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- Rencontre. ( terrence) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Villa Communale
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Rencontre. ( terrence) ( le Dim 31 Mai 2020 - 15:33 )

Vole les notes
Terence & Juan
La musique c'est le complément de la parole, du bruit et du silence qui relie, notre corps et notre esprit conscient et inconscient, à tous les univers sensibles et insensibles, perceptibles et imperceptibles, finis et infinis.


Ezio est parti pour deux jours, quatre de ses jeunes élèves participent à une compétition de danse. En tant que professeur il était logique qu'il soit à leurs côtés. J'ai dont l'appartement pour moi tout seul. C'est assez drôle car depuis que je suis à Naples et bien c'est jamais arrivé. Je me suis dis que je pourrais en profiter même si je vais pas abuser. Mais le silence est plus pesant qu'autre chose et au final, il fait doucement ressortir mes démons. Et les doutes s'engouffrent dans mon âme comme des feux voraces. Doutes qui se font plus tenaces quand je prends du temps pour appeler mes parents. Et les questions tombent toujours les mêmes.

Juan c'est quand que tu rentres à Séville ?
Juan c'est quand que tu reprends l’entraînement ?
On approche de l'été et tu pourrais te faire la main sur de jeune taureau avant de vraiment te retrouvais devant un plus imposant.


Un comme celui qui m'a troué le ventre et qui m'a fait apercevoir la fameuse lumière blanche. Je ne sais pas. Je ne sais pas. C'est tout ce que je trouve à leurs dire comme à chaque fois. Je sais qu'en janvier cela a fait un an que je suis à Naples. Mais j'ai encore besoin de temps. Encore besoin de cicatriser de l'intérieur. Je ne leurs ai pas parlé de mes cauchemars, de ses images qui martèlent ma tête et enivrent mon esprit de mon sang dégoulinant, sous le coup profond de la corne qui pénètre ma chair comme du beurre. La peur est là bien présente. Tapi en moi et prêt à me sauter dessus au moindre écart. Je n'aurais pas du appeler mes parents. Enfin si mais attendre le retour de Ezio, on serait sorti après et tout aurait été effacé par son sourire. Mais en même temps ils me manquent et être seul ravive cette sensation. Je me sens con et idiot d'être déchiré par toutes ses sensations. Je voudrais que mon choix soit plus facile et surtout pas guidé par mes peurs. Si je reprends mon métier il ne faut pas que ce soit par obligation. Pas pour un nom porté au nu par les générations avant moi. Si je le reprends c'est par envie, par passion. Et elles ne sont pas assez fortes pour sauter le pas.

Alors au bout d'un temps épuisé par toutes mes réflexions je décide de sortir. Je sais que happé par l'extérieur, pas la vie qui grouille je réfléchirais moins. J'échange mon survet et mon tee-shirt par un jean et une chemise. Je prends mon étui à guitare, mon portefeuille, mon portable et je file. Je me laisse guider par mes pas et les transports en commun que j’emprunte. Pour finalement atterrir à la villa communale dans le quartier de Chiaia. Ce n'est pas le parc le plus beau de Naples, mais il est à l'écart des tumultes de la ville et c'est tout ce que j'ai besoin. Je marche un peu dans les allées, je n'y suis pas souvent venu. Alors j'en profite pour regarder les statues et les fontaines. Avant de me poser sur un banc. Je reste un instant ainsi, ma guitare contre moi. Écoutant le silence avant le l'envahir de mes notes. Au départ douces, même si elles gardent la sonorité de l'Espagne et du flamenco. Je les enflammerais au fur et à mesure. Pour le moment je veux juste donner à la mélodie une lenteur qui me fait décortiqué des pas dans ma tête. Je cherche un nouvel enchaînement par la même occasion. Je bosse avec Ezio sur le tableau du spectacle de fin d'année de son école de danse. La solitude et le calme m'aide à trouver les bons assemblages. Faudra que je vois ce que cela donne comme résultat. Mais pas évident de jouer et de danser. Du coup je les note mentalement. Mais mes pieds ne peuvent s'empêcher de marquer le rythme et peu à peu il prend plus d'envergure. Plongeant le morceau dans une saveur presque érotique, torride ce qui me fait sourire. Certains passants s'arrêtent mais je n'y fais pas cas. J'ai l'habitude. Leurs présences ne me dérangent pas. S'ils apprécient ma musique tant mieux. Je donne sans rien demander ou attendre en retour.

Mais au bout d'un moment je sens un regard s'accrocher d'avantage. Une présence qui s'attarde plus. Alors je cherche et croise un regard bleu. Un océan profond fait de doutes et de troubles. Un visage séduisant. Qui en impose par sa stature. Et je ne peux m'empêcher de frissonner alors que mes yeux plongent dans les siens. Je continue à jouer finissant mon morceau dans un assemblage plus notes plus rapides. Je vis ce que je joue, c'est intense. J'y mets mon être tout entier. Parce que ces sons ils coulent dans mes veines. Et si les gens partent à la fin après quelques applaudissements. Lui il reste. En retrait certes mais bien présent. Alors je me lève et je m'avance. « Salut. Cela vous a plu ? » Et je ne peux m'empêcher de remarquer les traits fusionnés à la vie. Une vie rude c'est évident. Mais qui donne au visage une sensualité des plus émouvantes. Troublantes.

vmicorum.


L'amitié
ne connaît ni feinte ni déguisement, tout y est sincère, tout part du cœur.  
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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Terrence Delaney
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Sujet: Re: Rencontre. ( terrence) ( le Dim 31 Mai 2020 - 19:32 )


rencontre
☾☾ - (Juanrence #1)



La journée a été longue. Hospitalisé pour une série de tests pour différents spécialistes, Terrence n’a pas vu sa journée défiler.  Depuis son téléphone portable, il a suivi les différents projets sur lesquels sont concentrés son équipe de techniciens ou a répondu à une trentaine de mails aux sujets divers et variés. Le quotidien au sein de l’écurie n’est pas simple depuis que cet avocat véreux a manqué de faire écrouler les protocoles de confidentialités de la dernière technologie envisagées à des fins pécuniaires pour un concurrents. Fort heureusement, la supercherie a été découverte par un autre salarié, ce qui a entrainé une mise à pied et une enquête interne à laquelle tous les salariés ont été passés au peigne fin. De longues nuits blanches ont dû être réalisés pour identifier les causes de cette problématique qui aurait pu mettre en péril la saison prochaine, ce qui l’a éprouvé tant physiquement que psychologiquement. Assez pour que des vertiges lui prennent et le conduisent à la clinique privée pour rencontrer le corps médical. Ce n’est malheureusement pas la première fois que cela lui arrive et en tant que personne considérée à risque en vue de son passif d’enfant cancéreux, les médecins ne rechignent devant aucun effort. Cette journée l’a épuisé et pourtant il est certain qu’il ne trouvera pas le sommeil sans une bonne dose de cannabis dans son organisme, mêlé à une consommation quotidienne d’alcool, ce qui a été révélé dans ses analyses. Il n’a pas nié, assumant pleinement cette consommation qui lui évite de sombrer dans les souvenirs douloureux de cette nuit qui a changé son existence et de ce regard blême de cet homme dont il a brisé la vie sans le vouloir. N’ayant pas pris la peine de contacter son chauffeur, l’ancien pilote a pris le parti de se déplacer à pied durant un petit moment pour s’aérer et prendre l’air. Simplement vêtu d’une chemise noire en satin, froissée d’une journée passée à la retirer et la remettre et d’un jean fait sur mesure, il se déplace dans les rues de Chiaia, une cigarette entre ses doigts. Ses pensées s’égarent rapidement sur les problèmes qui l’attendent au bureau. Devrait-il y passer avant de rentrer réellement ? Il n’a malheureusement pas les clés sur lui. Peut-être que je pourrais demander à Alfonso de me les amener ? Cela voudrait qu’il devrait lui demander de rentrer dans sa demeure, mais l’envie n’y est pas. Il a accès à une petite dépendance qu’il a fait aménager pour lui, mais le reste de la demeure, autre que les équipements extérieurs lui est formellement interdit. Je n’ai plus qu’à rentrer et travailler depuis mon bureau. Seulement l’envie n’y est pas et ses pas finissent par le conduire jusqu’à l’entrée d’un parc dans lequel il s’immisce. Je pourrais m’asseoir et juste profiter de l’accalmie de cette soirée à observer les passants. Un moyen de se couper du monde en toute discrétion.

Suivant son instinct, il s’immisce dans un des chemins avant que ses sens se mettent en alerte à l’entente d’une mélodie qui commence à s’épanouir dans l’air. Spectateur conquit par les premières notes émisses, son échine cesse sa course, se laisse tenter par la prestation de cet homme qui créé une mélodie appréciable en cette journée compliquée, tout en bouleversant ses sens. La musique prend une sonorité différente à mesure que le morceau avance, comme si elle mettait en exergue les émotions du musicien et Terrence est bien placé pour savoir que c’est résolument le cas. Sensible au message transmis par les notes, son regard clair détaille avec attention cet homme qui vit pleinement son morceau. Il dégage un pouvoir magnétique auquel il n’est pas insensible. Il ne saurait l’expliquer. Une sensation qu’il pourrait s’identifier à son morceau. Il lui parle, sans pour autant mettre le doigt dessus. Perdu dans ses émotions à fleur de peau, il ne perçoit pas que le regard du musicien vient s’ancrer dans le sien. Ils s’observent avec intensité et finalement, il prend conscience de cette connexion qui s’établie entre eux. Il ne détourne pas le regard, apprécie la vision qui lui offerte et qui lui plait. C’est un très bel homme. Un homme marqué également par la vie. Plus jeune que moi. Peut-être l’âge de Jack. Il essaye de se faire une idée à ce sujet.  Le morceau touche à sa fin sans qu’il ne le remarque, encore bien trop perturbé par cette mélodie qui l’a transpercé. C’est la voix du musicien qui le ramène à la réalité alors qu’il vient écraser le mégot de cette cigarette consumée qu’il a à peine touchée, subjugué par le spectacle offert. Il s’abaisse pour récupérer le mégot qu’il dispose dans sa poubelle de poche. « Salut. » Il répond de manière mécanisme à la salutation de l’homme charmant. « C’était un beau morceau. Je crois que ma contemplation parle d’elle-même. » Il déclare dans un petit sourire en coin, résolument amusé par sa propre fébrilité. « Vous m’avez captivé. » Il lui indique avec sincérité en plongeant ses iris fébriles dans les siennes. « Vous avez résolument le rythme dans la peau. Merci pour la prestation, … ? » Il le questionne subtilement. Son compliment est sincère alors qu’il vient lui tendre la main. « Terrence. » Il se présente à son tour, appréciant l’opportunité de rencontrer une personne ignorant tout de son histoire, lavé de tout ressentiment à son égard, à l’âme musicale tout comme lui.



Nuits blanches
Un canon sur la tempe, j'ai le cœur et l'âme en paix. Ton doigt sur la détente, fais de moi ce qu'il te plaît. C'est violent mais c'est tendre presque animal, quand la trajectoire de la balle epouse les formes de tes hanches. (c)exordium.
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Re: Rencontre. ( terrence) ( le Mar 2 Juin 2020 - 16:41 )

Vole les notes
Terence & Juan
La musique c'est le complément de la parole, du bruit et du silence qui relie, notre corps et notre esprit conscient et inconscient, à tous les univers sensibles et insensibles, perceptibles et imperceptibles, finis et infinis.


La musique un des meilleurs moyen d'évasion que je connaisse. Bien sur il y a aussi la danse, qui en plus d'occuper l'esprit occupe le corps. Peut être qu'en rentrant que m'arrête à l'école de Ezio et profiterais des salles vides pour mettre sur le plancher les pas qui prennent formes dans ma tête. Je garde les bases car le flamenco a ses codes, mais je lui apporte une note d'originalité, sans le dénaturer. Après dans la tête tout semble facile faudra que je vois en pratique si cela peut coller avant de le proposer à mon ami. Tant bien cela va n'être qu'un gros bordel sans queue ni tête. En attendant la musique danse et s'élève sous l'élan de mes doigts. Tout vient naturellement, sortant du cœur autant que des tripes. Je quitte même un instant ce banc sur lequel je suis posé. Je me crée un ailleurs alors que les notes s'enchaînent avec plus de fougue. Un vent de liberté les emporte et les disperse comme des gouttes de pluies, semant au passage un grain de folie dans l'espace. Sourire aux lèvres je me laisse enivrer par ma propre musique. Aussi libre que les sons qui s'étirent et qui créent une ambiance que les passants apprécient. Je ne cherche pas à plaire, à séduire, à attirer l'attention. C'est juste un moment que je m'offre et si certains en profitent et apprécient je ne vais pas m'en plaindre. Et s'il y a divers regards posés sur moi, je n'en vois réellement qu'un seul. Un regard d'un bleu presque irréel, un brin insolent, voilé d'un manque de sérénité. Une silhouette qui sort comme un fantôme. Chemise noire qui sous le soleil laisse apparaître la dureté d'une journée bien entamée. Et même si mes yeux parfois se dérobent, je sens ceux de l'homme posés sur moi. Et je continue à jouer toujours pris par ma musique. Les autres s'effacent et seule reste cette silhouette masculine. Je suis sûrement qu'un sombre idiot trop romantique, qui se laisse avoir par un regard azur qui reflète un ciel fait de tempête et de fragilité. Mais je m'en moque je sais qu'il est attentif et comme captivé par le jeu de mes doigts sur mes cordes. Et à cet instant savoir cela me suffit. Et je termine mon morceau. Le cœur en bourrasque emporter par la valse vibrante des notes distillées. Les gens s'éloignent. Lui reste.

Alors en tenant ma guitare à la main je vais vers lui. Il semble encore pris au piège de la brise musicale. Je le sors de sa torpeur. Et le salue. Lui demander si le morceau lui a plu c'est débile, parce que vu ses réactions cela se voit. D'ailleurs lui même le dit, tout en me complimentant. « Merci. Oui je vous ai senti très réceptif. » Parce que j'en vois des gens qui s'arrêtent, il y a ceux qui font une halte parce que c'est cool. Il y a ceux qui s'attardent parce que c'est beau. Et puis il y a ceux qui stoppent parce que la magie opère et ils sont rares. Ils voient souvent au delà des notes, ils voient l'histoire derrière la mélodie. « Il vaut mieux vu que je joue depuis tout gosse. En plus mes ancêtres se retourneraient dans leurs tombes si en tant que Sévillan je ne savais pas manier la guitare et le flamenco. » J'en fais trop. J'en dis trop. Mais vu la pointe de mon accent il a du bien saisir que je n'étais pas italien. Parfois cela passe, quand j'y fais gaffe. Mais quand je m'emporte comme là. Dieu qu'il a de beaux yeux. L'accent espagnol vient rouler sous ma langue. Même si je maîtrise l'italien sans problème. « Et de rien. C'est gratuit, j'adore animé les parcs de Naples. Juan, enchanté Terrence. » Le tout dit dans un sourire charmeur. Et je lui serre la main. « Vous vous y connaissez en musique? » Sa façon d'en parler, de me regarder, d'être captiver, je mettrais presque ma main au feu que cet univers lui plaît. Peut être qu'il y est même lié. Vu son style, son charme il ferait fureur sur une scène. « Je peux vous jouer autre chose si vous voulez ? » Je ne suis pas pressé de rentrer. « Enfin si vous avez du temps. » Terrence a peut être une vie au delà de cet instant. Mais qui ne tente rien n'a rien. Et je risque quoi. Un non. Mais si je ne lui demandais pas je pourrais louper un oui. Et ce serait con. Et tant pis si ma jeunesse, ma fougue même parle plus que ma raison.

vmicorum.


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Dernière édition par Juan Velasco le Dim 14 Juin 2020 - 15:30, édité 1 fois
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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Terrence Delaney
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Sujet: Re: Rencontre. ( terrence) ( le Dim 14 Juin 2020 - 13:07 )


rencontre
☾☾ - (Juanrence #1)



La musique est un art qui a toujours eu un effet singulier sur son organisme. Il s’est toujours plongé dans les sonorités de morceaux qui tournaient dans son MP3 lorsqu’il devait se concentrer et faire le vide en lui avant de rejoindre une course importante. Elle a cet effet apaisant nécessaire lorsque ses pensées tiraillées tourmentent son âme. Elle lui permet de s’éloigner de cette vie qui s’est échappée de son contrôle. Elle devient sa muse pour expier ces souffrances ancrées profondément dans son cœur, mais qu’il masque derrière un sourire d’apparat et une existence bien établie. Pourtant, c’est bel et bien un homme détruit qui se dissimule sous cette apparence d’homme d’affaire à qui tout sourit. Il s’efforce de s’accrocher aux petits bonheurs du quotidien pour ne pas se laisser dévorer par sa culpabilité, ce sentiment de perte qui ombrage un bonheur qu’il recherche sans être en mesure de trouver. Les traits de cette jeune femme hantent ses nuits et troublent ses songes depuis cette douloureuse soirée où il n’est plus le même. La sonorité à la fois mélancolique et énergique qui le captive et transperce son âme. Ce morceau venu tout droit d’Espagne comme tant d’autres entendus dans les rues dynamiques de Barcelone. L’intensité est renversante et laisse planer en lui la sensation que l’histoire décrite par ce morceau et cette voix qui s’élève fait écho à la sienne. Il se perd dans ses propres émotions et seul l’artiste lui-même parvient à l’en extirper, l’ancrant à l’instant présent, à l’essentiel. Résolument déboussolé, il ne se laisse pas désarmé par cette initiative et répond aimablement à son interpellation appréciable. L’idée de rencontrer une nouvelle âme, ignorant tout de lui est agréable. Cela lui confère l’opportunité d’embraser pleinement l’homme qu’il est, se délester temporairement d’une culpabilité qui s’est enlisée trop intimement en lui. Cet inconnu accepte son compliment dissimulé sans réellement le faire. Il lui dévoile naturellement des bouts de son identité sans aucun apparat avec une franchise qui lui est plait indubitablement. Un sourire chaleureux vient ourler ses lippes à cette réponse. « Effectivement, j’ai pu retrouver les magnifiques sonorités que j’ai pu entendre en Espagne. Malheureusement, je n’ai pas encore eu l’opportunité de découvrir la beauté de Séville. » Il indique sans lâcher de ses prunelles celles du musicien. « Vous avez animé la mienne. Enchanté Juan. » Il indique avec une franchise qui lui colle à la peau, car il lui semble inutile de camoufler ce fait. Il avait l’esprit tracassé et par son morceau, par la dynamique de son morceau, il l’a neutralisé ces ténèbres pour lui accorder un instant de répit. Les bienfaits de la musique sont incroyables quand de bons musiciens usent de sa magie. Il fait rouler les syllabes de son prénom comme il a appris à le faire lorsqu’il lui arrivait de parcourir les ruelles de Barcelone. Il aime comment son prénom roule sur sa langue dans ce ton naturellement rauque qu’à sa voix. Sa poigne est ferme et douce à la fois. Le contact est distrayant, mais bien trop bref. Sa question le perturbe quelques instants, des images d’Ignazio s’ancrant dans son esprit, mais également ces soirées qu’il pouvait passer en compagnie de ses amis musiciens à une époque désormais révolue. « Un peu. Je joue également de la guitare à mes heures perdues. » Il indique avec humilité, car il ne dispose pas assez de confiance en lui pour révéler qu’il compose et écrit également des paroles. Seul Ignazio le savait jusqu’à ce jour. La proposition de Juan le surprend, mais lui est appréciable. « Ce serait avec plaisir, Juan. Je n’ai rien de prévu pour ce soir. Enfin rien qui ne puisse attendre. » Il lui indique dans un sourire chaleureux alors qu’ils viennent retrouver l’endroit que le jeune homme a quitté pour le rejoindre. « Sévillan donc ? Qu’est-ce qui t’a amené à Naples ? Cela fait longtemps que tu vis ici ? » Il questionne, résolument intrigué et curieux par ce jeune homme séduisant. Cette soirée pourrait se révéler plus lumineuse que prévue.  



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Sujet: Re: Rencontre. ( terrence) ( le Mer 17 Juin 2020 - 19:01 )

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Dans ma vie privée, dans ma vie professionnelle, même quand je caresse mes passions, je me suis toujours laisser guider par l'instinct. J'ai été élevé de cette façon en apprenant à écouter avant tout mon cœur, mon âme et mes tripes pour agir. Tout laisser venir de l'intérieur, ne pas retenir mon ressenti. C'est ce que j'ai l'habitude de faire. Que je me retrouve face à un taureau qui me frôle tout en donnant à mon palpitant une sonorité plus imposante. Que je sois en train d'exécuter des pas de flamenco emporter par le feu qui se glisse dans mes veines. Ou que je sois en train de jouer un morceau que je connais ou que je crée. Cet investissement sincère et profond permet de rendre les mouvements uniques et les morceaux enivrants. Autant en tant que matador, que danseur de flamenco ou que guitariste, j'applique les codes, je respecte les arpèges, j'enrichis les règles. Et l'impact éprouvé par ceux qui me voient, ou qui m'écoutent, devient plus puissant. Une communion émouvante avec une portée particulière car le ressenti est à chaque fois différent. Et j'embarque dans mon sillage ceux qui s'attardent Parfois ils ont du mal à redescendre sur terre, attirés par un monde qui semble avoir été inventé pour eux. Tout comme ce beau gosse au regard énigmatique encore perdu quand je m'approche de lui. Joueur je viens le ramener avec douceur sur terre. Cherchant à savoir ce qui l'a fait lâcher prise au point qu'il est encore déconnecté même quand la musique cesse. Son magnétisme est bien plus marquant quand nos regards se captent, enfin, et que la discussion s'entame. Il me complimente et avoue avoir été réceptif, le contraire n'aurait étonné. Je me sens tout de suite à mon aise à ses côtés et les mots s'enchaînent tout seul. Peut être que le charme qui dégage y est aussi pour quelque chose. Nos regards restent réceptifs, lâcher ses yeux ne me vient même pas à l'idée. « Vous loupez quelque chose. Séville est un vrai trésor. La prochaine fois que vous allez en Espagne, arrêtez vous. Vous ne serez pas déçu. Je pourrais même vous indiquez des endroits moins connus des touristes et qui montrent l'essence de la ville. » On échange nos prénoms, je laisse le sien s'imprégner de la résonance de ma langue natale. Qui s'impose comme ma marque de fabrique à cet instant. Mais Terrence sait également manier les subtilités de l'espagnol. « Je vois que la Jota n'a pas de secret pour vous. Un fan qui en plus maîtrise ma langue natale. Je ne peux qu'être ravi. » Et séduit.  

On se serre la main. Premier contact physique. Électrisant. De quoi me donner d'être un peu plus curieux tout en restant dans le respect. Et vu que c'est la musique qui a occasionné notre rencontre je pars sur ce sujet pour en apprendre un peu plus sur Terrence. « Je m'en doutais votre façon de commenter montre que vos heures perdues ne sont peut être pas si perdues que vous le laisser paraître. » Peut être parce que le beau gosse dégage une sensibilité qui me touche. Je sais qu'on se rencontre à peine, mais je le sens à fleur de peau. Et encore sous l'impact de la mélodie. Du coup je lui propose de s'attarder s'il n'a rien de prévu pour la suite de la journée. Je lui propose de partager un petit moment musical en ma compagnie. Je sais que je peux surprendre mais c'est tout naturel pour moi. La chaleur du peuple espagnol, cette facilité à vouloir partager. « Parfait alors. Je n'ai rien de prévu non plus. Du coup je vais pouvoir vous accorder tout mon temps. » Petit sourire charmeur en prime. On s'installe sur le banc où j'étais au départ. Et je reprends ma guitare en main pour laisser mes doigts glisser sur les cordes. Je m'arrête remarquant que Terrence est passé du vous au tu. Mais cela ne me dérange pas, j'y serais sûrement arriver rapidement. « Oui depuis bien des générations. Je suis à Naples depuis janvier 2019. Je suis venu retrouver un ami prof de danse, pour l'aider à perfectionner son flamenco. » J'oublie volontairement de répondre sur la véritable raison qui m'a amené ici. « Oui je danse aussi. » Je souris, répondant avec automatisme comme s'il allait me poser la question. « Enfin je m'y remets doucement, je suis ici en convalescence. » Et je me remets à jouer. « Tu as un style de musique préférée ? » Je gratte diverses notes, passant tranquillement d'un air classique à un air plus rock. Tout autant à mon aise que sur la musique de mon pays. Une façon de montrer à Terrence que je peux lui jouer ce qu'il a envie d'écouter. Je ne connais pas les partitions par cœur, certaines se font juste à l'oreille. A force d'écouter j'ai juste appris à refaire. Certaines notes plus de facilité que d'autres. S'il joue de la musique il s'en rendra compte. Ce qui me dérange pas, je joue juste pour le plaisir de jouer. Bien capable de lui filer ma guitare pour qu'il me montre.

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Sujet: Re: Rencontre. ( terrence) ( le Mer 1 Juil 2020 - 11:40 )


rencontre
☾☾ - (Juanrence #1)



Il sourit aux propos du musicien. Ce dernier semble particulièrement apprécier sa ville d’origine et donne envie de la visiter. Il se laisse happer par l’idée, se disant qu’il pourrait y faire un tour prochainement. Ce n’est pas l’argent qui manque. Cela pourrait être un beau projet pour s’éloigner de ces soucis quotidiens et de ses problématiques de santé. Surtout si les examens lui indiquent malheureusement une rechute. Il s’efforce de ne pas songer à cette éventualité, préférant résolument s’enivrer des merveilles dont Juan chante les éloges. « Ce serait avec plaisir. Je ne savais pas quoi faire de mes prochaines vacances, alors pourquoi pas aller découvrir cette belle ville. Je compte sur vous pour me donner les meilleures adresses. » Il lui indique dans un sourire chaleureux alors qu’il vient glisser sa main dans la sienne pour se présenter. Un rire s’épanche hors de ses lèvres aux propos du bel Hispanique, simple, mais fort, empreint de cette bonhommie qu’il avait toujours jusqu’à que sa vie bascule. « J’ai eu de nombreuses occasions de m’exercer. Il n’y a pas de secrets. » Il lui indique dans un sourire mystérieux. Que ce soit sur les circuits, dans les villes hispaniques où il s’est arrêté ou au lit avec des amantes ou amants, l’espagnol est une langue qui lui a toujours parlé. Sans doute que le jeune homme entendra le sous-entendu implicite qu’il a laissé échapper, mais sur lequel il ne s’attarde pas plus alors que leurs menottes se lient dans une étreinte ferme et amicale. Un premier contact pour se lier, lancer un échange et découvrir une nouvelle personne. Ce dont il a inexorablement besoin dans sa vie pour l’éloigner de tout ce passé qui le ronge jour après jour. La musique comme muse, lien universel pour deux âmes charmées par ses bienfaits. Il admet sa passion cachée, bien loin de celle qui l’a mené sur les circuits de courses automobiles. Un amour de la musique qu’il garde secret, car elle est trop introspective sur ses émotions qu’il a apprit à cacher. La musique lui permet de faire le vide dans sa tête et son cœur, de poser sur des notes tous ces tourments qui l’habitent pour se libérer de leurs chaines. La musique est son exutoire et les morceaux qu’il a composé au fil des années sont les gardiens de son cœur, de son âme. Le genre de choses qu’on n’admet pas à une nouvelle connaissance. Seul Ignazio était au courant, avait un droit de regard sur son âme. Aujourd’hui, sa musique est sa seule compagne lorsque le vide de sa demeure l’atteint de plein fouet et que le manque de cet homme le replonge dans des souvenirs qui le demeureront sans doute à jamais. Juan est résolument clairvoyant. Il sait lire entre les lignes et cela le surprend. Peu de personnes ont cette aisance à vraiment écouter autrui. C’est une belle qualité qu’il apprécie. En conséquence, un rire cristallin s’échappe de ses lippes, exprimant une légère gêne qu’il ne peut masquer. « Je crains que vous ayez raison. » Un petit sourire complice se niche sur ses lippes sans qu’il ne développe plus sa réponse. Un aveu que le musicien lui arrache avant de lui proposer de lui jouer un morceau. Résolument intrigué par ce jeune homme avec qui le feeling passe assurément, sans parler du charisme qu’il dégage, il accepte chaleureusement. L’idée de passer une partie de sa soirée avec lui n’est pas déplaisante. Bien au contraire, elle l’éloigne de sa solitude quotidienne. Le sourire charmeur du musicien est très agréable à regarder. Celui lui confrère une beauté attirante à laquelle il n’est pas insensible même s’il n’en montre rien. Ils rejoignent le banc sur lequel se tenait le musicien jusqu’à sa venue vers lui. Terrence laisse sa curiosité s’exprimer, résolument intrigué par cette âme qui est à ses côtés. Il écoute attentivement la réponse qui lui est faite, comprenant résolument que sa présence n’est pas due qu’à retrouver son meilleur ami. Sans doute est-ce trop personnel pour qu’il l’exprime de premier abord. Terrence respecte ce non-dit et ne se voit pas insister. Après tout lui-même garde sous silences de nombreuses choses : son nom, son vrai prénom, sa véritable histoire, car elle pourrait résolument changer le regard des personnes sur lui, qu’elles ne voient que ce qu’il a été et non plus celui qu’il est désormais. Pour cela, il faudrait déjà que je sache qui je suis désormais. C’est sans doute ce qui fait le plus mal. Cette sensation d’errance dans sa vie, sans trop plus savoir qui il est véritablement. Est-il toujours Michelangelo Delaney, l’illustre champion de GPS2 ? Est-il ce criminel qui a gâché la vie de deux personnes dans un moment d’égarement ? Est-il ce prisonnier qui a dû jouer des poings parfois pour éviter de prendre des coups de couteau ? Est-il Terrence Delaney, ce nouveau PDG bien plus humain que l’ancien – qui était déjà lui ? Est-il ce musicien, cet homme torturé qui ne dort plus la nuit ? Ou est-il simplement tous ces hommes ? Il ne saurait le dire. Je suis juste moi. Cet homme qui se dévoile à cet instant T, laissant derrière lui tous ses bagages pour ne pas se retrouver englouti par tous ces hommes différents qu’il est en somme. « Un véritable artiste. Cela ne m’étonne guère. Tu as le rythme dans la peau. » Il le complimente dans un sourire léger, se souvenant de ces pieds qui avaient battu la mesure alors que les notes endiablées l’air. Il hoche la tête à son aveu, dévoilant cette raison qu’il avait dans un premier temps caché. « Et je suppose que la danse n’est pas ton métier initial. » Il indique alors que la musique vient emplir de nouveau l’espace. Un langage silencieux pour expliquer qu’il ne souhaite pas parler plus longtemps de ce sujet, qu’il désire laisser la musique s’exprimer. « Oui, le rock. » Sa musique à lui. Celle qui a toujours trouvé écho en moi. Sa voix perd de sa vigueur quelques instants avant qu’un sourire vienne se nicher sur ses lippes alors que le musicien vient envahir l’atmosphère de ses notes aux sonorités disparates : classiques à rock. « Joue un morceau qui t’inspire. » Il lui indique simplement dans un ordre qui n’en a que la formalité, car son ton est doux, léger. Il le laisse maître de sa guitare, le mettant indirectement au défi de lui jouer un morceau que leur rencontre lui inspire ou même lui. Son regard océan plongé dans les iris de son compagnon de soirée, il l’observe avec attention, un sourire au coin des lèvres, résolument détendu et cela fait du bien.


Nuits blanches
Un canon sur la tempe, j'ai le cœur et l'âme en paix. Ton doigt sur la détente, fais de moi ce qu'il te plaît. C'est violent mais c'est tendre presque animal, quand la trajectoire de la balle epouse les formes de tes hanches. (c)exordium.
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