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- Résister. (Milo) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Résister. (Milo) ( le Mar 30 Juin 2020 - 18:49 )

Attirance fatale
Milo & Juan
Le désir veut conquérir et l'amour veut retenir. Le désir, c'est avoir quelque chose à gagner, et l'amour quelque chose à perdre.
Je suis en train de ranger des affaires quand la fourchette offerte par Milo tombe au sol. « Tiens c'est là que tu t'étais planquée. Heureusement qu'il n'y a eu aucun requin dans la cuisine sinon j'étais mal. » Et je me mets à rire tout seul, pensant immédiatement aux circonstances qui ont précédé ce cadeau adorable. Je dois être honnête, j'ai du mal à me sortir le beau gosse de la tête. Quand je ferme les yeux je revois les images de nos corps à corps. D'abord dans la douche et puis sur le clic clac. Chaque seconde est imprégnée dans mon esprit et tatoué sur ma peau. Chose rare, peut être que ces sensations sont dues à la situation que nous avons vécu durant cette soirée. Notre rencontre reste des plus unique. Tout comme la nuit qui a suivi. Je peux en me concentrant sentir son parfum me titiller le nez. J'ai même le goût de ses lèvres qui parent les miennes d'envie exquise. Les jours passés semblent ne pas avoir atténué cette alchimie qui nous a enveloppé. Et je ne peux qu'en être perturbé car je n'ai pas l'habitude de vivre ce genre de chose. C'est comme si je le sentais à mes côtés à chaque seconde. Il suffit que je ferme les yeux et son souffle glisse sur ma nuque alors que ses doigts s'aventurent sur ma peau. Jouant agréablement sur mes points sensibles. Je ne cherche pas à cerner ce qui réellement se passe depuis ce fameux soir. Ce besoin qui semble me dévorer dés que Milo envahit mes pensées. C'est agréable et enivrant. Alors je me décide à lui envoyer un SMS pour voir si on pourrait se voir. En terrain neutre, histoire de juger si l'alchimie est aussi imposante que lorsque nous avons été seul. Que lorsque nos vies ont été liées par le besoin de sortir vivant de ce merdier. De toute façon on a prévu de garder contact. Et je lui ferais découvrir une autre facette de ma personnalité. Après lui avoir confier quel métier je faisais. Là il pourra voir combien ma sensibilité est à fleur de peau. Ma guitare comme la plus part du temps va m'accompagner. Et je sais combien la musique peut donner un atmosphère euphorisante. Tant bien quand je vais le voir je ne vais pas résister. Je vais vouloir le dévorer et me faire dévorer en retour. D'où le choix du lieu public, un parc en plus, et vu le temps et l'heure choisi il devrait y avoir du monde. On ne va pas pouvoir se sauter dessus en se laissant guider que par nos pulsions. Une façon de me mettre à l'épreuve. De tester ce qui se passe au fond de mes entrailles et au creux de mon cœur. Je n'ai jamais réellement été amoureux alors j'ignore si le message que mon être délivre quand je pense à Milo, est lié à une ébauche de ce sentiment perturbant. Ou si c'est juste une question de sexe, plus exquis avec lui qu'avec les autres.

Je prépare ma guitare et je me change. Est ce que je reste simple ou je joue le jeu du sulfureux pour attiser le désir du beau gosse ? Non je me dois d'être sage. Ce ne serait pas honnête si je le tentais alors que je mets en place une situation pour voir si on est capable de résister. Tant bien c'est Milo qui va me sauter dessus. Ce serait amusant. J'enfile un jean clair et un débardeur noir sur lequel je mets une chemise en manche courte rouge, comme la cape du matador. Tant bien je l'agiterais devant son visage. Ce qui serait injuste. Je récupère mon étui à guitare pour ranger mon instrument, et je mets la fourchette toujours orné de son nœud, même s'il a moins de tenue que lorsqu'il me l'a offerte. C'est juste pour le geste pour qu'il voit, qu'il compte. Qu'il n'a pas été qu'un amant d'une nuit sans importance. Je ferme l'appart et je file. Mon cœur s'emballe alors que je m'approche de l'endroit du rendez vous. Et je le vois arriver à l'opposé de moi. Portera t-il le même parfum ? Un sourire se dessine sur mes lèvres et il s'agrandit alors que la distance se réduit. Jusqu'à ce que l'on soit face à face. Que mon souffle sente le sien. Je plonge mes yeux dans ses siens. Euphorie du moment avec l'envie de l'embrasser à pleine bouche. « Salut Milo. » Avec dans ma tête le beau gosse. « Tu vas bien ? » Je le prends dans mes bras pour une étreinte amicale que je voudrais prolonger davantage. Je sens discrètement son parfum et frôle de ma bouche la peau de son cou. C'est succinct. A peine audible. Mais cela fait rebondir mon cœur avec force. « Tu veux qu'on marche un peu ou on s'installe sur le banc là ? » Marcher peut être pour faire baisser la température. S'asseoir pour le sentir plus prés.

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Dernière édition par Juan Velasco le Ven 3 Juil 2020 - 18:14, édité 1 fois
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Résister. (Milo) ( le Mer 1 Juil 2020 - 7:51 )
C'était une catastrophe... Pas le fait qu'il se sente en permanence sur un petit nuage où rien, ou du moins pas grand chose, ne pouvait l'atteindre. Parce que ça, c'était le côté agréable de sa -folle- nuit passée avec Juan. Non, ce qui était plus problématique, c'est qu'apparemment ça se voyait ! Et selon les termes toujours aussi imagés de sa chère et tendre mère, comme le nez au milieu de la figure. Forcément, les questions avaient rapidement suivi. Mais c'était surtout l'air radieux de sa mère qui lui avait vrillé le coeur alors qu'il esquivait tous les commentaires commençant par le pronom "elle", avant d'évoquer le bon d'achat de 500 euros qu'il venait de gagner au supermarché alors qu'il avait été faire le plein des packs d'eau et de lait pour celle-ci. Ce qui était, il fallait bien l'avouer, une sacrée aubaine pour ses finances ! Mais celle-ci pas dupe, avait posé un lourd regard sur lui qui lui faisait clairement savoir qu'il ne l'aurait pas comme ça. Appelons un chat, un chat, il avait fui, avec le C'est pas une fille, maman... coincé au fond de sa gorge. Rouge de honte pour lui mentir ainsi et le coeur au bord des lèvres sous le regard aussi attendri que satisfait de sa mère.
Il était rentré pour s'enfermer chez lui et essayer d'évacuer son mal-être sous la douche. Parce que contrairement à ce que Juan lui affirmait, il ne se sentait pas beau du tout de l'intérieur. Bien au contraire, il ne s'était jamais senti si malhonnête et malpropre.

Sans doute qu'il passa un peu trop de temps sous la douche où des souvenirs bien plus agréables étaient venus lui changer les idées mais il n'était pas en avance lorsqu'il en sortit ! Enfilant rapidement une chemise sur un jeans, il s'occupa rapidement de Gremlins avant de claquer la porte de son appartement et de se diriger vers le parc. C'est qu'après la conversation SMS qu'ils avaient eue, et surtout sa discussion -si on pouvait appeler cela une discussion !- avec sa mère, il avait juste envie de voir Juan, de sentir son regard et toute son attention se poser sur lui, et de pouvoir le toucher, même discrètement, même furtivement...
Et soudainement, il était là à quelques mètres de lui à... l'attendre ? Et c'était tout ce qu'il avait voulu ces dernières heures alors qu'un bonheur sans nom l'emplissait. Dieu, il était quand même gravement atteint ! Mais il ne voulait pas y penser pour le moment, pas là alors que Juan était juste là devant lui, à portée de main. Et qu'il ne pouvait juste pas le toucher, ou pas comme il l'aurait voulu. "Bonjour Juan... Et oui, maintenant je vais bien." Et Juan n'imaginait sans doute pas à quel point ses paroles étaient vraies.

Le rapprochement fut court, à peine quelques petites secondes, mais ce fut bien suffisant pour replonger la tête baissée dans un maelstrom d'émotions, de sentiments et d'envies. Il pouvait sentir la chaleur du corps de Juan à travers ses vêtements, son parfum si masculin qui se dégageait de lui et c'était juste... enivrant. A avoir le désir de plus, bien plus, chevillé au corps. Mais il savait surtout qu'il ne pourrait pas concrétiser toutes les images inavouables qui lui passèrent par la tête à ce moment-là. Et qu'il lui faudrait mettre un couvercle sur sa faim de lui, bien trop insatiable pour son propre bien. Il se mordit donc les lèvres avec gourmandise en se disant que non, celles-ci n'iraient pas goûter celles de Juan, que ses mains n'iraient pas se pendre à son cou et que ses doigts n'effleureraient pas sa peau... Ou alors juste un peu. Juste assez pour ne pas laisser son regard profiter égoïstement de toutes les parties visibles du corps de Juan au détriment de tous ses autres sens qui se trouvaient en cet instant précis à l'agonie.
Quant à son cerveau, il semblait tellement occupé à gérer la présence de Juan -et à deviner les parties non visibles du corps de Juan sous les vêtements- qu'il avait bien du mal à effectuer une seconde tâche. Et bien plus complexe qu'il n'y paraissait au premier abord... Il prit donc le temps de réfléchir aux options proposées avant de faire remarquer. "Il y a beaucoup de monde..." Définitivement beaucoup trop de monde. Mais qu'avait tous ces gens à vouloir se promener au parc juste aujourd'hui et à cette heure ? Ils n'avaient vraiment rien d'autre à faire ? Et les enfants n'avaient plus de leçons à apprendre de nos jours ?! "...Le banc ?" Parce que soyons honnête, marcher aux côtés de Juan dans des allées bondées de monde, ce serait envoyer à terre deux ou trois enfants qu'il n'aurait juste pas vus ! Ou pire, ce serait lui qui atterrirait à terre... Il allait donc éviter. Le banc semblait donc un choix plus sûr.

Mais une fois installé sur ce banc face à trois pigeons qui picoraient le sol, il se trouva devant un autre problème. Quoi dire maintenant qu'ils étaient là ? Parce que c'était un peu gênant de se retrouver comme ça sur un banc en public... Jusqu'à ce qu'un sujet de conversation lui vienne automatiquement aux lèvres. Juan devait adorer son épée, non ? "Et donc ton épée... Est-ce que tu l'astiques de temps en temps ? Et tu lui as donné un petit nom ?" C'était vrai ça, dans les musées elles étaient toujours rutilantes...


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Sujet: Re: Résister. (Milo) ( le Ven 3 Juil 2020 - 18:26 )

Attirance fatale
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Le désir veut conquérir et l'amour veut retenir. Le désir, c'est avoir quelque chose à gagner, et l'amour quelque chose à perdre.
L'idée de retrouver Milo me fait un effet de dingue. Mon esprit se gorge sans modération des images de nos joutes charnelles. Je dois même baver tellement y penser me remue les tripes. Il m'a sérieusement secoué le photographe, de tous les côtés comme de toutes les façons. Je ne sais pas comment va se passer cette nouvelle rencontre mais je suis sûr qu'il va mettre compliqué de ne pas le dévorer des yeux. Et extrêmement difficile de ne pas avoir envie de le dévorer avec autre chose que mon regard. Encore plus avec cet échange SMS chaud bouillant. Comment rester de glace quand Milo me renvoie la balle et aiguise un peu plus mon appétit. Enfin je ne reste pas un ange sur ce coup là, même quand il me parle de sa mère et de sa réaction face à une telle conversation. Je ne me calme pas pour autant, pris dans cette folie de vouloir le titiller et l'aguicher. Et effet garanti vu ses réponses. Effet garanti sur ma personne également. On risque d'avoir besoin d'une bonne douche froide quand on va se retrouver face à face dans ce parc. Lieu public où des yeux innocents risquent de traîner. Il fait beau, sortie d'école, timing parfait pour un rencard ou les deux protagonistes se sont excités avec des mots provocants. Heureusement que je prends ma guitare, je pourrais au moins tenir mes mains tranquilles. Et même dissimuler mes envies qui risquent fort d'arriver en force quand je vais voir le beau gosse. Milo tu me rends fou. Faut que je me fasse à cette évident. Il semble que je sois envoûté. Mais j'avoue c'est très plaisant.

Et nous voilà face à face. Regard accroché et nos corps qui se collent. Une étreinte bien trop courte durant laquelle je pense au baiser que Milo a très bien décrit dans un de ses messages. Ma langue a même envie de sortir de ma bouche juste pour venir lécher ses lèvres. Je suis certain qu'il en meurt d'envie aussi. Mon cœur tambourine pulsant mon sang à grande vitesse, jetant le trouble dans ma tête. Maintenant il va bien. Et moi je me sens mal de le sentir si prés mais si inaccessible. Pourquoi je ne lui ai pas dis de venir chez Ezio ? On avait l'appartement pour nous et on aurait pu .. Non ne pas penser à un corps à corps. Espace public, reste sage et discipliné Juan. Sage pas de garde à vous, cela se remarquerait bien vite. Je kidnappe les effluves de son parfum, le voit se déshabiller. Mes doigts ont envie de courir sur ses courbes, arracher ses vêtements serait des plus agréable. Mais non faut que je reste zen et que je ne me laisse pas happer par le désir vorace. Putain personne ne m'a fait vriller de cette manière. A croire qu'un enchantement nous unit. Toujours ce plus sur lequel je n'ai pas mis de nom. Trop rapide. Et mes doigts effleurent volontairement les siens quand l'étreinte se termine. Mon corps lui en demande encore. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Je propose deux options, même si j'en ai une troisième en tête. Lui sauter dessus et lui faire l'amour. Mais pas encore au programme. Est ce que cela le sera ? « C'est sur que niveau monde on est gâté. On a mal calculé notre coup là. » Et j'éclate de rire. Milo a t-il autant de pensées obscènes que moi ? Serait-il prêt lui aussi à jouer le diable tentateur ? « Ok va pour le banc. » Avec distance de sécurité, parce que si nos jambes se frôlent j'ai peur de ne plus répondre de rien. Je regarde les alentours. « Pas de coin sombre pour te kidnapper. » Et je me retiens de me mordre la lèvre voulant éviter de baver.

Et nous voilà assis côte à côte. Nos corps sont très peu éloignés, mais ils ne se touchent pas. Je pose mon étui à guitare à mes côtés. Est ce que je la sors là ? Milo serait capable de me parler de mon épée. Et boum à peine je finis de penser à ma lame, le beau gosse la met sur le tapi. On est synchro. Je manque quand même m'étouffer face à ses questions. Sentant le double sens dans ses mots. Habille le photographe. Est ce volontaire ? Ou n'a t-il pas idée de tout ce que ses mots éveillent ? « Tout dépend de quelle épée tu parles ? » Et je le regarde en lui faisant un clin d’œil. « Je ne veux pas te décevoir mais celle qui me sert dans mon métier est restée en Espagne. Mais si tu parles de mon autre épée .. » Je ne le lâche pas des yeux. « Je préfère quand on me l'astique. Et je ne me suis pas encore remis de la dernière fois ou on s'est occupé d'elle. » Indirectement je lui fais passer le message comme quoi il a sérieusement laissé sa trace sur mon être tout entier épée comprise. Et ma main frôle discrètement le côté de sa cuisse pour appuyer ses sensations. « Et pas de petit nom pour elle. Celle dans mon métier je l'appelle La Tranchante. Elle attend dans son étui en velours rouge que mes mains viennent la saisir. » Mais ce n'est pas encore pour demain. « Et il est vrai que j'en prends grand soin, je suis même le seul à la toucher. » Contrairement à mon autre épée que Milo a eu le plaisir d'envoûter. J'attrape mon étui à guitare. « J'ai apporté une amie. » J'ouvre et j'en sors la fourchette toujours habillée de son jolie nœud. « Elle voulait te dire bonjour. » Je souris avant de sortir ma guitare. « Tu voulais découvrir tous mes talents. » Je place ma guitare sur mes cuisses, positionne mes mains et je me mets à jouer. Un air de flamenco assez sensuel avant de devenir entraînant.

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Sujet: Re: Résister. (Milo) ( le Mer 8 Juil 2020 - 6:13 )
Les SMS n'avaient définitivement pas aidé ! Parce qu'il était difficile de faire face à Juan sans penser à tout ce qu'il avait écris. Et à tout ce que Juan lui avait répondu. A la saveur des mots échangés et aux images qui s'étaient gravées dans son esprit. Aux sourires devinés et aux soupirs imaginés. Et à ses propres envies, alors que ses doigts effleuraient l'écran tactile ou qu'il mordillait la coque plastifiée de son téléphone en se languissant du message suivant... Le jeu avait été, il est vrai, des plus agréables... Si on faisait l'impasse sur ses sens qui s'enflammaient alors qu'il se trouvait là, le coeur battant, à se mordre les lèvres et à se faire violence pour ne pas s'écouter. Et à résister au souffle sur sa peau, à la sensation de ses doigts à travers la fine barrière de tissu de son tee-shirt, et à la chaleur de Juan qui l'englobait soudainement tout entier. Parce que Dieu ! Il se serait bien jeté sur lui !
"Tu sais que mon téléphone a eu plus d'attentions lors de notre conversation que tu n'en as toi en cet instant...?" Ce n'était sans doute pas cool de lui glisser ça à l'oreille mais il ne se sentait pas d'humeur cool... Parce que c'était comme présenter un verre d'eau à un assoiffé sans jamais lui laisser la possibilité d'étancher sa soif. Et en cet instant, il était plus assoiffé que jamais. Il en frémit, son souffle expirant lentement alors qu'il se détachait -trop tôt, bien trop tôt- de lui. Et alors que tel un aimant, il combattait l'envie irrépressible d'aller à nouveau se coller à Juan, un simple effleurement de ses doigts venant glisser contre les siens fit chavirer son coeur. Parce que c'était Juan, parce que c'était lui qui avait initié le geste, et parce que ce simple geste aussi discret qu'il soit voulait dire tellement plus. Ce plus sur lequel il refusait de se pencher sachant déjà ce qu'il y trouverait... Et une nouvelle fois il écarta cela pour aller perdre ses doigts contre ceux de Juan, juste un instant, juste ce court moment où il n'y avait qu'eux... Et le monde tout autour.

Bon sang, le parc -surtout à cette heure-ci !- avait été une très, très mauvaise idée ! Et Juan qui en riait... Alors que lui, ne trouvait pas ça drôle du tout ! Partagé entre frustration et envie dévorante, il opta en désespoir de cause pour le banc. Ce qui était encore le plus sûr pour éviter tout contact par "inadvertance". Et marcher trop près l'un de l'autre aurait certainement paru bizarre... Mais être sur ce banc était tout aussi compliqué. Trop près pour son propre bien, ou plutôt pas assez près -au point où il en était, il ne savait plus trop et n'était de toute façon pas en état de réfléchir à ce genre de dilemme- il tentait de faire abstraction de l'attraction que Juan pouvait avoir sur lui alors que sa langue fourchait, s'amusant à glisser des doubles sens bien hasardeux... dont il n'avait même pas honte. Ou du moins pas dans l'immédiat bien trop occupé qu'il était à gérer ses hormones...

Ou à ne pas les gérer du tout puisque accroché à son regard, il en sourit d'un sourire charmeur et taquin, écoutant d'une oreille distraite ses explications sur l'une et l'autre épée alors que son regard vagabondait sur les lèvres qui remuaient de la plus délicieuse des façons... "Oh, mais c'est quand tu veux... Si ça peut aider !" A peine les mots étaient sortis de sa bouche qu'il en fermait les yeux et s'empourprait. Dire qu'il avait dit ça le plus naturellement du monde alors qu'il parlait tout de même d'astiquer... Une épée ! Juste une épée... Oh, Dieu ! Et Juan n'aidait définitivement pas en prenant plaisir à l'effleurer, alors que le plus léger des contacts l'affectait de la plus intense des manières... Ne parvenant juste pas à détacher son regard de Juan, il déglutit tout en tentant de ne pas se laisser aller à gémir alors que la chaleur dans son entrejambe s'intensifiait, quand bien même il essayait de se calmer. Ça tournait juste à la catastrophe. "...Je suis totalement excité. Ta faute."

Soufflant, malgré tout amusé et touché qu'il ait gardé la fourchette, il la lui prit des mains pour en coller le bout dans sa bouche juste pour avoir quelque chose à suçoter... à défaut de pouvoir faire autre chose. Parce qu'il ne pouvait pas agir, pas ici, ne serait-ce même que pour toucher Juan... Ce qui ne l'empêchait pas de le couver d'un regard chaud et langoureux alors qu'il le regardait sortir sa guitare et la poser sur ses genoux -chanceuse !- alors que retirant la fourchette de sa bouche, il bloqua. Avant de se reprendre -c'était Juan, bon sang ! Justement, c'était Juan...- et de finalement demander d'une voix incertaine mais tout de même intéressée. "Pourquoi... avoir choisi l'Italie et Naples ? Et pourquoi... t'es pas parti ailleurs ou même être resté à Séville ?" Parce que c'était toute l'Espagne qui était jouée sous les doigts de Juan. Et il était facile d'imaginer une gitane dansant dans ses jupons colorés à la lueur d'un feu de camp à la nuit tombée au même rythme qu'un chant parlant d'un amour douloureux... Avant qu'un rythme plus entraînant ne l'embarque lui et sa propre histoire à la suite de cette gitane onirique... Où allaient-ils comme ça ? Il n'en savait rien mais il ne contrôlait ni son imaginaire, ni ce qui se passait ici, alors qu'il se laissait envoûter par les sons créés par les mains si habiles de Juan...


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Sujet: Re: Résister. (Milo) ( le )
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