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- besoin d'un coup de main ? (ft alexandre) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Arthur GiovanniLe vin est un puissant lubrifiant social
Arthur Giovanni
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Sujet: besoin d'un coup de main ? (ft alexandre) ( le Lun 3 Fév - 22:46 )



Une journée plutôt calme en apparence. Depuis huit heures ce matin, Arthur dispensait aux élèves de l’université, son cours de criminologie, l’adaptant selon les années d’études. Depuis qu’il était devenu enseignant, il avait débuté une deuxième vie, bien meilleure que la première. Il se sentait enfin bien dans ce qu’il faisait, enfin lui-même. Et l’engouement de ses élèves pour la matière le passionnait encore plus. Il n’aurait jamais pensé en arriver là, heureusement que la crise de la trentaine était passée par là, et qu’il avait eu le courage de dire merde à tout le monde. Bon cela lui avait valu quelques désagréments mais ainsi va la vie. Aujourd’hui, il allait mieux dans sa vie professionnelle et c’était tout ce qui comptait. Qui plus est, grâce à ses compétences en matière de criminologie, Arthur avait été contacté plusieurs fois par la police de Naples, à qui il donnait un coup de main. Cela lui faisait du travail en plus, mais il aimait rendre service et surtout être au plus près des affaires, cela lui donnait l’occasion d’étudier des cas concrets et d’apporter son aide dans la résolution des affaires.

Il était vingt heures et Arthur terminait son dernier cours de la journée. Le lundi était toujours long et n’en finissait plus. Les étudiants finissaient toujours par se disperser quand arrivait le soir. Mais soit, Arthur lui continuait son discours, ses multiples explications. Lui, il était capable de rester jusqu’à vingt-deux heures s’il le fallait. Ces derniers temps, moins il était chez lui et mieux il se portait. Malheureusement, il voyait bien les élèves jeter des coup d’œil à l’horloge, piétiner d’envie de sortir tant la journée avait dû être longue pour eux aussi.  Alors qu’il terminait ses explications, il demanda comme à son habitude « Voilà qui conclue notre chapitre. Avez-vous des questions ? », aucune main ne s’était levée comme il s’y attendait. Un sourire étira ses lèvres avant qu’il ne lance « Bon et bien on se retrouve lundi prochain, bonne semaine à vous ». Quelques merci avaient fusé, mais ce que l’on entendait le plus était le brouhaha des affaires rangées dans les sacs, des chaises qui claquaient en se rabattant et la foule d’élèves qui se précipitait vers la sortie.

Lorsque l’amphithéâtre fut vide de toute âme, Arthur rassembla ses feuilles et les rangea soigneusement dans une pochette. Il quitta cet immense pièce si calme ainsi que l'université pour retrouver son chez lui. Il fallait dire qu'il avait pris tout le temps qu'il avait pu pour retarder son retour à la maison. Il était allé s'acheter quelque chose à manger, puis était passé acheter des cigarettes. Il avait tourné en rond dans les rues de Naples avant de se résigner et de rentrer. Il était vingt et une heure trente lorsqu'il passa la porte de chez lui. Comme chaque soir, il poussa un soupir, c'était si calme. Il passa sa soirée dans le canapé, à manger son repas et regarder des conneries en tout genre. Il avait rangé ce qui traînait avant d'aller sur sa petite terrasse pour fumer une cigarette. Il était vingt trois heures.

Assis sur une chaise, il contemplait les étoiles, laissant son bâton de nicotine se consumer entre ses doigts. Dans la poche de son pantalon, il sentit son téléphone vibrer contre lui. Il se demandait bien qui pouvait l’appeler à une heure si tardive. Il sortit son portable, un numéro non enregistré. Arthur hésita quelques seconds puis décrocha. « Allo ? – Oui c’est bien Arthur Murphy à l’appareil. – Oui bien sûr, j’arrive tout de suite » et il raccrocha. Il écrasa sa cigarette et retourna à l'intérieur, prenant sa veste et quittant son appartement. Une scène de crime et un inspecteur qui demandait son aide. Une vingtaine de minutes plus tard, il se gara non loin de la scène et sortit. Des voitures de polices entouraient les lieux. Il s'avança prudemment alors qu'un policier l'interpella.

« Je suis désolé, vous ne pouvez pas rester là, circulez s'il vous plait ». Arthur observa le policier face à lui avant de répondre. « Un inspecteur m'a appelé pour que j'apporte mon aide, je suis professeur de criminologie. ». Le policier lui fit signe d'attendre, sûrement le temps de vérifier ses dires. Arthur ne broncha pas, et patienta.
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Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: besoin d'un coup de main ? (ft alexandre) ( le Mer 12 Fév - 14:24 )
Besoin d'un coup de main?
Le soleil n'était pas levé que Alexandre était déjà debout à e préparer un café. Il se levait tôt mais là, la raison qui le tenait éveillé à une telle heure était plus sombre. Il revoyait celle qui aurait dû être sa femme à terre, là-bas à Nice. La mâchoire serrée, il regarda le café qui coulait de la machine, attendant que la tasse soit rempli du liquide noir et fort. Ses cauchemars avaient tendance à revenir selon les périodes. Là, ils avaient l'air tellement réel que Alexandre sortait en sueur de son lit, les membres tremblants. Quand il travaillait la journée, il avait de quoi s'occupait la tête, et de ne pas penser à tout cela. Il évitait ainsi de broyer du noir. Mais aujourd'hui, il travaillerait de nuit. Ce qui lui laissait toute la journée pour penser. Il avait donc décidé de soigneusement planifier sa journée, histoire de ne pas trop penser, et il avait commencé par prendre une bonne douche, l'eau chaude coulant sur son corps ayant la capacité de le calmer et de le détendre. La machine à café s'arrêta. Il regarda la tasse et s'en saisit d'un geste sûr. Il passa par sa salle à manger et s'arrêta devant sa boîte à cigare posée sur le buffet. Il en prit un, vérifia qu'il avait bien sa boîte d'allumettes dans sa poche et se décida à sortir sur le balcon. Son appartement donnait vue sur les toits de la ville, et sur les rues en contrebas dans lesquelles personne ne se bousculait encore. Un scooter passa rapidement, le bruit du moteur pétaradant faisant fuir un chat de l'autre côté de la route, mais rien d'autres. Naples était calme. Des insectes volaient encore à la lumière des lampadaires alors que l'air frais vint vivifier le corps de l'inspecteur qui apprécia l'instant. Il posa sa tasse sur la petite table du balcon, cala son cigare entre ses lèvres et prit ses allumettes dans sa poche. Il en sortit une, la craqua, et il alluma son cigare, tirant une bouffée alors qu'il éteignait l'allumette en la secouant. Il apprécia le goût fort du cigare et souffla un nuage de fumée alors qu'il se détendait, posé sur la rambarde de son balcon. Il reprit sa tasse et se laissa aller à quelques gorgées chaudes. Bientôt, la luminosité augmenta, les lampadaires s'éteignirent et quelques minutes plus tard, l'énorme boule de feu fit son apparition. Le soleil avait une nouvelle fois triomphé de la nuit et dispensait son admirable lumière à la terre en même temps qu'il apportait la chaleur. le spectacle avait toujours quelque chose d'admirable. Alexandre se décida finalement à bouger après une bonne heure. Le café et son cigare étaient terminés depuis longtemps, mais il avait apprécié le calme. Les rues s'animaient pourtant et les gens s'activaient. Pas de doute, la journée avait bien commencée.

****


Alexandre travaillait sur un dossier lorsqu'un agent rentra brusquement dans son bureau.
- Et la politesse jeune homme? Fit l'inspecteur qui avait sans doute affaire à un bleu tout juste sorti de l'école.
- Pardonnez, répondit ce-dernier, mais on a deux agents qui viennent d'appeler. Deux corps ont été retrouvés dans une maison en banlieue. ils disent que ça a été sauvage.
Alexandre ne perdit pas une minute. Il se leva d'un coup, ferma son ordinateur portable et se saisit de sa veste dans laquelle se trouvait ses papiers et ses clefs de voiture. Il prit son portable et sortit, escorté par le jeune homme.
- Vous, venez avec moi. Fit-il alors. On prend ma voiture. Sans se retourner, Alexandre n'attendait aucune réponse, il sortit du commissariat alors qu'il entendait les pas du jeune homme. Il était vingt deux heures. L'inspecteur monta dans sa voiture, mit en route le gyrophare qu'il plaça sur le toit et démarra en trombe. L'autre s'accrocha à la poignée de sécurité alors que le trentenaire pilotait sa voiture comme si il était dans un rallye. Il y avait un peu de monde à cette heure sur les routes, mais la voiture, gyrophare allumé, se voyait céder le passage par la plupart des personnages. Ils furent d'ailleurs rejoints par deux autres voitures de la brigade, qui, sirènes hurlantes, ouvrirent la voie. En moins de vingt minutes, la destination était atteinte. Déjà des policiers délimitaient un périmètre de sécurité à l'aide de banderoles jaunes. Deux voitures étaient déjà sur place et l'inspecteur ne tarda pas à sortir de l'octavia suivi du jeune flic. Un agent vint à sa rencontre. Il le reconnut. Tino.
- Alors? Demanda Alexandre qui sentait une certaine tension alors que son ami semblait à deux doigt de gerber.
- C'est pas beau à voir. Fit-il. On a rien touché. Le meurtrier a dû se tirer y a pas mal de temps.
- Allons voir ça. Répondit Alexandre qui rentra finalement. A première vue, rien d'intéressant à l'entrée. Il alluma la lumière et nota alors quelque chose. Sur les carreaux de la porte, des traces de sang. Pas quelque chose d'énorme. Mais assez pour qu'on sache que quelqu'un avait sans doute glissé là. Il entra finalement dans ce qui devait être le séjour, les légers talons de ses chaussures en cuir claquant sur le carrelage, seul bruit vu le silence de mort qui régnait. Un corps gisait là, une femme, visiblement la quarantaine. Elle baignait dans son sang. Alexandre s'accroupit et regarda le corps plus en détails. Visiblement, aucune marque apparente d'un combat. Alexandre alluma sa petite lampe torche pour bien voir les ongles de la jeune femme. Rien n'était resté accroché, les mains semblaient on ne peut plus propre. Recroquevillée sur elle-même, elle avait dû prendre le coup dans l'abdomen ou au coeur vu la quantité de sang. Alexandre continua son inspection. Dans la cuisine, qui se trouvait derrière une petite cloison, le corps de celui qui devait être le mari gisait au sol. Égorgé en ce qui le concernait. L'homme avait la carrure d'un sportif et visiblement, il n'avait pas lutté. Lui aussi avait les mains propres. Alexandre regarda la cuisine. Le rôti dans le four avait brûlé. Et les pâtes étaient encore dans la passoire. Alexandre se saisit d'une pâte et la goûta.
- Ferme. Bien cuite. Mais horriblement froide. Fit-il alors que le jeune homme et Tino le regardait. Il se massa les tempes. Quel bordel... Il regarda Tino. Et en haut, à l'étage?
- Rien. Lui répondit-il. Tout semble en ordre. Alexandre réfléchit un instant avant de répliquer.
- Bon réunis-moi tout ce qu'on sait sur les victimes. papiers, amis, travail, je veux tout. Alexandre tentait d'organiser ses pensées, mais devait admettre qu'il n'avait que rarement eu des cas comme ça. Ce fût le jeune homme derrière lui qui déclara alors:
- C'est bien un cas pour Monsieur Giovanni ça...
- Pardon? Fit Alexandre qui avait mal entendu. Le bleu lui expliqua alors qu'il s'agissait d'un professeur spécialisé en criminologie qui dispensait d'excellents cours et auquel la police faisait appel de temps en temps. Alexandre devait reconnaître qu'un peu d'aide ne serait pas de trop, et il n'avait pas assez de fierté personnelle pour garder l'enquête juste pour lui. L'important était que le coupable soit retrouvé. Et vue comme les pâtes étaient froides, il avait au moins quatre heures d'avance sur eux. L'inspecteur demanda à ce qu'on appelle le professeur en question et il se décida à fouiller les environs en attendant. Il évita soigneusement une flaque de sang et monta à l'étage. Il trouva une pièce, sans doute le bureau, dans laquelle trônait un ordinateur. Le bleu le suivait.
- Que la scientifique me craque ce pc, il me faut les infos dessus. Alexandre continua son inspection. On vint finalement lui dire qu'un homme était arrivé, affirmant qu'on l'avait appelé. Alexandre fit signe que c'était le cas et il suivit l'agent qui avait intercepté le professeur.

Ce-dernier était un homme à l'allure élégante, les cheveux de jais, et il avait l'air bien réveillé. Enfin quelqu'un qui semblait alerte. Alexandre s'approcha de lui et lui tendit la main.
- Bonsoir. Je suis l'inspecteur Lecomte. Mais vous pouvez m'appeler Alexandre. Fit-il tout en soulevant la ru balise pour inviter le professeur à passer. Je vous remercie d'être venu si vite. Venez. Fit-il finalement alors qu'il marchait vers la maison. Je n'ai pas eu le temps de relever grand chose, et je dois avouer que le tout est assez sanglant. Il invita l'enseignant à entrer. J'ignore comment vous procédez, alors je vous laisse champ libre. Évitez juste de déplacer qui que ce soit avant que l'on ait fini nos relevés je vous prie. Fit Alexandre qui ne souhaitait pas qu'un élément soit écarté ou faussé. Mais l'homme était normalement un professionnel, donc tout devrait bien se passer, il devait largement être au courant de ses mesures et si l'inspecteur espérait ne pas le froisser, il préférait être sûr que tout soit clair.    

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Sujet: Re: besoin d'un coup de main ? (ft alexandre) ( le Lun 17 Fév - 12:26 )



Arthur avait pris pour habitude de ne jamais éteindre son téléphone, il répondait à tout heure du jour ou de la nuit. Et les forces de police de Naples le savaient. Elles n’hésitaient plus à l’appeler n’importe quand. Arthur dégainait rapidement et se retrouvait en quelques minutes sur les lieux. Comme ce soir. Cela l’aidait, même si personne ne s’en doutait. La plupart du temps, les gens voyaient en lui un carriériste, un homme ne vivant que pour son travail. La vérité était qu’il n’avait pas le choix, son travail l’aidait à garder la tête hors de l’eau. Depuis la perte de sa femme, le bout du tunnel était difficile à atteindre. Mais soit, Arthur se battait, ne baissait pas les bras. Il essayait tout ce qu’il pouvait : les séances de psy, les groupes de soutien, il avait même voulu adopter un gros chien poilu avant d’y renoncer par manque de temps. Peut-être plus tard. La solitude était tout de même pesante, la place à côté froide, personne qui ne vous attend, personne à qui faire des baisers, plus personne pour une caresse. Mais la vie était ainsi faite, le destin avait choisi de mettre Arthur face à de nouvelles difficultés, à lui d’y arriver. Peu importe le sacrifice à faire, il le ferait. De toute façon, il n’avait pas mieux à faire, il ne pouvait pas sombrer comme ça. Il se le refusait. Parce qu’il savait que sa défunte femme aurait détesté le voir ainsi. Alors tous les jours, il tentait de remonter la pente, comme un boxeur qui remonte sur le ring après plusieurs défaites.

Le coup de téléphone avait sonné tardivement mais Arthur avait sauté sur l’appareil et n’avait pas tardé à assimiler les informations. Il n’était pas encore couché. Ses sens s’étaient mis en éveil à l’énonciation des faits. Il n’avait pas mis bien longtemps avant de sortir de chez lui, partant rapidement, il en avait même oublié son portefeuille et ses cigarettes. Vice de toute une vie. Avant de rejoindre la scène, il s’était arrêté dans une épicerie de nuit afin de combler cet oubli. Tenir des heures sans fumer était devenu mission impossible pour lui. Cela faisait vingt deux ans qu’il avait sombré dans l’addiction à la nicotine et il ne s’en était jamais défait. Cela le détendait, et l’apaisé. Vu l’affaire qui se présentait à lui, il était sûr qu’il aurait besoin de sa dose quotidienne.

Arthur était toujours ponctuel, et encore plus lorsqu’il s’agissait d’affaire importante et de travail. Même en plein milieu de la nuit, il se rendait sur les lieux pour apporter son aide, de toute façon, il ne dormait que très peu. Il patienta quelques secondes avant que le policier ne revienne accompagné de l’homme qui l’avait fait demander. Arthur serra sa main, d’une poigne ferme. « Bonsoir, Arthur Giovanni, mais vous pouvez m’appeler Arthur. » Répondit-il poliment avant de se baisser pour passer sous la balise qui entourait, comme à chaque fois, les scènes de crime. Il était devenu habitué de cela. Lorsque l’inspecteur le remercia, Arthur haussa les épaules comme si cela était des plus normal. « Je vous en prie, c’est pour cela que je donne de mes services. Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t-il déjà à l’affut de la moindre petite chose, il regardait autour de lui. Arthur s’arrêta quelques secondes sur le perron. Il observa la façade de la maison et pivota sur lui-même. Malgré l’heure, le quartier s’animait. Il y avait une unité de police qui tentait de retenir les voisins curieux. C’était souvent la même rengaine à chaque fois qu’un crime secouait la ville.

Il avança dans la maison, levant les pieds et prenant soin de ne pas laisser de traces de pas dans les tâches de sang. Une multitude de policiers et de médecins allait et venait. « Je ne toucherais à rien, en fait, je compte surtout sur vous pour me dire ce que vous avez jusque-là. D’habitude, je procède ainsi, je note les informations, j’observe les lieux sans rien déplacer, j’attends vos conclusions concernant l’autopsie et vos indices et je tente d’établir un profil selon plusieurs facteurs. Je détermine le mode opératoire et ses motivations. Une fois arrêté, je fais le suivi, je peux vous aider à mettre en place une stratégie pour l’interrogatoire et le procès. Mais pour ce cas-là » dit Arthur en montrant du doigt la jeune femme décédée avant de reprendre « je pencherais plutôt pour un crime passionnel, c’est courant. L’amant qui pète un câble et finit par tuer tout le monde. ». Aussi incroyable que cela pouvait paraître, c’était la vérité. Arthur avait souvent étudié cela. Des hommes et même des femmes qui craquent, qui déraillent alors que rien ne prédisait de tel acte. La plupart du temps blessé par l’être aimé, ils ne répondaient plus d’eux-mêmes, et commettaient les crimes les plus horribles parfois. Souvent même, ils se retrouvaient à enterrer, dissimuler, jeter le corps au lieu de téléphoner à la police. Parce qu’ils n’avaient pas vu d’autres solutions que de finir le massacre qu’ils avaient commencé.

Il passa d’abord dans la cuisine, observant le moindre petit détail, il s’aperçut du repas qui n’avait pas été touché. Le corps de l’homme gisait, la gorge tranchée. Arthur fronça les sourcils, et se pencha avec précaution. Il observa la plaie, d’une propreté impressionnante. Il se releva et continua son chemin, vers le séjour à présent. Un second corps, celui d’une femme, une plaie toute aussi grande que celle de l’homme mais à un endroit différent. Le sang avait coulé, énormément. Arthur fit le même manège, il se baissa, observa sans toucher. Puis il fit le tour de la maison, tentant de trouver le moindre indice qui pourrait l’aiguiller. Quelques minutes suffirent et il retourna voir l’inspecteur.

« Vous avez l’heure de la mort ? Des informations sur les victimes ? J’ai vu l’un de vos hommes récupérait les portables et les ordinateurs, il me faudrait avoir ce que vous trouvez, on ne sait jamais ». Arthur sortit de la maison pour inspecter le seuil, les alentours. La maison n’était pas mitoyenne. Comme dans la plupart des affaires, il était sûr que les voisins seraient les premiers choqués, parce qu’ils étaient des gens normaux, calme et sans histoire. Il savait également que la plupart avouerait n’avoir rien vu ni entendu. Cela était fréquent. Soit parce qu’ils n’étaient pas présents à l’heure du crime, soit parce qu’ils étaient occupés ou encore parce qu’ils n’auraient jamais pensé que le copain du voisin puisse être un tueur sanguinaire et cela pouvait se comprendre. Mais la plupart du temps, les gens les plus calmes, les plus lambdas sont ceux qui cachent le plus de secret. Arthur l’avait appris dans les livres, mais également au fil du temps et des enquêtes. Il travaillait au plus près des criminels, il ne se contentait pas d’aider dans leur arrestation, non. Il les étudiait, comme on étudie des virus dans un laboratoire. Il devenait proche de ces derniers, leur rendait visite en prison afin de comprendre le basculement dans l’horreur.

Contrairement à ce que l’opinion publique pensait, les criminels n’étaient pas des monstres nés. Ils étaient des personnes dont rien ne présageait une horreur. La plupart du temps, ils étaient des gens dont l’enfance ou l’adolescence avaient connu un énorme dysfonctionnement. Ce dernier restait parfois dissimulé en eux, avant d’éclater. Et à ce moment-là, il était trop tard. Dans le jardin de la coquette maison, Arthur cala une cigarette entre ses lèvres, tendant son paquet à Alexandre, au cas où celui-ci fumait. Il alluma son bâton de nicotine et recracha lentement une fumée. Il se mit à réfléchir. Les coups portés à la femme et à l’homme étaient propres. Peu de sang avait giclé. Il n’y avait pas de trace de chaussures, pas de goutte de sang éparpillé si ce n’est à l’entrée. Peut-être le sang présent sur la ou les armes. Arthur se retourna vers Alexandre, pensif. « Vous avez retrouvé l’arme du crime ? Je trouve que les blessures sont nettes, sans bavure, ce qui est assez intriguant. Surtout pour l’homme, une gorge tranchée n’est jamais simple, et là, on dirait un travail de professionnel. Un boucher peut-être ou un chirurgien… ». Arthur laissa planer le doute, parce qu’il n’était pas sûr de cela, tout ce qu’il savait c’est qu’il fallait de la pratique dans la coupe.
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