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- Désespoir. ft Misako -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Lungomare di Mergellina
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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Désespoir. ft Misako ( le Lun 23 Mar 2020 - 19:41 )

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misako & raoul
Ta tête est prête à exploser. Tu as besoin de t'aérer. Dehors doucement le jour commence à diminuer, mais tu t'en fous. Il y a cette histoire de virus et de confinement, tu devrais en tenir rigueur Mais il faut que tu évacues la rage que tu contiens. Sinon tu vas péter un câble et le résultat ne sera pas beau à voir.  Tu es conscient que tu prends des risques. Mais c'est ce que tu fais depuis des années. Alors tu n'es pas à ça prêt. Tu aviseras sur le moment si par malheur tu te fais choper. Au pire tu auras une amande à payer, ce n'est pas la mort. Surtout que tu ne comptes pas aller trainer en ville. Mais plus en bord de mer, il y a un parcours qui permet de faire du jogging. Sentir les embruns salés effleurer ton visage, sentir l'iode gonfler tes poumons sera des plus bénéfique. Parce que là tu ne peux plus faire semblant que tout va bien. Tu as essayé cachant ta douleur profonde. Mais depuis quelques jours quelque chose c'est brisé. Tu ne saurais l'expliquer. Peut être la bagarre de trop donc tu portes les stigmates sur ton corps et ton visage. Elle a été plus dure à encaisser. Peut être les verres cumulés dans ton sang et qui ne se distillent plus aussi bien qu'avant. Peut être ton cœur trop blessé, trop brisé. Tu ne sais pas trop.

Tout c'est assez précipité ses derniers mois. Il y a eu en premier le départ de Latisha. Douloureux car tu ne l'as pas compris. Tu te poses encore des questions. Parce qu'un instant tu as cru que pour elle et toi, il pourrait y avoir un avenir. Et puis il y a Wayland et depuis cette histoire à l'hôtel, le gamin emplit tes rêves. Tu mélanges ton passé avec un avenir qui n'existe pas. Et tes nuits finissent par te rendre dingue. L'amalgame c'est fait plus destructeur et te voilà au bord du gouffre. Et puis ce connard de Monsieur qui reste encore une grosse part de mystère. Tu es épuisé de courir après ce fantôme. Épuisé de perdre ta vie. Parfois tu voudrais juste te coucher et ne plus te réveiller. Rejoindre Maeva et Kewan. Te poser enfin et ne plus souffrir. Tu ne sais pas comment tu arrives à rester en vie, alors que tu n'es qu'une coquille vide. Alors ce soir oui tu vas aller courir. Avant tu as fais une lettre à Wayland que tu as laissé sur la table de ta cuisine. Tu lui expliques tout. Tu lui parles du flic que tu as été. Du mari et du père que tu n'as jamais oublié. Et qui te manques. Tu laisses ton arme aussi. Les photos. La mèche de cheveux de ton fils et son camion de pompier. Tu ne sais pas ce que pourra faire le métis avec tes souvenirs. Mais tu as envie de lui laisser, au fond de toi, une voix te dit qu'il en prendra grand soin. Parce que de cette balade tu n'es pas certain de revenir. Il y a de belles falaises qui tombent à pic dans le vide. Avec à leurs pieds des vagues qui les caressent. Ce serait doux de te laisser tomber. Doux d'en finir pour ne plus sentir cette douleur qui explose dans ta tête et qui finit par te rendre fou .

Tu commences une fois sur place à courir. Doucement. Tu n'es pas pressé. Tu n'as rien de prévu. Tu t'arrêtes parfois. Regardant le paysage que le jour qui se couche offre à tes yeux fatigués. C'est beau. Apaisant. Tu respires. Prends cette dose de vie que le vent léger te donne. Comme un cadeau. Un magnifique cadeau. Tu continues. Peut être que tu cherches l'endroit idéal pour ton plongeon final. Peut être que tu hésites. Que tu as peur. Tu t’assois et ton regard se perd sur cet horizon qui se colore d'un coucher de soleil magique. Des larmes viennent s'inviter dans tes yeux. « Maeva. Kewam. Vous me manquez tellement. Vivre sans vous est de plus en plus compliqué. Je n'y arrive plus. J'ai plus la force. Je veux juste vous rejoindre. En finir .. » Et tu te mets à pleurer comme un gamin perdu. Comme un homme détruit. Quand tu sens une main te poser sur ton épaule pour s'assurer que tout va bien. Tu te demandes si ce n'est pas un rêve.

 
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Le gamin qui redonne le sourire.
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Dernière édition par Raoul de St Ange le Sam 16 Mai 2020 - 9:40, édité 2 fois
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Misako CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Misako Cortesi
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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Lun 11 Mai 2020 - 20:37 )
Depuis son agression, Misako avait peur de sortir. Alors, elle avait refusé depuis plusieurs semaines les livraisons de fleur. La peur au ventre était tenace et bien qu’elle sache se défendre, qu’elle soit ceinture noire : elle n’avait rien pu faire contre le groupe qui l’avait agressé pour les mauvaises raisons. Raciste de merde. Elle était Italienne par son père, la seule chose bien qui lui ait légué. Ce bel enfoiré. Aujourd’hui, elle avait décidé de prendre les choses en main et avait rouvert les livraisons pour ses clients les plus fidèles. Fermant la boutique à midi, elle mangea rapidement les restes de riz de la veille avant d’aller préparer les commandes. Si elle finissait un peu plus tôt, elle passerait voir Arthur. Cet homme qui avait réchauffé son cœur, qui lui avait montré qu’elle aussi avait le droit d’être aimé et non repoussé, abandonné.

Chargeant les deux cagettes sur son vélo, elle les accrocha soigneusement avant de monter sur son bolide pour arpenter les rues de Naples. Elle commençait à connaître le chemin par cœur de ses clients favoris. Cela faisait du bien de prendre un peu l’air, de ne pas se morfondre à la fin d’une journée de travail. Aka l’activité préféré de Misako. Elle ne pouvait plus se laisser tirer vers le bas alors qu’il y avait une possibilité pour qu’elle trouve quelqu’un avec qui partager un peu sa vie. Et puis, elle ne pouvait abandonner Emiko. Sa sœur, son pilier. Elles avaient tellement de souvenirs à se refaire sous le nez de la providence qui n’avait pas réussis à les séparer.

Après deux heures, elle termina la dernière livraison chez une vieille dame. Misako ne s’attendait pas à ce que cette dernière soit morte entre temps. Évidemment, elle avait été triste et avait apporté ses condoléances à la famille, mais c’était la beauté de croire que la mort n’est pas une fin : juste le commencement d’une nouvelle aventure. Elle avait laissé la plante et avait refusé le paiement avant de rentrer. Passant par la partie côtier de la ville avant de rentrer chez elle, les rues étaient calmes malgré la douceur des températures. En voyant un homme sur un banc, les épaules affaissées, la tête baissée : Misako hésita avant de serrer les freins de son vélo. Elle tourna la tête, prit une longue inspiration et fit demi-tour. Doucement, elle posa son bolide à pédale par terre avant d’aller s’asseoir à côté de lui. En passant, elle avait récupéré les quelques fleurs tombées des commandes pour en faire maladroitement un bouquet improvisé.

Posant sa main sur l’épaule de l’homme, elle lui tendit ce petit quelque chose fait à la va-vite. “Vous avez besoin de parler ?” Elle lui sourit : “Parfois… Ca fait du bien de vider son sac en compagnie d’un inconnu. Et non, je ne vais pas demander comment vous allez. Je ne vous ferai pas cet affront.” Elle chercha dans la poche de sa veste un paquet de mouchoirs et lui tendit. “Acceptez au moins ça."


Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous.
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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Mar 12 Mai 2020 - 11:31 )

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misako & raoul
Un grand vide. C'est ce que tu éprouves quand tu arrives sur la côte. Tu regardes la mer qui s'étant à perte de vue. Elle t'appelle. Et tu as envie de répondre à cet appel grandissant. Il y a bien longtemps que tu n'avais pas ressenti cette envie de te foutre en l'air. De laisser le néant aspirer le peu d'espoir qu'il reste en toi. Tu ne sais pas où tu puisses ta force depuis ces années. Peut être parce que tu es un homme droit et que tu veux réparer l'erreur faite. Tu aurais tout donné et tu donnerais encore tout pour pouvoir réécrire l'histoire et prendre la place de ta femme et de ton fils. Ce mec a été le pire des salopards en prenant ta famille. Le pire des enfoirés en n'ayant pas les couilles de t'affronter toi. Tu aurais accepté de te battre. De mourir même. Mais non il a choisi la solution de facilité. La solution qui au final te fait le plus souffrir. Si tu étais mort tu serais mort en héros. Tu aurais été pleuré et peut être vengé par la justice. Mais Monsieur n'en aura tiré aucunes gloires. Là il porte son sucés jusqu'au nirvana. Et chaque jour que tu vis en plus rend ta douleur plus pesante. Alors tu veux déposer les armes. Et ton âme. Même si au fond de toi tu culpabilises de laisser Wayland seul. Seul face à ce monstre qui a du croiser sa vie et qui la croisera encore. Mais tu ne peux plus porter ce poids. Tu n'arrives plus à sécher tes larmes. Ni à combler ce trou dans ta poitrine. Mourir est la meilleure chose à faire. La solution parfaite à ta douleur vorace.

Tu t'assois d'abord et les larmes deviennent presque des torrents. Des torrents qui ravalent ton visage. Égratignant d'avantage ton cœur. Tu as peur de mourir. Peur de te jeter dans le vide. Que dirait Maeva et Kewan. Ils te traiteraient de lâche. Tu n'as pas tenu ta promesse. L'envie de plonger la tête la première est là. Elle s'accroche à ton cœur comme un enfant s'accroche à sa mère face à l'inconnu. Tu ne sais pas. Et tu sens une main sur ton épaule. Tu penses à un songe au départ. Trop pris par toutes les questions sans réponses. Tous tes doutes. Et ta remise en question. Toi l'homme d'honneur qui pense à se suicider pour ne plus souffrir. Alors que tu n'as pas fais payer au connard d'assassin son horrible crime. Et puis tu entends une voix féminine. Douce comme une brise d'été. Comme un chant d'espoir. Une voix à laquelle tu te raccroches alors que ton âme déjà s'égare.

Tu tournes ta tête vers la jeune femme assise à tes côtés. Tes yeux rougis. Tes traits brisés. Elle sourit. Belle apparition dans cette nuit sombre. Dans ta nuit sombre. « Je veux juste les rejoindre. Trouver la paix. » Des sanglots s'emparent de tes mots. Tu n'es que mensonges et tu le sais. Mais là c'est une vérité que tu dis. Tu es rongé de l'intérieur par toute ta rancœur., ta haine, ta rage Tu veux te sentir apaiser. Trouver le vrai sommeil. Ne plus te réveiller en hurlant leurs prénoms. Détruit de ne pas pouvoir les retenir. « Merci. » Tu prends le paquet de mouchoir qu'elle te tend. Tu essuies tes yeux qui n'arrêtent pas de couler. Tout comme ton nez. « C'est tellement calme. Alors qu'en moi tout mon être crie, hurle sa douleur. Je n'arrive plus à vivre sans eux. C'est devenu trop dur. Et puis tous mes mensonges pour obtenir réparation. Je ne suis plus rien. Que l'ombre de mon ombre. » Tu la regardes à peine. Tu trembles. Il y a bien longtemps que tu n'as pas été dans un état de fébrilité aussi violent. Tu voudrais avoir la force de jeter l'éponge. De stopper le combat.
Mais en as tu le droit ?
 
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@Misako Cortesi merci c'est parfait. Désespoir. ft Misako 4210718188 Désespoir. ft Misako 4210718188




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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Jeu 21 Mai 2020 - 20:22 )
Ce n’étaient probablement pas ses affaires ce qui causait autant de chagrin à cet homme, mais elle s’était tout de même arrêtée. Il y avait quelque chose dans son aura qui clochait : comme si elle pressentait que quelque chose n’allait pas. Misako avait toujours été sensible aux chagrins et au mal-être des autres : étant elle-même souvent la proie de son spleen. Alors, sans rien dire, elle s’installa sur le banc en posant une main bienveillante pour lui. Souriant, elle brisa le silence pour informer de sa présence. Il avait l’air si perdu. Si blessé. C’est alors qu’il lui répond. Elle ne s’attendait pas à ce qui le fasse, mais elle est en heureuse.

“Ah…” Souffla-t-elle. Pas besoin de lui faire un dessin, elle comprenait le côté macabre de ces paroles. “Le Saint-Graal de l’humanité, trouver la paix.” Elle n’était pas une féru d’histoire, mais elle savait que les Hommes avaient détruit bien des vies pour arriver à caresser du bout de doigt ce souhait universel.

Lui tendant le paquet de mouchoirs, elle respira le petit bouquet qu’elle avait fait à la va-vite. Cela l’aidait toujours à y voir plus clair, c’est probablement pour cette raison qu’elle adorait son métier. Elle l’écouta reprendre la parole, relevant son regard vers lui.

“C’est difficile de rester en vie quand nos proches nous quittent.” Elle aurait probablement dû rejoindre sa mère il y a des années de cela. "C’est difficile de vivre tout court.” Rajouta-t-elle. “Je ne peux pas vous blâmer d’avoir ce genre de pensée, ni même vous dire que vous ne devriez pas vous accrocher à autant de noirceur.” Misako ne faisait pas dans la fausse modestie. “Je ne pourrais même pas vous dire de bonnes raisons pour rester en vie. Quand tout vous tire vers le bas, il n’y a rien à faire."

Elle lui tendit le bouquet : “Tenez, prenez une longue inspiration ça fait du bien.” De sentir quelque chose de doux et de sucrer.

Misako se redressa et perdit son regard dans l’horizon alors qu’un beau coucher de soleil les honorait.

“Je ne pensais pas survivre aussi longtemps. Et puis, à force de faire un pas à la fois : le temps passe et un jour vous trouvez sur votre chemin une personne. Quelqu’un. Qui vous tends la main et vous prouve qu’il y a encore du bon dans L’Humanité. Que tout n’est pas perdu.” Arthur la guidait, sa sœur la tenait en vie. “Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut vous aider à continuer d’avancer dans votre quotidien le temps que vous trouviez une période stable ?"


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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Mer 27 Mai 2020 - 11:43 )

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L'envie de sauter est grande. Elle te dévore comme un feu de joie. Elle te tire vers le bas. Pourquoi résister à son appel. La délivrance tu ne la trouveras pas ici bas. C'est ailleurs qu'elle t'attend et tu en es parfaitement conscient. Il y a juste ce maigre fil qui te tient, ce gamin, ce métis qui chamboule tout. Qui fait battre ton palpitant avec une force oubliée. Pourquoi ? Les réponses sont en toi, mais tu ne les vois pas. Tu ne les entends pas. Trop muré dans ta haine et ta rage. Trop muré dans l'idée de ta vengeance. Et cette main qui se pose. Une parenthèse dans tes envies de suicide. Un regard doux qui t'apaise. Même si tu sais que cela sera loin d'être suffisant. Et comme le dit la jeune femme l'humanité entière est à la recherche de ce Graal. Et il est dur à obtenir. Il demande tant de sacrifice que tu finis par t’essouffler. Partir serait si facile. Et qui te regretterait. Tes parents ? Ils savent que tu es mort le jour ou tu as mis en terre les corps des êtres que tu chérissais plus que ta vie. Alors ils ne seront pas surpris quand ils apprendront la nouvelle. Tu la regardes, les yeux humides et le cœur lourd de toute ta peine. Personne pour t'aider à la porter et là elle te submerge. Déclenchant un tsunami, un raz de marée. « J'ai essayé de lutter. Je me bats depuis tant d'année face au vide de mon cœur. Je n'ai plus de force. Continuer seul devient un combat trop lourd à livrer. Je ne vois pas pourquoi je continuerais à m'affliger cette souffrance. »

Pourtant tu sais qu'il te reste une bonne raison de lutter. Ta vengeance. Wayland. Mais il semble qu'à cet instant ils ne fassent pas le poids. Ils sont devenus juste des grains de sable dans le rouage de ta vie. Et le vent du chagrin les a balayé comme tout le reste. Où il est le mec fier que tu as été ? Il n'en reste même pas une miette. Et même celui que tu es devenu au travers de tes mensonges ne t'apporte plus rien de bon. Tu la regardes surprise quand elle te tend le bouquet et qu'elle te demande de le respirer. Tu l'attrapes peu convaincu. Mais tu risques quoi. De te prendre en pleine poire un instant de vie éphémère. Alors tu le fais. Tu plonges ton nez dans les fleurs pour en savourer leurs essences. Et l'odeur te réchauffe un peu le cœur. C'est infime. Mais c'est comme le sourire de ton fils. De Wayland. Non de Kewan. C'est comme le regard de ton gosse. De Wayland. Non de Kewan. Et tu superposes les deux images. Celle du gamin de cinq et celle du jeune homme de vingt ans. Et à cet instant alors que la belle parle tu as la sensation que les deux sont la même personne. Impossible. Même si là tu donnerais tout pour y croire. Une main tendue. Un espoir. Non ce ne peut être la vérité.

Et tu laisses tes yeux balayer l'horizon. Imbibé de cette vision. Wayland a le même sourire et les même yeux que Kewan. « J'ai tout laissé derrière moi. J'ai fui mon pays, mes parents pour mener une quête qui ne semble pas avoir de fin. Depuis quinze ans je vadrouille à la recherche d'un mec. Et si je reste un peu à un endroit j'évite de m'attacher car je sais que je repartirais. Et ne pas s'attacher éviter aussi la souffrance de la séparation. » Tu passes ta main nerveusement dans tes cheveux, tu es à fleur de peau. Tu respires une nouvelle fois le bouquet. « Ici j'ai trouvé un jeune homme qui me fait penser  … » Tu marques une pose. « Au fils que j'ai perdu .. enfin je vois en lui l'homme qu'il aurait pu physiquement devenir  … si on n'avait pas couper le fil de sa vie alors qu'il avait tout juste cinq ans .. » Tu soupires. C'est la première fois que tu dis à voix haute ce que ton cœur pense tout bas. Oui Wayland te fait penser à Kewan. Et tu réalises que tu donnerais tout pour que Wayland soit Kewan. Utopie. Illusion. Idiotie. Qui te rend juste un peu plus fragile.
 
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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Jeu 28 Mai 2020 - 20:29 )
Misako l’écoutait, ne l’interrompait pas. Elle comprenait totalement ce qu’il voulait dire. Elle était pourtant plus jeune que lui, mais elle sentait le poids des années à porter son mal-être. Si elle ne guérissait pas, si elle ne trouvait pas la force de trouver une façon d’aller mieux : alors elle se laisserait couler un jour ou l’autre. Heureusement, Arthur semblait être là pour elle, pour la soutenir et lui permettre de respirer. Elle ne criait pas victoire trop vite, mais pour la première fois depuis longtemps : elle avait de l’espoir. Celui d’aller mieux et de pouvoir avancer plus sereinement.

“On pense toujours qu’on n’a plus de force, pourtant, et pourtant si vous êtes encore en vie c’est qu’elle a toujours été là. Ce qui vous anime, vous permet d’avancer et de vivre ne vous a pas lâché jusqu’à là. Faites lui confiance, laissez lui une chance de vous prouver que vous pouvez encore avancer. Et si jamais vous ne pouvez pas ? Il ne sera pas trop tard pour regarder les autres options.” Elle était bien placée pour savoir que des fois : il n’y avait pas d’autres issues.

Lui tendant le bouquet pour qu’il respire l’odeur des fleurs, elle voulait plonger son esprit dans autre chose que des idées noires. Misako faisait cela quand elle n’allait pas bien, elle espérait que cela aide cet inconnu à se redresser et à aller mieux. Après tout, la vie lui avait prouvé qu’il y avait toujours un peu de force quelque part pour continuer d’avancer. Elle ne savait pas comment allait réagir l’homme, mais après avoir humé les fleurs : elle le vit perdre ses yeux vers l’horizon. Le soleil avait déjà commencé sa descente. Elle aussi avait fuit Naples, pour partir, pour se sauver : et cela avait été salvateur. Peut-être que l’inconnu devait faire de même ? Partir ne voulait pas forcément dire se séparer. Si elle avait imposé quelques distances avec sa sœur : jamais elle ne l’avait rayé de sa vie.

“Alors peut-être qu’il faut encore continuer à creuser ? Voir où votre instinct vous mène ?” Dit-elle doucement. “Si ce n’est pas lui… Tant pis, vous pourrez partir et aller autre part. Mais s’il y a la moindre chance, même infime, que ça soit lui : alors il n’y a pas de mal à continuer votre combat.” Qu’est-ce qu’il avait à perdre ? Il semblait au fond du trou déjà. “Au moins, vous serez fixé et vous ne devrez pas vivre avec des “si”.” Car il n’y avait rien de pire à ses yeux.


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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Dim 31 Mai 2020 - 9:19 )

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Tu te confies. Perdu, apeuré même sur un avenir que tu ne connais pas. En existe t-il un pour toi ? As-tu seulement envie d'y plonger ? Alors que tu es seul. Que plus rien ne te rattache à cette existence. Le poids de la souffrance devient bien trop lourd à porter et ce n'est pas les quelques sourires que tu glanes qui vont faire pencher la balance de ta vie. Tu es au bout de rouleau, vidé. Et partir semble la solution la plus évidente. Pourtant la demoiselle soulève un point des plus importants si tu es encore en vie, c'est que quelque part au fond de toi il te reste encore un peu de force pour te battre. Pour continuer sur ce chemin sinueux. Ta force tu la puises depuis des années dans ta soif de vengeance, c'est cette rage et cette haine que tu éprouves pour Monsieur qui t'a permis de tenir. Là elle vacille, peut être parce que certains événements l'ont mise à mal. Mais tant qu'elle est là, tu peux compter sur elle et retarder l'instant fatal. Veux tu vraiment qu'il s'en tire et qu'il reste en vie ? Veux tu vraiment qu'il ne paie pas le prix de cette horreur qu'il t'a fait ? Tu sais au fond de toi que si tu sautes, une fois dans le vide, juste avant l'impact tu t'en voudras ne pas l'avoir tué. Tu regretteras ton geste. « La force qui me tient en vie est tellement liée à la douleur, la souffrance que là je ne supporte plus d'avoir mal. » Elle est atroce, elle est vorace, elle demande toujours plus. Elle ne te laisse pas en paix torturant ton esprit et ton cœur de mille douleurs. Tu trouves juste un instant de paix quand tu es avec Kewan. Non avec Wayland. Le gamin t'apaise. Et c'est doux comme une caresse. Alors est ce qu'il faut encore que tu laisses cette force guider ton existence ? Ou te faire une raison et en finir ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus.

Tu prends le bouquet que gentiment elle te tend. Tu le respires. Il sent l'envie de vivre. Il sent la promesse de l'impossible. Un instant l'odeur te raccroche aux fleurs qui parsemaient votre jardin. Dans ton regard perdu sur l'horizon ta maison se dessine, tu vois leurs sourires. Une aquarelle en demi teinte, ou le sombre s'efface ou le calme règne. Pas de couleurs violentes, juste une paix réelle. Comme tu voudrais que l'image soit vraie. Comme tu voudrais y entrer pour partager la chaleur qui en émane et qui effleure ton palpitant fatigué et blessé. Tu en oublierais presque ton envie de te foutre en l'air. Ta force est là aussi. Elle n'est pas que dans la douleur ressenti. Elle est dans les souvenirs heureux qui vivent en toi. Des étoiles scintillantes qui te protègent et te poussent à tenir. Tu en dévoiles un peu plus, le regard las, la tête vide. Tu laisses sortir des pans de ta vie écorchée. Et tu parles du gosse, du métis, lui aussi est abîmé. De l'extérieur comme de l'intérieur. Vous faites la paire tous les deux avec vos carcasses cabossées. Prêtes à être jetée à la casse. Cette idée te fait même sourire alors que tu as le cœur à pleurer. Mais tes larmes finissent par s'assécher, tu en as tant versé. « Il est vrai que je ne tomberais pas plus bas que je ne suis. Quoique le destin est bien capable juste pour moi de creuser un peu plus profondément ma tombe. Je suis en enfer je le sais. En revenir sera compliqué. Mais je peux essayer d'atténuer le feu des flammes. » Et tu repenses à la nuit ou Wayland c'est réveillé en criant parce qu'il avait fait un cauchemar. Il était complètement bouleversé le gamin. Tu repenses à ce que tu as ressenti en le tenant contre toi. Le bouleversement de ton être en le voyant si démuni. Cette chaleur que tu as éprouvé quand tes bras l'ont enlacé. C'était tellement plein de sincérité, d'amour. A cet instant là tu as retrouvé Nolan. C'était bref. Mais tu as vu celui que tu as été avant de devenir cet homme fait de mensonges.

« Je sais que le gosse a besoin de moi. Si je saute dans le vide je vais lui planter un couteau dans le cœur. Non dans le dos. »
Surtout vu la lettre que tu lui as laissé, expliquant tout de bout en bout. Vu les souvenirs aussi que tu as déposé sur la table de la cuisine. Tu sais qu'il ne supportera pas ton geste ? Il va se sentir encore abandonné, trahi, lui qui voyait en toi son espoir. Non tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas te jeter du haut de la falaise se serait un geste égoïste. Et Wayland ne le supporterait pas. Tu te dois de faire face, de lutter encore, même si tu as la sensation que tu luttes dans le vide. Revenir en arrière est impossible. Mais bâtir un avenir au moins pour le gamin tu le peux. Tu peux le sauver lui si tu ne peux te sauver toi. Mais au moins tu partiras l'âme en paix, sous le regard tendre de Maeva et de Kewan. Tu es sûr qu'ils te diraient de le sauver s'ils pouvaient te parler. Tu te tournes pour regarder un peu plus celle qui au fond vient de te sauver la vie. « D'où vous vient cette sagesse ? Cette force ? Vous êtes si jeune. » Elle aussi a du subir des épreuves. Elle aussi a du traverser des tempêtes. « Mais je manque à tout mes devoirs d'homme civilisé. » Tu souris c'est faible mais tes lèvres le laissent naître. « Raoul de St Ange. Enchanté de vous avoir croisé. » Et puis tu te ravises. « Est ce que vous pouvez garder un secret ? Mais pas n'importe lequel si vous le divulguez il pourrait mettre en péril votre existence. Si je vous le dis il faudra l'oublier  .. après  .. » Tu la regardes avec plus d'intensité, l’interrogeant de tes yeux. « C'est juste que je voudrais faire preuve de franchise et d'honnêteté avec vous. Vous pouvez refuser, je ne vous en voudrez pas … mais si vous acceptez vous devrez sceller mes mots dans votre esprit .. e et ne jamais en parler. » Tu sais qu'en lui dévoilant ton identité, si elle accepte tu lui fait prendre un risque. Mais tu en prends un aussi. Mais là à cet instant tu aimerais faire vivre un peu Nolan.
 
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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Lun 1 Juin 2020 - 19:37 )
Ah la souffrance. Oui. C’était le nerf de la guerre, quoiqu’on en dise. Il n’y avait pas de conflit qui naissait dans l’allégresse. Misako en connaissait en rayon. Chaque pas, chaque respiration pouvait ramener à tout moment son mal-être qui la dévorait vivante. Elle comprenait l’état de lassitude qui pouvait en découler. Quelque chose lui disait qu’il trouverait la force de continuer. Cet inconnu semblait être plus bas que terre, mais il n’avait pas encore sauté. C’est qu’il y avait encore de l’espoir. Quelqu’un qui veut se suicider, n’en parle pas. Il laisse les proches découvrir son cadavre. Celle qu’elle avait tenté plus jeune avait échoué, car ils l’avaient retrouvé et ils avaient décidé de la sauver. Elle avait pourtant été si proche du but. De ne plus souffrir, justement. Alors, Misako n’avait pas le cœur à le pousser à vivre s’il était dans cet état.

Elle l’écoutait parler de cette personne qui semblait être un fantôme du passé. Elle pouvait entendre la douleur dont il avait parlé. La fleuriste vit son possible pour lui montrer qu’il n’avait rien à perdre, au fond. Que ses plans de suicide pouvait attendre quelque temps.

“Essayer est mieux que rien.” Elle haussa les épaules : “Vous lui devez au moins ça.” Misako ne savait pas toute l’histoire, mais il ne fallait pas être devin pour voir que cela semblait des plus compliqués. Elle ne mettrait pas son nez dans ses affaires cependant. “Alors rester sur terre un peu plus longtemps. Vous n’êtes pas à quelques jours près.” Elle lui offrit un maigre sourire pour conclure sa phrase : espérant que cela apaise l’inconnu.

Ce dernier ne tarda pas à lui demander d’où provenait cette sagesse. Elle avala sa salive, se redressa et croisa ses mains sur ses genoux. Elle laissa quelques instants le silence s’installer, sans oser répondre. Elle dut prendre trop de temps puisqu’il se présenta. Elle retrouva un peu son sourire et posa son regard sur lui avant de se présenter à son tour.

“Misako Cortesi, enchanté également.” Cela serait plus simple pour communiquer.

La suite la laissa sans voix. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui avoue un secret. Quelque chose de lourd, en vu de ses paroles. Ses iris plongés dans les siennes, elle hocha la tête :

“Je suis douée pour garder les secrets, ne vous en faites pas. Beaucoup de mes clients à la boutique se confient à moi.” Et les représailles ? Elle n’en avait pas forcément peur. “Mais avant que partager votre secret, il est juste que je vous parle de moi.” Elle avala sa salive : “Je ne sais pas si le mot “sagesse” est adéquat me concernant. Je viens juste de plus.” Elle redressa les manches de son pull pour montrer ses avants-bras. Les cicatrices étaient sans appel. Elle pointa les plus profondes avant de les fixer longuement : “C’est la directrice de mon école qui m’a retrouvé dans les douches du pensionnat où j’étais. Mon père m’y à coller : ne supportant plus de m’avoir dans ses pattes. Pendant, longtemps, je me suis sentie de trop. Que je n’avais pas ma place ici. J’ai arrêté de compter les tentatives de suicide. Celle-ci était la pire, très certainement.” Elle releva son regard vers Raoul : “Je me suis convaincue avec le temps que je n’étais pas faite pour être aimée. Jusqu’à ce que j’aille au Japon et y trouve ma place. Pourtant, et pourtant, quand je vais mal la seule chose qui m'empêche de sombrer : c'est de me mutiler. Comme pour me prouver que je suis encore en vie.” Elle lui sourit : “Tout le monde à une place quelque part, il faut juste la trouver.”


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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Mar 9 Juin 2020 - 16:01 )

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Il y a un bout de temps que tu ne t'es pas confié. Ouvrir ton cœur ne fait plus parti de ta vie. Car il est fermé à double tour depuis que ta femme et ton fils ont été assassinés. A ce jour il ne s'est plus jamais fait manipuler par aucun sentiment. Aucun laissé aller. Enfin il semble que le lagon asséché par la souffrance, ait un peu reverdi à cause de la présence de Wayland. Rien de bien important. Mais suffisamment marquant pour que ce fait soit considéré comme une petite victoire, sur le trou noir qui t'avale tel une bouche de géant. Et ce trou noir a même failli te croquer tout entier. Jouant pleinement de sa domination sur ton être. Sans l'intervention de cette demoiselle ton corps serait écrasé au bas de la falaise. Peut être qu'une mouette aurait volé au dessus, signalant ta présence. Mais aucune attention y aurait été portée. Tu aurais juste été oublié. Là tu parles et doucement tu reprends tes esprits. Tu ne vois pas encore tout le positif, une grosse pénalité ne s'efface pas en un claquement de doigt. Et même si ta rencontre avec Wayland t'a mis du baume au cœur. S'il a fait naître des sourires, des larmes aussi. Si vos discussions ont caressé voir éveillé pas mal d'émotions. Ton palpitant reste difficile à joindre réellement. Bloqué dans ce bloc en ciment que tu as construit autour. Il te faudrait sûrement des milliards d'heure sur un divan avec un psychologue pour en arriver là. Pourtant il suffit juste d'un bouquet odorant gentiment offert par la demoiselle pour que tes mots s'envolent et que le poids de la souffrance se fasse plus doux. C'est un peu comme si elle ôtait un bracelet en plomb d'un pauvre poignet fragile. Le chemin est encore long, tu en as conscience. Ce n'est pas encore demain que le coq chantera mais sur le coup cela te fait du bien. Après tout c'est grâce à des petits bonheurs, des petits riens, que le ciel noir s'éclaircit.

Et tu ne peux t'empêcher de penser au mal que tu ferais au métis si tu sautais. Il ne peut compter que sur toi pour se sortir de son merdier. Et tu ne peux compter que sur lui pour goûter à l'espoir d'une nouvelle vie. « Oui vous avez raison. Je lui dois au moins ça. Rien ne presse. » Tu auras peut être ta vengeance si tu restes un peu plus. Tu le dois à Maeva et à Kewan. Tu sais que rien ne sera facile. Qu'il y aura encore des doutes, des douleurs. Des nuits d'orage et de rage. Des envies d'en finir encore. Mais tu vas ouvrir un peu plus ton cœur. Ne serait ce que pour ce gamin qui ne mérite pas la vie qu'il a. Tu te présentes avant de réaliser que lui mentir te semble malhonnête. Mais lui dire la vérité pourrait lui nuire. En retour elle dévoile son identité. « C'est très beau Misako. » Tu l'écoutes attentif à ses mots. Ton regard la détaillant avec douceur. Sa voix est apaisante et le tumulte de ton cœur se calme sous les impulsions de ses syllabes. Tu as même envie de sourire et de chasser les nuages de tes yeux. Elle est prête à entendre ton secret, prête à le garder, mais avant elle veut parler d'elle. Tu regardes son geste, ses mains qui tirent ses manches. Tu vois les cicatrices. Ton œil de flic en a vu tellement des marques de ce genre. Elles laissent passer le sang et vident le corps de toute vie. Tu as vu des adolescents, des adultes baignant dans leurs mares de liquide rougeâtre aux odeurs sulfureuses. Et Misako se met à te raconter. Tu le la connais pas et elle se livre. Te voilà détenteur de son secret. Tu lui rends son sourire. « Je suis vraiment désolé. C'est horrible de ne pas se sentir aimé que se soit par ses parents ou par d'autres personnes. » Tu passes ta main dans tes cheveux, secoué par les mots livrés.

« La mort a toujours fait partie de ma vie. J'étais flic. Avant de devenir un mec paumé qui reste en vie depuis des années juste parce qu'il veut se venger. » Tu soupires. « J'avais trouvé ma place, j'étais marié, j'avais un fils et nous allions avoir une petite fille. Je ne pensais pas qu'un jour ce bonheur pourrait être détruit avec violence. J'ai voulu mourir ce jour là. Mais je voulais aussi me venger. Alors j'ai envoyé bouler la mort. Nolan Parker flic de San Francisco a disparu et depuis plus de quinze ans je cours après un connard pour le faire payer. » Tu regardes l'horizon, tes larmes coulent et tu ne les stoppes. Tu n'as pas peur de les montrer. Ce qui est rare, mais la belle t'a sauvé, elle peut te voir pleurer. « En étant flic je savais comment changer d'identité. Je n'ai plus porté mon véritable nom depuis que j'ai quitté les USA. Je change de métier, de nom, de pays. Je ne m'attache jamais. Sachant que je suis condamné. Sachant qu'en voulant me venger je risque ma vie. De toute façon je devrais payer pour mes actes, des actes donc je ne suis pas fier. Ici je suis Raoul de St Ange, français d'origine et œnologue. Une pure fiction, du vent. Et s'il le savait il chercherait à me tuer, j'en suis certain. Et en sachant vous pouvez devenir une victime. » Tu la regardes. « Vous devez oublié. Je ne dois rester que Raoul de St Ange à vos yeux. Vous me le promettez ? » Tu sais que tu n'aurais pas du, c'est mettre Misako en danger de lui avoir révélé ton secret. Mais tu ne voulais pas lui mentir. Pas après ce qu'elle avait fait. Et puis elle t'a fait confiance en parlant du côté sombre de son existence. Tu ne pouvais pas agir d'une autre manière.
 
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Sujet: Re: Désespoir. ft Misako ( le Mer 10 Juin 2020 - 20:54 )
“Tout vient à point à qui sait attendre, il faut juste savoir s’asseoir sur le bord de la route. Prendre son mal en patience est bien l’exercice le plus difficile pour l’homme, mais le plus gratifiant quand on vient récolter les lauriers de cette attente bien souvent nécessaire.”

Misako ne voulait pas promettre que tout allait bien se passer. Que cet inconnu n’allait pas encore souffrir et avoir envie de se foutre en l’air. Elle disait juste qu’il y avait des chances pour que tout s’arrange et qu’il trouve une paix dans cette vie de misère. Ne méritaient-ils tous pas de caresser du bout des doigts cette salutation ?

“Le même prénom que ma grand-mère… Je suis bien heureuse de ne pas avoir un prénom Italien qui me rattacherait à mon géniteur. Je porte déjà son nom de famille : c’est suffisant.” Quelque chose qu’elle aimerait changer, qu’elle changerait d’ailleurs. Un jour.

Se confier avant qu’il ne dépose sur son cœur le secret qui semble être lourd et dangereux apporter. Flirter avec le danger, voilà quelque chose qui était terriblement excitant. Qui sait, cela serait un moyen de faire venir la mort un peu plus rapidement à son chevet : cette vieille amie longuement cherchée et appelée. Daignerait-elle seulement venir lui rendre visite pour emmener son âme loin d’ici ? L’homme assis à ses côtés lui faisait une fleur en la rapprochant un peu plus d’elle d’une certaine façon. Misako ne pouvait pas laisser cette chance passer et si en plus cela pouvait aider quelqu’un : cela était encore mieux. Alors, pour conforter l’inconnu dans sa confession, elle fit le premier pas. Au fond, cela ne l’avait jamais dérangé de parler de ses marques. Parce qu’elles faisaient ce qu’elle était aujourd’hui. Sa vie entière était construire sur ce mal-être profond.

“Ne soyez pas désolé. C’est ce qui m’a construite. Je ne suis pas honteuse de mon ressentiment, encore moins de cette part morbide de ma personnalité qui me fait flirter dangereusement avec la mort. C’est celle que je suis. Apprendre à s’accepter est le premier pas vers une guérison nécessaire pour continuer de respirer.”

Encore une fois, elle ne voulait pas se prétendre sage ou bien maître de la bonne parole : elle parlait juste comme elle le souhaitait pour tenter d’apaiser un peu l’âme écorchée qui se tenait près de la sienne. Comme une consœur qui avait besoin d’être rassurée : de comprendre que tout allait bien se passer si elle prenait son mal en patience. Raoul, donc, se met à parler. Ancien policier, cela était certain qu’il devait en avoir vu des scènes horribles. C’était donc le feu de la vengeance qui tenait en vie cet homme brisé. Doux désir de faire payer à quelqu’un un affront. Misako aimerait pouvoir dire qu’elle voudrait se venger de son père. Pourtant, elle sait qu’elle ne peut pas. L’ignorer, le rayer de sa vie cependant : voilà quelque chose qui était dans ses cordes. Sortant à nouveau un mouchoir du paquet, elle le lui tendit gentiment. C’était donc pour ça qu’elle était maintenant une personne en sursit ? Parce que Raoul avait changé d’identité, que Nolan avait derrière lui des chiens qui n’hésiteraient pas à se jeter sur lui pour le tuer s’ils en avaient l’occasion. Elle laissa le silence s’installer, repassant dans sa tête l’histoire qu’il venait de lui raconter. Elle ne le jugeait pas.

“Je vous le promets.” Finit-elle par dire en lui souriant doucement. “Ne vous en faites pas, je ne parlerai à personne de ce que vous venez de me dire. Vous pouvez compter sur moi.” Pourquoi trahirait-elle un inconnu ? Misako ne voulait pas avoir la mort sur sa conscience, juste la sienne si elle devait choisir. “Je comprends pourquoi il vous a si difficile de continuer de vivre. Votre douleur… Vous n’avez pas besoin de la décrire pour que je la sente.” Elle chercha dans la poche de son jeans et sortit un caillou avec un signe japonais dessus. “Tenez.” Elle lui tendit : “C’est pour vous. Un talisman pour vous protégez.” Et au cas où il refuserait : “Même si vous ne croyez pas à ça, vous ne pouvez pas réellement dire non à une quelconque forme d’aide.”


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