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- Lost in my mind ~Sasha & Wayland~ -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Sasha VolokievToujours frais après un litre de café
Sasha Volokiev
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Sujet: Lost in my mind ~Sasha & Wayland~ ( le Mer 19 Aoû 2020 - 7:33 )

Lost in my mind
Sasha & Wayland



Dans la chambre, la mise en scène varie parfois en fonction du goût, mais aussi des envies des clients. Sasha se plie à leurs demandes. Fait changer quelques détails. Rajoute quelque babioles. C’est devenu machinal. Il ne fait plus attention à tout cela. Ce n’est qu’une autre routine. Un exercice qu’il fait sans s’en rendre compte.  Cela ne le touche pas. Ne l’émeus pas. Tout glisse sur lui. Il est devenu hermétique au fil des années. Au fil des passes. Au fil des corps qu’il a croisé. Lui-même n’est qu’un acteur qui évolue dans ce décor. Qui gémit. Fait semblant. Souvent.  Qui se donne et donne par obligation. Contre rémunération. Le dégoût chevillé à l’âme. L’envie d’ailleurs chevillé à l’esprit qui vagabonde encore parfois.  S’échappe et rêve. De moins en moins souvent avec le temps qui passe.
Un dernier regard dans le grand miroir avant d’appliquer un sourire sur ses lèvres. Il tente d’allumer une étincelle dans son regard mais, c’est plus difficile, parfois ça ne veut pas apparaître. Aujourd’hui est un jour sans. Lui, s’en accommode toujours. Ce sont les autres qui rêvent de voir ses yeux briller. Ils n’ont pas encore compris qu’il ne les aimera jamais.  Il les tolère à peine, alors, les apprécier…
Lorsque son client entre dans la chambre, Sasha est parti, laissant le terrain libre pour Eros et son art. Même si son regard est encore sombre, Eros est bien là. Prêt à être agréable. À jouer le jeu. Leur  jeu à eux. À tous ceux qui paie pour du plaisir tarifié.  Il n’a pas vraiment son mot à dire. Dans les consignes, il doit se maquiller et il l’a fait. C’est l’homme qui a choisi les couleurs et Eros se plie à ce petit caprice, facturé, il va de soi. Rien n’est gratuit. Autant perdre sa dignité pour de l’argent. La tenue aussi, fait partie de cette mise en scène. Il n’est plus qu’une poupée. Un battement de paupières rapide. La mâchoire qui se crispe involontairement et le bonhomme s’approche. Eros se retient de reculer. Il a un rôle à jouer. La main sur sa peau. Le souffle sur son visage. Il prend sur lui et oublie tout cela pour ne devenir qu’une coquille vide. La voix de l’homme résonne dans la pièce. Se répercute contre les murs mais il reste sourd. Incapable de répondre. Au bout d’un moment, il entend un murmure « non, ça ira. Tu es gentil » et le sourire qui étire les lèvres lui fait mal. C’est sa voix qui s’élève et il est presque surpris de s’entendre. Tout comme sa main qui est venu enserrer celle de l’homme. Sous des dehors débonnaires, le type est un vrai vicieux. Un connard de première. Eros vient de refuser la drogue qu’il aime refiler aux prostitués. Cela le tente pourtant d’avaler ce baume magique. Ne plus voir ce gros porc en face de lui. Ne plus être obligé de le baiser. Alors, il feinte encore une fois. Lui fait ranger cette tentation pour vite en finir avec lui. Le scénario est rôdé. Comme le décor, c’est toujours le même. Un fantasme répété, encore et encore. Eros s’y plie. Oublier cette bouche qui le dévore. Oublier ce corps qui se frotte contre le sien comme si ces gestes pouvait allumer une flamme éteinte. Oublier tout. Reformuler la réalité. La mettre à son goût. Cela serait si facile s’il avait accepté le produit miracle. Mais, il pense à Wayland. À ce petit con qui le surveille. Qui a réussi à le sortir de l’enfer de la drogue dans lequel il était. Replongé,  il en a souvent envie pour effacer sa mémoire.  Gommer sa vie. Mais, il se retient. S’oblige à rester clean. Les automatismes prennent doucement le dessus. Occultant la désespérance.  Retrouvant le chemin de la résilience.
Le calme est revenu. Seuls les draps froissés témoignent de ce qu’il s’est passé entre ces murs. Les cris et le claquement des corps se sont évanouis. Seule l’odeur de sexe persiste encore. Son reflet le fixe à travers le grand miroir. Sous ses yeux, des cernes noirs de mascara ont pris place et font ressortir le bleu de ses iris tandis que le rouge à lèvres dessine maintenant une auréole autour de sa bouche. Il ne se trouve plus pathétique car il n’est rien. D’un pas traînant, le corps aussi fourbu que l’âme, il se dirige sous la douche et s’étrille tellement fort que sa peau rougit. Lui fait mal. Mais il a besoin de ça pour continuer. Pour retirer toutes traces étrangères de son épiderme. Pour redevenir Sasha. Oublier Eros.  
Ce n’est qu’en retournant dans la chambre qu’il remarque sur la console, quelques pilules roses. Cadeau de son client. Il s’approche. En prend une, la fait tourner délicatement entre son pouce et l’index. Sous ses doigts, il sent la surface douce et ronde. Promesse de félicité. Il fait mine de la porter à sa bouche mais la repose où elle était. Avec les autres. Il opte pour une cigarette. Fébrilement, il s’empare de son paquet et en sort une. L’odeur du tabac se répand rapidement. Il a juste enfilé son boxer pour le moment. Pas question de remettre son déguisement. Il inspire lentement et souffle tout en basculant la tête en arrière. Son corps s’affaisse. Ses muscles se détendent enfin. Il s’évade dans les volutes de la fumée. Un bruit. Une poignée qui tourne. Tous ses sens sont en alerte. Des pas. Une voix. Un froncement de sourcils. Wayland.


FRIMELDA

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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: Re: Lost in my mind ~Sasha & Wayland~ ( le Mer 2 Sep 2020 - 13:13 )
Tu connais ce client. Tout le monde le connaît par ici : lui et ses lubies étranges, lui et ses fantasmes dérangeants, lui et ses petites pilules pour rendre les corps plus dociles... Tu l'as vu passer, ombre sinistre dans les couloirs du Ruby, et tu as deviné qu'il venait pour Sasha. Il ne l'avait pas encore essayé et ce n'était qu'une question de temps avant qu'il n'entre dans sa chambre un jour ou l'autre, tu le savais bien.
Alors tu l'avais suivi, très discrètement, juste pour savoir. Pour guetter. Etre sûr que ce soir, il rencontrerait Eros. Toi tu étais libre et cela n'avait pas de prix : tu aurais dû fuir les lieux pour aller ailleurs. N'importe où serait préférable aux murs étroits du Ruby et pourtant, tu étais resté. L'âme tenaillée à l'idée qu'il ne réussisse à faire avaler ces fichues pilules à Eros. Elles n'étaient guère dangereuses, mais avec ce prostitué-là, la moindre étincelle remettrait le feu aux poudres, tu le savais bien. Tu avais vu les yeux éteints des autre après la visite de ce client, tu avais capté leurs gestes ramollis et leurs rires alanguis.... C'était vite passé et la plupart n'en avait jamais redemandé, comme si l'idée de finir en marionnette pour ce type les en avait dégoûté à jamais.
Mais Eros n'en serait pas dégoûté. Pas lui. Telle la marée, il y reviendrait, en redemanderait, juste pour goûter de nouveau à cette douce fourberie de l'âme qui emportait les sens. Le terrain était miné dans son cas, il suffirait d'une seule explosion pour qu'à nouveau, la guerre éclate. En lui et autour de lui.

Tu aurais dû le laisser à son sort : après tout, seuls les idiots replongeaient volontairement en Enfer.... Mais tu étais resté devant cette porte, comme un idiot. Comme un chien fidèle. A guetter, écouter. Entendre leurs gémissements. Les grincements du lit. L'horreur d'un corps s'offrant sans aucune envie à un autre. Tu en connaissais chaque mélodie, chaque refrain par cœur pour l'avoir chanté tant de fois toi aussi. Mais contrairement à Eros, tu le chantais moins souvent. Et différemment. Toi, tu luttais encore, avec tes maigres moyens, mais tu luttais. Pas lui. Il jouait à la catin modèle dans cette chambre et tu savais que le client en ressortirait amoureux. Comblé. Satisfait. Laissant derrière lui un Eros brisé et anéanti. Comme à chaque fois.
On se souciait peu des états d'âmes au Ruby.

Il sort enfin et tu l'ignores. Il ne te voit pas, son corps tout entier trahissant sa joie intime d'avoir eu ce qu'il voulait : il n'a plus rien à faire ici et il va partir. Comme tous les fantômes qui errent dans ces couloirs. Tu attends sagement qu'il ait tourné à l'angle pour te relever, sortir de l'ombre et t'avancer vers cette porte afin d'en tourner la poignée. Ça te prend bien plus de temps que tu n'aurais cru : tu as dû rester assis un moment à guetter les bruits du couloir, comme une souris avant sa rapine, parce que l'odeur de la cigarette emplit déjà l'atmosphère de la chambre quand tu en pousses la porte, massacrant sans répit celle du sexe, écœurante et lancinante. Il est là, allongé. Propre. Il a pris une douche apparemment. Décidément, tu es resté assis bien plus longtemps que tu ne le croyais. C'est mieux ainsi. Tu n'aurais pas voulu contempler l'oeuvre de ce salopard sur cette toile plus tout à fait vierge avant qu'il n'entre.

C'est plus fort que toi, tu cherches les signes. Le cœur serré et le souffle rapide. Tu veux savoir. Devras-tu tout reprendre avec lui, refaire ce chemin de croix depuis le début ? Il suffirait qu'il ait avalé une seule de ces pilules qui traînent sur la table de chevet et que ton regard a accroché. Une seule...
Tu serres les dents et tes yeux se font plus sévères, moins amicaux. Avec lui, tu es pareil à du papier de verre : tu abîmes tout sur ton passage, sans même le faire exprès. Comme si tu cherchais également à te protéger des éclats, toi aussi....

- Tu en as pris ?


Tu n'attends pas de réponse d'un corps qui mentira s'il le faut pour protéger ses addictions, alors tu t'avances, poses un genou sur le matelas et tu penches la tête vers lui, cherchant le moindre signe sur ses traits fatigués.

- Tu en as pris Eros ?


Il n'est pas vraiment Sasha à tes yeux, et ne l'a jamais vraiment été. C'est Eros qu'on t'a présenté, c'est Eros qui te reste en tête. Tu n'as jamais eu de tact.


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Sasha VolokievToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Lost in my mind ~Sasha & Wayland~ ( le Jeu 3 Sep 2020 - 18:58 )

Lost in my mind
Sasha & Wayland



Il n’a pas bougé en sentant le matelas s’enfoncer légèrement sous la pression exercée par le métis. Cela n’aurait servi à rien. Wayland est pire que de la glu lorsqu’il s’y met. Il l’aurait suivi jusqu’à obtenir ce pour quoi il est venu. Et il semblerait que le gamin soit en tournée d’inspection. Sa personne fait donc l’objet d’une attention particulière dont Sasha se passerait bien. Il reste immobile. La clope coincée entre ses lèvres. Un mince filet de fumée s’échappe parfois et crée l’illusion que son souffle prend forme. Il se laisse scruter en essayant de ne pas laisser apparaître son agacement. Seules, ses paupières qui cillent lentement traduisent  son exaspération. Il doit aussi serrer un peu trop fort le mégot entre ses lèvres qui ne dessinent plus qu’une fine ligne. De petits indices que Wayland connaît par cœur depuis le temps, mais qui ne l’empêchent pas d’insister. Et soudain, la question éclate. Elle est même répétée dans l’éventualité où il ne l’aurait pas compris la première fois.  Celle que Sasha attendait patiemment qu’il lâche et qui est forcément arrivée. Tout comme son nom professionnel. Celui qui le répugne. Auquel il ne veut plus être apparenté mais qui lui reste collé à la peau comme un second ADN. Naturellement, ce sont les insultes qui viennent lui chatouiller le bout de la langue, mais pour un dieu de l’amour, il trouve cela vulgaire mais tellement apaisant de se défouler avec une flopée d’injures. Contre toute attente, Sasha préfère aspirer une longue bouffée de nicotine, fermer les yeux quelques secondes comme si c’était la chose la plus merveilleuse qu’il n’ait jamais goûté de toute sa vie, puis, ses iris clairs reviennent s’ancrer dans la réalité sordide de la chambre tandis qu’il tourne avec une lenteur calculée son visage vers celui de Wayland, prend appui sur un coude afin de se soulever, et recrache nonchalamment la fumée en direction du brun. Durant quelques secondes, le nuage opaque les enveloppe avant de disparaître. Ne laissant derrière lui que son odeur âcre de tabac. « Tu disais ?... » Sasha adore jouer au con. Certains diraient qu’il excelle à ce petit jeu. Il ne sait pas s’il doit le prendre comme un compliment ou pas. D’un autre côté, son activité ne lui demande pas d’être au-dessus de la moyenne côté compréhension tant qu’il est ‘bon au pieu’. Il travaille avec son cul, non avec sa tête. Une dernière taffe. Quelques volutes grises et éphémères qu’il suit du regard. Il aimerait tant se dissoudre dans le néant lui aussi. Disparaître à jamais. Son mégot maintenu entre le pouce et l’index, il se redresse encore un peu et s’étire afin d’atteindre le cendrier, sur le chevet. Son geste le rapproche immanquablement de Wayland. Il le frôle d’un mouvement presque anodin. Reste en suspension le temps d’écraser ce qui reste de sa cigarette. Il prend son temps. Sent contre sa peau nue l’étoffe qui habille le brun. Respire son parfum qu’il reconnaîtrait entre mille. Qui le replonge dans des souvenirs douloureux. Un soupir imperceptible s’échappe de ses lèvres entrouvertes. Sasha peut comprendre les craintes du brun à son sujet. Il en a bavé pour le sortir de la dépendance dans laquelle il se vautrait. Il suppose qu’il ne veut plus avoir à l’aider de la sorte. Il aimerait le rassurer. Lui dire que plus jamais il n’avalera ce genre de merde. Du moins, le jour où il recommencera, il fera en sorte d’en prendre assez pour ne plus jamais ouvrir les yeux. S’endormir pour une éternité. Son regard accroche les cachetons roses comme des bonbons et sa main se referme discrètement sur eux avant qu’il ne revienne se poster face à Wayland. Les yeux dans les yeux. Sasha le fixe. Il a toujours hésité entre les remerciements et les récriminations pour son geste de sauvetage envers lui. Il a souvent songé que sans le gamin, il serait mort et ne vivrait plus cet enfer. Il ne peut s’empêcher de le rendre responsable de sa situation. De lui faire porter le chapeau pour tous ses malheurs. Cela l’arrange d’avoir un bouc émissaire et le métis porte bien le chapeau il faut dire. Dans le creux de sa paume, les quelques grammes de pilules, semblent peser des tonnes. « Tu parlais de ça ... » Sasha a pris un ton désinvolte, comme si le poison qu’il tenait au creux de sa main était insignifiant. Ne représentait aucune menace. « Je n’en ai pas eu besoin. Ce gars est tellement ex-cep-tion-nel. » Il articule chaque syllabe afin de donner plus de poids à ses paroles « nul besoin de ces choses, crois-moi » et il lance un regard empli de sous-entendus à Wayland tout en venant lui tapoter la joue comme on le ferait avec un enfant. Il a ce besoin de choquer. D'être insolent et infâme à la fois. De faire sa pute même lorsqu'on ne le lui demande pas. Mais la comédie ne dure jamais longtemps. Le naturel reprend toujours le dessus et d’un geste rageur, il gobe les cachetons avant de lancer « C’est pour ça que tu es venu me surveiller ? Tu croyais que j’avais craqué ? Tu crois toujours que je suis un drogué ? Un pauvre idiot qui rêve de retomber dans la dépendance ? Tu trouves que je n’ai pas une vie assez merdique comme ça sans en rajouter ?? !! » un mouvement dégoûté de la tête et soudain, il recrache un à un les comprimés à la figure du brun avant de s’essuyer la bouche avec un bout de drap propre. « Eros est fatigué. Dégage d’ici. Arrête de faire chier. J’en ai assez des clients sans que tu t’y mettes, toi aussi » Sasha se laisse retomber en arrière. Un bruit étouffé de chute amortie par les oreillers l'accompagne. « Conseil d’ami, évite ce gros porc. Il a des pratiques à vomir »
Un frisson parcoure son corps avant qu’il ne reprenne une posture immobile, ignorant la présence de Wayland, espérant ainsi faire dégager le gamin au plus vite.

FRIMELDA

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Sujet: Re: Lost in my mind ~Sasha & Wayland~ ( le )
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