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- A ta santé et à la mienne. || Alexandre -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Jesse-Rose AzzaroLe vin est un puissant lubrifiant social
Jesse-Rose Azzaro
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Sujet: A ta santé et à la mienne. || Alexandre ( le Sam 1 Fév 2020 - 16:45 )
Jesse-Rose ne fréquentait pas souvent les bars, elle les évitait, car généralement, elle claquait son pognon. Il lui coûtait moins cher de boire chez elle comme une ermite, mais elle devait faire des efforts et en un sens sortir comme ce soir était une façon de montrer qu’elle se socialisait avec les autres. Oui, elle buvait dans les lieux publiques et disaient à son psy qu’elle était allée quelque part durant le weekend. Il faut dire, aujourd’hui avait été, une journée, propice à la boisson. Un homme avait refusé de se faire servir par une femme : estimant que Jessie était du sexe faible donc elle n’avait pas le droit de toucher à sa voiture. Il y avait encore des gens qui pensaient comme ça et cela horrifiait, exaspérait la garagiste qui était probablement bien plus doué que ce mec engoncé dans son costard qui valait son salaire mensuel. Son oncle avait géré la situation d’une façon plus diplomatique qu’elle en refusant de l’aider. Jessie lui aurait collé un bon coup de pieds dans les couilles pour éviter qu’il se reproduise et répand des pensées nauséabondes de ce genre. La bienséance et elle ne faisaient pas bon ménage, c’était sûrement pour cela qu’elle n’avait jamais pris la peine de se marier ou d’apprendre à la connaître. En entrant dans le bar, elle avait envoyé un message à son meilleur ami pour qu’il ramène sa chevelure dorée dans le bar. Alexandre avait toujours été là pour elle et elle pour lui. Il avait été d’un immense soutien. Elle n’aurait pas probablement pas été en mesure de se battre contre elle-même dans la main de son ami dans la sienne. De tous ses anciens collègues, il était bien le seul avec qui elle gardait contact. Elle prenait plaisir à entendre les derniers potins du commissariat même si cela brisait son cœur. Jesse-Rose avait toujours aimé son travail, toujours. Elle avait quitté par dépit et parce qu’elle ne se sentait plus à sa place, mais cela n’avait jamais été par gaieté de cœur.

“Oy !” Elle interpella le barman. “Sers la petite sœur et le petit frère. Alex ne va pas tarder à arriver.” Elle vida son verre de Tequila et le poussa pour que l’employé la réserve. “Il n’est jamais en retard.” Et le bar était à quelques minutes du commissariat.

Cela lui laissait le temps de remettre ses idées en place, de ne pas trop broyer du noir avant qu’il débarque. Elle savait qu’elle n’avait pas à se justifier avec lui, mais une part d’elle le faisait tout de même. Ne pas avoir le contrôle sur sa personne était juste inadmissible. Jessie faisait tourner entre ses doigts le shot. Le regard perdu dans le liquide, elle souffla longuement en baissant la tête en entendant à la radio une vieille chanson de jazz que ses parents adoptifs adoraient écouter. Sa mère qui avait été violemment tuée. La personne qui l’avait élevé, qui l’avait aimé malgré les terribles histoires sur elle. Sa gorge se serra et elle dut raffermir la pression sur ses mâchoires pour ne pas se laisser happer par le spleen. Son père l’avait rejoint peu de temps après, la laissant seule. Ses questions, elle avait trouvé la réponse dans les dossiers de police sur l’homme qui l’avait arraché à ses géniteurs. La femme semblait avoir disparu dans la nature, mais l’homme coulait une belle vie avec sa nouvelle campagne et sa fille. Il avait tourné la page. Il avait oublié. Comment avait-il fait ? Jessie n’avait certainement pas hérité de lui. Sans quoi elle aurait été en mesure d’oublier la douleur qu’elle avait ressentit en voyant sa mère à la morgue. Elle devait faire partie de ces personnes incapables de tourner la page. Sa main mit un peu plus de pression sur le petit verre. Elle détestait cet homme. Elle haïssait le tueur en série qui sévissait à Naples. Elle portait en horreur les hommes machos.

Ses pensées furent coupées quand elle entendit le tabouret à côté d’elle se tirer. Jessie sursauta, se redressa pour pouvoir regarder la personne qui s’installait à ses côtés : prête à lui dire de dégager, car cette place était réservée. En voyant le regard azur de son ami, elle sourit et sentit ses joues retrouver un peu de couleurs.

“Tu m’as fait peur.” Elle le poussa du coude, poussa avec son verre celui d’Alexandre : “Bois, ça va te faire oublier ta journée.” Elle trinqua et le bu cul-sec. “Pile à l’heure, comme toujours.” Dit-elle en regardant l’horloge. “Quoi de neuf depuis la dernière fois ?”



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
Alexandre Lecomte
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Sujet: Re: A ta santé et à la mienne. || Alexandre ( le Sam 8 Fév 2020 - 16:19 )
A ta santé et à la mienne!
Alexandre regarda sa montre. La trotteuse qui n'arrêtaient jamais sa course, infatigable, dépassait déjà les deux autres aiguilles de la montre qui affichaient déjà dix huit heures trente. Alors que l'équipe de nuit n'allait pas tarder à arriver, on voyait affluer dans le commissariat quelques flics revenant de leurs patrouilles, l'air satisfait, comme si le fait que le soleil avait pointé son nez était synonyme de jours meilleurs. Certains, nonchalants et peu stressés s'installaient à leur bureau, se vautrant dans leur fauteuil et posant les pieds sur la table comme si la patrouille avait été la pire chose qu'ils avaient eu à faire de la journée. Alexandre sourit en secouant la tête, et se replongea dans son travail. Il avait repris les éléments de l'enquête sur le fameux trafiquant de drogue qui s'était fait la malle grâce à la justice. Le tribunal l'ayant déclaré non coupable, le résultat était celui-ci: Une police désapprouvée et bien mal vue par les citoyens, et un trafiquant qui s'était déjà tiré le tant que revienne le calme sans doute. Alors que Alexandre prêtait un coup de mains aux deux enquêteurs chargés de l'enquête, il avait dû accepter les responsabilités administratives plus que celles du terrain. Et dieu seul savait combien il avait horreur de l'administration. Mais il le faisait, c'était une contrainte à laquelle il se pliait désormais sans broncher, ayant pris l'habitude. Alors qu'il rédigeait quelques notes, son téléphone bipa. Il le sortit de sa poche pour esquisser un sourire à la vue du nom de sa meilleure amie. Une collègue en or comme il le disait. Jesse-Rose était le genre de femme qui pouvait paraître un peu froide au premier abord. Pourtant, c'était l'une des seules qui l'avait aidé à s'intégrer dans la police napolitaine et il lui devait une fière chandelle. Il avait une dette envers elle. Elle était rapidement devenue une amie sur qui il pouvait compter en toutes circonstances. Après l'accident de la jeune femme, cette-dernière avait quitté la police et avait fini par trouver du taff dans un garage. Mais les deux acolytes étaient restés en contact, d'une part parce que Alexandre n'avait pas cessé de venir la voir durant l'accident, d'autre part parce qu'il n'hésitait pas à solliciter la jeune femme pour des conseils ou des astuces. Car ce métier, elle l'avait aussi dans la peau, autant que lui.

Elle lui avait fixé rendez-vous dans un bar non loin du commissariat, l'un de ses bars à flics où ces-derniers viennent étancher leur soif et partager une bonne soirée. Aujourd'hui, il n'y aurait sans doute pas grand monde, les flics préféraient la fin de la semaine pour y passer. Alexandre regarda ses dossiers et finit par fermer le tout. Il les rangea, ferma le tiroir de son bureau à clef et sortit de son bureau qu'il verrouilla aussi à double-tours avant de sortir. Son caban sur le dos, il avait opté pour une tenue simple aujourd'hui. Un jean slim, des chaussures de ville en cuir, et un pull couvrant un tee-shirt pour éviter d'avoir froid. Il salua quelques collègues qu'il croisa près de l'entrée et sortit, cherchant les clefs de sa voiture dans ses poches. Il les trouva rapidement, ainsi que son téléphone, et se dirigea vers l'endroit où il avait laissé sa voiture. Il rentra rapidement à l'abri dans l'habitacle de l'automobile et ne tarda guère à démarrer pour rejoindre son amie. Le bar n'était pas très loin, mais il n'avait pas envie de marcher, surtout avec le froid un peu mordant de l'hiver, quand bien même le soleil avait fait une apparition aujourd'hui. Il ne tarda pas à arriver au bar et rentra vite à l'intérieur. L'ambiance était chaleureuse, le bar avait un côté type bar irlandais, avec des planches en chêne noir et une luminosité un peu plus faible, avec ses vitres à carreaux en formes de losanges, peints en vert et jaune. On aurait presque cru le bar d'un autre temps. Mais que l'ambiance était agréable ici. Alexandre y venait de temps en temps, histoire de boire un whisky, boisson qu'il prenait en permanence lorsqu'il s'agissait de boire un coup. Il chercha du regard la jeune femme qui l'avait si aimablement invitée et ne tarda guère à en apercevoir la silhouette. En la voyant ainsi, accoudée au bar, il ne put s'empêcher d'éprouver un pincement au coeur pour elle. Ce n'était pas de la pitié. Loin de là. Mais une déception. Elle avait quitté son boulot, avait perdu pas mal de ses amis après l'accident, elle avait dû se reconstruire et il se doutait qu'elle devait, tout comme lui parfois, ressasser le passé sans comprendre pourquoi c'était à elle que c'était arrivé. Il décida se s'approcher d'elle et tira le tabouret juste à côté. Elle se retourna brusquement.

Il nota son sourire lorsqu'elle le vit et il ne put que sourire en retour, ravi de voir ce sourire sur les lèvres de la jeune femme. Elle le poussa avec son coude, maugréant qu'il lui avait fait peur. Il ne put s'empêcher de rire alors qu'il répondait.
- Attention, je vais tomber par ta faute! Fit-il en exagérant avant de prendre le verre qu'elle lui fit passer. Il trinqua avec elle et but cul-sec, reposant son verre dans un grand claquement sur le comptoir. La tequila passait très bien après la journée qu'il avait eu et il devait admettre qu'elle avait raison: Cela faisait oublier cette journée morose. Il esquissa un petit sourire alors qu'elle lui faisait remarquer qu'il était à l'heure, comme toujours. Tu sais comme je marche: Avant l'heure c'est trop tôt, après l'heure, c'est trop tard. Fit-il alors qu'il fit signe au barman de leur remettre un shot. La même cochonnerie s'il te plait. Fit-il dans un sourire en regardant Jesse. Je vais en avoir besoin pour oublier cette journée. Fit-il joueur alors que déjà son corps se détendait rien qu'à l'écoute d'un nouveau morceau de Jazz qui passait sur la radio. Le barman leur servit les shot et il regarda finalement la brune pour répondre à sa question, un peu sombre.
- Le tribunal a tranché... En faveur du dealer. Florentini Bellardi. Il hocha la tête pour faire signe que c'était bien la vérité avant de reprendre. Du coup... Bon, pas moyen d'échapper au tribunal, mais on a eu un avocat de merde. C'est à se demander si ce pays veut vraiment entendre la vérité. Il eut un petit rire avant de continuer. Depuis, je suis le larbin des deux inspecteurs qui étaient sur l'affaire de base. Il eut un autre rire avant d'ajouter. Non, disons plutôt que le chef m'a demandé de joindre mes forces aux leurs. On va tenter de le coincer autrement... Et d'avoir plus d'éléments. Parler de son boulot avec elle ne le dérangeait pas pour deux raisons: la première c'était parce qu'il savait qu'elle l'écoutait et qu'elle le comprenait, la seconde, c'était qu'elle tenait sa langue. Il n'avait trouvé personne de plus loyale qu'elle et il savait qu'elle ne balancerait rien. Il lui faisait entièrement confiance. Il prit son verre et le leva pour trinquer. A ce fils de pute que je vais pas tarder à arrêter. Fit-il en trinquant avec elle, préférant rire de cette situation, pour boire à nouveau cul-sec et reposer le verre sur le comptoir. Et toi alors? Quelles nouvelles?.

Codage par Libella sur Graphiorum
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Jesse-Rose AzzaroLe vin est un puissant lubrifiant social
Jesse-Rose Azzaro
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Sujet: Re: A ta santé et à la mienne. || Alexandre ( le Mar 25 Fév 2020 - 20:47 )
Il arrivait souvent à Jessie de noyer ses problèmes dans l’alcool. Cela ne résolvait jamais rien, mais elle le faisait quand même. Plus par désespoir que par nécessité. Sa vie n’était plus ce qu’elle était et malgré les années qui se sont écoulées depuis l’attentat : elle était toujours incapable de se faire à ce quotidien. Son travail lui manquait, avoir l’impression de servir à quelque chose pour la société et ne pas être un poids, les farces qu’elle faisait à ses collègues et qui tentaient de se venger avant de lamentablement échouer.. Tous ces petits détails. Bon sang ce qu’elle donnerait pour avoir à nouveau cette jambe et reprendre ses fonctions. En regardant l’alcool dans son verre, en contemplant le fond - comme si la réponse à ses questions s’y trouvait - elle réalisait amèrement qu’il n’y avait pas de solution miracle. Comme toujours. Elle était la seule à pouvoir rendre sa vie un temps soit peu plus agréable. Encore fallait-il qu’elle le souhaite, désir. Il y avait des jours où - le cœur d’espoir remplie d’espoir - elle sautait sur la moindre occasion pour croquer la vie à pleine dent et faire un doigt d’honneur au sort qui lui avait été jeté. Et puis il y avait d’autres jours où même la plus simple des tâches étaient infaisables. Probablement comme la plupart des habitants de la planète Terre, mais probablement plus que les autres cependant car ils avaient pour la majorité la fonction de tous leurs membres. Ce qui n’était pas son cas. Oui, elle pourrait aller dans des groupes de discussions pour rencontrer des personnes comme elle, mais à quoi bon ? Si cela était pour s’apitoyer sur son sort : il n’y avait pas d’utilité n’est-ce pas ? C’était là tout le paradoxe de Jesse-Rose Azzaro. Elle ne voulait pas plaindre, elle ne voulait pas de l’aide, mais elle se laissait volontiers tirer vers le bas sans chercher à se battre. À la fin de toute chose, quand tout semblait difficile et douloureux à faire, elle contactait toujours Alexandre pour le retrouver autour d’un verre… Ou dix selon les occasions et l’humeur. Dans tous les cas, elle en ressortait plus vivante, plus en paix avec elle-même. Il avait cet effet-là sur elle et cela lui faisait toujours du bien. Toujours. En regardant l’horloge, elle demanda qu’on serve un autre verre pour faire venir un peu plus vite le policier. Elle connaissait le garnement, ils se ressemblaient sur beaucoup de points : il avait du mal à se sortir du travail. Jessie était pareil à l’époque. Le bon vieux temps comme elle le disait bien que cela ne soit pas si lointain : cela semblait être une éternité. L’arrivée d’Alexandre étira un immense sourire sur son visage : elle était sincèrement heureuse oui de pouvoir le voir et passer un peu de temps avec lui. C’était important de garder ses amis proches de soi, encore plus quand ils se comptaient sur les doigts d’une main. Il l’avait sorti de ses pensées en sursautant, mais elle lui pardonnait en le poussant du coude. Elle poussa le verre vers lui pour qu’ils le boivent cul-sec avant de grimacer une fois l’alcool passé dans la gorge.

“Ouais, combien de fois, tu as sorti cette phrase !” Elle rigola de bon cœur : “Surtout aux bleus qui arrivaient en retard ou en avance : les pauvres ne savaient jamais quand arriver pour que tu sois content.” Cela l’avait toujours amusé oui.

Jessie regarda le barman remplir à nouveau leur verre tout en écoutant attentivement la réponse de son ami. Elle avait entendu parlé de l’affaire oui, elle suivait tous les dossiers sur lesquels travaillait Alexandre.

“On sait tous les deux qu’il suffit de graisser la patte du juge, de bien payer un avocat pour que la justice prenne une forme dégueulasse. Et après on dit qu’on fait mal notre travail alors que ce sont les lois qui sont mal faites. Ce sont ceux qui nous pointent du doigt qui seraient les premiers à se laisser corrompre. C’est moche.” Elle fit tourner le verre de tequila en serrant les dents tout en contemplant l’alcool translucide. “Toi un larbin ? Pff tu travailles avec qui que j’aille leur péter la gueule hein ?” Elle était sérieuse oui : “Tu es l’un des inspecteurs les plus doués que je connaisse : ils devraient être à ta botte.” Elle haussa les épaules, releva sa tête et trinqua à nouveau : “Et au pire, il sera toujours temps de lui coller du plomb dans la tête.” Dans tous les sens du terme.

Elle bu cul-sec la tequila, retourna le shoot sur le comptoir avant d’avaler plusieurs fois sa salive et de commander une bière : laissant Alexandre commander aussi. Jessie pourrait continuer à boire des shoots pendant longtemps, mais elle voulait parler avec Alexandre et non balbutier des mots incompréhensibles. Cela faisait bien trop longtemps qu’ils n’avaient pas parlé : hors de questions qu’elle gâche ça avec l’alcool. Le silence s’était installé, le jazz et les quelques conversations autour d’eux se mélangeaient aux notes exquises. Jesse-Rose allait répondre à sa question, elle cherchait juste les mots justes.

“A part le fait que je continue de me réveiller la plupart du temps avec l’impression d’avoir ma jambe ? La vie a remis sur mon chemin Lincoln.” Elle avait parlé à Alexandre de cet homme, elle lui avait tout dit - passant les détails salaces mais lui ayant fait comprendre qu’ils avaient fait des jeux d’adultes ensemble - alors en disant ce nom, elle savait que cela aurait l’impact désiré. “Il s’est pointé au garage pour une révision, devine qui a dû s’occuper de lui ?” Elle souffla longuement : “Ces trois dernières années, il était en prison tu sais ? Je ne veux pas savoir pourquoi, je pourrais, mais… Je préfère qu’il me le dise.” Elle posa sa tête dans sa main tout en regardant Alexandre : “Et aujourd’hui, je ne sais pas quoi faire… Je ne l’ai pas oublié, mais lui et moi… C’était il y a si longtemps tu comprends ? Je ne suis plus la même et je ne sais pas s’il a compris ce fait.” Jessie était encore en vie, elle devrait être reconnaissante, mais en même temps : cela lui était insupportable. “Je ne suis plus celle que j’étais et je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Je veux dire… La plupart du temps j’ai plus envie de me foutre en l’air qu’autre chose. Va vivre avec ce genre de phénomène toi.”



☽☽ Awake, she struggled to fill the hours until she could sleep again. But nothing she did made her feel whole. If she ate, she didn't taste the food. If she read, she couldn't remember the words. If she rested, she still felt tired.

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Sujet: Re: A ta santé et à la mienne. || Alexandre ( le )
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