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- La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Galleria Veraci
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
Milo Veraldi
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Sujet: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le Ven 29 Mai 2020 - 23:17 )
Cette galerie n'était pas un lieu inconnu pour lui parce qu'il l'avait arpenté un nombre incalculable de fois depuis qu'il avait été étudiant. Les expositions photo avaient toujours été un lieu agréable, de plaisir même, où il se plaisait à découvrir les artistes et leurs œuvres. Mais aujourd'hui, c'était la première fois qu'il en foulait le sol en étant aussi stressé. Mal à l'aise, il tentait de faire bonne figure alors que ses mains se crispaient sur son carton à dessins. Et tout cela pour une erreur bancaire. Parce qu'il allait falloir du temps pour recréditer son compte désormais dans le rouge avec un beau découvert. Et il n'avait trouvé que cela. Vendre ses précieuses photos. Pas toutes, bien sûr ! Il avait fallu faire un tri, et il avait gardé celle du coquelicot et des oiseaux s'envolant au lever du jour... Bien trop belles pour être vendues à des inconnus qui ne sauraient certainement pas apprécier toute leur beauté.

Le tri s'était vite arrêté sur les photos de sa cousine qui n'avait jamais eu froid au yeux au point de lui envoyer un jour -par erreur ? Mais bon, c'était de Moira qu'on parlait- des selfies d'elle, nue... S'en était suivi une longue discussion sur la façon de faire des belles photos avec mise en pratique. Il s'était donc retrouvé avec une série de quatre photos de sa cousine en noir et blanc dans des positions certainement affolantes pour le commun des hommes. Mais si le regard pouvait suivre les courbes, les pleins et les déliés de son corps qui s'offrait impudiquement à lui, ce n'était pas sans se battre avec la lumière et les ombres surtout, qui semblaient vouloir garder jalousement pour eux ce corps si tentateur. Et il n'en revenait toujours pas que Moira lui ait juste donné les photos et tous les droits qui allaient avec, se moquant totalement de ce qu'il allait en faire.
Mais ce qui était certainement plus affolant encore, c'est qu'il était accompagné de son banquier -celui-là même qui avait fait l'erreur sur son compte !- qui avait tenu à l'accompagner pour voir cette exposition. Et Dieu, qu'il n'appréciait pas sentir la main de ce vieux bonhomme ventripotent sur le bas de son dos. Et encore moins avoir le poids du regard d'un des photographes qui tournait autour des photos qu'il présentait au directeur de la galerie. "Eh bien Milo, à l'époque c'était les coquelicots que tu rendais érotiques... Mais vu comment tes goûts ont changé au niveau des hommes, on pourrait presque comprendre que tu sois passé aux femmes..."

"Euh non, c'est pas ça..." En tout cas la main disparut soudainement alors que la présence imposante du banquier s'éloignait à l'autre bout de la salle. Soulagé comme jamais, il avoua sans même y penser. "J'aime toujours les hommes mais pas lui ! Ça non, c'est juste impossible..." Pour le regretter aussitôt. Parce qu'il le remettait maintenant. James O'Well, un type avec qui il n'aurait jamais dû avoir la moindre relation, même l'erreur de jeunesse n'excusait pas cela ! "Oh mais si tu veux, on peut remettre cela. Je suis libre ce soir après l'expo... Ça nous rappellera des souvenirs."

"Non ! Tu sais pas y faire ! T'es juste qu'un sadique de toute façon."
C'était sorti comme un cri du coeur et il voulait juste en mourir. rien que pour ne plus entendre le directeur de la galerie qui explosait de rire et tous ceux, plus ou moins discrets, des personnes ayant pu les entendre. Sauf évidemment James qui furibond les planta là. Alors que lui ne souhaitait qu'une chose, vendre ses photos et aller s'enfermer à double-tour chez lui histoire d'oublier la honte qu'il vivait en cet instant. Mais comment était-il parvenu à se mettre dans une telle situation ?... Rouge, n'osant regarder personne autour de lui, il attendait juste de pouvoir récupérer son argent pour s'enfuir à son tour le plus vite possible.


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Alvaro NavarroLe vin est un puissant lubrifiant social
Alvaro Navarro
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Sujet: Re: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le Dim 7 Juin 2020 - 18:42 )
La photo d'art, des débuts bien difficiles
Milo & Alvaro
Ce côté sensible est peu dévoilé de ma part, mais j’avais un grand plaisir de me promener dans les galeries d’arts. D’observer la vision des artistes sur le monde, comment ils le perçoivent et commet voudraient-ils que nous, simple mortel, voyons ce monde.

Certains sont très positifs, encourageant, stimulant de par la couleur, les formes et le message revendiqué, mais d’autres sont d’une telle négativité de par des images frappantes, voir choquantes se questionnant même sur l’intérêt de notre existence si nous contribuons à la perte de l’humanité par notre comportement. Bien sûr, il faut en prendre et en laisser. Ne porte le chapeau que s’il nous fait, mais encore, faut-il avoir la capacité de décortiquer les messages qui sont, parfois, fort subtile.

Je ne suis pas adepte d’art politique, environnemental. Je suis très classique m’attachant sur l’espèce la plus fascinante du monde: la femme. Le plaisir des yeux de voir les multiples interprétations que des artistes nous offrent. Chacun est différent, unique, nous racontant presque une histoire. Malgré la posture statique, on peut comprendre l’état d’âme qui s’en dégage. La beauté qu’elle procure se laissant ainsi poser.

Mon intérêt s’associant bien avec mon entreprise, je me permets souvent de me procurer des oeuvres, celles qui me plaisent, qui m’accrochent et ainsi les exposer dans l’établissement rendant cette endroit encore plus envoûtantes, intrigantes. Je n’offusque personne, voyant des corps de différentes couleurs, différentes formes qui sont aussi agréable les uns des autres.

Je m’approchais de dernier kiosque de la pièce, mais mon instinct insistait pour freiner la cadence voyant un trio d’hommes plus ou moins polis les uns envers les autres. Je notais la présence du directeur de l’endroit, dont j’avais déjà fait connaissance, jadis, ayant acheté plusieurs oeuvres ici.

Alors, de le voir, de l’entendre parler de la sorte envers un gamin, c’était même offensant pour le public autour rendant la visite moins agréable.

Prenant, donc, la responsabilité de parler pour les autres, je m’avançais vers le kiosque lentement osant entrer dans la conversation. Je détonnais du reste de la clientèle normale de cette galerie avec mon accoutrement, mais cela ne me rendait pas moins important pour autant.

“ Vous trouvez cela convenable, monsieur, de parler de la sorte avec autant d’oreilles dans les alentours…?” disais-je en m’adressant au directeur tout en portant attention aux photos sur la table.

CRIMSON DAY



Can you feel me
when i think about you?


Dernière édition par Alvaro Navarro le Dim 28 Juin 2020 - 6:48, édité 1 fois
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
Milo Veraldi
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Sujet: Re: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le Dim 14 Juin 2020 - 6:33 )
Comment en était-il arrivé là ? A être dans le rouge à la banque en premier lieu, et tout cela pour une erreur d'écriture ! Il voulait récupérer son argent ! Sauf que ça n'allait apparemment pas se faire tout de suite et qu'il se retrouvait-là à tenter de vendre les photos de sa cousine dans son plus simple appareil. C'est qu'il aimait bien Moira, mais pas en photos, nue, chez lui. Il n'avait donc pas réfléchi à deux fois avant de choisir cette série de clichés pour une première vente. Qui virait à la catastrophe la plus totale... C'est qu'il était toujours venu en simple visiteur voir les œuvres, pas en exposant, du moins jusqu'à aujourd'hui. Et s'il avait seulement pu imaginer qu'il aurait eu affaire à James O'Well d'entre tous, il aurait fui ! Presque une décennie avait passée et pourtant, on aurait pu croire à les entendre qu'il reprenait la discussion de la veille. Dans une atmosphère tendue et lourde, presque électrique alors qu'ils attiraient bien involontairement les regards attendant que l'orage éclate.

Et c'était fait exprès, il le savait. James savait parfaitement qu'il était mal à l'aise en public alors que Dieu ! Il était ici pour les photos de Moira, et pour rien d'autre. Et s'il pensait être au summum de la gêne, il réalisa rapidement qu'il se trompait. De toute évidence, il lui restait encore quelques échelons supplémentaires à gravir sur l'échelle de la honte alors qu'un des visiteurs intervenait pour s'insurger de la situation. Et évidemment, pas le visiteur lambda mais un type bon chic, bon genre, ayant tous les anciens codes de la haute société... Quelque peu surpris, il lui fit un petit signe de tête en guise de salutations guère sûr de sa propre voix. Alors que James n'avait aucunement ses difficultés ! "Ah, Monsieur Navarro, quel plaisir de vous voir ici ! Laissez-moi vous présenter Milo Veraldi, un ex-petit prodige qui a préféré vendre des photos aux touristes plutôt que de s'investir dans son art... Bien que je concède qu'il ait quelque peu gagné en maturité." Il ne savait pas de quoi il était le plus choqué. Etre présenté ainsi ou voir son nom donné au premier inconnu qui passait par-là ! "Tu as oublié les campagnes de pub pour les pizzas..." Parce que tant qu'à être dénigré, autant que ce soit fait à fond ! Chose qui ne sembla pas perturber plus que cela James alors que lui sentait ses joues s'échauffer de nouveau tout en se maudissant pour cela. "Milo, donne-moi le coquelicot, et je te le vendrais à prix d'or. Et ça fera en plus un merveilleux contraste entre le coquelicot que tu embrassais tout entier et cette série où tu restes comme derrière une fenêtre à regarder les ombres caresser ce corps..." Et là, ce fut à son tour de s'insurger. "Ce corps, c'est ma cousine ! Alors excuse-moi de ne pas vouloir l'embrasser tout entier. Il n'y a pas de contraste à avoir, ces photos sont un travail comme tout ce qu'il y a ici d'ailleurs. Elles n'ont pas la même valeur, tu le sais et je le sais. Le coquelicot c'est un instant attrapé au vol qui ne se reproduira plus jamais, ça n'a rien à voir." Quelque chose de bien plus personnel donc parce qu'effectivement, il y avait mis une partie de lui dans ce cliché. Et il n'était pas question, pas plus maintenant qu'à l'époque, de vendre cette photo au plus offrant.

Mais ça, c'était sans compter l'insistance pleine de morgue à peine déguisée de James. "Sauf que tu es dans ma galerie Milo et que c'est moi qui décide des termes. Et vois-tu, j'ai des grands connaisseurs comme Monsieur Navarro à satisfaire... Et je ne pense pas que tu sois à même de refuser quoi que ce soit. Tu as besoin d'argent, non ?... Et je suis sûr que Monsieur Navarro serait très intéressé par le fait de pouvoir jeter un œil sur cette photo..." Il envoya aussitôt un regard noir au "grand connaisseur" qu'était Alvaro, se moquant bien de savoir s'il était d'accord avec cet avis donné sans son consentement. "Eh bien, Monsieur le "grand connaisseur" devra se passer de mes photos." Tout comme le sale type qui dirigeait cette galerie ! Il avait déjà la main tendue pour récupérer ses travaux lorsque la main de James empoigna durement son avant-bras pour l'empêcher de terminer son geste. "...N'est-ce pas Monsieur Navarro ?" Il n'aimait ni le ton mielleux de James, ni la force avec laquelle celui-ci enserrait son poignet alors qu'il souriait d'une façon obséquieuse à son "grand connaisseur". Mais si lui fixait aussi Alvaro, c'était bien plus dans l'idée de le trucider par le regard !


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Sujet: Re: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le Dim 28 Juin 2020 - 7:22 )
La photo d'art, des débuts bien difficiles
Milo & Alvaro
J’aimais négocier. Avoir le plaisir de discuter et sentir la tension monter au fil des propositions. Obtenir ce pouvoir sur l’autre, sentir qu’il hésite, qu’il ne souhaite pas perdre la face, tout en ne voulant pas perdre la totalité du gain proposé.

C’était un jeu. Un véritable plaisir de mener le bal. Sentir mon importance pouvant changer complètement l’ambiance de la soirée. Un chiffre, un prix, tout ce jouait le temps de quelques secondes.

Cela dit, quand ce jeu est forcé, qu’un des deux négociateurs n’est point sincère ou ne possède pas cette volonté de discuter, l’intérêt n’y est pas. Il m’arrive d’insister lorsque l’oeuvre en question m’intéresse énormément, certes, mais encore là, tout dépend de mon confort. De mon aisance à tenir le coup.

Mais ici, dans cette grande pièce, il y avait un malaise. Un énorme malaise. Je sentais bien que se jeune homme n’avait aucun, je dis bien aucun plaisir d’avoir le directeur de la galerie à sa table.

Je pouvais le comprendre. À le voir, à l’entendre utiliser des termes plus ou moins provocateurs, moi non plus, je n’aurais pas le sourire aux lèvres. J’étais même surprise du comportement de cet homme dont j’avais un grand respect. Je le croyais franc dans sa volonté de rendre l’art public, avoir une philosophie noble de présenter des oeuvres ainsi que les artistes dans le plus grand de respect.

Or, il n’y en avait pas. Aucun respect se déroulait autour de cette table. Cela en était presque gênant d’y être impliqué.

Je fronçais les sourcils d’entendre le directeur parler de moi tel une menace pour ce gamin. De m’utiliser comme arme contre lui, chose que je détestais au plus haut point, le fixant durement du regard.

“ Je peux savoir ce qui vous prend, mon cher James ?”

Je laissais un silence planner le regardant de plus en plus intensément, voulant régler mes comptes avec lui. Je croyais mes bras afin d’éviter de les utiliser. Nous étions, quand même, dans une galerie.

“ Comment osez-vous menacer ce jeune homme devant moi ? Quel est votre intérêt de le faire, d’ailleurs ? Je ne comprends pas cette ténacité de lui soutirer une oeuvre qui lui appartient ? Je vous croyais plus respectueux envers vos artistes, et vos clients, James. De faire pression en m’utilisant de la sorte est répugnant. Je suis un connaisseurs d’arts, certes, mais je sais aussi reconnaître un profiteur. Vous agissez toujours de la sorte ? Si c’est le cas, c’est la dernière fois que vous me voyez ici…et ce gamin également. Je ne le laisserais pas subir de ce genre de pression venant de vous. Alors, je vous prie, s’il vous reste encore un peu de jugement, je vous conseille de vous retirez de cette pièce….et vite.”

Je regardais mes deux hommes de main au fond de la salle qui était prêt à intervenir en ma faveur si jamais les choses se corsaient.

En un instant, je voyais le véritable visage d’un homme dont j’avais un immense respect. Il avait fallu que je me pointe à cette table pour le voir perdre mon estime pour lui.

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Sujet: Re: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le Mer 1 Juil 2020 - 11:04 )
James mélangeait tout et utilisait son ressentiment contre lui pour se venger et l'humilier. Sans doute à raison d'ailleurs parce qu'à l'époque leur relation autant personnelle que professionnelle s'était toujours basée sur un fond de violence. Mais il avait su à ce moment-là utiliser ses capacités en photo pour rester en position de force face à lui, ce qui n'était plus du tout le cas aujourd'hui. Et il ne doutait pas que la situation devait particulièrement le faire jubiler, au point même de prendre à témoin les clients de sa galerie ! Et visiblement pas choisi au hasard s'il devait se fier à l'accoutrement et à ses tournures de phrases... Chose qu'il aurait certainement trouvé tout à fait classe dans d'autres circonstances mais là, il ne souhaitait qu'une chose, déguerpir au plus vite d'ici et loin, très loin, de James.
Qui ne semblait pas prêt à le lâcher malgré les menaces plus qu'évidentes de son ami. Et bon sang, il n'aimait pas cette situation. Vraiment pas. "Lâche-moi James, tu t'es suffisamment vengé. C'est bon, j'ai compris la leçon." Mais James ne s'occupait absolument pas de lui, trop occupé à se dédouaner à bon compte. "Un profiteur ? Alors que je ne fais que pousser un couard à dépasser ses peurs pour qu'il montre l'étendue de son talent au monde ? Voilà un jugement bien sévère et totalement immérité. J'aurais même de quoi m'en sentir offusqué..." Et lui alors ?! Sentant toutes ses barrières se fissurer petit à petit sous la tension devenue presque palpable, il craqua. Et il sut qu'il venait de commettre une énorme erreur dès que les premiers mots franchirent sa bouche. "Un montreur de talent pas fichu d'accrocher une de ses propres photos sur ses murs, laisse-moi rire..." Là, l'air devint trop épais pour qu'il puisse l'inspirer et ce fut en apnée qu'il entendit la suite alors qu'il luttait contre un malaise grandissant. "Un couard qui a toujours eu trop de répondant pour son propre bien... Ça se paiera Milo, au centuple." Mais bon sang, qu'est-ce qu'il était venu faire ici ?

Il lui fallut quelques secondes pour réaliser qu'on lui avait lâché le bras et que James avait tourné les talons après avoir pris congé de son ami d'un signe de tête. Récupérant ses photos d'une main qu'il aurait souhaité plus assurée, il préféra se concentrer sur ce Monsieur Navarro plutôt que sur l'environnement immédiat, n'étant pas sûr de pouvoir faire face aux diverses réactions. "Je suis désolé pour cet affichage. James et moi avons un vieux contentieux, depuis mes années de formation en photographie en fait. C'est le problème d'être pris pour un petit génie alors qu'on a eu que de la chance de faire la bonne photo au bon moment. Et contrairement à ce qu'il aimerait, ce genre de chance ne se commande pas, ça arrive juste quelque fois, comme ça, le cliché juste parfait. Ce sont des photos précieuses..." Trop précieuses en tout cas pour être laissées entre les mains avides de James ! D'autant que s'il exposait les photos des autres, il n'avait jamais su lui percer véritablement en tant que photographe. "On va dire que je n'ai pas répondu aux attentes qu'il plaçait en moi et que je l'ai... déçu." Et de toutes les manières possibles. Mais c'était bien la seule personne sur cette planète pour laquelle il s'en moquait totalement !
Mais pour le moment, il voulait surtout sortir d'ici et respirer l'air frais de l'extérieur à pleins poumons. Avant qu'il ne s'écroule sous le poids des regards de la salle entière, ce qui n'était sans doute qu'une impression mais il ne voulait surtout pas vérifier pour voir ce qu'il en était réellement. "Je suis vraiment désolé d'avoir gâché votre visite..."


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Sujet: Re: La photo d'art, des débuts bien difficiles [Alvaro] ( le )
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