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- Loris & Tami - Somebody told me that you can help me -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Galleria Veraci
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Tami Saunders10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Tami Saunders
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Métier : Elle y est arrivée presque par hasard, mais Tami est art thérapeuthe et masseuse bien-être. Un comble quand on sait qu’elle n’a pas encore réussi à faire la paix avec elle-même. Mais bon nombre de ses patients pointent son empathie et la sensation qu’elle les comprend vraiment.
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Sujet: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Jeu 20 Fév 2020 - 14:54 )
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Le nez plongé dans son écharpe, Tami avançait parmi la foule où se mêlaient Napolitains et touristes. Malgré les années passées dans ce pays, elle ne s’était jamais réellement habituée à la fraîcheur des hivers italiens. Et même si ses parents lui rappelaient sans cesse que la situation aurait pu être pire s’ils avaient finalement choisi la Suède ou la Norvège - options qui avaient d’ailleurs été sérieusement envisagées - elle ne pouvait s’empêcher d’attendre avec impatience les premiers signes du printemps. La jeune femme marchait d’un pas décidé, qui laissait penser qu’elle savait parfaitement où elle allait. Effectivement, il ne serait pas étonnant qu’elle finisse par connaître par coeur le chemin qui menait de chez elle jusqu’à la galerie. En réalité, elle avait perdu le compte du nombre de fois où ses pas l’avaient menée ici. Parfois même sans qu’elle en soit consciente. Elle flânait dans les rues de Naples et finissait irrémédiablement par emprunter cette ruelle, et se retrouver nez à nez avec cette plaque sobre indiquant la nature de l’endroit ; Galleria Veraci. Il lui était arrivé de ne même pas pousser la porte, se contentant de faire demi-tour avant d’avoir posé sa main sur la poignée. Elle se trouvait idiote, Tami, mais cette fois elle tint bon, et finit par entrer. A l’intérieur régnait une atmosphère particulière, elle l’avait sentie dès sa première visite. Les bruits de la rue parvenaient à peine à ses oreilles et l’éclairage diffusait une lumière franche, mais douce. On s’y sentait bien, finalement. Pourtant, son palpitant s’était emballé dès l’instant où elle avait posé le pied à l’intérieur de la galerie. Réaction qui ne l’étonna pas plus que cela. Elle tentait de ne pas le montrer, mais ça l’agaçait profondément de perdre ses moyens ainsi, sans que rien ne justifie vraiment son émoi. Dans le même temps, cela ravivait aussi son ressentiment endormi à l’encontre de ce souvenir cauchemardesque qui, plusieurs années après, continuait à peser sur sa vie. Elle ne savait pas si cette idée soufflée par une amie porterait ses fruits, mais elle était persuadée qu’un immense pas serait franchi si elle osait passer ce cap. Restait à mettre en pratique cette intuition, ce qui s’était révélé ne pas être une mince affaire. Elle ne savait plus très bien à quand remontait sa première visite à la galerie, quelques semaines, ou quelques mois peut-être. Ce dont elle se souvenait très clairement, a contrario, c’est son incapacité à révéler les véritables raisons de sa présence ici. Elle commençait d’ailleurs à venir à bout de son stock d’excuses et de faux prétextes. Peut-être même que le propriétaire de la galerie la prenait pour une folle échappée de l’asile. Cette pensée lui arracha un léger sourire ; s’il savait. Qu’elle ait le cran - ou pas - d’aborder le sujet qui était la véritable raison de sa présence ici, elle ne pouvait décemment pas rester debout les bras ballants, au beau milieu de la pièce. Au risque d’attirer l’attention de tous sur elle, ce qui était loin d’être ce qu’elle souhaitait. Alors Tami prit une profonde inspiration et releva la tête, portant son attention sur les oeuvres offertes aux regards. Elle passa devant quelques toiles, avant que son regard ne soit happé par une photographie en noir et blanc. Le portrait d’une femme âgée au sourire aussi doux qu’un nuage.
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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
Loris Veraci
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Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Dim 23 Fév 2020 - 1:25 )
Leia. C’est le premier nom qui lui vient en tête lorsqu’il ouvre le lien menant à une vidéo, envoyé par sa femme. S’il avait été le seul sur ce montage pornographique, il aurait songé à une mauvaise blague, ou une vengeance personnelle d’un type qui aurait malheureusement appris la tromperie de sa copine et dans ce cas, au vu de ses nombreuses aventures, l’italien aurait bien été incapable de savoir son identité. Sauf que sur cette vidéo, le visage de son meilleur ami Jack est également collé sur la silhouette d’un deuxième homme. L’orpheline est tellement stupide que c’est tout à fait son genre. Ce qui est d’autant plus débile, c’est d’avoir hébergé la vidéo sur un site, de l’avoir rendue publique ; n’importe qui peut y avoir accès, et… De l’avoir diffusée à certains de ses contacts, ou à tous, ou… Il n’en sait rien. Tout ce qu’il sait, c’est qu’Elsa en a été le destinataire. Accidentel ou pas, le mal est fait. Et si le montage est grossier, qu’il est inutile de sortir de Saint-Cyr pour constater le faux, Elsa le prend visiblement très mal, lui envoie un nouveau message pour lui demander des comptes. Que doit-il répondre à ça ? Que c’était pour rire ? Même lui, il ne rit pas vraiment là, certainement parce que ça le met dans une position inconfortable.

Alors qu’il pianote sur son téléphone un message, la porte de sa galerie s’ouvre sur une silhouette qu’il reconnaît. Cette femme passe de temps en temps par ici et il lui est arrivé à plusieurs reprises de l’interroger. Loris s’apprête à la saluer, lorsque son téléphone sonne. Une sonnerie, deux… Puis, alors qu’il aurait eu très envie de refuser l’appel, décroche, colle le Smartphone contre son oreille, entendant la voix d’Elsa qui hurle après lui, lui criant que ce n’est absolument pas amusant de la mettre dans une telle situation, lui demandant s’il a pensé au fait que sa famille pourrait voir la vidéo. Et à dire vrai, non, parce qu’il a appris en même temps qu’elle son existence. Loris souffle, suit des yeux la jeune femme errant dans sa galerie. « Ecoute Elsa. Cette fois, ce n’est pas de mon fait. » Pour une fois que ce n’est pas lui. Il veut bien assumer ses travers, mais pas celui-ci. « On en reparle ce soir. En attendant, calme-toi, je vais voir ce que je peux faire. » dit-il, en raccrochant sur un « à tout à l’heure ». Las, il délaisse son appareil sous le comptoir et après avoir observé de longues secondes l’inconnue, il s’avance en sa direction et s’immobilise à ses côtés. Le regard ancré sur une photographie prise par ses soins, qui n’est pas sa préférée, mais qui fait partie de celle qu’il a souhaité afficher, parce qu’elle représente le commencement de plusieurs shootings à suivre, dont un avec sa petite fille : ses mains vieillies par l’âge avec celles de l’innocence d’une enfant de cinq ans. « Vous en pensez quoi ? »


Loris Veraci
Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.


Dernière édition par Loris Veraci le Dim 1 Mar 2020 - 20:01, édité 1 fois
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Tami Saunders10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Tami Saunders
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Dim 23 Fév 2020 - 18:54 )
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Pour quelle raison Tami Saunders se rendait-elle si régulièrement dans cette galerie du centre de Naples ? On pourrait penser que ces visites étaient liées à l’activité professionnelle de la jeune femme ; art thérapeute de son état, il lui arrivait souvent de chercher de nouveaux axes de travail pour ses patients. Cela pourrait aussi être simplement par goût personnel. Après tout, il n’était plus à prouver qu’elle accordait une place importante dans sa vie à l’art sous toutes ses formes, même si elle conservait une appétence particulière pour la musique. En réalité, l’explication était un peu plus complexe que cela. Il y a plusieurs mois de cela, une amie lui avait parlé de Loris Veraci, le propriétaire de cette galerie d’art, qui était aussi photographe. Après s’être quelque peu étendue sur ses airs de brun ténébreux - ce qui avait eu pour seul effet de lui faire lever les yeux au ciel -, son amie avait fini par lui dire qu’il proposait des séances aux personnes qui souhaitaient (re)prendre confiance en elles. Sur l’instant, Tami s’était contentée de balayer cette proposition d’un revers de la main, arguant qu’elle n’avait certainement pas besoin qu’un homme la prenne en photo pour que ses problèmes disparaissent comme par magie. Et en plus de ça, elle trouvait la démarche presque trop belle pour être vraie ; méfiance qu’elle conservait à l’égard des hommes, aussi bien intentionnés pouvaient-ils l’être. Finalement, l’idée avait fait son chemin dans son esprit, et la jeune femme avait fini par se dire qu’elle n’avait rien - ou presque - à perdre à tenter l’expérience. Seulement cela s’était révélé plus facile à dire qu’à faire. Toujours était il qu’elle n’avait pas baissé les bras ; preuve en était sa présence dans la galerie en cette fin d’après-midi.

Tami n’avait pas entendu l’homme s’approcher, trop absorbée par la photographie qui lui faisait face, alors elle ne put retenir un sursaut quand il posa sa question. Comme pour rattraper cette réaction spontanée passablement gênante à ses yeux, elle lui répondit rapidement, avec un petit rire gêné. « Je n’y connais pas grand chose en photo, mais celle-ci me semble empreinte d’une grande sensibilité et je n’arrive pas à savoir si cela vient de cette dame ou du photographe. » Tout en parlant, elle avait reporté son attention sur l’oeuvre. La jeune femme n’avait même pas regardé le nom dudit photographe, puisque, comme elle venait de le dire, elle considérait ne pas s’y connaître assez pour que cela affecte son opinion sur son travail. « Je me disais aussi que cela doit être étrange comme sensation, de poser comme ça. » poursuivit-elle en détournant le regard de la photographie pour reporter son attention sur l’homme à ses côtés. Elle lui adressa un sourire poli, alors qu’une légère gêne reprenait place dans son esprit. Il ne pouvait pas le savoir, mais si elle se posait cette question, c’était précisément parce qu’elle-même envisageait plus ou moins sérieusement d’occuper cette place de modèle pour un temps. Ce qui suscitait de l’appréhension chez la jeune femme, ainsi que la sensation d’être sur le point de faire un saut dans l’inconnu. « Désolée, je ne suis pas certaine d’avoir vraiment répondu à votre question. »
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Dim 1 Mar 2020 - 22:07 )
Les yeux rivés sur la photographie, observant le moindre détail de l’image arrêtée dans le temps, Loris se souvient de la scène comme si cette dernière s’était déroulée la veille. Souvent, il intervient dans des espaces publics pour des prises au naturel, volant des instants à but artistique afin de les immortaliser, mais il propose également ses services aux personnes qui le désirent. Cette fois-là, c’est cette vieille dame qui a poussé la porte de sa galerie, doigts liés dans ceux de sa petite fille, avec un sourire franc et un regard ému. Dans son discours, il a senti toute sa sincérité, mais aussi une pointe de nostalgie. Celle ressentie lorsqu’on sent que les beaux jours ne sont plus si nombreux, vous poussant à regarder en arrière, constater tout ce que vous avez accompli et ce que vous auriez aimé réussir, avec des regrets ou non. Ca l’avait bouleversé, certainement parce que ce portrait l’a mis face à ce qu’il ne connaîtra jamais : l’amour des liens du sang. Ses sentiments, mêlés à la grand-mère et la petite fille ont donné un cocktail fort qu’il ressent à travers les prises, mais il n’est jamais certain de retranscrire ces émotions, jusqu’à ce qu’on le lui dise. Chose faite. Un sourire, léger, apparaît sur son visage, tandis qu’il l’écoute attentivement ses dires, sans la couper une seule fois. Il en aurait pourtant envie, aurait des choses à raconter, mais l’italien laisse sa passion de côté, jusqu’à son point final, qui ressemble à une interrogation. Une perche qu’il prend sans une once d’hésitation. « Ma question était plutôt large, alors je dirai que si. » dit-il, en posant ses prunelles sur elle, avant de reposer son attention sur le shoot. « Le photographe a été très touché d’être sollicité pour ce shooting. Il m’a raconté l’émotion qui l’avait submergé lorsqu’il a croisé le regard de ces deux générations réunies. Et je crois qu’il serait touché de savoir qu’il a réussi à transmettre, une partie de ce qu’il a éprouvé ce jour-là. » Et c’est le cas. Loris est touché.

Figé, sans un mot, le trentenaire se laisse aller dans les souvenirs d’une rencontre qui restera probablement gravé dans sa mémoire, puis cligne des yeux, revenant doucement dans le présent. « Il y en a qui sont très à l’aise face à l’appareil. Parfois par habitude, ou parce qu’ils ont appris à s’accepter. Ou alors, il peut aussi s’agir d’une image assurée qu’ils se donnent, alors qu’intérieurement, c’est la panique. » Il a rencontré tellement de cas, personnalités différentes et, avec le temps, à appris à pouvoir poser les bons mots afin de les mettre à l’aise, sans oublier sa touche d’humour, petite note pour les dérider. « L’appareil peut être considéré comme un ennemi. C’est comme un miroir, il vous reflète. Il y a aussi cette difficulté supplémentaire qui s’appelle photographe. Cette personne derrière qui voit, qui observe, qui capture. Ca peut être dérangeant, je comprends, mais c’est également son job de mettre en confiance. » Là, Loris tourne la tête vers la jeune femme, puis constatant que la galerie est quasi vide, propose : « Vous souhaitez essayer ? » Elle qui se demandait ce que ça ferait, pourrait justement le savoir maintenant.


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Tami Saunders10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Sam 14 Mar 2020 - 18:26 )
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Il y avait une intensité dans le regard du jeune homme qui ne laissa pas Tami indifférente. Préférant souvent conserver une distance raisonnable avec autrui, elle avait appris à observer les gens. A déceler une étincelle dans leurs regards ou un pincement dans le sourire. Et la manière dont le photographe semblait être lui-même plongé dans la photo, comme si cela ravivait des souvenirs vivaces, lui fit comprendre qu’il pouvait bien être celui qui l’avait prise, même si ses paroles laissaient penser l’inverse. Tami resta silencieuse, respectant sa volonté de ne pas en dire davantage. Elle le laissa poursuivre, le regard davantage tourné vers lui que vers l’oeuvre dont il était question. Sa manière de parler de la photographie lui plaisait. Ou peut-être était-ce sa voix calme et assurée qui la mettait en confiance. Jusqu’à sa dernière question, qui la prit totalement au dépourvue. Surprise, Tami resta silencieuse quelques secondes. En réalité, elle l’avait écouté avec attention et ne s’était pas attendue à un tel enchaînement. Est-ce qu’elle voulait essayer ? Est-ce qu’elle voulait être prise en photo ? Après tout, c’était bien pour cette raison qu’elle avait poussé la porte de la galerie. Sans même s’en rendre compte, il était bel et bien en train de lui simplifier la vie, en lui proposant de lui-même de la prendre en photo. Restait à voir si la jeune femme allait avoir le courage de saisir cette main tendue. « Je… Merci mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » répondit-elle finalement, le regard fuyant. Tami battait en retraite, encore une fois. Resserrant son écharpe autour de son cou, elle se détourna du photographe pour se diriger vers la porte, la tête légèrement baissée. C’était bien de la honte qu’elle ressentait, la brune. Honte de ne pas réussir à faire face à ses propres démons. Honte de les laisser encore une fois dicter sa vie. Elle valait mieux que ça. C’était ce qu’elle ne cessait de se répéter, chaque jour depuis qu’elle s’était réveillée. Et c’était ce qu’elle était en train de se dire quand elle posa la main sur la poignée. Elle resta immobile quelques secondes, avant de tourner lentement sur elle-même, la tête haute et le regard déterminée, cette fois. « En fait, je crois qu’il est enfin temps que je me lance. » Tami parcourut les mètres qui la séparaient du jeune homme d’un pas assuré. Bien plus assuré qu’elle ne l’était réellement. Parce qu’à mesure que la distance entre eux se réduisait, les doutes se faisaient de plus en plus présents. Face à lui, elle planta ses yeux dans les siens et tendit sa main droite sans trembler « Tami Saunders, enchantée. On m’a dit que vous pouviez m’aider. » Sa voix ne tremblait pas non plus, et ses paroles étaient directes. Peut-être trop, d’ailleurs, mais maintenant que sa décision était prise, elle se refusait à laisser ses émotions s’en mêler. Elle était comme ça, Tami, et c’était bien encore entourée de sa carapace protectrice qu’elle se présentait à lui. « Je préfère vous prévenir, je ne suis pas sûre que ce soit une réelle partie de plaisir, pour vous comme pour moi. » poursuivit-elle sans ciller, son regard toujours planté dans celui du jeune homme. Elle voulait que les choses soient claires, libre à lui ensuite de refuser. Et dans ses yeux, on pouvait lire une forme de défi. Comme si elle le défiait d’accepter, de regarder ses blessures en face sans ciller, de s’approcher de ses failles sans avoir le vertige. Elle n’était pas toujours facile à suivre, Tami, et les quelques minutes qui venaient de s’écouler pouvaient en donner un léger aperçu.
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Lun 6 Avr 2020 - 17:47 )
A travers son silence et ce regard fuyant qui, quelques secondes plus tôt, était plongé dans le sien plus sereinement, le peintre lit de l’hésitation. Un malaise difficile à dissimuler tant il crève les yeux. Il ne s’agissait pourtant que d’une proposition, mais à en voir sa réaction, ça ressemblait probablement à un couteau sous la gorge. A peine a-t-il le temps d’entrouvrir les lèvres, s’apprêtant à murmurer des mots rassurants afin de lui offrir une issue de secours, la visiteuse s’éloigne. A-t-il encore le temps de la dissuader de franchir la porte ? Lui souffler qu’il n’avait nullement l’intention de la heurter ? Ou alors a-t-elle décidé que son court séjour, entre ces murs, était définitivement terminé et qu’elle serait bien mieux loin de la galerie et de son propriétaire ? Déterminé, il réduit la distance d’un pas, avec pour objectif de l’interpeler, lorsqu’elle s’arrête face à la poignée pour refaire le chemin inverse. C’est avec un sourire amusé qu’il l’écoute se présenter. « Loris. Moi de même. » répond-il, sans se défaire de ses yeux, tandis qu’il serre sa main, la saluant plus officiellement. Son attitude est différente et cette assurance qu’elle lui crache au visage lui donne le courage de lui parler avec aisance, si bien qu’il ne la coupe pas dans sa lancée, lui laisse l’occasion d’exposer l’idée en tête, ce qu’elle fait sans en dire assez. Forcément, ça l’intrigue. « Pas une partie de plaisir, c’est à ce point ? Et pourquoi je ne prendrai pas de plaisir dans ce que je fais, hm ? » Quel est cette besogne si délicate qu’elle souhaite lui donner ? « Une chose est sûre, c’est que je suis votre homme. » Avec cet air défi, il ne peut se permettre de refuser. Surtout si ça concerne son domaine… ! Sauf la peinture. Même si ça lui manque, ça fait des années qu’il n’a pas touché un pinceau et il ne compte pas changer son fusil d’épaule. L’italien aime les challenges, les relever, se donner les moyens pour que ce ne soit pas un échec, surtout lorsque ça concerne les autres, et pas lui personnellement ; sa vie est un échec. « Alors, en quoi puis-je vous être utile Tami ? C’est à propos des shoots ? » Il a bien compris qu’il avait mis le doigt sur quelque chose de sensible et si c’est ça, alors il ne peut que lui proposer ses services. S’il a mis ça en place dans sa galerie, c’est justement pour que ça puisse servir aux gens en manque de confiance et le résultat, qui n’est malheureusement pas garanti, mais qui peut s’avérer gagnant, riche, le satisfait. Apercevoir une lueur différente dans les prunelles de ses clients, y lire un autre sentiment que la déception, la peine… Etre simplement la personne ayant pu leur tendre une main, ou saisir leurs appels à l’aide, comme c’est le cas maintenant. « Dans ce cas, il va falloir m’expliquer ce que vous attendez précisément de nos séances. Et pourquoi vous le faites. » Qu’il comprenne où il ira avec elle, l’attitude à adopter, même s’il a conscience que ce ne sera jamais sous contrôle.


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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Mer 15 Avr 2020 - 18:25 )
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C’est avec une poignée de main franche qu’il répondit à son salut et se présenta à son tour. Tami ne laissa pas longtemps sa main dans la sienne, la retirant vivement après quelques secondes à peine. La jeune femme n’était pas particulièrement friande des contacts physiques, d’autant plus quand ils concernaient un homme inconnu. Aussi charmant soit-il. Le dit Loris l’écouta parler sans se départir de son sourire. Elle l’avait intrigué. Peut-être était-ce son énigmatique allusion aux moments désagréables qu’ils risquaient de passer ensemble. Ou simplement la lueur de défi qui brillait dans ses yeux et transparaissait dans sa voix. Toujours est-il qu’il accepta en affirmant être son homme, selon ses propres dires. « Ça reste à voir, » répondit Tami dans un souffle, un nouveau sourire étirant se lèvres. Elle ne pouvait pas s’en empêcher, et défendait coûte que coûte cette barrière qu’elle dressait systématiquement entre le monde et elles. A chaque nouvelle rencontre. Rappelant incessamment qu’elle était loin d’accorder sa confiance au premier venu. Il n’y avait toutefois rien de mesquin ou de malveillant dans sa voix, simplement le rappel que l’affaire n’était pas gagnée d’avance.

Le photographe reprit alors la parole, tentant d’éclaircir la situation, de mieux comprendre ce qui avait mené ses pas jusqu’ici. Les réponses à ses questions, Tami y a longuement réfléchi. Mille fois au moins elle a tourné les phrases qu’elle souhaitait prononcer dans sa tête, jusqu’à trouver la formulation parfaite. Celle qui en dirait assez pour lui faire comprendre là où elle voulait en venir, sans toutefois en révéler plus que le strict nécessaire. Elle se pensait prête, mais il fallait croire que parler seule à son miroir est bien plus facile que de réitérer l’exercice face à une vraie personne. Rares étaient celles - car toutes étaient des femmes - à qui elle Tami avait confié son histoire. Elle n’aimait pas en parler, même si elle avait fini par comprendre à quel point cela pouvait être bénéfique parfois. Et surtout, elle n’aimait pas voir les regards sur elle changer, une fois qu’ils apprenaient la vérité. Elle refusait d’être réduite à ce qui lui était arrivé plusieurs années auparavant, et la meilleure façon qu’elle avait trouvé pour que cela n’arrive, c’était de garder le silence. La jeune femme prit alors une profonde inspiration, et planta son regard dans celui de Loris sans ciller. « Je voudrais que vous me preniez en photo. Jusqu’ici rien d’étonnant, et si vous n’avez pas usurpé votre identité, ça devrait être dans vos cordes. » On pouvait lire dans ses yeux une lueur de malice, et il n’était pas difficile de comprendre qu’il s’agissait là encore d’une manière de tenir tout signe de faiblesse à distance. « Là où ça se complique - pour vous, comme pour moi, comme je vous le disais - c’est qu’une large partie de mon dos est marquée par des cicatrices sur lesquelles beaucoup détournent le regard. C’est d’ailleurs pour ça que peu de personnes l’ont déjà vu. » Il était vrai que la Jamaïcaine s’avançait un peu quand elle affirmait que “beaucoup détournaient le regard”. En réalité, elle laissait rarement l’occasion de détourner le regard de quoi que ce soit puisqu’elle se montrait rarement dévêtue. « Quant à ce que j’attends de ces séances, j’ai bien peur de ne pas le savoir moi-même. Je crois que je le fais avant tout pour ne plus avoir à me cacher de moi-même. » Cette fois, Tami ne put s’empêcher de baisser le regard vers ses mains, serrées devant elle. « Est-ce que vous pouvez m’aider ? » finit-elle par demander d’une voix à peine audible. Car elle avait beau faire la fière, cela lui coûtait de demander l’aide d’un inconnu comme elle venait de le faire.
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Loris Veraci
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Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Dim 26 Avr 2020 - 18:37 )
Encore ce petit air de défi qu’il a l’impression de percevoir, mais cette fois-ci, c’est à travers ce sourire qui se dessine sur son visage. Quelle est la raison pour laquelle son interlocutrice le pense presque incapable d’aller jusqu’au bout des choses ? Ca pourrait en faire fuir plus d’un, mais lui, ça l’intrigue trop pour stopper la discussion. Silencieux, il l’invite donc à continuer, prêt à écouter attentivement la suite, à prendre tous les indices qu’elle voudra bien semer pour comprendre. Les bras croisés, il acquiesce d’un signe de tête, confirmant ainsi être en mesure de prendre des shoots. S’il manque de confiance dans certains domaines, ce n’est pas le cas de la photographie qui, après son arrêt définitif de la peinture, l’a sauvé. Il y consacrait déjà beaucoup de temps avant, mais s’est pleinement lancé lorsqu’il avait besoin de rebondir, de se relever, au moins un peu. Sans ça, il ne serait pas ce qu’il aurait fait de ses dix doigts. Lui est fait pour les jobs créatifs et indépendants et même si ce qu’il touche est irrégulier, il a cette chance de pouvoir en vivre. Ca l’aurait brisé de perdre cette liberté qu’il chérit tant.
A la précision suivante, il fronce les sourcils et, de nouveau, hoche la tête sans souffler un mot. Toutes les personnes qu’il a photographiées jusque-là avaient des complexes, parfois dû à quelques cicatrices, mais rien de très visible, si on n’y fait pas attention. D’ores et déjà, il sait que là, c’est différent, plus important. Il ignore à quel point, ni comment son dos est marqué, mais il sent au son de sa voix et à son discours, lorsqu’elle détaille la façon dont les gens l’observent, que ce n’est pas anodin. Ca ne l’est jamais. Néanmoins, il sent la particularité de la demande sans savoir réellement de quoi il en retour. Loris se tait un instant, laisse planer le silence pour chercher ses mots. Quelques lourdes secondes durant lesquelles il la scrute, elle, ses mains liées ensemble, ce qui le pousse à se reprendre bien vite afin qu’il n’y ait aucun malaise. « Je peux essayer. » Conscient que ces derniers mots peuvent être mal compris, il ajoute : « Je ne vais pas vous mentir. Après le premier shooting, certaines personnes ne reviennent jamais. Ils entrent avec leurs problèmes, et n’étant pas à l’aise avec tout ça, pas prêts, ressortent avec les mêmes. » Et peut-être que ce sera son cas… Ou peut-être qu’elle réitérera l’expérience. D’autant qu’il le sait très bien : la première fois n’a rien de très agréable. Ce n’est définitivement pas comme ça qu’il souhaitait commencer, mais c’est bien la première fois qu’il a en face de lui quelqu’un qui lui demande de l’aide comme s’il s’agissait de l’unique option pour se sentir mieux dans ses baskets. Alors ce n’est probablement pas comme ça qu’elle le ressent, ou peut-être que si, il l’ignore. Tout ce qu’il sait, c’est que sa détresse est palpable et il aimerait autant qu’elle ne soit pas déçue en ressortant d’ici. « Et puis il y en a d’autres qui reviennent, qui se prêtent au jeu et qui, au fil de nos rendez-vous, vont un peu mieux. » Ca fait effet. Ca aussi, il le sait, c’est d’ailleurs pour ça qu’il perdure dans son activité, qu’il propose toujours ses services : au bout du compte, sur dix personnes qui viennent à lui, il y en a dans le lot à qui c’est utile et rien que pour ça, il a bien l’intention de continuer. « C’est toujours l’objectif que je me fixe et ça le deviendra ici aussi si on travaille ensemble. » Habituellement, c’est simple : Loris a la parole facile, peut dérider les gens, mais d’emblée, c’est elle qui lui met une pression sur les épaules ; sont-elles assez solides pour elle ? C’est ce qu’elle se demande et la réponse, il ne l’a absolument pas tant tout ce qui se passe est vague. Mais il espère pouvoir être à la hauteur de ses attentes. « On peut commencer aujourd’hui. Y aller par étape. D’abord vous mettre face à l’appareil, et on se confrontera doucement à ce qui vous pose problème. Ca ne sert à rien de vous brusquer tout de suite. » Surtout qu’ils ne se connaissent pas et qu’il est convaincu que d’autres échanges entre eux seront nécessaires pour arriver à ce but. Et en même temps, elle est tellement différente de tout ce qu'il connaît déjà qu'il doute. « Ca vous tente ? » Avec toutes les difficultés rencontrées pour venir le trouver, lui dire toutes ces choses, il est évident qu’il aimerait qu’elle ne s’enfuit pas à toutes jambes. Loris lui adresse un sourire pour la mettre en confiance, mais au fond de lui, à cause d’un enjeu qui s’est installé sans en comprendre le comment, il sent la pression qui ne descend pas.


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Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Sam 2 Mai 2020 - 20:59 )
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Tami était une femme difficile d’accès. On ne pouvait pourtant pas dire d’elle qu’elle était timide - ce n’était d’ailleurs certainement pas ce qui ressortait de l’échange qui avait lieu entre elle et Loris Veraci. Au contraire, elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et savait se faire entendre. Simplement, les discussions profondes et intimes, ou bien les confidences sur son passé et ses sentiments se faisaient rares. Elle ne se dévoilait pas, préservant des frontières bien marquées entre elle et le monde extérieur. Alors qu’est-ce qui pouvait la pousser à parler de son plus grand complexe à cet inconnu ? Rien ne la retenait ici, elle pouvait quitter la galerie à tout moment. Et pourtant elle restait là, immobile et droite, son regard planté dans celui du jeune homme. Son instinct lui dictait de rester encore un peu, voire même de laisser une chance au photographe, ce qui pouvait être assez déroutant venant de ce qui, d’ordinaire, la tenait le plus possible éloignée des personnes de sexe opposé. Il y avait un je-ne-sais-quoi chez Loris Veraci qui la mettait en confiance. Une lueur dans le regard, ou peut-être simplement le fait qu’il avait l’air de l’avoir vraiment écoutée, et de la prendre au sérieux.

En l’entendant lui répondre sans aucune prétention ou suffisance dans la voix, Tami se détendit quelque peu. Elle l’écoutait attentivement, elle aussi, gravant chacun de ses mots dans son esprit. Elle savait que l’entreprise ne serait pas de tout repos, mais elle se connaissait bien, et maintenant qu’elle avait enfin franchi le cap, il y avait fort à parier qu’elle ferait tout son possible pour aller au bout de l’expérience. La masseuse était quelqu’un de déterminé, et une fois lancée, il fallait s’accrocher pour la faire dévier de sa trajectoire. Il lui avait certes fallu du temps - et beaucoup d’aller-retours - pour formuler sa demande auprès du photographe, mais maintenant que cela était fait, elle était bien décidée à ne pas lâcher l’affaire à la première difficulté. Quand Loris lui affirma que s’ils décidaient de travailler ensemble, son objectif serait que ces séances lui permettent d’aller mieux, Tami hocha subtilement la tête, et un léger sourire éclaira son visage. Cette fois, il ne recelait aucune malice ni lueur de défi, c’était un sourire sincère et doux, comme elle n’en offrait pas à n’importe qui.

Pour la deuxième fois en peu de temps, le photographe la prit de court en lui proposant de commencer dès aujourd’hui. Certes, il ne s’agissait pas de montrer son dos abîmé dès la première séance, mais plutôt de prendre ses marques, de tenter une première approche avec l’appareil et l’homme derrière. Tami sentit les battements de son coeur s’accélérer à l’idée de poser pour la première fois de sa vie, mais elle tenta de ne pas laisser paraître son émotion derrière des paroles assurées. « Et bien allons-y, c’est pour ça que je suis venue, après tout. » Cette apparente confiance en elle dissimulait une appréhension que Tami avait du mal à laisser de côté. Si elle devait utiliser une métaphore pour décrire la situation dans laquelle elle se trouvait, elle n’hésiterait pas longtemps avant de parler de sauter dans le vide sans parachute, et elle espérait sincèrement que quelqu’un - Loris peut-être - avait pensé à disposer un matelas moelleux pour amortir sa chute, puisqu'elle n’était pas certaine de l’avoir elle-même fait.

Alors qu’elle suivait le photographe, la Jamaïcaine ne souhaita pas laisser un trop grand silence s’installer. Elle qui avait pourtant horreur de discuter de la pluie et du beau temps craignait que ses doutes et ses appréhensions finissent par lui faire rebrousser chemin si elle leur laissait trop de place dans son esprit. « Vous faites ça depuis longtemps ? » Tami espérait que détourner la conversation sur le photographe lui laisse l’opportunité de penser à autre chose qu’à ce qui allait suivre, aujourd’hui ou dans les prochaines semaines. « Les séances photos version cour des miracles, je veux dire. » La dérision n’aura finalement pas été longtemps absente de leur conversation. Arrivée à l’entrée de la pièce où elle supposait que les séances photo avaient lieu, Tami eut un moment d’arrêt. Elle prit alors le temps d’observer cet environnement qu’elle ne connaissait pas ; les différents objectifs alignés les uns à côté des autres sur une table un peu plus loin, les réflecteurs de lumière, le trépied de l’appareil photo qui trônait au milieu de l’espace. Elle était comme ça, Tami, elle ne fonçait jamais tête baissée, elle avait besoin d’analyser la situation avant de décider s’il était suffisamment sécurisé de se lancer. Après ce repérage minutieux, la jeune femme inspira profondément puis se tourna vers Loris. « Ok, qu’est-ce que je suis censée faire maintenant ? Et je vous préviens, je garde mes vêtements. » Difficile, cette fois, de savoir si Tami était sérieuse ou si cette dernière phrase était surtout un trait d’humour. Peut-être était-ce les deux à la fois en réalité.
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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le Sam 20 Juin 2020 - 21:37 )
Les craintes de ses clients, il les entend, arrive à les comprendre également. Ils s’improvisent mannequin amateur le temps de quelques séances, se confrontent à des douleurs qui lui sont inconnues ; il ignore comment de tels complexes sont nés, si le manque de confiance est ancré depuis toujours, ou si c’est un événement. Lui n’est pas là pour juger, juste là pour aider et s’ils veulent, leur prêter une oreille attentive. C’est étrange de se sentir utile, patient pour des étrangers, quand dans sa vie de couple, il n’est rien de tout ça. Ca fait bien longtemps qu’il a perdu le fil, alors, il se raccroche comme il peut aux points positifs que lui offre sa vie professionnelle. Des rencontres, des histoires différentes, des échanges, parfois difficiles. C’est toute la beauté de son métier qui n’est pourtant pas une vocation. La photographie lui aura permis de survivre, elle participe aux frais qu’engendre cet endroit auquel il tient et surtout, lui permet d’être actif, tout en n’étant pas si éloigné de sa passion première. Même si ça provoque un pincement au cœur de suivre et d’exposer ces jeunes peintres, garder un pied dedans lui est primordial.
Sans attendre plus longtemps, conscient qu’elle pourrait vouloir faire machine arrière, Loris ne pose aucune question, s’avance vers la porte pour tourner la pancarte, de sorte à ce qu’aucune personne n’entre à l’intérieur tant qu’il est occupé, puis prend la direction de la pièce qui lui sert de studio photo. A sa question, il pose son attention sur elle quelques secondes, avant d’ouvrir la porte qu’il laisse en grand le temps qu’elle pénètre à l’intérieur. « Version des miracles, je sais pas, mais… » Il secoue la tête. « Non. » Quand il songe à cette idée, au commencement de sa mise en place, il pense forcément aux photos prises d’une amie, juste pour la mettre face à son image. Ce n’était pas supposé partir aussi loin, mais aujourd’hui, il en est fier. « Deux ans, pas plus. C’est récent. C’est parti d’une amie qui était mal à l’aise face aux regards des gens. Elle m’a demandé de la rendre belle. » confie-t-il, dans un sourire. « Ce n’était pas bien compliqué, mais pour elle, si. Quand tu as une image négative de ce que tu es, c’est… pas évident de t’aimer. Ca prend du temps. » Il le sait très bien, puisque c’est ce qu’il ressent au quotidien, mais ça n’a rien de physique. Son problème vient d’un ailleurs qu’il n’a jamais compris.
Silencieux, l’italien lui laisse le temps d’observer autour d’elle, de prendre un temps pour visualiser la pièce dans laquelle ils vont travailler. « Ca c’est dommage. » répond Loris, faussement sérieux. « Je m’attendais tellement à ce que vous vous mettiez à l’aise. » Il penche la tête sur le côté, arbore un sourire afin de lui montrer qu’il plaisante, espère qu’elle l’ait compris, puis lui fait signe de retirer son manteau en mimant le geste. « Juste ça, ça ira. Vous pouvez le poser sur la chaise. » Loris débute les réglages afin qu’il y ait une bonne lumière dans la pièce et conscient que tout devient plus sérieux, ne reste volontairement pas uniquement concentré sur ce qu’il fait, mais également sur sa cliente qu’il aiguille. « Vous allez vous mettre près de la toile de fond et nous allons pouvoir commencer par quelques prises, sans pression. Il faudra juste m’écouter. Moi, uniquement moi, pas cette petite voix dans votre tête qui paralyse. » dit-il, en s’approchant d’elle, les lèvres pincées. « Juste… » De ses doigts, il saisit ses mèches qui tombent un peu trop près de ses yeux pour les dégager doucement, avant de tirer un tabouret blanc près de la toile et sans un mot, de reprendre sa place derrière son appareil photo. « Installez-vous dessus. Je vais vous guider pour la première pose, mais sentez-vous libre de faire selon vos envies. Rappelez-vous, je ne juge pas. » précise l’italien, en retirant enfin le cache de l’appareil. « Posez une main sur votre genou, ou sur la tabouret, remonter l’autre sur votre cou, regardez-moi, et souriez, un peu au moins. » la guide-t-il, le regard fixé sur le petit écran. « Vous êtes magnifique Tami. Détendez-vous. Ca va bien se passer. » Et il le pense, sincèrement.


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Sujet: Re: Loris & Tami - Somebody told me that you can help me ( le )
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