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- Elio + Non hai bisogno di parole. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Elda Ranucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le Mar 28 Avr 2020 - 21:37 )

Il n'est pas tard, dix-neuf heure peut-être. Ou même vingt heure. Tu n'as jamais été très douée pour suivre le mouvement des aiguilles, t'es plutôt du genre à te perdre un peu plus à chaque seconde qui défile. Ça avait été plus fort que toi, t'avais eu besoin de passer voir Louise à la fin du boulot. T'avais beau t'être faite à l'idée de travailler à la bibliothèque sur le long terme, ce n'était pas toujours de gaieté de cœur que tu t'y rendais. Elle seule savait te faire retrouver ton calme. Ton très ancien toi, avant que tout ne s'effondre. Vu l'heure tardive tu l'avais plus regardé finir de ranger qu'autre chose mais ton esprit avait retrouvé un peu de sérénité. Toi t'en auras jamais trop de la sérénité. Tu parviens tout de même à te dire que cette nouvelle vie à Naples progresse. Que tu progresses. Tu es bien entourée. L'alcool aide même à faire diminuer les cauchemars. Cette ancienne danseuse, avec sa détermination et ses petites mains graciles qui ont littéralement bâti son rêve, elle te chuchote que tout est possible en quelque sorte. Une bulle de bonheur hermétique. Quand tu la vois tout s'apaise. Ça t'a toujours amusé d'essayer de mettre des mots précis sur les relations humaines. Surtout quand la mode est de ne pas mettre d'étiquette. Sauf que toi les mots tu les trouves beaux. Ils révèlent l'importance de chaque instant, de chaque personne quand ils sont maniés avec connaissance. Et tandis que tu déambules, un petit sourire se dessine même sur tes lèvres. Léger bonheur éphémère.

Collision en approche. Danger. Le nez en l'air tu n'as pas vu les supporters qui déambulent dans les rues. Les écouteurs fermement enfoncés dans tes oreilles, tu n'as pas entendu les cris de soutien. Ce n'est qu'en te rapprochant d'une rue remplie de bar que tu réalises le brouhaha qui résonne dans la ville. La rue est pleine à craquer. Tu n'aimes pas ça. La mémoire s'active et tu te souviens que ce soir c'est le match qui oppose la SSC Napoli à la Juventus. Tu ne pourrais dire comment tu es courant, tu t'en fiches d'ailleurs, toi tout ce que tu veux c'est retrouver ton appartement. Vite. Te doucher. Et boire. La foule te met toujours sur les nerfs. C'est trop de stimuli. Trop de données inconnues. Trop de gens qui te frôlent et parfois te percutent. Le problème c'est que tu es plus ou moins obligée de passer par là pour rentrer au plus vite. Et tu as envie de croire que t'en es capable. Ta posture se fait légèrement plus voûtée mais tu te persuade que c'est possible. La tête basse. Comme quand tu rentrais de l'hôpital. Comme quand tu ne voulais pas que les autres aperçoivent ton œil noirci en fin de journée après que le fond de teint soit presque parti. Tes pas sont déterminés et empressés. Ta respiration est un peu plus saccadée. Ta silhouette se faufile entre tous ces corps qui à l'instant précis te répugnent. Ton cerveau fonctionne trop vite. Ton système nerveux sympathique a pris le contrôle. Alerte. Survivre. Angoisse.

3.2.1. Raideur. Froid glacial. Douleur. T'inspires comme si on allait te noyer. Tout se casse en mille morceaux à l'intérieur. T'as l'impression de mourir instantanément. Tu retiens ta respiration, pétrifiée quand une main s'abat sur ton épaule et t'attire en arrière. Ton corps en percute un autre. Il y a des paroles qui s'échangent, mais tu es dans l'incapacité la plus totale de comprendre de quoi il en retourne. Ce bras replié autour de ton cou. Tu manques d'air. Et puis ces rires aux effluves d'alcool qui font apparaître des frissons sur ta peau. Tu en fais tomber ton sac. Rien ne répond. Le néant. C'est comme un black out. Tu n'as même pas conscience de tes propres membres qui se débattent.

Lui. T'as peur de lever la tête de voir son visage. Son regard à lui. Lui. Lui. Lui. Toujours lui. Alors tu fermes les yeux fort. Aussi fort qu'un enfant qui fait un vœux. La terreur t'habite. Sans comprendre, sans même le vouloir en fin de compte, tu sens que tout s'agite encore plus autour de toi. Tu refuses pourtant d'ouvrir les yeux. Tu te sens tomber et même là tu n'arrives pas te ressaisir. Dans un réflexe que tu croyais ne plus avoir, tes mains amortissent la chute, évitant à ton crâne de percuter le sol. Encore. Toujours. Une boucle d'horreur et de violence dont tu ne sembles pas pouvoir sortir. Tu n'arriveras jamais chez toi Elda. Tu te vois crever là maintenant sur un trottoir.
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le Jeu 30 Avr 2020 - 0:36 )

Non hai bisogno di parole @Elda Ranucci.


« Tu es certain de vouloir rester ici poussin ? » Le petit garçon hoche la tête avant de prendre la main de sa tante. Elio sourit et accepte, cela fait plusieurs semaines que son fils n’a pas fait ce genre de demande. Cela lui fera du bien de passer la nuit chez Agata. Elle lui racontera probablement les plus incroyables histoires avant de le laisser s’endormir sur le canapé. Charlie est toujours heureux quand il passe une soirée avec sa tante, il est temps de reprendre cette habitude. Alors même si rien n’a été prévu, Elio n’a pas envie de lui enlever ce petit plaisir. Et puis il n’y a pas école demain. « Heureusement que j’ai laissé un change ici pour ce genre d’occasion hein ? » Le petit garçon saute de joie avant de serrer son père dans ses bras. « Tu seras sage ok ? Je passerais te prendre demain après déjeuner » Cela leur laissera toute l’après-midi. Les beaux jours s’installant maintenant sur Naples, Elio a prévu d’emmener les enfants à la plage. Les touristes ne sont pas encore arrivés et même si l’eau sera probablement trop froide pour s’y baigner, il y a des tonnes d’activités à faire sur le sable. Un concours de château sera de rigueur. De quoi égayer et fatiguer les petites terreurs avant le retour de Ban-Ryu. «  Appelle-moi s’il y a le moindre problème d’accord ? » Agata lève les yeux au ciel avant d’ouvrir la porte de son appartement « Allez papa poule, on va trèèèès bien s’en sortir. N’est-ce pas champion ? » Charlie sourit de toutes ses dents avant d’ajouter « On fera une cabane avec les couvertures et on va lire des histoires de pirates ! » Rassuré, le jeune père donne un dernier baiser sur la joue de son fils, un pour sa sœur et sort de l’appartement.

Le soleil est déjà couché quand Elio met les pieds dans la rue. Il se dirige vers le centre-ville, où il vit maintenant avec Ryu. D’ailleurs, il devrait passer prendre quelque chose à emporter. Le Coréen a encore une réunion tardive et sera ravi de trouver de quoi se restaurer une fois rentré. Plutôt satisfait de son idée, Elio envoie un sms à son compagnon pour le prévenir qu’il compte prendre une salade de pâtes dans le petit restaurant en bas de la rue. Il devrait encore être ouvert. L’Italien accélère le pas avant de souffler en réalisant la cohue dans son nouveau quartier. Le match lui était totalement passé au-dessus de la tête. Pourtant il lui arrive de se mettre devant le petit écran pour regarder le foot, ou même d’aller au stade, mais il ne peut pas se considérer comme un grand supporter. N’aimant pas spécialement les méfaits de l’alcool – et le comportement de certains – il s’engage dans la rue jusqu’à pousser la porte du fameux restaurant. Il n’attend que 10 minutes avant de récupérer le sac contenant les deux barquettes et reprend le chemin jusqu’à chez lui. Il n’est d’ailleurs plus très loin quand son regard capte une scène qui l’arrête net dans ses mouvements.

«Hey les mecs, on a à faire à une furie ! » Un homme sous l’influence de l’alcool tient une jeune femme qui panique visiblement devant la situation. « Elle n’aurait pas à se débattre comme ça si tu la lâchais » Il se garde de balancer une insulte au passage, il n'a pas envie de provoquer le petit groupe.Le grand gaillard regarde Elio, arque un sourcil et ne trouvant plus la situation aussi amusante, pousse la demoiselle qui tombe au sol. Bande d’idiots. Les 3 hommes s’éloignent comme ça, comme si rien ne venait de se passer. L’Italien serre les dents et s’approche vivement de la blonde avant de poser un genou au sol. « Vous allez bien ? » Il attrape le sac pour le lui tendre avant d’attraper doucement sa main pour l’aider à se relever. Il ne veut pas lui faire peur, c’est la dernière de ses attentions. « Vous ne vous êtes pas fait mal ? » Il est vraiment inquiet, il ne peut pas s’empêcher d’imaginer sa petite sœur lorsqu’il est témoin de ce genre de scène. « Je suis désolé. Certains se pensent tout permis. Surtout après quelques verres » Et il en connaît une couche avec son père « Je m’appelle Elio »

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Sujet: Re: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le Ven 1 Mai 2020 - 15:46 )

Ça résonne fort dans tes tempes. Le sang pulse, bruyamment. Mais jamais ta tête ne percute le sol. Et tout du long, tu n'as pas respiré. Le calme revient. Enfin tu crois. Tout ce que tu sais, c'est que le sol est moins froid que tu carrelage. Les rires ont disparus. L'entrave à ton corps aussi. Une partie de toi se demande ce qu'il a pu se passer tandis que l'autre ne veut pas savoir. Instinctivement, chacun de tes membres se recroquevillent. Et ce n'est seulement qu'à l'entente d'une voix douce que tu te décides à ouvrir les yeux. Il a beau faire quasiment nuit, tu es comme éblouies tant tes paupières étaient scellées par la peur. Tu te concentres sur ce genoux au sol, tu ne réalises même pas que le sac qu'il te tend gentiment c'est le tien, son contenu te paraît dérisoire. Tu te décides de te relever parce que ta raison se réveille et qu'elle réalise que quelqu'un est en train de t'observer dans cet état d'ultime faiblesse. Le contact d'un peau étrangère sur ta main te surprend, tu sais bien qu'il n'est pas agressif, tu es bien placée pour faire la différence. Mais finalement après tout ce temps, la douceur est devenue plus déstabilisante que les coups. Quand il te cognait c'était douloureux, physiquement mais le pire ce n'était pas ça. Le plus dur à encaisser c'était tous ses actes d'amour et de tendresse qu'il y avait après. Ils étaient un piège dans lequel tu te jetais. Tu les acceptais parce que tu n'avais pas le choix, mais tu les voulais aussi. Tu ne savais jamais combien de temps ils allaient durer, alors que tu les chérissais autant que tu les détestais. Tu t’autodétruisais. Alors tu te défait rapidement de cette main. Tes bras viennent protéger tes côtes. T'essaies de répondre à sa question, mais aucun son ne sort. Tu ne parviens qu'à hocher négativement la tête. Tu ne veux même pas vérifier. C'est pas des hématomes qui t'empêcheront de dormir, c'est le retour en arrière que cette altercation va produire. Toi qui te vantais d'avoir fait des progrès. Regardes le résultat petite Eldina ! Qu'en est-il hein ? Il n'en est rien.  Tu n'as pas avancé d'un seul centimètre. Petite chose détruite.

T'as toujours la tête rivée sur les genoux de l'étranger. Point d'ancrage. Bouée de sauvetage. Une paire de genoux. Voilà à quel point tu es pathétique à cet instant. Et il y a cette phrase. Je suis désolé. Certains se pensent tout permis. Surtout après quelques verres. Est ce que c'est une excuse ? Est ce qu'un simple désolé va suffire ? Qu'est ce que tu en as à faire qu'ils aient bu ? Tu peux pas t'empêcher de répondre, avec ta voix d'outre-tombe. « Il n'y a pas besoin de verres. » Oui avec l'alcool c'était pire, mais son absence n'a jamais rimé avec bonheur pour autant. Tu t'égares.

Elio. Tu te décides enfin à relever les yeux vers les siens. Et tu ne saurais l'expliquer, mais il y a comme un écho. Un écho que tu ne veux ni voir ni tenter de comprendre. « Comme le soleil. »  Tu redeviens une enfant. Timide. Parce qu'il a beau tiré son prénom d'une divinité grecque, il n'en reste pas moins un homme. « Elda. Je... désolée pour ça. Ce n'est rien tout va bien.  » Tu tentes un sourire en vain. C'est des réflexes que tu croyais enterrés qui reviennent à la vie. S'excuser. Rassurer les autres. Minimiser les faits. Ton attention se disperse. Tu regardes partout autour de toi, pour s'assurer qu'il n'y a plus de risque. Rien. Il n'y a que quelques regards curieux et insistants dans votre direction. Et si être le centre de l'attention ne te dérange pas trop, ce n'est pas le cas quand la raison c'est ton mal-être. Il faut vraiment que tu rentres chez toi. « Merci pour, enfin merci. » Tu t'empares avec des gestes un peu trop lents de ton sac resté dans sa main. Comme pour repousser le moment où tu vas te retrouver seule à nouveau au milieu de la foule. Il faut avancer Elda. Un pas. Deux pas. Trois pas. L'inconnu est maintenant derrière toi. Quatre. Cinq. Six. C'est la crise de panique. T'as du mal à respirer. Tu te retournes un peu trop vite cette fois, t'en as presque des étoiles dans les yeux. « Vous allez où ? J'habite juste en bas et... » Et tu te sens pas capable de terminer le chemin sans lui. Tu te dégoûtes d'être aussi faible. Tu peux pas lui dire ça. « Je peux vous offrir quelque chose à boire au moins. Ou autre chose. » Tes yeux sont retombés sur ses genoux. La foule s'est reconstituée, et tu as la sensation d'être au milieu du passage. Les gens qui passent sont de nouveau trop près. Tu mords ta joue si violemment pour ne pas paniquer. Trop tard, t'as déjà les jambes qui tremblent.
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le Sam 2 Mai 2020 - 16:08 )

Non hai bisogno di parole @Elda Ranucci.


Comme tant d’autres personnes dans la rue, Elio aurait pu détourner le regard et continuer son chemin. Il aurait pu se dire que ce n’était pas son problème, que quelqu’un finirait bien par réagir. Mais il sait malheureusement que c’est rarement le cas. La foule aura toujours la faculté impressionnante de fermer les yeux sur ce qui déplaît, ce qui dérange. Alors l’Italien lève la voix pour être certain que les hommes l’entendent. Ils semblent trouver la situation amusante et Elio n’a pas besoin de se rapprocher davantage pour deviner que l’alcool est de la partie. Il n’est pas un saint, et malgré l’addiction de son père, le brun boit aussi parfois un peu trop en soirée. Mais jamais il ne lève la main sur un autre – homme ou femme – jamais il n’importune une personne voulant simplement passer son chemin. Les fêtards ne voient-ils pas la panique dans les gestes de leur prisonnière ?! L’attention se tournant finalement sur eux, ils décident de retourner à leurs occupations, laissant la jeune femme tomber lourdement au sol. Comme ça, comme si elle était aussi insignifiante qu’une cigarette qu’on balance sur le bitume. Elio connaît bien trop ce sentiment, cette sensation de ne pas valoir mieux qu’un simple objet destiné à la déchetterie. Il a vécu son adolescence à lutter contre cette émotion néfaste et il ne laissera personne d’autre la ressentir.

Alors il pose doucement son genou au sol, attrapant le sac de la jeune femme par la même occasion. Il se fait rassurant, essaie de montrer qu’elle n’a plus à avoir peur. Sa remarque lui fait cependant froncer les sourcils. Il y a les paroles, mais aussi le ton de sa voix, comme si elle n’était pas encore totalement revenue dans cette réalité. Le brun lui laisse du temps, hoche la tête sans la contredire. L’alcool n’est qu’une excuse, un prétexte pour s’autoriser certaines choses que la bienséance nous interdit lorsqu’on est sobre.

La blonde accroche son regard et il avale difficilement sa salive. En voyant l’air triste émanant de ses pupilles bleues, Elio se demande si cette couleur ne peint pas son épiderme, parfois. Il y a quelque chose qui résonne au fond, quelque chose qu’il n’arrive pas à cerner. « Comme le soleil » Cela fait des années qu’il n’a pas entendu une telle chose. C’est sa mère qui aimait lui dire cela : qu’il était son petit prince, son soleil. Et en y pensant, Elio est heureux qu’elle n’ait pas été présente pour le voir s’éteindre, elle qui voulait toujours le voir briller. « Oui…Comme le soleil » Il inspire longuement avant de lui rendre un léger sourire. Il l’entend s’excuser, lui assurer qu’elle n’a rien, il a l’impression de retourner des années en arrière quand il sortait le même numéro à Ban-Ryu. Il avait beau avoir des hématomes partout sur le corps, il trouvait la force de lui dire qu’il n’avait pas si mal. Le Coréen ne disait rien, comme Elio en ce moment. Il se contente d’hocher la tête et de lui sourire pour montrer qu’il comprend. Qu’il est là, et c’est déjà énorme. Il a pris le temps de s’arrêter. « Vous n’avez pas à vous excuser. »

Elda le remercie et commence déjà à reprendre sa route. Pourtant, Elio ne bouge pas. Il regarde la main qui tenait il y a peu le sac de la jeune femme, puis relève les yeux vers la blonde qui semble hésiter. Elle se retourne et il fait quelques pas pour se retrouver à sa hauteur. Tout dans sa façon d’agir annonce une crise de panique. Doucement, Elio pose sa main sur l’avant-bras de la demoiselle. « Je vais vous raccompagner. Ça ne me dérange pas » Cela le rassurera même, il n’aurait pas eu l’esprit tranquille de la laisser ainsi en plein milieu de la rue. En voyant le regard d’Elda se baisser, il avance d’un pas en lui lançant un sourire. Il ne veut pas la laisser se perdre dans ses pensées. « Quelque chose à boire, ça me paraît être une excellente idée » Il se rapproche, pas trop près bien sûr, juste assez pour être un bouclier contre tout le reste. Juste assez pour qu’elle s’appuie sur lui le temps du trajet. « J’ai emménagé dans le centre-ville il y a peu » Parler de tout et de rien, une distraction qui l’aidait durant les périodes difficiles. Se concentrer sur des mots plutôt que sur la sensation du souffle coupé par la peur. « Mais j’ai passé quelques années dans ce quartier. Vous habitez ici depuis longtemps ? »

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Sujet: Re: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le Mer 6 Mai 2020 - 10:16 )

T'es déstabilisée Elda. T'as pas l'habitude. Après les coups il y a toujours eu le froid glacial, le vide ou bien trop de contact, trop d'amour. Le désert ou l'oppression. C'est presque étrange d'avoir quelqu'un qui se contente d'être présent. Qui te laisse respirer et qui se tient prêt au cas où tu t'écroules. Quelqu'un qui ne t'achève pas d'un dernier coup dans la mâchoire. Quelqu'un qui ne vient pas te caresser les cheveux pour te  rappeler qu'une fois que vous serez sur ce foutu bateau ça n'arrivera plus. Elio est juste une silhouette présente. Il n'essaie pas de réconforter. Ni de t'enfoncer. Il te regarde simplement. Sans jugement ni pitié dans les yeux. Combien de fois t'avais eu envie de vomir quand tu apercevais le regard insistant d'une voisine sur un hématome que tu avais mal caché. Pourtant elle n'avait pas appelé la police la veille au soir cette fameuse voisine, si ? Évidemment que non. Le brun te sourit. Sans faux semblant. Sans curiosité malsaine. Il te confirme qu'il est bien un soleil. En temps normal ça t'aurait laissée rêveuse. Il a raison tu n'as pas à t'excuser, pourtant c'est plus fort que toi. La même phrase serait sortie de ta bouche si tu avais été en face du jeune alcoolisé. Ça avait toujours été ta faute. Alors les excuses étaient devenues automatiques. Tu ne peux pas t'empêcher de soupirer devant sa remarquer car tu n'y peux rien. Tu serais bien capable de t'excuser à nouveau là toute de suite. Mais tu te contentes de hausser les épaules. Fatiguée.

T'as essayé de rentrer chez toi seule. Tu le veux tellement.  Mais il ne faut pas plus de six pas pour réaliser que ce n'est pas envisageable. Il suffit que cet étranger quitte ton champ de vision pour que l'angoisse revienne te saisir par la gorge. Il est là quand tu te retournes. Comme si tu n'avais jamais essayé d'avancer sans lui. Tu baragouines une phrase pour essayer de savoir si éventuellement il n'irait pas dans la même direction que toi. Les mots te manquent parce que tu t'interdis d'en prononcer plein. Encore une fois il te sauve. Comprend. Te prend de court. Te rattrape. Sa main sur ton avant bras, provoque des frissons que tu ne saurais interpréter. Tu parviens à ne pas sursauter. Tu ne retires pas ton bras dans un mouvement brusque non plus. Tu essayes seulement de sauver la face en disant que c'est pour lui offrir un verre en guise de remerciement. Il joue le jeu et pour ça tu lui es grandement reconnaissante. Vous êtes proches. Les sensations que ça procure chez toi, là encore tu ne sais pas les déchiffrer. Ta raison te dit que tu n'as pas à avoir peur de lui. Sauf que le corps a une mémoire incroyable. Vous entamez donc votre chemin. Il est légèrement devant toi, comme si tu voulais te cacher derrière son épaule. Tes pensées n'ont pas le temps de s'envoler, qu'il relance la conversation. Ses réactions sont exactement celles dont tu as besoin et ça te perturbe bien que cela te fasse du bien. Il s'adresse à toi comme si jamais rien ne s'était passé. « Ça va faire un peu plus de deux ans. J'étais à Bologne avant.  ». Tu prends une inspiration tandis que la foule acclame l'entrée des joueurs sur le terrain si on se fie aux écrans plats des bars. Tu sursautes, mais décides de te concentrer tant bien que mal sur votre échange verbal. Tu y mets l'énergie qu'il te reste. « J'ai des amis dans le centre ville, c'est plus charmant qu'ici. Pourtant je ne me vois pas partir, j'ai réussi à me faire mon chez-moi. Vous voyez ? » Tu t'emballes dans tes mots. Parler d'autre chose sans sentir que l'autre attend des explications. C'est agréable. « Alors vous-êtes heureux dans le centre ? » La formulation est étrange pour un inconnu. C'est peut-être à cause de son prénom. De son attitude. De ce reflet aux fond de ses pupilles. Tu ne saurais dire pourquoi, tu espère profondément qu'il est heureux cet Elio.

Ton immeuble se rapproche. T'as envie de courir, mais là encore tu ne ferais que tomber. Tu lui montres du doigt l'entrée, comme le ferait une enfant.  Ta respiration est un peu plus sereine. Mais tes jambes tremblent toujours. Tes muscles sont tous contractés involontairement. « Vous êtes certain que je ne vous retarde pas ? Je ne voudrais pas vous retenir plus que nécessaire. » Tu le dévisages à proprement parler pour la première fois. Tu vas plus loin que ses yeux ou que ses genoux.  Tu remarques le sachet, décoré d'un logo de nourriture à emporter. « Si quelqu'un vous attend, je comprendrai... ». Tu comprendrais oui. Ça serait plus que probable que tu le mettes en retard. Peut-être avait-il prévu de regarder le match chez lui avec des amis et de quoi manger. T'es trop polie, tu détestes déranger. Cependant encore une fois, tu ne contrôles plus rien. « C'est quoi le menu de ce soir ?  » Tes lèvres remuent toutes seules. Grappiller chaque seconde possible.
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Sujet: Re: Elio + Non hai bisogno di parole. ( le )
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