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- Ishbel | There is a light and it never goes out -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Cisco TejeiroToujours frais après un litre de café
Cisco Tejeiro
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Sujet: Ishbel | There is a light and it never goes out ( le Lun 9 Mar 2020 - 10:04 )




Well I've been running from the ashes we left. Forgiveness speaks for itself but how can I forget when there's a stain on it all ? But what if I need you in my darkest hour ? What if it turns out there is no other? We had it all. If this is our time now, we would see a sign.
 

Clope entre les lippes, le blond se visse à la fenêtre et se perd dans la contemplation des artères du quartier. Absent, il est ailleurs le type, entre la taule et le passé. Entre le présent et l’avenir incertain. Il s’est fait plein de belles promesses en taule : celle de se tenir mieux, de se rabibocher avec ses deux sœurs, de filer droit, d’être un bon frère, un bon fils, un meilleur homme. Jusqu’ici, il n’a fait pas d’écart, si on oublie le rail de coke qu’il s’est reniflé dans sa cellule. Si on oublie cet écart et l’envie de recommencer qui lui mort les entrailles. L’envie de récidiver qui lui ronge la cervelle. Un petit rail de rien du tout mais l’ex-taulard serre du bout des doigts sa sèche comme un marin se retiendrait à la coque de son navire qui flanche. Naufrage imminent. La sonnerie de son téléphone le sort de son spleen et son oreille reconnait la sonnerie de sa très chère sœur : la musique de l’exorciste. Parce que ça le fait marrer. Parce qu’Ishbel, quand elle s’énerve, elle a des allures de possédée. Se calant contre le mur, Cisco fourre son téléphone contre son oreille. « Qu’me vaut l’plaisir de cet appel, Cd rayé ? » La voix est mutine mais cache un plaisir dissimulé. Trop rare que sa sœur vienne vers lui, c’est toujours lui qui tapine pour un peu d’attention. En retour, du silence. « Cd rayé ? » Rien de l’autre côté jusqu’au bruit assourdissant qui lui fait décoller l’oreille de l’haut parleur quelque secondes. Wtf ?! Puis un autre bruit sourd accompagné cette fois-ci par un cri de rage, de fureur qui trouve en écho un gémissement de douleur et il reconnait. Il le reconnait le son de la voix de sa sœur, même emprunté de douleur comme là. A cet instant fatidique. Son cœur fait un bond puis se serre. Putain de merde qu’il déteste ce son. Putain qu’il serait capable de le buter le connard qui ose le lui arracher, ce son. « ISHBEL ?!!!! » Il se déchire les cordes vocales et déjà la sèche tombe quelque étages plus bas alors que le blond attrape son manteau, sa canne et dégage vers la porte. Y’a des bruits de verres qui s’éclatent, des mots gueulés avec violence d’une voix d’homme qu’il reconnaît. Ce fils de pute de Sergio. Il pige pas un mot de ce qu’il beugle, le trouduc mais il n’aime pas du tout le ton qu’il emprunte pour causer à sa sœur. Y’a ses mains qui ont envie de s’enrouler autour de son cou, de lui passer l’envie de descendre sa sœur ainsi. « P’tin, j’te ferai la peau Sergio » Promesse de Rioli. Parole de Tejeiro. Un bruit de porte qui se claque le fait sursauter puis, c’est la dégringolade, puis c’est son cœur qui se fissure. A l’autre bout du fil, c’est les sanglots de sa sœur qui s’élèvent et Cisco voudrait se téléporter, apparaître à ses côtés. Là. Tout de suite. Maintenant. « J’arrive, Ish’ ! J’arrive bordel d’merde ! » Il cale ses écouteurs et enfile son casque avant de grimper sur sa moto. Le frérot sait pas bien si elle l’entend, Ishbel mais il continue de lui parler dans l’oreillette, juste pour lui rappeler qu’il est là, qu’il arrive et qu’elle n’est pas seule. Elle ne le sera plus jamais. Promesse de Rioli. Parole de Tejeiro.

Ishbel n’a jamais aimé qu’il se fasse des doubles de clé de sa villa mais aujourd’hui, il a bien eu raison le couillon d’en avoir jamais rien à faire de ce que dit sa sœur. Ses doigts, fébriles, enclenchent la clé alors qu’il fonce à l’intérieur comme un fou furieux. Ses baskets crissent sous les débris qui jonchent le sol mais ses yeux ne cherchent qu’une chose. « Ishbel ?! » Il la cherche avec ce désespoir dans le fond de la gorge, prêt à dégueuler son cœur. « Ishbel, putain, t’es où ?!! » Et il finit par la trouver, au sol, recroquevillée comme un fœtus avorté. Et ça lui fait de la peine, putain. Et ça lui fend le cœur, bordel. Il a envie de chialer, le frérot, il redevient gamin pendant ce laps de temps mais se ressaisit rapidement. Ishbel n'a pas besoin d'un gamin pleurnichard. « Ishbel, chaton … » Ses genoux tombent à terre à côté d’elle. Il sait même pas, Cisco, d’où il sort ce surnom. Chaton. Y’a jamais eu de mots tendres comme ça entre eux. Que des insultes mais il sait pas, ça sort comme ça de sa bouche. « C’moi. C’Cisco » Qu’il prévient avant de poser ses mains sur ses épaules, pour la tourner vers lui, pour qu’elle le voit. « C’moi » Il tente de lui faire un sourire rassurant alors que tout ce dont il a envie c’est hurler de rage. De tristesse. De vengeance. Ca bouillonne en lui mais Ishbel passe en premier. Elle passera toujours en premier même s’il le montre vraiment mal. Même si ces actions le traduisent mal. « J’suis là » Ses doigts glissent sur son visage, ramènent ses cheveux derrières ses oreilles et il visualise, le blond, les dégâts sur sa peau. Les ravages dont Ishbel vient de faire les frais. Sa gorge se serre, manque de le faire étouffer. « J’vais m’occuper d’toi, j’suis là » Même si elle veut pas de lui, même si. Doucement, ses mains maladroites l'amène contre lui, aussi doucement qu'il le peut.

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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ishbel Tejeiro
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Sujet: Re: Ishbel | There is a light and it never goes out ( le Sam 14 Mar 2020 - 19:24 )
“Sergio… S’il te plaît, écoute-moi…” L’homme regardait par la baie vitrée, contemplait le jardin qui commençait à se plonger dans l’obscurité. “Toi et moi… Il n’y a plus de nous.” Ishbel avait pris son courage à deux mains après avoir fumé plusieurs joints. Et puis, elle avait remarqué que la douleur était moins intense quand elle était high. “Tu n’as pas partagé notre lit depuis des mois maintenant, la dernière fois… Tu m’as même.” Elle s’arrêta, ne voulant pas se souvenir des douleurs qui avaient suivis ce rapport forcé. “On mérite d’être heureux, ce n’est pas ensemble qu’on le sera…” Ses yeux brûlaient à cause des larmes qu’elle se retenait de verser. Elle avait envie de pleurer oui. Car elle réalisait que cette discussion mettait fin à cette vie chimérique qui lui avait semblé pendant tout ce temps nécessaire. “Toi et moi, on a partagé tant de choses. Et malgré tout ce qui s'est passé récemment... Je continuerais de chérir les moments qu'on a eu ensemble.” Ishbel s’approcha et posa sa main sur les omoplates de son mari : “Mais… Il est temps que cela cesse.”

Le silence s’installa. Elle ne dit plus rien pour ne pas le briser. En voyant aucune réaction de la part de Sergio, elle se pensait à l’abri. Qu’il avait compris, qu’il saluerait cet effort même. Comme elle se trompait encore et toujours sur son compte.

C’est avec une rage nouvelle qu’il se retourna et la fusilla du regard avant de l’attraper par les cheveux pour envoyer sa tête violemment percuter la fenêtre. Ishbel se saisit de son courage pour ramper et s’éloigner de lui avant de prendre rapidement appuie sur un meuble et se mettre sur ses jambes. Elle attrapa son téléphone et resta appuyée sur le numéro un. Celui de son frère. Parce qu’en cet instant : elle ne savait pas si elle allait survivre aux coups de son mari. Si une personne pouvait la sauver, c’était bien ce connard qui avait passé ces derniers mois en prison à inquiéter au possible sa famille. Le temps de contacter son frère fut suffisant pour que son époux rattrape le peu de distance qu’elle avait réussis à mettre entre eux.

“JAMAIS JE NE TE LAISSERAIS À UN AUTRE !” Hurla-t-il avant d’abattre son poing contre son visage. “Je sais que je ne suis pas Helmut ! Mais je suis mieux que lui ! Jamais il ne t’a aimé comme moi je l’ai fait !” Et les coups continuaient, Ishbel se protégeait le visage tant bien que mal : elle ne voulait plus avoir des marques visibles. "Tu sais où tu peux te les mettre tes souvenirs à la con ?! Espèce de salope !"Sergio perdit l’équilibre sous l’effet de la rage et la trentenaire en profita pour s’échapper en faisant tomber au passage le vase de leur mariage : “Vas-y ! Détruit toute notre vie ! Détruit notre mariage !” Ishbel pouvait l’entendre continuer de jurer dans sa barbe alors qu’il tentait de la rattraper dans cette grande maison. “Tu t’en es chargé en me trompant encore et encore ! Cela fait des années que tu me délaisses : il ne faut pas t’étonner que j’ai envie de te quitter !” Des mots qui sortent de sa bouche sans qu’elle réalise bien que cela provient bel et bien d’elle. Réussissant à lui asséner quelques derniers coups, il cracha sur elle : “Les voilà tes papiers signés !” Il s’était éclipsé sans qu’Ishbel se rende compte tant sa tête bourdonnait et tout tournait autour d’elle. Elle sentit le froid des feuilles sur ses mains alors qu’elle était allongée à même le sol. En larmes. Son corps, malmené par les sanglots la faisait souffrir à chaque inspiration, mais elle s’en moquait. Ishbel voulait disparaître. Elle ne voulait plus être en vie. Elle était prête à tout pour que la douleur cesse.

De longues minutes s’écoulent et la porte se rouvre. La voix de Cisco envahit la maison devenue maintenant silencieuse. Elle entendant les restes du vase craqués sous les chaussures de son frère qui est venu. Ce con. Ce frère pour qui elle a tout sacrifié. Un reproche que Sergio lui balançait constamment à la gueule, mais qu’elle ne regretterait jamais. Parce que sa famille, c’était ce qui lui restait et elle ne laisserait jamais rien leur arriver. Continuant de pleurer malgré la fatigue, elle sent les mains de Cisco se faire douce et sa voix faible trahit les émotions de son cadet. Il utilise même un surnom qu’il n’avait jamais prononcé. Elle tourna son visage vers lui et ses larmes redoublèrent alors qu’elle hissa ses bras autour de lui. Elle était l’aînée, mais Ishbel n’avait pas la force de l’être en cet instant. Il était dans un bien piètre état le chef de famille.

“Il a signé les papiers…” Dit-elle finalement entre deux sanglots en plongeant sa tête dans le t-shirt de son frère. “J’ai… Il a accepté… Il a accepté le divorce.” Pourquoi cela lui faisait mal ? pourquoi il n’y avait pas une once de soulagement dans son cœur ? Pourquoi elle se sentait coupable d’avoir brisé ces liens sacrés qui ne voulaient plus rien dire entre eux ? “Cisco…” Un râle, une plainte qui sort de sa bouche alors qu’elle serre le tissu jusqu’à en griffer la peau de son dos : “Je… Je m’en veux… C’était une mauvaise idée… Il est tout ce que je connais… Il …” Elle ne peut pas continuer. Les sanglots l'empêchent de poursuivre.


Lies
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Sujet: Re: Ishbel | There is a light and it never goes out ( le Dim 29 Mar 2020 - 12:31 )




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L’aura des barreaux lui plante encore le corps, l’esprit. Une liberté retrouvée et pourtant tout lui est étrange, jusqu’aux sensations de sa propre vie. C’est comme se réveiller d’un cauchemar poisseux. Tout est léger. Parfois tout est lourd. Comme aujourd’hui. Jour fardeau. Jour bleu ecchymose. Dans le creux de ses bras, l’agonie de sa sœur s’élève, lui percute la gueule comme un poids-lourd lancé à toute vitesse, comme ceux qu’il conduit, lancé à plein régime sur le goudron. Lui, son cœur, se râpe contre un goudron jonché de verre brisé et sûrement qu’il y a des morceaux du cœur d’Ishbel dans les débris. Des tessons qui se plantent dans son esprit embourbé dont s’échappe une rage sourde qui lui mord la chair, qui scellent les jointures de ses phalanges galvanisées d’une rancœur vieille qui se réveille. Il a jamais aimé le mari d’Ishbel, jamais. Peut-être bien qu’il n’aimera jamais aucun mec qui tourne autour de ses sœurs. Peut-être aussi qu’il avait eu raison. Y’a qu’un connard pour en reconnaître un autre, pas vrai ? Le cadet se confronte à ses limites, aux prisons de sa personnalité. Jamais été fait pour le réconfort et la douceur, ça a toujours été la spécialité d’Ishbel, de Beatriz. Lui, il excelle dans la rage sournoise. Dans les coups pour malmener tous les gueux qui s’en prendraient de près ou de loin aux femmes de sa vie. La violence, c’est son domaine, Cisco et ce n’est pas ce dont sa sœur a besoin. Il sait même pas ce qu’elle a besoin et qu’il pourrait avoir : p’être rien. Salement t tristement rien. A se demander pourquoi c'est lui qu'elle a appelé. Sa gorge se serre encore plus quand le visage tuméfié de son aînée se tourne vers lui, que dans ses yeux, il n’y lit que de la douleur. Cette salope perfide dont il voudrait la délester, lui ôter quitte à la prendre sur lui, en lui. Il en a déjà une bonne dose alors une de plus, cela ne changera rien. A ses larmes se mêlent le sang qui orne son visage, de son pouce, le blond les essuie aussi doucement que ses mains remplies de haine le peuvent. Cisco la laisse s’emmitoufler dans son t-shirt, s’y cacher sûrement. Qu’elle se cache donc, il se fera grotte infranchissable où elle pourra se mettre à l’ombre, à l’abri. Il ne laissera personne y entrer dans ce refuge, pas tant qu’il est là. Les paupières se ferment un instant alors que les infos montent à son crâne, le griffe. Le divorce. C’était donc ça dont il était question. Pourquoi l’autre trouduc avait pété un plomb ? « Bon débarras. T’seras bien mieux sans lui » Et c’est sûrement pas ce dont elle a envie d’entendre mais c’est vrai. C’est la vérité vraie. Il ne fait que lui faire du mal, ce pauvre type. La voix de sa sœur le rappelle à l’ordre, le sort de son océan de colère et le ramène à elle. Les syllabes de son blaze qui s’enfuient de sa bouche, de cette voix en supplication, les mains de sa sœur qui s’agrippent à lui. Si fort, tellement fort qu’il en sent ses ongles se planter dans sa peau. Cisco dit rien, accuse le coup avant de passer un bras sous ses jambes, l’autre sous son cou. « Ouais, j’suis là, j’suis là » Il se relève, la porte contre lui pour l’emmener vers le canapé du salon tout en la berçant. « Arrête d’dire d’la merde, Ish’ » Le ton est doux malgré les mots usés, car c’est là, le seul dialecte que le frérot connaît. Ses bras la déposent sur le canapé, ramène un coussin sous sa nuque pour qu’elle soit à l’aise. « T’as pas à t’en vouloir, ok ? T’as rien fait d’mal, putain ! » Il s’agenouille à côté d’elle à même le sol, sa main s’enroulant autour de la sienne. « C’était la meilleure chose à faire, Ish’ ! L’laisse pas t’faire croire le contraire. T’pouvais pas continuer comme ça » Son autre main se plante sur son menton, la force à le regarder dans les yeux. « Tu connaitras autre chose, Ish. T’as toute la vie devant toi et t’es une femme exceptionnelle ! Personne n’doit te donner tout autre impression, t’pige ?! J’voudrais que t’te vois comme moi j’te vois. Une grosse chieuse qui m’a jamais autant cassé les couilles mais une femme digne, courageuse et qui n’recule devant rien. Pas même d’vant le p’tit con que j’suis »  Cisco hôche la tête, fervent croyant dans tous ces mots érigés, dictés avec une assurance sans pareille. « T’mérite mieux qu’lui. T’as toujours mérité mieux qu’lui, Ish’ » Comme elle a toujours mérité mieux en terme d’petit frère, que lui ne rattrape même pas le coche. « Tu te tiens tranquille ? J’appelle une ambulance » Ses rotules craquent alors qu’il se relève déjà prêt à argumenter, il connaît la bestiole. « C’pas négociable, m’les casse pas »

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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Ishbel | There is a light and it never goes out ( le Sam 4 Avr 2020 - 14:02 )
Allongée à même le sol de cette maison qui n’avait pas connu depuis longtemps un moment heureux, Ishbel avait envie de mourir. Sincèrement. C’était ce qu’elle désirait. Voilà cependant que Cisco arrivait avec sa démarche mal assurée. Il utilisait des termes qui ne lui ressemblaient pas, qui lui étaient étrangers. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Pensa-t-elle. Incapable de formuler ses pensées, elle laissa cette réflexion mourir dans un coin de son esprit plutôt que d’articuler quelque chose. Elle n’était pas encore capable de parler. Elle tentait, elle essayait, mais les bourdonnements dans son esprit la rendaient sourde à toute autre chose. Elle trouva la force de s’accrocher au connard qui avait enfin répondu présent : tirant sur son haut désespérément, comme si sa vie en dépendait. Au fond, n’était-ce pas le cas ? Car il ne lui faudrait pas grand chose à Ishbel pour se foutre en l’air. Elle serait enfin en paix, elle n’aurait plus à être confronté à la mort ou la souffrance. Que ses jours et ses nuits seraient doux si elle ne respirait plus. Traîner cette carcasse amochée était épuisant. Prétendre encore plus. La brune ne rate pas l’occasion de se réfugier dans le t-shirt de celui qui a répondu présent. Cacher son visage, ne plus montrer ses plaies, ses marques qui font d’elle une femme battue et non aimée. À croire qu’elle n’est pas destinée à être heureuse. Elle n’aurait pas du probablement croire que comme tous les autres, elle pouvait avoir une vie normale. Pourquoi cela serait le cas ? Quand votre vie a été entachée par le sang dès votre enfance : qu’il y avait-il d’autres à faire que de se cacher ? Sa salive passait difficilement dans sa gorge, pourtant, elle continuait de faire ce geste douloureux. Elle n’était plus à ça prêt. Ses sanglots ravageaient son visage sans qu’elle ne puisse les contrôler. Elle était à bout Ishbel. Elle était au bout du gouffre et il ne suffirait que d’une petite brise pour qu’elle tombe dans l’abysse de son spleen : pour qu’elle cède enfin au désir de mourir. Elle avait passé tant d’années à refouler ces désirs morbides qu’il était peut-être temps de les embrasser, d’accepter celle qu’elle était réellement : un cadavre ambulant qui retardait une mort prématurée inévitable.

Les mots de Cisco ne mettent pas du baume sur son cœur. Bon débarras. N’avait-il pas conscience qu’il avait été la seule chose constante dans sa vie ? Ishbel avait été mariée avec lui depuis si longtemps : que même s’ils ne partageaient plus leur quotidien, il était un fil argenté dans sa vie. Sergio avait toujours été là. Quand Cisco ne l’était pas. Oui, il avait été maladroit ces derniers mois pour lui montrer son amour et ses infidélités blessaient encore aujourd’hui psychologiquement Ishbel qui s’était convaincue qu’elle n’était pas à la hauteur. Mais tout de même. Sur le papier, ils étaient ensemble et cela devait compter pour quelque chose. Pour quoi ? Elle ne le savait pas. Il était maintenant trop tard pour le savoir de toute façon.

Quand Cisco la porte jusqu’au canapé, elle ne rechigne pas et se laisse faire en continuant de pleurer tout en serrant les dents. Poupée de chiffon qu’on trimballe, qu’on malmène, elle n’était plus que ça. C’est à peine si la graisse recouvrait ses os alors. Il tente de la raisonner, de lui dire que ce n’était pas de sa faute, mais cela ne faisait pas écho dans son cœur. Elle se sentait coupable. De tout. Alors qu’elle ne l’était pas. C’était lui le fautif. Pourtant, comme beaucoup de femmes dans sa condition, c’est elle qui se remettait en cause. Installée dans un endroit bien trop confortable pour son corps, son regard vide s’agrippa à celui de Cisco. Il continuait de perdre son souffle pour lui dire des choses vaines. Elle n’était rien de tout ça. Il ne disait ça que pour lui remonter le moral et cela était un échec. Sa mine impassible traduisait son état d’âme. Ishbel n’était déjà plus vraiment là.

“Ta gueule.” Arriva-t-elle à articuler. “Sérieusement… Si c’est pour des dires… Des conneries : casses-toi.” Son ton se voulait sec, mais il n’était que faible. Un murmure presque. Pourtant, quand il parle de l’ambulance : elle se redresse comme piquer à vif. “Tu appelles une ambulance… Et j’me tue.” Son regard se fit noir, plus intense. “Ne mets pas en doute… Mon envie d’en finir.” Elle était sérieuse. Bien trop. “Vas-y. Teste… Appelle-les.” Ishbel le mettait au défi : qu’il donne une raison de mettre fin à tout ça. “Pose ce téléphone…"


Lies
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Sujet: Re: Ishbel | There is a light and it never goes out ( le )
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