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- Innocence. ft Wayland -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Innocence. ft Wayland ( le Jeu 18 Juin 2020 - 11:44 )

when the mask falls.
wayland & raoul
Sombre journée. Sombre semaine. Sombre vie. Te voilà paumé, déstabilisé. Tu en as assez de tes cauchemars. Tu veux trouver la paix. Et tu connais la solution pour y arriver. Il n'y en a pas des tonnes. Il y en a qu'une et elle est radicale. Sans possibilité de retour. Elle mettra un terme à ta souffrance, à ton mal être. Mais aussi à ta vengeance. Mais tu n'en peux plus, tu te sens comme un lion en cage. Le seul qui t'en fait un peu sortir c'est Wayland. Il t'apporte de la douceur, de l'apaisement. Mais là ce n'est plus suffisant. Tu es foutu, lessivé, vidé. Alors sur la table tu disposes les souvenirs de ta vie passée. Le camion de pompier de Kewan, la boite contenant les photos d'une vie heureuse, une mèche de cheveux de ton fils, un de ses dessins, son doudou. Tu poses aussi ton revolver dans son étui originel gravé à tes initiales. Et tu te mets à lui écrire une lettre. Tu comptes lui donner les armes pour qu'il s'échappe de l'enfer du Ruby. Lui dévoiler ton âme pour qu'il comprenne ton geste, même s'il ne le pardonnera pas. S'il t'en voudra. Mais il pourra courir ensuite vers sa liberté, tu as tout fait pour. Tout est réglé, il suffit juste qu'il le souhaite et qu'il agisse. Au moins lui il sera sauvé. Toi ce n'est pas grave. Ta vie est foutue depuis bien longtemps. Tu es mort il y a bien longtemps.

Cher Wayland,

Je te demande de me pardonner pour le geste que je vais faire. Je n'ai plus la force de vivre, de lutter. Et tant pis si j'emporte avec moi ma vengeance de toute façon elle ne me ramènera pas Maeva et Kewan. Alors c'est peut être mieux que je tire ma révérence maintenant. Et tant pis si Monsieur s'en sort. Il finira bien un jour, par payer le mal qu'il a fait. Je te laisse tout pour que toi tu puisses sortir de cet enfer. Le Ruby te détruira si tu y restes et je sais que tu n'as pas les moyens de fuir.
Alors je te les donne. L'argent, la carte d'un mec qui s'occupera de te faire des faux papiers et qui fera le nécessaire pour que tu sortes de l'Italie et que tu disparaisses. Tu pourrais recommencer ta vie. Partir sur de nouvelles bases et oublier peu à peu ce que tu as vécu toutes ses années. Peut être même trouver une famille. Je te demanderais juste une chose de poster quand tu seras loin la lettre cachetée, elle est pour mes parents. Eux aussi trouveront la paix en la lisant, même si mon acte leurs déchirera le cœur. Une autre chose.
Je ne veux pas partir sans te dire qui je suis vraiment. Je m'appelle Nolan Parker, et je suis né à San Francisco. J'ai été mariée à la plus douce des femmes et j'ai eu un merveilleux fils. J'étais flic. Et un jour j'ai arrêté le gars qu'il ne fallait pas. Le petit frère de Monsieur. Ce geste l'a mis en rogne, surtout que celui ci a été assassiné en prison. C'était un pourri c'est tout ce qu'il méritait. Comme la mort est tout ce que mérite Monsieur. Et en représailles il a fait brûler vif ma femme et mon fils dans la voiture. Elle était enceinte d'une petite fille. Et je n'ai pas pu les sauver. Je suis arrivé trop tard. Je suis mort aussi ce jour là.
Je vois en toi le fils que j'ai perdu, j'imagine que Kewan te ressemblerait. Vous avez tellement de points communs, les goûts, la façon de parler, même des phrases que tu dis comme lui, le regard de gamin surpris, curieux. Je viens même à chercher une cicatrice sur ton bras. Idiot je sais. Mais ma tête comme mon cœur me disent parfois que c'est toi. Alors que c'est une chose impossible, j'ai vu son corps calciné. Pourtant certains événement sont tellement frappants que cela me fait vriller et m'embrouillent l'esprit.
Enfin, bientôt je ne penserais plus à rien. Je n'aurais plus mal. Je te remercie pour les moments de bonheur que tu m'as donné. Ces petits bouts de ciel bleu qui m'ont redonné le sourire. Cela m'a fait du bien. Prends soin de toi. Et surtout fuis loin du Ruby, ne refuse pas la main que je te tends. Tu mérites une meilleure vie. Tu y as droit Wayland.
Encore merci et toutes mes excuses pour partir de cette façon. Ne m'en veux pas.


Raoul de St Ange Nolan Parker
.
Une fois la lettre signée et relue, tu l'enfermes dans une enveloppe sur laquelle tu notes Wayland. Et puis tu la poses à côté du reste. Un dernier regard et tu sors. Le gamin a les clés. Et tu sais qu'il passera. Tu prends la direction des falaises, dans la ferme intention de te jeter dans le vide. Tant pis si ton corps n'est jamais retrouvé, si la mer l'emporte vers l'horizon. Tu marches et tu penses aux bons moments. Quand tu étais un mari et un père comblé. Quand la vie te souriait et que tout était parfait. Tu revoies tes années de service, flic modèle qui faisait la fierté de sa famille aimante. Tu revois ton gamin faire du vélo, cette chute magistrale qui lui avait donné une cicatrice. Il se sentait comme un héros. Ton cœur pèse de trop de peine et plus assez de bonheur pour l'alimenter. Il est fatigué de battre et toi tu es fatigué de lutter. Tu t'installes sur un banc. Tu n'es pas à la minute. Et cette attente déjoue tes plans. Une demoiselle vient s'installer à tes côtés et voilà qu'elle remet tout en question. D'abord avec un bouquet et puis avec ses mots. Et surtout cette atroce vérité, tu laisses Wayland seul. Il a besoin de toi et même si tu lui as donné toutes les ficelles pour s'échapper, tu n'es pas certain qu'il réussisse. Monsieur est futé et il pourrait bien lui mettre des bâtons dans les roues. Et si tu ne le sauves pas lui tu auras tout raté.

Alors après avoir parlé de longues minutes. Après avoir dit la vérité sur qui tu es, lui faisant promettre de garder le secret. Tu pars. Tu reprends le chemin de ton appartement en espérant que cela ne soit pas trop tard. En espérant que Wayland n'est pas ouvert la lettre. Et qu'il ne cherchera pas à jouer au héros, en faisant une connerie. Tu accélères le pas ne sachant plus trop combien de temps c'est écoulé. Et tu arrives enfin devant chez toi. Puis devant ta porte. Tu mets ta main sur la poignée et tu la descends. Elle n'est plus fermée à clé, c'est donc que Wayland est chez toi. Est ce qu'il a ouvert la lettre ? Est ce qu'il a eu le temps de la lire ? Est ce qu'il a compris ? Vas tu devoir t'expliquer ? Alors que tu voulais le préserver de Monsieur et de ton passé. Va t-il fuir, blessé par tes mensonges ? Tu ne sais pas. Mais tu pousses la porte le cœur battant la chamade, la peur serrant tes tripes, le doute incrusté dans ta peau. « Wayland. » Pour qu'il ne s'affole pas en entendant la porte s'ouvrir. « C'est moi. » Et tu avances vers la cuisine, il tient entre ses mains ta lettre. « Tu l'as ouverte ? Tu l'as lu ? » Si c'est le cas tu es bon pour une explication. Si ce n'est pas le cas tu es aussi bon pour une explication, surtout si tu lui demandes de ne pas la lire.

 
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Et si les rires prenaient la place des larmes.
Et si demain on refaisait le monde. Notre monde.
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Mar 7 Juil 2020 - 23:30 )
Tu souris en ouvrant la porte de l’appartement de Raoul. C’est ton moment à toi, ta soirée, ton petit bonheur loin du Ruby et de cette vie de merde : vers lui tu respires un nouvel oxygène qui semble enfin gonfler tes poumons. Ce n’est plus cet ersatz qui t’étouffe près d’Alvaro ou auprès de tes collègues au Ruby. Ici tu es enfin un gamin de ton âge qui mise tout sur un avenir plus certain de jour en jour : c’est peu, tu aides simplement Raoul dans ses tâches de tous les jours, mais au fur et à mesure, grâce à ton œil observateur, tu retiens tout et emmagasines ce savoir qu’il t’offre si généreusement. Tu sais que tu ne le remercieras jamais assez pour tout cela. Sans même parler du plaisir d’être à ses côtés, tout simplement : un plaisir simple, c’est comme si vous vous étiez toujours connus et vous étiez déjà côtoyé. Tout fonctionne…. Un peu trop bien d’ailleurs.

Alors ce sourire est sincère quand tu tournes la clé dans la serrure, celle-là même qu’il t’a donné après cette fameuse soirée qui t’avait laissé des bleus mémorables. Tu pousses la porte en te présentant vivement, la voix claire et forte :

- Raoul, c’est moi !


Toi. Tu deviens un habitué des lieux et cela te fait plaisir, tout bêtement. A tel point que tu t’approches de la table du séjour en gardant le même sourire un peu idiot, malgré toi. Quelques petits bibelots se trouvent dessus et tu poses tes doigts sur un camion de pompier pour enfants d’un air distrait : tu joues un peu avec, plutôt amusé de trouver un tel objet dans l’antre de cet homme. Ton sourire se renforce alors que tu fais rouler l’engin sur la table doucement, sans rien abîmer. Ce jouet te plaît, tu aurais rêvé d’en avoir un comme cela autrefois, un qui crisserait comme celui-là et aurait une roue cassée qui ne tient pas bien. Le jouet roule, tu le fais revenir, un peu songeur même si ton sourire ne daigne toujours pas décoller de ton visage.

- Raoul ? Je suis dans le salon.


Tu relèves à peine la tête, les yeux toujours fixés sur le camion, que tu laisses rouler un peu avant d’en venir aux autres objets. Il y a une boîte, un…. Une peluche, ou quelque chose s’en approchant, un étui à revolver, et c’est là que tu fronces les sourcils, parce que tu te rends soudainement compte que cet étui est rempli. L’arme dort là, silencieuse. Tu savais qu’il en avait une, mais pourquoi l’exhiber de la sorte ? Dans quel baroud d’honneur se lançait-il ?

- Raoul ?


Un petit bruit attire ton attention : le camion de pompier a fini sa course, arrêté net sur la table alors qu’une de ses roues s’est décrochée. Tu bloques sur l’image, quelque chose ne…. sonne…. pas… comme cela devrait. En fait, rien ne sonne bien dans ce décor étrange.

- Raoul ? T’es là ?


Toujours pas de réponse : c’est ce silence qui t’alerte. Juste avant que tu ne vois la lettre et que tu l’attrapes d’un geste rapide. Les mots claquent, véritable coup de fouet qui t’étourdit et fait vrombir le sang à tes oreilles.
Il…. va faire une grosse connerie.
Celle que toi, tu n’as jamais osé même imaginer.

Combien de temps restes-tu là, devant cette lettre, à lire et relire encore ces mots en essayant d’y comprendre quelque chose ? Une éternité. Une seconde. Le monde s’effondre et dans ce tremblement incongru, tu sens bien que quelque chose d’énorme t’échappe. Les mots tournent dans ton esprit : Nolan Parker, Kewan, Monsieur, Ruby…. Ils ne vont pas du tout ensemble et pourtant, quelque chose te hurle qu’ils s’assemblent pour former un puzzle diabolique et lugubre. Tu en as la chair de poule, encore plus quand tu sens une larme rouler sur ta joue.
T’aurais dû venir avant. Avant que cet idiot n’écrive cette lettre, avant qu’il ne quitte cet appartement : tu l’en aurais empêché, tu l’aurais aidé à reprendre confiance en lui et goût à la vie. Tu te serais démené, il serait resté, vous auriez soupiré de soulagement après une telle idée et vous auriez partagé une bière. Tout simplement.
Tu aurais dû être là. Non, tu aurais même dû venir la veille, même si ce n’était pas prévu, s’il ne savait pas que tu viendrais : tant pis, tu aurais pu fuir le Ruby le temps de venir le voir et le…. le sauver. Voilà, oui. Tu aurais pu le sauver. Mais tu n’en as pas été capable.
Il est…. parti.

Ça tourne tellement dans ton esprit que tu en loupes la porte qui s’ouvre, tu n’entends pas les pas dans l’entrée ni la voix qui clame ton prénom. Ta main est restée figée sur cette fichue lettre, qui annonce l’apocalypse de tous tes rêves. Et tu le détestes, tu le hais, tu l’adores, tu le pleures déjà, tu voudrais qu’il revienne pour que tu t’excuse. De quoi ? Tu n’en sais rien, mais tu devais t’excuser, quelque part. Pour ce camion que tu ne connais que trop bien, ce doudou qui t’évoque tant de nuits blanches et de sommeils d’enfants, et ce Nolan Parker qui sonne dans ton cerveau comme s’il t’appelait.

Tu sursautes brusquement en te rendant compte qu’il est là, devant toi : il pose un regard angoissé sur la lettre que tu tiens. Il peut. Il doit.
Et soudain, le monde se remet à tourner, l’air entre de nouveau dans tes poumons, tu…. revis.
Il est là.
Il est là.

Tes doigts froissent rageusement la lettre que tu jettes sur la table et tu relèves un regard acéré vers lui, partagé entre une colère monstrueuse et un soulagement sans limites. Et au coin de tes yeux brillent encore ces larmes que tu as versé sans t’en rendre compte.

- Espèce de sale lâche !


Il ne devrait pas s’en sortir facilement, tu vas le frapper pour extérioriser cette peur folle qu’il t’a faite, tu t’approches en quelques pas, le poing serré, le regard froid. Tu dois lui faire comprendre la leçon, qu’il cesse de jouer aux faibles pour enfin exercer cette vengeance qu’il réclame à corps perdu.
Mais à la place de ce coup de poing qu’il mérite, ton bras vient se glisser autour de son cou, tu te jettes dans ses bras et tu l’étreins. Fermant les yeux et le serrant fort, pour t’assurer qu’il est bien là et que tu ne rêves pas.

- Sale con…



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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Sam 11 Juil 2020 - 19:50 )

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Tout le long du trajet entre la côte et ton appartement tu t'es posé une seule question. Wayland est-il chez toi ?
Avec deux solutions.
Non et dans ce cas tu n'auras qu'à tout cacher en arrivant et à détruire la lettre.
Oui et dans ce cas tu serais obligé de réagir sur place. De voir ce qu'il aurait compris. De voir ce qu'il aurait lu.
Et ton cœur cogne prêt à sortir de ta poitrine. Tu n'aurais pas du laisser cette lettre. Mais tu ne pouvais pas partir sans lui dire. Mais tu n'as pas fais le grand saut sauvé par un ange. Et là il va falloir que tu fasses face à ton acte si le métis se trouve chez toi. S'il a ouvert la lettre. S'il l'a lu. Et chaque pas est douloureux. Parce que tu as peur de là où il te mène. Tant bien le gamin te claquera la porte au nez. Il t'enverra chier. Tu ne le supporterais pas. Comme tu ne supporteras pas sa détresse. Mais qu'est ce que tu as fais ?

Devant ta porte d'entrée tu trembles. Quand tu saisis la poignée, c'est encore plus fort. Et puis tu entres. La lumière dans la pièce. Il est là. Drôle de sensation coupable que tu ressens alors que tu avances et que sa silhouette se dessine. Wayland à la lettre en main. Et ton souffle se stoppe. Est ce que tu vas te prendre toute la terre, voir l'univers sur la tête ? Est ce qu'il va te rire au nez et sortir de ta vie encore plus vite qu'il y est entré ? Tu as peur de sa réponse. Peur que tout s'arrête là. Qu'il ne voit en toi qu'un lâche. Un mec qui promet et qui prend la poudre d'escampette au moindre problème. Même si les tiens sont loin d'être moindre. Tu ne veux pas la lui prendre des mains. Tu essaies de lire ses émotions sur les traits de son visage, mais les tiennes semblent voiler tout ce qu'il pourrait éprouver. C'est complexe. Un silence pesant vous entoure. Tu as envie de le serrer contre toi. De crier mais tout marche au ralenti. Rendant abominable cet instant ou le passé effleure le présent tout en mettant en péril le futur. Ton histoire est plus ou moins écrite, mais la sienne ne fait que commencer et il y a peu tu lui donnais les cartes pour la rendre belle. Pas un conte de fée mais une histoire plus douce. Et là alors que vos regards s'enlisent et se kidnappent, tu viens de tout lui arracher. Et tu t'en veux. Il froisse le papier le jetant avec rage sur la table. Il l'a lu. Tu n'as pas besoin de mot pour le comprendre. Tu le vois à présent dans son regard emprunt de larmes amères et douloureuses. Il l'a lu et cette vérité te tue. Viens tu de tout briser ? Ce peu de bonheur qui vous caressait et qui donnait à vos vies la dose de joie quotidienne. Tu restes là les bras le long du corps alors qu'il te traite de lâche. Ce qui est parfaitement justifier. C'est tout ce que tu es. Va t-il fuir ta vie ? Et te donner encore plus de regret que ce que tu ressens là. Comme ton cœur se serre sous ce questionnement. Sous ce regard tendre qui ressemble à celui de ton fils. Tu te souviens de ses yeux plein de larmes pour des petits bobos que tu soignais d'un baiser. Mais là le bobo il est énorme. Profond.

Et la douleur t'enlace avec violence alors que les poings du métis se ferment. Prêt à frapper ta carcasse. Prêt à te montrer sa hargne. Tu restes là silencieux n'offrant que ton être malmené, abîmé, détruit. Cet être qui est prêt à s'effondrer si le métis venait à partir.

Et Wayland t'enlace. Pas de poings qui s'abattent. Juste des bras qui viennent s'enrouler autour de ton cou. Ses bras. Et dans un même élan les tiens passent autour de sa taille venant aussi le serrer. Tu t'accroches à lui alors que sa tête s'enfouit dans ton cou. Tu sens ses larmes couler sur ta peau. Et les tiennes s'ajoutent. Alors que tes mains frottent son dos. Tu respires son odeur comme pour t'ancrer d'avantage dans l'instant présent.

Et Wayland te traite de sale con. « Désolé gamin. Vraiment désolé. » Tu ne retiens pas tes larmes. Ton être fatigué se laisse aller sous ces vagues d'émotion. La chaleur de son corps contre le tien réveille ton instinct de père. C'est comme si d'un coup tu retrouvais quelque chose, une part de toi perdu dans le cosmos. « Tu peux me traiter de tous les noms. Je l'ai mérité. Mais je te promets de ne plus te faire ce coup là. » Tu écartes ton visage, tire doucement le sien pour que vos yeux se croisent. « Je te promet que ça n'arrivera plus. » Tu restes comme ça le regard perdu dans le sien. Ton cœur répondant au sien. Vos souffles encore secoués par cette peur que tu as déclenché. Puis ton regard part vers la lettre froissée. Vers le camion qui a perdu sa roue. Vers tes souvenirs personnels que tu as voulu partager en lui disant adieu. Tu sais qu'il va y avoir des questions. Tu ne sais pas ce qu'il aura compris de la lettre. Tu ne sais pas ce qui se dessine à présent pour vous deux. Est ce qu'il va te faire toujours confiance ? Ou ton geste va avoir émoussé ce lien précieux que vous avez tissé. Est ce que tu vas devoir tout lui dire ? Cette vérité que tu as dévoilé à Misako. Ou vas tu encore t'en sortir avec une pirouette ? Tu soupires, le serrant à nouveau. Caressant toujours son dos. Dessinant des lunes et des soleils. Souvenirs du passé. De ton passé. De celui de Wayland, non de Kewan. Dois-tu lui demander ce qu'il a lu ? Ce qu'il a compris ? Ou dois-tu laisser passer ? Ou alors attendre qu'il y vienne ? « J'ai espéré être là avant toi pour te protéger de tout cela. Mais .. » Tu le regardes encore. « Mais je n'y suis pas arrivé. » Vas-tu le regretter ?

 
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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Ven 31 Juil 2020 - 14:02 )
La peur. Encore une fois. Tu la connaissais par cœur. Elle te vrillait si souvent les tripes et le cerveau, elle t’empêchait de respirer, de bouger, de ressentir. Elle était là, reine souveraine, et te dictait jusqu’à tes rêves, les rabaissant, les humiliant, les liquidant sans regarder en arrière. Là encore, c’était cette même sensation que tu avais ressenti, mais il est là, contre toi, à te serrer dans ses bras, et soudain tu respires, tu te sens de nouveau entier. Et c’est bon. Mon dieu que c’est bon.
Désespérant aussi, parce que tu mesures que tu aurais tout perdre en un fragment de seconde cette après-midi. S’il était passé à l’acte, s’il…. n’avait pas eu le courage de te revenir. T’en trembles encore. C’est absolument intolérable comme douleur, parce que le soulagement est au summum de son exaltation, au point de te faire mal. Il t’a fait passer de la joie simple à l’affolement terrible, au désespoir surhumain puis au soulagement désastreux. Et tu ne l’en aimes que plus de t’être revenu, malgré tout. Malgré ces émotions qui semblent vous détruire tous les deux, invariablement. Vous n’étiez que deux coquilles, et vous menacez constamment de vous exploser l’un l’autre à force de trop ressentir dès que vous êtes l’un avec l’autre.
Mais c’est bon d’être vivant. Si bon…

Ses promesses, tu n’y crois pas, t’en es incapable, alors tu te fais la promesse de le surveiller désormais. Nombre de filles t’ont dit ces mots-là au Ruby : combien ont sauté finalement ? Deux sur trois ? Une sur deux ? Bien trop à ton goût. Et Raoul n’a pas la force de ces nanas-là qui ont vécu l’enfer sur terre, tu le sais. Il a ses tragédies, mais elles n’ont peut-être pas l’intensité de celles à qui on a absolument tout prix, jusqu’à son propre corps, jusqu’à sa propre âme. Tu te promets de le surveiller, de l’avoir à l’œil. De faire gaffe. C’est plus fort que toi. Il ne te fuira plus jamais.

Vos regards se croisent, tu y sens sa fébrilité. Et tu sors les mots les plus évidents, ceux qui se scandent dans ton esprit, ceux qui devraient rétablir l’équilibre :

- Je ne suis pas Kewan.


Il faut qu’il arrête de le voir en toi, qu’il arrête de souffrir à longueur de temps juste en posant les yeux sur toi. Il doit…. Dépasser cela, enterrer pour de bon son fils. Parce que tu finiras par le tuer, alors que tu rêves de le sauver.

- Mais j’ai besoin de toi. Bien…. Plus que lui.


Lui, ce Kewan, était au paradis. Là où tous les gosses allaient. Il était tranquille, en sécurité. En paix.
Toi, Wayland, tu vis l’enfer ici, et tu as besoin de Raoul. Désespérément. En réalité, bien plus que tu ne l’aurais cru…. C’est étrange la vie : vos destins avaient fini par se croiser, et vous réunir. Ça sonnait comme un « Enfin » soufflé depuis le ciel.  

- Arrête…. de le voir là où il n’est pas.


Parce que tu n’es pas Kewan. N’est-ce pas ? Tu ne l’es pas.
Mais pourquoi alors ton cœur s’affole de cette manière inimaginable, et que ton cerveau soudain se vrille, te fait aussi mal et cogne comme s’il essayait de faire sortir la vérité de tout ce charabia ? C’est si violent, si…. déraisonnable.
Il t’a repris contre lui alors tu t’accroches entre ses bras, tes mains se retiennent à sa chemise, tu cherches à empêcher ces mots-là de te noyer.
Tu n’es pas Kewan.
N’est-ce…pas ?

- Même si…


Et merde.

-…j’ai une cicatrice sur mon bras. Mais ça ne veut rien dire. Je ne suis pas Kewan.


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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Lun 10 Aoû 2020 - 11:47 )

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wayland & raoul
Tu t'en veux d'avoir failli. D'avoir durant quelques secondes pensé à te foutre en l'air. A stopper ta vie. Tu as agi en égoïste sans réfléchir que tu le laisserais LUI. Seul dans cet univers ou tout va de travers. Seul dans cet univers où il n'est pas à sa place. Tu en es de plus en plus certain. Wayland a eu une autre vie, une enfance sacrée massacrée par ce connard donc tu ne connais que l'ombre malfaisante. Ce connard que tu voudrais avoir entre tes mains pour lui arracher les tripes et le cœur. Pourtant au bord de la falaise entre le ciel et la mer tout semblait en paix. Même l'acte le plus horrible devenait facile. Sauter dans le vide et enfin oublier que tu n'es qu'un flic qui a loupé sa plus grande mission. Celle de protéger les êtres qui t'étaient les plus chers. Le destin ne t'a pas permis de chercher le repos. Et là dans les bras du gamin tu te dis qu'il a eu raison. Que cette connerie n'était pas à faire. Que d'y penser n'était pas digne de toi. Que tu t'es fourvoyé en pensant que le suicide serait la solution à tous tes problèmes. Mais tu aurais laissé Wayland. Et tu n'en as pas le droit. Tu ne saisis pas encore pourquoi ce contact là est violent et perturbant. Pourquoi tu n'as pas le droit de le laisser ? Tu viens juste de le trouver. Et pourtant il semble que vous vous connaissiez depuis des années. Comme si vos vies à un moment ont été liées. Comment tu l'ignores encore ? Peut être dans une vie  antérieure ? Avec une histoire  bien différente, faite de rires et de joies. De mots prononcés et qui sonnent une délivrance. De regards échangés qui bouleversent vos êtres. Tu ne sais pas. Tout ce que tu vois c'est l'intensité de l'étreinte. Les larmes sincères. Et ton cœur qui cogne dans ta poitrine à te faire mal. Que chercher t-il à te dire ?

Et tu lui promets à ce gamin que tu voudrais tien. Tu lui promets de ne plus recommencer. De ne plus y penser. D'être là à ses côtés pour les coups durs. Pour lui assurer un soutien. Pour juste partager des moments de sa vie. Comme tu aurais aimé le faire avec Kewan. Avec ton fils. Et voilà que ses mots te rappellent à l'ordre. Il n'est pas Kewan. Il n'est pas ton fils. Il n'est que ce métis croisé  dans la rue alors que tu aurais pu te faire démolir le portrait. Toi tu l'avais déjà vu de loin en planquant du côté du Ruby. Et tu réalises qu'il a raison. Et ça fait mal bordel. Une putain de douleur qui s'infiltre sous ta peau, dans ton cœur, dans ton âme et qui t'arrache un cri du fond de l'enfer. Tu ne peux lui reprocher cette vérité. Pourtant parfois elle semble si fausse. Mais tu n'as pas les bonnes cartes en main. Alors pour le moment tu ne peux jouer que la partie que la vie te donne. Mais cela te fait terriblement souffrir. Horriblement même. Comme tu voudrais que tout soit faux. Comme tu voudrais que Wayland soit Kewan. Impossible. Et la suite est de la même trempe. Kewan n'a plus besoin de toi, là où il est il est en sécurité. Même si ce n'est pas entre tes bras. Wayland lui est vivant et tu sens son corps contre le tien. Cette chaleur douce, réconfortante. Qui s'éternise un peu. Qui te fait vriller les tripes. Qui donne à ta vie la sensation que tu dois y croire. Même si l'admettre est impensable. « Je sais que tu n'es pas lui .. je sais que tu as besoin de moi .. j'ai aussi besoin de toi .. je dois te sembler maladroit .. mais il a des petits détails qui font que .. parfois c'est plus fort que moi .. » Espérer est-il si nocif ? Si néfaste ? Vas tu finir fou à vouloir trop croire ? « Alors que je devrais juste me concentrer sur l'essentiel. TOI. »

Et puis il y ce même … suivi de son silence. Tes bras juste qui le serre. Comme ses mains s'accrochent. A croire que de vous lâcher pourrait vous faire couler. Et cette idée te fait peur. Qui a t-il au fond de vos cerveaux qui vous enlise l'un à l'autre ? Vous faisant voir des images ou tout semble parfait. Ou les visages de Wayland et de Kewan se superposent parfaitement en accord. Et il parle de sa cicatrice. Pourquoi il parle d'une cicatrice sur son bras. Puis tu te rappelles de la lettre. Alors tu t'éloignes un peu et tu le regardes dans les yeux. « A quel bras la cicatrice ? » Kewan l'avait au bras droit, vilaine chute en vélo, en voulant t'épater, qui c'est soldée avec des points de sutures. Et si elle est au bras droit tu fais quoi ? « Tu sais comment tu te l'es faite ? » Et s'il ne se souvient pas ? Est ce un signe ? Non tellement peu probable. Comment cela pourrait être possible. Simple coïncidence si la cicatrice est au même endroit. En tout cas cet aveu te rend fébrile. « Montre la moi. » Ta voix a du mal à dissimuler combien cette histoire te retourne. Tu essaies de rester calme mais tu brûles d'impatience de voir. Mais tu auras quoi de plus comme certitude une fois la cicatrice vu ? Cette histoire va te faire perdre la tête. C'est Wayland que tu as en face de toi. Un gamin de la rue qui est tombé sur le mauvais gars et qui en paie le prix. Kewan est mort, il n'a pas eu le temps de sortir de l'enfance. Même si la cicatrice qu'il te montre te fait l'effet d'un électrochoc.  « Tu te souviens de quoi au niveau de ton enfant ? » Et voilà le flic et ses questions qui revient au galop. « Le camion sur la table ? Le doudou ? Les dessins ? Quelque chose t'est familier ? » Il vient de te dire qu'il n'est pas Kewan. Et toi tu persistes dans ton délire en le noyant de question. « Désolé. C'est tellement idiot. Comment un gamin aurait-il pu sortir de cette fichu voiture ? Comment aurait-il pu s'échapper des flammes ?  Cela ne serait pas passé inaperçu. » Tu penses tout haut. « J'ai vu ton corps calciné. » Et pourtant il y a tellement de détails qui font que l'impossible pourrait devenir possible. « Est ce que tu as regardé les photos ? » Des instants de votre vie à trois, au temps ou les sourires étaient de mise. Instants que tu protèges. Des instants partagés avec Kewan. Ses souvenirs, ceux qu'il a emporté en sentant la mort le caresser. Ceux que tu revois avec une émotion toujours plus vive. Putain tu vas devenir fou.

 
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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Lun 10 Aoû 2020 - 15:24 )
Y a cette petite voix qui te souffle que t’aimerais bien y croire, à tout ça. Etre son fils, à lui entre tout autre, être loin du Ruby, avoir enfin des origines et une famille. Ne plus être l’orphelin protégé par Monsieur, mais redevenir une entité à part entière, qui avait le droit de dire non sur cette fichue planète. Elle te le souffle, elle te le hurle, c’est un chant envoûtant auquel tu tentes de ne pas prêter attention. Les conséquences seraient terribles, tu en es bien conscient…
Parce que contre toi, déjà, Raoul perd pied dès que tu parles de cette cicatrice au bras. Il s’empresse de te demander où elle est, s’il peut la voir : en t’écartant, tu vois bien dans son regard affolé qu’il espère de tout cœur que ce soit la preuve qu’il cherche. Il s’agite, soudain cette cicatrice devient le centre de votre monde, et son empressement te met mal à l’aise. T’aurais pas dû en parler, mais c’est trop tard de toute évidence, et tu finis par tendre ton bras droit, relevant ta manche pour lui montrer cette vilaine cicatrice au-dessus du coude. Tu as dû voir un médecin ce jour-là parce que tu exhibes de beaux points de suture, mais tu n’as aucun souvenir de l’accident. Et personne n’avait même jamais essayé de te l’expliquer, pas même Elle. Elle t’avait accepté tel que tu étais, sans rien trouvé à y redire, et quand tes yeux enfantins se posaient sur la cicatrice, elle te souriait sans répondre à tes questions muettes. Tu avais rapidement compris à l’époque que moins tu posais de questions, mieux cela irait pour toi. Alors tu étais entré dans ce moule restreint et compresseur qui avait fini de saper tout souvenir d’autrefois.
Le regard de Raoul se pose sur ta cicatrice et tu frémis en le voyant soudain s’affoler.
Merde.

T’aurais vraiment pas dû. Le voilà qui part dans son délire, il replonge comme un drogué devant un sac de poudreuse : il te donne parfois cette impression d’ailleurs, de courir après sa dose, continuellement…. Sans pour autant réussir à la trouver.

Ses questions tombent, il te harcèle, il veut savoir et sa main sur ton bras devient soudain pesante et oppressante. Ce genre de questions, tu ne sais pas y faire face parce que tu n’as aucune réponse. Ton enfance n’est qu’un grand trou noir dans lequel tu évites de replonger pour ne pas être saisi de tremblements d’horreur. Et quand certaines bribes de cette époque remontent, c’est uniquement dans tes cauchemars pour t’assommer encore plus et te faire comprendre que tu dois définitivement tourner la page. C’est mieux ainsi… Tu ne sais pas quoi lui répondre, et ton esprit chasse rapidement ce camion et ce doudou que tu as vu dans la boîte : instinctivement, tu te protèges. Tu ne feras pas sauter cette carapace solide que tu as réussi à construire après autant d’années, la seule qui t’évites d’imploser quand tout va de travers.

L’alarme en toi s’affole quand il évoque les flammes de la voiture, et l’espace d’un court instant, la voix de Raoul se superpose à celle de cette femme qui hurle un prénom…. Celle qui hante tes cauchemars les plus douloureux, ceux qui s’empressent de s’effacer de ta mémoire au petit réveil. C’est si violent que tu fronces les sourcils et tu repousses plus brutalement que tu ne l’aurais voulu Raoul, relevant un regard empli de colère vers lui.

- Raoul arrête !! Bordel arrête ça !!


Voilà qu’il veut que tu regardes les photos…. Son délire lui fait occulter la réalité et tu te débarrasses de son emprise sur ton bras pour venir poser tes mains sur ses épaules, le secouant rudement.

- Non mais tu t’entends ?! Atterris mec, t’es en plein délire !

T’es pas Kewan. Et Raoul est en train de te foutre la trouille.

Ton regard l’affronte un moment mais la détresse que tu y lis te renvoie un nouveau signal d’alarme : t’aimes vraiment pas ça. Il perd pied, alors même qu’il est capable d’être mille fois plus solide que ça. Visiblement, les blessures de Raoul sont profondes et se sont infectées : il n’y survivra pas si tu ne tentes rien.
Alors tu le relâches, tu te diriges vers la table et t’attrapes la boîte : rageusement presque, tu y colles dedans tous les objets que tu aurais pu en sortir et tu la refermes, avant de taper un coup symbolique sur le couvercle, comme pour la fermer à jamais.

- Ils sont partis, toi t’es là. Et moi je vais t’aider. Mais ça ne veut pas dire que je suis ce gamin, ok ? Tu confonds tout… Faut que t’enterre le passé Raoul, sérieux…. Donc cette boîte, soit tu la colles au fin fond d’un placard que t’ouvriras plus jamais, soit on va l’enterrer sur la plage, quelque part où personne n’ira la rechercher. Mais tu dois oublier ce qu’il s’y trouve.


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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Lun 17 Aoû 2020 - 16:37 )

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Quand Wayland te parle de sa cicatrice tu pars en vrille. Est ce que cette cicatrice commune veut dire qu'il est ton fils ? Cette idée reste inconcevable, invraisemblable. Non ce n'est possible, tu te dois de rester réaliste et lucide. Tu as vu le corps calciné à l'arrière de la voiture. Tu l'as vu à la morgue, même si les analyses ont été compliqués, le compte rendu a donné que ton fils était mort ce jour là. Mais tu es prêt à croire à n'importe quoi. Parce que ton cœur te crie que oui tu as raison d'y croire. Alors tu n'écoute pas ta tête qui elle crie que c'est impossible. En plus la cicatrice est au même bras. Un autre point commun. Alors tu veux la voir. Tu oublies qu'il y a quelques heures tu voulais sauter de la falaise dans le vide. Tu oublies tout. Et tu ne vois que cette marque sur le bras. Tu l'observes. Kewan était si jeune quand il se l'est faite. Est ce que c'est la même ? Et tu poses des questions. Des milliers de questions s'invitent dans ta tête ? Faut qu'il se souvienne. Il le faut. Et tu le presses de demande, le cœur battant vers cette lumière qui semble à nouveau briller dans ton ciel sombre depuis toutes ces années. Bientôt elle l'éclairera  tout entier. L'évidence se dessine, se crée, et tu t'y accroches.  Tu comprends mieux pourquoi certaines phrases sonnaient en ayant la saveur de ton passé. Tu comprends mieux pourquoi certaines réactions te renvoyaient des images de ta vie d'avant. Tu ne réfléchis plus, tu veux juste savoir.

Et tu fonces tête baissée dans cet espoir que cette cicatrice t'offre. Avec le cumul de vos discussions. Tu veux qu'il regarde tout ce qui se trouve sur la table, ces souvenirs qui sont étalés. Des souvenirs qui sont liés à Kewan. Des souvenirs qui sont ses souvenirs. Ils doivent lui rappeler des choses, c'est certain. Il ne peut en être autrement. Faut qu'il se rappelle, qu'il force sa mémoire. Même s'il y a toujours cette histoire de cadavre dans la voiture. Tu parles tout haut sans réaliser que tu fais flipper Wayland. C'est son geste qui vient te rappeler à l'ordre. Il te pousse. C'est violent, comme s'il était en train de rejeter tout ce que tu lui dis. Comme s'il ne voulait pas ouvrir la boite de Pandore pour laisser enfin sortir ce que son cerveau a oublié. Le choc, le traumatisme peut parfaitement avoir fait tout oublier. Surtout que monsieur a bien du le conditionner pour que le peu qu'il se rappelle disparaisse. Mais dans son regard tu ne vois que de la colère. Comme s'il t'en voulait de croire à cette histoire qui ne tient pas debout. Pourtant toutes les pièces du puzzle semblent s’emboîter parfaitement. Enfin de point de vue. Et il est loin d'être partagé par le métis vu sa façon de faire, vu ce qu'il te dit. « Pourquoi tu veux que j'arrête ? Je tiens la solution Kewan. Elle est là sous mes yeux. Faut juste que tu te souviennes. » Il sort de l'emprise de tes bras. Il semble en rage. Et son comportement te rend plus fou. Pourquoi il refuse de voir toutes les cohérences qui se dessinent ? Pourquoi ?  « Non je suis lucide. » Et tu hurles sur le coup. Tu ne peux pas croire que tu te trompes. Tu ne peux pas croire que cette évidence qui te fait face est fausse. Que c'est juste une envie de ton imagination, un rêve de ton cœur. Et vos regards s'accrochent. Tu voudrais tant qu'il comprenne. Qu'il accepte. Tout pourrait être plus facile après. Tu pourrais enfin souffler. Tu pourrais lui offrir cette vie dont le connard l'a privé. Et tu le vois partir vers la table. Tu penses qu'il va regarder les photos, qu'il va s'imprégner des objets. Mais il semble qu'il ait une autre idée dans la tête. Il ramasse tout et le range dans la boite. Et il la referme terminant son geste par un coup de poing comme si elle devait rester fermée à jamais. Tu le regardes, des larmes coulent de tes yeux. Il ne veut pas croire. Il veut rester Wayland et cette idée t'achève. Tu aurais du sauter. Parce que voir cela te détruit un peu plus.

Wayland revient vers toi, tu as du mal à soutenir son regard. Tu ne lui en veux pas de réagir de la sorte. Même si à cet instant tu es un peu plus mort à l'intérieur. Et dans ta tête tu te dis, ne voulant pas lâcher ce petit bout d'espoir.

"Non Kewan n'est pas mort. Il est là en face de moi. C'est juste que toi tu ne veux pas y croire. Tu es mon gamin. Mon cœur ne se trompe pas. Je ne confonds rien. Il faut juste que tu ouvres les yeux, même si c'est douloureux."

Et tu le regardes, serrant les poings quand il te parle d'enterrer sur une plage, tout ce qui te reste de ta vie d'avant. C'est une chose que tu ne peux pas accepter. Ce serait trop pénible. Et puis tu te dois de lui montrer la vérité. Là il ne t'écoute pas, tant pis il t'écoutera plus tard. Quand tu auras chassé tous les nuages noirs de son esprit, ce sera peut long mais ne pas essayer serait baisser les bras. « Je ne peux pas l'enterrer. C'est trop me demander. Au pire l'enfermer dans un coffre et te donner la clé. » Comme ça le jour ou Wayland se sentira prêt à redevenir Kewan il pourra l'ouvrir. Et pour le moment tu vas vivre avec cette idée, tout en continuant à glaner des indices pour rendre plus crédible ce fait. « Je suis vraiment désolé de t'avoir imposé cette vision de moi. » Tu aurais tellement voulu que ce soir soit le début d'une nouvelle vie. Que ce soir soit de véritables retrouvailles, le père et le fils ensemble. Mais tu vas te contenter de Wayland et Raoul, avant de pouvoir repasser à Kewan et Nolan. « Tu aurais pu fuir mais tu es resté et je t'en remercie. Ce qu'il y a garde le nom que tu as lu secret. Au Ruby personne ne doit savoir que Nolan Parker est à Naples. Si cela remonte aux oreilles de Monsieur alors je suis fini ... Et toi aussi. » Et tu ne pourrais le supporter. Dés demain tu mets les bouchées doubles pour trouver ce connard et pour lui faire enfin payer le mal qu'il t'a fait. Celui qu'il a fait au gosse aussi, à ton gosse. Tu te reprends, même si ce n'est pas encore la grande forme. « Tu as faim ? » Cuisinier te fera du bien. Et tu sais que Wayland apprécie.  

 
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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Dim 4 Oct 2020 - 9:59 )
Tu es Wayland.
Depuis des années. Des siècles même, tant ce nom te pèse, tant il est lourd de significations, de brimades, de hurlements et de larmes.
Tu es et resteras Wayland.
Ce Kewan dont il t'affuble, ce gamin qu'il veut à tout prix revoir en toi, ce n'est en rien l'image que tu accepteras de porter. Toi t'es le prostitué, le petit fils de personne, le fils de n'importe qui, le souffre-douleur idéal et le bourreau impromptu. Tu es un grain de poussière qui ne vaut pas grand-chose mais qui, parfois, suffit à faire enrayer la machine. Aussi simplement que cela. Wayland, c'est parfait. C'est toi. C'est l'idéal. Faut pas chercher plus loin.
Alors même si regard est hanté d'une folie que tu ne comprends pas – ou peut-être trop, parce que toi aussi, il t'est arrivé de courir frénétiquement après un passé évanoui – même s'il t'implore de jouer son jeu macabre, tu tiens bon.
Parce que tu es Wayland et que cela ne changera jamais.

Ce geste de lui amener la boîte fermée, c'est tout ce que tu peux lui répondre. T'ouvriras plus cette boîte de Pandore et t'espère qu'il comprendra cela. Tu as assez à porter ton passé sans avoir à endosser celui d'un mort que tu jalouses un peu. Faut l'avouer, t'aurais bien aimé être son gosse, à ce type-là, vivre ailleurs, grandir sans avoir la peur au ventre, connaître un autre destin et ne jamais avoir à aller dans un lit avec des inconnus qui se servaient de toi. Tu sais que tu aurais aimé ça. Mais ça n'est jamais arrivé et t'es pas du genre à rêver d'impossible. Toi, tu vis, ça te prend déjà tout ton temps libre. T'as pas le temps pour t'inventer une autre vie.
Donc oui, t'aurais aimé être ce Kewan, mais tu laisses ce fantôme là où il est. C'est plus sage, surtout pour toi, et sans doute pour Raoul, parce qu'il semble complètement aller à la dérive là. Et c'est dangereux, ces chemins-là : on y fait rarement demi-tour.

Doucement, il reprend pied, à ton plus grand soulagement, et quand il t'évoque Nolan Parker, tu hoches la tête. Tu n'en diras rien : cela ne te regarde pas, et à la limite.... T'as aucune envie d'aider Monsieur à flinguer Raoul. Parce que t'as appris qu'il y avait trop peu de Raoul dans ce monde, et bien trop de Monsieur. Malheureusement.

- Je ne dirais rien, tu as ma parole. Tu me prends pour qui, à penser que je te trahirai ?

Tu relèves le menton un peu fièrement, l'empêchant de remettre en doute ta parole. Et ton visage s'adoucit d'un sourire quand il te demande si tu as faim. Evidemment.... La nourriture apaise les âmes. Et Raoul a besoin de reprendre pied en activant ses mains : ce n'est pas plus mal.

- On va manger, boire un énorme café et on va réfléchir ensemble à comment t'empêcher de recommencer cette connerie. Entendu ?

De toi-même, tu te diriges vers la cuisine et tu ouvres les placards, cherchant quelque chose de rapide : t'as pas toute la journée à perdre à cuisiner, et tu veux surtout passer du temps avec lui, pas le nez au-dessus d'une casserole.

- Un truc chaud pour te remettre d'aplomb..... T'as pas de la soupe quelque part ?


Les employés du Ruby en raffolent quand rien ne va : c'est un pansement à l'âme ce truc-là, une sorte de nuage cotonneux qui empêche toute la douleur de foutre le camp par tous les trous de la peau.
Tu dégottes une boîte : elle date un peu et Raoul l'avait sans douté oublié, mais elle fera parfaitement l'affaire. Tu la soulèves victorieusement en souriant :

- Toi tu t'assois et moi je nous prépare ça. Et on va réfléchir ensemble à....

Haussement d'épaule : comment lui dire ça ? Comment trancher dans le vif sans approfondir sa blessure ?

- A ce que tu as perdu et comment le remplacer. Et avant même que tu te rebelles à cette idée...

T'as levé la paume comme pour l'arrêter.

- Je sais qu'ils devaient être irremplaçables, mais va falloir.... quand même le faire. Parce que passer son temps à pleurer sur leur absence, mec, c'est pas sérieux.


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Sujet: Re: Innocence. ft Wayland ( le Ven 16 Oct 2020 - 15:09 )

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Pour toi c'est comme une évidence, Wayland est Kewan. Tu ne cherches même pas à comprendre et tant pis si c'est invraisemblable et impossible. Tu veux y croire à cet instant. Tu en as besoin pour sortir de cette impasse dans laquelle tu t'es glissé depuis des années. C'est comme si tu voyais enfin la lumière au bout de ce tunnel qui s'éternise. C'est comme si tu pouvais à nouveau toucher un bonheur arraché trop tôt, trop vite. Wayland comble le vide, apaise les larmes, maîtrise la douleur. Mais la réalité est tout autre et il la fait exploser devant ton regard troublé. Tu voudrais pouvoir lutter face à ce qu'il énonce, face à ces faits qui d'un coup te font chavirer. Tu n'en peux plus de te battre et d'espérer. Le métis est le maillon qui te donne la direction, celui qui te permet enfin de sortir de la boucle qui ne cesse de tourner. Pourtant il dit vrai, tu ne vis qu'entourer de fantômes, tu veux tellement y croire que tu te fais souffrir à outrage. Et tu le fais souffrir aussi en lui donnant ce rôle qui ne lui appartient pas. Il n'est pas ton fils, ton fils est mort brûlé vif. C'est juste ça ta réalité. Il n'est qu'une image que tu projettes, un substitut que tu t'injectes dans le cœur. Cela calme la surface mais en profondeur c'est toujours la tempête. Tu dois aller de l'avant. Profiter de la part qu'il te donne et que tu prends à bras le corps pour la mettre dans ton cœur froid et vide.

Et quand Wayland amène la boite, quand il te demande de tourner la page, de ne plus l'ouvrir. De tirer un trait sur ce qui te fait souffrir, tu as juste envie de t'arrêter de respirer. Juste envie de fermer les yeux et de ne plus les rouvrir. Mais tu as promis, tu as promis de te battre et de veiller sur lui. Sur ce gamin qui n'est pas le tien mais qui te réchauffe le cœur par sa présente, par ses mots. Par son intérêt pour ta vieille carcasse usée qui n'en peut plus d'avancer. La route est si sinueuse, si compliquée. La ligne droite n'a jamais été pour toi, mais là tu rêves d'une autoroute sans aucune aspérité. Alors tu remontes de cet océan dans lequel tu étais en train de te noyer. Tu dois faire face et ne plus regarder en arrière. Le métis t'aidera à trouver la force de le faire. Il faut juste que les mots qu'il a lu rester secret. Que jamais il ne mentionne ton nom, pour s'assurer de sa sécurité. La tienne important peu. « Je sais que tu ne trahiras pas de ton plein gré. Mais ils ont les moyens de faire parler même les langues les plus muettes. Je les ai vu faire à San Francisco quand j'étais un flic infiltré et qu'ils me faisaient confiance. Je sais de quoi ils sont capables. Ils l'ont prouvé. Et ils n'auront aucune pitié Wayland. Je pense que tu as conscience qu'à leurs yeux tu es juste de la viande qu'ils vendent aux plus offrants. De la viande de qualité mais qui peut se remplacer. » Tu ne cherches pas à lui faire peur, juste à lui faire voir la vision que tu as. Ne sachant pas s'il a la même, il est loin d'être idiot, il doit bien s'en douter. Il est juste une vache à lait. Une bouche pour sucer. Un trou à baiser. Ce qui est horrible et te révulse. Il n'est pas un humain pour lequel il faut avoir des égards. Pas pour les mecs comme Monsieur. Même s'il sait parfois donner du miel c'est toujours pour mieux le reprendre ensuite. Et tu essaies de passer à autre chose, tu connais le gamin et tu le prends par les sentiments. Tu réponds à son sourire et encore une fois tu ne peux t'empêcher d'y accoler le sourire de Kewan. C'est automatique, une chose contre laquelle tu ne peux pas lutter. Pas à présent que ton esprit a mis en route ce genre de résonnement. Mais tu restes discret pour ne pas le faire fuir. Tu aurais bien plus à y perdre de toute façon.

« Ok pas de souci. Je te suis dans cette idée. » Tu ne vas pas dire non à ce moment que le gamin te donne. Quelques heures de sa vie juste pour toi, à le voir sourire et à l'écouter parler. A même voir des étoiles dans ses yeux si souvent éteints de toute brillance. Et tu le regardes faire alors qu'il ouvre tes placards à la recherche du truc à faire. Il fait comme chez lui et cela réchauffe ton cœur. L'appart prend une couleur de vie qui te manque si souvent. Tu évites de trop te laisser prendre par la nostalgie des instants passés, faut les enterrer devant Wayland. Ce gosse te fait un bien fou. « Il doit y avoir une boite qui traîne. » Tu n'es pas trop sûr, tu ne fais pas spécialement le fond de tes placards. Parfois tu les vides pour faire le point et tu mets devant les marchandises les plus anciennes. Mais ces dernières semaines et bien tu n'as pas cherché plus loin que de poser les aliments devant. Et tu souris quand tu vois le métis sortir victorieux une boite. Il semble qu'il est trouvé votre repas. Tu vas pour l'aider mais tu te fais vite remettre gentiment à ta place. Il ne te laisse même pas le temps d'en placer un, il a déjà un plan, enfin un bon début. Il compte voir quelle solution pourrait t'aider à passer au dessus du vide de l'absence. Même si ceux qui te manquent sont irremplaçables, il ne te laisse pas trop le choix. « Je vois tu prends les choses en main. » Trouver l'assassin et le faire payer serait une bonne chose, peut être la meilleure pour te permettre de passer à autre chose. Mais en attendant tu dois faire avec ce que tu as, ou avec ce que Wayland va t'aider à trouver. « J'essaie de garder l'esprit au maximum occupé, au moins la journée, la nuit c'est plus compliqué. Je vais courir avant de déjeuner et puis mon boulot me prend du temps. Entre les commandes, les rencontres clients, les dégustations dans les boutiques. J'aime ce que je fais même si ce n'est pas mon premier métier. C'est vrai que le soir quand je rentre dans cet appart vide j'avoue que c'est là que c'est dur. Même si je passe sur l'ordi pour rentrer ma journée et voir mon stock et mes rendez vous. Être seul je n'aime pas. Je sors, je fais des rencontres .. » Tu bois un peu trop parfois, tu te bats aussi obtenir des indices, mais tu évites de le dire. « Mais ça ne fait pas tout. » Et tu fais comme lui levant ta main pour stopper une réflexion. «  Et ne vas pas me dire qu'il me faut une présence féminine. Je ne veux pas prendre le risque de perdre quelqu'un d'autre. » Tu y as pensé à une compagne. Mais tu n'es pas assez stable pour le moment, ni certain de vouloir donner une nouvelle fois ton cœur. Une fois la soupe chaude Wayland se pose avec toi à table. « Merci d'être là, ce soir c'est tout ce qu'il me faut pour me sentir vivant. » Tu lui souris des larmes un peu au fond des yeux. Appréciant le moment, même si quelques heures plus tôt tu pensais à te foutre en l'air.  

 
vmicorums.




Et si les rires prenaient la place des larmes.
Et si demain on refaisait le monde. Notre monde.
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