ne grimaça en sentant ses blessures la picoter, la douleur n’était rien comparée à celle qu’elle n’arrivait pas à extérioriser. Elle avait encore envie de se mettre à pleurer, mais l’épuisement était tel qu’elle savait qu’elle serait incapable de verser une larme de plus ce soir. Un soupir s’échappa de ses lèvres lorsque du bout de ses doigts, le pompier commença à explorer doucement sa peau sûrement à la recherche d’autres blessures. Chaque caresse freinait un peu plus le tam-tam de son cœur dans sa poitrine qui commençait à reprendre doucement un rythme cardiaque normal. Elle l’aimait tant. Les yeux mi-clos tandis qu’elle profitait de la tendresse de ses gestes, elle se rappelait de tous les bons moments qu’ils avaient pu passer ensemble et surtout, pourquoi son cœur n’avait jamais pu se défaire du sien. Il représentait à la fois l’homme de sa vie et l’homme qu’elle ne pourrait jamais avoir à cause de son incapacité à l’aimer comme il le méritait. Cette pensée ajouta une nouvelle couche de tristesse à son état actuel. Dans un souffle, elle colla son dos au dossier du canapé et ferma les yeux pour laisser sa tête retomber en arrière. Par où commencer. Elle laissa le silence s’installer plusieurs secondes avant de se redresser et récupéra sa main qu’elle regarda une brève seconde. Elle n’avait pas envie que ce moment se termine. D’un geste lent, elle fit passer son bras autour de celui de Nino et posa sa tête sur son épaule pour y prendre appui. « Je suis sortie avec Diana et... » Elle déglutit avec difficulté. « On s’est un peu embrassées. Et… » Elle cherchait ses mots, son esprit encore embrumé par l’alcool et la fatigue. « Et on devait terminer la nuit chez ces hommes mais… » Elle n’arrivait même pas à raconter la suite, ni même le commencement, ni même la raison de sa venue. A nouveau, elle se détacha de lui pour se laisser enfoncer dans le canapé. Un rire sans humour sortit de sa bouche en même temps que les larmes qui n’étaient plus supposés couler ce soir. Et pour donner le change, elle fixa le plafond pour essayer de les retenir. « Je devrais me foutre en l’air une fois pour toute, au moins j’arrêterais d’avoir mal une fois partie. » Même rire qui glaça son sang au passage. Mêmes larmes qui se remirent à perler le long de ses joues. Même douleur qui persistait depuis des années.


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Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Sam 22 Fév 2020 - 22:03 )
Les moments tendres se font rares. Les derniers sont si loin que lorsqu’elle s’accapare son bras et pose sa tête sur son épaule, il en est d’abord surpris. Immobile, quelques secondes lui sont nécessaires pour réagir. Nino saisit le coton posé sur le canapé et l’abandonne par terre pour prendre place à ses côtés et l’encercler d’un bras, conscient qu’elle a besoin d’être entourée, sans se douter que son réel besoin réside dans sa présence. L’amour qu’ils se portent est puissant, destructeur, mais il est trop violent pour qu’il fasse preuve d’arrogance et de fierté en affirmant qu’il est l’unique personne à pouvoir l’apaiser. Leur couple était trop bancal pour qu’il se sente en sécurité, en confiance et sa jalousie le démontrait bien. Tous les hommes qui pouvaient l’approcher passaient un sale quart d’heure et si aujourd’hui, ce n’est plus d’actualité, parce qu’il n’est plus en position de le faire, Nino bouillonne dès qu’il entend des rumeurs à son sujet, rage dès qu’il est question de son boss. Tea ne lui appartient pas, mais au fond de lui, il a toujours espéré que ce soit le cas. Et ce qu’il y a de plus fou, c’est que même en ayant besoin d’elle dans sa vie, c’est lui qui a mis un terme à leur histoire, pour se protéger, lui, mais surtout elle. Elle de lui, de son contact, son impulsivité qu’il ne contrôle pas… Bien qu’à côté de ça, ils ont des instants de répit. C’est juste dommage que ce soit dû à son malheur. Lorsque son ex est en pleine possession de ses moyens, ce ne sont pas des mots doux qui sortent de sa bouche, mais des provocations, comme s’il ne savait communiquer que comme ça, comme si c’était la seule méthode pour eux de se dire à quel point ils s’aiment. La vérité est qu’ils sont tous les deux en colère à cause de choses extérieures et qu’à travers eux, ils ont trouvé le moyen d’extérioriser tout ça. C’est douloureux, mais paradoxalement, il se sent temporairement en paix.
Attentivement, il l’écoute, l’observe, puis détourne son regard en le plantant sur un pan du mur, avant de le reposer sur elle, les sourcils froncés. Il y a trop d’informations d’un seul coup. Qu’elle sorte avec Diana, c’est une chose, qu’elle l’embrasse, c’en est une autre. Avant de sentir de la colère vis-à-vis de l’amie de Tea, c’est la surprise qui prend le dessus. Néanmoins, il s’efforce de se taire pour la laisser continuer, mais… Quoi ? Elle continue son discours et cette fois-ci, c’est sa mâchoire qui se resserre. Le latino pose sa main libre sur le coussin et crispe ses doigts dessus. Il a beau se répéter qu’ils ne sont plus ensemble, ça lui déplait de l’imaginer entourée de plusieurs hommes. Une fois sa prise de parole terminée, la première chose qu’il est en mesure de dire, c’est : « T’as embrassé une femme ? » Elle qui tient des discours homophobes, qui n’est absolument pas éduquée sur le sujet et avec qui il s’est pris la tête à plusieurs reprises… Il secoue la tête et ajoute : « Plusieurs hommes ? » crache-t-il, sans dissimuler sa jalousie, avant de fermer les yeux en percutant enfin sur ces dernières paroles qu’il sent suffisamment importante pour passer outre les événements de sa soirée sur lesquels il aimerait pourtant s’attarder. C’est qui ces hommes d’ailleurs ? Hein ? C’est qui ces bouffons ? Et cette débile de Diana ? Il ne l’aime pas. Non, il la déteste. L’influence qu’elle a sur son ex-petite amie est mauvaise et Nino la tient responsable de tout, ne la supporte pas, plus. S’il la voyait demain, il lui cracherait son venin et il le fera. « Je ferai quoi sans toi ? » demande-t-il, avec sincérité, avant de se reprendre : « Ou plutôt tes gâteaux. » Ca, ce n’est qu’un bonus, mais il cherche encore à cacher ce qu’il ressent pour elle. Tea doit bien s’en douter, avec le temps qu’ils ont passé ensemble, non ? Ou peut-être pas. L’air grave, les prunelles heurtant le parquet, il passe en boucle sa dernière phrase et quelque chose en particulier le fait tiquer. « Tu as mal pour quelle raison au juste ? » Cette conversation aussi intime, ils ne l’ont jamais eue. D’ailleurs, le lendemain de leur première fois, il n’a posé aucune question sur ses larmes qui roulaient sur ses joues, s’est contenté de lui dire qu’il était là et qu’elle pouvait lui parler si elle en ressentait le besoin, sans lui forcer la main. Le cubain glisse ses doigts sur son bras, puis les pose sur sa cuisse. « C’est pour ça ? » ajoute-t-il, en pointant l’intérieur de sa cuisse, faisant référence à ses cicatrices. Son corps, il le connait par cœur. Il a appris chacune de ses marques, des traces délaissées par une lame, mais jusqu’alors, il ne l’a jamais dérangée à ce sujet, attendait qu’elle se confie d’elle-même, ce pourquoi il culpabilise presque de mettre un terme au silence qu’il s’imposait.


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Tea L'Amente10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Sam 22 Fév 2020 - 22:07 )
« Oui mais ça c’était juste un truc… » Sa réponse n’avait aucun sens. Elle ne savait même pas comment justifier les baisers qu’elle avait échangés avec Diana. L’alcool peut-être. Ce soir elle n’avait pas été elle-même parce que le dégoût qu’elle ressentait envers sa personne était si fort qu’elle avait juste eu envie d’être quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui n’avait pas peur d’explorer, d’être poussée dans ses retranchements, et qui ne trainait pas cette douleur dont elle n’arrivait pas à se défaire. « Deux hommes. » Cru bon de rectifier Tea qui leva le doigt en pensant bien faire. Peut-être qu’elle aurait dû occulter cette partie de l’histoire. De toute façon ça n’avait que très peu d’importance vu comment elle avait pris la fuite. Elle n’aurait jamais dû se retrouver dans cette voiture avec eux et aurait dû éviter de faire perdre son temps à tout le monde parce qu’elle avait voulu être comme Diana le temps d’une soirée. Elle au moins, elle n’avait pas peur d’être qui elle était vraiment. Elle avait l’assurance que n’avait pas Tea. Elle avait cette liberté que la jeune femme n’arrivait pas à obtenir malgré les efforts qu’elle fournissait. Diana elle, ne se détestait pas comme Tea se détestait elle. Diana n’était pas Tea.

L’alcool avait délié la langue de Tea sans pour autant la soulager. C’était la première fois qu’elle faisait cette réflexion à voix haute, mais ce n’était pas la première fois que son esprit la faisait des contrées aussi sombres. Avant sa rencontre avec Nino elle avait pour habitude de s’entailler l’intérieur des cuisses pour que toute la douleur qu’elle n’arrivait pas à exprimer, trouve le chemin de la sortie d’une façon ou d’une autre. Sous le poids de la douleur aussi bien physique que mentale, elle s’était retrouvée une fois allongée dans la baignoire avec la lame au niveau de ses poignets. Elle n’est jamais allée jusqu’au bout parce qu’elle n’en a jamais eu le courage. Mais il y avait des fois comme ce soir, ou elle se disait qu’elle ferait mieux d’en finir une bonne fois pour toute. Toute cette soirée n’avait aucun sens pour Tea. Reniflant doucement, elle passa une de ses mains contre son nez pour éviter qu’il ne coule tandis que ses larmes continuaient à ruisseler le long de ses joues. Les yeux toujours tournés vers le plafond, elle se crispa légèrement face à la question du pompier. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il la lui pose. Et elle n’avait aucune réponse à lui fournir. Elle aurait voulu lui en donner une, pointer une partie de son corps et lui dire qu’elle avait mal à cet endroit parce qu’elle était tombée ou quelque chose du style. Mais rien. La douleur était bien trop profonde, comme ancrée dans son être pour qu’elle puisse l’identifier aussi clairement. En sentant la main du jeune homme glisser sur son bras jusqu’à ses cuisses qu’elle écarta doucement sans se faire prier, un frisson remonta le long de son dos sans qu’elle ne croise le regard de Nino une seule fois. Elle ne voulait ni croiser son regard, ni même voir la pitié qu’il devait sûrement ressentir à son égard au fond de ses yeux. Tea resta silencieuse. Elle ferma les yeux. Puis posa ses doigts endoloris sur ceux de Nino pour faire glisser ses doigts vers l’intérieur de ses cuisses, là où se cachaient ses cicatrices. Elle n’avait même pas besoin de regarder pour savoir ce qu’elle faisait tellement elle les connaissait par cœur. Malgré les apparences, dans ce geste il n’y avait rien de sensuel. En l’autorisant à toucher ces cicatrices, elle laissait à Nino toucher du bout des doigts cette âme écorchée vif qui continuait à s’ébranler un peu plus à mesure que s’écoulaient les secondes. La jeune femme récupéra la main de son ex qu’elle posa sur sa cuisse, ne rompant toujours pas le contact avant de finalement ouvrir à nouveau les yeux pour bloquer son regard dans le sien. « Tu as su m’aimer malgré tout ce que je suis. » Souffla Tea la voix tremblante. « Pourquoi t’aimer me fait si mal ? » Sa voix se brisa à cette question qui n’attendait même pas de réponse. « Pourquoi j’ai mis tout ce temps à te trouver et que j’ai été incapable d’être digne de toi ? » En même temps qu’elle posait cette question, elle s’était allongée de façon à ce que sa tête se retrouve sur le genou de Nino auquel elle s’accrochait avec le peu de force qu’il lui restait. « Laisse-moi partir. Dis-moi que tu ne m’aimes plus, comme ça je pourrais enfin trouver la paix. » Ce soir la douleur était trop forte. Sa détresse était si criante qu’elle n’avait qu’une envie, c’était d’en finir. Mais Nino était le seul qui la retenait parce qu’il était l’un des seuls qui voyait en elle un semblant de valeur. Même si elle estimait qu’il serait mieux sans elle, jamais elle ne lui infligerait une telle douleur s’il ne le voulait pas parce qu’elle l’aimait trop pour ça. La fin de leur couple n’avait jamais signé la fin de son amour pour lui. A ce jour, son cœur battait encore pour lui. Et il cesserait de battre pour lui.


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Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le Sam 22 Fév 2020 - 22:18 )
C’était juste un truc quoi ? Si le fait de savoir qu’une femme ait posé ses lèvres sur les siennes l’interloque, Nino s’interroge sur ses ressentis, sur ce qu’elle a pu en penser. Il est évident qu’il n’apprécierait pas d’entendre que le baiser échangé lui a plu, que le contact gourmand n’était pas aussi mauvais, mais ça l’intrigue. Cependant, la curiosité se dissipe très vite, laisse place à la colère qu’il peine à dissimuler. Tout ça, c’est à cause de Diana qu’il voit comme étant la source du problème. Il la considère mal, la voit comme une mauvaise influence pour Tea. Si elle était réellement son amie, elle ne la pousserait pas à prendre de tels risques. On ne parle pas d’un saut à l’élastique, mais bien d’une situation malaisante où deux hommes attendaient d’elles qu’elles se défassent de leurs vêtements pour ensuite se donner à eux, satisfaire leurs désirs. Nino voit cette relation d’un mauvais œil, ce qui est plutôt paradoxal lorsqu’on se rappelle que leur histoire d’amour n’est pas saine. Néanmoins, contrairement à toutes ces personnes qui l’entourent, lui, il veut du bien à Tea. Malgré tout ce qu’ils s’envoient en pleine tête, ce qu’il ressent pour elle, c’est de l’amour, sincère.

Ce pourquoi il se questionne sur ses propres actes. Est-il en droit de poser ses doigts sur sa cuisse ? De relever ses cicatrices ? De la mettre face à des blessures qu’elle s’est sans doute elle-même infligée pour avoir la sensation d’aller un peu mieux ? Nino se mord l’intérieur de la joue, s’empêche d’aller plus loin dans sa gestuelle, mais également dans ses paroles. Si son ex ne souhaite pas en discuter, si elle ne lui donne aucune réponse, alors il n’insistera pas. Seulement, à sa manière, elle s’exprime, guide sa main à l’endroit même où reposent les traces de ses scarifications qu’il effleure par-dessus le tissu de sa robe, avant d’en être éloigné. Ses yeux ancrés dans les siens, le cubain sent un malaise s’installer à la suite de sa remarque. Oui, il l’aime malgré tout ce qui l’insupporte chez elle ; les réflexions homophobes et arriérées, ses prises de position qui ne sont pas les siennes, ce manque d’ouverture et de tolérance, qui, sans qu’elle ne le sache, le concerne de près. A contrario, Tea ignore des choses à son sujet et si elle en avait connaissance, il est convaincu que son regard sur lui changerait, tout comme son opinion. Elle en serait peut-être dégoûtée, se sentirait trahie et s’il le conçoit, il trouve ça injuste. Tout ce qu’il est face à elle, c’est son identité, ce qu’il est réellement. Il lui a caché des choses sur son histoire, mais n’a jamais été un autre à son contact. C’est avec Tea qu’il se sent le plus lui-même. Pourtant, à l’instant T, à travers es propos, il a presque l’impression de n’être qu’un imposteur. Nino souffle, puis déglutit à sa question qu’il se prend de plein fouet. Il ne s’attendait pas à ce que la conversation vrille sur eux et il n’a aucune réponse à lui fournir. La vérité, c’est qu’il n’en sait rien. Est-ce depuis leur rupture ? Il n’en est pas certain. Même avant, elle allait mal. C’est leur manière de fonctionner, mais est-ce que c’était si bien que ça ? Était-il si réceptif à ses besoins, à elle ? Tant d’interrogations qui se bousculent et qu’il aimerait lui poser, mais la suite le prend de court. Alors qu’elle s’allonge et pose sa tête sur son genou, lui entrouvre la bouche, interdit. Le cœur lourd, il reste immobile, puis s’autorise à caresser ses cheveux. « Je t’aime. » Tea désirait entendre le contraire, mais il en est incapable. Égoïstement, il souhaite la garder encore près de lui, ne serait-ce qu’un peu et lui prononcer de nouveaux mensonges serait la pire des choses à faire. Ça le briserait, ce serait mettre un point final à leur histoire, alors que l’amour que Tea lui porte est important. Douloureux, mais important. Et puis surtout, il la sent bien trop en souffrance pour lui infliger de nouveaux dégâts. « Tu as toujours été digne de moi. Je n’ai pas regretté une seule fois notre rencontre, notre histoire. C’est la plus belle chose qui me soit arrivé. » souffle-t-il, avec sincérité, en glissant ses doigts sur son front, sa tempe. « La seule raison pour laquelle nous ne sommes plus ensemble, c’est parce qu’à ton contact, je deviens très violent. » L’être dans ses mots lui est bien égal. L’être dans ses gestes, en revanche… Il n’a pas envie d’être de ceux qui lèvent la main sur leur femme, ne souhaite pas ressembler à son père et a eu tellement peur lorsqu’il a failli avoir un geste de trop que la rupture lui semblait être la seule option.


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Sujet: Re: Nino || Heu. ( le )
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