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- Douleurs muettes. / Clélia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Francesco GrimaldiLe vin est un puissant lubrifiant social
Francesco Grimaldi
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Sujet: Douleurs muettes. / Clélia ( le Ven 28 Aoû 2020 - 18:18 )


Clélia & Francesco
La bonne excuse pour sortir de son bureau. C'est un peu ce que cherche Francesco. Rarement il se sent comme enfermé, prisonnier en étant dans ce lieu. Mais là il étouffe et il a besoin de prendre l'air. C'est un bosseur le PDG et quitter son bureau sans raison valable, le gonfle plus que tout. Pourtant il tourne comme un lion en cage. Il soupire, desserre sa cravate et quitte même sa veste. Son père il y a quelques minutes étaient ici, et bien sur le sujet mariage a été abordé. Le patriarche devient impatient par rapport au comportement de son fils, qui trouve toujours des excuses pour repousser cette putain de date. Il se souvient des mots de Ignazio qui lui a dit que plus il tardait et plus il serait dur de faire encaisser la chose à son père. Il est vrai que lorsqu'il a accepté l'idée même d'être fiancé il n'a pas pensé aux conséquences. Il a juste vu qu'avec ce fait il pourrait plus librement agir dans son entreprise. Se disant qu'il élaborerait un plan plus tard, mais le plus tard se met sérieusement à durer. Mais comment dire au père Grimaldi que ce n'est que du vent, une grosse comédie. Que la belle il la baise juste et qu'elle apprécie, mais rien de plus. A part que la demoiselle raconte à son père qu'elle est amoureuse.

Perdu dans ses pensées c'est la sonnerie de son téléphone qui le refait descendre sur terre. Un appel des États Unis. Un client qui vient confirmer à Francesco qu'il va venir avec ses associées au mois d'octobre Qu'ils resteront quinze jours pour finir de régler ce qui aura été fait en amont lors des vidés conférences. En tout ils seront dix et il donne carte blanche au PDG pour le logement. Niveau logement il sait déjà quel choisir. Après s'être saluer, il raccroche. « Et voilà une super raison pour sortir de mon bureau. » Aller voir sa sœur Clélia, il en sauterait presque de joie l'italien. Faire la réservation devient primordial, les jours passent si vite. Bien sur qu'il pourrait lui téléphoner ou lui en parler plus tard. Mais il a besoin d'y aller là. A l'instant. Besoin de décompresser. De parler de tout et de rien. Il fera comme si tout allait bien. Mais une chose est sûre c'est qu'un moment avec sa sœurette lui fera un bien fou.

Francesco sort de son bureau, fait un topo à sa secrétaire. Lui disant que s'il n'est pas revenu quand sa journée est finie, qu'elle parte. Il n'est même pas certain de repasser après avoir vu sa sœur. Il ira peut être marcher en bord de mer. Ou il ressassera tout ce qui c'est passé ces dernières semaines. Les rencontres avec Luca, et là façon donc son ex meilleur ami lui a mis les points sur les I. Sa rencontre houleuse avec Serena. Et dire que sa famille ne sait pas qu'il a un héritier. Quand il est parti il n'a pas précisé la raison. Ses sœurs et son frère ne savent pas qu'ils ont un petit neveu. De quoi leurs donner une raison de plus de le détester surtout par rapport à son petit frère qui lui en a voulu du mal qu'il a fait à Luca. Bon sa grande sœur est loin. Et Clélia a toujours été une épaule secourable. Même s'il lui ment sur la réelle profondeur de son mal être. Sur la raison de son retour. Sur cette pression que son père lui met. Elle aussi la supporte à l'hôtel. Mais elle a plus la niaque que lui. Elle est plus forte comme forgée dans l'acier des amazones. Lui n'a été fort que poussé par Luca et Nolan. Sans eux il n'est plus rien alors qu'avec eux il était le roi de Naples. Voir du monde.

Il a refusé que son chauffeur le conduise, traverser la ville ne va pas le tuer. Il trouve rapidement une place dans le centre. L'hôtel a un parking privé que Francesco pourrait utiliser, mais il veut faire la surprise à Clélia. Bien sur à peine il franchit la porte on le salue. Un Grimaldi ne passe pas inaperçu. On lui demande s'il va bien. « Je vais très bien merci. » On lui serre la main et lui il sourit. Gardant le masque du fils parfait. Pas le droit à la fausse note, cela serait immédiatement raconté au patriarche. Et il n'a pas besoin d'un merdier de plus sur ses épaules. Il joue le jeu, il donne le change, il est à la hauteur de son nom de famille. « Est ce que ma sœur est dans le coin ? » Elle bouge rarement de son luxueux hôtel. Faut dire qu'elle a trimé pour en arriver là où elle est. Même si elle préférerait courir le monde un instrument de musique à la main. Merci la famille et l'image que les enfants se doivent de renvoyer.

Et une fois que Francesco la sait dans son bureau, il ne perd pas une seconde pour la retrouver. Il frappe et gonfle sa voix pour que Clélia ne le reconnaisse pas. « Mademoiselle Grimaldi. » Il trouve que ça sonne mieux que madame et puis elle n'est pas mariée. « J'ai un courrier très important que je dois vous faire signer. » Et une fois le mot entré est prononcé il ouvre la porte. « Désolé de vous déranger mais j'avais un besoin pressant de vous voir. » Il s'avance jouant le jeu alors qu'un sourire se dessine sur ses lèvres. Il fait le tour du bureau et attire sa frangine contre lui pour la serrer dans ses bras comme si cela faisait des plombes qu'il ne l'avait pas vu. Bon ils sont l'un et l'autre très occupés, et ce n'est plus aussi facile de se voir comme ils le souhaiteraient. Il est loin le temps de l'enfance qui leurs offrait ce luxe de passer des heures à papoter, à se taquiner, à buller. « J'espère que je te dérange pas. » Il la regarde pour s'assurer qu'elle va bien. Qu'aucun homme n'a fait pleurer ses jolies yeux. Sinon il va y avoir des morts. « Je viens te voir parce qu'il faut qu'on planifie une réservation pour le mois d'octobre pour dix personnes. » Il vient aussi parce qu'il a besoin de réconfort, même s'il n'en parlera pas spécialement. Mais la belle est perspicace et elle pourrait bien voir au delà de cette visite soit disant professionnelle. En tout cas ce n'est pas Francesco qui abattra ses cartes en premier.

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Clelia Grimaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Sam 5 Sep 2020 - 20:59 )


Clélia & Francesco

Comme à son habitude, ou presque, Clelia était dans son bureau dès les premières heures de la matinée. Toujours l'une des premières à arriver, outre les concierges de nuit et des cuisiniers et serveurs qui s'occupaient du petit déjeuner des clients. Son travail, c'était l'une des choses les plus importante de la vie de la Grimaldi, qui avait trimé pour en arriver là où elle en était aujourd'hui, et qui s'était promis de toujours réussir. Et même si aux yeux d'un bon nombre, elle avait déjà réussi, à ses yeux, elle pouvait encore faire mieux. Qui sait, peut-être ouvrir un second hotel dans l'avenir. Une idée qu'elle avait en tête depuis un moment maintenant, et qui continuait de lui trotter en tête. Pour le moment, c'était peut-être un peu trop tôt, alors elle allait attendre encore deux ou trois ans. Enfin elle verrait. Elle aviserait en temps voulu.

A peine assise à son bureau, café à la main, l'indo-pakistanaise se mit à travailler, répondant aux mails qui l'attendaient, avant de se pencher sur les commandes à effectuer qu'elle devait approuver: des peignoirs, ceux-ci disparaissant souvent avec les clients à leur départ; les commandes de fleurs pour la semaine suivante; de nourriture... Bref les commandes traditionnelles en sommes, qu'elle vérifiait avec zèle, souhaitant éviter toute erreur, avant d'approuver chacune et d'envoyer celles-ci par mail aux fournisseurs. Puis elle passa à la suite. Jamais de quoi s'ennuyer quand on s'occupait d'un hôtel, il y avait toujours des choses à faire. Ce qui nécessitait de grandes doses de café pour la brune, autant que nécessaire pour tenir sur une journée et ne pas laisser le stress qu'elle ressentait par moment l'emporter vers une potentielle crise de panique. Voilà qui ne donnerait pas une bonne image d'elle à ses employés.

Passant d'une affaire à l'autre, Clelia ne vit pas les heures suivantes passer. Et elle était penchée sur l'organisation de la prochaine soirée caritative quand on toqua à sa porte, la faisant sursauter. Elle avait pourtant demander à ne pas être dérangée à sa secrétaire, ayant besoin de calme et de concentration. Mais la voix qui s'éleva derrière la porte lui fit lever un sourcil. Qu'est ce que c'était ? Mais surtout qui était-ce ? Une interrogation qui ne trouverait sa réponse que lorsque la porte s'ouvrirait, si bien qu'elle cria un "Entrez" d'un ton neutre. Et quand la porte céda sa place à Francesco, la brune ne put s'empêcher de sourire en secouant la tête. Oui, c'était bien son genre de blague à lui ça.

- Tu es fier de toi je suppose ?

Lâcha-t-elle doucement avant de se laisser aller dans les bras de son aîné, dans une étreinte chaleureuse. Il ne passait pas souvent ici, sa venue avait donc une raison précise qu'elle allait s'empresser de découvrir. Mais pour e moment, elle profitait de l'instant. Et puis, les deux ne s'étaient pas vus depuis quelques jours maintenant, bien trop occupés par leur vie respective.

- Bien sur que non ! Tu ne me déranges jamais, et puis, une petite pause de temps à autre, ça ne fait pas de mal.

Répond-t-elle tout en se calant contre son bureau, les bras croisés, son regard détaillant Francesco. Il y avait quelque chose qui clochait chez lui. Enfin, selon elle. Sûrement le fait de leur proximité qui faisait ça, et qui lui donnait cette impression. Il ne rayonnait pas comme à son habitude. Il semblait préoccupé aussi, pourtant il fit comme si tout allait bien, et lui parla d'une future réservation, comme souvent. Il logeait ses clients ici depuis quelques années maintenant.

- Dix personnes ? Pas mal. Tu me donneras les dates, et je te bouclerai les chambres. Les plus belles possible, comme d'habitude ?

Sourit-elle avant de se tourner vers le meuble qui contenait la cafetière et les tasses. Elle servit une tasse pour son frère avant de remplir la sienne. Une bonne boisson chaude pour accompagner la discussion, que demander de plus.

- Tiens, pour toi.

Dit-elle en tendant la tasse, avant de reposer son regard sur l'italien.

- Bon sinon, qu'est-ce qui ne va pas ? Je te connais Francesco, et je vois bien qu'il y a quelque chose qui cloche derrière ton sourire.
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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Mar 15 Sep 2020 - 17:35 )


Clélia & Francesco
Francesco compte surprendre sa petite sœur en arrivant à l'improviste et sans se faire annoncer. Et si elle lui en veut un peu, il saura se faire pardonner en lui faisant un gros câlin et en lui parlant des futurs clients qu'elle va voir débarquer dans son hôtel. A savoir laquelle des solutions fera le plus son effet pour que sa petite comédie passe à la trappe. Il va encore se faire traiter de gamin, mais il s'en moque. A cet instant il a besoin d'insouciance et c'est au prés de Clélia qui va la trouver, même s'il sait sa sœur très occupée. Au moins ils s'accorderont une parenthèse ensemble. Une tête à tête entre frère et sœur. Ce qui leurs arrive de moins en moins souvent. Lorsqu'ils se retrouvent en famille, leur père veille à parler d'affaire de famille. Le nom des Grimaldi se doit d'être porté aux nus, se doit d'avoir des héritiers et d'être perpétré. Rare sont les rires quand le père et la mère réunissent leur progéniture. Là entre ses murs et loin des oreilles paternelles Francesco pourra se confier à Clélia et l'écouter si elle a besoin de parler. Même s'ils devront être prudent, ils pourraient bien être écoutés. Alors au lieu de frapper et de s'annoncer normalement, il masque sa voix et se joue de sa petite sœur. Qui ne réalise que c'est son frère qu'une fois qu'elle voit apparaître sa tête dans l’entrebâillement de la porte. « Bien sur que je suis fier. Vu que tu n'as pas marché à ma blague mais couru. » Et le PDG vient enlacer tendrement sa sœur. Il a besoin de sa tendresse, de son soutien, même s'il va tout faire pour cacher la réelle raison qui ont guidé ses pas jusqu'à son bureau.

Francesco s'assure en premier lieu qu'il ne la dérange pas, tout en prenant de ses nouvelles. Habité la même ville et n'avoir jamais le temps de se voir, cela peut sembler dingue. Pourtant c'est bien ce qui arrive aux deux Grimaldi. Mais là il semble qu'ils vont pouvoir s'octroyer un instant tranquille. « Je devrais venir plus souvent alors. Je comprends pour la pause j'en avais besoin aussi. » Il est encore en colère contre leur père qui est venu le bassiner avec sa putain de date de mariage. Le PDG essaie, pour le moment, de cacher cette rage qui l'habite voulant que ce moment soit agréable. Il sait que son souci viendra dans la conversation, il a beau cacher ses tracas, Clélia voit clair en lui. Sauf s'il arrive à bien détourner son attention en parlant boulot. Enfin pas trop juste le temps de faire la réservation. Réservation qu'il aurait parfaitement pu faire par téléphone. « Oui tu as vu ça. Je bosse bien … » Il sourit. « Je vais finir par demander un pourcentage. » Et il se met à siffloter avec de rire, puis il reprend son sérieux le temps de finir de parler de cette réservation. « C'est pour le mois d'octobre les quinze derniers jours. Mes clients viendront avec leurs femmes. Tu auras cinq couples. Faudra que tu vois pour occuper les dames lors des journées de signature. Je sais que tu as toujours des bonnes idées de ce côté là. Après pour les repas il va y avoir les petits déjeuners sûr. Et j'essaierais que tu ais les repas le soir. Le midi dépendra de nos emplois du temps. Mais je te donnerais tous les détails une fois que j'aurais mis en place le système pour la dernière présentation et la finalité du contrat. Et ce sont des américains. Va falloir les épater, mais je sais que tu es la meilleure dans ton domaine. » Francesco a toute confiance et il sait que ces clients seront choyés comme de vrais rois. Il récupère la tasse de café que sa sœur lui donne. « Merci. »  

Le PDG voudrait retarder la discussion mais Clélia ne lui en laisse pas le temps. Pourtant il a tout fait pour avoir un regard détaché et sembler cool. Mais face à sa sœur il a du mal à cacher le trouve qu'il ressent. « Je te jure que tout va bien Clé. » Il lui fait une petite moue enfantine. « Ok je vois je suis grillé. J'aurais essayé mais bon à ce jeu tu es plus douée que moi. » Même si lui aussi se doute rapidement quand la belle ne va pas. Ils n'ont pas le même sang qui coule dans leurs veines, mais ils ont cette facilité à voir quand l'autre va mal. « Du coup tu ne vas pas me croire si je te dis que je suis juste venu pour te saluer et te ramener un contrat juteux. » Il soupire et boit quelques gorgés de son café. « D'accord je jette l'éponge. » De toute manière Francesco sait qu'il a perdu. « Papa est passé à mon bureau. Il m'a pris la tête.» Le PDG fait son possible pour maitriser sa colère. « Il veut avancer la date du mariage avec Marzia. A vrai dire il veut tout bloquer pour qu'il ait lieu avant la fin de l'année. » Il regarde sa sœur, puis baisse les yeux. Il pense à Serena, A ce qu'il a éprouvé en la revoyant. Même s'il a refoulé les sentiments qui semblent titiller son cœur. « Je ne veux pas épouser Marzia, je ne l'aime pas et elle ne m'aime pas. Mais pour papa ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas se marier. Il m'a rabattu les oreilles avec son histoire avec maman. Ok je veux bien croire que ça a marché pour eux. Mais pour Marzia et moi c'est mort. On s'entend bien, on pense de bons moments, on couche ensemble. Basta. Il n'y a rien. Je ne sais plus quoi faire. » Et il sait que sa sœur vit le même calvaire, même si pour le moment elle n'est fiancée à personne. Elle a quand même du dire adieu à son seul amour. Monsieur ne convenait pas à papa et à maman. « Si je dis non il me fout dehors de ma société. Il en a le pouvoir. Et ça me tue. » Même si Ignazio lui a fait comprendre qu'il pourrait toujours rebondir. Qu'il pourrait remonter une autre société. Mais Francesco devra quitter Naples, l'Italie car son père se fera un plaisir de lui mettre des bâtons dans les roues. « Je dois faire quoi Clé ? » Il la regarde espérant qu'elle est la solution. Lui il n'en voit pas et se rebeller lui fait peur.

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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Sam 19 Sep 2020 - 10:56 )


Clélia & Francesco
L'arrivée fracassante de Francesco fait sourire Clelia. Son frère semble bien fier de sa blague, et bien entendu, elle, elle a marché dedans avant de le voir apparaître. Comme quasiment tout le temps depuis sa tendre enfance. Mais cela ne l'empêche pas d'être heureuse de voir son aîné, se laissant aller dans ces bras, et à cette pause à venir qu'elle avait amplement mérité après toutes ses heures de travail. Et puis, elle connaissait très bien ‘Cesco la brune, et s'il était venu la voir sans la prévenir, c'est qu'il en avait besoin. Qu'il avait besoin aussi de quitter son bureau, son boulot en pleine journée pour traverser une partie de la ville et venir lui parler. Enfin, c'était ainsi la plupart du temps, et vu la tête que son frère avait, elle ne devait pas se tromper.

- Oui j'ai couru, je ne vais pas dire le contraire. Comme à chaque fois.

Répond-t-elle doucement, toujours souriante, en haussant les épaules, toujours contre son frère. Elle n'allait pas dire le contraire. De toute façon, quasiment à chaque fois elle courait dans ses blagues. A ce niveau-là, elle se faisait facilement avoir depuis son plus jeune âge et visiblement, même après avoir grandi, avoir gagné en maturité, ça n'avait pas changé.
S'écartant de son aîné, se calant contre son bureau, Clelia détailla du regard le jeune homme. Il y avait quelque chose qui clochait sur lui, l'indo-pakistanaise pouvait le voir, même si elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur le pourquoi. A la place elle continua la conversation comme si de rien n'était, assurant au brun qu'il ne la dérangeait pas. Elle avait toujours du temps pour sa famille et ses plus proches amis. Et puis, penser à autre chose qu'à ses factures et commandes, elle n'allait pas dire non à ça.

- Oui tu devrais venir plus souvent. Ou moi venir plus souvent te voir au bureau.

Car elle devait avouer qu'elle ne se déplaçait pas beaucoup de son côté, surtout depuis qu'elle avait racheté l'hôtel pour en faire le sien. Elle y passait la plupart de ses journées, et le quittait tard le soir pour son duplex. Enfin sauf quand elle sortait et s'amusait bien sûr. Et visiblement ça n'allait pas changer, encore moins avec la réservation que son frère venait faire aujourd'hui. Dix clients. Donc dix chambres de réservées. Dix de plus parmi toutes celles déjà réservées, car autant être honnête, le Palazzio Vesuvio tournait très bien, et ce n'était pas pour lui déplaire.

- Oui tu bosses bien !

Confirma-t-elle en riant, tout en servant une tasse de café à son frère et de remplir la sienne à nouveau. Rire qui s'amplifia par la suite.

- Un pourcentage, carrément ? Tu vas me coûter cher vu que tu viens caler tous tes clients chez moi depuis que je travaille ici !

La famille, ça travaillait toujours ensemble après tout ? Enfin, c'est ainsi que leurs parents les avait éduqué : à toujours être là les uns pour les autres et à travailler ensemble. Le sens de la famille. Mais aussi derrière, le nom des Grimaldi, qui doit rester irréprochable. Une famille qui doit se montrer unie même quand elle ne l'est pas sur tous les sujets. En tout cas, dix clients, Clelia ne disait pas non, et une fois la tasse donnée à Francesco, elle se tourna sur son bureau pour saisir un calepin rapidement et prendre en note les informations que lui donnait le brun. Bon du coup, ça ne serait pas dix chambres de réservées mais cinq, puisque c’étaient des couples qui venaient. Elle tenterait de leur donner les plus belles chambres possibles et encore libres. Et elle leur concocterait aussi un petit planning détente et visite histoire de les occuper puisque son frère lui demandait si gentiment. Elle hocha d'ailleurs la tête quand il lui demanda cela, sans l'interrompre, continuant d'écrire et à écouter la suite. Visiblement c'était un assez gros contrat juteux que son frère allait signer. Et elle était fière de lui. Comme toujours.

- Ok, je prends note de tout cela.

Lâcha-t-elle sobrement quand il eut fini, finissant d'écrire sur son calepin, avant de finalement relever la tête vers Cesco.

- Donc en gros, je leur trouve cinq magnifiques chambres, leur prépare de succulents petits-déjeuners comme de coutume, et je m'occupe d'occuper les dames tandis que tu signes des contrats toute la journée. Ca devrait le faire !

Elles allaient établir un petit planning aux oignons pour les clientes, comme elle le faisait souvent.

- Il faudra juste que tu m'envoies les infos que tu as sur celles-ci, et si c'est leur première visite de Naples pour que je puisse établir quelque chose d'original.

Encore du travail en plus, mais choyer ses clients étaient ce que Clelia aimait le plus dans son boulot. Après tout, la satisfaction de la clientèle c'était son but non ? Mais pour le moment, ce n’étaient pas des clients qui avaient besoin d'attention mais bien son frère. Elle n'avait rien dit depuis qu'il avait franchi la porte de son bureau, mais elle le connaissait par coeur, et Clelia voyait très bien que quelque chose n'allait pas, même s'il tentait de dissimuler ses tourments derrière ses sourires et un air enjoué, ou ravi. Et même la vaine tentative du Grimaldi lui jurant que tout allait bien ne fonctionna pas. Il fallait voir la mine plus que dubitative qu'arborait la jeune femme. Tout allait bien, mais oui bien sûr. Ce n'est pas elle qu'il allait rouler comme ça, et le brun l'avait compris puisqu'il finit par avouer presque aussi sec.

- Grillé depuis le moment que tu as franchi le pas de la porte de mon bureau. Ou quelques secondes après pour être honnête.

Il avait saisi l'image en tout cas.

- Donc non, je ne vais pas te croire si tu me dis que tu es venu uniquement pour ce juteux contrat. Sans parler du fait que tu aurais pu m'appeler pour faire la réservation et me parlait de tout ça, au lieu de traverser Naples à cette heure de la matinée, quittant ainsi ton bureau en pleine journée.

En plus conduire dans Naples était un véritable calvaire la journée, enfin pour la jeune femme. La nuit était plus calme vu que tout le monde dormait, ce qui rendait les rues agréables, bien tout le contraire de la journée où se côtoyaient travailleurs en tout genre, touristes et services publics, engorgeant les rues et donnant lieu à des fanfares de klaxon. Bref, son histoire ne tenait donc pas. Et comme elle aurait peut-être dû s'en douter, ou au moins y penser, la raison de la venue d'un Francesco contrarié était leur père. Et son idée de mariage arrangé.
Sur ce point, les enfants Grimaldi n'avaient pas de chance... Leurs parents tenaient à ce qu'ils soient en couple avec des personne respectable et de même niveau social qu'eux. Cle' en savait quelque chose puisqu'elle avait souffert à cause de ça il y a quelques années, et aujourd'hui, elle avait l'impression de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, attendant le jour où ses parents lui annonceraient ses fiançailles avec un homme qu'ils auraient choisi pour elle. Ce qu'ils avaient fait à Francesco il y a quelque temps maintenant, avec Marzia. Une situation dont il était difficile, voir presque impossible de s'en sortir pour la jeune femme. A moins de rompre avec sa famille....

- Je vois...

Murmura-t-elle simplement, son regard posé sur son frère. Leur père voulait bloquer la date du mariage. Ca l'étonnait d'ailleurs qu'il n'ait pas fait ça plus tôt car l'histoire de fiançailles entre Francesco et Marzia durait depuis un moment. Et comme les deux ne s'aimaient pas d'amour, ils n'avaient aucune envie de se passer la bague au doigt. Bague qui ici ressemblait plus à une corde autour du cou qu'autre chose. Bref, Francesco avait besoin d'aide, et c'est vers elle qu'il se tournait. Pourtant l'hôtelière n'avait pas de solution miracle à tout cela. Ou alors pas encore. En tout cas, elle réfléchit un petit moment avant de répondre.

- Dis lui merde, ça serait le plus simple.

Finit par dire Clelia avant de porter son café à ses lèvres, tout en souriant. Ok, elle avait tenté de détendre l'atmosphère, mais peut-être n'était-ce pas une bonne idée. En tout cas, ça la fit rire un instant, avant qu'elle ne se reprenne.

- Désolée, je n'ai pas pu m'empêcher. Mais comme tu disais ne pas pouvoir lui dire non, je te disais de lui dire merde. Après, je t'avoue que je n'ai pas de solution miracle à proposer. Personnellement je sens qu'il va bientôt m'arriver la même chose, alors pour le moment j'évite les parents au maximum...

Un mariage arrangé. Tout sauf ça... Clelia ne pouvait pas l'imaginer. Ni imaginer ce qu'elle pourrait faire d'ailleurs si ça lui arrivait...

- J'aimerai me dire que, si j'étais à ta place, je serai capable de dire non, d'être honnête avec moi-même et prête à tout recommencer de zéro au lieu de souffrir une vie de merde ou malheureuse. Mais comme tu dis, il a du pouvoir, et avec du pouvoir, on peut faire plein de choses, plus qu'une personne qui doit recommencer de zéro...

Pourrait-elle se rebeller ? Ou même Francesco ? Voilà bien une question qu'elle se posait. Il y a quelques années elle n'en avait pas été capable, et aujourd'hui, à trente ans, elle se retrouvait célibataire. Une vie qu'elle n'a pas vraiment voulu au final, mais qu'elle a accepté par refus de désobéissance envers ses parents. Et aujourd'hui Clelia n'était pas certaine que la prochaine fois elle écoute à nouveau ses parents. Enfin, elle verrait à ce moment là.

- Et Marzia, si elle est du même avis que toi, pourquoi elle ne dit rien . Si vous vous y mettez à deux, ça pourrait avoir un impact non ?

Il n'y a pas un dicton qui dit qu'à deux on est plus fort ? Ils pourraient se servir de ça, non ?
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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Dim 27 Sep 2020 - 10:55 )


Clélia & Francesco
Il lui en faut peu à ce instant pour faire sourire Francesco et le fait que sa petite sœur soit tombée la tête la première dans sa blague l'amuse. « C'est plaisant à chaque fois de te piéger. » Cela lui change aussi les idées et il en a grand besoin. Car il est tiraillé par les mots prononcés par son père et il est conscient qu'à un moment il ne pourra plus fuir cette horrible réalité. Son mariage, même si la belle choisie est une bonne amante, si elle a un physique plaisant, qu'il apprécie sa compagnie, il ne l'aime pas. Et là est le plus gros de son opposition à ce mariage calculé et mis en place pour une question d'héritage. Mais le PDG verra tout cela plus tard, là il veut penser à autre chose. Et puis il doit parler boulot avec Clelia. Sur le coup il prolonge l'instant, avoir sa sœur contre lui le réconforte intérieurement. Sa chaleur posée là comme un cadeau, lui fait du bien et il n'a pas besoin de plus pour se sentir un peu mieux. Même si c'est le gros bordel dans son fond intérieur. Et il se doute qu'il sera vite démasqué par la plus jeune, parce que même en cachant son ressenti, elle est experte et voit au delà de l'image qu'il montre. « En effet on devrait oublier un peu le boulot et plus penser à la famille. On est devenu des adultes trop occupés et on en oublie le principal. » Et en parlant à sa sœur, Francesco ne peut s'empêcher de penser à Tian et à la relation qu'il a bousillé en agissant comme un con avec Luca. Parfois quand il essaie de remettre en place les pièces du puzzle de sa vie, il se dit que jamais il ne pourra au final y arriver. Sauf s'il répare ce qu'il a abîmé. Mais il a la sensation de ne pas être doué pour ce genre de chose, la preuve son comportement face à Luca le jour où il est venu dans son bureau. Ou même face à Serena. A croire qu'il veut tout foutre en l'air pour se briser le cœur. Juste par qu'il n'est pas spécialement heureux. Parce qu'il accepte tous de ses parents sans oser se révolter. Il a essayé de le faire mais à vite jeter l'éponge. Il n'est qu'un gosse de riche qui saccage tout ce qui lui passe entre les mains et qui ne veut pas prendre le risque de perdre son statut. Comme a osé le faire son cousin Ignazio. Triste bilan d'une vie déjà foutue, alors qu'il n'en pas vécu la moitié. Mais il tirera un bilan de sa merdique existence plus tard. Là il est avec sa sœur. Et s'il pense trop, elle va le voir dans son regard.

Francesco une fois installé parle des futurs clients qu'il compte loger à l'hôtel. Il sait que Clelia sera parfaite et qu'elle l'épaulera pour distraire les dames pendant que le PDG signera des contrats juteux avec les messieurs. Il vient même la taquiner sur un pourcentage, après tout là il lui ramène dix personnes, c'est loin d'être négligeable. « Mais non voyons je ne serais pas trop gourmand promis. » Il lui sourit, elle sait qu'il plaisante. De toute manière il ne se voit pas amener ses clients ailleurs. D'abord parce qu'il est normal de faire bosser la famille. Et de deux parce qu'il sait que ses clients seront couvés et que tout sera parfait. Sa sœur veille et se débrouille comme une chef, il ne pourrait pas demander ce qu'il lui demande à une autre personne. Car en plus de les loger, elle assure un service impeccable et un suivi pour que le séjour soit toujours au top. Clelia est parfaite dans son métier, et il est fier de ce qu'elle est devenue, même s'il ne lui dit pas toujours. Mais en a t-il besoin ? Vu comment il lui montre en lui faisant entièrement confiance. Le PDG la regarde noter tout en savourant le café qu'elle lui a servi. Elle revoit tous les points pour s'assurer de n'avoir rien oublié. « Oui tu es parfaite. Et je te fais passer toutes les infos par mail le plus rapidement possible. A part que tu ne préfères que je te les porte en main propre. On pourra voir pour manger un bout ensemble ce jour là. Je pourrais même t'enlever à ton hôtel quelques heures. » Un moment entre frère et sœur, il en aurait bien besoin, et loin de leur univers professionnel. Parce que ces moments là entre frère et sœur lui manque, leur aînée est toujours en vadrouille, et personne ne sait quand elle rentrera à Naples et avec Tian et bien c'est très compliqué pour que Francesco puisse obtenir un peu de son temps. Mais bon il n'a que ce qu'il a cherché.

Le moment professionnel passé, Clelia fait tomber les masques. Francesco a quelque chose sur le cœur et même si à la base il a une bonne raison d'être là, ce n'est pas la principale. Et la belle l'a grillé à peine il est entré dans son bureau. Il est doué pour planquer ses émotions. Non c'est juste que sa frangine le connaît par cœur. Et il dévoile ce qu'il a poussé à venir chercher un peu d'oxygène en ces lieux. Il sait qu'elle a vécu elle aussi l'assaut de leurs parents. Elle en a souffert et en souffre sûrement encore. Et pour le moment elle vit seule, alors qu'un homme a fait battre son cœur. Parfois le nom de Grimaldi pèse lourd. Remarque s'il avait accepté sa paternité avec Serena, il serait peut être en couple et heureux. Alors que là il est dans une situation déprimante et qu'en plus il a perdu ses meilleurs amis, ses frères de cœur. Seul Aaron ne lui a jamais tourné le dos, lui disant que Serena l'avait cherché et qu'elle récoltait ce qu'elle avait semé. Et même si cette vision a toujours plu à Francesco il se rend compte qu'il n'a pas été non plus très net dans sa façon de faire. « Lui dire merde. » Il manque de s' étouffer avec sa salive. « Tu veux ma mort. Tu sais ce qu'il fera si je dis non. Il prendra tout même ce que j'ai construit parce que père a su mettre son nom partout dans ma société et si je merde et bien il me vire. » Et même si encore il a en tête les paroles de leur cousin et bien il n'est pas prendre un tel risque. Et Clelia reconnaît qu'au final elle n'est pas loin de subir la même chose. « On devrait s'allier tous les deux contre eux. Si on faisait bloc en leurs tenant le même discours ils ouvriraient peut être les yeux. On peut si on se marie avec une personne qui n'est pas aussi riche que nous protéger notre héritage. Il suffirait juste de faire les bons contrats. Et question contrat je m'y connais. Mais même si on vient avec toutes les cartes en main, je ne sais même pas s'ils nous écouteraient. » Il soupire déprimé. « Vu que ce système a réussi pour eux, ils s'imaginent que ça peut marcher pour nous. Putain parfois je voudrais bien être l'enfant d'un moins que rien. » Et pourtant son luxe il l'aime Francesco, la preuve il a du mal à envoyer tout valser, juste pour te sentir libre de ses décisions. « Je pense que Marzia, flippe comme moi d'envoyer bouler ses parents. Et pourtant c'est une rebelle la demoiselle. Peut être qu'on aura envie de vraiment les envoyer chier le jour ou nos cœurs trouveront la personne adéquate. » Il sait qu'il se ment à lui même en disant cela, car s'il est honnête il l'a trouvé la belle qui met son cœur dans tous ses états. Même si avec elle il a agi comme le premier des connards. Comme il sait que sa sœur avait l'homme de sa vie a porté. Mais l'un comme l'autre ont fait profil bas. Bon le PDG a fait pire en se tirant comme un malpropre. Après avec sa fiancée il aborde peu le sujet, quand ils se voient ils parlent peu et pensent plus au sexe, seule chose qu'ils partagent vraiment et en plus avec beaucoup d'intérêt. « Faudrait qu'on s'organise un truc tous les trois et qu'on discute d'un plan. Faut juste que j'accepte de tout perdre et toi aussi mais est ce qu'on est prêt à un tel sacrifice ? » Il regarde sa sœur cherchant des réponses, mais elle ne semble pas en avoir elle non plus.

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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Dim 18 Oct 2020 - 12:22 )


Clélia & Francesco
« C'est plaisant à chaque fois de te piéger. » Cette petite phrase prononcée par Francesco fait doucement sourire la jeune femme. Que pouvait-elle bien répondre à ça ? A chaque fois, elle courrait quand il la piégeait, et cela n'était visiblement pas prêt de changer. Ca amusait son aîné, c'était déjà ça. La brune, elle, espérait un jour ne plus foncer tête baissée dans les pièges du jeune homme. Un jour.

- C'est moins plaisant par contre de foncer à chaque fois tête baissée dans tes pièges, crois-moi. J'ai beau te connaître, et savoir ce qui m'attend, je me fais toujours avoir.

Elle dit cela avec le sourire, dévisageant doucement son frère, dont elle voit l'air miné. Quelque chose le tracassait, elle le connaissait trop bien pour ne pas le voir, mais pour autant, elle n'allait rien dire pour le moment. Elle allait attendre de voir si Cesco allait cracher le morceau de lui-même, ou bien elle lui tirerait les vers du nez un peu plus tard. Pour l'instant, elle laisse la conversation se faire toute seule, les deux Grimaldi parlant boulot, mais aussi famille. Des adultes trop occupés. Oui, c'était exactement ce qu'ils étaient devenus. Bon, pour l'indo-pakistanaise elle s'était plongée corps et âme dans son travail, pour oublier son coeur brisé il y a quelques années. Et depuis, rien n'avait changé. Elle faisait passer son boulot avant sa propre vie privée, ce que sa mère n'hésitait jamais à lui faire remarquer lorsqu'elle se voyait, car pour elle, une trentenaire comme Clelia devrait être mariée et mère d'au moins un enfant, si ce n'est deux. Mais la jeune femme n'avait aucune envie de se marier pour le moment. Sûrement parce qu'elle n'avait pas trouvé l'homme qu'il lui fallait. Ou plutôt, elle l'avait trouvé à une époque, mais l'avait abandonné pour ses chers parents, se faisant plus de mal qu'autre chose. Et le travail était devenu son remède pour ne plus y penser, au point de parfois en délaisser sa famille oui. Inconsciemment.

- Il faudrait qu'on s'oblige à se voir toutes les semaines entre frères et soeurs, ainsi on n'oublierait pas la famille.

Lâcha-t-elle doucement après quelques instants de réflexion. Un rendez-vous hebdomadaire, qu'ils s'obligeraient à honorer tous les quatre, et qui leur permettrait de ne plus oublier le principal: leur fratrie, remplie d'amour et de bonheur, et ce, depuis toujours. Et bien sûr, d'éviter les parents pendant ces moments entre eux. Pas plus mal non ? Enfin, c'est ainsi que Clelia le percevait en faisant sa proposition. Et pour elle, pour la Grimaldi, ça lui permettrait de sortir la tête de son hôtel plus souvent, de penser à autre chose.

Café à la main, calée contre son bureau, Clelia prêta attention à Cesco qui commençait à lui parler buisiness. Son aîné avait pour elle un groupe de clients. De bons clients: des riches qui dépensaient sans vraiment compter, notamment dans les soins proposés par l'hôtel. Bref, en sommes, des clients plus que bon pour les affaires, et Cle n'allait pas les laisser passer. Et bien entendu, elle organiserait des occupations pour les dames de ces messieurs, comme déjà fait par le passé.

- Tu es déjà gourmand, tu sais !

Répond-t-elle en souriant, au sujet du pourcentage, plaisantant avec lui. Et tout en parlant, elle saisit un des calepins qui traînaient sur son bureau pour griffonner sur celui-ci les informations qui lui seraient nécessaires. Elle allait avoir de quoi cogiter durant quelques heures pour tout leur préparer. Mais elle recevrait les clients de son frère comme des rois, comme tous ses clients, ce qui faisait sa renommée.

- Parfait ! Et je suis pour que tu m'apportes toutes les infos toi-même, le tout suivi d'un restaurant entre frère et soeur oui, comme tu dis, ça me sortira de mon hôtel plus que luxueux pour quelques heures !

Un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres, tandis qu'elle ponctue ses mots d'un petit clin d'oeil. Quelques heures avec son frère, elle n'allait pas dire non à cela. De toute façon, elle ne disait jamais non à un moment avec les siens. Surtout quand ils avaient besoin d'eux. Et là, clairement, Francesco avait besoin d'elle, ou surtout, besoin de parler. Clelia le voyait parfaitement, et ce, depuis qu'il était entré dans son bureau. Quelque chose n'allait pas, mais elle n'avait rien dit jusqu'alors. Le moment professionnel terminé, les infos notées, l'indo-pakistanaise pouvait se permettre de faire tomber les masques, et de demander à son frère ce qui n'allait pas. Et qu'il ne tente pas de lui mentir, elle le verrait. Elle le connaissait trop bien. Et surtout: elle ne lâcherait rien.
Leur père et ce mariage arrangé. Voilà ce qui tracassait Francesco, et Clelia comprenait très bien pourquoi. L'assaut parentale concernant leurs fréquentations, leur vie privée, elle ne connaissait malheureusement que trop bien cela. Et encore, à ses yeux, les assauts d'aujourd'hui, sur le fait qu'elle était encore célibataire, et qu'elle finirait sûrement vieille fille si elle écoutait sa mère, n'était pas le plus blessant pour la jeune femme. Non, le plus blessant restait certainement l'enfer qu'ils avaient pu lui faire vivre à une époque où elle fréquentait l'homme qu'elle aimait. Pas assez bien pour eux, pas assez riche, pas assez Grimaldi. Bref, une histoire du passé à laquelle elle ne préférait pas penser car ça lui faisait plus de mal qu'autre chose. Encore aujourd'hui. En tout cas, pour la brune, la réponse adéquate pour leur père est de lui dire merde. Réponse qui visiblement surprend et manque d'étouffer Cesco, car oui, elle est audacieuse cette réponse. Mais ça ne ferait pas de mal à leur paternel d'entendre ses enfants lui dire merde une bonne fois pour toute, des enfants qui tentent de lui faire comprendre que leurs codes moraux et de manière d'être, ça suffisait. On était plus au XIXe siècle après tout. Et ça devenait un poids lourd à porter pour des jeunes gens comme eux, enfin surtout pour Clelia visiblement.

- Ta mort non, juste ton bonheur. Et tu présumes qu'il ferait ceci ou cela, sans vraiment savoir dans le fond s'il le ferait vraiment. Il a peut-être besoin d'entendre des gens lui dire non ou merde, tu sais.

Ceci dit, elle comprenait les craintes de son aîné, car ses parents pouvaient faire de même avec son hôtel. Mais dans le fond, recommencer de zéro, elle n'avait pas vraiment peur de cela. Elle ne voyait pas cela comme une terrible épreuve, surtout si ça la libérait d'un carcan qu'elle ne supportait plus depuis un moment maintenant, ou de moins en moins chaque jour.
La suite des paroles de son frère la fit doucement sourire, quelques instants. S'allier tous les deux, contre leurs parents. Il est vrai qu'à deux, on est plus fort. En tout cas, elle souriait, amusée, car visiblement, Francesco avait déjà longuement réfléchi à la question vu ce qu'il lui sortit sur les contrats de mariage. Mais pour le coup, même ça elle n'était pas sûre que ça irait à leurs parents.

- Eux, écouter ? Tu sais, ce n’est pas une question de contrats ou autre, c'est surtout une question de noms, d'argent et de réputation qui leur tient à coeur. Pourquoi crois-tu qu'ils n'ont jamais accepté Lissandro ? Juste parce qu'il venait du bas de la couche sociale à leurs yeux.

Oui, pour le coup, le coup des contrats de mariage, pour elle, ça ne fonctionnerait pas. Tout comme l'argument "vous ne voulez pas notre bonheur?". Puisqu'elle l'avait sorti il y a quelques années déjà, et la réponse n'avait pas été celle qu'elle espérait. Bien au contraire.

- Je te rassure, parfois aussi j'aimerai ne pas être l'enfant d'un politicien à succès comme lui. Et j'aimerai aussi qu'ils comprennent que les mariages arrangés c'est arriéré et que ça ne fonctionne pas, mais ils sont dans leur monde, et de toute façon, ils ne voient les choses qu'à travers l'argent et la réputation.

Pour ça, notamment, que son père veillait au grain sur la société de Clelia. Un peu trop même à son goût, mais il ne voulait pas que quoique ce soit arrive à l'hôtel et n'entache le nom des Grimaldi, qui forcément l'impacterai. Mais elle laissa cela divaguer dans son esprit pour se reconcentrer sur le fond de la conversation, qui était le mariage non désiré de Francesco et sa chère fiancée.

- Si aucun de vous deux ne veut de ce mariage, alliez-vous, préparez les choses correctement, et dites merde à vos parents ensembles. Et je pourrai même vous soutenir, être là, quitte à moi aussi dire merde.

Peut-être que c'est ce qui la libérerait du poids qu'elle avait l'impression d'avoir sur les épaules depuis des années maintenant, elle qui aimait la liberté, les voyages, être elle-même, faire ce qu'elle veut. Alors, forcément, la proposition de Francesco la fait sourire. Était-elle prête à tout perdre ? A vrai dire, elle avait à ses yeux déjà perdu beaucoup, notamment le plus important, donc un peu plus, ça ne lui ferait plus rien. Sans compter que niveau boulot, sa réputation était faite, elle retrouverait bien un poste si on lui prenait son hôtel. Elle survivrait bien à ça, enfin elle l'espérait.

- On peut se retrouver pour parler de tout ça, oui. On peut toujours parler, c’est pas un soucis ça. Quant à savoir si je suis prête à perdre mon hôtel, je ne vais pas mentir, ça serait un choc terrible, mais j'ai déjà perdu pire par le passé, et je me suis relevée. Alors je me relèverai.

Ne pas voir le verre à moitié vide, mais plutôt à moitié plein. Voilà qui était mieux non? Quant à savoir si elle s'était vraiment relevée de ce qu'elle avait déjà perdu, elle n'en savait rien.

- C'est plutôt à vous de savoir si vous êtes prêts à affronter vos parents pour leur dire que non, ça ne fonctionnera pas entre vous.
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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Jeu 22 Oct 2020 - 16:22 )


Clélia & Francesco
Cela met du baume au cœur de Francesco de voir que Clélia tombe dans ses pièges. Au moins elle n'a pas changé son comportement avec lui. Elle lui fait bien la leçon de temps à autre. Mais elle n'a pas été aussi radicale que Tian. Il ne l'aurait pas supporté de les voir tous les deux se fermer à lui. Alors il peut se détendre un peu. Souffler aussi. Oublier son début de matinée. Passe pas à autre chose parce que ce putain de mariage à un moment donné faudra ou l'accepter ou le faire capoter. Mais il respire. « Mais avoue que tu aimes ça. Et ça finirait par te manquer si je m'abstenais. » A cet instant sa sœur lui apporte une bouffée d'oxygène et il retarde le moment ou viendra dans la conversation la réelle raison de sa présence. Car il sait qu'elle doit se douter que ce n'est pas juste une super réservation qu'il l'a fait débarquer dans son bureau. Que sa venue cache quelque chose, un sujet qui le saoule. Il y viendra ou se fera tirer les vers du nez. Mais avant il met la discussion professionnelle en avant. Autant y aller par étape. Et puis cela rallonge le temps de la rencontre, avec leur boulot ils sont tellement occupés qu'ils en oublient l'essentiel. La famille. « Oui on devrait s'organiser un truc ensemble une fois par semaine. Genre bowling, ciné, musée ou autre. Reste à savoir si Tian serait partant. » Grosse question, le petit dernier jouant avec le PDG les fantômes depuis sa trahison au prés de Luca. Ils mettent au point les divers détails, bien sur il taquine sa frangine. Mais rien de sérieux. Il sait qu'elle sera parfaite sur toute la ligne. « Je ne demande que des miettes voyons. » Et il se met à rire plus détendu qu'à son arrivé, il savoure le café préparé. Il profite de cette parenthèse avant que la discussion prenne une tournure qui pèsera. Il aimerait pouvoir se détacher de ce fait, envoyer tout valser. Mais il n'en a pas le courage. Peut être qu'après cet échange il le trouvera. « Ok parfait on fait comme ça. Un déjeuner d'affaire avec petit plus familial. » Au moins pour ce déjeuner là il n'aura pas besoin d'avoir la cravate serrée.

Francesco a présent ne peut plus se dérober et il se met à expliquer ce qui l'agace au plus au point. Ce qu'il a par son comportement de gamin cherché. Après tout s'il avait officialisé sa relation avec Serena, il aurait la bague au doigt à présent et un enfant. Son père ne l'embêterait plus avec un mariage bidon plus pour le fric que pour l'amour. Mais il l'a joué solo et a préféré se tirer face aux responsabilités qu'il aurait du assumer. Il ne sait même pas encore aujourd'hui pourquoi il a agi ainsi. Peut être avait-il eu honte ? Pas de Serena mais de ce qu'il avait fait. Même si là il a mis aussi la brune dans la merde en lui laissant un gosse dans le ventre. Mais elle aurait pu avorter et elle ne l'a pas fait. De son côté il n'a jamais dit à personne pour la grossesse et ne compte pas non plus en parler pour le moment. De toute façon Serena ne le voudrait pas. Elle ne va pas le laisser se vanter d'une paternité qu'il a jadis refusé. Il s'est foutu dans un vrai merdier au final. Il aurait pu avoir une vie tranquille, faire ce qu'il voulait, avoir la femme qu'il voulait. Mais il a fait du grand n'importe quoi. Et le voilà prêt à se balancer au bout d'un corde, celle de l'union sacré et sans appel d'un mariage forcé. Quel gâchis. Et pour pas grand chose. Parce que s'il avait rué dans les brancards quand Luca le soutenait et le poussait il n'en serait pas là. Enfin tout ça pour dire que son père serait capable de le déshériter et de le buter s'il jouait au con. Quoi que c'est un rôle qu'il sait tenir à merveille. « Mon bonheur il s'en tape Clélia. Il ne pense qu'à son fric. Et puis désobéir à un de ses ordres. Tu imagines comment il le prendrait. » Les enfants Grimaldi n'ont pas été malheureux, ils n'ont manqué de rien. Mais ils ont été élevés à la sévère et dans la droiture. Jamais un mot plus haut que l'autre. Jamais un regard de défi. Papa Grimaldi a veillé qu'ils rentrent tous dans le moule. Sauf l'aînée qui a su voler de ses propres ailes.

« C'est un combat perdu d'avance. Ou j'accepte et je ferme ma gueule ou je peux dire adieu à ma boite et à tous mes privilèges. Remarque je pourrais faire ce que j'ai envie. Je ne vois pas de solution pour m'en sortir. Et il m'accepteront personne qui vient du bas de l'échelle. Je me moque de ne pas avoir de fric je veux juste qu'il me laisse mon entreprise. C'est moi qui me suis battu pour les contrats moi qui me bats tous les jours pour trouver des clients et des objets exceptionnels. J'estime que j'ai le droit de la garder. » Même si Francesco se dit qu'il a tous les contacts et qu'il pourrait remonter, une fois les fonds trouvés une autre société. Mais il sait le boulot et le temps que ça a pris pour créer EximPort. « Au final on est des gosses à plaindre. Tu crois qu'ils feront chier Tian aussi pour ça, après tout il a 27 ans c'est un homme en âge de se marier. » Vu le caractère du bébé de la famille Grimaldi, les parents vont avoir du fil à retordre. Tant bien il sera plus mordant que son frère et sa sœur aînés. « Être gosse de riche ce n'est pas si cool que ça. » Les avantages des années passées se payaient chers sur le coup. Mais il est vrai qu'il n'était pas seul dans cette galère vu que la belle qu'il devait épouser n'était pas non plus partante. Même s'ils s'appréciaient sur le plan charnel, ils n'avaient ni l'un ni l'autre envie de passer leur vie ensemble. « Oui cela peut marcher si on balance en même temps qu'on est contre cette union. De toute façon si on refuse, ils ne pourront pas nous obliger. Faudra juste que l'on soit prêt à en payer les conséquences et toi aussi si tu te joins à nous. Cela risque de faire mal Clélia. » Le souci c'est que les enfants Grimaldi ignorent jusqu'où leurs parents seraient capable d'aller s'ils se rebellaient. « De toute façon je ne vais pas aller les voir demain et leurs dire. Non faut qu'on voit tout cela ensemble. Au pire que l'on voit un homme de loi avec les contrats de nos sociétés respectives, il y aura peut être une faille qui nous évitera de tout perdre. Et je comprends. Quand on bosse dur, qu'on voit le résultat on est pas prêt à tout lâcher aussi facilement. Et puis merde qu'est ce que ça fait qui on épouse. Du moment qu'on leurs fait des petits enfants. Et puis un contrat de mariage cela existe s'ils veulent mettre leur fric à l'abri. » Parce que c'était surtout ça et puis le nom aussi qu'ils ne voulaient pas voir accolé à n'importe qui. La réputation passant avant tout le reste même l'amour de leurs gamins. Francesco passe sa main dans ses cheveux toute cette histoire le rend fébrile. Il aimerait n'avoir plus ce problème en tête. Il a des trucs bien plus sérieux à régler et à gérer. « Oui je vais en parler calmement avec ma future et voir ce qu'elle en pense. Comment on peut gérer. Au pire on se fera un dîner tous les trois pour en parler. Je pense aussi qu'il faut voir un avocat, mais si on contacte un de Naples ils vont le savoir. Je vais voir avec mes clients américain ou français. Les lois ne sont pas partout les mêmes, mais il doit bien y avoir des points communs au niveau de nos droits. Histoire qu'on est tout en main quand on va les voir. Je ne veux pas qu'ils profitent d'une faille pour nous en faire baver. » Francesco est déjà à leurs bottes sur certains points. Et puis il ne veut pas prendre de risque pour Clélia, surtout si elle se joint à eux. Il a fait du mal à Tian, il ne veut pas faire du mal à sa petite sœur. Alors pas la peine de se précipiter et il n'est pas à un jour prêt.  

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Sujet: Re: Douleurs muettes. / Clélia ( le Jeu 22 Oct 2020 - 22:47 )


Clélia & Francesco
S'organiser quelque chose entre frères et soeur une fois par semaine. Voilà une idée qui plaisait et qui rendit Clelia pensive pendant quelques instants, réfléchissant à cette histoire avec Tian, car elle savait qu'entre les frères, ce n'était pas au beau fixe depuis un moment, ce dont elle ne se mêlait pas. Ce n'était pas à elle de poser les questions, mais à eux de venir lui parler. Elle avait toujours été ainsi la Grimaldi, et elle n'allait pas changer, même si dans le fond, la curiosité la dévorait, elle ne dirait pas le contraire.

- J'aime l'idée d'une sortie ensemble une fois par semaine, et puis, tu me connais pour l'activité, je ne suis pas difficile. Je demande juste qu'on se fasse au moins un spa, une fois !

Les spas, elle adorait ça, et ce n'était pas un secret. Se faire chouchouter pour quelques heures, un vrai bonheur. L'idée lui plaisait sincèrement, et elle s'imaginait déjà en train de se faire masser. Ou même au cinéma avec son frère ou au musée. Un moment parfait, hors de son temps quotidien, et qui lui ferait un bien fou. Mais déjà, il était temps de revenir à la réalité, et au travail.
Clelia ria doucement en échangeant avec son frère, tout en prenant les notes nécessaires pour ses futurs clients, dont elle s'occuperait comme des rois. Et s'ils signaient un gros contrat à Francesco, elle prendrait encore plus soin d'eux, quitte à faire une réduction sur leur séjour. Business is business après tout.

- Un déjeuner d'affaire, les grands mots, on reconnaît bien le PDG en toi ! Un déjeuner tout, entre frère et soeur, c'est parfait aussi. Et ça nous permettra de ne pas parler que des clients, mais aussi de nous.

Sourit-elle doucement. Oui, malgré le luxe dans lequel elle avait grandi, les conventions qui allaient avec, la jeune femme aimait les choses simples aussi, et détendue. Comme un resto avec son frère.

La conversation prit doucement un ton plus sérieux, plus grave même, car Cle' n'était pas dupe, et elle voyait que quelque chose tracassait son frère. Mais elle ne s'était pas attendue à ce que ce soit si grave, si sérieux. Mais elle ne se déroba, surtout qu'elle éprouvait la même chose sur le sujet, ou presque, alors elle entra dans la conversation, sans hésiter une seule seconde.
« Mon bonheur il s'en tape Clélia. » A ces mots, un triste sourire s'étira sur les lèvres de Clelia. Une bien triste constatation que son frère lui faisait. Une constatation qu'elle avait faite, pour sa part, il y a des années maintenant, quand elle avait été obligée de quitter l'homme qu'elle aimait pour plaire à ses parents qui désapprouvaient cette relation. Pour des questions d'argent principalement, bien entendu. Une époque où elle avait manqué de force pour les affronter. En tout cas, ce que Francesco constatait ce jour-là, elle le savait depuis malheureusement bien longtemps: leurs parents, contrairement à ce qu'ils pouvaient clamer haut et fort, ne souhaitaient pas vraiment le bonheur de leurs enfants. Ou alors un bonheur qui leur serait profitable à eux. Etrange conception que de l'amour filiale que la leur, et pourtant, Dieu sait à quel point la jeune femme aime ses parents, malgré tout ça, même si elle n'arrive pas à tout leur pardonner... Parfois elle se disait qu'elle aurait dû faire comme son aînée, et voler de ses propres ailes, mais elle était bien trop proche et accroché aux siens pour cela.

- Je sais qu'ils se fichent de notre bonheur, je ne le sais que très bien, là-dessus tu peux me croire...

Murmura-t-elle doucement, avant de secouer la tête et de reprendre:

- Quant à papa, c'est sûr qu'il le prendrait mal qu'on lui désobéisse, ça ne lui arrive que rarement, tout comme maman qui prend mal tout ce qui ne va pas dans son sens à elle.

Lâcha-t-elle d'un air désabusé, en haussant les épaules. Combien de fois quand elle était enfant, puis adolescente, sa mère s'était énervée à cause d'une tenue ? Parce que Clelia avait osé mettre autre chose que ce que sa mère avait prévu ? Et ce n'était pas les seules fois où sa mère s'était emportée car ça n'allait pas comme elle voulait. Alors si Francesco venait à rompre leur mariage, ou elle à leur dire merde, elle ne préférait pas imaginer la colère qu'elle pourrait avoir. Colère qui ne changerait rien aux sentiments de la brune pour ses parents ceci dit.

- S'avouer vaincu avant même de mener le combat... C'est sûr que là, ils ont gagné. Quant à nos privilèges, à notre argent que je ne suis pas certaine qu'ils puissent toucher car ils sont sur nos comptes, peut-être que vivre sans tout ce qu'ils impliquent serait comme une libération ? Je me suis déjà posée cette question tu sais.

Dit-elle pensivement, s'arrêtant un court instant, perdue dans ses pensées.

- Bon pour l'entreprise, je te comprends parfaitement ceci dit, ça serait un déchirement de perdre mon hôtel, tout ça parce qu'ils ont réussi à placer leurs pions pour nous aider à réussir.

Ils avaient très bien joué même, mais à la rigueur, Clelia se sentait prête à recommencer de zéro au besoin. Ses compétences étaient connues dans son milieu, et ce n'est pas son père qui pourrait réduire ça à néant. Elle trouverait bien un poste ailleurs en Italie, si Naples c'était mort pour elle, ou même à l'international. Elle aimait voyager, alors vivre ailleurs ne serait pas un souci pour elle. Ses frères lui manqueraient énormément ceci dit, chose à laquelle elle n'avait pas pensé jusqu'à ce moment précis.

- Oui, on est à plaindre sur ce plan là. Et malheureusement, je crois que oui, Tian va y passer. Tout comme moi. Si tu crois que je n'ai pas compris leurs allusions au fait que je sois encore seule et célibataire est un drame, tu te trompes frangin. L'homme parfait pour eux, ils vont certainement ne pas tarder à me le présenter, je le sais, je le sens...

Pourtant, s'ils n'avaient pas été trop tatillon, aujourd'hui elle serait peut-être mariée et mère de famille.
Laissant cette pensée traverser son esprit et partir aussi vite qu'elle était arrivée, Cle' se reconcentra sur son frère, buvant une gorgée de son café, laissant le liquide chaud se répandre en elle et lui donner un peu de joie dans cette discussion bien sérieuse et compliqué. Il n’en fallait pas dire le contraire. En tout cas, l'indo-pakistanaise tenta de conseiller son frère du mieux qu'elle pouvait, et si elle n'était pas persuadée d'avoir les meilleurs arguments, visiblement ceux-ci étaient loin d'être idiot, de quoi la faire sourire un court instant, tout en écoutant son aîné qui avait repris la parole, confiant que ça risquait de faire mal si Marzia et lui se mettaient à tout balancer à leurs parents respectifs. Oh oui, ça risquait de faire mal, mais contre un peu de bonheur, était-ce si grave ? Voilà la question qu'elle se posait. En tout cas, 'Cesco avait visiblement longuement réfléchi à la question, puisqu'il se mit à parler d'avocats et compagnie.

- En tout cas, même si ça sera dur, même si ça risque de faire du mal, c'est quand même une idée que tu as depuis longtemps en tête visiblement, vu que tu parles de contacter des avocats. Tu sais que je n'en étais même pas arrivé là de mon côté ? Mais sinon je suis d'accord avec toi, les contrats de mariage ça existe, sauf que pour eux, ce n'est pas le plus important: le plus important c'est la réputation, le rang. J'ai déjà eu droit à un laïus à ce sujet y a quelques années, si jamais tu veux que je te le fasse, n'hésite pas, il est gravé là-dedans !

Et tout en parlant, elle tapota de son index le sommet de son crâne, accompagnant ainsi ses paroles par les gestes. Oui, elle avait le discours en tête, avec tout un blabla sur l'importance de leur nom dans la société italienne, et blablablabla... Bref des mots pour justifier un comportement injustifiable. Pourtant, elle s'était laissée amadouer comme une idiote.

- Par contre, j'avoue que j'aimerai bien avoir des neveux ou des nièces à gâter, si jamais les parents disent qu'ils ne veulent pas de petits enfants, que ce n'est pas leur priorité. Pour moi si !

Ajouta-t-elle sur le ton de l'humour de cette fois, en hochant la tête. Une chose est sûre : elle serait une vraie tata gâteau. En tout cas, elle espère que ce petit aparté détendra son frère qu'elle sent et voit tendu, et elle n'aime pas ça. Il devrait faire du yoga pour gérer tout ça, comme elle en faisait. Ca lui procurait un bien phénoménal.

- Je suis partante pour le dîner, mais aussi pour vous aider. Et pour un avocat, tente un avocat de Rome, je pense que ça ne va pas revenir aux oreilles des parents, ils ne sont pas Dieu non plus, ils ne savent pas tout. Même s'ils aiment nous faire croire le contraire. En tout cas, on le sait par avance Francesco, faille ou pas, ils risquent de nous en faire baver. Sauf s'ils voient deux enfants se rebeller, peut-être peut-on espérer un déclic ?

Elle n'était pas très convaincue par ce qu'elle venait de dire, et ça s'entendait dans sa voix, si bien que la brune lâcha un soupir avant de se passer une main sur le visage, gardant le silence quelques secondes.

- Décidément, on se complique la vie, et on se fait des noeuds au cerveau pour pas grand chose... Ce que j'aimerai une vie simple et remplie d'amour, comme dans les films à l'eau de rose que je regarde pour me détendre. Ou alors des vacances. Partir en vacances pendant quelques semaines, loin, à l'autre bout du monde, seule et sans réseaux sociaux. Dans un ashram en Inde tiens, et tu m'accompagnerais. Marzia aussi si elle veut. En tout cas, ça te fera un bien fou grand frère. Et ça nous permettrai de nous recentrer face à cette situation qui nous pèse visiblement.

De mettre au clair leurs pensées. Elle avait déjà fait ça après sa rupture avec Lissandro, partir deux mois dans un ashram, sans donner de nouvelles, disant juste qu'elle avait besoin d'une pause et de temps pour elle.

- Et notre soeur, tu penses qu'elle pourrait nous aider ?

Demanda-t-elle au bout de quelques secondes, l'idée lui traversant soudainement l'esprit. Un soutien supplémentaire, ça ne pouvait pas faire de mal ? Pour Tian, la brune ne voulait pas impliquer son petit frère là-dedans, elle voulait le préserver, comme toute grande soeur qui se respecte.
vmicorum.




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