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- [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
Milo Veraldi
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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Lun 18 Mai 2020 - 7:04 )
Ce n'était pas de la poésie, il n'y avait rien de poétique dans ce qu'il faisait, voulait et ressentait en ce moment même. C'était animal, un besoin prégnant et incommensurable de Juan, de son corps, de sa force, de son regard posé sur lui, et Dieu il voulait tellement cela et bien davantage encore. Que celui-ci soit mafieux, saltimbanque ou même balayeur des rues, il s'en moquait bien. Il pouvait bien être ce qu'il voulait, ça ne changeait rien à ce qu'ils vivaient à cet instant. A son désir pour lui. Mais pas seulement son désir, parce qu'il voulait tellement plus... Et c'était vraiment la poisse. Mais tant que Juan était encore là avec lui, il pouvait laisser son empreinte dans le creux des mains qui le caressaient, imprimer sa trace dans son regard et rendre cette soirée -et son nom !- indélébile dans sa mémoire. Et tant pis si dans la manœuvre, il se trouvait pris à son propre piège du moment que Juan y tombait avec lui.

Pour ce soir en tout cas, ça semblait être le cas. Et il se rassurait comme il pouvait avec ça. Parce qu'en serait-il demain au réveil ? Il n'en savait strictement rien. Et surtout il ne voulait pas y réfléchir, le risque étant bien trop grand de se reléguer soi-même comme un bon souvenir qui ne tirerait pas davantage qu'un sourire sur les lèvres amusées de Juan...
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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Jeu 21 Mai 2020 - 11:15 )

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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Mar 26 Mai 2020 - 7:18 )
Il y avait des alchimies auxquelles on ne pouvait résister. Parfois, il arrivait que des choses vous dépassent totalement, comme un tsunami de sensations et d'émotions contre lequel ni votre corps, ni votre coeur ne pouvaient rien faire. Et encore moins votre âme. L'attraction bien trop puissante que Juan pouvait avoir sur lui emportait tout sur son passage. Ses réserves, ses doutes, ses craintes... Plus rien n'avait d'importance.
Spoiler:
 

Un baiser passionné plus tard, il sourit de pur bonheur. Ne s'inquiétant -pour une fois- absolument pas de la suite. Sans doute d'ailleurs parce que Juan semblait si enthousiaste de ce qu'ils venaient de vivre. Et Dieu qu'il le comprenait ! "Oui, c'était... bien." Pour laisser échapper un petit rire juste heureux et comblé avant de rajouter. "Plus que bien !" Beaucoup, beaucoup plus que bien. Pour avouer, son regard accroché au sien. "J'ai aimé, vraiment, Juan... C'était comme si... Comme s'il y avait quelque chose de plus..." Et d'ailleurs, il ne donnait aucunement l'impression de vouloir quitter ses bras alors qu'il chassait tous les raisonnements qui frappaient à la porte de son esprit pour lui expliquer ce qu'il savait déjà. Ce qui était exactement ce "plus". Parce que ce n'était absolument pas le moment de s'en préoccuper, du moins tant qu'il pouvait encore profiter de la présence de Juan... Ce fut d'ailleurs comme dans un réflexe qu'il se rapprocha de lui pour conserver un maximum de contact alors qu'il soupirait d'aise. Et qu'une autre pensée occupa soudainement son esprit. "On est après..." Et comme pour mieux porter son point, ses doigts glissèrent sur la cicatrice qui le questionnait tant.
Pour finalement prendre sur lui -bien qu'après tout ça, c'était devenu un peu plus facile maintenant- et lui demander. "Tu fais partie de la mafia ? Et c'est un règlement de compte qui est à l'origine de ça ?" Les choses étant maintenant dites, il espérait que ce serait plus facile pour Juan de s'ouvrir à lui...


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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Dim 31 Mai 2020 - 18:12 )

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Coucher à côté de Milo je me laisse emporter par les dernières effluves de cet instant charnel. Et nous sommes tous les deux du même avis, c'était au delà de tout ce qu'on pourrait décrire. Il n'y a pas de mot à poser sur cette passion qui vient de nous embarquer. Tourbillonnant nos êtres, nos cœurs de mille saveurs. C'était juste explosif, fait de délice, comme un feu d'artifice mais à une puissance in chiffrable. Et puis vouloir mettre un mot sur cette alchimie qui nous lie depuis le début de la soirée est impensable. Tout c'est enchaîné, on a été emporté, puis enlisé. Et il en est sorti un moment que nous ne sommes pas prêt d'oublier. « Oui il y avait quelque chose en plus .. » Et je lui fais un clin. J'ignore ce que ce plus va nous apporter. En quoi il va se transformer. Mais il est vrai et il résonne encore au fond de mes entrailles, au fond de mon cœur. Il pourrait me faire peur ce plus. Mais à cet instant j'ai juste envie de profiter du corps à mes côtés. De le toucher avec plus de sagesse. De tendresse. Et Milo aussi a l'air d'avoir besoin de ce contact, d'une forme de paix après le cataclysme qui nous a secoué avec rage. Je ne peux m'empêcher de sourire quand il revient sur ma cicatrise. Son "on est après" sonne comme la phrase d'un enfant qui attend le cadeau qu'on lui a promis quand il a bien accompli sa tâche. Sa voix est même touchante et sa caresse éveille des frissons. La peau ayant une sensibilité toute nouvelle à cet instant. Est ce du à sa présence ? Ou a l'effervescence que l'on vient de partager ? Je l'ignore, mais cette sensation me plaît. Elle me rendrait presque gourmand. Mais avant il faut reprendre des forces.

J'éclate de rire quand il me fait par de ce que ma cicatrice lui inspire. « La mafia !! Un règlement de compte !! Tu as une imagination débordante Milo. Aucune des deux propositions. Tu en as d'autres? » Je me mets sur le côté pour pouvoir l'observer. Et lui laisser le loisir de m'observer. Mon corps nu offert à ses yeux. Ma main vient se poser sur son ventre et je joue avec mes doigts sur sa peau. Mes doigts s'attardent tout comme mes yeux. « Tu es vraiment beau tu sais. Et non je ne cherche pas à changer de conversation. Je ne sais juste pas si quand tu sauras tu y verras la moindre marque de gloire. Pas que j'en cherche loin de là. Mais je ne voudrais pas que tu vois en moi un monstre. » Parce que je sais que de dévoiler mon métier fait parfois fuir. « Si je te le dis tu ne me jetteras pas dehors après ? » Oui cette idée là sur le coup me fait peur. « Je ne veux pas que tu me tournes le dos ou que tu regrettes ce qu'il s'est passé. » Milo peut même sentir de la crainte dans ma voix. « Cette cicatrice est du à mon métier. Mais tout le monde n'apprécie pas ce que je fais. Tu es certain de vouloir savoir ? » Je lui dirais si c'est ce qu'il désire. En espérant que mon aveu ne se retournera pas contre moi. Contre nous. A cet instant je ne veux pas le perdre à cause de ce métier que je fais avec passion. Et qui a failli me coûter la vie.

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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Dim 7 Juin 2020 - 2:42 )
La folie de toute cette passion l'avait laissé sur les rives bien plus calmes d'une douce félicité où entre quiétude et contentement, il se laissait juste porter par le plaisir d'être là, dans les bras de Juan. Et sans doute même qu'il aurait pu se laisser glisser dans un sommeil tranquille s'il n'avait ressenti la nécessité d'étirer le temps pour profiter, tant qu'il le pouvait encore, de ces instants de... complicité ? Oui, il y avait un peu de ça alors qu'il revenait sur la promesse de Juan, tout en se donnant l'occasion de le toucher encore un peu. Et que Juan en faisait de même de son côté... L'attraction, même apaisée, était visiblement encore là. A moins que ce ne soit ce "plus" qu'ils cherchaient l'un et l'autre à attraper ?... Peut-être. Il le souhaitait !

En tout cas, il le faisait rire et c'était toujours ça de gagné ! Parce qu'il en était toujours alors que le temps s'écoulait, à chercher des raisons de croire, d'espérer... "J'ai de l'imagination à revendre, mais... Je préférerais que ce soit toi qui me dise." Comme un secret -puisqu'ils en étaient à peu près là- non pas découvert, mais partagé. Alors que les craintes de Juan, celles verbalisées et les tout aussi nombreuses qui restaient en suspend entre eux, alourdissaient l'atmosphère. Et que rien dans le discours de Juan laissait supposer qu'il désirait modifier les choses quant à ce métier qui faisait de lui un "monstre". Bien au contraire, il semblait prêt à accepter comme une fatalité, tous les rejets que celui-ci pouvait entraîner. Comme si cela faisait partie intégrante de lui, quelque chose à accepter, au même titre qu'une mauvaise vue ou un bégaiement. "Explique-moi, pour que je comprenne... Et convaincs-moi." Rien n'obligeait Juan à se justifier ainsi et il serait très facile pour lui de s'éloigner, se rhabiller et partir. Ah non, peut-être pas se rhabiller puisque ses vêtements étaient toujours dans la machine... Chose dont il se félicita. Même s'il avait bien conscience de jouer avec le feu alors que paradoxalement, il avait le sentiment de poser-là les premières pierres de... quelque chose. Alors qu'il aurait pourtant été si facile d'accepter et d'assurer à Juan que ça ne changerait rien. Comme si ça n'avait pas d'importance... Au contraire, c'était très sérieux. Parce que clairement ça ne changerait rien à l'attraction qui jouait entre eux alors qu'il sentait de façon accrue les doigts de Juan qui glissaient sur son épiderme, et celui-ci s'hérisser à ce contact si léger et presque trop aérien. Mais c'était bien plus que cette simple attirance -non pas simple, incroyable ! Et si affolante...- qu'il désirait. Parce que c'était ce "plus" qu'il recherchait, et pour cela il lui fallait aller au-delà d'un banal énoncé -et acceptation- de ce qui était. Il lui fallait comprendre Juan, ses désirs et ses motivations profondes, un peu à la façon dont il le faisait lorsqu'il avait son appareil à la main.

Ce fut donc le regard plongé dans le sien qu'il entérina. "Donc oui, je suis certain de vouloir savoir. Et je ne te jetterai pas dehors parce qu'on va en discuter. Quant au fait de regretter... Comment je pourrais, après tout ça ?! Et... Je ne veux pas moi aussi que tu me tournes le dos." L'image d'eux attachés ensembles par une nappe dans cette eau froide et dangereuse lui revint subitement en mémoire. Parce que c'était ça. Ils étaient encore liés par un lien invisible et impalpable, mais pourtant bel et bien là. "...Alors dis-moi." Et il était sûr en cet instant de pouvoir tout entendre. La faute à cet état de bien-être et à la présence de Juan qui limitait l'environnement et le futur à... juste lui et à ce moment précis. Tout en se moquant totalement de tout le reste. C'est que Juan était capable de lui faire ressentir bien des choses, et parfois même totalement inattendues...


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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Dim 14 Juin 2020 - 12:04 )

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Épuisé et comblé. Le corps encore enveloppé par le désir, je reste là contre Milo. Profitant des dernières frissons du plaisir. Profitant de rendre éternel cet instant passionné. Le sommeil guette mes paupières, mais je veux rester éveillé. Je veux le regarder, graver ses traits. Je veux laisser mes doigts glisser sur sa peau gorgée de mon odeur. De notre odeur. Je savoure ces secondes ou le trouble gronde au fond de mes tripes et de mon cœur. Perturbant la donne. Je suis secoué par tout ce que j'ai ressenti. Par cet élan d'envie profonde et ce besoin de me laisser dévorer par une passion des plus intense. C'était tellement inexplicable, tellement précieux, tellement vrai. Si doux et si fort. Exquis de la première seconde à cette fin qui s'enlise avec délice. Mon cœur n'est pas encore remis de toutes les émotions qui l'ont ravagé. A t-il vraiment envie de s'en remettre ? Ou veut-il garder ce bien être jamais éprouvé ? J'y réfléchirais plus tard, car mon esprit sera moins embrumé par l'odeur suave de Milo. Par le goût de ses baisers. Par l'attrait de ses caresses. Par cette possession divine qui a fait de moi un homme abandonné, conquis et encore affamé. Même si là je n'en ai plus la force. Avec en suspend ce "plus" qui n'a pas encore de réelle signification et qui éclate toutes les vérités. Emportant toutes les sensations de la plus infime à la plus démentielle. Oui je suis conquis et je suis bien là à ses côtés. Comme si ma place était toute trouvé, comme si elle était évidente.

Mais le beau gosse revient à la charge sur un sujet auquel j'avais promis de répondre après. Ma cicatrice l'attire comme un aimant. Et ses idées me font sourire, rire même. Quelle imagination débordante il a là le photographe. Je tourne autour du pot, ménageant le suspens. Avec la trouille au ventre. Et si de savoir faisait fuir Milo. Si d'un coup son regard délicieux se paraît de dégoût et ne voyait qu'en moi un monstre. Je sais combien je provoque ce genre de sentiment. Et je flippe de le voir apparaître dans son regard. A cet instant l'idée de le perdre à cause de mon métier, me paraît insurmontable. Non pas lui. Alors j'hésite et distille des explications avec cette trouille au fond des tripes. Et si je le faisais fuir. S'il me chassait de son lit alors que j'ai envie de m'y attarder. Alors que je veux y passer la nuit. Peut être pour le désirer encore. Peut être pour le faire mien une nouvelle fois. Et lui appartenir en retour. « Et si je n'arrive pas à te convaincre ? » Je le regarde troublé. Essayant de sonder son âme de mes yeux. Essayant de m'assurer que le pire ne découlera pas de mon explication. Tout en jouant de mes doigts sur sa peau humide. Avec cette envie de m'attarder sur ses courbes. Avec cette peur de le perdre et de sentir un vide froid s'engouffrer en moi. Alors que je ne veux que la chaleur de son corps contre le mien. Attraction divine contre laquelle je ne peux lutter. Image fébrile d'un tout qui va au delà de tout ce que l'on peut imaginer. Ce n'est pas une illusion ce que j'éprouve à cet instant. Même si je n'y mets pas de nom je sais que le perdre causerait une faille, une blessure dans mon être tout entier. Et je ne le veux pas. Jamais.

Mais Milo veut savoir. Il ne semble pas avoir peur. Les regrets il n'y en a pas et il n'y en aura pas. Nos destins se sont liés à la minute ou la nappe c'est nouée. Et il semble que ce lien soit encore là. Invisible mais puissant. Vrai. Je dois avoir confiance. Et si je veux pouvoir avancer avec Milo je me dois d'être honnête aussi. « Ok je vais tout te dire. » Je m'installe confortablement pour que nos yeux ne se quittent pas. Je pose ma main sur sa hanche. « C'est une corne de taureau qui m'a fait cette cicatrice. Le 23 septembre 2018 dans les arènes de Séville à 16h30 précise. » J'avale ma salive parler de l'accident fait revenir des images. « Je suis matador. Tout comme l'était mon père et mon grand-père avant moi. Toute ma vie est bercé par cet univers. J'ai porté l'habit de lumière et tué mon premier taureau à 16 ans. » Je le fixe cherchant dans ses yeux l'horreur, la peur ou le dégoût. « Pour le jour de l'accident tout c'était bien passé. C'était mon dernier taureau. Les arènes étaient bondées. La corrida s'achevait sur ma dernière prestation. Tout comme s'achevait la saison taurine. Le taureau El Asesino pesait 500kgs une bête de muscles et de rapidité. A chaque passe il me frôlait. Au moment de la mise des banderilles il avait même bousculé un cheval des picadors et déchirait un pan de ma veste. Il était fort. Et ses cornes étaient puissantes. Mais j'étais sûr de moi, galvanisé par la foule qui criait mon prénom El Domador. Et puis le silence c'est fait quand les dernières passes vers la mise à mort se sont enchaînées. » Je marque un temps de pause, mon cœur s'est emballé et là rien à voir avec Milo et le désir. Je revis la scène en la racontant et c'est éprouvant parce que la peur que je croyais vaincue revient sans ménagement. Prouvant combien je ne suis pas encore prêt à reprendre le chemin de des arènes. «  J'ai compris qu'il ne me laisserait aucune chance quand mes yeux ont croisé les siens. J'ignore si j'ai fais une faute ou si c'était mon destin. Au moment de porter l'estocade, il a tourné la tête et sa corne c'est planté dans mon flan entrant profondément dans ma chair. Les cris se sont élevés, et moi je me suis retrouvé empalé et soulevé comme une plume dans les airs. Puis je suis tombé à genoux face au taureau. Toujours mes yeux dans les siens, je me suis relevé aidé de mon épée, le sang coulait à flot de ma plaie. » Je passe ma main dans mes cheveux, je tremble. « J'ignore combien de temps cet instant a duré, le taureau était très prés … il aurait pu finir ce qu'il avait commencé. Mais il n'a pas bougé, ma main a frôlé son museau et j'ai demandé sa grâce. Avant de m'écrouler au sol pensant que mes yeux ne s'ouvriraient plus jamais.  Après c'est le trou noir, j'ai été opéré en urgence, il avait fait pas mal de dégâts et j'avais perdu beaucoup de sang. Je me suis réveillé à l'hôpital. J'ai eu beaucoup de chance. Ce soir là j'ai vu la mort de très prêt. Et j'ai découvert la peur. Celle qui prend aux tripes et qui ne vous lâche plus. Et depuis elle alimente mon être tout entier. » Je soupire attendant le verdict de Milo. « Voilà tu sais d'où me vient ma cicatrice. Rien de bien glorieux au final. »

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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Lun 15 Juin 2020 - 15:37 )
On disait que lorsque les femelles requin mettaient à bas, il y avait une hormone dans leur cerveau qui coupait le circuit habituel de l'excitation devant le sang pour protéger leur progéniture de leur appétit vorace. Les laissant dans un état de bien-être les rendant amorphes à ce qui se passait autour d'elles. Il n'était pas un requin et n'avait aucun attrait pour le sang mais il en était là. Alors que tous les signaux auraient dû le faire fuir, à commencer par l'incertitude de Juan quant à se dévoiler davantage à lui, il restait là, dans cette douce béatitude à juste s'imprégner de Juan, de son corps si chaud et si solide contre lui, de sa présence, et de toute l'attention qu'il parvenait à capter. Tant qu'il le pouvait encore et Dieu, qu'il en profitait ! Parce qu'il aurait voulu que le temps arrête son cours et qu'ils restent ainsi indéfiniment. Juste lui et Juan, parce qu'en cet instant il n'avait besoin, ni ne voulait rien d'autre. Et lui ne doutait pas. Il le prenait tel qu'il était, sachant déjà qu'il parviendrait à lui trouver toutes les excuses inimaginables... Et question imagination, il se savait plutôt doué.

Mais Juan doutait pour deux... Et que pouvait-il y répondre ? Si ce n'est le plus évident. "...Il va falloir que tu me fasses confiance ?" Mais ils avaient été attachés l'un à l'autre, non ? Il l'avait même fait couler alors que son pied s'était accroché à il ne savait quoi. Et pourtant, ils s'étaient battus ensemble contre l'eau, le froid, la peur, et peut-être même contre eux-mêmes... Y seraient-ils parvenus seuls ? Il ne le pensait pas, non. Pas lui en tout cas. C'était cette nappe, ce lien à Juan qui l'avait maintenu et sauvé. Même lorsqu'il s'en était défait pour appuyer sur la barre de sécurité de la porte, il s'était toujours senti relié à Juan, plus que jamais, par un lien invisible bien plus fort que le bout de tissu qu'il venait de lâcher. Et là, quelque part, c'était au tour de Juan de lâcher ce bout de tissu et de voir si le lien serait encore là.

Et il le fit. Alors que lui écarquillait les yeux. Une corne de... taureau ?

...Bien. Après les requins dans les cuisines donc, les taureaux dans les arènes.

Juan aimait vivre dangereusement.

Il ne s'était donc pas trompé. Enfin si, il ne faisait pas partie de la mafia. "Juste" d'une famille de matadors... Est-ce que ça marchait pareil que dans une "famille" de la mafia ?

En tout cas, ce n'était pas des humains qu'il tuait mais des taureaux... Il espérait pour lui qu'il ne soit pas vegan !

Les pensées fusaient les unes à la suite des autres sans réel ordre précis, ni même le moindre canevas de raisonnement construit. Il se laissait juste guider par ses réflexions à mesure de l'avancé du récit de Juan et des images qui s'imposaient à son esprit. C'est que dans son imaginaire, l'habit de lumière s'était rapidement mué en attirail du parfait gladiateur digne des plus grands péplum... Spartacus ! Ça faisait rêver, non ?

Reléguant plus loin dans son esprit Kirk Douglas et sa divine musculature, il s'intéressa à l'autre protagoniste de l'histoire. Ce taureau rendu terriblement humain sous les mots de Juan... Sortant enfin du tumulte de ses pensées, il posa un regard curieux sur Juan pour lui demander. "Est-ce que vous lui avez laissé la vie sauve ? Tu sais, la légende urbaine qui veut que lorsqu'un taureau "gagne" sur le matador, on le laisse finir sa vie paisiblement dans un pré quelconque..." Image d’Épinal ? Mais c'était aussi ce genre de "code d'honneur" qui enthousiasmait les gens, non ?
Pour se caler davantage contre lui et profiter de la sensation de sa peau contre la sienne, se gorgeant tant qu'il le pouvait de sa présence, alors qu'il avouait. "Je sais ce que c'est que d'avoir peur... Sauf que moi c'est pas face à un taureau de 500 kg voulant me charger mais juste des autres." Les autres en général. Et leur jugement. Surtout leur jugement. Et peut-être une autre peur aussi, toute nouvelle celle-là, alors qu'un froid glaçant prenait place dans son ventre tel un serpent de mer. Parce qu'il s'était tendu lui aussi à la réalisation qui le frappait. Parce que où faisait-on des corridas, si ce n'est en Espagne ? Loin de l'Italie et de Naples donc... C'était dommage que les Jeux dans le Colisée n'existaient plus. César avait quand même eu du bon.

"...Tu vas repartir en Espagne."

Et ce n'était pas une question, juste une réflexion qu'il se faisait à lui-même. Il prenait acte d'une évidence inébranlable. Juan n'était appelé qu'à être un souvenir... Un délicieux souvenir. Mais un souvenir tout de même. Et c'était... quelque chose à accepter. Et tant qu'à faire, plutôt rapidement s'il ne voulait pas écorcher davantage son coeur. Après tout, Juan s'était intéressé à une fausse blonde siliconée à la base, et c'était lui qui était venu le "chercher", non l'inverse... A force de se le répéter, il finirait bien par voir la bêtise de tout cela, n'est-ce pas ?

"Et donc Monsieur le gladiateur des temps modernes, pensez-vous m'avoir convaincu ? As-tu gagné ce combat-là ?..." Juan allait partir. Et c'était avec du plomb fondu dans sa bouche et au creux de son estomac qu'il se coulait davantage contre lui, une de ses jambes venant se glisser entre les siennes comme s'il cherchait à fusionner avec lui. "Mais bon, je ne pèse pas 500 kg moi..." Non, il ne pesait que le temps d'une nuit qui s'étirait sur la fin, et quelques grammes d'un souvenir évanescent. Alors qu'il voulait graver au fer rouge dans sa propre mémoire l'odeur et le goût de la peau de Juan sur laquelle venaient se poser délicatement, presque révérencieusement, ses lèvres.


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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Mer 17 Juin 2020 - 12:12 )

Jouer avec les bulles
Milo & Juan
Choisir une serviette, c'est déjà choisir un état d'âme, c'est choisir la qualité de bonheur qu'on éprouvera en sortant de la douche, c'est décider d'avance s'il sera gai ou tendre ou fou ou calme ou moqueur ou profond.


Parler à Milo de l'accident qui a causé ma cicatrice me fait peur. Je sais comment les gens peuvent réagir quand ils apprennent ce que je fais. Et là après la mort frôlée et le moment de partage qui en a découlé, j'ai la frousse que cet instant de volupté éclate sous le poids la vérité. Peur de tout gâché le sublime de notre corps à corps. Peur de voir disparaître ce bonheur qui m'enveloppe et qui me met sur un nuage. Je me sens si bien aux côtés du photographe, que je ne veux rien perdre de la magie qui nous lie encore. Je ne saurais expliqué, avec des mots, le bien être qui m'enveloppe et qui se glisse avec force dans tout mon être. Et que je palpe encore sous mes caresses. Cette peau affriolante que j'ai fais frissonné sous mes baisers, sous mon touché, sous mes coups de bassin, elle est encore si sensible. Et Milo est si sensuel. Je ne veux rien perdre de ce moment ou quand mes yeux se posent dans les siens, j'y vois des paysages si reposants que je veux m'y attarder. Encore. M'y perdre. Toujours. Y rester. A jamais. Oublier dans ces pupilles tout le reste et faire du beau gosse le centre de mon univers. Mais pour pouvoir le garder, je dois lui avouer. Prendre ce risque ou le fil qui nous retient peut se retrouver couper et ainsi me faire tomber dans le vide. « Je te fais confiance. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir peur. » Une peur bien réelle qui étrangle mon être tout entier. Et je me lance, je verrais bien les réactions du beau gosse. Je ne cherche pas à l'impression, ou à l'influencer, je lui raconte juste la vérité. Celle d'un combat ou dans la logique des choses le taureau meurt. Mais qui cette fois là m'avait mis à terre, et aux portes de la mort. Et chaque mot que je prononce fait remonter les images de ce moment, ou ma vie n'a tenu qu'à un fil et au bon vouloir de cette bête magnifique. Qui aurait pu me piétiner mais qui m'a laissé en vie. Une belle leçon à retenir. Peut être un message du destin pour me mettre en garde sur mon avenir à présent incertain.

Milo me regarde avec curiosité, ma main est toujours posé sur lui, titillant sa peau avec douceur. Il n'est pas ampli de haine, de rancœur ou de dégoût. Il y a juste de la curiosité. « Ce n'est pas une légende Milo. C'est la pure vérité. Un serment, une promesse, un engagement entre le torero et le taureau. Parfois c'est le public qui demande la grâce parce qu'il pense qu'il a bien travaillé et qu'il la mérite. Et on ne refuse jamais une grâce. On serait maudit si on le faisait. » La religion entrant beaucoup en jeu dans l'univers tauromachique. « Quand un taureau est gracié il finit sa vie en liberté. Il sert d'étalon pour perpétrer sa force et sa bravoure. Il meurt de mort naturelle. Et son nom devient une légende dans le monde de la tauromachie. Je prends de ses nouvelles. Je suis passé le voir avant de prendre l'avion pour Naples. On s'est regardé droit dans les yeux. Je sais qu'il aurait pu me tuer. Mais il ne l'a pas fait. Pour moi c'est une marque de respect. Cela peut paraître idiot pour un non initié. Mais c'est très symbolique pour nous. » J'embrasse Milo sur le front alors qu'il vient se coller un peu plus contre moi. Pour le moment il n'a pas fui, et cela me rassure. « La peur nous maintient en vie quand on est dans l'arène. Elle se dissipe après la corrida. Sauf quand tu te fais blessé, c'est plus compliqué après. En tout cas pour moi c'est une grosse remise en question. Même si la mort doit être notre allié car elle est à nos côtés dés qu'on commence à s'habiller. C'est aussi pour cette raison que l'on use de rituel. Rituel que l'on met en place lors de notre première corrida et que l'on applique religieusement à chaque fois. J'ai peut être oublié quelque chose ce jour là. » Je me pose encore la question presque deux ans après. Sans avoir trouvé la réponse, sans pouvoir me dire que c'était juste mon destin. « Pourquoi tu as peur des autres ? » Je le regarde et je sens suite à sa question un trouble grandissant. « Sûrement. » Je lève les yeux au plafond. « Ce n'est pas encore réellement au programme. Je ne me sens pas de reprendre mes entraînements. Je sais que si je repars à Séville, je retournerais dans l'arène. Mais je ne suis pas encore prêt pour affronter cet endroit. J'ai besoin de temps .. la peur est trop présente encore .. même si je sais qu'elle ne disparaîtra pas. Faudrait que j'y aille au moins pour voir ma famille .. » Silence ou j'entends juste les battements de nos cœurs. « Je sais pas comment le prendrait mon père si je lui disais que pour le moment je n'ai pas le courage de me retrouver face à un taureau. » Je sais qu'il serait blessé, même si ce jour là il a eu peur de perdre son fils. C'est tout un questionnement qui tracasse mon esprit tous les jours depuis l'accident.

« Vous avoir convaincu à quoi monsieur le photographe ? A me garder dans votre lit ? Dans votre vie ? » Je me redresse et pousse Milo pour qu'il se retrouve sur le dos. Et je m'installe au dessus de lui, une jambe de chaque côté de ses hanches, sans m'appuyer sur lui. « Non tu ne pèses pas 500kgs mais tu m'as bien plus retourner les tripes que ce taureau. Et tu me fais bien plus d'effet aussi. » Je colle mon corps contre le sien. Rendant le contact intime. Et je m’empare de ses lèvres avec fougue. « Je ne sais pas si j'ai gagné ce combat. Mais tu m'as gagné à ta cause. Tu m'enivres tellement Milo. » Et il peut sentir que je dis vrai vu que ma virilité reprend de la vigueur. « Que je n'ai pas envie que cette nuit s'arrête. » Et puis je me laisse tomber entraînant Milo avec moi, il se retrouve au dessus de moi. Je lui laisse prendre le contrôle s'il le souhaite. Il peut faire ce qu'il veut de moi, à cet instant je suis prêt à tout accepter, du moment qu'il ne me jette pas hors de ce lit, hors de chez lui. Du moment qu'il me veut un peu dans sa vie, même si le désir et l'attirance que j'éprouve me brûle au point que je perds tous mes repères. Mais c'est bon de perdre pied parfois et de faire confiance. Une confiance aveugle dicté par cet ivresse que Milo distille dans mon être comme un feu ardant. Je veux juste que cette nuit soit le début d'une histoire. Où cette histoire nous mènera ? Je l'ignore. C'est à nous de l'écrire avec les armes que la vie nous donne. Et si Milo l'accepte malgré les risques. Et les peurs.

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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Lun 22 Juin 2020 - 19:41 )
C'était un monde nouveau qui s'ouvrait à lui sous les paroles de Juan, un monde fait de soleil brûlant, de terre poussiéreuse, de danger et de code d'honneur. Un monde où l'homme se mesurait à la puissance d'un taureau quitte à y laisser sa vie. Ou le laisser en vie vénéré comme un demi-dieu si celui-ci parvenait lors de cette rencontre à dominer l'homme... Les images défilaient dans sa tête alors qu'il écoutait en silence cette description d'un monde auquel il n'appartenait absolument pas. Et pourtant là, dans les bras de Juan, il s'en moquait totalement. Pour le moment. Parce qu'il savait que les questionnements et les remises en question viendraient. Les doutes aussi alors qu'en filigrane restait Séville et un prochain départ inéluctable. Il y avait des choses qu'on ne pouvait combattre, et lui n'était pas de taille à affronter des taureaux au sens propre comme au figuré, dans l'espoir de pouvoir conserver les beaux yeux de Juan sur lui. Pas qu'il ne l'aurait pas voulu mais... Séville et ses corridas étaient à mille lieues de Naples, de son doux soleil d'été et de ses touristes qui se pressaient pour visiter les musées. Alors sans doute que ce qu'ils vivaient en cet instant n'était que pure folie, folie d'un soir où ils avaient failli mourir et où leur vie n'avait tenu que dans le regard de l'autre. Mais cela, il ne voulait pas le perdre. Pas tout de suite en tout cas. Pas tant qu'il pourrait encore garder l'illusion, avant Séville et cette fin déjà annoncée.

Et il comptait bien l'entretenir cette illusion, quitte lui aussi à s'y brûler les ailes. Il aurait tout le temps de se maudire après, lorsque Juan se sera envolé pour Séville et ses arènes. Il ne comptait donc ni lui mentir, ni biaiser ses questions, il n'avait juste pas le temps pour cela. "J'ai peur de les décevoir et qu'ils me tournent le dos. D'après ma psy, qui est aussi accessoirement ma mère, j'en aurais tellement peur que je provoquerais moi-même les choses pour rester le moins longtemps possible dans l'expectative que ça survienne." Bref, provoquer sa propre peur pour arrêter d'en avoir peur... Dubitatif, il l'avait regardé à deux fois avant d'émettre quelques doutes quant à cette hypothèse pour le moins hasardeuse. Parce que c'était tout de même sacrément tordu comme raisonnement ! "Quand tu as une mère italienne et psy, je t'assure que tu cumules... Mais elle me croit aussi hétéro et incapable de nouer une relation durable avec une femme, alors on peut dire que le constat de base est déjà faussé dès le départ." De quoi donc relativiser un peu ce tableau clinique quelque peu alarmant.

Mais ce n'était pas lui l'important là. Alors qu'il se lovait davantage dans les bras de Juan, il réfléchissait à ses craintes vis-à-vis de son père. Et Dieu qu'il les comprenait ! "Est-ce que ce genre de... rencontre ?" Parce que dans la bouche de Juan, ça ressemblait bien plus à cela qu'à une lutte à mort... "Est-ce que ton père a lui aussi vécu ça ? Parce que si c'est le cas, tu pourrais peut-être lui demander conseil ?" Dans une relation idéalisée père-fils comme on pouvait en voir dans les publicités... Mais est-ce que ce genre de relation existait en vrai ? Il supposait, ou du moins il ne pouvait que l'espérer, même si en vérité il n'en savait rien. "Enfin, je ne sais pas du tout quel genre de relation tu as avec ton père mais ça pourrait peut-être le rendre fier que tu viennes chercher son expérience ?" Une idée comme une autre parce qu'en vérité, il n'en savait rien.

Par contre ce qu'il savait, c'est que Juan avait compris comment le faire réagir ! L'ambiance calme, introspective, baignant encore dans une douce satisfaction mêlée de complicité changea radicalement lorsqu'il fut soudainement retourné par Juan qui vint aussitôt le surplomber. Et il ne s'était certainement pas attendu à se retrouver ainsi, impuissant et sous l'emprise de Juan au-dessus de lui à évoquer des choses qui avaient bien du mal à se frayer un chemin jusqu'à son cerveau. "Oui... Et oui... A tout ce que tu veux Juan..." Voilà, il ne lui en fallait pas plus. Oubliés les doutes, les craintes et la peur sournoise d'un futur avec date de péremption. Là, il n'y avait plus que Juan et son charisme qui affolait ses sens, et lui qui se léchait les lèvres et fermait les yeux alors qu'il haletait devenu dur sous son contact. Se contractant, cherchant à rendre la sensation de sa virilité contre la sienne plus affriolante encore, il s'abandonna offert et frémissant dans ce baiser alors que Juan revendiquait une nouvelle fois sa bouche. Et que son corps s'embrasait à nouveau.
Pour aussi soudainement qu'il avait basculé, se retrouver sur Juan alors que son souffle s'accrochait dans sa gorge à être là face aux aveux de Juan... Qui attendaient une réponse ? Dieu ! Il était au-dessus de lui mais il se sentait plus vulnérable que jamais. "Juan, je te prends en entier, et avec ton métier parce que ça fait partie de toi et qu'il est inscris dans ta chair... Et pour le temps qu'on aura." Se mordant les lèvres alors qu'il le dévorait du regard, il tentait de réguler les battements effrénés de son coeur et la soudaine panique qu'il sentait frapper à la porte de son esprit. "On va dire que... je serai ton amant de Naples tant que Séville ne se rappelle pas à toi ?" Comme une femme légitime qui attendrait patiemment le retour de son mari. Ce ne serait pas la première fois qu'il tiendrait ce rôle sauf que cette fois-ci il n'y aurait pas de divorce à la clé, qu'il n'avait par ailleurs à l'époque jamais demandé. Séville n'était pas une femme dont on pouvait se défaire si facilement. C'était donc sauter à pieds joints dans une folie, autant des corps que celle bien plus délicate, de son cœur. Il eu beau se mordre violemment la lèvre, rien n'y faisait. Ses mains glissaient déjà en de lentes circonvolutions en redessinant un à un tous les muscles de Juan alors que son regard plongeait dans le sien pour l'accrocher à lui... La nuit n'était pas finie après tout et Séville était encore loin.


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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Sam 27 Juin 2020 - 19:09 )

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J'ai peur et je l'avoue à Milo. Peur de voir dans son regard, encore rempli de désir, de l'horreur et du dégoût. J'ai affronté souvent cette situation, ou je me retrouvais juger à cause de mon métier et mis à mal sans modération. J'ai toujours été honnête et je n'en ai jamais voulu à ceux qui m'ont traité de monstre, de boucher. Mais je ne supporterais pas de voir le regard de Milo se ternir après ce que nous venons de partager. Cette nuit a été magique et l'instant partagé unique. Me plongeant dans une émotion jamais caressée jusqu'à présent. J'ignore si c'est du au fait d'avoir eu nos vies en danger. J'ignore si c'est ce plus qui vient bousculer mon cœur avec rage. J'aurais sûrement les réponses plus tard. Là je veux juste ne pas le voir fuir. Je ne le supporterais pas. Cela me mettrait à mal, même si je ne le montrerais pas car je respecterais son choix. Alors oui je tremble à l'idée de tout lui dévoiler. Mais je le fais. Et Milo reste contre moi. Le regard emplit d'image donc je n'ai même pas idée. Faut dire que le beau gosse à une imagination débordante et ce que je lui raconte doit se teinter d'aventure et de splendeur. En tout cas il ne me repousse pas et c'est l'essentiel. Je vais pouvoir encore me poser contre son corps, le frôler de mes doigts et de mes lèvres. Le dévorer de mes baisers et de mes caresses. Le posséder. Et me laisser posséder jusqu'à épuisement complet. Folles pensées qui m'enivrent comme jamais elles ne l'ont faits. Et dans cet échange il y a quelques confidences, notamment la peur de Milo. La peur des autres qui semblent entre ses lèvres bien plus imposante qu'un taureau. Je lui demande une explication, car il n'a pas eu peur de moi. Il a laissé ma main se glisser dans la sienne. Il a laissé mes lèvres se perdre sur les siennes. Il a laissé sa vie se lier à la mienne en prenant le risque de la perdre en même temps que moi. Et il m'a conduit chez lui. Il s'est donné à moi laissant tomber les barrières les plus intimes. Il n'a pas eu peur.

« Tu n'as pas eu peur de moi. Tu ne m'as pas déçu. Tu m'as même donné confiance. Les circonstances étaient exceptionnelles, elles auraient pu te donner l'envie de fuir. Mais tu ne l'as pas fais. Je pense que ta mère ne voit pas celui que tu es vraiment. Celui que j'ai vu alors qu'on lutter contre la force de l'eau, alors que je te faisais l'amour. Tu es beau Milo. De l'extérieur mais aussi à l'intérieur. » Et la suite me fait comprendre pourquoi les jugement de sa mère est altéré. « Pourquoi tu ne lui dis pas la vérité ? Tu n'as pas à avoir honte de celui que tu es. Préféré les hommes n'est pas une tare ou une malédiction. La nature t'a fait ainsi et c'est ce qui te rend unique. » Je ne le quitte pas des yeux comme mes doigts ne quittent pas sa peau. Douceur extrême dans mes gestes pour tatouer dans mon âme les courbes divines du photographe. Je sais qu'il m'a marqué comme personne ne l'a fait. Je sais qu'il n'y a eu que cette nuit. Mais elle a eu une saveur particulière. Et je ne suis pas prêt de l'oublier, comme je ne suis pas prêt à me passer de la douceur de ses baisers ou de son touché. Bien sur je parle de mon père et la crainte qui me tiraille les tripes si je venais à lui dire que je renonce à cet héritage familial. Je le regarde avec plus d'intensité quand il parle de rencontre. « Un homme comme toi pourrait en effet me faire perdre pied. Me retenir ici à Naples si c'est ce que tu demandes. » Je souris sincère dans mes mots. Bousculé encore par les émotions qui m'ont enveloppé. « Et mes parents savent pour mes orientations. » Je l'ai d'abord dis à ma mère quand l'évidence est venu me taquiner. Mon père a eu plus de mal, mais il ne voulait pas perdre son fils alors il a fini par accepté le fait que son fils aime les filles et les garçons. Je réponds tranquillement à ses questionnements. « Mon père a arrêté de toréer quand ses reflex n'ont plus suivi, tout comme mon grand-père. Je pense que l'un comme l'autre n'ont jamais douté comme je doute. Ils ont été blessés mais ils n'ont pas vu la mort aussi prés que moi. Là est toute la différence. J'ai vu le froid qu'elle réserve et je ne veux pas la croiser à nouveau. Enfin j'ai le temps. » Je sais qu'un jour je me trouverais en face de la faucheuse, mais le plus tard possible. En retournant dans l'arène je me doute qu'elle va être là à mes côtés à chacun de mes mouvements. Prête à m'envelopper encore, pour m'emporter cette fois. « Je le respecte et je sais qu'il me respecte aussi, tout comme il est fier de moi. Il m'a tout appris Milo. Je suis la matador que je suis grâce à lui. Mais là j'ai été ébranlé. Et cela remet tout en cause. »

Et tout en parlant je taquine cette peau sensible qui répond à mes caresses. J'envoûte, j'enivre, trouvant le jeu plaisant. Je prends autant de plaisir que j'en donne. Et je détourne la conversation et retourne la situation. Avide de sentir le corps de Milo vibrer sous mes doigts. Comme c'est exquis de le sentir si réceptif et prêt à s'offrir encore. « Tout ce que je veux. » Ma voix se gorge de chaleur ayant déjà des idées coquines en tête. Des envies de provocations charnelles. Et on se rapproprie l'espace, on le teinte d'audace, on libère l'insolence et on s'abreuve d'indécence. Nos virilités se réclament et distillent à nouveau le désir de s'appartenir. Et je bascule le jeu lui donnant le choix de le gouverner. Mes mots s'envolent distillant un parfum d'éternité. Et il plonge avec franchise, je le trouve attachant, touchant, criant de vérité. Il embrase mon cœur et mon âme. Me rallie à sa cause. Juste lui et moi c'est tout ce qu'on a besoin là tout de suite et demain aussi. « Et moi je te prends avec tes peurs, ton regard qui me chavire, le goût de miel de tes lèvres, ta peau salée, ton cul sexy. Je te prends tout entier Milo. » Et je l'attire contre moi pour me saisir de ses lèvres avec une passion qui me fait trembler. Ma virilité tendue contre le sienne attendant une nouvelle joute tout aussi torride que celles déjà partagées. Je me sens si fragile dans son regard et lui qui ne pensait pas faire le poids face à un taureau de 500kgs me met à nu avec une facilité désarmante. « Séville est loin Milo. Et là je ne veux penser qu'à toi. A cette folie qui tu fais naître dans mon être et qui inonde mon âme et mon cœur. Fais moi l'amour. » Et mon corps se cambre encore, cherchant à rendre le contact plus intime. Le voulant en moi. Le voulant à moi. Le reste est futilité. Milo devient pour le moment ma réalité. Et le jour peut bien venir aimer la nuit pour moi il ne se lèvera que lorsque mon corps sera repu de cette luxure affriolante.

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