Revenir en haut
Aller en bas

Le deal à ne pas rater :
Nike : 30% de remise supplémentaire sur les articles déjà en ...
Voir le deal
Le deal à ne pas rater :
Sélection d’ebooks gratuits en français proposée par La Fnac
Voir le deal

 

- [-18ns] Buon appetito ft. Constello -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
Salvatore ValentinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Salvatore Valentino
Faceclaim : Gerard Butler - Anarya
Messages : 82 - Points : 212
[-18ns] Buon appetito ft. Constello CaEc
Âge : 48ans
Métier : Acteur
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Lun 16 Mar 2020 - 13:59 )
Je rangeais mon téléphone en soupirant. J'étais irrécupérable, complètement accro ce mec. Je me faissais de la peine par moment, d'être aussi désespément et irrémédiablement fou de ce mec. Et lui... lui je ne savais pas et je ne préférais pas y penser. J'avais un peu trop peur de la réponse. Il était dans ma vie, dans mon lit et c'était tout ce qui comptait.

Mais je me désespérais.... je me détestais de ressentir ces petits papillons dans le ventre quand il me sortait tout ces si jolis compliments. On aurait dit une adolescente rougissant de son premier flirt. Ce n'était même pas du flirt entre nous. On se chauffait et rien de plus. C'était juste ça entre nous, du sexe et de l'amitié. Et ça me suffisait. Je n'aurais rien de plus de toute façon.

Je me retournais, me couchant dans mon lit. Demain soir je ne serais pas seul dedans. Je souris légèrement, me concentrant sur cette idée. Demain soir je passerais la nuit avec lui et rien de plus ne comptait là tout de suite.

Je trouvais de quoi m'activer toute la journée du lendemain. J'étais parti courir de bon matin, passant par ma petite plage privée pour aller dormir au bord de l'eau. J'essayais de l'éviter, cette fan complètement dérangée qui me suivit depuis des jours, guettant le moindre de mes faits et gestes et se jetant sur moi pour me déclarer son amour éternel à la moindre occasion. J'en venais à me demander si je n'allais pas engager quelqu'un pour assurer ma protection.

J'allais courir pendant une bonne heure avec Leïa avant de rentrer chez moi. Je continuais le reste de ma journée ordinaire, préparatif du déjeuner, manger, quelques courses puis je rentrais pour me mettre aux fourneaux. Une journée normale, bien loin des strass et des paillettes qu'on imaginait pour la vie d'une star.

J'avais esquissé un léger sourire en recevant un sms de sa part dans l'après midi. Il était bien arrivé et il était en route. Encore quelques heures et il sera chez moi, à ma table, ou plutôt dans mon lit avant toute chose.

J'avais passé ma journée de la veille à chercher des recettes pas trop compliquées de plat vegan pour monsieur je ne voulais plus manger de petit être autrefois vivant et qui avait été sacrifié pour notre bien être gustatif. Il était chiant. Ca allait que c'était bien parce que c'était lui que je me faisais chier comme ça en cuisine. Et j'y passais un moment d'ailleurs à me faire chier à couper tout les différents putains de légumes qu'il fallait. Heureusement j'avais MC Hammer pour m'aider à me changer les idées. Et heureusement que ma maison était suffisament isolée pour que personne ne me voit me trémousser les fesses à l'air sous mon tablier.

- Toudoudou... u can't touch this!

Petit tour sur moi même suivi d'un déhanché montrant de la main ma hanche gauche. Enchainement ensuite de petits pas rapides avec autant de classe que dans le clip.

Je venais de faire un joli petit glissé avec mon plat jusqu'au four quand ma sonnette d'entrée retentit. La folle était bloquée au portail, il n'y avait que peu de personnes à pouvoir le franchir, dont mon invité de ce soir.

Je coupais la musique avant d'aller ouvrir avec un sourire. Je portais toujours mon tablier et uniquement ce dernier, de quoi annoncer le programme pour la soirée.

- Buona sera mia cara.

Je l'attrapais par son haut avant de l'attirer dans mon entrée, claquant la porte derrière lui. Je le plaquais contre le mur avant de l'embrasser avec envie. Il m'avait trop chauffé et trop fait attendre. J'avais branché le minuteur du four, aucun risque que le dîner crame, alors son cul j'allais m'en occuper.


Dernière édition par Salvatore Valentino le Mar 17 Mar 2020 - 12:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
En ligne
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 17.01.2020
Messages : 4641 - Points : 2019
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Lun 16 Mar 2020 - 15:25 )
J’avais beau avoir beaucoup de respect pour Kalisha : je n’avais qu’une seule envie après avoir envoyé Dulce faire ses besoins dans la cour et avoir pris une petite marche, foncer en direction directe vers la maison de Torres. Je voulais qu’elle cesse de parler et de me faire la leçon sur les précautions que je devais prendre et blablabla. Ce n’était pas de ça que j’avais besoin ce soir et je n’avais pas la tête à cette discussion.

La fatigue émotionnelle de la fin du tournage n’allait pas de paire avec l’énergie qui traversait mon corps. Précaution ? Mon cul ! (sans mauvais jeu de mot promis). Je savais que les bras qui m’attendaient n’allaient pas ébruiter la nature de notre relation. Ils étaient un endroit confortable dans lesquels je pouvais aller me blottir depuis déjà longtemps, près de vingt ans pour être précis. Un endroit calme qui normalement savait faire taire ma tempête intérieure mais qui, là, la ranimait avec une force qui n’avait même pas d’égalité. C’était sans doute parce que je m’étais privé pendant le tournage de ces contacts humains, de cette tendresse presque violente et ce besoin viscéral de caresses dont j’étais affamé. Ma sortie du placard n’avait qu’exacerber mon besoin de combler ce vide dans ma vie qu’avait représenté mon mariage (même si mes infidélités – trop – fréquentes en avaient comblé une partie).

Oui, Kalisha était probablement l’ange posé sur mon épaule qui avait raison sur l’acceptabilité des textos que j’avais envoyé. Mais le monstre qui vivait en moi qui avait faim de tendresse et de sexualité n’était pas capable de le voir. À peine l’avais-je mis à la porte que je ramassais le sac de course, pour filer à six portails du mien vers le 7 via Posillipo. La course avait été trois fois rien mais comme un adolescent qui découvrait ses premiers émois, j’avais hâte de me retrouver dans ses bras. C’était le petit diable qui avait pris les rennes et je n’avais aucun doute. Un an plus tôt, il fallait que j’aie bu pour pouvoir m’abandonner de cette façon dans les bras d’un homme, pour que j’admette celui que j’étais réellement au fond. La coupe de champagne bue à midi n’était pas suffisante pour justifier cette envie irrépressible que j’avais et qui tambourinait dans mon ventre quand mon doigt s’appuya sur la sonnette.

Le portail ouvert, je fonçais vers la porte pour le découvrir derrière la porte dans son plus simple appareil, le plus essentiel caché par un tablier. Je me mordis doucement la lèvre inférieure devant le simple portrait qui se trouvait devant moi. Un bonsoir rapidement échangé se traduit assez rapidement par le claquement de la porte derrière moi alors que j’entrais « Bonsoir mon ange… Tu es ravissant… » grondais-je entre deux baisers avides. Instinctivement, mes mains glissèrent sur ses fesses. Mais il était nu sous le tablier. Et j’étais définitivement beaucoup trop vêtu à mon goût.




   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Salvatore ValentinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Salvatore Valentino
Faceclaim : Gerard Butler - Anarya
Messages : 82 - Points : 212
[-18ns] Buon appetito ft. Constello CaEc
Âge : 48ans
Métier : Acteur
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Mar 17 Mar 2020 - 12:54 )
« Bonsoir mon ange… Tu es ravissant… »

C'était un peu l'effet que j'avais espéré. Je souriais, ne le laissant que brièvement parler ou reprendre son souffle entre deux baisers. Je l'embrassais avec avidité, mon corps pressé contre le sien. Mon magnifique tablier "c'est moi le chef" était complètement déformé par mon envie.

Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
En ligne
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 17.01.2020
Messages : 4641 - Points : 2019
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Mar 17 Mar 2020 - 14:32 )



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Salvatore ValentinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Salvatore Valentino
Faceclaim : Gerard Butler - Anarya
Messages : 82 - Points : 212
[-18ns] Buon appetito ft. Constello CaEc
Âge : 48ans
Métier : Acteur
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Mer 18 Mar 2020 - 6:37 )
Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
En ligne
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 17.01.2020
Messages : 4641 - Points : 2019
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Mer 18 Mar 2020 - 11:42 )


Torres retomba sur le lit à mes côtés. « Merci beaucoup pour l’accueil. » dis-je avec un petit éclat de rire à demi-épuisé contre son torse en puisant en moi la force pour aller chercher ses lèvres une nouvelle fois. Sa peau avait une odeur salée et musquée. Je glissais mon corps dont le cœur battait encore la chamade cadeau de cette cabriole contre sa peau. Ma tête à mi-chemin entre son cou et son torse. J’y déposais un petit baiser papillon. Il fallait un instant pour que mon esprit soit capable de former une phrase complète. Tout mon corps s’appuyait encore contre le sien, nu mais repu après ce moment d’intimité. « J’étais trop heureux de te voir si délicieusement vêtu que j’en ai oublié mes politesses. Comment vas-tu ? Comment se passe ta journée jusqu’à présent ? » demandais-je toujours à demi-moqueur en couvrant le petit bout de peau de baisers distraits.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Salvatore ValentinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Salvatore Valentino
Faceclaim : Gerard Butler - Anarya
Messages : 82 - Points : 212
[-18ns] Buon appetito ft. Constello CaEc
Âge : 48ans
Métier : Acteur
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Mer 18 Mar 2020 - 13:29 )


Je me retirais finalement, une fois la jouissance venue, pour me laisser tomber sur le lit à ses côtés. Je ne bougeais pas. Il avait tendance à être parfois calin mais c'était surtout quand il avait trop bu. Là il ne l'avait pas fait et je ne savais pas s'il le serait cette fois là. Je préférais ne pas le brusquer. Je le laissais aller à son rythme, comme toujours.

« Merci beaucoup pour l’accueil. »

Je laissais échapper un petit rire en l'entendant. Il m'avait trop bien chauffé, rien d'étonnant à ce que je l'accueille ainsi. Je le lui avais promis aussi après tout.

Je le laissais faire en souriant alors que je le sentais venir se coller contre moi et déposer de légers baisers sur mon torse. J'adorais quand il faisait ça. Je chérissais chacun de ces petits moments de tendresse. Je les aimais autant que nos séances de sexe débridé. Peut être même plus.

« J’étais trop heureux de te voir si délicieusement vêtu que j’en ai oublié mes politesses. Comment vas-tu ? Comment se passe ta journée jusqu’à présent ? »

Je ris à nouveau en l'entendant.

- Ordinaire jusqu'à ce qu'une certaine personne vienne sonner à ma porte. Elle est devenue beaucoup plus intéressante ensuite.

Je me retournais pour venir l'embrasser doucement, un tendre et léger baiser, bien loin des baisers endiablés que je lui avais donné plus tôt.

- J'ai passé l'après midi à cuisiner le diner. Je t'ai fait des lasagnes vegan. Tu n'imagines pas à quel point c'est plus chiant à faire que des lasagnes normales. J'ai du éplucher, couper en petits morceaux, faire cuire je ne sais combien de sortes de légumes différents. J'ai du faire plusieurs magasins pour trouver du lait végétal, du fromage végétal... alors j'espère que ça sera bon.

Vu l'heure qu'il était le plat devait même être cuit. Le four s'était arrêté donc aucun risque que les lasagnes crament. Elles devaient même être resté au chaud.

- Ca doit être prêt. Si tu as assez récupéré on pourra aller dîner et tu me raconteras comment s'est passé la fin de ton tournage.

Je lui volais un rapide baiser avant de me lever. Je me débarassais de ma capote avant d'aller enfiler un boxer et un tee shirt. Je n'allais plus vraiment passer le reste de ma soirée à poil. Enfin, je resterais juste habillé le temps de diner.

Je descendis pour aller dans ma cuisine. Oui j'avais une salle à manger mais je ne la gardais que pour quand je recevais du monde. Juste pour Constello et moi, on était aussi bien dans la cuisine. J'avais quand même dressé une jolie table, mis des petites bougies pour éclairer la pièce. Un peu diner intime mais en tentant de ne pas en faire trop non plus.

Je sortis mon plat du four et en servis deux parts pour nous.

- Alors... dis moi tout.
Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
En ligne
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 17.01.2020
Messages : 4641 - Points : 2019
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Jeu 19 Mar 2020 - 1:05 )
J’avais eu une véritable difficulté à accepter ma sexualité : les dix années qui nous séparaient Torres et nos différences d’éducation avaient probablement joué dans ce besoin que j’avais eu d’étouffer mes vrais penchants. À la fin des années soixante-dix, L’homosexualité était loin d’être quelque chose qui était aisément abordé dans une famille traditionnelle, surtout pas la mienne où l’église prenait une place importante, où la deuxième grande Guerre avait profondément marqué mes parents. J’avais réalisé mon homosexualité quand l’épidémie de SIDA battait son plein et que les gens comme moi tombaient comme des mouches. Malgré tous les préjugés que je pouvais avoir, je l’avais réalisé dès la première fois, à vingt-trois ans, que je m’étais abandonné dans les bras d’un homme : c’était là qu’était ma place, c’était là que se trouvait le bonheur.

Dans ce moment après notre échange de tendresse, je me retrouvais à me blottir contre son torse, un geste qui m’avait toujours horripilé quand ma femme le faisait parce que ça n’avait jamais eu pour moi l’impression que c’était convenable. Mais de cette manière, avec un corps viril, la tête sur son torse, je pouvais écouter le battement de son cœur encore rapide. Ça aidait à apaiser encore un peu plus ma tempête intérieure. Même son rire qui souleva sa poitrine devant mes répliques moqueuses de notre empressement (presque adolescent) était magnifique. Oui, le sexe était définitivement bon, mais cette espèce de complicité qui nous unissait, cet échange amical, je ne pouvais pas me le permettre avec tous les amants que j’avais. Pire, même encore aujourd’hui, même avec ma femme qui n’était plus là, je préférais souvent éviter de m’habituer à cette tendresse. J’avais de l’habitude avec l’échange d’amour physique, mais les sentiments? C’était plus complexe. J’avais honnêtement été persuadé que j’aimais Lucia, à ma manière. Mais j’avais ce même sentiment d’attachement pour Torres, le seul que j’acceptais de voir même dans les moments où j’étais le plus vulnérable. Était-ce à dire que j’avais des sentiments pour lui? Je n’en étais pas certain, étant néophyte malgré mon âge dans le domaine.

Ça ne m’empêchait pas de ressentir une certaine chaleur lors qu’il me dit que j’étais venu rajouter de la couleur dans sa journée. Ce fut à mon tour de rigoler doucement après avoir répondu au baiser léger. Je l’écoutais me parler avec un petit sourire de l’après-midi passé aux fourneaux pour préparer une lasagne vegan. Et j’étais sincèrement flatté par l’intention considérant que je savais qu’il avait pour la viande un amour honnête. « Je ne peux pas l’imaginer. Ça fait plus de quarante-cinq ans que je n’ai pas cuisiné avec de la viande… Mais les légumes c’est délicieux pour la santé et pour le petit ventre qui va te rattraper dans la cinquantaine si tu ne fais pas attention. » rigolais-je doucement avant de dire sur un ton plus sérieux : « J’apprécie sincèrement que tu aies fait l’effort pour me trouver tous ces légumes étrangers et du faux-mages. Et je suis certain que ça va être délicieux. Au pire, on mangera uniquement plus de dessert, ou on se laissera mourir de faim devant un film. »

Il me confirma d’ailleurs que c’était probablement prêt considérant l’heure et que je pourrais récupérer plus tard. Un autre baiser léger sur mes lèvres. Je roulais pour le laisser se lever et j’en profitais pour le détailler pendant qu’il se rhabillait. J’aurais pris encore plus de câlin et de tendresse n’ayant pas fini de recharger mes batteries éprouvées par ce tournage qui avait parfois eu l’allure d’une longue et pénible traversée du désert. Mais mon ventre grogna pour me rappeler que mon diner dans l’avion avait été approximatif. « Même si j’avais pris plus de câlins, je crois que mon ventre a faim. » Je ne voulais pas nécessairement avoir faim : les mots de Montesserat sur mon âge et le poids m’avaient ébranlé plus que ce que je voulais admettre et je n’avais pas encore envie d’en parler à Torres, de peur de briser cette ambiance bon enfant.

Je réussis à retrouver mon string et je renfilais mon pull et mon pantalon. En descendant l’escalier, je ramassais le sac de course que j’amenais avec moi dans la cuisine. Pendant qu’il s’activait à nous service, j’observais l’allure presque romantique de sa cuisine. Les chandelles, les coupes de vin, et un homme que j’aimais bien. C’était ça le rêve que j’avais depuis longtemps. Ce même rêve qui m’avait poussé à trouver la force de demander le divorce. Je déposais dans le congélateur le limoncello et sur le comptoir les fraises et le chocolat qui nous seraient utile pour le dessert. « As-tu besoin d’aide? » demandais-je alors qu’il nous servait deux parts. Vingt ans faisait en sorte que je pouvais quand même me repéré dans sa maison assez pour savoir où trouver le vin, l’ouvre-bouteille ou du vin. Je pris place à la table avec un sourire, une fois la bouteille de rouge ouverte : « Je suis content que le tournage se soit terminé, je trouve toujours un peu difficile de vivre dans un appartement de location. Dulce n’aimait pas beaucoup l’appartement d’ailleurs. Mais j’ai hâte de voir le résultat final. » Je n’avais pas intention de parler de combien j’avais trouvé l’ambiance pesante. Je me sentais le cœur léger et je choisis plutôt d’opter pour raconter mon erreur technologique : « Même si j’ai été distrait dans les deux derniers jours. Pas seulement par nos échanges. Il se trouve que j’ai malencontreusement envoyé en double notre premier texto à Kalisha. Je peux te dire qu’elle n’est pas très contente de savoir que je suis un vilain garçon. Elle était furax en venant me récupérer à l’aéroport. » rigolais-je doucement – elle voulait mon bien, mon agente. Je pris une bouchée de la lasagne encore fumante : « C’est délicieux. » dis-je avec un beau grand sourire.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Salvatore ValentinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Salvatore Valentino
Faceclaim : Gerard Butler - Anarya
Messages : 82 - Points : 212
[-18ns] Buon appetito ft. Constello CaEc
Âge : 48ans
Métier : Acteur
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Jeu 19 Mar 2020 - 6:19 )
« Je ne peux pas l’imaginer. Ça fait plus de quarante-cinq ans que je n’ai pas cuisiné avec de la viande… Mais les légumes c’est délicieux pour la santé et pour le petit ventre qui va te rattraper dans la cinquantaine si tu ne fais pas attention. »

Nia nia nia... mon ventre il était parfait. J'approchais des cinquante ans peut être mais je continuais de faire du sport et de m'entretenir alors le petit ventre il était loin. Les gens prenaient du ventre quand ils se laissaient aller et ne s'entretenaient plus. Moi ce n'était pas le cas. Je ne comptais pas m'arrêter de vivre parce que la cinquantaine était là. Mon corps d'athlète je ferais tout pour le garder le plus longtemps possible.

« J’apprécie sincèrement que tu aies fait l’effort pour me trouver tous ces légumes étrangers et du faux-mages. Et je suis certain que ça va être délicieux. Au pire, on mangera uniquement plus de dessert, ou on se laissera mourir de faim devant un film. »

Nan vu mes projets pour la soirée, au pire on retournera dans ma chambre pour que je puisse dévorer le dessert sur son corps nu comme je l'avais prévu à la base.

Il se rhabilla un peu plus que moi avant de me suivre dans la cuisine. Dommage, il aurait été intéressant de pouvoir continuer à profiter de la vue de ses jolies petites fesses à l'air. Là je devais me contenter du souvenir de leur vue durant un bref instant. Je me rattraperais plus tard, là il était temps qu'on aille manger.

La complicité entre nous était là, on ne pouvait le nier. Vingt ans qu'on se connaissait, vingt ans qu'on était amis. Il était chez lui chez moi. Il me proposa son aide et j'acceptais distraitement, le laissant faire. Il savait où se trouvaient mes bouteilles de vin et le tire bouchon pour les ouvrir. Je n'avais plus besoin de rien lui montrer. Il était à l'aise dans ma cuisine et je le connaissais tellement bien que je le laissais faire les yeux fermés.

Je ne tardais pas à m'installer à table avec lui, prenant une gorgée de mon verre de vin.

« Je suis content que le tournage se soit terminé, je trouve toujours un peu difficile de vivre dans un appartement de location. Dulce n’aimait pas beaucoup l’appartement d’ailleurs. Mais j’ai hâte de voir le résultat final. »

J'avais hâte de le voir aussi. Même si ce réalisateur était réputé pour être dur, voir même très dur, il faisait un travail fantastique. Je voulais voir ce que ça pouvait donner, comment il avait utilisé le talent de Constello dans son film. Je serais à la première, aucun doute possible sur ça. Même si j'avais détesté le réalisateur et le projet je serais venu, pour Constello.

« Même si j’ai été distrait dans les deux derniers jours. Pas seulement par nos échanges. Il se trouve que j’ai malencontreusement envoyé en double notre premier texto à Kalisha. Je peux te dire qu’elle n’est pas très contente de savoir que je suis un vilain garçon. Elle était furax en venant me récupérer à l’aéroport. »

Je restais à le fixer, sous le choc de sa révélation. Lui il mangeait, commentant mon plat de lasagnes, mais moi j'en étais encore à le regarder, mon verre à mi chemin de ma bouche. Je reprenais suffisament mes esprits pour le reposer sur la table.

- Attends tu déconnes? T'as laissé fuiter ça?

Il venait de faire son coming out, dans la version forcée de la chose, et contrairement à moi qui l'avait fait de façon volontaire vingt ans avant et qui avait eu le temps d'apprendre à le gérer, Constello en était loin.

- Elle a eu raison de t'engueuler. Tu imagines le scandale si quelqu'un de peu scrupuleux l'avait reçu?

Ca aurait fait la une des magazines dés le lendemain. Constello Alma envoie des sextos à une personne dont on ignore encore l'identité. Puis la magnifique photo de nos ébats en gros plan. On ne voyait rien et ça ne les arrêterait donc pas pour la publier. Bien sur l'agent de Constello lacherait ensuite ses avocats. Tout serait retiré rapidement, mais le mal aurait été fait. Les gens l'auraient vu et les langues se seraient déliées.

Ce n'était pas parce qu'on savait que j'étais gay que j'exposais ma vie privée, loin de là même. Je ne cachais pas celui que j'étais, je protégeais ceux qui entraient dans ma vie. Ils n'avaient pas fait ce choix et je refusais d'exposer ma vie privée.

- Tu dois être plus prudent avec ta vie privée. Encore plus maintenant qu'ils sont à l'affut du moindre petit scandale liée à ton coming out.

Ils n'attendaient que ça, pouvoir continuer d'en parler.

- Et elle t'a dit quoi? Tu lui as dit que c'était à moi qu'était destiné le sms?

Vingt ans qu'on avait cette relation mais personne dans notre entourage n'était au courant. Je n'avais révélé son nom à aucun de mes amis, même si certains savaient que je voyais régulièrement quelqu'un sans être en couple. Ma mère pensait juste que j'étais volage et elle désespérait de pouvoir un jour assister à mon mariage. Lui n'en avait jamais parlé à personne non plus, même si j'étais proche de sa fille, elle ignorait tout du véritable lien qui nous unissait.

Je goutais à mon tour les lasagnes.

- Pas mauvais oui.... mais c'est meilleur avec de la viande.
Revenir en haut Aller en bas
Constello AlmaToujours frais après un litre de café
En ligne
Constello Alma
http://www.ciao-vecchio.com/t5211-constello-with-all-the-love-th http://www.ciao-vecchio.com/t5213-constello-it-did-not-went-as-planned
Faceclaim : Alan Cumming @Sandrine (avatar MERCI!) et Rogers (code de signature)
Je suis absent-e : En présence réduite jusqu'au 17.01.2020
Messages : 4641 - Points : 2019
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Ezgif-com-video-to-gif
Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le Jeu 19 Mar 2020 - 13:20 )
Parce que j’avais toujours cherché à faire taire l’ogre affamé de désir qui vivait au creux de mon ventre, je m’étais installé des barrières qui me protégeaient. Je l’avais enfermé à double tour au fond d’un tiroir pendant si longtemps, cette envie folle. La clé pouvait rimer avec l’alcool qui savait la réveiller pour qu’elle prenne le contrôle de ma tête, qu’elle me mette d’humeur festive. Certains avaient le vin triste : moi, il me transformait en une véritable Marie-couche-toi-là. Le premier homme qui me donnait un semblant d’intérêt réussissait à attiser l’envie d’une séance de caresse.

Je me faisais à la sobriété, même si je savais qu’avec la tentation que représentait Torres en boxer et t-shirt devant moi de l’autre côté de la table et une bouteille de vin à partager entre nous deux… c’était évident que même si j’avais sincèrement envie de me blottir dans ses bras sans que l’orage ne rage au creux de mon ventre, de me retrouver à m’assoupir devant un film devant un vieux film avec son bras passé autour de mes épaules, de me réveiller demain dans son lit sans un vague relent de culpabilité qui venait avec cette sexualité que je savais débridée sans même avoir la plus simple idée du nombre d’amants qui avaient partagé mes draps (si je suis réellement honnête, cet estimé augmente si j’admet que mon empressement alcoolisé ne mène pas nécessairement à une chambre à coucher). Même si une partie de moi se trouvait à rêver de ces lendemains sans un mal de crâne parce que je n’avais plus nécessairement l’âge de m’abandonner à ce genre de soirées de débauche.

Est-ce que c’était justement ce qui me ramenait constamment dans ses bras ? Est-ce que c’était ce qui faisait en sorte que son parfum qui venait me chatouiller les narines dans une douce étreinte me revenait aussi comme une folle envie, un manque, quand j’étals alcoolisé ? C’était ce manque qui m’avait poussé deux jours plus tôt à le chauffer, parce que j’avais eu une mauvaise journée sur le plateau et que j’avais justement envie de me sentir beau. Même si ça voulait dire finir avec le papier toilette pour ramasser ce que je n’avais su contenir.

Mais j’avais trop peu d’expérience pour comprendre mes sentiments que je ressentais pour lui. C’était une amitié particulière, forte et hautement similaire à celle que j’avais vécu avec mon ex-femme. Ce qui avait commencé par une relation purement physique avait évolué pour se parer de sentiments ou d’un profond attachement. Ce qui ne m’empêchait pas de sentir. Je sentais pourtant son inquiétude dans sa voix lorsqu’il me demanda de confirmer. Je savais bien que ce n’était pas pour lui qu’il avait peur en me demandant si j’avais laissé fuiter les sextos. Machinalement, je fis rouler le vin dans la coupe : « Non… C’était un accident. Vos surnoms sont collés dans mon portable et j’ai sélectionné son nom… elle a donc reçu un doublon. » J’aurais pu blâmer mon âge, mais j’étais pourtant trop fréquemment connecté pour prétendre fixer mon écran avec le regard d’une carpe indienne. J’avais bien installé Grindr sur mon portable et c’était certainement pas pour parler tricot ou jardinage avec un étranger – même si mon usage en était peu fréquent. J’avais donc opté pour la réalité, en assumant pleinement que j’avais merdé. « Ne t’inquiète pas. Je le saisis maintenant. Tu n’as pas besoin de me le dire… Je sais que j’aurais été dans la merde si jamais j’avais envoyé ça à une personne pire. Mais c’était moins clair avec une bouteille de vin dans le corps et une folle envie de m’envoyer en l’air… avec toi particulièrement. » Mon pied froid frôla doucement sa jambe sous la table alors que je pris une autre gorgée de vin, comme pour souligner mon point. Est-ce que ça comptait pour flirter ?

Honnête, je continuais à expliquer la situation : « Si c’était mes enfants qui l’avaient reçu, je pense que je serais mort sur l’impact. Ça aurait été pire pour moi que les tabloïdes. » Adelina après tout avait eu de la difficulté à accepter mon divorce. Elle n’avait pas nécessairement compris la peur qui m’habitait à la simple pensée que ma double vie de ses presque quarante dernière années de mariage. Et avec Jack, la relation de confiance s’établissait doucement mais surement. Et je ne pense pas qu’il voulait savoir avec qui je baisais et si j’étais plus du genre dominé que dominant. Je ne voulais personnellement n’avoir aucune information sur la vie sexuelle de mes parents (et encore moins si dans leur quatre-vingt-dizaine d’année s’ils en avaient encore une). Frissonnant doucement devant l’idée, je préférais répondre à ses questions sur l’échange avec mon agente. « Son discours entrecoupait le tien. Elle a déjà voulu me forcer à ce que mes amants signent une entente de non-confidentialité alors, disons que je la trouve un peu surprotectrice parfois… Mais, elle sait.. que c’est toi que je textais ce soir-là… et que je retrouvais aujourd’hui quand je l’ai foutu à la porte. J’ai eu droit à un interrogatoire en bonne et due forme. » dis-je en allant doucement effleurer sa main poser sur la table.

Je la retirais pour me mettre à manger. Il me semblait que la portion était grosse. Mais au pire, rien ne m’obligeait à tous manger. Je rigolais doucement lors qu’il me dit que ça aurait été meilleur avec de la viande dedans. « Je vais te croire sur parole… et rester sur mes convictions, parce que depuis mes été à bosser dans la boucherie de mon père, il est hors de question que j’y goute à nouveau. » Le dédain était chez moi honnête et le fruit d’une réflexion autant sur la sauvegarde de notre planète que sur le traitement des animaux de ferme.



   
If this was my last day on Earth
♛ I knew that tomorrow I’d leaved this place forever... all of the things that I would have done, all of the races that I would have run, far away places that I would have gone wouldn’t matter at all. All that matters are the thing we leave behind and the echoes love can leave inside the mind and the light that last from random acts of kindness.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
[-18ns] Buon appetito ft. Constello Empty
Sujet: Re: [-18ns] Buon appetito ft. Constello ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [-18ns] Buon appetito ft. Constello -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant