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- Un'altra possibilità. // Terrence -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ishbel Tejeiro
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Mer 2 Sep 2020 - 21:39 )
Ishbel ne s’attendait pas à ce que tout s’emboîte aussi vite. Rapidement, sans même qu’elle est eu le temps de faire quoique ce soit : elle fut projetée des années en arrière. Les voitures avaient toujours causé son malheur. On disait que les enfants ne se souvenaient pas de détails, mais elle, si. Elle se revoyait gamine impuissante en voyant la vie quitter les yeux de sa mère. Combien de temps est-ce que sa génitrice la fixer comme ça ? Assez pour la traumatisée à jamais, pour voir ce regard morne dans ses cauchemars. Terrence ne pouvait pas savoir, qui pouvait se douter qu’elle cachait cette blessure ? Personne. Parce qu’elle n’en parlait pas et cela la dévorait de l’intérieur, causant non seulement des troubles de la parole, mais pas que. Sa vie entière semblait avoir été maudite suite à l’accident. Toute sa vie, elle a cherché à trouver la paix, sans pour autant la trouver : aucune de ses actions ne pouvait endiguer la douleur qui prenait possession d’elle bien trop souvent à son goût. Ce déjeuner, qui aurait, dut être un moment de paix, se transforma amèrement en un sentiment de malaise. Ishbel s’en voulait. Elle gâchait toujours tout, elle le savait. Et après on s’étonnait qu’elle préférait rester seule dans son coin plutôt que de se mêler aux autres. Elle était un oiseau de malheur, une personne qui amenait dans son sillage que les corbeaux et la désolation.

Elle ne pouvait pas empêcher son corps de trembler, ni même de sursauter en sentant le contact de Terrence sur ses bras. Avalant plusieurs fois sa salive, elle n’osait même pas relever son regard. “J’ai to-ut gâ-ché…” Le fond de sa pensée traversa ses lèvres comme une plainte. Comme un râle. La culpabilité mélangée au traumatisme détruisait complètement son moral et les efforts pour ne pas laisser entrevoir cette face cachée de sa personnalité.

L’avocate entend à peine son patron commander le repas et demander à son chauffeur de l’apporter dans son bureau. Déconnectée de la réalité, ses iris continuent d’admirer le bitume comme si les Noces de Callas avaient été dessinées dessus. Et puis, elle entends les excuses de Terrence et cela ne fait qu’empirer les choses.

"C’est m-oi qu-i suis dé-solée…” Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches : “P-er-sonne ne sait…” Un mensonge, Beatriz sait. Elle est au courant sa sœur qu'Ishbel ne peut plus monter dans une voiture. “C’est… Un secr-et. Mon fa-rde-au.” Pourrait-elle seulement le partager ? Elle le devrait probablement un jour si elle ne voulait pas passer l’arme à gauche. Avec douceur, il lui proposa de rentrer à l’intérieur. Elle n’avait pas le choix. Tout comme il n’y avait plus cinquante mille solutions maintenant. Elle allait devoir s’expliquer.

Après une longue inspiration, elle glissa sa main dans la sienne et le laissa mener la marche pour refaire le chemin inverse. Dans le bureau, elle hésita quelques instants à lâcher sa dextre, avant de s’y résigner même si la chaleur qui émanait de sa paume lui avait fait du bien. Depuis combien de temps quelqu’un d’autre que sa famille lui avait tendu la main de la sorte ? Assez longtemps pour qu’elle ne puisse pas s’en souvenir. Elle chercha dans son sac pour en sortir un étui en métal qu’elle glissa dans sa poche.

“Je v-ous d-ois une exp-lica-tion.” Parce qu’il le méritait. D’une parce qu’il était son patron, de deux parce qu’il avait lui-même été dans un accident. Peut-être pourrait-il comprendre ? Ishbel s’approcha de la fenêtre pour regarder dehors. Elle prit une longue inspiration et tenta de trouver les mots : “J’av-ais sept ans qu-and mon p-ère à p-er-du le con-tr-ôle du vé-hicu-le… J’ai vu…” Elle s’arrêta, serra son pantalon jusqu’à faire pâlir ses jointures. C’était si difficile. L’air, lui manquait. Alors, elle ressortit l’étui pour en sortir un joint. Pour la détendre. Pour la calmer. Elle s’en moquait de signer la fin de sa carrière. En cet instant, elle ne voyait pas d’autres alternatives.

La fenêtre ouverte, elle l’alluma et tira longuement dessus. Le silence n’était pas pesant. Il était nécessaire. Laissant la drogue faire son effet, elle détendit enfin ses épaules :

“Ma maman est morte sous mes yeux.”
Voilà. C’était dit. Ce qu’elle n’avait dit à personne, pas même à son père sachant que cela le détruirait.


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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Jeu 3 Sep 2020 - 23:49 )


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



La fébrilité d’Ishbel active naturellement son instinct de protection. C’est un trait de sa personnalité qu’elle découvre sans réellement le vouloir. Il n’a pas anticipé que sa déclaration pourrait faire tant écho en la personne de sa collaboratrice. Il n’y avait pas de signes avant-coureurs de ce type de traumatisme. Il a envisagé que l’Italienne était une femme qui s’était mise en retrait pour permettre à son époux de briller et qui avait décidé de reprendre sa vie en main, car elle semblait s’être perdue. Il avait été touché par cette fragilité dans son regard qu’il retrouve à cet instant. C’est cruellement perturbant. Ce besoin de lui apporter son soutien par des caresses apaisantes le prend en traître, mais il ne se pose pas de questions à cet instant. Elle a besoin de quelqu’un et il est prêt à devenir cette personne. « Ne dites pas ça. Il n’y a rien de gâché. » Il lui indique dans une voix basse, mais ferme, dans l’espoir que ce message atteindra l’esprit de l’Italienne. Il prend conscience qu’aucun des deux n’est en condition nécessaire pour paraitre en public alors il agit avec rapidité, envoie Alejandro prendre deux menus chez Augusto avant d’inviter sa collaboratrice a retrouvé son bureau pour lui permettre de reprendre contenance au rythme dont elle a besoin pour s’extraire de ces mauvais souvenirs. C’est ce dont elle a besoin à cet instant précis et il veut lui offrir cet espace sécurisé. Il lui tend naturellement sa main pour s’assurer sa confiance. Il ne veut pas la contraindre à rien. Il espère qu’elle ne le verra pas comme un monstre même si c’est résolument ce qu’il est. Lorsque sa menotte vient se blottir dans la sienne, il ne peut contenir une vague d’apaisement transpercer son être qui vient détendre ses muscles qui s’étaient tendus sans qu’il n’en prenne conscience. Sa respiration se calme alors qu’ils viennent refaire marche arrière. Ils reviennent dans le bâtiment. Le contact de ses phalanges entre les siens est agréable bien que troublant. Il ne ressent pas de gêne dans ce contact qui est incongru entre une salariée et son patron. Il n’y a aucune arrière-pensée derrière ce geste. Il veut lui apporter une sérénité qui l’éloignera de son passé qui semble la dévaster. Ils retrouvent rapidement son bureau, sous le regard curieux de ses salariés, mais il ne s’en formalise pas. Leurs pas sont lents et il suppose qu’aucune ambiguïté ne semble se dégager d’eux. C’est en tout cas, ce qu’il essaye de se persuader. Lorsqu’ils pénètrent de nouveau dans son bureau, il est rassuré, car il est parvenu à la déplacer dans un endroit où elle pourra exprimer pleinement ses émotions sans jugement, car elle lui semble être à cet instant une bombe d’émotion prête à exploser sous ses yeux et cela le trouble d’en être indirectement coupable. Un peu comme s’il était destiné à briser toutes les personnes qui s’approchent de lui. Il la laisse récupérer sa menotte. De son côté, il vient simplement se poser contre le bois de son bureau, une main dans la poche de son pantalon alors qu’il l’observe prendre un étui en métal pour le glisser dans sa poche. « Vous ne me devez rien Ishbel. Rien que vous ne voudriez pas me communiquer. » Il lui indique dans une voix qu’il conserve douce et bienveillante. Il peut accepter son silence et ne s’en formaliserait pas. Il comprend parfaitement que certaines choses sont difficiles à exprimer et que de le faire ne fait que les rendre que d’autant plus réelles. Avouer sa culpabilité ne le rend pas moins coupable, ne rend pas la situation plus supportable. Cela reste un enfer pour lui. Ses prunelles continuent de suivre la silhouette de la jeune femme qui vient retrouver la fenêtre de son bureau. Sa confession le bouleverse. Il ne peut s’empêcher de songer au père de sa collaboratrice, à cette culpabilité qui doit le poursuivre depuis lors. Il ne dit mot lorsqu’il la voit extraire un joint de son étui pour le glisser entre ses lèvres. Sans doute que la drogue est son moyen de lutter contre ce trouble de la parole qui l’a assailli avec violence à l’évocation de cet incident. Il serait moins placé pour la critiquer alors qu’il en consomme lui-même pour s’octroyer quelques heures de sommeil lorsque ses insomnies deviennent insupportables et ses cauchemars que plus réels. Elle finit par lui avouer le décès de sa mère sous ses propres yeux et il ne peut s’empêcher de ressentir une tristesse profonde envahir sa poitrine à cette pensée. L’image de cette femme brisée se superpose avec celle de cet homme qu’il a brisée dans son accident. Cela lui retourne si violemment les tripes qu’il sent ses membres trembler alors que sa respiration se fait plus rapide. Le silence vient emplir la pièce tandis que leurs prunelles viennent s’ancrer l’une à l’autre : lui le coupable, elle une victime. Les deux opposés d’un traumatisme pourtant commun, car le coupable devient victime et inversement. Leurs maux sont dépendants de l’autre et rien ne peut changer cette vérité. Ils doivent apprendre à composer avec eux aussi difficiles que cela puisse l’être. En conséquence, il finit par soulever sa silhouette longiligne pour venir rejoindre Ishbel. Il vient se poser à ses côtés, près de la fenêtre. « Je suis vraiment navré. » Il murmure en venant doucement lui caresser l’avant-bras du bout des doigts. Son geste se veut léger, amical. Que pourrait-il dire de plus ? Il n’y a pas de mots justes. Son regard exprime pleinement sa compassion à sa douleur, à sa détresse et à ce traumatisme qui la hante encore presque trente ans après. Il prend conscience qu’il n’oubliera jamais cet accident, cette vie qu’il a arraché comme cet homme n’oubliera pas le décès de son être aimé. C’est un enfer avec lequel ils doivent apprendre à vivre. Son regard vient se perdre sur le joint de la demoiselle qu’il vient emprunter du bout de ses doigts pour le glisser entre ses lèvres. « Je suis incapable de me placer derrière un volant sans trembler. » Il avoue en laissant expulser la fumée hors de ses lippes pour laisser la drogue s’immiscer dans son organisme. « Tout comme vous, il m’arrive d’en fumer pour oublier. Du moins essayer, car on n’oublie pas. » Il ajoute avant de lui rendre son joint et poser son regard sur les bâtiments en face des leurs. « J’ai l’impression de survivre depuis. J’ai vraiment tout perdu ce jour-là. Je me suis perdu et depuis lors, j’essaye jour après jour de découvrir qui je suis sans réellement y parvenir. C’est pour cela que j’ai changé de prénom. Auparavant j’étais Miguelangelo Delaney, le fils prodigue. Aujourd’hui, je suis Terrence Delaney, le fils maudit qui ne sait plus vraiment qui il est. » Il se dévoile dans un instant de faiblesse alors que sa voix se fait plus lointaine avant d’inspirer profondément. « Malgré tout, la vie continue et il faut tâcher d’avancer, de trouver son bonheur, après tout n’est pas ce que recherche tout être humain ? » Il questionne dans un petit sourire désabusé en glissant ses prunelles dans celle de la jeune femme. Comme si elle avait la bonne réponse et qu’elle pouvait lui ouvrir une nouvelle voix, lui insuffler une once d’espoir que peut-être que sa vie peut reprendre un peu de couleurs malgré toutes les pertes qu’il a endurées au cours de ces dernières années. C’est inconsciemment le vœu qu’il formule sans en avoir conscience.


Nuits blanches
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Ven 4 Sep 2020 - 15:01 )
Comment parler d’une telle chose ? Pour toujours, cela avait marqué sa vie et elle n’en avait parlé à aucune autre personne qu’à sa soeur. Alors forcément… Elle hésitait. Pourtant, Ishbel se faisait une raison : elle le devait à son patron qui l’avait vu si faible. Expliquer son comportement allait être un mal nécessaire. Terrence lui avait fait confiance en la prenant sous son aile, en lui donnant un travail : elle ne pouvait pas le laisser tomber. Pouvait-elle faire autre chose que de se confier à lui qui semblait aussi avoir des traumatismes liés à un accident de la route ? Peut-être qu’il comprendrait ? Peut-être qu’elle serait en mesure de savoir les maux qui avaient dût détruire son père un peu plus chaque jour ? Se sentait-il coupable de la mort de sa femme ? Des syndromes qui touchaient encore ses filles ? Oui, probablement, car Julian était le genre d’homme à penser aux autres avant de prendre le temps de s’occuper de sa personne. Il était un homme en or. Une personne qui n’était plus sur terre et qui avait laissé un gouffre dans son cœur. Beatriz et Ishbel étaient deux orphelines même si l’amour de Luana était sans bornes à leurs égards. Malgré cet amour, aucun des enfants Tejeiro ne semblait trouver la paix dans une relation. Ils n’y avaient personne la nuit pour sécher leurs larmes et les calmer. Ils étaient livrés à eux-mêmes, ne pouvaient compter que la fratrie. Enfin, quand Cisco ne faisait pas le con. Il payait encore aujourd’hui son silence et son départ, peut-être que sa dette ne serait jamais payée même. Ishbel n’avait pas encore décidé quand elle accorderait à son frère le pardon. C’est probablement parce qu'aucune autre personne n'avait jamais prit la peine de l'aider qu’elle fut troublé de voir cette main inconnue se tendre vers elle. Le regard de Terrence ne laissait pas de place aux doutes : ce n’était pas de la fausse pitié, de la pitié tout court même. Il souhaitait réellement l’aider là où personne n’avait réussi jusque-là depuis la mort de son fiancé.

Alors, elle accepta cette main tendue, tout comme elle accepta le fait qu’elle n’avait rien gâché… En partie. Elle continuerait de se sentir coupable, c’était dans sa nature. Le chemin jusqu’au bureau du patron se fait dans un silence qu’elle ne juge pas gênant. Elle fait son possible pour éviter le regard des employés. Ishbel avait assez subit de commérages, de maltraitances psychologiques qu’au fond ces rumeurs n’arriveraient même pas à la blesser. Comment atteindre une âme déjà en peine et détruite ? On ne le pouvait pas. Cela était bien le seul avantage. Entre les murs du bureau, elle tente de se détendre, mais une telle chose est impossible. Alors, elle récupéra sa boîte avec ses joints purement d’herbes : elle ne fumait pas de tabac. Elle n’en aimait pas l’odeur. Près de la fenêtre, elle prit soin de l’ouvrir avant d’allumer ce bâton pour lui apporter un peu de repos. Pour l’aider à formuler ces quelques mots qui pourtant étaient simples. Sa mère était morte sous ces yeux. Tirant longuement, elle laissa la fumée brûlée ses poumons alors que ses yeux fermés l’aidaient à contenir les tremblements. Quand elle rouvrit ses paupières, elle croisa le regard de Terrence. Le contact sur son avant-bras la fit frissonner malgré elle. Son premier réflexe serait de s’éloigner vivement de lui, mais son patron n’était pas Sergio. Il ne lèverait pas sa main sur elle… Elle l’espérait tout du moins.

Surprise de le voir attraper son joint, elle le regarda faire silencieusement. Sans rien dire. Elle n’attendait rien de cette confession, surtout pas qu’il se confie à son tour, pourtant, elle le laissa faire sans oser le couper. Il mettait des mots là où cela était nécessaire. Non. On ne pouvait pas oublier. Il serait trop facile de faire une telle chose. Survivre. Oui. Voilà. Cela était exactement ça. Ishbel se forçait à vivre. Pour sa Beatriz, pour Cisco, pour Luana et la plus jeune de ses sœurs. Parce qu’elle l’avait promis à son père sur son lit de mort, même s’il avait dit que son frère était le chef de la famille. Elle l’était. Et c’est pour cela qu’elle n’avait pas d’autre choix : elle devait être forte. Tout du moins prétendre.

“Je comprends ce que vous dites… Ce que vous ressentez.” Elle reprit le joint, tira dessus avant de le tendre à nouveau à Terrence. “Que cela soit la personne qui cause un accident, ou la victime, les douleurs sont similaires. Les traumatismes tout aussi lourds à porter. Vous tremblez en vous mettant au volant, je suis incapable de monter dans une voiture sans paniquer.  Le résultant est le même : on se bloque de faire quelque chose d’essentiel.” Terrence de pouvoir continuer sa carrière. Ishbel de pouvoir s’économiser de la fatigue en utilisant de temps en temps la voiture plutôt que le vélo. “Mon père… Il a dû vivre avec cette culpabilité et prendre soin de ma sœur, de moi également qui me suit murée dans le silence.” Elle avala sa salive, sa main libre glissa sur celle de son patron, alors qu’elle effleurait l’intérieur de son poignet : elle suivait des yeux ce geste agréable. “On le mérite…” D’être heureux. “Il faut juste s’ajuster constamment. Se laisser sombrer… Cela est tellement plus facile.” N’osant toujours pas relever ses yeux, elle continua : “Mon fiancé est mort dans un accident de voiture.” Elle se confessa à nouveau : “Je pensais pouvoir passer à autre chose, je me suis empressée de me marier à un homme qui je pensais pourrait m’aider… Je me suis leurrée. J’ai perdu plusieurs années à me complaire dans un quotidien inventé de toute pièce. Au lieu de parler des traumatismes… Je me suis laissée bercer avec l’idée que si je n’y touchais pas je pourrais aller mieux. Ce n’est que lorsqu’il a levé la main sur moi que j’ai compris. Je devais passer à autre chose et pour cela je devais non seulement divorcer, mais également reprendre ma vie en main.” Relevant ses iris vers lui, elle s’était rapprochée de lui sans même s’en rendre compte. Juste pour profiter de sa chaleur, de sa bienveillance. “C’est parce que j’ai fait ce chemin, ces erreurs que je suis en mesure de vous parler aujourd’hui de tout ça. Alors que je ne l’ai jamais fait.” Et le poids sur sa poitrine s’était un peu levé. Le partager rendait tout… Un peu plus léger. “Je suis désolée que cela soit tombé sur vous, Terrence. Vous semblez déjà avoir bien des maux à porter.”


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Terrence Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Dim 6 Sep 2020 - 12:45 )


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



Le lien jusqu’alors invisible entre les deux collaborateurs se révèle dans sa forme la plus incongrue. Comment aurait-il pu imaginer qu’un tel incident était commun à leur trajectoire et que l’ombre, la fébrilité qu’il avait perçue dans le regard de la jeune avocate était similaire à la sienne ? Il ne l’aurait jamais envisagé jusqu’à aujourd’hui. Leur relation évolue de manière imperceptible tandis qu’ils se dévoilent l’un à l’autre sans l’avoir prémédité. Le regrette-t-il ? Pas pour le moment. Il y a quelque chose d’apaisant de pouvoir expulser certaines pensées qui hantent son myocarde. Un peu comme lors de sa rencontre avec Juan, au hasard de la vie, qui lui apporter un nouveau souffle dans son existence. Être lui-même sans craindre le regard de l’autre. Cela lui a fait du bien de n’être que Terrence, l’amateur de musique, musicien et chanteur à ses heures perdues, mais également amant. Se sentir vivant pour la première fois depuis un moment. Aujourd’hui, face à sa collaboratrice, il ne porte plus de masque. Il accepte de dévoiler une facette de l’homme que cet homme a créé. Un homme dévoré par la culpabilité, comme elle est une femme prisonnière d’un traumatisme. Malgré tout, ils continuent de vivre et d’avancer. N’est-ce pas parce qu’ils aspirent au bonheur ? Il récupère le joint qu’elle lui tend pour le porter à ses lèvres et savourer une dose pure de cannabis. Il l’écoute religieusement, savoure le fait d’être compris par une personne de son entourage, même si elle fait malheureusement partie des victimes. Elle évoque son père et il se sent bouleversé par son histoire. Le contact des phalanges d’Ishbel contre son poignet lui arrache un frison. La sensation est agréable, presque intime et elle ne lui déplait pas d’autant plus à l’écoute de ses paroles. Oui, nous le méritons. C’est ce qu’il s’efforce de croire. Son bouleversement est perceptible dans l’éclat de ses rétines alors qu’il s’efforce de regarder Ishbel du coin de l’œil pour s’assurer que ce qui se produit n’est pas que le fruit de son imagination. Il semble avoir ouvert une boite dans l’esprit de sa collaboratrice qui semble expulser son parcours chaotique. Il ne peut s’empêcher de ressentir un tiraillement dans sa poitrine. Elle n’a pas perdu une, mais deux personnes dans un accident de voiture. Deux personnes chères à son cœur, qui ont forgé la femme qu’elle était et est devenue à leur perte. C’est terrible. Il lui tend naturellement son joint, lui offrant un regard compatissant sans trouver quoi dire. Le rapprochement entre leurs deux silhouettes s’est fait si naturellement qu’il ne saurait dire qui l’a initié. L’intimité qui s’est si naturellement enlisée dans leur échange est troublante. Cela le déroute, car cela lui donne envie de creuser, d’en savoir plus, mais surtout d’apporter son soutien à cette femme, quitte à outrepasser certaines limites. Il ne peut s’empêcher de sentir une colère contre cet ex-mari qui a osé lever la main sur elle. Quelle merde. Aucun homme digne n’a le droit de lever la main. Il ne peut s’empêcher de juxtaposer la trajectoire d’Ishbel à celle d’Ignazio. À quel point il est aisé de placer sa confiance en une mauvaise personne ou qui finit par le devenir. Pitié que je ne devienne pas l’un de ces hommes. Rien que cette pensée lui arrache un frison. Il se sent rassuré de lui avoir offert ce travail, d’avoir suivi son instinct en plaçant sa confiance en elle. « Ne soyez pas désolée. J’avais compris que votre regard cachait certaines choses et ça me permet de mieux comprendre certaines choses. Je suis vraiment navré qu’il vous soit arrivé tant de tragédies. » Il murmure dans une voix rauque, car la fébrilité qui le gagne et conséquente. « J’espère que votre ex-mari n’est plus une menace pour vous ? » Il questionne en venant plonger son regard dans le sien. « Il n’y a rien de pire lorsque la personne qui partage notre vie devient notre pire cauchemar. Il devient alors difficile de faire confiance aux autres. » Il indique comme s’il savait de quoi il parlait. Indirectement, il a été confronté à cette réalité, à ce combat silencieux contre la craintive d’une âme demandant qu’à être chéri. Rien que de penser à Ignazio remue ses tripes et lui rappelle le manque conséquent qu’il ressent. Il aimerait tellement baiser les armes à ses côtés, mais il ne doit pas. Pas après tout ce qu’il lui a fait endurer. Revenir dans sa vie maintenant serait une mauvaise idée. Jack a promis de l’aider et il se doit de garder ça en tête et le cap qu’il s’est donné. « Je vous remercie de m’avoir jugé digne de votre confiance, Ishbel. » Il lui indique en venant doucement presser son épaule dans un contact avenant, presque doux. « Je vous souhaite de pouvoir vous recentrer sur vous-même et vous révéler telle que vous l’êtes. J’espère que vous pourrez trouver votre voie vers votre bonheur. Vous le méritez. » Il lui indique dans un sourire qui se fait sincère. « Le plus important est d’être bien entouré. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Je ne peux sans doute rien faire de plus qu’être une oreille attentive, mais je ferai de mon mieux. » Il conclut alors qu’il vient reprendre appui contre la fenêtre, son regard se perdant dans le paysage alors que ses émotions sont à fleur de peau.


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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Lun 7 Sep 2020 - 19:52 )
Doucement, mais sûrement, Ishbel s’ouvrait. Un pas à la fois pour ne pas s’effrayer toute seule. Peut-être qu’elle ne devrait pas vider son sac avec Terrence : ce dernier restait son patron après tout, mais une part d’elle était bien trop sensible à ce mal qui émanait de lui. Probablement, car sur beaucoup de points, ils étaient similaires. Les accidents arrivaient. Qu’importent les précautions prises : rien n’empêchait quelque chose de mal se passer et de condamner quelqu’un à une vie d’infortune. Son père avait dû regretté jusqu’à son dernier souffle l’accident qui à coûter la mort de sa femme ainsi que les traumatismes de ses filles. Ishbel n’avait pas pu l’aider, mais elle pouvait peut-être tendre sa main à Terrence. Suivant le contact initié par son patron, elle caressa l’intérieur de son poignet du bout des doigts : elle savait que c’était un geste interdit. En quelque sorte. Pourtant, elle n’en avait plus rien à faire des conventions en cet instant. La seule chose qui comptait était son désir de partager sa peine pour mieux avancer. Elle se le devait.

Tirant sur le joint, elle laisse la drogue enlever les dernières barrières : rapprochant son corps de celui de Terrence par la même occasion sans qu’elle s’en rende compte. Attirée par lui comme un aimant. Alors, elle se confie et lui parle de son mari violent à plusieurs reprises. Une relation toxique, elle s’était convaincue que Sergio était l’homme qui lui fallait sans se rendre compte qu’il était celui qui la tirait vers le bas. Restant à la surface de cette histoire, elle ne creusa pas plus.

“J’ai ma part de responsabilité…” Oui et non. “J’ai mis ma fratrie avant lui.” C’était ce qui avait commencé cette douloureuse descente aux enfers. Le fait que son ventre ne produisait pas non plus d’enfant avait terminé ce mariage qui n’aurait jamais dû avoir lieu. “Je ne pense pas non. J’ai récupéré les papiers ce matin. Ce qui fait officiellement une femme divorcée… Un échec que je n’ai pas encore annoncé à ma belle-mère.” Parce que c’était aussi pour cette raison qu’Ishbel avait mis du temps à le quitter : parce qu’elle voulait encore croire à la vie parfaite qu’elle s’était construite… Ou plutôt celle qu’elle voulait voir.

Surprise d’entendre ses remerciements, elle prit une bouffée et tendit le joint à Terrence. Il était tellement… Adorable. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu ça chez quelqu’un d’autre. Adam avait commencé à lui prouver qu’il y avait encore de l’espoir avec les hommes, Terrence le confirmait.

“Merci à vous de m’avoir écouté. Je sais que... Ce n’est pas forcément des choses faciles à entendre.” Et son patron avait un pro, il avait pris le temps de ne rien dire, de la laisser finir. Elle se sentait reposée de cette confession, elle en sortait plus sereine pour ne pas dire comprise. Depuis combien de temps cela n’était-il pas arrivé ? Bien trop longtemps. “Vous aussi, peut-être que ce n’est pas évident… Mais vous aussi vous le méritez.” Elle se refusait de croire le contraire. “Je crois qu’à ce stade, on peut se tutoyer non ?” Il en savait plus sur elle que la plupart de son entourage. “Je serai là aussi pour toi, si tu en as besoin. Autant qu’on tente de remonter la pente ensemble, à deux la route semblera moins longues.” Elle n’avait aucune arrière-pensée en disant cela.


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Terrence Delaney
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Dim 20 Sep 2020 - 22:04 )


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



Il ne peut retenir un sentiment de rejet à l’égard de l’ex-mari d’Ishbel. Terrence ne peut pas concevoir qu’une âme digne de ce nom puisse agir de cette manière avec la personne qu’il aime. Il n’y a rien qui justifie cela, pas même l’adultère. Il n’est pas légitime de passer ses frustrations sur son entourage, encore moins en adoptant un comportement violent tant physiquement que verbalement. Ne fais pas à autrui, ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse. La vie n’est-elle pas déjà assez fourbe sans en rajouter ? C’est en tout cas, ce qu’il pense. Face à de la violence d’autrui, il considère qu’il n’y a rien de mal à rendre l’appareil, faire justice soi-même, même s’il s’efforce de garder les idées claires à ce sujet. Pas toujours. Du sang coule sur ses mains, mais sa saveur est différente de ceux de ces deux vies qu’il a basculés lors de ce regrettable incident. Il se sent comme un monstre d’avoir bafoué la vie de deux âmes innocentes, pas d’une âme impure. « Aucun acte ne justifie la violence dans une relation, Ishbel. Malgré ses griefs, il aurait dû s’abstenir de lever la main sur vous s’il était vraiment un homme. » Il indique d’une voix ferme et implacable. Ses propos sonnent comme des ordres, mais révèlent une sensibilité qui ne peut camoufler à cette cause. Ignazio a été une âme profondément marquée par ce genre de relation malsaine. Indirectement, il est soulagé que la jeune femme s’en soit dégagée. Il espère juste que ça sera de l’histoire ancienne et que cet homme s’effacera à tout jamais de son existence. Pourtant, il perçoit bien que le spectre demeure bien présent dans l’esprit de sa collaboratrice. Il ne conçoit pas sa manière de penser. Du moins, pas dans le sens pessimiste de la chose. « Les échecs sont avant tout un moyen d’apprendre. Il n’y a rien dont vous devez avoir honte, Ishbel. » Il déclare avec aplomb pour qu’elle puisse entrevoir d’autres perspectives que la sienne. « Parfois il est préférable qu’une relation prenne fin lorsqu’elle n’apporte rien de bon. N’ayez jamais honte d’avoir essayé. » Il conclut d’une voix posée alors qu’il ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle avec Ignazio. Le manque que son absence a sur son existence. Son esprit s’égare quelques secondes avant de s’accrocher de nouveau à l’instant présent. Il est touché de la confiance que la jeune femme lui a adressée. C’est quelque chose d’important pour lui dans le contexte dans lequel il le vit. L’acceptation de sa collaboratrice lui insuffle un espoir auquel il avait du mal à croire. Peut-il demeurer un être bon en dépit de ce qu’il s’est passé ? Il aimerait le croire au plus profond de son âme, mais cela va demander du temps et des efforts. Il récupère aimablement le joint pour le glisser entre ses lippes, résolument fébrile tant ses émotions sont à fleur de peau. L’intimité de leur échange est troublante tout comme le rapprochement qui s’opère. Une alchimie naturelle déjà présente s’intensifie et rend les frontières floues. Cela peut être dangereux, mais il ne cherche pas à lutter. Il sait qu’il ne fera pas le premier geste. Sans doute parce qu’il pense qu’Ishbel a besoin de se retrouver en tant qu’individu et femme. Elle doit prendre les choses en main et décider pour elle, son avenir. Il la guidera dans cette démarche de reconstruction, car la jeune femme le mérite. Il l’écoute d’une oreille attentive, le regard ancré dans le sien. « Tout le monde à des bagages lourds à porter, mais qu’il traine derrière eux. Parfois, ce poids s’allège lorsqu’on arrive à les porter à deux. » Il commente avec sincérité. C’est une évidence pour lui. L’amitié ou l’amour, le vrai, permet d’apaiser ce poids qui peut oppresser. Il faut juste trouver la bonne personne. Ishbel serait-elle la personne qui pourrait lui permettre d’avancer, sans lui rappeler l’homme de celui qu’il était et inversement ? Il ne saurait le dire. L’avenir le dira. Ses propos lui vont droit au cœur et il camoufle son émotion en venant tourner son regard vers l’horizon. Sa dernière remarque lui arrache un sourire. « Je le pense également. » Il lâche dans un petit rire légèrement décontenancé par l’intensité de leurs dernières confidences. Elle met le doigt là où il faut, comme si leurs esprits pouvaient être connectés, à moins que ce soient leurs besoins mutuels qui sont réciproques ? « Merci. » Il déclare en venant doucement lui presser son épaule de nouveau dans un sourire qu’il rend avenant. « Je pense également que notre fraiche amitié nous permettra d’avancer chacun à notre rythme, sans jugement. » Il murmure lorsqu’il entend la sonnerie de son téléphone résonner dans la pièce. « Cela doit être Alejandro. Je pense que notre repas est servi. Cela te va si on le prend ici. » Il indique à Ishbel alors qu’il lui rend son joint pour se rendre à son bureau récupérer son téléphone. Il décroche naturellement pour échanger avec son homme à tout faire qui lui indique qu’il arrive avec leur repas. Il le remercie obligeamment et se dirige naturellement pour récupérer l’ensemble de leurs repas. Il sent légèrement sa tête tourner et vient momentanément s’appuyer contre le chambranle de la porte. Comme si Ishbel avait anticipé sa faiblesse, elle vient naturellement récupérer l’ensemble du repas des mains de son employé de maison qu’il remercie d’un sourire en venant lui donner un dédommagement et un gros pourboire. Alejandro est un homme qui fait son travail en toute discrétion et sans qui il ne pourrait décidément plus vivre à présent. Il lui donne une chaleureuse tape dans le bras en guise de remerciement avant que son employé ne s’éclipse de la salle pour les laisser seuls de nouveau. « Merci. » Il se contente de répondre en venant prendre la direction de la petite table qui lui sert pour les réunions avec ses collaborateurs. Ses gestes se font légèrement hésitants, car il ne sait plus quoi penser de ces états de faiblesse. Il n’a pas d’autres choix que d’attendre ce que les bilans de santé lui indiqueront. « Tu vas voir, Augusto est un des meilleurs chefs cuisiniers que je connaisse. » Sa voix est chaleureuse, dévoilant l’affection et le respect qu’il porte pour cet homme. « Je suis en train de voir pour en faire le traiteur de l’écurie pour les grandes occasions. Notre fournisseur actuel nous fait défaut ces derniers temps. Augusto est une valeur sure. » Il conclut alors qu’il vient savourer l’odeur exquise de ses plats. « Rien que l’odeur me donne l’eau à la bouche. J’espère que ce que je t’ai pris te satisfera. J’ai agi sans vraiment réfléchir. Désolé. » Il indique avec une pointe de déception à son propre égard. Ce n’est pas dans ses habitudes de choisir à la place des autres. Du moins sauf si la situation l’impose. C’est souvent son instinct qui prend le contrôle et le fait agir, mais il a conscience que ce n’était pas forcément galant. Du moins, ça peut porter à confusion.


Nuits blanches
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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Mar 22 Sep 2020 - 14:54 )
Terrence affirmait que rien ne justifiait un tel comportement à son égard. Ishbel aimerait pouvoir accepter cela. Cette criante vérité. Pourtant, elle n’y arrivait pas. Dans l’histoire, elle se positionnait encore comme fautive. Il lui faudrait longtemps pour qu’elle accepte l’idée que non, elle n’était pas coupable. Peut-être même que jamais elle ne l’accepterait pas, elle ne serait pas surprise. Son esprit semblait être aussi buté qu’elle quand il était question de rester camper sur une opinion. En attendant, elle voyait cela comme un échec. L’avocate savait très bien que parler de son divorce de la sorte n’aidait pas. Pire encore, pour l’instant elle n’avait reçu que des brimades en un sens : des réprimandes de la part des personnes qui l’aiment. Terrence ne semblait pas échapper à cette règle.

“C’est encore une autre histoire je le crains.” La culpabilité. La honte. L’impression de ne rien réussir. Ce désir de juste s’enfoncer la tête dans les épaules pour disparaître en cet instant… Un tout qui lui fit baisser les yeux bien malgré elle. Ishbel préférait être malheureuse en amour, mais avoir l’impression d’avoir une personne pour la soutenir plutôt que d’être seule. C’était comme ça. Etait-elle trop vieille pour changer ? Probablement.

Dans tous les cas, il était trop tard pour elle. Elle ne pouvait plus reculer. Elle n’en avait plus le droit maintenant. Terrence semblait réceptif à ses confessions et puis surtout : il ne la jugeait pas et elle ne pouvait qu’être reconnaissante d’une telle chose. Cela était essentiel même. C’était la première fois qu’elle parlait de ses traumatismes à quelqu’un étranger à son cercle familiale. Le fait qu’il l’aide était une chose qui était agréable. Cela la confortait, au fond, à vouloir trouver un médecin qui pourrait la comprendre, qui pourrait l’aider à aller mieux. Un professionnel, en outre. Un immense pas pou rune personne qui avait passé sa vie à fuir ses traumatismes et ses mauvaises décisions. Son regard plongé dans le sien, elle ne pouvait pas se lasser de ce dernier. Hochant la tête pour appuyer les paroles de son patron : il avait raison oui.

“Seul l’avenir nous le dira.” Elle récupéra le joint, le termina avant de l’écraser entre ses doigts et de mettre le mégot dans la petite boîte. En entendant la sonnerie, elle releva ses yeux et glissa l’étui dans sa poche avant d’aller ouvrir. “Oui, bien sûr.” Elle alla d’ailleurs récupéré ce dernier en voyant que Terrence avait un moment de faiblesse. Elle n’oublia pas de payer l’assistant : elle avait dit qu’elle invitait après tout. Une fois seul et les sacs posés, elle sourit à Terrence : “Installe-toi hm ? Tu es encore pâle.” Elle sortit les boîtes et les couverts : “Ca se voit que tu connais bien le patron, il donne même de l’argenterie avec.” Ishbel installa le tout avant de saliver à son tour sans perdre une seule miette de ce que son patron lui disait. “Ca sent vraiment bon en tout cas.” Elle était sincère et son ventre se mit à gargouiller pour coupler ses paroles. Il faut dire que fumer du cannabis ouvrait toujours l’appétit. “Il n’y a pas d’excuse à présenter, je n’étais pas en état de faire quoique ce soit malheureusement.” Elle sourit en coin, tristement même : “C’est plutôt à moi de m’excuser… D’avoir été aussi faible.” Ishbel évitait de laisser la gêne reprendre le pas sur elle.

Ouvrant la boîte, elle sourit en sentant la bonne odeur de raviolis qui fut encore un peu plus forte. Servant deux verres d’eau, elle attrapa le sien : “Bon appétit Terrence, merci encore pour tout. La prochaine fois, j’espère que l’eau sera du vin.” Une petite boutade avant de trinquer et de prendre une gorgée puis elle commença à manger. À peine la première avalée qu’elle posa sa main sur sa bouche en hochant la tête pour approuver. “C’est délicieux. Quand tu as le chef au téléphone, passe lui mes compliments.” Parce qu’elle se régalait et cela lui donnait le sourire oui. Elle ne pouvait rien faire d’autre pour tout dire. “Il aurait été dommage de passer à côtes de ça ! C’est quoi le nom du restaurant que je fasse du bouche à oreille ?"


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Sujet: Re: Un'altra possibilità. // Terrence ( le Jeu 24 Sep 2020 - 21:32 )


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



Le temps des confidences semble prendre fin. Les deux âmes torturées se sont suffisamment dévoilées pour aujourd’hui. Il n’aurait jamais envisagé que leur relation puisse prendre un chemin aussi intime. Du moins, c’est ce qu’il s’efforce de croire pour se donner bonne conscience. Il y a quelque chose chez cette femme qui l’intrigue profondément. Un lien de confiance plus profond les lie désormais et il sait qu’il pourra lui accorder ses faiblesses sans qu’elle ne le condamne comme elle vient de lui prouver. Une fois le repas récupéré et l’addition réglée par Ishbel qui est déterminée à l’inviter, ils retrouvent place autour de sa table ronde pour partager ses mets qui lui ouvrent l’appétit. Il prend place sur un siège sans rouspéter face à la proposition de sa collaboratrice. Il se sent faible et à cet instant, il n’a pas envie de jouer sur les apparences. « Ça va aller une fois qu’on aura commencé à manger. » Il dédramatise naturellement la situation, faisant passer son léger malaise pour une légère anémie due à un manque de nutriments dans son organisme. Il est certain que ça va aller mieux et qu’Augusto a dû lui mettre un de ses plats préférés. La remarque d’Ishbel lui arrache un sourire. « C’est son moyen subtil de me dire : je compte sur toi pour me les rendre et de ramener ton petit cul à la trattoria très rapidement. » Il lance sans faire attention à son langage, comme il aurait parlé avec une amie et nullement une collaboratrice. Il en prend conscience après tout, ce qui le fait froncer les sourcils, mais il ne revient pas sur ses propos. Au contraire, un léger rire s’épanche hors de ses lippes au gargouillement du ventre de sa collaboratrice. Pourtant, il reprend vite une expression sérieuse lorsqu’il prend conscience de son comportement. Sa mère ne l’a pas éduqué de cette manière et ses excuses sont naturelles, car il ne peut pas en être autrement. « Ne le sois pas. Nous avons tous nos faiblesses. » Il lui indique d’une voix ferme et posée alors qu’il ouvre la boite et découvre un plat de raviolis faits maison. Ils vont se régaler. Terrence n’a absolument aucun doute sur la question. Un sourire ourle ses lippes à la boutade de Ishbel. « La prochaine fois ce sera pour moi. Je dois te présenter le chef cuistot. » Il indique dans un rire fin en ajoutant. « Bon appétit également. » Du bout de sa fourchette, il pique une raviole pour la glisser entre ses lippes. L’explosion de saveurs se fait instantanément et est un véritable régal. « Il sera heureux de l’entendre. » Il lui indique avec chaleur. « C’est la Trattoria Augusto. Un restaurant familial tenu par un de mes amis proches. Son père était ami avec le mien. C’est un bosseur et il aime ce qu’il fait. Cela se voit. » Il indique en montrant leurs plats de raviolis soigneusement apprêtés et cuits comme il faut. Il ne résigne pas sur les compliments. Il apprécie la cuisine de son ami depuis des années et ce n’est pas près de s’arrêter. Cela lui ouvre un sujet de conversation qu’ils abordent sans tabou. Terrence lui parle de son amitié tandis qu’ils dégustent leurs plats comme de nouvelles connaissances. Cela a un effet apaisant et appréciable. Il se détend naturellement et parle plus franchement alors que les minutes s’égrènent. C’est au moment où sa secrétaire vient taper à la porte qu’il prend conscience que le temps a défilé plus vite que prévu. Une nouvelle réunion l’attend à un étage inférieur et il finit par s’éclipser après un dernier remerciement envers sa collaboratrice sous le regard bienveillant et curieux de sa fidèle secrétaire où il peut sentir un sourire pointer sur le coin de ses lèvres. Il connait bien ce petit sourire, elle l’avait toujours quand elle le prenait la main dans le sac lorsqu’enfant il essayait de prendre quelques bonbons dans le pot toujours déposé sur son bureau à destination des invités. Il ne s’en formalise pas, se contente de rassembler ses affaires et après avoir serré l’épaule d’Ishbel dans un geste amical, il s’éclipse après un dernier sourire, prêt à attaquer une après-midi de réunion, son âme légèrement plus légère qu’en début de journée. Ce qui est loin de lui déplaire.


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