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- La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Alexandre Lecomte
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Sujet: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Jeu 23 Jan 2020 - 16:06 )
Alexandre Lecomte
Ishbel Tejeiro
La vérité est une affaire de points de vues
Alexandre se gara juste à côté du trottoir, d'une manœuvre bien appliqué, un créneau parfaitement réussi qui eut le mérite de le mettre de bonne humeur. Il allait lui en falloir. Si l'inspecteur aimait son métier, il y avait des aspects de son métier qui lui plaisaient moins. Se rendre au tribunal pour défendre l'une de ses enquêtes contre un suspect que l'on voulait relâcher en faisait parti. Heureusement pour lui, il était à l'aise devant un jury et à l'oral et il avait lu quelques manuels de rhétoriques dans sa jeunesse ce qui l'aidait à pouvoir répondre convenablement. Malheureusement, les décisions revenaient au jury et ses décisions pouvaient tout changer. Le tribunal Nord était un bâtiment de type ancien, dont le style évoquait un XVIII° renaissant un peu raté. Il connaissait l'endroit pour s'y être rendu. Couloirs étroits, salles d'audiences dans lesquels il faisait parfois trop chaud, bref, tous les défauts que l'on pouvait trouver à un bâtiment de ce type. C'était ainsi et on faisait avec de toute manière. Le blondinet avait opté pour une tenue correcte pour ce-jour. Il avait tiré ses cheveux en arrière qu'il avait coiffé pour une fois et avait choisi de mettre un blaser bleu assorti à ses yeux. Chaussures de cuir, belle montre au poignet, il avait presque l'attitude d'un jeune entrepreneur, ou un commercial. Il avait soigné son apparence, car elle comptait en partie. Et même si il ne serait pas le seul à s'exprimer aujourd'hui, il savait que cela compterait. En montant les marches menant à la porte d'entrée, il nota que plusieurs de ses compagnons d'armes étaient là. Il serra les mains tendues et nota que même le commissaire avait fait le déplacement. Il le salua respectueusement. L'affaire portait sur un gros bonnet de la drogue des quartiers nord de la ville. Néanmoins, il avait pu disposer d'un avocat et comme Alexandre était mêlé à son arrestation, pas le choix, il devait y assister. Le commissaire les entraîna lui et ses quelques compagnons dans les couloirs, Alexandre à ses côtés.
- La partie est loin d'être gagnée Alexandre. Nous avons encore trop peu d'éléments à présenter pour l'inculper, et il le sait très bien...
- C'est pourquoi il a choisi de faire cela rapidement.
- Oui. Admit le supérieur hiérarchique du blond qui n'en menait pas large visiblement.
- Nous avons pourtant des preuves tangibles non?
Cette fois le commissaire s'arrêta. Il regarda l'inspecteur l'air un peu gêné.
- Pas autant que nous le voudrions. De plus, d'autres témoins seront présents: Les hommes qui ont été interpellés après lui.

L'affaire en question avait pris une tournure intéressante lorsque Alexandre et ses équipier étaient parvenus à arrêter un certain Florentini Bellardi. Le bonnet en question. Ils avaient pu intervenir juste après une transaction. Résultat? La voiture de Bellardi saisi avait l'argent, l'autre voiture, arrêté plus loin, avait la drogue. Or, Bellardi niait une implication a un tel trafic. Pourtant, Alexandre en était persuadé, l'homme était coupable. Il n'avait pas besoin de preuves. Il le sentait à sa manière de se déplacer, de regarder les autres... Il avait quelque chose de pas net. Malheureusement, la justice ne rendait pas de décisions seulement sur des intuitions, ce qui était à la fois une bonne chose, et une mauvaise parfois. De l'avis de l'inspecteur en tout cas. Le petit groupe s'arrêta devant une porte de bois massive et le commissaire se tourna vers ses hommes.
- Je veux que tous ici, vous gardiez votre calme quoi qu'il se dise et quoi qu'il se passe. Il se tourna particulièrement vers Alexandre ensuite. Lieutenant, j'espère que c'est compris.
- Oui Monsieur. Et ils rentrèrent. Quelques personnes étaient déjà présentes, mais ni l'accusé, ni son avocat était là. Les hommes prirent place sur le banc des témoins et attendirent. Le juge et les jurés ne tardèrent guère à arriver, et on fit entrer l'accusé qui arriva, suivi par son avocat et l'avocat qui défendrait le parti de la justice, ici plutôt le cas des policiers présents sur l'enquête. Ils prirent place alors que le juge ouvrit la séance, rappelant les faits et la raison de leur présence ici. Alexandre gardait un air sévère, le regard grave, se préparant déjà mentalement à ce qui allait suivre. Le dossier fût présenté et bientôt, les témoins défilèrent. Certains étaient de ceux qui avait été arrêtés, témoignèrent que l'accusé n'avait rien avoir avec eux. Les vendus!! Que leur avait-il promis à la sortie? Alexandre déglutit silencieusement alors qu'il avait un goût amer dans la bouche. Il regarda les quelques personnes présentes dans l'assemblée avant de reporter son attention sur l'avocat dont les questions fusaient. Il fallait dire qu'il défendait bien son client. Il prenait même l'affaire à bras le corps! bientôt, ce fut au tour des policiers présents sur l'enquête de témoigner.

Le ton changea. L'avocat fût plus mordant, les questions étaient plus incisives, plus déstabilisatrices. Les preuves étaient certes là, mais la police aurait eu besoin d'encore un peu de temps. Elle n'en disposait pas. Alors que l'un des flics racontait que l'argent avait été trouvé dans le coffre de la voiture de l'accusé, l'avocat répliqua que ce dernier avait justement porté plainte le jour-même pour le vol de cette même voiture. Le flic bégaya, et il fallut admettre que l'autre frappait un grand coup. Alexandre était en feu. Il regarda le commissaire: c'était un élément nouveau ça. Pourquoi la police était-elle informée en dernier de tout cela! Il avait envie de bondir et d'étrangler cet homme à la quarantaine, la peau tannée par le soleil, une petite moustache noir et un sourire en coin, les cheveux ondulés qui faisait presque le crâneur assis sur son banc, cet accusé qui n'avait rien d'innocent. Pourtant grâce à un gars au beau costume et au parler impeccable, il risquait d'éviter une sentence mille fois méritée. Bientôt ce fût son tour. Alexandre prit place et jura de dire la vérité... La vérité? Qu'est-ce que c'était quand on défendait un homme coupable? La vérité était alors un mensonge couvert de beaux vêtements dont le cœur n'en restait pas moins noir et plus sale que les autres. Et la vérité prendrait quand à elle les habits noirs et sales du mensonge, afin que sa lumière ne puisse briller. Poétique, cette pensée l'était autant qu'elle était réelle. La première question arriva:

- Vous êtes l'inspecteur Lecomte c'est cela? Alexandre Lecomte?
- C'est tout du moins ce qui est écrit sur ma carte d'identité et accessoirement mon badge et ma carte d'inspecteur. Oui c'est cela. L'humour pour seule réponse. Mais l'humour histoire de ne pas montrer ses craintes et sa peur. Le rire dans la salle d'audience fût perceptible et même le juge tira un petit sourire. Le premier depuis le début de la séance. Et dire que Alexandre n'avait pas la réputation d’être drôle.
- Inspecteur, inutile de rapporter les griefs retenus contre mon client, mais j'aimerais éclaircir quelques points. Comment expliquez-vous qu'un homme dont la voiture est volé soit responsable d'un trafic de drogue à ce même moment? La question épineuse. Elle était arrivée vite. En même temps, en étant l'un des derniers à passé... Il avait peu de chance d'avoir les questions les plus simples.
- Et bien peut-être que l'un de ses collaborateurs lui a volé sans savoir que c'était la sienne. Manque de pot, c'était lui le chauffeur de la bande. Nouveaux rires dans la salle alors que Alexandre n'esquissa pas un seul sourire. Il entrait en conflit avec l'avocat et il le lui faisait comprendre. Bellardi le regardait d'ailleurs d'un oeil mauvais. Il n' prêta guère d'attention.
- Ce sont pourtant vos agents qui ont constaté le vol. Et vous l'arrêtez lui?
- Disons qu'il a eu la malchance d'être sur les mêmes lieux que son chauffeur. Alexandre n'en démordait pas. L'avocat eut un rire nerveux avant de reprendre.
- Et dans sa déposition, vous n'avez pas remarqué qu'il était simplement aller chez l'un de ses amis, qui a témoigné ici-même, mais qu'il a reconnu sa voiture. Hélas, vous êtes intervenu un peu vite, le jugeant pour un crime qu'il n'a pas commis, tout comme vous semblez tirer des conclusions hâtives le concernant. Dîtes-moi plutôt, quel a été votre rôle dans l'enquête sinon plaider la culpabilité de mon client? Alexandre se pencha en avant et plongea son regard dans celui de l'avocat.
- Mon rôle a été celui d'arrêter les personnes présentes sur les lieux. En l’occurrence votre client. Et sa déposition ne m'a pas vraiment paru honnête. Je trouve qu'il y a beaucoup de liens entre l'accusé et le trafic.
- Alors que tout prouve le contraire si ce n'est sa foutue voiture. Le coupa l'avocat.
- Foutue voiture qui ne porte pas la marque d'un vol. Aucune preuve quand à une infraction commise lors d'un vol n'a été relevé. Mais peut-être vôtre client a-t-il omis de dire que c'était les clés qu'on lui avait volé en plus de la voiture. Alexandre, malgré son coup de bluff, venait juste de frapper un grand coup dans l'assurance de son tortionnaire qui garda le silence une bonne minute avant de reprendre. Les questions s'enchaînaient, mais dans l'ensemble, Alexandre n'avait pas encore assez d'éléments en sa faveur et garda pour lui quelque chose que son adversaire n'aurait jamais: L'honnêteté. Finalement, l'avocat le laissa, mais avant, il se tourna pour uen dernière question:
- Monsieur Lecomte, pouvez-vous me dire pour quel raison vous êtes suivi par un psychologue? La question glaça le sang d'Alexandre qui était pris au dépourvu,une vague de souvenir remontant en lui. Son regard s'assombrit, et l'avocat adverse demanda une objection, arguant que ça n'était pas en lien avec l'enquête et que cela touchait aux raisons personnelles d'Alexandre. Mais si l'inspecteur cédait, alors le parti adverse pourrait profiter de la faille pour les faire tomber. Alors pourquoi ne pas accepter de perdre une partie de soit si c'était pour l'emporter.
- Votre honneur, avec votre accord j'aimerais malgré tout répondre à la question. Le juge en fût surpris mais acquiesça. Alexandre reprit la parole. Monsieur, certains sont suivis médicalement parce que leur santé est loin d'être bonne. Après certaines opérations, il est recommandé d'être suivi pour être sûr que tout s'est bien passé et que le patient ne garde aucune séquelle. Je suis un psy depuis quelques temps c'est vrai, mais ce sont pour des raisons personnelles qui ne m'ont jamais empêché de fournir un bon travail et de bon rapports à mes supérieurs qui peuvent témoigner en ce sens. Considérez simplement ceci monsieur, Certains peuvent travailler même après une amputation d'un de leur membre, pour ma part, il ne s'agira ni de mon corps, ni de mon esprit. Il s'arrêta là, défiant l'homme qui avait osé venir griffer la blessure ancienne que même le temps n'avait pas guéri. Puis, Alexandre vint reprendre place alors que le procès continuait, et pas en leur faveur...    
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Sam 25 Jan 2020 - 16:47 )
Ishbel avait décidé de suivre son mari au tribunal aujourd’hui. C’était la première fois que ce dernier ne lui demandait pas de l’aide pour s’occuper d’une affaire et elle voulait savoir pourquoi. Déjà que sa vie était difficile, mais si elle ne pouvait même pas avoir accès à ce qui la passionne en plus : autant qu’elle se mette une balle dans la tête dès maintenant. Depuis le scandale sur les infidélités de son époux, beaucoup de clients avaient changé de représentant judiciaire. De ce fait, le cabinet de Sergio devait accepter tous les dossiers : comme ceux des malfrats. Ishbel avait espoir, malgré tout, que par honneur et parce qu’il avait toujours répété qu’il défendrait les innocents : son compagnon refuserait. Clairement, elle s’était trompée également sur ce sujet. Était-ce l’argent ? Était-il devenu comme ces détracteurs qu’ils insultaient à l’université ? Son cœur serra à l’idée que Sergio devenait - au fond - tout ce qu’Ishbel détestait. Les coups, les brimades et le rabaissement : elle pouvait gérer. Cependant, avoir sous son toit une personne foncièrement aux antipodes de sa façon de penser était quelque chose de moins acceptable étrangement. Ainsi donc, quand elle s’installa dans l’audience, les enjeux étaient grands. La séance débuta et elle suivit les joutes verbales. Les deux camps se renvoyaient la balle. En attendant le plaidoyer de Sergio, elle souffla longuement et comprit que l’affaire était terminée. Se concentrant sur l’inspecteur Lecomte, elle plissa ses yeux : la détermination de l’homme était exemplaire. La petite blague qu’il fit ne gagna qu’un peu de temps : rapidement son mari montra qu’il avait toutes les cartes en main. Ishbel regardait la scène incrédule. Cet homme, qui n’était pas blanc comme neige, allait être acquitté ? Etait-ce pour ça que Sergio ne lui a pas demandé son avis sur la question ? Parce qu’il savait que sa femme risquerait de trouver une faille ? Elle serra les dents, se rendant compte que même si elle s’en était mêlée : l’issus était là-même car elle n’exerçait pas. Passant lassement sa main sur son visage, l’affaire était maintenant bouclée. La défense était solide même si Alexandre a réussis à ébranler pendant quelques temps Sergio. Quand ce dernier parla de quelque chose de plus personnel, Ishbel fronça les sourcils et leva ses yeux au ciel en entendant l’inspecteur refuser l’intervention du juge. Malgré son beau discours, cela ne changeait pas la donne. Comme prévu, les jurés annoncèrent leur verdict : non-coupable. Et alors que le client de son mari serrait vigoureusement la main de son avocat, Ishbel se leva.

Dehors, elle attendit que Segio soit sortit : il avait un immense sourire sur son visage. Il s’approcha de sa femme : “Tu as vu comment je les ai renvoyées dans les cordes ?” Il semblait fier. Ishbel gardait un visage fermé : “Alors quoi ? On a gagné, ça veut dire que le cabinet va toucher une grosse prime.” Sergio perdit son sourire, comprenant qu’Ishbel n’approuvait pas : “Arrête de me regarder comme ça !” Il la pointa du doigt et son regard ne trahissait pas ses pensées. “Tu aurais fait pareil ! Mais t’en ai pas capable parce que tu bredouilles à chaque mot !” Ishbel plissa ses yeux, elle serra les poings : “L’homme qu-e j’ai co-nnu, qu-e j’ai épou-sé n’aur-ait pas ven-du son âme.”

Sergio s’approcha et grogna : “Faut bien que je ramène les sous à la maison pendant que tu ne fous rien. Même pas foutu de me donner un enfant. T’es bonne à rien.” Ishbel, prise d’un excès de folie, leva sa main pour gifler de toutes ses forces Sergio qui sourit méchamment. Il regarda autour d’eux, profita qu’il n’y avait personne pour abattre son poing contre la pommette d’Ishbel qui la fit tomber au sol :

“On va régler ça tout à l’heure à la maison !” Cracha-t-il, ne l’aidant même pas à se relever. “Va m’attendre dans la voiture.” Terrorisée, tremblante, toujours au sol, la femme le regarda s’éloigner : ravalant ses sanglots.


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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Dim 26 Jan 2020 - 17:08 )
Alexandre Lecomte
Ishbel Tejeiro
La vérité est une affaire de points de vues
Le procès ne tournait clairement pas en faveur des enquêteurs et donc, des forces de l'ordre. Il tournait en faveur d'un brigand solidement bien défendu par un avocat qui savait sans doute que ses adversaires n'avaient eu ni le temps, ni les moyens d'investir leur enquête plus loin. Malgré tout, droit, fier, Alexandre avait répondu aux questions de celui qu'il considérait désormais comme un vautour qui semblait bien se moquer de la vérité: il voulait que la sienne soit entendu. Et sa vérité à lui n'était pas la vérité d'Alexandre et des forces de l'ordre, or, à l'heure actuelle, le jugé et les jurés semblaient clairement pencher du côté du condamné. Il fallait ajouter à cela que la réputation de la police de Naples n'était pas des meilleur. une police faîte de corrompus et de hors-la-loi qui n'obéissaient qu'aux seules lois de leurs intérêts personnels... C'était le genre de choses contre lesquelles Alexandre se battait, le genre de choses que les gens pensaient, et le genre de choses tout à fait vrai dans certains cas malheureusement. Et malgré que quelques bons flics veuillent parfois changer la donne... Ils ne représentaient qu'une infime quantité de ceux qui travaillaient dans les forces de l'ordre. Un jour, cela changerait. Alexandre se l'était promis. Mais il savait que ça ne se ferait pas en un an. Il faudrait du temps, cela représentait un travail de longue haleine, il le savait. Alors qu'il reprenait place, il avait une envie soudaine de hurler, de frapper sur quelque chose pour faire sortir toute cette rage alors qu'il voyait bien que ce procès était une comédie. Comédie dramatique oui, mais comédie. Alors que les jurés et le juge se retirèrent, la salle resta curieusement salle et Alexandre préféra fixer son regard au loin sur l'un des murs de la salle plutôt que de s'attarder sur l'accusé, le menteur, et son avocat du diable.

Lorsque les jurés revinrent, tous se levèrent. La tension était palpable même si du coin de l'oeil Alexandre nota la confiance de l'avocat et de Florentini. Lorsque le verdict tomba, tel la lame d'une hache qui s'abat sur du bois, l'inspecteur crut bien qu'il allait hurler avant de sauter pour étranger l'avocat et Florentini. Le regard du commissaire l'incita à éviter une esclandre et une catastrophe. Il préféra rester de marbre et alors que l'avocat serrait avec vigueur la main de son client, heureux d'avoir remporté la victoire, Alex se retrouvait avec ses amis.
- On l'aura une prochaine fois. Grommella l'un des enquêteurs.
- Rêvez pas les gars. Fit alors Alexandre. Cela sera dure d'avoir une prochaine fois. Les autres acquiescèrent. Florentini allait sans doute faire le mort et lorsqu'il reprendrait, il prendrait toutes les précautions nécessaires. Alexandre le savait, l'homme était un rusé. Le commissaire les laissa, arguant qu'il devait retourner au bureau. Il serra l'épaule d'Alexandre dans un geste d'encouragement avant de le laisser. Alors que tous quittaient le tribunal, Alexandre rêvait d'une chose: retrouver l'avocat et lui dire quelques mots quand à sa façon de penser. Or, sitôt sorti de la salle, il était introuvable. Ils sortirent donc et Alexandre regagna sa voiture. Il salua ses camarades qui ne tardèrent guère à rejoindre un parking plus loin où ils s'était garés alors que l'inspecteur montait dans sa voiture. Il ferma la portière de l'Octavia et souffla. Le temps de reprendre son calme, appréciant la tranquillité et le confort de la voiture. Il allait démarrer lorsqu'il aperçut l'avocat. Bon sang! Il n'allait pas le laisser filer. Son sang ne fit qu'un tour et il sortit de sa voiture rapidement. Il s’engagea sur les marches avant de noter qu'une personne était à terre. Il s'arrêta. L'avocat disparaissait déjà dans le tribunal. Sans doute avait-il salué son client avant d'aller remercier les juges... Le salaud. Alexandre n'avait qu'une envie: Le poursuivre. Il préféra renoncer et se porta vers la personne à terre.
- Excusez-moi! Vous allez bien?

Il s'approcha pour voir qu'il s'agissait d'une femme. Brune, sans doute la trentaine, le regard brillant, comme si elle allait pleurer, un bleu sous la pommette qui ressortait sur son visage aux traits délicats. Il nota qu'elle tremblait également. Un léger tremblement sans doute dû à la peur. Mais que lui était-il arrivé? Une chute? Elle venait de se faire agresser? Bon sang il n'avait rien vu!! Il s'agenouilla près d'elle pour venir l'aider en lui tendant la main.
- Ça va aller. Fit-il alors d'un ton rassurant. Je vais vous aider, d'accord? Il attendit un instant, q'elle accepte sa main, qu'elle reprenne aussi ses esprit avant de reprendre sur un ton doux. Aller... Venez, le sol est de loin très inconfortable ici. Elle accepta la main qu'il lui tendait et il l'aida à se relever en venant la soutenir par le bras. Il ne relâcha pas de suite sa main, s'assurant qu'elle tenait debout. Rien de cassé? Demanda-t-il alors en la détaillant, histoire de s'assurer qu'elle n'était pas blessée. Si elle l'était, il ne le voyait pas, et elle semblait tenir debout. Qu'est-ce qui vous est arrivé? Fit-il finalement avant de reprendre sans lui laisser le temps de dire un mot. Pardon, je commence à l'envers. Vous voulez que j’appelle les pompiers? Une ambulance? Vous voulez qu'on s'assoit peut-être? Il exagérait peut-être, mais en ignorant ce qu'il s'était passé pour elle, il préférait demander malgré tout. Il attendit donc une quelconque réponse de sa part alors que son regard baissa sur la main de la jeune femme qu'il n'avait toujours pas lâché. Désolé... Souffla-t-il en la lâchant, espérant ne pas l’avoir mise mal à l'aise.  
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Dim 2 Fév 2020 - 12:17 )
Tremblante, effrayée, encore sous le choc : elle était incapable de bouger. Elle restait là, assise sur le marbre du tribunal plutôt que de se relever pour mieux se cacher. Lever la main sur elle en public… Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Est-ce que ce cauchemar finirait un jour par finir où devrait-elle prendre les choses dans ses mains et s’assurer que plus personne ne lui fait du mal en disparaissant. Oh comme cette idée était tentante là, maintenant tout de suite. Elle ne voulait plus souffrir. Elle ne voulait plus se souvenir. Elle ne voulait plus être bafouée et ridiculisée. Ishbel sursauta en entendant quelqu’un s’approcher. Elle avala difficilement sa salive et cacha sa joue qui ne tarderait pas à être un peu plus bleus. Un autre pour la collection. Il évitait de la frapper dans des endroits visibles, mais elle avait vraisemblablement pousser le bouchon trop loin. Lui aussi. Sergio n’avait jamais parlé ainsi de son bégaiement, il avait toujours été compréhensif à son égard. À croire que sur ce point aussi il n’était plus le même œil. Elle refusa l’aide de l’homme, sans répondre, mais ce dernier ne lui laissa pas réellement le choix. Une fois debout, elle se dégagea de son emprise et fit même un pas en arrière : se rattrapant contre la colonne.

“Arr-êtez de di-re qu-e ça va aller.” Ishbel serra les dents, gardant son regard sur le sol plutôt que de le poser sur l’homme qui venait de l’aider. “Ne di-te-s pas ça. Vou-s ne save-z ri-en.” Elle avala sa salive pour ravaler ses sanglots. “Ri-en qu-i ne vou-s con-cerne.”

Elle renifla bruyamment, gardant sa main libre sur sa joue pour la cacher. Elle n’avait pas parlé à l’agent de police, elle ne parlerait pas à celui-ci non plus. Oui, elle l’avait reconnu.

“N’app-ellez per-sonne.” Cela ne servait à rien. Elle en avait vu d’autres ces derniers mois. “Vou-s êt-es tou-s pa-reil. D-ans vo-s unifo-rmes et av-ec vo-s va-leurs. Mais vou-s ne pou-vez rien f-aire con-tre ça.”

Ishbel le savait. Elle savait qu’elle n’était pas la seule femme dans le monde qui souffrait de la main de mari. Elle était pleinement consciente également qu’il y aurait un jour le coup de trop et qu’elle allait mourir. Elle ramena son bras maintenant libéré contre elle pour s’enserrer. Ishbel allait attendre ici que son mari ressorte. Elle ne voulait pas croiser plus de gens en allant à la voiture.

“La pro-chaine fois… Ne fait-es pas app-elle à cet avo-ca-t. Il est nul. Il y av-ait des failles dans la dé-fense de Sergio.” Et elle les avait vues. “De-mander à faire app-el.”

Ishbel pouvait conseiller le policier, mais elle ne pouvait rien faire de plus. Elle avait le diplôme, mais savait qu’elle ne tiendrait pas dans une cours. Elle serait dénigrée par son problème d’élocution. Soigner ce dernier n’était sa priorité. Elle ouvrit son sac et sortit une carte de visite :

"Di-te-s que vou-s ve-nez de ma pa-rt. Ishb-el Te-je-iro."


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Sujet: Re: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Sam 8 Fév 2020 - 16:22 )
Alexandre Lecomte
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Alexandre n'avait qu'une envie. Casser la gueule de ce fouteur de merde d'avocat de... Mieux valait arrêter là les insultes. Il avait donc entraperçu l'avocat et était sorti en trombe de la voiture. Il n'avait qu'une seule motivation: Le choper et lui faire la peau. Mais entre-temps, sur le chemin, il avait vu une femme à terre. Il avait donc ravalé son envie d'en découdre pour prêter assistance à la jeune femme. Une séduisante brune, la trentaine, qui semblait avoir eu peur également. Il ne pouvait la laisser ainsi et ce serait aussi de la non-assistance à personne en danger, ce à quoi il ne pouvait se résoudre. Il avait des principes malgré tout. Cependant, alors qu'il l'aida à se relever, elle lui fit une remarque cinglante. Qu'il arrête donc de dire que ça irait mieux, il n'y connaissait rien. En tout cas, il ne connaissait rien de la situation de la jeune femme. La remarque le désarçonna, et même si il nota qu'elle bégayait, les mots étaient perforants. Que répondre à cela? Il savait en plus de cela qu'elle avait totalement raison. D'habitude, ce n'était pas la réponse des gens quand on les aidait, mais là... Il devait y avoir autre chose. Il n'osa donc rien répondre à cela, regardant qu'elle ne soit pas blessée. Elle renifla bruyamment alors qu'elle gardait sa main sur sa joue, l'autre main étant dans celle d'Alexandre.

Alors qu'il demanda si il devait appeler les secours, ou une quelconques assistance, là aussi, elle le remballa. La remarque qu'elle fit quand au fait qu'ils étaient tous les mêmes le blessa. Quand c'était les médias, ou des politiques qui faisaient les intéressants, pourquoi pas. On les prenait dans la gueule et continuait d'avancer, c'était le quotidien. Quand cela venait d'une femme a qui on tentait de prêter main forte... C'était un autre impact. Comme si le monde avait cessé de croire qu'il existait aussi des bons flics. Des bons médecins. Ceux qui ne comptent pas leurs heures. Qui travaillent, avec leurs maigres moyens pour un monde meilleur. Il avait envie de lui dire d'aller se faire voir, mais il n'en fit rien. Il préféra jouer une autre carte.
- Vous avez raison. Nos uniformes sont les mêmes. Rudement inconfortables et parfois mal taillés. Ils grattent même pour certains. heureusement que l'habit ne fait pas le moine. Une manière de lui dire que dans ces uniformes se trouvaient des gens, des personnes, avec leurs sentiments, leurs combats. Pour ce qui est de votre... Ou de vos problèmes. J'ignore si les gens peuvent vous aider. Mais à les renvoyer boulé dés qu'ils tentent de vous offrir leur aide, c'est sûr que personne ne pourra rien faire. Il relâcha finalement sa main, s'excusant de l'avoir gardé. il ne tenait pas à la mettre mal à l'aise, mais visiblement, c'était raté. Un bel échec.

Elle enchaîna alors sur l'affaire de toute à l'heure, arguant que l'avocat qu'ils avaient eu était nul et que l'avocat de Bellardi, Sergio de son prénom, avait des failles. Du moins sa défense avait des failles.
- Merci, je me suis bien aperçu de la compétence de notre avocat. Fit-il sarcastique. Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Ils avaient perdu, longue vie aux criminelles, et à la contrebande. Elle lui conseilla alors de faire appel. Il la regarda, un sourcil levé, curieux d'entendre ce qu'elle avait à dire. Il la regarda ouvrir son sac et elle en sortit une carte de visite qu'elle lui tendit, celle d'un autre avocat. Elle lui conseilla de dire qu'il venait de sa part à elle. Il en resta surpris. Cette femme qui l'avait quasiment remballé à l'instant lui proposait maintenant de l'aider! C'était le monde à l'envers. Il prit la carte sans un mot et regarda le nom de l'avocat. Il ne le connaissait pas, mais c'était toujours bon à prendre. Finalement, sans lâcher du regard la carte, il demanda:
- Pourquoi? Il leva le regard vers elle, histoire de plonger son regard dans celui de la brune et reprit. Pourquoi vous faîtes ça? Soudain, il eut un éclair d'intelligence et il percuta. Tejeiro! C'était le nom de l'avocat qui avait défendu son adversaire! Donc elle était... Sa femme? Il la regarda d'un autre oeil. L'habit fait pas le moine ouais... Confirma-t-il alors. Il sentait la colère revenir en lui. A quoi jouait-elle? Elle se foutait de lui? C'était un jeu? Ou y avait-il quelque chose qu'il ne saisissait pas? Vous êtes sa femme. Lança-t-il alors. Pourquoi vous faîtes ça? Vous voulez qu'on soit encore ridiculisé? Il passa sa main dans ses cheveux, se retournant, ne sachant plus quoi penser; En même temps, si elle voulait vraiment le mettre dans une situation délicate, elle n'aurait pas prononcé son nom, si? Elle n'aurait pas eu la stupidité de le faire. Je comprend pas... Il y a quelque chose qui m'échappe. La femme de l'avocat qui vient de faire perdre à la police un procès d'importance... Donne des conseils pour "battre" son mari? Il s'éloigna un instant, le temps de regarder ailleurs, de réfléchir, de remettre de l'ordre dans ses pensées et revint vers elle. Il n'y aura pas de prochaine fois. Dîtes à votre mari qu'il a bien travaillé. Et il commença alors à s'éloigner. Il n'avait plus envie, ni de frapper l'autre abruti, ni d'aider quiconque. Il avait envie de rentrer chez lui et qu'on lui foute la paix, qu'on arrête de se foutre de lui. Il ne savait pas quoi penser, et cette situation l'avait... Chamboulé. Pourtant, elle avait semblé honnête dans ses paroles. Et si elle souhaitait vraiment l'aider? Mais où était la vérité? Il n'était plus en mesure de le discerner.    
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La vérité est une affaire de points de vues [Ishbel] ( le Mar 25 Fév 2020 - 20:42 )
La fierté d’Ishbel avait toujours été un véritable problème. Si elle avait un jour accepté d’être faible, arrêter de faire croire que tout allait bien : sa vie aurait probablement été meilleure. Elle aurait pris le temps de faire le deuil de sa mère, elle se serait ouverte et aurait éviter probablement ces bégaiements qui la suivaient encore aujourd’hui. Elle aurait pu faire le deuil d’Helmut et enfin être en paix avec cet amour brisé. Elle aurait probablement compris que rien ne s’arrangerait, que Sergio allait continuer de la frapper jusqu’au point de non-retour. Comme aujourd’hui où il la frappa en public pour avoir exprimé son opinion sur ce client qui méritait d’être sous les barreaux. Ishbel se sentait humiliée. Blessée. Et comme un animal dans une situation délicate mordait et attaquait tout ceux qui voulait l’aider comme cet inspecteur qui semblait lui vouloir du bien. Aveuglée par la colère, par ce sentiment désespéré, cette peur viscérale et cette rage qui la consumait de l’intérieur : elle était incapable d’accepter cette main tendue. Et elle pousse le bouchon trop loin, comme à chaque fois et la même rengaine arrive : le moment de la culpabilité. Ce moment où le masque se fissure et où garder les apparences est difficile. Ishbel tente de tenir bon, mais les arguments de l’homme qui l’aidait étaient sans appel.
Rebondissant sur l’affaire, elle se permit de lui donner son avis. Disant qu’il y avait des arguments qui auraient pu être ébranlés. Ce fut à son interlocuteur de répondre, de montrer les dents. Oui, ils avaient perdu. Mais cela ne voulait pas dire qu’il n’y avait pas une lueur d’espoir. Ils devaient juste changer de tactique, mais surtout d’avocat et pour cela : elle donna une carte de visite en disant son nom. Elle ne portait pas celui de son mari - l’avait toujours refusé - mais son lien n’était un secret pour personne en vu des récents scandales qui ont traîné son nom malgré elle dans la boue. Soutenant sans peine le regard de l’inspecteur - préférant même comme ça elle savait si les gens mentaient ou cachaient quelque chose - elle répondit simplement.

“Pa-rc-e qu-e je su-is p-our la ju-sti-ce. Pa-rc-e qu-e les avo-ca-ts de-vr-aient pro-té-ger les ci-to-yens et non laisser d-ans la natu-re d-es cri-miniels.” Elle était sérieuse. Elle leva ses yeux quand il connecta les points et affirma qu’elle était sa femme. “B-ien j-oué Sh-er-lock.” Grommela-t-elle dans son écharpe. Elle le vit s’éloigner, semblant vouloir couper court à la conversation : “Moi qu-i p-ensait qu-e vou-s vou-liez aussi qu-e ju-sti-ce soit ren-du. F-aite-s ce qu-e v-ous vou-lez.” Elle haussa les épaules et ne chercha pas à le rattraper. La balle était dans son camp. Elle parlerait de cette affaire à son ami juge, savoir s’il pouvait intervenir quand même. Pour sûr qu’il se ferait une joie de ridiculiser son mari.

Elle remit correctement son sac à main sur son épaule et se dirigea vers l’arrêt de bus. Elle n’attendrait pas son mari non. Elle ne voulait pas prendre le risque qu’il la frappe devant tout le monde encore.


Lies
- Tu mens souvent ? - Qu’est ce que tu appelles « souvent » ? - Suffisamment pour être traitée de menteuse.. by Wiise
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