Revenir en haut
Aller en bas

-31%
Le deal à ne pas rater :
Scie sauteuse sans fil Ryobi – sans batterie (ODR 20€)
45.55 € 65.55 €
Voir le deal

 

- Same old flame [PV Livio] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Orfeo MüllerLe vin est un puissant lubrifiant social
Orfeo Müller
http://www.ciao-vecchio.com/t6901-orfeo-story-of-my-life#233180 http://www.ciao-vecchio.com/t6944-orfeo-s-links
Faceclaim : Sebastian Stan ©Ante Mortem
Messages : 21 - Points : 53
Âge : 36 ans
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Same old flame [PV Livio] ( le Mar 17 Mar 2020 - 14:22 )


« Same old flame  »



Je suis revenu depuis quelques semaines maintenant à Naples, entre autre pour revoir Livio. Mais en même temps ça fait peur, parce que je suis parti comme un lâche incapable de le rejoindre et même incapable de l’appeler pour lui parler de ce qu’il s’est passé et pourquoi j’ai fais ça à l’époque. Alors forcément je sais grâce à Marcello qu’il ne va pas trop mal, je suis aussi au courant de l’affaire de plagiat qu’il a sur le dos. Mais j’ai besoin et envie de le revoir, je ne m’attend pas à des retrouvailles très chaleureuses, je sais qu’il ne m’attendra pas à bras ouverts, parce que s’il le faisait je trouverai ça totalement étrange et déplacé.
Mais, j’ai besoin de le revoir parce que je l’ai aimé 4 ans, 4 putain d’années magnifiques ans ma vie bien qu’on les ai vécu cachés, j’ai jamais pu l’oublier et si dans les premiers temps j’ai eu peur de le décevoir et après j’ai eu peur de prendre sa colère en pleine tronche. Je n’étais pas prêt à ça. Je crois qu’on n’y est jamais préparé. Mais, maintenant mon envie de le revoir est plus forte et mon cousin Léandro semble, selon ses dires, capable de me faire du mal, si je ne vais pas revoir Livio. Avec du recul, je le plains Léandro parce que effectivement j’ai dû vraiment le saouler avec cette histoire, je crois qu’à sa place, j’aurai sûrement commis un meurtre il y a quelques années désormais…
Puis avec les chamboulements des derniers temps qui sont arrivés dans ma vie, j’ai besoin de retrouver un peu de stabilité et de reconnecter avec ma vie passée qui me plaisait vraiment bien. Je suis tombé amoureux de Naples quand j’y suis arrivé et j’y ai vécu quelques belles années.
J’ai besoin de retrouver tout ça, c’est d’ailleurs pour ça que je suis revenu. Sauf que je remet toujours au lendemain mes plans pour revoir Livio, parce que entre autres j’ai une vie ultra prenante ces derniers temps. J’ai du mal à me dégager du temps pour penser à autre chose qu’à faire tourner ma petite boutique et du coup les magasins de la marque à travers le monde. J’ai bien, une équipe pour m’assister et surtout Annalena, l’assistante de direction et la femme en qui mon illustre grand-père avait tant confiance, mais c’est moi au final qui dois prendre les décisions importantes.
Sauf qu’aujourd’hui après avoir fait le point avec le directeur commercial de la branche américaine, j’ai décidé de prendre ma soirée et surtout, je vais en ville, dans le bar dans lequel j’ai entendu Livio chanter la première fois, je sais de source sure que ce soir il y est, grâce à Marcello.
J’entre dans le bar, il a quelque peu changé depuis la dernière fois que j’y suis venu. Mais j’aime toujours autant l’ambiance qu’il y a.
Je m’installe à une table plutôt stratégique, c’est à dire que je sais que s’il veut, il peut me voir, mais  sans que je ne sois non plus aux premières loge, une sorte de fantôme du passé. Je commande mon premier whisky en attendant de le voir et surtout de l’entendre. Puis il finit par faire son apparition et bien qu’il a un peu vieilli, comme tout le monde, je me revois des années en arrière, et je suis toujours autant amoureux de sa voix et de son aisance au piano.


Revenir en haut Aller en bas
Livio Spinosi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Livio Spinosi
http://www.ciao-vecchio.com/t6228-croire-en-ses-reves-chuter-cro http://www.ciao-vecchio.com/t6274-livio-je-dois-raccrocher-mon-chien-a-trouve-la-tronconneuse#203308
Faceclaim : Taron Egerton - ava : jenesaispas - gif : Tumblr - sign : astra.
Messages : 961 - Points : 327
Same old flame [PV Livio] Tumblr_ocimbb9zNB1vc3140o1_500
Âge : 30 ans.
Métier : Artiste, comédien, chanteur, musicien, compositeur.
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Sam 28 Mar 2020 - 14:40 )


« Same old flame  »



Lorsque nous sommes confrontés à des soucis qui s’accrochent telle une sangsue assoiffés de sang, il est primordial de se déconnecter de son quotidien. J’ai mis des distances avec le théâtre. Certains regards qui se posent sur moi, me prouve qu’un simple ragot lancé est sujet à vous détester sans même chercher la moindre preuve d’une possible innocence. Ainsi, sur un texte et des partitions que j’ai écrits il y a plus de cinq ans, je me retrouve accusé d’avoir copié un artiste qui, à cette période, d’écriture n’était même pas connu. Cela me fait souffrir, bien entendu. Remettre en cause sa propre création, et pire encore, être perçu comme un voleur, ce n’est pas une habitude pour une personne comme moi, qui respecte autrui.

Ce soir, je compte chanter un répertoire qui ne m’appartient pas. Des grands classiques que tout le monde sait empruntés aux grands noms de la chanson. Si je me les réapproprie pour qu’elles collent à ma voix, elles ne sont en rien méconnaissables. Dans ce bar, plutôt branché, j’ai enfilé un costume noir, mais me suis contenté d’un tee-shirt pour remplacer une chemise trop solennelle. Les employés s’activent dans tous les sens, pendant que je jette un œil inutilement à la liste que j’ai préparé. Les aiguilles de l’horloge, accrochée au mur de la salle du personnel, tournent et le trac monte. Le public est bien plus intimiste que celui des théâtres. Bien que moins nombreux, il y a une sorte de proximité qui me met dans tous mes états. Pourtant, j’adore ce genre de représentation. J’ai juste peur qu’un être malveillant me reproche, à haute voix, de n’être qu’un voleur. Je suis déjà un menteur, cela me suffit. Le propriétaire du bar m’invite à prendre place derrière le piano quand je me sens prêt. Je jette un regard à un miroir et souffle un bon coup. Il est temps que le spectacle commence.

Je pénètre dans la pièce, timidement, happé par le brouhaha que je ne distinguais que trop peu dans l’autre salle. Là, les clients discutent, les verres s’entrechoquent. Certains sont là pour boire, s’amuser avec leurs amis, draguer éventuellement, sans se préoccuper de l’artiste sur scène. D’autres sont installés à leur table, prêt à écouter la musique de la soirée. Je salue ce public, me présente rapidement de mon nom de scène, Vasco Ricci. Je grimace presque une fois mon nom dévoilé, m’attendant à une attaque, mais rien. Je m’installe derrière le piano à queue et commence à taper sur les touches pour m’échauffer. La mélodie qui en ressort est comme une intro à un concert. Je ne chante pas, je laisse le son installer l’ambiance, invitant ceux qui pourrait être intéressé à cesser leurs activités pour se concentrer sur mon show. Puis, la musique devient reconnaissable. Volare, un classique italien que j’emprunte à Domenico Modugno. Je regarde peu le public, fermant les yeux la plupart du temps pour me concentrer sur ma voix et percevoir les notes que je réalise. Je suis pris dans mon monde, chantant avec passion de grands succès italien indémodable. Et puis, je passe à un répertoire plus international, partageant ma maîtrise de l’anglais. Over the Rainbow, une chanson qui me parle. Un instant, j’ai touché mes rêves du bout des doigts et ils se sont échappés. J’aimerai ravoir cette vie, mais je ne retrouve pas le chemin. C’est ce que m’inspire cette chanson. « ♪ And wake up where the clouds are far behind me. Where troubles melt like lemon drops, away above the chimney tops that's where you'll find me. ♪ » Ainsi je débute le pont instrumental, concentré sur chaque note. Je balance mon corps avec lenteur, ouvre les yeux, et jette un fugace coup d’œil aux tables qui me font face. Rapide, illusoire, j’y ai cru percevoir un fantôme. Ma gorge se noue un instant, le temps que je reprenne mes esprits. Je garde le contrôle de la mélodie, mes doigts frappant machinalement les bonnes notes. Ma mâchoire se sert, je ferme les yeux et secoue la tête de gauche à droite, comme pour chasser ce visage que j’ai longtemps souhaité revoir. Ma voix raisonne à nouveau, submergé par tant de souvenir. J’ai maintenant ce visage qui hante mon esprit. Je n’ose pas regarder à nouveau à cette table. Mes sentiments se contredisent. Mais je ne veux pas d’un mirage, je ne veux pas non plus d’une réalité. Réapparaître dans ma vie après tant d’année ? Pourquoi ? Ma jauge de souffrance a-t-elle suffisamment descendue pour une piqûre de rappel ? Revenir, me narguer, marquer son absence. Pourquoi le ferait-il après être partie sans explication ? Je finis ma chanson, remplie de doute. Les clients applaudissent et lorsque je les observe, les remercie, après un long moment à hésiter à regarder à nouveau cette personne, je croise son regard. Les émotions me submergent et je ne saurai dire qu’elle est la plus intense. Après un instant, perdu dans mes songes, j’avertie qu’il est temps pour moi de prendre la première pause de la soirée. Je me lève et sors de la scène par l’arrière. Une fois passé la porte, je m’adosse au mur et regarde le plafond, les pensées se bousculant dans ma tête. Mon cœur s’emballe, les battements de mon cœur me martèlent la poitrine. Je tente de me ressaisir. Inspire, expire, reprendre le contrôle de son corps, de sa tête. Il est temps pour une confrontation. Mieux vaut tard que jamais. Je n’attendrai pas qu’il fuit à nouveau.

Alors je prends le chemin de la salle. Une ambiance musicale s’échappe des enceintes en attendant que je remonte sur la scène. L’une des serveuses m’offre un verre de whisky lorsque je passe à côté du comptoir. C’est l’un des privilèges de chanter ici, les consommations me sont offertes. J’aurai pu demander un verre pour Orfeo, mais la rancune me pousse à penser qu’il ne le mérite pas. Je m’installe alors à sa table, comme si notre rencontre était prévu. Je ne l’ai pas vu accompagné, j’ignore s’il attend quelqu’un, mais je m’en fous. Cette conversation, il me la doit. Je pose mon verre, sans y goûter et le regard froid, je crève le silence : « J’ai d’abord cru voir un fantôme, mais apparemment, il est fait de chair et de sang. » En trois ans, il a peu changé. Son visage est le même qui hante encore mes nuits. Je lui en veux de m’avoir abandonné et c’est cette rancœur qui me pousse à ne pas fondre dans ses bras ou même en larme. Le temps où je l’aurais supplié de me reprendre est révolu. J’ai des choses à me reprocher au sujet de notre relation, mais j’ai compris que je n’avais pas mérité cette soudaine absence, ce manque qui m’a affecté plusieurs mois avant de revenir à la vie. « Qu’est-ce que tu fais ici ? J’imagine que ce n’est pas dû au hasard ? » Mon nom est affiché en grand que les murs du bar. S’il était venu pour boire un verre, il aurait fait demi-tour en s’apercevant de ma présence. Et il s’agit du lieu de notre première rencontre. Cela ne peut pas être une coïncidence. Si je parais détaché, ce n’est qu’une carapace. Mon âme entière tremble, agité par cette situation. La flamme dans mon cœur, qui mourrait, danse dangereusement, et risque d’un simple souffle de s’étouffer pour l’éternité.



Beautiful Life
You can't quit until you try. You can't live until you die. You can't learn to tell the truth until you learn to lie. - Sixx:A.M.



Dernière édition par Livio Spinosi le Ven 24 Avr 2020 - 12:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Orfeo MüllerLe vin est un puissant lubrifiant social
Orfeo Müller
http://www.ciao-vecchio.com/t6901-orfeo-story-of-my-life#233180 http://www.ciao-vecchio.com/t6944-orfeo-s-links
Faceclaim : Sebastian Stan ©Ante Mortem
Messages : 21 - Points : 53
Âge : 36 ans
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Mar 21 Avr 2020 - 14:25 )


« Same old flame  »



Je savais qu’il serait là ce soir, et ça m’a été confirmé par les affiches à l’entrée du bar. J’étais plutôt fébrile parce que bon on va pas se mentir, je sais qu’à l’heure actuelle mes sentiments sont à sens unique, route barrée de son côté, inaccessible. Mais j’aimerai arriver à relancer quelque chose, entre nous. Bon oui pas ce soir, mais se revoir  et arriver à parler ça serait un premier pas. C’est juste ça mon objectif aujourd’hui.
Je suis à ma table, la serveuse m’ayant apporté mon premier verre de la soirée. La vie du bar suit son cours, jusqu’à ce qu’il apparaisse sur scène, le brouhaha diminue un peu.
Alors, les premières notes de piano commencent à envahi la salle je me revois des années en arrière. Je me revois, ma première visite cette fois où rien qu’avec sa voix et sa musique j’étais tombé amoureux.
Je ferme les yeux, et laisse la musique m’envahir, la musique et sa voix, je suis toujours autant attaché je crois. Certes, j’ai eu mes raisons de partir, je ne peux pas le nier, je ne pouvais pas lui imposer ce que je lui avais demandé. C’était totalement fou en y repensant. Je finis par ouvrir les yeux pour le regarder, le voir être tellement envahi et habité par sa musique.
Si je pouvais revenir en arrière je crois que je lui laisserai le temps d’accepter sa sexualité, je lui laisserai le temps de décider par lui même du meilleur moment pour l’annoncer à sa famille. Je sais ce que c’est d’avoir une famille qui accepte pas, je sais ce que j’ai vécu quand je l’ai dis à mon paternel, et pourtant j’étais prêt à imposer la même chose. Je sirote mon premier whisky de la soirée en écoutant sa voix. Il se met à chanter Over the rainbow et autant j’adore la version originale alors  en piano voix c’est encore plus magnifique. Il regarde vers moi une première fois, je ne suis pas certain qu’il m’ait vu ou même qu’il ait fait attention, je suis visible si on le souhaite, mais je ne suis pas certain qu’il souhaite me voir non plus. Sa voix reprend et alors que tout le monde pourrait croire que ça n’a pas changé, je sens une petite différence, presque rien mais assez pour que je me persuade tout seul qu’il m’a vu. Sauf que du coup, je ne sais pas si je dois être heureux ou pas. Puis la chanson prend fin et il est temps qu’il prenne une pause, il remercie tout le monde et là on se regarde quelques instants quelques secondes qui paraissent une éternité, mais hors de question que je le lâche. Puis il sort, je finis mon premier verre histoire de me donner un peu de courage, parce que je me doute qu’il va pas tarder à me rejoindre. Quelques minutes passent et rien n’arrive. Il aurait donc fui comme je l’ai fais il y a 3 ans ? Il veut me faire ressentir ce qu’il a ressenti ? Il est tombé sur le mauvais candidat parce que j’ai souffert comme il a souffert. Il ne le sait pas, ne s’en doute pas, mais partir a été autant nécessaire qu’un crève cœur en même temps. Puis finalement, je le vois et il me rejoint. Il s’assoit directement, bon point je ne vais pas avoir à le poursuivre s’il voulait fuir. Ce qui veut aussi dire qu’il n’est pas fermé à la discussion, encore un bon point.

« Bonjour Vasco, effectivement je suis bien réel. »

Je sens tout le poids de la rancœur et de la colère de ses dernières années dans sa voix. Au moins si ce n’était pas assez évident, maintenant ça l’est. Mais en même temps, je l’ai bien cherché je crois. Peut être qu’au fond je m’étais dis qu’en partant il finirait par me détester et refaire sa vie. Pour ce qui est de me détester, je crois qu’on ne doit pas en être loin. Pour ce qui est de refaire sa vie, je ne sais pas, j’ai jamais osé demandé à personne parce que ça me fait peur. Je sais que j’ai potentiellement tout gâché, et peut-être qu’il s’en ait remis mieux que ce que j’imaginais. Je me commande un 2nd whisky, je crois que je vais en avoir besoin.

« Non c’est sûr que ce n’est pas dû au hasard, Naples est assez grand, le monde est assez vaste pour ne pas te croiser si j’en ai envie. Mais voila, je sais que ça fait 3 ans maintenant, mais  je te dois des explications sur… sur ma fuite, mon silence et sur nous. Je voudrais m’excuser encore et encore, de t’avoir fait ça, parce que je regrette, sincèrement. Mais je n’avais pas le droit de t’imposer ce que je t’ai imposé. C’était égoïste et on me l’a fait comprendre. Tu aurais pu perdre tellement. »

Je pensais pas m’enfoncer autant dans le sentimental ce soir, mais punaise il me fait retomber amoureux comme au premier jour et j’ai tellement envie de le reconquérir qu’il faut peut-être en passer par là.


Revenir en haut Aller en bas
Livio Spinosi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Livio Spinosi
http://www.ciao-vecchio.com/t6228-croire-en-ses-reves-chuter-cro http://www.ciao-vecchio.com/t6274-livio-je-dois-raccrocher-mon-chien-a-trouve-la-tronconneuse#203308
Faceclaim : Taron Egerton - ava : jenesaispas - gif : Tumblr - sign : astra.
Messages : 961 - Points : 327
Same old flame [PV Livio] Tumblr_ocimbb9zNB1vc3140o1_500
Âge : 30 ans.
Métier : Artiste, comédien, chanteur, musicien, compositeur.
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Ven 24 Avr 2020 - 12:31 )


« Same old flame  »



Vasco. Ce prénom raisonne dans ma tête et je tente de comprendre son emploi. Après tout ce qu’on a partagé, notre intimité est chassée d’un revers de manche. Utilisé mon nom de scène, pourquoi ? Je n’ai pas la réponse et ce n’est pas ce détail qui va calmer ma colère. Je le soupçonne de jouer avec moi. Mon cœur n’a donc pas assez souffert ? Je ne pense pas mettre encore remis de sa disparition, mais son retour me fait prendre conscience d’une chose : Une couche de rancœur complique l’accès à mon cœur. Il est hors de question que je lui offre mon pardon sans qu’il ne bataille. Mâchoire serrée, je baisse le regard sur le verre que j’ai posé sur la table. J’ai beau avoir lu jusqu’au dernier tome de « comment ne pas retomber dans les piège de l’amour », je sais que je ne suis pas invulnérable. Ses yeux, son sourire, chacun des traits de son visage ont été marqué au fer rouge et je connais toutes ces choses qui m’ont faites craquer.  J’ose lui demander ce qu’il fait ici, dans ce lieu si emblématique pour ce qui était un « nous ». Sous le stress, je joue avec mon verre, laissant glissait mon doigt de manière circulaire sur le bord. J’ai envie de tout boire d’une traite et de le suivre en demandant à la serveuse d’en apporter un deuxième. Je me retiens pourtant, pensant à mon état sur la scène si je venais à me laisser submerger par les émotions. En un sens, il a bien choisi son moment. Il est impossible pour moi de fuir, ni de faire n’importe quoi. J’ai un contrat à respecter, une image à entretenir, ce n’est pas optionnel. Je l’écoute s’expliquer enfin. Je ne sais plus vraiment ce que l’éprouve. Le monde autour de nous semble être en plein murmure. Si je m’applique à lui faire croire que ses paroles, sa présence me laisse de marbre, il n’en est rien. Les excuses tombent et je ne peux retenir mon ressentie : « Mieux vaut tard que jamais, à ce qu’on dit. » Il n’y a aucun enthousiasme dans ma voix, juste un zeste de lassitude comme si ces mots me laissaient indifférent. Je les ai pourtant pensés de nombreuses fois. J’imaginai, perdu dans mes draps, sa réapparition, partageant ses regrets sur cet abandon. Mais il s’est écoulé trois ans et chaque scénario que je me suis mis en tête, chaque soir après son départ, ressemblait à ce moment. Je sais pourtant que, cette fois, c’est réel et que ce n’est en rien une imitation de mes fantasmes. « Pas le droit de m’imposer ce que tu m’as imposé ? » Je lui répète presque dans un murmure, en se penchant sur la table, comme si notre discussion devient enfin plus confidentielle. « Et ton départ ? Tu ne me l’as pas imposé peut-être ? Partir du jour au lendemain sans aucune nouvelle. Pire me laisser seul, face à cette grande annonce que j’étais censé leurs partager ce soir-là. Je me suis senti aussi con que dévasté et j’ai dû faire comme si tout allait bien. » Je ne lui hurle pas dessus, je lui reproche simplement de m’avoir laissé seul pendant toutes ces années en pleine torture avec mes doutes, pensant que les erreurs venaient de moi uniquement. J’étais si amoureux que je ne pouvais imaginer que le problème était ailleurs. J’avais pourtant fait un effort surhumain pour accepter de révéler ma véritable nature. Grâce à lui, j’étais sur le point de m’accepter. L’angoisse était présente et mes ongles rongés en étaient les principaux témoins, mais j’imaginai enfin ma vie libre et indépendante. Je voyais en Orfeo ma lumière, celui qui m’orientait. L’étoile qui m’offrait une admission vers un monde moins caché. Paradoxalement, il fut la personne qui me fit le plus de mal. La chute a été lourde et douloureuse. « J’aurai vraiment préféré que l’on en discute, toi et moi… » Je lâche avec un peu plus de rancœur. Je m’enfonce de nouveau sur ma chaise et décide que le côté confidentiel est inutile. « …Plutôt que tu te laisses convaincre par ton…amant. » Je lui envoie en balayant d’un revers de main cet inconnu dont il a fait référence. Parce que dans mon imaginaire, j’ai envisagé tous les scénarios possibles. Le plus récurrent était qu’il s’était épris d’un autre homme, qu’il s’était lassé de moi. J’y songe encore. Qu’il me demande de faire mon coming-out était peut-être une tentative de rupture. Il souhaitait peut-être que je m’y refuse une énième fois et se serait enfuie en m’impliquant dans cette séparation alors que je n’avais rien à me reprocher. Pourquoi est-il là ? Mon esprit s’embrouille. Je bois une gorgée de mon whisky, le laissant un instant me brûlait le palais de sa saveur chocolatée. Au même moment, je sens mon dos être frôlé par le passage d’une personne un peu trop pressé. Il y a pourtant assez de largeur pour passer sans déranger les autres. Pas d’humeur, je la dévisage, pendant qu’elle s’excuse. De sa crinière rousse, elle ressemble à une renarde se précipitant vers un jeune mâle au comptoir, déjà entouré de plusieurs demoiselles. Et moi qui pensais être la star de la soirée. Peut-être en serais-je là si Orfeo ne m’avait pas abandonné. Je me serais peut-être élevé au rang de célébrités, m’épanouissant dans ma vie professionnelle et artistique tel un lotus en été. Au lieu de ça, j’ai comme reçu une fléchette anesthésiante à l’aide d’une sarbacane, depuis ces trois années de célibat. J’ai tout freiné, restant sur mes acquis, angoissant, à nouveau, à l’idée d’être découvert par mes parents. J’avais perdu le soutien quotidien qui me rendait plus fort, ces bras puissants qui me défendaient de tous les malheurs qui planaient sur ma tête. Et maintenant qu’il est de retour, je me sens encore plus fragile, incertain, ne sachant si je dois me protéger de lui, ou non.



Beautiful Life
You can't quit until you try. You can't live until you die. You can't learn to tell the truth until you learn to lie. - Sixx:A.M.

Revenir en haut Aller en bas
Orfeo MüllerLe vin est un puissant lubrifiant social
Orfeo Müller
http://www.ciao-vecchio.com/t6901-orfeo-story-of-my-life#233180 http://www.ciao-vecchio.com/t6944-orfeo-s-links
Faceclaim : Sebastian Stan ©Ante Mortem
Messages : 21 - Points : 53
Âge : 36 ans
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Dim 26 Avr 2020 - 22:12 )


« Same old flame  »



Le revoir fait revenir tous ces souvenirs et c’est aussi douloureux que s’en est plaisant. Douloureux, parce que je sais que j’ai tout gâché comme un con et que je vais bien sûr me battre autant que possible pour arriver à recoller les morceaux mais en même temps, ce n’est plus moi qui suis maître de mon destin amoureux avec lui. Je sais qu’il faudra du temps, peut-être un temps infini et il ne me pardonnera pas. Mais je garde secrètement la faible illusion que s’il est venu me parler et qu’il ne me hurle pas dessus me lançant des tas de reproches, me demandant de partir, c’est qu’il reste une petite braise au fond de son cœur, et qu’il faut juste l’entretenir, le temps que la flamme se ravive. Enfin, j’ai la douce illusion qu’elle puisse se raviver à un moment ou à un autre.  Mais en même temps les souvenirs de ce passé sont aussi plaisant parce que ça reste quand même parmi les 4 plus belles années de ma vie, alors certes, caché, mais quand on se retrouvait c’était toujours tellement bien que ça ne me fait que de bons souvenirs. C’est tout ça qui remonte alors qu’il est en face de moi et bien que j’essaie tant bien que mal de cacher mon état de stress, tripotant mon verre, alors oui je montre bien en temps normal que tout va bien pour moi, mais là c’est pas pareil, j’arrive pas vraiment à rester maître de mes émotions. Je me penche vers lui, je sais que cet endroit n’est pas l’idéal pour parler de tout ça. Mais à vrai dire je n’avais pas vraiment le courage d’aller le retrouver chez lui et ça m’avait semblé la situation la moins pire.

« Pas le droit de t’imposer ton coming-out auprès de ta famille. C’était complètement égoïste et idiot de ma part.  »

Je lâche ça à voix basse. Je ne sais pas qui est au courant de ce penchant de sa sexualité et donc je ne vais pas le hurler sur tous les toits. Je comprends tout ce qu’il me dit, et les reproches qu’il me lance, mais il ne semble pas en colère, enfin plutôt il ne semble pas habité par la colère. C’est encore, à mon sens, un bon point. Je fais peut-être complètement fausse route, mais s’il n’y a que la rancœur des années de silence qui l’habite, peut-être que tout n’est pas perdu.

« Oui je t’ai imposé mon départ, parce que j’avais tout fait de travers j’étais incapable de trouver la solution pour arranger tout ça. J’étais perdu, et j’ai cherché du soutien auprès du peu de famille qu’il me reste. »

J’espère que mon cousin Léandro sera fier de moi, c’est sûr que quand j’aurai un peu de temps libre, je vais lui passer un coup de fil, je crois qu’il a été mon plus fort soutien ces derniers temps. Je me suis beaucoup trop focus sur le travail la fête et les coups d’un soir, mais c’était pour éviter de réfléchir, de penser et de souffrir, parce que oui, je suis un propre dommage collatéral de ma fuite si idiote. Mais alors la chute est encore plus douloureuse quand j’apprends que Livio ne me crois pas fidèle. Outch ça, ça fait mal. Je sais que j’aurai très bien pu avoir un petit ami officiel vu que Livio ne voulait pas se montrer. Mais j’en ai été incapable, pour la simple et bonne raison que je n’aurai jamais pu faire ça qui aurait été l’équivalent de trahir et tromper Livio,

« Mon amant ? Il n’y avait personne d’autre que toi Livio. Il n’y a toujours eu que toi. »

Je prend un gorgée de mon whisky, pour me donner un peu de courage.

« C’est ton ami dont j’ai oublié le prénom qui m’a ouvert les yeux. Il m’a rappelé à quel point tu es proche de ta famille. Tu aurais tellement eu à perdre si ce coming-out s’était mal passé. Mon père ne me pardonnera jamais d’être gay. Je sais que tu es proche des tiens, je n’avais pas le droit de te faire prendre ce risque. J’ai eu honte de moi-même. »

Je vois cette fille à la chevelure flamboyante frôler Livio, ça me sort de ma bulle et j’ai envie de grogner et de lui dire qu’elle se cherche un autre gars. Mais mon portable se met à sonner, c’est Annalena, et me voilà à nouveau tiraillé entre ma nouvelle vie, qui part dans tous les sens et mon « ancienne vie » avec laquelle j’essaie de recoller, et qui est loin d’être gagné. Je ne décroche pas, après tout je ne peux pas vivre que pour le travail et le bénéfice et les profits. La société devrait encore arriver à tenir une nuit sans que ça soit un désastre.

« Désolé, je pensais l’avoir éteint, ma vie a pris un virage un peu compliqué ces derniers temps. »


Revenir en haut Aller en bas
Livio Spinosi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Livio Spinosi
http://www.ciao-vecchio.com/t6228-croire-en-ses-reves-chuter-cro http://www.ciao-vecchio.com/t6274-livio-je-dois-raccrocher-mon-chien-a-trouve-la-tronconneuse#203308
Faceclaim : Taron Egerton - ava : jenesaispas - gif : Tumblr - sign : astra.
Messages : 961 - Points : 327
Same old flame [PV Livio] Tumblr_ocimbb9zNB1vc3140o1_500
Âge : 30 ans.
Métier : Artiste, comédien, chanteur, musicien, compositeur.
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Mer 6 Mai 2020 - 21:59 )


« Same old flame  »



Où s’arrête la part de l’égoïsme ? Y’a-t-il un moyen de le jauger ? Il m’a pourtant imposé de vivre sans lui. Qu’avait-il comme solution ? Ah oui ! Peut-être m’avertir ? Pouvoir en discuter. J’imagine qu’à l’époque, vivre cacher le lassait et je l’avais compris puisque je tenais à le présenter à mes parents. Je pensais qu’on allait droit vers la catastrophe, mais pas ce genre de catastrophe. J’ai passé mon dîner à retenir mes larmes, à simuler un bonheur, alors que je venais de la voir s’échapper. Je serai à jamais éternellement reconnaissant envers Stella d’avoir joué le jeu et ainsi assuré mes arrières. Sans elle, je n’aurais pas tenu la soirée. D’ailleurs, lorsque j’ai pu en fuir, je me suis effondré, incapable de comprendre ce qu’il me tombait sur la tête. Pour moi, le Vésuve venait de se réveiller et projetait un brouillard de cendre. Et aujourd’hui, il sous-entend qu’il est moins difficile de perdre ce que l’on croit être l’amour de sa vie que de combattre les préjugés de nos proches. J’ai cette rancune qui m’oblige à ne rien lui céder, à garder un visage serein alors que mon sang bout dans tout mon corps. « Ta solution était tout aussi égoïste et idiote. »  Je lâche comme une réflexion à moi-même. Je plonge mon regard dans le sien, partageant ma peine qu’il ne s’en rende pas compte par lui-même.

Nouveau coup dur. Il semble penser que ce qu’il me dit est une explication valable à sa disparition. Il était perdu. Si perdu qu’il n’a pas songé que sa famille pouvait se tenir au creux de ses bras chaque soir. Il était mon âme-sœur. Je l’aimais au point de tout abandonner pour lui. Je le voyais comme celui qui serait capable de me protéger, de m’offrir sa sécurité. Et ce fût tout l’inverse. Pendant qu’il demandait conseil à ses grands sages, moi je vivais seul mon désarroi, noyant mon chagrin dans l’alcool et dans mes draps. Mon monde s’était enfui et je me retrouvai dans le néant, sans aucune idée du pourquoi et du comment.

Secouant la tête de droite à gauche, tout en observant mon whisky, j’évalue la fragilité de notre relation. J’étais coupable de ne pas assumer mon histoire avec lui. Longtemps, j’avais refusé de le comprendre, d’imaginer qu’il en souffrait, qu’il ne pouvait se contenter de notre relation. Il avait probablement envie de l’exposer, de ne pas craindre un geste, un mot, qui briserait ma couverture. J’ai mis longtemps à le comprendre, mais j’étais prêt. Et lui, il a fait marche arrière pour retourner auprès de sa famille. Comment en sommes-nous arrivé là ? Le manque de communication semble être un élément marquant de la situation qu’elle a déclenché. Je me redresse sur  ma chaise, lui lance un regard de défit et finit par m’imposer : « C’est à moi de choisir ce que j’ai à perdre ou non. C’est à moi de décider ce qui en vaut la peine. Tu n’avais pas le droit de prendre cette décision seule, pas si tu m’aimais encore. Tu m’as fait croire à monts et merveilles et j’ai dû me contenter du chaos. »  Je crache la mâchoire serrée. Cette période fût la plus pénible de ma vie. J’aimerais l’effacer tant je la haie. Orfeo semble penser qu’il avait ses raisons, qu’il a fait les choix les plus justes pour moi. Alors pourquoi en ai-je tant souffert. Rompre aurait été une douce caresse à côté de cette sensation d’absence qui me martelait dès que je rentrais chez nous. J’ai dû faire le deuil de notre séparation sans en connaitre la cause. C’était comme vivre la disparition de son enfant sans savoir s’il faut s’attacher encore à un espoir.

« Pour moi, tu as fait le pire choix. Tu me dis que tu as fait ça en pensant à mes intérêts, mais si tu avais réellement pensé à moi, tu aurais su que partir n’était pas la solution, peut-être même la pire. »  Ma tête tourne, si forte que je me pince l’arrêt du nez pour tenter de calmer cette tempête incessante qui déséquilibre mon cerveau. J’ai l’air d’un gamin capricieux qui tape du pied parce que son frère a eu un meilleur jouet. Je m’en veux d’être aussi froid avec Orfeo. Je m’en veux et je ressens une sorte de jubilation à me venger de ce qu’il m’a fait endurer. J’ai envie de lui faire encore plus mal, de lui infliger une douleur telle, qu’il n’en dormira pas cette nuit. Mais, cette animosité ne me ressemble pas. Je soupire, lasse de n’être qu’un pitbull enragé, incapable de faire preuve de maturité. Mon dos rejoint la chaise et je l’écoute en tiquant sur ses explications. Un ami ? Quel ami ? Je lève un sourcil, interloqué. Je répertorie tous mes proches afin de trier les plus aptes à me faire un tel coup bas. Mais ses paroles m’arrachent à mes réflexions. Cette fois-ci, mes sourcils se froncent sous l’incompréhension. Je pense qu’il n’a pas conscience de l’aspect inévitable de ma situation. Il ne s’agissait que de choisir le bon moment. « Orfeo, Je ne suis pas différent de toi. Je n’ai plus l’âge de douter sur mon orientation  sexuelle. »  Je secoue la tête, observant les lumières au plafond quelques secondes. « Je n’arrive pas à croire ce que je vais te dire. »  Et c’est le cas. Je vis aujourd’hui dans le mensonge alors que je sais qu’il serait tellement plus simple de vivre au grand jour. Toutes ces années que je perds à faire semblant, ce n’est pas une vie. « Il va bien falloir que j’avoue à mes proches que je ne suis pas vraiment ce qu’ils attendaient. Je me suis toujours dit que je le ferai lorsque je serai sûr de vouloir faire un très long bout de chemin avec un homme, pas avant. »  Je le regarde un moment, légèrement bousculé par cette jeune femme qui vit sa soirée pleinement. Après une ombre de colère envers cette maladresse, je m’attendris, sentant l’émotion me gagner. « Tu étais… »  … cet homme … La fin de ma phrase ne passe pas mes lèvres, lorsqu’Orfeo semble s’intéresser à son smartphone. Malgré le fait qu’il s’excuse, je décide de garder la fin de ma déclaration pour moi. Je me rends soudainement compte que tout tourne autour de moi. Je me penche sur la table pour boire une gorgée de ce nectar qui m’a souvent aidé à oublier. Laissant le verre proche de ma bouche, je lui indique : « Tu n’as pas à t’excuser pour ça. On a tous nos préoccupations. Tu peux le rappeler si tu veux. »   Encore cette pointe de sarcasme sur la possibilité d’un inconnu, déclenché par une jalousie que j’aimerais pourtant faire taire. Je bois de nouveau, cachant le fait que je l’assume pas.



Beautiful Life
You can't quit until you try. You can't live until you die. You can't learn to tell the truth until you learn to lie. - Sixx:A.M.

Revenir en haut Aller en bas
Orfeo MüllerLe vin est un puissant lubrifiant social
Orfeo Müller
http://www.ciao-vecchio.com/t6901-orfeo-story-of-my-life#233180 http://www.ciao-vecchio.com/t6944-orfeo-s-links
Faceclaim : Sebastian Stan ©Ante Mortem
Messages : 21 - Points : 53
Âge : 36 ans
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le Dim 24 Mai 2020 - 19:11 )


« Same old flame  »



Enfin dans ce petit instant qui me semblait presque trop beau pour être réel, quelques remarques et reproches bien envoyé finissent pas être lâchés. Je baisse la tête, je ne suis pas aussi fort que je le pensais et bien que j’ai pensé qu’il aurait pu me dire tout ce qu’il me lance, les entendre en vrai c’est pas la chose la plus plaisante. Je regarde mon verre et en joue un peu avec. On dirait presque un petit garçon pris en faute, qui se fait remonter les bretelles. Mais c’est mérité sur ce coup, et j’entends bien ses remarques, mais je reste persuadé que j’ai fait le meilleur choix sur le moment. Peut-être aussi qu’en même temps, j’avais peur de rencontrer ses parents, parce que j’avais peur de me prendre en pleine face tout ce que je n’ai plus, puisque ma famille désormais est à Florence c’est mon oncle ma tante mon cousin et mes cousines, et rien de plus. Mais je vais bien me garder de lui avouer que j’aurai potentiellement pu être jaloux de son bonheur familial auquel de toute façon de mon côté je n’ai plus droit depuis bien trop longtemps maintenant. C’est un temps révolu et je suis passé à autre chose mais il arrive quelques fois qu’une vilaine petite piqûre de rappel refasse surface.

« Livio, admet quand même qu’il y a une énorme différence entre le fait que tu décides de ton propre chef de m’inviter chez tes parents, pour leur annoncer que tu es gay et que je suis ton mec depuis 4 ans, qu’on officialise tout ça, qu’on le rende public et le fait que je t’impose de rencontrer tes parents pour que tu leur annonces que tu es gay et qu’on est ensemble depuis 4 ans. C’est cette contrainte que je n’arrivais pas à assumer il y a 3 ans. »

Il m’avoue qu’il ne pourra pas mentir de toute façon éternellement à son monde s’il veut être heureux, et qu’il le fera quand il sera totalement sûr de lui et de ses sentiments, je bois ses paroles, j’ai l’impression que le monde pourrait s’arrêter de tourner autour de nous que je ne m’en rendrais sûrement même pas compte tellement je suis absorbé par ce qu’il me dit. Il commence une phrase qui est coupé par mon téléphone. Bon sang, mon téléphone me fait reconnecter avec la réalité, je ne saurais jamais ce qu’il voulait dire bien que d’une certaine manière je pense qu’au fond, il n’a pas besoin de me le dire, je l’ai compris de moi-même. Je refuse l’appel d’une manière peut-être un peu trop abrupte mais j’ai dis à Annalena que ce soir je n’étais joignable sous aucun prétexte et quand j’ai vu son nom s’afficher forcément j’ai quelques peu vu rouge. Visiblement Livio aussi à reconnecté avec la réalité. Je sens bien la pointe de sarcasme et de jalousie dans sa voix. Je ne le montre pas, mais dans ma tête et dans mon cœur c’est saut périlleux et pirouettes en tout genre quand je comprend que s’il est jaloux c’est qu’il ressent encore quelque chose. Il serait complètement passé à autre chose il en aurait rien à faire de mes histoires de cœur. Sauf que du coup, il me faut désamorcer immédiatement cette petite bombe avant que cela ne prenne d’énormes proportions.

« Alors je t’arrête tout de suite, ce n’est pas le rappeler, mais la rappeler et si sur ces dernières années tu as regardé la presse à scandale, tu devrais savoir que je ne suis pas devenu bi ou hétéro en 3 ans. Non, c’est mon assistante, enfin, l’assistante de direction de la marque de joaillerie Müller. J’ai perdu mon grand-père il y a quelques mois maintenant. Il m’a légué sa société et depuis je cours contre le temps. Cela fait quelques semaines que je suis à Naples parce que c’est la ville dans laquelle j’ai toujours aimé vivre et dans laquelle j’ai vécu les meilleures années de ma vie. C’est ici que je me sens le mieux. J’ai voulu te revoir souvent ces dernières semaines mais avec toujours cette boule dans le ventre de te croiser et de voir que tu es désormais heureux avec un autre, couplé au temps qui me manque. Ce soir, j’ai enfin pris mon courage à 2 mains et après avoir vu les affiches en ville, j’ai enfin décidé de venir ici, de couper mon téléphone et de te retrouver dans ce lieu si symbolique à mes yeux. »

Mais je reste mitigé par ce qu’il est en train de se passer parce que je crois qu’il a un fond de jalousie en lui, mais en même temps, je pense qu’il me hais. Je sais qu’on ne se retrouvera pas comme il y a 4 ans ce soir, mais j’aime bien la petite avancé et la tournure que semble prendre les évènements.


[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Same old flame [PV Livio] Empty
Sujet: Re: Same old flame [PV Livio] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Same old flame [PV Livio] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut