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- une heureuse nouvelle (augusto 01) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Terrence Delaney
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Sujet: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Dim 31 Mai 2020 - 21:19 )


une heureuse nouvelle.
☾☾ - (Tergusto #1)




L’invitation d’Augusto à venir le rejoindre pour déjeuner à la Trattoria tombe à point nommée. A la suite de nouveaux vertiges au cours des derniers jours, l’ancien pilote a décidé de prendre une journée de pause dans l’espoir de reprendre un peu de force. L’idée de passer la journée seul dans cette grande demeure, devenue bien trop inhospitalière au fil des mois depuis son retour à son quotidien singulièrement différent, n’est pas alléchante. Le sommeil a été difficile, mais accentue les effets évocateurs d’une fatigue tant physique qui psychologique. Il la gère comme il peut, s’autorise des micros siestes même s’il se réveille souvent en sueur à cause de cauchemars. Le cannabis lui permet de dormir quelques heures, mais l’ancien pilote ne veut pas devenir tributaire de cette substance illicite qui peut se révéler dangereuse s’il la consommait trop activement. La lecture lui permet de se détourner de ses démons, de plonger dans un univers totalement différent sous la plume d’un auteur qui dépeint avec détails l’environnement entourant les protagonistes du récit. Le temps s’effile doucement, lui permettant de se changer les idées avant que l’épuisement ne l’oblige à arrêter à la fin d’un chapitre. Il est plus détendu, mais ses traits gardent la trace de ce harassement qui menace de le mettre à genoux. J’espère que les résultats parviendront à mettre en évidence une solution à ces étourdissements. Un coup d’œil sur l’horloge de son salon lui indique qu’il lui reste une heure avant de rejoindre ce lieu emblématique qu’il affectionne particulièrement. Il décide donc de prendre une bonne douche et s’applique à masquer ses traits tirés sous une quantité de crème pour hommes. Il opte pour des habits décontractés : un T-shirt blanc qu’il superpose avec une chemise ample qu’il maintient les pans dans la bordure de son jean avec des sneakers. Finalement, il décide de prendre un café, espérant que la caféine lui apportera une poussée d’énergie qui l’épargnera de tout étourdissement. Je n’ai pas besoin d’inquiéter mes proches avec tout cela. Il ne manquerait plus que ça. Il soupire en venant se mordiller la lèvre inferieure alors qu’il vient se gratter le cuir chevelu dans ce tic nerveux qu’il ne parvient pas à masquer. Il déguste son café en silence, se forçant à ne pas s’emparer de son téléphone portable pour regarder ses mails. Octroie une journée, Terrence. Il s’intime en silence lorsqu’il sent quelques coups portés contre le bois de sa part. Alfonso. Un coup d’œil sur sa montre hors de prix lui confirme son impression, alors il finit d’une dernière gorgée son café pour s’emparer de son porte feuille qu’il glisse dans sa poche arrière alors que son téléphone rejoint sa comparse. « Bonjour Alfonso. » Il salut obligeamment son chauffeur alors qu’il vient fermer sa demeure et vient naturellement prendre place au sein de son véhicule haut de gamme sur la banquette arrière. Après un sourire, son chauffeur démarre tandis qu’ils prennent la direction du restaurant.

Il leur faut une demi-heure pour rejoindre la Trattoria où il profite du temps pour reposer ses yeux. Les images qui le hantent ne se font pas prier pour l’assaillir, l’éloignant de tout instant de répit. Il n’y a que les nuits après une étreinte luxuriante qu’il parvient à trouver un semblant de sérénité apportée par la bonne fatigue. Sa main vient se loger dans sa nuque pour la masser quelques instants alors qu’il sent la voiture s’arrêter près du restaurant qu’il connait par cœur. Ses traits se détendent immédiatement et le plaisir de retrouver son ami allège le poids qu’il perçoit dans le creux de sa poitrine. « Merci, Alfonso. Je vous contacterai lorsque je désirerai rentrer. » Il indique à son chauffeur alors qu’il s’extirpe par lui-même de son véhicule, ne désirant pas les manières barbantes qu’on demande initialement à un chauffeur. Sa richesse est une aubaine, mais il la donnerait assurément sans un regret si cela pouvait ramener cette personne à la vie. Comment profiter de la vie lorsqu’on se sent si mort de l’intérieur ? Ses pieds retrouvent le bitume et il se dirige avec naturel vers la porte de service du restaurant à laquelle il sonne comme à ses habitudes lorsqu’il vient retrouver son ami en dehors des heures d’ouverture. Ce dernier ne se fait pas prier pour apparaitre dans le chambranle de la porte. Son apparition lui arrache naturellement un sourire sincère alors qu’il vient naturellement s’élancer vers lui pour l’élancer dans une poigne de fer. L’étreinte est purement amicale, mais empreinte de chaleur. « Salut, Gus ! Merci pour l’invitation. Elle est tombée à point nommé. » Il lui déclare en venant doucement taper son dos de sa paluche chaude avant de s’éloigner pour observer ses traits qui semblent si détendus, plus heureux ? Il fronce les sourcils, sa clairvoyance naturellement titillée, mais il ne dit mot. « Comment vas-tu ? » Il le questionne alors qu’il vient pénétrer dans l’entrée de service en suivant son ami. « Cela fait plaisir de te voir. Vraiment. » Il le sait pas mal occupé entre le restaurant et sa vie amoureuse. Il a l’impression que cela fait des lustres qu’il n’a pas profité d’un bon déjeuner en sa compagnie, mais il ne lui en veut pas. Après tout, j’ai été tout aussi occupé que lui.



Nuits blanches
Un canon sur la tempe, j'ai le cœur et l'âme en paix. Ton doigt sur la détente, fais de moi ce qu'il te plaît. C'est violent mais c'est tendre presque animal, quand la trajectoire de la balle epouse les formes de tes hanches. (c)exordium.


Dernière édition par Terrence Delaney le Dim 14 Juin 2020 - 15:54, édité 2 fois
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Jeu 4 Juin 2020 - 19:46 )
Moment entre hommesfeat Terrence
Aujourd'hui c'est le jour de fermeture de la trattoria Rinaldi, mais Gus est derrière ses fourneaux. Il a un repas d'anniversaire pour cinquante personnes de prévu pour ce soir. Depuis le retour de la croisière la partie traiteur prend de plus en plus de place, mais il s'en sort le cuisinier, il gère parfaitement les deux. Et c'est tout sourire qu'il s'apprête à trier ses légumes et à préparer ses diverses pâtes. Il est heureux, il sifflote même. Et ce bonheur n'est pas du qu'au fait que dans quelques heures son ami Terry va venir le rejoindre pour partager un moment. Il compte d'ailleurs lui concocter un repas aux petits oignons. Mais il y a aussi une autre nouvelle derrière son sourire qui s'étire sans jamais faiblir depuis quelques jours. Et cette nouvelle il va la révéler à son ami, parce qu'elle a été une sacré surprise. Et parce que Terry tient une place particulière dans son cœur. Personne ne s'y attendait. Même pas les plus concernés. Il se souvient encore de l'angoisse qu'il a éprouvé au SMS envoyé par Vera ce jour là. Avant de se retrouver sur le cul quand elle lui a dit qu'elle était enceinte de cinq mois. Lui qui avait pensé au pire comme la récidive de son cancer, se retrouvait père sans s'y attendre une seconde. Ils n'ont rien vu venir, avec le traitement et ce que lui avait dit les médecins rien ne les préparer à cette grossesse. Même le ventre de Vera n'avait pas alerter les amoureux. Ils avaient parlé bébé, il arriverait juste plus tôt, l'essentiel étant que la maman et le bout chou aillent bien et c'était le cas vu les résultats de la prise de sang et de l'échographie. Alors il languit un peu de voir son ami débarquer, même si le cuisinier ne va pas lui sauter dessus. Il va lui laisser le temps de s'installer et de boire un coup. Après vu le visage qu'il affiche, Terry va bien se douter que son moral est au beau fixe et que ce n'est pas du qu'au fait qu'ils se voient. Ni au fait qu'il doit cuisiner un repas d'anniversaire. Enfin il peut toujours essayer de faire croire que se sont ces deux raisons qui le rendent heureux.

Tout en surveillant son heure, il s'active. Il taille, il découpe, il fait cuire. Peu à peu son premier plat prend forme, des lasagnes végétal. Il en prépare aussi aux saumon et aux épinards. Une fois les ingrédients cuits il les déposent dans des plats individuels, il n'aura plus qu'à mettre en place les couches. Plus tard pour ne pas détremper sa pâte et pour cinquante personnes il en faut de la pâte à lasagnes. Il se met ensuite à préparer les desserts. Deux Tiramisu un normal et un aux fraises. Il se pose quelques minutes pour appeler sa belle et savoir s'il ne lui manque pas trop. Il sort un instant pour fumer une cigarette, il va falloir qu'il se calme sur sa consommation, au moins en présence de Vera, faut qu'il prenne soin de sa compagne et de leur futur bébé. Une petite fille en plus. Puis il retourne à sa tâche. Vu l'heure il se met à faire l'entrée, une mousse d'avocat, avec des crevettes. Une tomate farcie aux poivrons, à la mozzarella et aux concombres. Un peu de basilic, et une vinaigrette au citron pour accompagner. Et là il entend la sonnette de la porte de service retentir. Il ne quitte même pas son tablier passé par dessus son tee-shirt. Il relève juste le coin bas du côté droit pour le remonter en triangle et le coincer dans l'attache, laissant ainsi voir son jean. Il se lave les mains et se dirige dans le couloir pour aller accueillir son ami. Il ouvre la porte toujours avec son sourire même s'il essaie de l'effacer il revient aussitôt. Alors il ne se bat plus contre lui. Et il se retrouve face à Terry. Et ils partagent une étreinte amicale et sincère. « Salut Terry. De rien tu sais que c'est toujours un plaisir de passer du temps avec toi. Et puis on a le restau que pour nous. Comme ça on va pouvoir papoter tranquille. » Boire un peu, bien manger, rigoler et parler du bon vieux temps. Gus sait qu'ils vont passer un très bon moment. De quoi ravir le cœur de son ami. « Je vais très bien. » C'est sur que dire le contraire serait pas crédible du tout. « Et toi ? Tu as l'air en forme. Un brin fatigué il me semble. Une nuit coquine ? » Et il lui fait un clin d’œil. Sans aller plus loin dans ses propos. Les cernes il les voit même si son ami fait tout pour les cacher. « Je suis heureux de te voir aussi. J'avais besoin d'un moment entre homme. » Ils s'avancent vers les cuisines, une bonne odeur y règne. La table centrale est occupée par pas mal d'ingrédients, et de plats. « J'avais surtout besoin d'un cobaye. » Il éclate de rire. « Non sérieux,  j'ai un repas pour ce soir et je voulais que tu me dises ce que tu pense de ce que j'ai fais. » Gus sait que Terry est un fin gourmet et un grand gourmand. Il sait surtout qu'il aime plus passer les pieds sous la table que de se préparer à manger. Et puis même si Gus maîtrise les plats qu'il a fait, avoir l'avis de son ami lui importe. Tout comme l'avis de ses parents ou de Vera quand il se lance dans une nouvelle recette. « Alors quoi de neuf depuis la dernière fois ? Tout va bien de ton côté ? » Vu qu'ils n'ont pas eu un moment ensemble depuis un petit bout de temps ils ont des choses à se dire. En tout cas Gus en a. Mais il garde encore un peu le suspens. « Tu veux boire quoi ? » Autant commencer par le commencement. Deux verres remplis pour trinquer à cet instant.



L'AVENIR

s'écrit dans la vie qui grandit.
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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Dim 14 Juin 2020 - 15:51 )


une heureuse nouvelle.
☾☾ - (Tergusto #1)




Le sourire de son ami est plaisant à voir. Il renforce la sensation de félicité qui vient inonder sa poitrine. Il ne doute pas que ce repas va être une réussite, ce qui le changera de ses repas solitaires qu’il lui arrive à prendre dans sa villa où il ne se sent plus à sa place. Il ne se voit pas pour autant passer ses soirées à écumer les différents restaurants de Naples alors que l’appétit se fait si rare. Il ne le retrouve qu’en charmante compagnie et celle de l’Italien est plus que bienvenue. L’idée de retrouver l’ambiance familiale de la Trattoria emplit sa poitrine d’une sensation d’apaisement. Il s’est toujours senti bien dans ce lieu, auparavant fréquenté par son géniteur dont il a repris le flambeau en tisant une relation singulière avec l’héritier de cet endroit. Leur amitié s’est tissée au fil des mois et des années, durant des discussions, des moments phares ou difficiles pour l’autre. Aujourd’hui, le restaurateur fait partie de ce cercle très fermé de ses proches amis. Un des rares à ne pas lui avoir tourné le dos à la suite de cet évènement qui a bousculé sa vie, un de ceux qui sont venus jusqu’à lui rendre visite au sein du pénitencier. « Super, tu m’en vois ravi. » Il lui indique dans ce sourire chaleureux, résolument enchanté de ne pas avoir à partager son ami au cours du repas. Il ne va pas se plaindre d’avoir de l’intimité, qu’il ne pourrait pas avoir si le restaurant était ouvert. C’est ce qui explique que ses passages au sein de cet établissement se raréfient. Il n’a pas le cœur lorsque la fatigue s’abat sur lui à maintenir les apparences.  Son ami à l’air changé. C’est la sensation qui s’enlise dans ses veines et qui l’intrigue. La raison lui échappe sur l’instant, mais attise sa curiosité. Un sourire légèrement amusé se niche sur ses lippes à la remarque de son ami. « Je l’aurai bien voulu, mais malheureusement elles se font rares en ce moment. » Il commente avant de se racler la gorge. « Écoute, je vais bien. Fatigué par le travail et quelques soucis à ce niveau, mais rien de grave. » Des soucis qui s’ajoutent à ceux qu’il subit depuis ce fatidique jour, mais Augusto n’ignore pas cette réalité même s’il est resté superficiel lors de l’approche de ses insomnies. « Rien que je ne puisse pas gérer. » Il indique pour le rassurer autant que possible alors qu’ils retrouvent les cuisines. Un rire cristallin s’échappe de sa bouche à la vision de cette multitude d’ingrédients et de plats soigneusement préparés qui ornent la table centrale. « Tout s’explique. Ce n’est même pas pour ma charmante compagnie ? » Il le taquine dans un clin d’œil amical alors qu’il se rapproche des différents plats déjà présents. « Ils ont l’air délicieux, alors je veux bien te faire une fleur et te pardonner cet affront. » Il conclut dans un sourire légèrement provocateur alors que son ami lui indique la raison principale de toute cette préparation. « Je tâcherai d’être le meilleur critique possible. » Il déclare, désireux de pouvoir permettre à son ami de s’améliorer même s’il ne doute en aucun instant de la qualité de ses préparations. Il va se régaler et ses clients seront assurément au Paradis lorsque ces mets viendront faire saliver leurs papilles comme ils sont en train de le faire avec sa personne. « Je veux bien un de tes vins rouges. J’adore ceux que vous servez à la Trattoria. Je laisse le chef déterminé lequel se mariera le mieux pour le repas que tu nous as préparé. » Il lui indique dans un sourire en coin, complice alors qu’il vient poser son regard sur le cœur des cuisines qu’il visite très rarement. L’antre de création de ses plats préférés. Cette pensée lui arrache un sourire alors que son ami s’applique à leur servir des verres. « Je vais bien. Pas mal de boulot avec la fin et la future saison à préparer. Avec Jack, on a pas mal de pain sur la planche, surtout qu’on a eu une merde dernièrement : un de nos collaborateurs a accepté un pot-de-vin. Il a manqué de révéler le travail d’un an. On a dû le congédier et mener une enquête. Elle est toujours en cours. » Il explique dans un soupir las. C’est le genre de désagréments qu’on préférerait s’épargner. L’idée de considérer ses collaborateurs comme de potentiels espions est très déplaisante, mais il sait qu’il ne peut pas y échapper. Une fois cette mauvaise passe, il compte bien engager des frais nécessaires pour apaiser les tensions créées. « Sur le plan personnel, il n’y a pas grand-chose à dire. J’enchaine les rencontres, quand j’ai le courage de quitter mon bureau à des heures descentes, mais rien de bien sérieux, malheureusement. » Il conclut avec mélancolie, le souvenir d’Ignazio hantant toujours ses pensées lorsque le matin, il se réveille dans des draps froids à côté de lui. C’est malheureusement son lot quotidien désormais. Peut-être que je finirai par rencontrer quelqu’un ? C’est cet unique espoir qui l’incite parfois à sortir de chez lui et se mêler aux gens, voir de saisie toute nouvelle opportunité de découvrir de nouvelles âmes à la recherche de la perle rare. « Et toi ? » Il finit par lui retourner la question. « Il y a quelque chose de différent chez toi, mais je n’arrive pas encore à mettre le doigt dessus. » Il conclut dans un sourire qu’il cherche à rendre taquin comme si son ami lui cachait un petit secret qu’il compte bien découvrir.



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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Jeu 25 Juin 2020 - 18:11 )
Moment entre hommesfeat Terrence
Gus a du mal à faire taire son bonheur. Il aurait aimé qu'il passe inaperçu en rendant notamment son sourire moins évident, mais ce fait reste un exercice compliqué. De toute façon il n'a pas envie que cette heureuse nouvelle ne se ressente pas. Même si les gens qui le croisent ne peuvent pas du premier coup mettre un mot sur les étoiles qui éclairent son regard ou sur son sourire qui illumine ses traits. Il n'a pas de tatoué sur le front "je vais être bientôt papa d'une petite fille". Par contre son cœur et son âme sont marqués depuis le jour ou Vera lui a annoncé et qu'il a vu l'échographie. Il lui fallu quelques jours pour retoucher terre. Et il est sûr que lorsqu'il va en parler à Terrence, les émotions vont sortir faisant aussi ressortir toute sa sensibilité. Lui qui c'était forgé une carapace, craque à chaque fois qu'il regarde l'échographie ou écoute les battements du cœur de son bébé. Et ce bonheur il va le partager avec son ami. Après l'avoir partagé avec ses parents, Winston, sa douce, d'ailleurs avec la belle il le partage encore et à chaque fois qu'ils en ont l'occasion. Comme elle l'avait dit les hormones marchent à bloc lui offrant une femme des plus gourmandes. Terrence c'est bien plus qu'un ami, ils ont traversé des déserts tous les deux, étant là l'un pour l'autre, servant d'oasis quand le cœur se faisait aride. Là c'est autour d'un repas concocté avec amour qu'ils vont papoter. Tranquille, sans stress vu que le restaurant est tout à eux. Un moment comme les aime le cuisinier. Un moment ou l'un comme l'autre tombe le masque. Ou rien ne se cache. En tout cas si Gus a le visage enjoué, Terrence a les traits tirés et les yeux fatigués. Cela n'échappe pas au restaurateur. Et même si la remarque est taquine, elle reste sérieuse dans le sens ou il voit bien que son ami est fatigué. « Avec le charme que tu as tu ne dois pas manquer de prétendantes ou de prétendants. Te lasserais tu des joutes charnelles ? » Il lui fait un clin d’œil. La vie n'a pas préservé le pilote.  Et s'il essaie de rester léger, le cuisinier s'inquiète un peu. La prison cela marque un homme à tout jamais. Cela reste accroché comme une ombre malfaisante, mais il semble que sa sale tête soit du à quelques soucis au travail. Étant patron il peut parfaitement comprendre. Un salarié quand il rentre chez lui peut passer à autre chose, moins évident à faire quand on est le boss. « Ok si tu gères c'est parfait. Être à la tête de son entreprise pas toujours facile, surtout si on veut être au top. Je comprends … Mais sache que je suis là au cas où. » Le cuisinier saura, comme toujours, lui assurer son soutien s'il en éprouve le besoin.

Gus en vient à la raison qui lui a fait inviter Terrence. Bon là aussi il titille un peu son ami. Qui d'ailleurs rebondit aussi sec sur sa réponse. « Je ne voulais pas prendre le risque d'empoisonner un de mes proches ou un de mes clients. C'était risqué. Faut bien que je pense à ma réputation. » Et il éclate de rire. « Tu as un bon palais tu devrais y arriver. En plus si tu aimes je te filerais de quoi remplir ton frigo. Cela pourra t'être utile, tu pourrais même inviter une personne et dire que c'est toi qui a cuisiné. » Il sait quand on est seul et fatigué combien l'envie de cuisiner peut être faible. Il l'a vu pour Vera quand elle a eu son cancer. Et là sans qu'il le sache au final, il se passe un peu la même chose pour Terrence. Mais comme il sait que son travail est épuisant, pour le moment il ne creuse pas plus sa réflexion. « Parfait dans ce cas je vais nous chercher une bouteille de Lambrusco rouge. » Un vin pétillant qui se boit aussi bien en apéritif qu'en accompagnement de plats. Un vin aux saveurs fruitées, avec des parfums de framboise, de cerise et de mûre. Il sera parfait pour les mets prévus par le cuisinier. Et alors que Gus sert les verres Terrence répond à ses questions posées juste avant. « Ah merde pas amusant ce genre d'affaire. De quoi te mettre sur les nerfs. » Il lui tend le verre. « L'essentiel c'est d'avoir stoppé le mec avant qu'il fasse ses révélations et vous foute dans la merde Jack et toi.» Lui aussi garde bien au secret quelques unes de ses recettes, même si son travail est bien moins confidentiel que celui de son ami. Pour son entreprise cette divulgation aurait pu être fatale. Il sort du frigo un plat en ardoise sur lequel est disposé un assortiment de brochettes : melon jambon cru ; concombre, tomate mozzarella ; avocat saumon frais. « Un truc léger pour commencer. » Gus se sent malheureux pour son ami quand il lui parle de sa vie privée. Surtout qu'il a eu durant un temps trouvé l'âme sœur. Il vient poser sa main sur son épaule. « Tu trouveras Terry. Tu dois aussi te laisser la chance que cela arrive. Lâche un peu prise. Ne ferme pas les portes. » Mais il comprend que ce ne soit pas si facile, après tout son histoire a fait les gros titres des journaux. « En tout cas tu pourras toujours compter sur moi. Tu le sais. » Le cuisinier ne l'a pas laissé tomber quand il s'est retrouvé en prison. Il ne le laissera pas tomber là non plus. Gus se retrouve après sur la sellette, et son ami a bien remarqué son air plus que guilleret. « Moi le train train. Le restaurant tourne formidablement bien. La croisière du mois de septembre porte encore ses fruits. » Elle lui avait aussi rapporter le bonheur, après le sale coup d'Azkadelio., en lui permettant de reconquérir Vera. « La partie traiteur prend de l'ampleur. Je vais peut être finir par chercher un local indépendant pour la développer davantage. » Il avale quelques gorgés de son vin souriant à la phrase de Terrence. « Ah bon tu trouves qu'il y a quelque chose de changer. » Un bébé à venir. « Je pense que ce sera vraiment difficile d'y mettre le doigt dessus. Vu que ce changement m'est tombé dessus très soudainement. » Il sourit voulant étirer le peu le suspens. « Sur ce coup là on a été tous ko. Un sacré ko. Tu vas même en perdre tes bras quand je vais te le dire. Quoi que j'hésite je ne voudrais pas que tu ne supportes pas le choc. » Il éclate de rire alors qu'il tire une chaise. « Il faut mieux que tu poses tes fesses. Parce que tu vas tomber de haut mon ami. De très haut même. » Gus voit dans le regard de Terrence son impatience et ce le fait rire. « Je vais être ..... roulement de tambour .... papa.[/color] » Il a du mal à retenir ses larmes.  « Avec Vera on va avoir une petite fille. Et non je n'ai pas gardé cela pour moi durant des mois, on l'a découvert à son dernier bilan de santé. Oui la petite crevette est restée cinq mois discrète avant de venir nous exploser le cœur. Tu imagines dans quatre mois je serais père. J'ai encore du mal à y croire moins en regardant le ventre arrondi de ma femme. » Parce que oui la belle montre ses formes avec fierté. Formes qu'il aime caresser. « Mais .... putain moi papa .. tu imagines le truc .. » Un de plus à être surpris par cette annonce.  



L'AVENIR

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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Mer 1 Juil 2020 - 14:17 )


une heureuse nouvelle.
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Il se laisse happer par le plaisir de retrouver son ami. Un vrai. Un des rares à être venu le voir en prison lorsque sa vie a basculé. Un des rares à l’avoir accueilli les bras ouverts lorsqu’il a quitté le centre pénitencier. Il est facile d’agir naturellement avec lui, de se dévoiler également et ne pas porter de masque, même s’il a tendance à le faire. Il n’aime pas inquiéter son entourage, mais il n’aime pas mentir pour autant. Il s’efforce juste de dédramatiser les choses car il ne se laisse pas absorber par ses démons. Il a l’accompagnement qu’il faut. Il faut juste qu’il apprenne à se pardonner. Une chose plus facile à dire qu’à faire. Une chose quasiment impossible, car cette culpabilité est bien trop ancrée dans son cœur et l’empêche de dormir. A moins que ce ne soit la maladie qui le rattrape ? Il aura bientôt la réponse, mais il n’a pas besoin d’en parler pour le moment. Il ne veut pas inquiéter inutilement si ce n’était pas le cas. Un petit sourire ourle ses lippes à sa petite pique espiègles. « Non, mais je ne force plus les rencontres alors les choix sont plutôt restreints. » Il répond par un clin d’œil pour lui signifier qu’il ne sort plus comme par le passé, que depuis sa sortie de prison, il n’a pas repris ses habitudes de célibataires. Il se laisse porter par la vie, à défaut de savoir quoi en faire. Du moins, il compte bien aller de l’avant même si c’est résolument difficile d’aller dans ce sens. Seul le temps finira par lui donner raison. Il ne ment pas lorsqu’il aborde sa problématique au travail bien qu’elle soit qu’une des composantes des éléments qui l’amènent à avoir des insomnies. Il ne voit pas l’intérêt de déballer l’ensemble de ses soucis. Il a déjà une écoute attentive à ce sujet auprès d’une professionnelle. Il n’a donc nullement besoin de s’épancher sur ses amis et leur faire porter son fardeau. Ils en ont déjà assez de leur côté. « Merci, c’est gentil. Je n’hésiterai pas si j’en ressens le besoin. » Il lui indique dans un ton chaleureux en venant lui serrer amicalement l’épaule. Il n’a aucun doute sur la question. Ils rejoignent l’antre de son ami et leur échange se poursuit avec cette note d’humour qui les caractérise. « Je ne sais pas comment je dois le prendre. » Il lui indique dans un sourire en coin alors qu’il hausse un sourcil d’un air dubitatif, mais rieur. Son rire vient accompagner le sien alors qu’un sourire sincère ourle ses lippes. « OK. Deal. » Il déclare d’une voix ferme, résolument enchanté à l’idée de rapporter des restes. Il n’est pas contre l’idée d’avoir des plats déjà préparés pour les jours à venir puisqu’il n’est pas un grand cuisinier. Il a d’autres qualités, mais pas celle-ci. Ces talents culinaires sont très réduits.  Le choix de la boisson est vite arrêté par le chef lui-même et ce dernier lui met l’eau à la bouche. « Il sera délicieux sans aucun doute. » Il fait pleinement confiance à son ami pour cela. Il finit par répondre à sa question, rentre plus en détails sur les problématiques qu’il vit au travail. « Je ne te le fais pas dire. On a eu chaud sur le coup. Cela aurait pu nous coûter la prochaine saison. » Il indique en venant se saisir de son verre en le remerciant d’un signe de la tête. Augusto l’abandonne pour rapporter un assortiment d’apéritif dont la qualité du gout doit être aussi succulente que les plats qui les attendent. « Et surtout frais. C’est parfait. » Il indique alors qu’il aborde sa vie personnelle. Il n’y a rien de joyeux dans ce domaine. Les nuits se suivent et se ressemblent. Parfois seul, parfois accompagné par des hommes et des femmes qui ne restent pas par manque d’envie ou parce que le feeling ne passe pas. Ignazio est encore bien trop implanté dans son cœur. Pourtant, il devrait le laisser partir. Il n’y a aucun espoir à ce sujet. Il l’a blessé en le rejetant. Le seul choix égoïste qu’il ait fait et qu’il a imposé à son petit-ami, l’excluant totalement de son existence. Seul un fou prendrait le risque de revenir après un tel traitement. « Oui, tu as raison. Sans doute que je n’ai pas encore rencontré la bonne personne. » Il lui indique dans un sourire léger et désabusé alors qu’il vient porter une brochette à ses lèvres pour savourer la fraicheur des aliments sur son palais. Un vrai régal. Il lui offre un sourire plus franc à sa réplique pour lui faire comprendre qu’il le sait. Assez parler de lui. Terrence n’aime pas forcément que la conversation se concentre sur lui-même s’il a laissé son ami mener la danse jusqu’à maintenant. Il sent qu’il y a quelque chose de différent en son ami et il veut comprendre le fin mot de l’histoire. Son regard océan se plonge dans les iris de son ami, sonde son âme pour identifier des pistes de réponses, mais il s’attend à ce que la réalité s’échappe hors de ses lippes. Il écoute attentivement les paroles de son ami, résolument heureux pour lui sur le plan professionnel. Cela a l’air de fonctionner pour les affaires et c’est vraiment top. Il se dit qu’il devra demander à sa secrétaire de mobiliser le restaurant pour le prochain évènement. Il a pleinement conscience aux compétences de son ami et surtout à son professionnalisme. Ce qui n’est pas toujours le cas pour le traiteur avec qui ils travaillent de nombreux mois ou années. « Super alors ! Je suis vraiment content d’apprendre que tout se passe bien. J’étais en train de me dire que notre traiteur nous fait parfois défaut, alors je pense que je pourrais te proposer quelque chose à ce sujet. Je te fais totalement confiance. Tu me rendrais service. » Il lui indique en venant boire une gorgée de son verre qui s’épouse parfaitement aux saveurs de l’apéritif. Finalement le cuisinier aborde le sujet qui l’intrigue réellement au point de titiller sa curiosité. Il fronce les sourcils, ne sachant pas réellement à quoi s’attendre, mais cela doit être significativement une bonne chose. Il sonde son ami de son regard perçant, légèrement agacé et amusé par le suspense qu’il met autour de sa confidence. Terrence est plutôt droit au but, mais par jeu, Augusto lui adore titiller les nerfs de ses amis. Ce qu’il fait présentement et il peut voir qu’il en jubile. Ce qui vient lui faire rouler des yeux, car il le connait résolument bien cet homme. Je lui ai tendu une perche. Je m’attendais à quoi de sa part ? Il sourit pour lui-même alors qu’il lâche dans un ton aussi amusé qu’agacé. « Allez crache le morceau, veux-tu ? » Le rire de son ami lui arrache un dernier grognement avant que la nouvelle vient s’extirper hors de ses lèvres. Papa ? Augusto va être Papa ? Son regard s’écarquille alors que la réalité vient frapper son ami. L’émotion de son ami l’atteint de plein fouet et c’est dans un acte bienveillant et résolument amical qu’il vient contourner le plan de travail pour le prendre dans ses bras. Une étreinte ferme et brutale, comme celle qu’il avait réservé à son frère lorsqu’il lui avait annoncé la même nouvelle. Il ne peut s’empêcher de ressentir un tiraillement dans sa poitrine en se souvenant que ce petit ange n’était plus là pour égayer leurs journées. Seulement, sa joie pour son ami est réelle et ses paumes viennent frapper chaleureusement le dos de son ami alors qu’il lance. « Félicitations, Gus. C’est vraiment une magnifique nouvelle. Putain, je suis trop content pour toi. » Il lui indique en venant glisser ses menottes contre la mâchoire de son ami. « Pour vous. Comment va la future maman. Comment vit-elle la nouvelle ? Tu seras un merveilleux papa, parce que tu as plein d’amour à donner. C’est une bonne chose pour toi. Enfin tu as ta famille. La tienne. Bientôt, tu auras la chair de ton sang dans tes bras. » Il a un sourire sincère sur les lèvres. Cette envie qui fait écho à la sienne. Il mentirait s’il n’avouait pas que c’est son souhait le plus cher également. Trouver l’amour, la bonne personne, celle qui lui donnera envie de s’établir et d’avoir des enfants, de son sang ou non, en fonction du sexe de l’élu(e) de son cœur. Il avait cru l’avoir trouvé, mais la vie en a voulu autrement. « C’est magnifique. » Il indique avant d’ajouter. « Il serait fier pour toi. Ta famille doit être tellement heureuse pour toi. » Il évoque le frère disparu de son ami, car il a forcément pensé à lui et que Terrence fait partie de ceux qui lui ont permis de continuer d’avancer en lui offrant un soutien inaliénable. Sa poigne est ferme et chaleureuse sur sa mâchoire. Cette intimité est naturelle entre eux. Deux amis qui ont toujours là l’un pour l’autre et qui partagent à cet instant, cette magnifique nouvelle.


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Ven 24 Juil 2020 - 14:55 )
Moment entre hommesfeat Terrence
Gus taquine Terrence mais en gardant une certaine réserve. Il sait par quoi il est passé, il a conscience que le retour aux réalités de la vie est complexe et compliqué. La prison a fait de sa vie une page blanche et reprendre l'écriture du livre de son existence n'est pas une chose aisée. Surtout que l'enfermement lui a coûté bien plus que sa liberté. Il en a perdu son histoire d'amour. Alors replonger dans les aléas, les découvertes, les projets que la vie offrent est délicat. Gus voudrait faire plus que ce qu'il a fait, que ce qu'il continue à faire. Il aimerait revoir son ami sourire mais le chemin est encore long pour que le pilote retrouve cette faim avide. Précipiter les choses n'aidera pas. Le cuisinier lui assure son soutien c'est déjà une pierre solide à  l'édifice qui a été violemment ébranlé et qui est certainement remis en cause par Terrence à chaque heure du jour ou de la nuit. Il aimerait pouvoir porter davantage ce poids. « Tu devrais t'inscrire sur une application de rencontre. » Une idée comme une autre, elle ne résoudra sûrement rien sur la solitude éprouvée, mais elle peut permettre au pilote de voir d'autres personnes. Après reste aussi le côté image, Gus se doute que Terrence n'a pas envie de rencontrer des personnes qui pourraient lui parler de son passé. Tourner le couteau dans la plaie encore bien ouverte, serait faire plus de mal que de bien. En tout cas le cuisinier sera là et c'est le plus important. Puis ils parlent boulot et le restaurateur en vient sur le but premier de cette rencontre. Là aussi il taquine vu qu'à la base il voulait surtout voir son ami pour lui annoncer une super nouvelle. Mais il aime bien le faire un peu tourner en bourrique avant, sachant que Terrence a du répondant. « Tu dois le prendre bien. » Et il lui sourit avant de rire. « Et puis j'ai toujours de l'anti poison. » En tout cas le pilote apprécie le fait qu'après cette dégustation surprise, il pourra repartir avec de quoi remplir son frigo. Qui dit non à de bons petits plats ? Gus va chercher de quoi accompagner les mets qu'ils vont goûter.

Un super ami, un bon vin, de quoi bien manger sublime combo pour continuer une discussion qui va prendre une tournure émouvante au moment ou Gus parlera de la nouvelle. D'ailleurs il ne cesse de réfléchir à la réaction de Terrence. Mais en attendant de faire péter le champagne il revient sur le souci que le pilote a eu dans son entreprise. Il peut comprendre, même si lui il ne cache pas de grands secrets de fabrication. Voler ses recettes le rendrait dingue. Alors voler des données stratégiques pour le bon fonctionnement d'un moteur, c'est pire. Il se doute bien de l'angoisse qu'ont du éprouver les Delaney. « Tu m'étonnes. De nos jours pour trouver vraiment des personnes fiables c'est difficile. » Même lui au niveau du personnel, combien de serveurs l'ont laissé en plan la veille d'un gros service. En tout cas ce n'est pas cette histoire qui vont les empêcher de passer un bon moment et de trinquer tout en dégustant des amuses gueules. Les verres servis se portent aux lèvres. La vie privée revient dans la discussion, Gus veut que Terrence garde espoir. Mais là aussi il peut comprendre, il ne sait pas comment il aurait réagi face à l'abandon d'Azka, s'il n'avait pas eu Vera à ses côtés pour le soutenir. Il l'aurait certainement eu bien plus dure. Azka avait une grande place dans sa vie. Mais c'est du passé, et il écrit à présent une nouvelle histoire. Pour son ami c'est plus délicat vu que c'est son emprisonnement qui lui a fait mettre un terme à son histoire d'amour. Les sentiments étaient présents, forts, et il se doute que le cœur de son ami est encore rempli de pensées pour Ignazio. Il a d'ailleurs, les premiers temps, souvent croisé l'ex de Terrence. Il attendait devant la prison, espérant qu'il accepte de le voir. Et il n'y avait que des réponses négatives. Gus n'a pas oublié les yeux tristes du musicien, cela lui faisait à chaque fois mal au cœur de lui apporter cette réponse négative. Terrence a t-il conscience de ce qu'il a vraiment imposé à Ignazio ? Du mal éprouvé en plus de la séparation, cette perte non souhaité de sa part. Terrence avait choisi de lui rendre sa liberté, et Gus pouvait comprendre son geste. Mais n'y aurait-il pas eu une autre façon ? Peut être qu'un jour il lui parlera de toutes ces fois ou il a vu le musicien espérant un oui devant la porte de la prison.

Mais toutes ses pensées ne lui font pas perdre le fil de leur conversation, le boulot d'abord et tous les bonus qui s'accumulent pour l'épanouissement de la trattoria familiale. Faut dire que Gus se donne du mal pour que le restaurant marche et sort même des sentiers battus. De plus ses parents le poussent à aller toujours plus loin ce qui l'encourage plus. Et puis il peut compter sur ses amis pour l'aider aussi dans cette évolution. « J'en serais plus que ravi. Je pourrais même te filer avant que tu partes un prospectus sur ce que je propose. En plus on a des tarifs préférentiels pour les entreprises. » Le travail ne lui fait pas peur et puis dans quelques mois il y aura une bouche à nourrir de plus avec l'arrivé de sa fille. En tout cas il ne se gêne pas pour titiller la curiosité de Terrence, sans dévoiler le réel enjeu de cette rencontre. Cela plaît à Gus de faire durer le suspens et de voir son ami devenir impatient. Et il finit par cracher le morceau comme le lui demande son ami. De toute façon s'il traîne plus il va finir par se faire torturer. Il lui laisse le temps de réaliser, en retour le pilote vient l'étreindre avec sincérité et force. Et les mots qui suivent font chaud au cœur du cuisinier. « Merci, cela me fait encore tout drôle quand j'en parle. » Même si depuis qu'il l'a appris il ne cesse de répéter dans sa tête qu'il va être père. Et vu que le temps avant la naissance est réduit, il se le répète doublement voir triplement. « La future maman se porte merveilleusement bien. Les examens sont tous bons, et la première échographie était magnifique. C'est magique de voir ce petit être grandir dans le ventre de Vera. » Sa voix montre à quel point Gus est heureux. « C'est sur que je suis un peu tombé sur le cul quand Vera me l'a dit, mais j'aime l'idée de devenir père. Je me sens prêt. Et puis Vera est une mère admirable. » Il le voit avec Winston, et c'est loin d'être un enfant de l'amour. « Oui mes parents sont déjà gagas à l'idée d'avoir une petite fille. Je suis même sûr qu'ils font des plans pour la kidnapper si on ne veut pas la leur laisser. » Le fait que Terrence pense à son jumeau le touche. « Il aurait fait un super tonton. » Comme un super papa, si une balle n'avait pas mis un terme à sa vie. La complicité entre les deux amis ne fait aucun doute, mais il n'y a aucune ambiguïté dans leur relation. Terrence est beau gosse, le genre de mec qui plaît à Gus, mais l'amitié a toujours été leur ligne de conduite. Et ils savent l'un comme l'autre que cette amitié leur a tenu la tête hors de l'eau dans les coups durs. « En tout cas il va falloir que je me prépare à avoir deux femmes dans ma vie. Quel homme n'a pas rêvé de cette situation ? Heureusement que Winston m'aidera quand il rentrera à la maison.  Sa présence équilibrera les choses. » Et Gus re remplit les verres et lève le sien pour venir trinquer. « Aux cadeaux de la vie. Aux belles rencontres et aux belles surprises. » C'est dans un large sourire qu'il dit ses mots avant de venir faire taper son verre contre celui de Terrence.  



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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Sam 22 Aoû 2020 - 17:10 )


une heureuse nouvelle.
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Sa vie personnelle est vraiment chaotique, mais il ne désire pas en faire le sujet de leur échange. Ils pourraient passer des heures à décortiquer ses précédentes conquêtes, mais cela n’aurait pas de sens. Ce n’est pas un exercice dans lequel il excelle. Sa pudeur fait qu’il est toujours resté discret sur ses relations amoureuses. Augusto fait partie de son cercle d’amis très fermé et qui a connaissance de sa bisexualité, de sa précédente liaison avec Ingnazio Zitello, l’artiste en vogue aujourd’hui, mais surtout des circonstances de leur rupture. Il se la joue décontracté avec ce panache qu’il a depuis son adolescence, mais c’est un sujet qu’il est loin de prendre à la légère. Fort heureusement, Augusto ne s’embarque pas dans cette voie et rapidement leur conversation dévie vers des sujets plus intéressants à son sens. L’idée d’une future collaboration vient sur le tapis. Si par le passé, Terrence n’a pas modifié les contrats au sein de l’écurie, c’était pour respecter le travail mis en place par son père avec des fournisseurs de longue date. Aujourd’hui, face à des dysfonctionnements qui pourraient leur couter cher, il n’a plus la même démarche. Il est prêt à changer les habitudes et trouver de nouveaux partenaires dignes de confiance. Il n’a aucun doute que Augusto. Avant d’être son ami, il est un cuisinier talentueux et professionnel. Il suffit de le voir derrière son plan de travail pour en avoir la certitude. Rien ne traine. Tout est soigneusement à sa place ou la retrouve dès lors qu’il s’en est chargé. La présentation de ses mets lui met toujours l’eau à la bouche et leurs saveurs sont un délice. Forcément, il ne peut penser qu’à lui pour remplacer son ancien traiteur avec lequel il a des différents depuis quelques mois. La reprise de l’entreprise par un autre propriétaire n’a pas été bonne pour leurs affaires. « Super. On fait comme ça. Je le fournirai à mon assistante qui aura la charge de trouver le nouveau fournisseur. Elle se mettra en contact avec toi pour peaufiner tout cela et voir s’il est possible de travailler ensemble. Je préfère lui laisser gérer ça. Elle saura prendre la meilleure décision à ce sujet. » Il indique dans un ton détaché même s’il fera de son mieux pour demander des échantillons pour une réunion avec l’ensemble des têtes pensantes de la boite pour s’assurer qu’ils prendront son ami comme nouveau partenaire. Il faut parfois la jouer fine et Terrence n’a aucun doute sur le fait que sa stratégie fonctionnera, mais il la garde pour lui. D’autant plus lorsque la grande révélation lui est faite. La joie explose naturellement dans sa poitrine et il ne la masque pas. L’annonce d’un heureux évènement a toujours quelque chose de magique. Il est transpercé de bonheur pour son vieil ami. Il s’agit d’un heureux évènement et Augusto semble ravi de cette nouvelle. Aucune inquiétude ne semble marquer ses traits. Son étreinte et ferme et attentionnée. Les paroles du restaurateur lui arrachent un sourire. Il n’y a rien de surprenant d’être encore sonné par la nouvelle. C’est un grand changement dans une vie. Le début d’une famille, la sienne. Une partie de Terrence envie jalousement le bonheur de son ami. Il a toujours été très porté par les valeurs de la famille. Même si c’était compliqué lorsqu’il était avec Ignazio, il avait eu pour souhait d’adopter un orphelin une fois que leur relation aurait été rendue publique. Tous ses désirs sont restés des projets inaboutis. Et ce n’est pas aujourd’hui qu’il pourra les enclencher, alors qu’il n’est plus l’ombre que de lui-même et a un casier judiciaire. N’y pense pas Terrence. Il se somme alors qu’il se laisse de nouveau captiver par les paroles de son ami. Il l’écoute avec attention, se nourrit de son enthousiasme et de son émotion qu’il ne masque pas. « Tout comme tu seras un merveilleux père. J’en suis persuadé. » Il lui indique dans une voix ferme où aucun doute n’est perceptible. C’est une affirmation pure sur laquelle il ne compte pas revenir. « Tu seras en infériorité numérique et désolé de te le dire, mais tu risques de te faire mener par le bout du nez par ces dames lorsque la princesse sera en âge de jouer de ses yeux de poupée. » Il déclare en venant lui donner un petit coup contre son épaule. « Tu vas devoir faire de Winston un allié si tu veux avoir un peu de pouvoir. » Il lance avant de rire de bonne grâce aux souvenirs de son enfance. « Quoiqu’avec trois hommes, je crois que c’est toujours ma mère qui avait le pouvoir à la maison. C’était toujours amusant de voir le grand Delaney écouter sagement ce que lui disait maman. » Il vient naturellement trinquer avec son ami avant d’ajouter. « Aux futures anecdotes qui ne manqueront pas de me faire rire et qui te dépiteront. » Il lance avec malice alors qu’il vient boire un peu de ce vin délicieux qui vient titiller son palais. Il se sent heureux pour son ami, mais ses traits se font plus mélancoliques lorsque silence vient prendre place entre les deux hommes. Il n’a rien de désagréable. Parfois il est nécessaire pour reprendre ses esprits. Sa solitude vient s’abattre sur lui comme une épée de Damoclès. Il se rend compte qu’il n’a plus personne avec qui partager son présent, ses anecdotes joyeuses ou dramatiques. Il est libre et pourtant, il se sent plus enfermé que jamais au plus profond de lui. Son regard se voile alors que ses pensées l’amènent loin. Il se contente de racler sa gorge lorsqu’il prend conscience de son égarement avant de boire une nouvelle gorgée de son breuvage. « Tout ça, mérite bien un bon petit repas pour célébrer tout cela. Quel veinard je suis. Il suffisait de demander. » Dit-il en indiquant les différents plats qui ne demandent qu’à être dégustés. Une subtile manière de détourner l’attention sur son égarement même s’il sait pertinemment que ce fait n’a pas dû échapper au regard perspicace de son ami.  


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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Dim 6 Sep 2020 - 19:40 )
Moment entre hommesfeat Terrence
Gus aimerait en savoir un peu plus sur le côté relation sentimentale de la vie de Terrence. Mais il n'approfondit pas le sujet, sachant très bien que la discussion pourrait devenir délicate. Et ce n'est pas le but de cet instant qu'il a prévu pour tous les deux. Même si pour le cuisinier rester seul n'est peut être pas la solution pour son ami. Il a besoin de se changer les idées, de sortir, de reprendre sa vie en main. Chose compliqué avec tout ce qu'il vient de traverser. Enfin il ne peut pas le brusquer non plus, il l'assure juste de son soutient et lui lance l'idée de s'inscrire sur une application de rencontre. Puis ils partent sur un autre sujet, ils ont toujours eu de la facilité à discuter de tout et de rien. De la pluie et du beau temps. De mélanger habillement le sérieux et le plus cool. Par contre quand Terrence parle de partenariat avec Gus en t'en que chef cuisinier, il est touché. Il sait que le pilote apprécie sa nourriture, comme avec Vera, il lui fait souvent découvrir ses nouveaux plats. Lui parle de ses nouvelles idées. Entre le palais de sa compagne et celui de son meilleur ami, il est chanceux. Ils sont honnêtes et toutes leurs critiques sont bonnes à prendre pour Gus. En tout cas l'idée le tente, il est toujours prêt à faire des expériences nouvelles, et encore plus quand la cuisine est au centre de cette expérience. « Parfait. Et elle est jolie ton assistante. » Bien entendu il dit ça en rigolant, il est trop heureux en couple pour aller voir ailleurs. Mais il aime jouer les charmeurs, même s'il ne s'investit plus dans ce rôle sauf au prés de sa douce et tendre Vera. « J'espère que ça marchera et que ce que je proposerais conviendra. Ce serait un super bonus pour la trattoria de travailler pour les Delaney. Si ça marche mes parents vont être être aux anges. » Et fier. Ils ont toujours étaient fier de Gus de toute façon, même quand il était au plus bas après la mort de son jumeau. « Je pourrais même te faire des plateaux de dégustation. Parce que bon voir les prix et ce que je fais est une chose mais goûter en est une autre. Le palais reste celui à conquérir avant tout. »

Vient enfin le moment ou Gus parle de la grande nouvelle, de ce merveilleux événement qui se prépare et qui a déboulé comme une tornade dans sa vie. Et ce bonheur il le partage avec Terrence. Et l'instant prend une tournure plus tendre caressé par une étreinte sincère. Il a quelque doute parce que cette grossesse n'avait pas été calculé, mais il se sent prêt à devenir père. Prêt pour une vie à trois. Bien entendu il ne peux pas s'empêcher de penser à son frère qui aurait été un tonton parfait. C'est dans ce genre de moment qu'il lui manque le plus. Il est triste qu'il ne puisse pas voir ce quel homme il est devenu. Comment le restaurant a bien évolué. Terrence sur certains côtés avait pris la place d'un frère. « Merci ça me touche. » Et il serre chaleureusement sa main. Il se sent rassurer de l'entendre lui dire ces mots. Parce que même si ses parents, Vera lui ont déjà dit, les entendre de la bouche de Terry a une autre consonance. Le cuisinier ne peut que sourire face aux mots de son ami. « Je m'en doute. Et j'ai bien vu comment mon père est avec ma mère, il est sous son charme même après tant d'année de mariage. Et il est prêt à tout pour elle, même encore maintenant. Quand je les vois je me dis que si j'arrive avec Vera à mener une vie aussi belle, en élevant notre fille avec amour et bien j'aurais réussi mon existence. Parce que je pense que la famille il n'y a que ça de vrai. Et quand je parle de famille je parle aussi de celle du cœur. » Parce que Terry fait de partir de sa vie, qu'il y tient une grande place. Et ils trinquent. « Je vois et tu crois que je vais te raconter tout ce que mes deux femmes me feront subir juste pour que tu te moques. » Gus file à l'épaule de Terry un coup comme il avait eu droit quelques minutes plus tôt. « Tu es fou je ne veux pas que Vera me tue si elle l'apprend. » Puis il éclate de rire. « Mais si je te dis les choses faudra que tu me promettes de les garder que pour toi. Tu seras une vraie tombe ok. » Ils boivent en même temps quelques gorgées de leurs verres. « Et tu as compris une vraie tombe sinon.. » Il fronce les sourcils voulant se donner un air sévère, mais il n'est pas sérieux. Comme s'il allait faire peur à Terry. Il veut juste voir son ami sourire. Il le sent parfait ailleurs. Sûrement préoccupé par les soucis dont il lui a parlé en arrivant, quand on est patron il est compliqué de vraiment fermer la porte du boulot.

Le cuisinier commence à sortir les divers mets qu'il a préparé. « Tout va bien Terry ? » Il pose ce qu'il tient dans les mains, sort des assiettes et des couverts. « Oui tu as plus qu'à déguster et à me dire ce que tu en penses. Je peux même le proposer à ton boulot si certaines compositions te conviennent. Et non je ne cherche pas à me mettre le boss dans la poche. » Gus le regarde avec bien bienveillance. « Et tu sais que si tu as besoin de parler je suis là. La nuit comme le jour. N'hésite pas Terry. » Gus a du lui dire cette phrase des dizaines de fois, mais il préfère redire, au cas ou ses mots passeraient à la trappe. Parce que le Delanay pense qu'il peut se débrouiller seul et tout gérer tout seul, surtout ses blessures. Et le cuisinier est bien placé pour savoir que si on ne parle pas et bien on ne s'en sort pas. On coule. Il sait que son ami ne parlera pas de ses soucis aujourd'hui. Car c'est l'allégresse qui est le centre de ce petit rencard entre homme. Mais il veut qu'il sache, ou du moins qu'il entende, qu'il est là pour lui. Qu'importe le jour et l'heure. « J'ai fais des mélanges salés sucrés cela marche pas mal en ce moment. Mais je garde l'essence même de l'Italie dans les saveurs que je propose. » Il sait que son ami sera honnête et qu'il lui fera part des bons comme des mauvais points. Et entendre des critiques ne lui fait pas peur, elles sont souvent constructives quand elles sont correctement dites. Gus aime apprendre et en cuisine il y a toujours des découvertes à faire. Même si sa carte tourne autour des spécialités italiennes, il aime avoir le pouvoir de les faire connaître en les alliant à des saveurs différentes. En changeant les textures sans altérer le goût.



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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Sam 12 Sep 2020 - 23:32 )


une heureuse nouvelle.
☾☾ - (Tergusto #1)




La révélation de la paternité de son ami est merveilleuse. L’enthousiasme qui le gagne est sincère et profond. Elle lui rappelle l’allégresse qu’il avait éprouvé lorsque Jack lui avait annoncé la naissance de son petit ange. Tout lui semble si lointain désormais, mais il est heureux qu’une nouvelle vie va voir le jour. Il espère profondément qu’elle ne sera pas marquée par le même destin funeste. La vie serait trop cruelle et il veut croire qu’aucun ange n’aura à vivre un tel enfer. Il a toutes les raisons de se sentir enchanté pour son ami. D’autant plus que lui-même a toujours aspiré à devenir père. Il n’est juste pas tombé sur la bonne personne. C’est ce qu’il s’efforce de croire même si la réalité est plus abjecte. Il leur aurait été difficile d’adopter ou même d’envisager une mère porteuse. Les lois italiennes sont encore trop rigides sur les droits des homosexuels. D’ailleurs, l’union civile est tolérée que depuis 2016. Auparavant, aucun couple ne pouvait être identifié. Il avait trouvé une consolation dans son rôle de parrain et d’oncle, mais aujourd’hui, il se sent amputé d’une partie de sa paternité même si elle était par procuration. Le petit ange qui va bientôt voir le jour aura la chance de compter sur des parents aimants, qui se plieront en quatre pour son bonheur. Terrence n’a aucun doute sur la question. L’échange se retrouve plus détendu et complice. Ils plaisantent avec bonhommie aux possibles anecdotes que son ami ne tardera pas à lui narrer lorsqu’il se fera mener par sa reine et sa princesse. « J’en suis sûr, car tu seras le premier à en rire, mon vieux. » Il le taquine à son tour, le regard brillant de malice. « Ce qui se dit entre nous, restera entre nous, mon vieux... ou pas. » Il lui indique avec ce sourire en coin qui ne masque absolument pas son amusement. La saveur du vin prend une teinte plus sucrée qui rend sa dégustation que plus plaisante. Il se contente de lui offrir un sourire mutin sans rien répondre à son ami. Pourtant contre toute attente sa propre réalité solitaire s’impose à lui. Elle se fait brutalement et sans crier garde et rend son regard moins éclatant, plus taciturne. Il n’en prend pas réellement conscience. Il ignore même la durée qui s’écoule avant qu’il n’en prenne conscience et tente de se plonger dans l’instant présent. Il espère, en vain, que son ami ne relèvera pas son égard. Fort malheureusement, Augusto le connait plutôt bien et ne manque pas de le questionner sur cette morosité qui s’est invitée dans son âme. Ses paroles le touchent, car elles sont empreintes d’une sincérité nullement. « C’est juste la solitude qui est en train de me peser. Rien de grave. » Il déclare en haussant les épaules pour rendre sa déclaration sans importance. Pourtant, c’est un mal qui le ronge jour après jour. Elle le ronge d’autant plus lorsqu’il se rend compte qu’une personne lui manque plus que quiconque : Ignazio. Il était tout pour lui, l’est encore s’il osait l’affirmer. Seulement, il doit apprendre à vivre sans et y parvient. La solitude est juste l’incidence de sa séparation, de sa difficulté à se laisser aller à des sentiments pour aller de l’avant. Sans doute parce qu’il ne sent plus digne d’être aimé, aussi cruelle puisse être cette pensée. « Il me manque. » Il concède dans un murmure comme un aveu qui s’extirpe hors de ses lèvres contre sa volonté. Son cœur bat la chamade à cette déclaration alors qu’il se concentre sur la découverte de ses délicieux mets. Du bout de sa fourchette, il vient délicatement glisser une bouchée entre ses lippes pour découvrir les saveurs. Il se prend au jeu du critique qui doit noter les plats. Il prend un air sérieux, légèrement trahi par l’éclat de ses rétines qui semblent revenir. Il s’efforce de garder l’esprit léger malgré ses inquiétudes qui se logent dans son cœur. Il préfère les mettre de côté pour profiter pleinement de cette soirée détendue. Il savoure pleinement cette bouchée, mais s’efforce de faire une grimace pour faire douter son ami. « Où est la poubelle ? » Il questionne d’un air sérieux avant de laisser un rire s’épancher hors de ses lippes. « Je déconne. C’est délicieux, comme toujours. Tu as un talent pour combiner habilement les saveurs des différents ingrédients. Tu rivalises avec tous les cuistots des grands restaurants. Comme quoi, il n’y a pas besoin d’être super sophistiqué pour obtenir une explosion gustative en bouche. L’équilibre est parfait. » La gastronomie a toujours été un péché mignon pour Terrence. Sans doute parce qu’en tant que pilote, il a fait le tour du monde et découvert la cuisine du monde. Son corps a développé un attrait pour la bonne nourriture et malgré le nombre d’établissement étoilés qu’il a pu fréquenter, la Trattoria demeure son endroit préféré. Il est enchanté à chaque fois.


Nuits blanches
Un canon sur la tempe, j'ai le cœur et l'âme en paix. Ton doigt sur la détente, fais de moi ce qu'il te plaît. C'est violent mais c'est tendre presque animal, quand la trajectoire de la balle epouse les formes de tes hanches. (c)exordium.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Âge : 33 ans né le 17/09/1987
Métier : Restaurateur. Il a repris l'affaire familiale. .
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Sujet: Re: une heureuse nouvelle (augusto 01) ( le Mar 29 Sep 2020 - 11:12 )
Moment entre hommesfeat Terrence
Même si Gus voit tous les jours le ventre de Vera s'arrondir, s'il sent leurs fille bouger. En parler l'émeu toujours autant. Il est plein de fierté et de tendresse quand il l'annonce à son ami Terry cette nouvelle qui bouleverse sa vie. Mais un bouleversement positif, une preuve qu'il avance et que le passé sombre qu'il a traversé est bien loin. Même s'il pense à son jumeau et à comment il aurait réagi face à cette nouvelle. Parce que Amadeo reste toujours dans un coin de sa tête, si avant cette présence lui bouffait la vie, maintenant il se plaît à l'entendre lui murmurer qu'il a fait les bons choix. Penser à son jumeau ne le fout plus en l'air, il est apaisé. Et c'est avec un grand bonheur qu'il partage cet instant avec son ami, même si un brin de nostalgie vient le caresser en parlant d'un oncle qui ne sera là que par la pensée. Une présence bienveillante qui prendra soin de là haut de sa future nièce et de son frère. Alors si ses yeux se couvrent de larmes, elles ne sont ni amères, ni faites de tristesse, elles sont faites de joie et d'image du futur. Un futur que Terry rend plus vrai en parlant de ce qui attend Gus avec deux femmes à la maison. Et son sourire se fait plus franc à toutes ses pensées. L'instant est précieux, et il s'ajoute à ceux déjà partagés. Remplissant son cœur d'une allégresse puissante. Oui Gus est un homme heureux, qui se voit construire un avenir plein de promesses entre Vera et leur fille à venir. Elle a mis le soleil donc il avait besoin dans sa vie, au moment ou il en avait besoin. « Et toi tu en riras de plus belle je suppose en voyant mon désarroi face à ce que je vais endurer. » Il dit ses mots en plaisantant, il est prêt à tout pour sa belle et il sait qu'il sera prêt à tout pour l'enfant à naître. Il sait aussi qu'il risque fort de baisser sa garde, Vera sait comment le charmer et si leur fille a le même regard que sa mère, il est cuit. Mais il ne s'en plaindra pas. Ce sera juste du bonheur. « Attention si tu balances un dossier que je t'aurais confié. Tu boufferas du poisson pourri. » Et il sait combien manger et surtout bien manger est important pour Terry. Du coup il l'attaque sur ce terrain, espérant que l' estomac fera pencher la balance en sa faveur au moment opportun.

Ils goûtent le vin avec lequel ils trinquent. Et dans le regard de Terry qui se veut rieur, Gus remarque cette tâche sombre, signe que tout ne va pas aussi bien qu'il ne le laisse paraître. Il sait que la solitude peut peser, il sait que la vie peut être traître. Il sait par quoi son ami est passé, certains auraient jeté l'éponge, lui il c'est battu. Il sait aussi combien Terry n'aime pas s'étaler sur cette partie de sa vie et surtout ce qui entoure ce pan noirci par une situation douloureux. Gus n'est pas idiot et même si l'ancien pilote cache, des signes sont visibles. Ils sont infimes et s'ils ne se connaissaient pas autant, il aurait pu y passer à côté. Il ne se fait pas insistant, sachant que se serait le faire se fermer encore plus. Mais il l'assure de son soutien et de sa présence. « Tu sais que c'est le genre de truc qui peut te foutre au fond du gouffre Terry. Faut que tu vois du monde, que tu te changes les idées. Je vais nous organiser des trucs entre mecs avant que je ne sois trop accaparé avec mes deux femmes. Et pourquoi pas une soirée avec Vera ? » En tout cas il va le sortir de cet enfer dans lequel il semble s'enfermer. Et puis les mots tombent, sans appel. Murmure douloureux qui s'échappe des lèvres presque closes. Mots qui résonnent dans le cœur du cuisinier et qui lui serrent la gorge. Il s'approche et pose sa main sur l'épaule de Terry. « Je m'en doute. Et c'est normal. » Il connaît les sentiments qu'ils partageaient, Gus sait combien Ignazio a souffert quand Terry n'a plus voulu le voir au parloir. Combien de fois il l'a vu attendre à la sortie de la prison, espérant pouvoir rentrer. Pour prendre de brèves nouvelles qui lui tuaient le cœur un peu plus chaque jour. Gus faisait l'intermédiaire, blessé de voir ce couple se disloquer. Juste parce que Terry avait rendu sa liberté à Ignazio, ne voulant pas qu'il l'attende. Il avait plaidé la cause du musicien, mais son ami était resté sourd. « Tu as essayé de reprendre contact avec lui ? » Il demande simplement, ne forcera pas la discussion s'il ne le souhaite pas. Il aimerait lui dire qu'Ignazio a espéré qu'il change d'avis. Qu'il attendait un signe pour retourner le voir. Que venir et devoir rester dehors à écouter les mots de Gus avait fini par lui faire plus de mal que de bien. Mais là aussi il sait qu'il serait sur une pente glissante. Pourtant il est certain que ces deux là sont deux âmes et deux cœurs faits pour être ensemble.

Terry reprend contenance, et il se met à goûter les mets proposés. Gus l'observe, guettant une étincelle de tristesse. Mais son ami est fort quand il souhaite passer à autre chose. Comme de lui faire croire que ce qu'il vient de manger est dégueulasse. « Derrière toi. Je peux même t'y mettre dedans vu les bêtises que tu débites. » Il soutient son regard, se faisant autant sérieux que lui avant d'éclater de rire. Deux gamins, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. « Tu as intérêt de déconner parce que moi j'étais sérieux ... » Petit silence. « Par rapport à la poubelle. » Gus rougit même sous les compliments de Terry. Il sait qu'il est sincère, il l'a toujours été avec lui. Et le cuisinier l'a toujours écouté le sachant de bons conseils. Mais il ne s'attendait pas à un tel discours. Il en est soufflé et touché. « Merci. » Sa voix est un peu tiraillé, vu l'émotion qu'il éprouve. « Cela me fait chaud au cœur. Je bosse tellement dur dessus, j'avais peur que mes plats ne plaisent pas. Que là je me sens rassuré. Et tu vois c'est vraiment le genre de chose que je pourrais proposer si on fait affaire. » Il lui sourit et vient une fois de plus le prendre dans ses bras. « Merci. Ton avis content tellement mon moi frérot. » Il emploie rarement ce terme, mais là il a besoin de lui faire comprendre que leur amitié va bien au delà. Même s'il se doute que Terry le sait déjà. « Ce côté créatif je voudrais pouvoir l'exploiter plus Je vais peut être voir pour acheter un local et en faire un labo. La cuisine de la trattoria est bien, mais si je veux agrandir cette branche il me faut plus d'espace. Enfin ce n'est pas dans l'immédiat vu que la priorité c'est le bébé et puis avec Vera on cherche une maison, un endroit pour faire notre nid à nous. Mais j'y pense de plus en plus. » Un projet sur lequel il travaille à ses moments perdus. « En tout cas content que ça te plaise. J'espère que j'aurais le même succès avec les clients pour qui les plats sont destinés. » Il ressert les verres et avec un large sourire il continue à faire goûter ses créations à Terry.


L'AVENIR

s'écrit dans la vie qui grandit.
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