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- [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT -

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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Milo Veraldi
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Sujet: Re: [terminé] Douche chaude et savon [Juan] - HOT ( le Mar 30 Juin 2020 - 8:03 )
Comment expliquer quelque chose qui lui était si personnel et qui avait guidé toute sa vie ? Ses renoncements face à la brillante carrière qui lui était pourtant offerte sur un plateau doré ou à des relations qui auraient pu déboucher sur autre chose qu'une simple nuit. Tout comme les mécanismes de contournement qu'il avait mis en place ou sa lâcheté quotidienne... Peut-être qu'il devrait commencer par le début, sans doute ? "Je sais pas pourquoi je me suis mis dans la tête que mon père était parti à cause de ma future naissance. Il m'a juste pris comme excuse, ça je l'ai compris depuis un certain temps maintenant. Mais c'est resté." Et surtout, il s'était construit là-dessus. Alors non, il n'était pas beau à l'intérieur. Comment pourrait-il l'être ? "C'est pas cette peur-là. Celle-là, j'arrive à la contrôler plus ou moins. Je sais à quoi m'accrocher pour dresser un mur entre les autres et moi. Et j'y arrive généralement assez bien. C'est plus lorsqu'on a des attentes envers moi, et c'est normal d'avoir des attentes envers les autres mais là, ça devient terrible." Et problématique. Comme avec sa mère dont il aimait se plaindre alors qu'il craignait plus que tout de la perdre.
"Je ne veux pas lire de la déception dans son regard. Je ne le supporterais pas." Pas après son père. Surtout pas après son père, alors qu'il n'avait jamais eu qu'elle. Si elle lui tournait le dos elle aussi, il ne s'en remettrait pas. "Et elle attend une belle-fille, un mariage et des petits-enfants... Tout ce que je ne peux pas lui donner." Comment ne serait-elle pas déçue ? Elle ne pourrait que l'être.

Pourtant Juan avait raison. S'il se rappelait avoir évité de lui poser une question directe au sujet de l'eau entrant dans le club, usant d'un ton général comme il le faisait toujours dans ce genre de situation, il s'était ensuite accroché à lui comme un noyé à sa bouée. Et même maintenant, il lui parlait de ses peurs les plus profondes avec une telle facilité que ça en devenait presque effrayant. Parce qu'il savait dans quoi il courait comme cela et... Il n'était pas sûr de vouloir stopper ça avant qu'il ne soit trop tard. Bien qu'en vérité, il savait qu'il était déjà trop tard alors que l'attraction était toujours là et qu'il était plus conscient que jamais de l'odeur de Juan, de ses gestes, et de son corps contre le sien... Et du fait qu'il ne désirait rien d'autre que de se coller davantage contre lui et de frémir de plaisir sous ses doigts qui parcouraient sensuellement son corps alors que son souffle s'égarait sur sa peau. Ce qui, après toute cette débauche de passion qu'un simple souffle suffirait pourtant à raviver, rendait l'instant incroyablement tendre et presque romantique.
Jusqu'à ce que sa bulle de félicité et de douceur explose soudainement. Me retenir ici à Naples si c'est ce que tu demandes. Ce fut comme un seau d'eau glacée qu'on aurait jeté sur lui. "Quoi !?" Il s'en était étranglé alors qu'un tumulte de sentiments aussi divers que variés traversaient son regard. Mais avec en filigrane la peur, une peur brute, presque panique. "Non ! Je ne te demande rien. Vraiment rien, je t'assure. Je ne suis pas en droit de te demander quoi que ce soit de toute façon. Et toi encore moins qu'aux autres, Juan... Et surtout pas ça. Dieu, non..." Il tentait de reprendre pied alors qu'il secouait la tête et que son esprit répétait en boucle Non, non, non, non, non, non... Comment Juan avait-il seulement pu penser qu'il lui demanderait cela ? Ça le dépassait totalement. Parce que lui savait que jamais, oh grand jamais, il n'aurait pu demander cela. Il ne demandait jamais rien ! Enfin si parfois, mais c'était toujours parce qu'il pensait pouvoir se le permettre alors que là, non. Bien sûr que non ! Ses doigts glissés et serrés fortement entre les siens, il se raccrochait à Juan pour ne pas perdre pied. Il ne pouvait pas se laisser submerger maintenant par ses propres peurs alors qu'il était pourtant parvenu à tout dépasser avec Juan... "C'est une décision que tu dois prendre seul, pour toi-même, et pas à cause de moi ou en prenant en compte ce que je voudrais. Quoi que tu décidera, je m'adapterai." Après tout, il venait de se faire à l'idée d'être l'amant de Naples... Et cela, il le lui prouva sans tarder parce que c'était si facile de se laisser à nouveau emporter par les désirs des corps pour mieux faire taire ceux des cœurs... N'écouter que le désir qui grondait en eux pour mieux lâcher prise avec cette folie oh combien attrayante et dangereuse... Une folie qu'il aurait dû arrêter alors qu'au contraire il ne souhaitait qu'une chose, qu'elle ne s'arrête jamais... Refusant de réfléchir davantage au problème, il se laissa tomber sur Juan pour aller quémander ses lèvres alors que dans un imperceptible soupir son corps s'embrasait une nouvelle fois... Pour Juan...

Le matin les prit -définitivement trop tôt !- par surprise. Avec Juan toujours là dans son clic-clac... Il en sourit béatement alors qu'il luttait contre l'envie de retrouver sa place au creux de ses bras. Mais Gremlins attendait d'être libéré de sa cage avant qu'il ne se fasse son premier café du matin. En double... Un autre sourire heureux plus tard, il sorti avec douceur du lit pour garder encore un peu -tant qu'il pouvait !- le bel endormi ici. Et ce fut en préparant ce second café que sa main s'arrêta non pas sur une cuillère mais sur une fourchette. Simple, basique, en acier inoxydable, de celles qu'on trouvait partout à moindre prix. Ouvrant le tiroir du dessous, il chercha dans le fouillis organisé un lien en raphia qui fermait les sachets de carottes de Gremlins, pour faire un joli nœud sur le col de la fourchette. Ce n'était pas du grand art mais il supposait que ça suffirait pour amener un sourire aux lèvres de Juan. Qui ne tarda d'ailleurs pas à apparaître du côté de sa minuscule cuisine. Lui présentant une tasse de café, il s'approcha de lui pour lui glisser la fourchette dans la poche arrière de son pantalon. Non sans laisser sa main glisser sur ses fesses. "Bonjour bel endormi... Je peux rien faire pour le taureau mais pour le requin qui pourrait se trouver dans ta cuisine, tu auras au moins une fourchette..." Après lui avoir fait un petit clin d’œil amusé, il plongea son nez dans sa tasse de café avant de présenter son lapin qui se trouvait sur la table à dévorer une de ses carottes. "Oh, et c'est Gremlins. Gremlins, Juan." Les présentations faites, il termina son café très conscient que Juan était sur le départ. Et que lui-même allait devoir descendre dans sa boutique voir le niveau de l'eau et faire l'inventaire des dégâts. Une longue journée en perspective donc qui l'attendait. Le jour reprenait ses droits et la raison aussi... Ou pas. Clairement pas d'ailleurs. "On s'appelle... ?" Ce n'était pas une vraie question, tout comme ce n'était pas non plus une franche affirmation. C'était juste une folie de plus, de celles qui restaient accrochées au coeur même lorsque la porte de l'appartement se refermait dessus.


Avoir un Gremlins chez soi...
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