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- La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Pasha Sokolov10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Sam 30 Mai 2020 - 12:45 )
Ce ne serait pas un jour à travailler, il le savait avant même d'avoir mis un pied au Ruby. Il aurait même pu s'éviter de passer par la case Ruby et ne pas y aller du tout mais il avait besoin de réfléchir. Et quoi de mieux qu'un fauteuil confortable et son bureau pour pouvoir y poser ses pieds ? Son casque sur la tête et sa musique à fond sur la dernière chanson des TOP qui se répétait en boucle juste parce qu'elle faisait écho à ce qu'il ressentait, son esprit carburait sur le même rythme qu'il avalait un à un les petits biscuits apéritif. Ça faisait huit ans qu'il se la coulait douce sous le soleil napolitain -et sans ces foutus moustiques guyanais, chose on ne peut plus appréciable- et soudainement sans le moindre signe annonciateur, tout partait en vrilles. Quelqu'un s'amusait à fouiner dans ses données personnelles, son passé refaisait surface par un beau matin et surtout, il y avait cette fille... Qui lui échappait encore et encore. Il fallait dire qu'il n'avait jamais été un fan de l'exercice physique, et encore moins ces dernières années alors courir derrière un bus avait rapidement eu ses limites. Ni même dévaler les petites ruelles pour voir sa robe fleurie disparaître dans la foule d'une rue commerçante... Est-ce que Natalia serait maintenant du genre à porter ce genre de robe ? Et il n'arrivait juste pas à joindre sa tante, et encore moins Natalia justement !

Rouvrant son petit téléphone à clapet, le vieux truc incapable d'aller sur le net et donc parfaitement intraçable, il tenta une nouvelle fois. Pour faire une nouvelle fois chou blanc. Où était sa tante ? Que se passait-il ? Et qu'est-ce que ferait Natalia ici ? Pour le retrouver ? Pour le moment, ça lui donnait plutôt l'impression inverse vu comment il courait après cette mystérieuse blonde qui ressemblait un peu trop à sa sœur... Bref, des tas de questions sans avoir une seule réponse à mettre en face. Et si généralement il était du genre à aimer les énigmes comme le prouvait son énième petit calepin de sudoku sur le point d'être fini, et pour le moment abandonné sur le bureau au milieu de la masse de paperasses qu'il devait ranger un jour peut-être, lorsque cela concernait sa jumelle, il n'aimait définitivement pas.

Son paquet soudainement vide -ils n'étaient jamais assez grand ces paquets !- il leva le bras pour le balancer dans la poubelle restée à l'autre bout de la pièce. C'est que le bureau se déplaçait au gré de la flaque de soleil se dessinant sur le sol et qu'il se trouvait actuellement dos à l'armoire empêchant une quelconque ouverture de celle-ci. Et qu'il loupa son coup puisque celui-ci rebondit sur le bord de la corbeille pour aller s'écraser au sol. Après avoir passé devant le nez de son patron qui avait ouvert la porte du bureau à ce moment-là. Forcément que ça n'avait pas fonctionné ! Levant son regard sur celui-ci alors qu'il finissait de mâcher son dernier biscuit, il demanda. "...Un problème, Patron ?" Bien qu'il ne risquait pas d'entendre sa réponse vu comment il entendait à peine ses propres mots sous le flot de musique qui envahissait ses oreilles. Mais ce n'était pas plus mal, chacun ses problèmes, hein ?
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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Dim 7 Juin 2020 - 18:11 )
La vie n'est pas un long fleuve tranquille
Pasha & Alvaro
Est-ce que le temps me rendait plus doux ?

Je me posais la question me voyant agir depuis quelques temps. Mon agressivité était moins apparente, la frayeur dans les regards s’estompaient autour de moi me voyant plus souriant, plus agréable. Oui, j’avais un sourire. Un sourire qui pouvait paraître effrayant pour certain, sachant qu’il pouvait tomber à tout instant. Un préambule avant un changement catégorique de ma part. Amortir l’ambiance avant de cogner, de rendre la vie de ma victime insupportable.

Ma réputation était toujours active, mon pouvoir était toujours très répandue, mais mon comportement; le nuage gris au-dessus de ma tête n’était plus.

C’était léger, confortable. Je rentrais dans mon Club saluait mes employés, donnant la main à mes hommes, riant de bon coeur à certaine plaisanterie. Le visage triste et maussade qu’ils avaient connu n’était plus.

Pourrait-on dire qu’une femme était derrière tout cela ?

Je le crois, oui. Je venais de passer du bon temps à l’extérieur. Me détacher pendant plus d’une semaine de l’emprise de mon entreprise sur moi. Être vu comme un simple client d’un hôtel et non un patron. Profiter du beau temps, de la belle plage et cette femme qui m’avait conquis. Être un homme aimant, attentionné envers celle qui m’avait complètement chamboulé mon existence, au point de me déplacer pour la reprendre, la faire mienne.

Certains peuvent voir cela comme un relâchement, moi je considère cela comme un moment de répit. D’éliminer la pression pendant un temps suffisant afin de mieux apprécier mon rôle à mon retour. Ne pas voir les dossiers comme une charge, mais un défi. Reconsidérer mes employés comment des collègues et non des serviteurs de mes profits.

Alors, oui la présence d’une femme dans ma vie allégeait bien des choses, dont mon moral, ma performance et mes ambitions.

D’un pas enjoué, bien souriant je rentrais dans mon Club, content de remarquer aucun changement flagrant ou qui pourrait abruptement me faire changer d’attitude. Non, on avait respecté mes demandes, mes idées et mes désirs pour mon retour.

Seulement, après avoir fait le tour, signé des papiers de commandes qui m’attendaient, je me dirigeais à l’étage supérieur, bien déterminé à rencontrer un de mes employés, celui dont j’ai eu des nouvelles qui me dérangeaient légèrement…

J’essayais de rester calme à mon entré. Voir ce petit morceau de papier passer devant moi était presqu’une insulte, comme s’il profitait de mon absence pour s’accaparer de cette espace, prendre ces aises dans ce bureau dont j’avais pris soin d’investir dessus pour lui permettre de travailler convenablement; pour moi.

Juste mon expression faciale en disait long sur ma déception. De voir ce bureau en désordre, complètement ensevelie de papier et de boite de biscuit…

Et son interrogation n’a fait que mon pomper d’avantage…

“ Un problème ?”

D’un bond, j’avançais vers lui afin de lui retirer ces foutus écouteurs dont je pouvais entendre facilement la musique jaillir.

“ Je peux savoir c’est quoi ce bordel ?! Je pars une semaine et tu as le culot de rendre cet espace une véritable décharge de papiers et de boites de biscuit ! Tu aimerais peut-être que je te donne les factures à payer pour te rendre confortable ici ?!?!”

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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Dim 14 Juin 2020 - 9:16 )
Premier problème, il avait loupé son panier avec son emballage. Bon, ce n'était pas le premier qui atterrissait à terre et ça commençait à devenir récurrent. Et il avait toujours été meilleur que ça en lancer de papiers, à se demander même s'il n'y avait pas des vents contraires... Bien que là, l'ouverture de la porte y était sans doute pour quelque chose. La faute donc à son patron. Et ça amenait au second problème, de taille lui aussi. Il était revenu. Il fallait bien que ça arrive un jour me direz-vous... Mais ça ne l'aurait pas dérangé qu'il prolonge ses vacances. Surtout pour le voir sauter sur lui ! Aussitôt sa main se porta à son casque alors qu'il tentait de modérer le mouvement. "Hop, hop, hop, hop... C'est fragile, ça. Il faut faire attention avec le matériel !" Oui, oui, c'était bien lui qui disait cela. Mais c'était son casque, ce qui lui servait à écouter sa musique. Et on ne jouait pas avec ça.

Ensuite, il écouta. Plus parce qu'il n'avait pas le choix qu'autre chose vu qu'on lui hurlait dans les oreilles. "Vous savez quoi Patron ? Vous ne devriez plus partir en vacances, ça ne vous réussi pas. C'était censé vous détendre, pas vous stresser ! Vous devriez faire gaffe, à votre âge on a vite fait de passer l'arme à gauche. Enfin, je dis ça mais c'est pour vous." Et comme pour mieux appuyer son point, il précisa. "Regardez, moi je pars pas. Et je suis zen !" Et clairement, il était tranquille n'ayant pas bougé d'un iota malgré l'arrivée tonitruante d'Alvaro. Même si par acquis de conscience, il avait tout de même fait le tour de la pièce des yeux. Pour finalement ne pas voir ce qu'il y avait de si affolant. Quelques papiers froissés et boites vide à même le sol qui seraient vite ramassés une fois qu'il s'y mettrait -le tout était de savoir quand il s'y mettrait !- et l'amas de papiers habituel sur son bureau qui avait l'avantage de lui servir de coussin lorsqu'il posait ses pieds dessus. Autant que ça ait une utilité. Et là aussi, ce n'était qu'une question de temps avant que celle-ci ne diminue drastiquement -un de ces jours prochains, on ne savait juste pas quand- avant de la voir s'élever à nouveau tout aussi vite. C'était le cycle de la paperasse comme il y avait le cycle de l'eau...

Mais là, loin de rester "zen", il commença par arrêter sa musique avant de poser un regard sérieux sur Alvaro. "Patron, faut que je vous parle..." Et ça, ça ne voulait dire qu'une chose. Et pas des plus agréables puisqu'il n'était généralement pas du genre à se prendre la tête. c'était donc des problèmes en vue. "Juste pour que vous sachiez, pendant votre absence on a tenté de fouiner dans mes données personnelles. J'ai pu tout fermer avant qu'ils n'aillent trop loin mais le petit malin était drôlement bon à ce petit jeu. Aucune idée de qui c'était, je me suis pas attardé pour leur faire un petit coucou. Et c'est pas tout..." Attrapant son stylo fétiche modèle "Ariane", il joua avec alors qu'il faisait le tri entre ce qu'il allait dire ou pas. Pour finalement longuement soupirer. "Natalia, ni ma tante d'ailleurs, ne répondent à mes appels. Je ne sais pas ni où elles sont, ni ce qui se passe..." Il garda cependant pour lui le fait qu'il avait couru plusieurs fois après le sosie de sa sœur, ici à Naples... Pour hausser les épaules dans un geste fataliste. "C'était juste pour que vous soyez au courant. S'il se passait quoi que ce soit, que vous ne soyez pas étonné..." Histoire qu'Alvaro ne tombe pas de haut s'il disparaissait du jour au lendemain sans plus donner de nouvelles.
Il considéra d'ailleurs très vite le sujet comme clos alors qu'il demandait. "Et sinon, vous aviez quelque chose à me dire ?" Parce que bien sûr, il ne considérait pas les remarques d'ordre ménagère comme des sujets nécessitant d'être discutés.
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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Dim 28 Juin 2020 - 8:16 )
La vie n'est pas un long fleuve tranquille
Pasha & Alvaro
C’est fou ce que le comportement d’une personne peut en affecter une autre.

Je venais à peine d’expliquer le changement drastique de mon comportement depuis mon retour et voilà que j’ai eu la brillante idée de me présenter dans le bureau de Pasha, ce gamin dont j’avais eu la bonté de sortir de la merde.

Et le voici qui était en train de jouer avec mes nerfs. À commencer par les nombreux déchets qu’il avait semer partout dans la pièce rendant l’endroit des plus grotesque. Dire que j’avais mis un gros paquet de fric pour le rendre adéquat et conviviale pour mon futur expert en informatique. Le remerciement que j’avais était de le voir prendre ces aises se foutant bien de moi.

Un gamin…Un véritable gamin, innocent des conséquences de cette attitude trop confiant et carrément irrespectueuse envers son patron. Un esprit d’adolescent dont rien ne semble l’affecter, pas même mon regard noir et colérique. Bien des hommes sont tombés sous mes yeux pour moins que cela et il avait le culot de renchérir avec des propos combien offensantes sur ma personne.

Habituellement, je l’aurais fait taire bien avant cela. Probablement écrasé au sol sous la pression de deux de mes hommes, prêt à agir sous ma gouverne. Peut-être même par moi-même, incapable de résister à l’envie de lui faire goûter à ma colère.

Mais pas cette fois-ci, comme si ma semaine de vacances m’accordait une certaine tolérance…qui se consumait, malheureusement, au fil de ces propos, me parlant d’intrusion de dossier, de la disparition de ces proches et peut-être même la menace de le voir, lui disparaître.

Alors, je n’ai pas pu m’empêcher de rire face à cette simple question de sa part. Après un long silence, de lui avoir permis de tout dire ces balivernes, c’était à mon tour de parler, de lui donner de mes nouvelles.

D’un seul coup, comme un prédateur, je le prenais par surprise saisissant son cou afin d’écraser son visage sur le clavier de l’ordinateur. J’appuyais bien fort afin qu’il sente les touches s’insérer dans sa chair.

“ Je vois que tu as pris tes aises, en mon absence, mon cher. Je vais devoir t’apprendre les bonnes manières me concernant…Ne jamais…jamais m’insulter de la sorte. Pas après que je t’ai accordé plusieurs privilèges, dont ta misérable vie et celle de tes proches…”

Puis je le relâchais sèchement espérant avoir été bien compris et avoir son attention. Tout cela avait créer un sacré bruit alertant, mes hommes qui se pointaient à la porte. Cela ne faisais qu’aggraver son cas ayant maintenant un support supplémentaire à mes menaces.

Je faisais pivoter la chaise afin qu’il me regarde en face. Mes deux mains sur ces poignets contre les appuies.

“ …En quoi cela me concerne qu’on est fouillé dans tes données personnels ? Si je t’ai à ce poste, c’est pour que tu instaures une surveillance complète de MES biens, MES profits et MES informations. Si j’apprends que tu as glandé pendant tout ce temps, je donne pas cher de ta peau. Tant que cela ne me touche pas, je m’en fou…surtout après l’accueil merdique que j’ai eu de ta part !!! Tu penses vraiment que j’ai envie de te protéger toi et ta famille, de prendre soin de ton cas après cela…? Tu te fourres le doigt dans l’oeil, gamin…Faut le mériter mon respect…et c’est pas comme cela que tu y parviendra…La seule chose qui peut se passer, en ce moment, c’est que je perdes patience avec toi et que je m’arrange pour te faire disparaître à ma manière…Tu comprend ce que je te dis…?!”

J’étais là, devant lui, serrant ces poignets avec force. Il était peut-être un expert dans son domaine, mais ce n’était aucunement difficile de m’en départir et de m’en trouver un autre. Plus malléable et obéissant.

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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Jeu 2 Juil 2020 - 2:58 )
Bon, il le faisait rire... Mais pourquoi il le sentait pas ? Peut-être parce qu'il se retrouva soudainement la tête écrabouillée contre son clavier ? En tout cas, il ne persista pas à lui dire que le matériel était fragile. Parce qu'à choisir, sa tête l'était bien davantage ! Mais par contre, où il l'avait insulté ??? S'il l'avait pu, il l'aurait regardé comme si un martien était soudainement apparu devant lui, à juste chercher où se trouvait l'insulte ! Parce qu'il ne se serait jamais permis. Il savait encore ce qu'il lui devait sans qu'on ait besoin de le lui rappeler. Son regard déviant sur le sol et son jet raté -entre les autres jets tout aussi ratés- il se demanda si c'était ça l'insulte...? Euh... Il exagérait pas un peu là ? "Si c'est les papiers, je vais les ramasser, hein ! Faut pas vous en faire pour ça." L'histoire ne disait juste pas quand. Mais il le ferait ! Et sans doute plus vite que prévu finalement parce que son patron semblait véritablement furax. Quant à savoir pourquoi, c'était la grande question mais il irait se renseigner ! Ne serait-ce que pour se tenir au courant des derniers potins, même si pour l'instant il ne voyait qu'une raison possible... Les vacances s'étaient mal passées avec sa copine et c'était lui qui payait les pots cassés. Il aurait bien eu envie de dire qu'il avait autre chose à faire mais... Non. Il tenait tout de même un minimum à sa vie. Et si son patron n'était pas russe, il pouvait aussi ne pas être des plus commodes. Le mieux pour l'instant était encore de faire profil bas.

D'autant qu'à peine libéré, il n'eut même pas le temps de frotter sa joue qu'il  se trouva les poignets coincés sur sa chaise avec Alvaro bien trop proche de lui, et la cavalerie qui débarquait dans le bureau. Sa première réflexion fut de se dire qu'il lui cachait le soleil... Pour aussitôt s'inquiéter de son sort. Parce qu'il fallait bien avouer qu'il n'y avait rien de particulièrement rassurant à avoir Alvaro penché au-dessus de vous comme ça. Il s'agissait donc de trouver les bons mots, et manque de chance ce n'était pas là-dedans où il était le meilleur... "C'est bien dans VOS intérêts que je vous en parle. Sinon, je vous aurais rien dit. Celui qui m'a pisté était vraiment bon, il va donc faire comme tout le monde, prendre le fil, tirer dessus et voir ce qui vient au bout. Et ce qu'il y a au bout, c'est ici." Et seulement ici, parce qu'il était un véritable fantôme. Il n'avait même pas de logement à son nom, il logeait chez l'habitant, une mamie qui lui cédait un local aménagé dans sa cour contre des menus travaux et une présence rassurante la nuit. Avec une boite postale pour son courrier. D'ailleurs, il ne savait même pas si Alvaro savait où il habitait !
"Si vous voulez me faire disparaître, je préférerais le faire à ma manière. Ça ne prendra que quelques heures pour que Pasha Sokolov soit rayé de la carte et que je m'évanouisse dans la nature, et en fait j'ai pensé à le faire mais..." Il y avait eu la silhouette d'une femme et lui courant après un bus, qu'il n'avait par ailleurs pas rattrapé ! Et Dieu, ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas fait autant d'exercice... "Je voudrais quand même voir s'il y aura une suite à ça." Et si le fil allait être tiré ou pas. Parce que maintenant qu'il était prévenu, il comptait bien rembobiner la pelote jusqu'à son point de départ...

Avec tout ça, il avait soigneusement évité le sujet de sa productivité. Mais pour l'accueil merdique, il pouvait encore faire quelque chose ! "Vous avez passé de bonnes vacances, Patron ? Bon retour parmi nous !" Est-ce que ça irait ? Il l'espérait parce que la pression sur ses poignets se faisait sacrément forte et il n'aurait su dire si c'était ça ou avoir Alvaro si proche de lui qui le gênait le plus. Merde, qu'il lui donne un coup de boule s'il le voulait -ça risquait de faire bien mal, de ce qu'il avait testé à l'époque où il travaillait pour les russes- mais qu'on n'en parle plus !
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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Sam 12 Sep 2020 - 7:14 )
La vie n'est pas un long fleuve tranquille
Pasha & Alvaro
S’il y a bien des êtres dans ce bas monde que je ne supporte pas, c’est bien les têtes enflés. Ces gens qui se croient tout permis, y compris tenir tête à leur supérieur. Oser répliquer, émettre un mot. Un mot de trop et qui le jettera dans l’eau trouble.

Et dire que je lui avais sauvé les fesses. Le sortir d’une emmerde avec mes ennemis. J’ai osé laisser parler mon coeur lorsqu’il m’avait parlé de sa soeur et voilà que je le retrouve à prendre ces aises dans mon territoire. Je voulu faire plaisir à ma belle Red, mais cela se jour carrément contre moi, m’obligeant à retrouver cette force, ce côté noir que j’espérais sortir qu’en cas d’urgence. J’étais littéralement en train de l’utiliser contre un de mes propres hommes: le gamin du web.

Pourtant, la jeunesse, il faut, parfois, lui montrer que les plus vieux, les plus expérimentés sont encore capable de faire leur preuve. Il peut bien me parler dans son dialecte numérique qui m’es complètement inconnue, cela ne m’empêche pas de lui présenter son visage sur ces touches écrasant à petite peau de bébé…

“ C’est bien plus que tes stupides papiers qui m’embêtent, gamin, mais ton audace de me défier de la sorte…Jamais, on ose me répliquer de la sorte. On m’écoute et on se tait…”

Il avait peut-être un avance sur moi en technologie, mais il en reste qu’il était complètement sourd, refusant de garder le silence. Peut-être la peur de se faire troué d’une balle dans la nuque, mais ces propos, s’il était bien fondé, devait être pris en considération.

J’appuyais sur ces poignets entendant cette nouvelle qui me déplaisait énormément. Dire que j’étais, il y a quelques heures à peine en train de me faire masser par ma muse sur une plage, dans le Sud. Et déjà, c’était bien loin…

“ ….Comment expliques-tu cela si tu te considères comme un des meilleurs hackers que je pouvais trouver….Je viens à peine de te prendre sous mon aile et déjà tu fous la merde….Explique-moi avant que tu ne puisses plus faire ton boulot ?”

Il le sentait bien que je plaisantais pas. Il était en train de me proposer une alternative à son destin. De lui laisser un sursis…

Laisser un sursis…moi ? Quand je suis décidé de me départir d’un de mes hommes, il y a pas de sursis…

Pourtant, m’en débarrasser ne m’aidera pas à savoir qui était derrière tout cela. J’avais un doute, je ne le cacherais pas, mais des ennemis, puissant comme je suis, j’en avais de plus en plus…

Alors, sans un mot, dans un souffle, je transférais la force de main de son poignet à sa gorge. Je le serrais juste pour bien avoir son attention et qu’il m’écoutait bien…

“ …Je te donne 24h…24 pas plus…pour me dire qui est derrière tout cela…Je veux savoir qui ose passer par un gamin pour venir me jouer dans les pattes. Si tu me donnes ce que je veux, peut-être…peut-être tu auras les fesses propres…"

Je me plaisais à le regarder, à laisser planer un silence. S’il osait dire un mot de trop, je ne lui donnais pas cher de sa peau…

“Tu aurais préféré que je sois encore en vacances…, maintenant que je suis là…la fête est fini…Ta tête peut tomber demain…Donc, tu vas arrêté de jouer au plus fort avec moi…c’est moi qui mène, compris ?”



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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le Dim 13 Sep 2020 - 6:11 )
Ce ne serait pas la première fois que sa grande bouche lui poserait problème. Sauf que cette fois-ci, ce n'était pas par bravade, colère ou ressentiment. En fait, il ne comprenait pas ce qu'il avait pu dire qui puisse autant fâcher son patron. Parce que bon sang, ce n'était pas voulu, quoi qu'il ait pu dire ! Mais allez le lui faire comprendre... "Il y a une menace, et c'est mon boulot que de vous en parler ! Vous pouvez quand même pas me reprocher de me montrer loyal envers vous et de faire ce pour quoi vous me payez !" Quoiqu'il aurait peut-être mieux fait ! C'est que son patron avait de la poigne pour un "vieux". Et s'il doutait parvenir un jour à son âge -il sera tué bien avant !- il savait aussi qu'il n'aurait jamais une telle force physique. Pour la simple et bonne raison qu'il ne l'avait pas déjà maintenant alors qu'il était pourtant censé être dans la force de l'âge... Et s'il y avait bien une chose qu'il avait appris à respecter, alors qu'il tentait de ne pas grimacer sous la pression imposée à ses poignets, c'était bien cela.

Quant aux doutes affichés sur ses capacités, c'était limite insultant. Ce fut donc un regard bien plus tranchant qu'il lui renvoya alors qu'il pensait au fait que jamais personne n'avait remis en question ses capacités lorsqu'il s'occupait des corrections de trajectoire au centre spatial. C'était certes pas la place la plus en vue du centre de contrôle mais on avait foi en ses capacités. Tout comme les russes d'ailleurs, qui eux ne s'étaient jamais posés de questions. "C'est sûr que les russes me coursent juste pour le plaisir de voir du pays..." Ce n'était pas ce genre de réflexion -même dite à mi-voix, et plus pour lui-même que pour son patron- qui allait l'aider. Il n'aurait même pas dû être surpris de se retrouver soudainement étranglé, et pourtant il le fut. Et si par réflexe sa main libérée alla se poser sur le bras qui lui enserrait la gorge, il s'obligea bien vite au calme et la laissa retomber. Il était le premier à savoir que ses vagues restes de sa courte période militaire ne suffiraient pas face à Alvaro, et il n'était pas sûr de vouloir se battre contre lui. Il lui devait trop. Il déglutit donc difficilement avant de finalement lui répondre. "Parce qu'ils m'ont pas attrapé et qu'on sait maintenant qu'ils sont là ? Et qu'on pourra remonter jusqu'à eux à leur prochaine incursion ?" Et c'était bien tout le problème, rien ne disait que celle-ci aurait lieu dans les prochaines 24 h. Il y avait même de fortes chances pour que rien ne se produise dans les prochaines semaines dans l'espoir que cette intrusion finisse par être oubliée.

Mais il comptait bien utiliser ces 24 h de sursis si généreusement offert. Parce que la menace à peine voilée l'avait juste glacé. Et il savait qu'il ne pourrait pas s'en tirer une seconde fois aussi facilement alors qu'il n'en revenait toujours pas de la chance qu'il avait eue lorsque Volk était intervenu pour lui sauver les fesses. D'autant que celui-ci en avait largement fait les frais puisqu'il avait connu une véritable descente aux enfers après son geste.
Il n'avait donc rien répliqué, laissant le lourd silence peser sur ses épaules et engluer son esprit. Il n'avait juste pas pensé qu'il revivrait cela ici. Et il s'était visiblement trompé. La chute était vertigineuse et la coupure franche et nette alors qu'il lui répondait de façon nettement plus mesurée. "Oui... Monsieur." Plus conscient que jamais de la main qui enserrait son cou, il n'avait qu'une hâte, qu'Alvaro le lâche enfin et qu'il puisse se poser devant son ordinateur, casque sur les oreilles. Il lui devait certes beaucoup et il ne pourrait pas effacer sa dette d'un claquement de doigts mais celui-ci venait assurément de perdre tout son respect. Et pour une fois, ce ne fut pas avec sa bouche mais avec son regard empli d'un tout nouveau mépris qu'il le lui fit savoir.

"Si j'ai 24 h, je ferai mieux de me mettre au travail dès maintenant..." Comme une seconde nature, le ton froid et impersonnel qu'il avait toujours utilisé avec les russes lui était aussitôt revenu aux lèvres. L'histoire ne disait juste pas ce qu'il pourrait lui raconter d'ici 24 h mais il supposait qu'il trouverait bien quelque chose...
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Sujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille [Alvaro] ( le )
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