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- Méfiance. ft Sasha (Eros) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Méfiance. ft Sasha (Eros) ( le Dim 30 Aoû 2020 - 17:02 )

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Le Ruby est encore plus devenu ton antre. L'endroit où tu passes boire un verre, cherchant désespérément du regard ce putain de connard qui ose se faire appeler Monsieur. Pour toi il n'a rien d'un homme, il n'est qu'une bête sanguinaire qui suce la moelle et le sang des pauvres victimes qui tombent sous sa coupe. Et quand quelqu'un le gêne et bien il le fait brûler vif. Comme il l'a fait par le passé avec ta femme et ton gosse. Juste pour te briser. Pour te faire comprendre que tu n'aurais pas du toucher à son petit frère. Et depuis tu le traques avec la rage au ventre. Tellement de rage que parfois tu te fais honte. Que parfois tu as juste envie que tout cesse et que la paix enfin te caresse. C'est un peu ce qui s'est passé ce fameux soir ou ta route à croiser celle de la belle Misako. Tu étais prêt à te jeter dans le vide. A laisser ta carcasse s'écraser sur les rochers que les vagues couvraient et découvraient. Même tes pensées pour Wayland n'avaient pas, sur l'instant, pu retenir cette envie vorace de mort. Retrouver les êtres que tu as le plus chéri et tout oublier. Tant pis pour ta promesse. Mais la demoiselle t'avait ouvert les yeux et c'est le cœur en panique que tu étais rentré chez toi. Retrouvant un gamin déchiré en ayant pris connaissance de ce que tu comptais faire. Cette soirée tu l'as analysé plusieurs fois depuis. Tu as revu les détails en long, en large et en travers. Cette cicatrice sur son bras qui t'a fait vriller. Toutes les petites choses qui c'étaient accumulées lors de vos rencontres. Pourtant le gosse a tout démonté pièce par pièce te faisant comprendre que tes idées étaient folles. Que Kewan était mort et enterré et que lui il ne serait jamais ce fils que tu espères encore voir, toucher, serrer contre toi.

Enfin tu te fais une raison pour le moment et pour ne pas déstabiliser Wayland, tu as rangé la boite en la fermant et en lui filant la clé. Bon tu peux faire sauter le cadenas à la moindre occasion, mais tu t'en es abstenu. Par contre tu veilles sur le gosse comme un surveille le lait sur le feu. Tu le suis même de loin quand il sort tard du Ruby. Tu essaies de lui donner un max d'heure en ta compagnie, pour qu'il évite les clients chelous et vicieux. Mais là tu ne l'as pas vu sortir de deux jours alors tu t'inquiètes et tu te décides d'aller faire un tour dans le repère du démon. Dans le domaine du diable. Va savoir ce que Monsieur aurait pu faire à Wayland s'il savait que votre complicité fait de l'ombre à son pouvoir empoisonné. Vêtu d'un jean et d'une chemise, blouson en cuir à la main tu passes la porte. Tu as laissé ton revolver dans ta voiture, enfermé dans un coffre sous le tapis de la place passager. Tu entres sourire aux lèvres et naturellement tu cherches le métis. Il y a pas mal de monde. Des grosses têtes de Naples. Est ce qu'au moins ils savent ce qui se passent derrière les murs luxueux de cet endroit maudit ? Savent-ils que le sang et la drogue coule comme le champagne coule dans leurs verres quand on pousse plus loin dans la beauté de ce lieu ? Certains doivent ne voir que l'enchantement qui en découle. Les belles filles. Les beaux garçons. Tous prêt à ouvrir les cuisses pour satisfaire le bon vouloir du client qui paie. Cela t’écœure et tu foutrais le feu à cet univers ou les vices se mêlent sans modération.

Tu t'installes au bar et tu commandes un whisky ton regard balayant la salle. Tu remarques Olivia en plein boulot. Red est également bien occupée par les nouveaux employés. Mais pas de Wayland à l'horizon. Tu attires l'attention du barman même s'il a déjà posé ta commande et que tu l'as déjà payé. « Pardon Wayland ne bosse pas ce soir ? » A son tour il regarde et te répond qu'il semblerait que non, vu qu'il n'est pas dans la salle. Sauf s'il est à l'étage en train de subir l'assaut d'un salopard prêt à tout pour obtenir sa dose de plaisir. Tu te demandes quel genre de mec peut prendre du plaisir dans ce style de jeu, jamais réellement consenti. Même si le gamin doit jouer son rôle pour ne pas subir les conséquences. Après tout il est ici pour combler les clients et qu'importe le moyen qu'il emploie. Comme ce sadique à l'hôtel dont tu l'as délivré alors qu'il était prêt à le tabasser encore. « Je vais m'asseoir à une table si vous le voyez vous pouvez me l'envoyer avec une bouteille pleine et un autre verre. Merci. » Comme ça le barman pense que tu es intéressé et cela évité les soucis au métis. Tu t'installes, essayant d'être le plus à ton aise possible. Avec au fond de ta gorge une irrésistible envie de coffrer tout le monde. Oui ils devraient être tous derrière des barreaux. Et au bout d'un temps une silhouette s'approche, pose sur la table un verre et une bouteille pleine. Mais ce n'est pas Wayland. « Bonsoir. » Est ce que c'est le métis qui l'envoie ? A t-il des problèmes ? Il ne peut pas venir ? Est ce tout simplement un espion de Monsieur ? Tu le regardes attendant qu'il te dise la raison qui l'amène. En espérant qu'il ne cherche à obtenir tes grâces. Tu ne veux pas prendre le risque de faire d'impair et ainsi mettre Wayland en danger. Jouer la prudence est la meilleure chose à faire.

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Sasha VolokievToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Méfiance. ft Sasha (Eros) ( le Mer 2 Sep 2020 - 15:25 )

Méfiance




Une grimace accompagne son mouvement tandis qu’il soulève son t-shirt afin de constater les dégâts. Comme lui a dit l’autre enflure, ce sont les risques du métier. Métier qu’il n’a jamais supporté au demeurant. Ses iris clairs croisent leur reflet dans le miroir et lui renvoient l’image d’un homme désabusé. Il semble si lointain parfois. Absent. Désincarné. Sur son torse, la peau a viré au bleu violacé. En pivotant, il peut voir que l’ecchymose s’étend aussi sur tout le côté. La douleur, quant à elle l’irradie. Elle semble présente dans tout son corps. De sa main libre, il effleure à peine son épiderme meurtri avant de lâcher un énième juron. Comment a-t-il pu se faire avoir de la sorte par ce gros porc. Justement, parce qu’il n’imaginait pas que le gars, flasque et dégoûtant, s’en prendrait à lui. Un client régulier. Un gars simple habituellement. Mais c’était un jour sans pour Sasha. Un jour où il ne supporte rien. Cela lui arrive de plus en plus fréquemment de ne pas tolérer le contact des autres contre sa peau. Il n’avait pas pu se résoudre à laisser le gars le toucher. Lui susurrer des inepties. Il avait été incapable de faire semblant. Il ne se souvient plus vraiment de l’élément déclencheur. Peut-être une expression de dégoût sur son visage. Un geste de recul. Il n’arrive plus à se rappeler. Il ne se rappelle que de la violence de l’impact qui l’avait soufflé et envoyé valdinguer contre le mur, lui fracassant trois côtes au passage. Du bruit qui avait explosé dans sa tête et du second impact qui l’avait quasiment achevé. Il avait eu l’impression que sa respiration s’était coupée nette. Dans un brouillard, il avait entendu une porte claquer. Des voix. Puis, le noir total. La souffrance au réveil. Celle physique, mais aussi celle de constater qu’il était toujours là, prisonnier de ces quatre murs. Il avait ouvert la bouche pour parler mais, le médecin lui avait fait signe de se taire et de se reposer tout en le rassurant. Aucun organe n’avait été touché. Il avait seulement trois côtes fêlées mais, il s’en remettrait s’il restait tranquille. Le traitement consistait à avaler du paracétamol jusqu’à la guérison. Il aurait souhaité être mort. Pas qu’il n’aimait pas la vie. Non, il aurait pu s’en accommoder si elle avait été différente. On lui avait prescrit du repos et cela lui avait arraché un sourire. À croire que le toubib n’avait pas réalisé où il se trouvait. Côté repos, c’était plutôt raté mais il fallait avouer que dans son état, jouer avec son corps se révélait impossible. Ni avec le sien, ni avec celui des autres. Le patron ne voyait pas les choses sous le même angle et lui avait ordonné de retourner bosser. Sasha l’avait repris et un sourire narquois aux lèvres avait dit « Vous vouliez sûrement dire ‘baiser’ ? » la seule chose qu’il aurait pu récoler était un passage à tabac et vu son état, il n’attendait que ça pour ne plus pouvoir bouger. Devenir tellement encombrant qu’on l’aurait foutu dehors. Mais, Sasha rêvait.  Personne ne le toucha et on lui intima de retourner travailler.
Devant le miroir, il s’inspecte. Malgré les menaces, il n’a pas retravaillé depuis qu’il a été agressé. Il arrive à peine à bouger et à respirer. En faire plus est impossible. Ils n’ont qu’à le virer et l’idée est tellement grotesque qu’un rire amer tente de s’échapper de ses lèvres, mais la douleur l’en empêche. Il regarde avec envie la boite de paracétamol sur la commode mais cela ne fait pas très longtemps qu’il en a pris deux. Il doit attendre. Il se surprend à avoir envie de quelque chose de plus fort. D’une substance qui lui amènerait l’oubli. Le genre de substance qu’il prenait jadis. Qu’il a promis de ne plus toucher. Deux coups frappés à sa porte le font sursauter. Une tête apparaît et jette rapidement « Le gars est en bas. Il cherche Way’. Jte préviens comme tu l’as demandé »  Sasha n’a pas le temps de répondre, que la porte s’est refermée, le laissant seul. Un froncement de sourcils et un pli songeur vient se loger et barrer son front. Des idées plus dégueulasses les unes que les autres tourbillonnent dans sa tête. La nature humaine est sans limite. Il s’interroge sur les motivations de l’homme. S’en veut de se mêler de la vie de ce chieur de Wayland. De tenter de le protéger alors qu’il est souvent en train de le rembarrer. Il lève difficilement une main lasse qu’il passe dans sa chevelure aux reflets clairs. Sa tignasse indisciplinée reprend le pli qu’elle avait avant qu’il ne tente de la coiffer. Il n’a aucune envie de quitter sa chambre mais, le besoin de comprendre pourquoi ce type tourne autour de Wayland est le plus fort. Des tarés, il y en a un paquet qui fréquentent le Ruby. Et même ceux qui ont l’air tranquilles,  cachent des monstres en leur sein. La preuve en est sur sa peau. Avec des gestes lents, il s’habille. Ses actes sont ponctués de gémissements de douleur tandis qu’il a l’impression de mourir étouffer tant il est difficile pour lui de respirer normalement. Dans le miroir, son teint blafard n’a rien d’engageant et cela lui convient très bien. Il a revêtu un jean noir slim et une chemise noire. Aux pieds, des mocassins souples en daim. Faciles à mettre lorsqu’on ne peut pas se baisser. Une fois prêt, il quitte son antre et rejoint le bar. Effectuer le trajet lui demande un effort surhumain et il doit reprendre son souffle avant d’entrer. Se recomposer un visage avenant et chasser la souffrance qui déforme ses traits. Le barman lui fait un signe discret et Sasha se dirige d’un pas lent vers lui. D'un geste du menton, celui-ci lui désigne la table où le gars est attablé. Il lui tend la bouteille et un verre. Il s’en empare, non sans difficulté, et se dirige vers le brun. Il le reconnaîtrait entre mille. Un homme d’une cinquantaine années. Plutôt bien conservé. Il se dit qu’il doit aimer la chair fraîche pour tourner autour de Wayand. Les jeunes ou les casses-couilles. Le métis joue dans les deux catégories. Il dépose son fardeau sur la table et s’assoit, lançant un simple « Bonsoir » avant de rajouter « Wayland ne viendra pas. » Il hésite entre attaquer de front ou louvoyer. Finalement, il sourit à l’homme et déclare « Je suis Eros, je le remplace ».
   
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Sujet: Re: Méfiance. ft Sasha (Eros) ( le Mar 8 Sep 2020 - 17:57 )

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Wayland il envahit tes pensées. Il se distille dans tout ton être faisant naître un mélange doux et douloureux. Tu ne sais pas exactement ce qui se passe dans ton cœur et dans ton âme quand tu penses au métis. C'est bizarre, étrange. Tu plonges dans ton passé à une vitesse vertigineuse quand le gamin vient envahir le vide de ton esprit. Et il le fait avec de plus en plus de facilité. Quand tu bosses, quand tu cherches à t'endormir, quand tu te poses. Qu'importe l'heure. L'endroit. Wayland s'invite avec aisance dans ta tête. Et par moment cela te rend fou. Car tu as ce doute immense qui te taquine avec force et violence. Alors qu'il t'a dit que tout était impossible. Qu'il ne pouvait pas être ton gamin. Qu'il ne pouvait pas être Kewan. Pourtant tu te gorges de cet espoir qui t'affame quand tu ne le vois pas. Il créé un manque intense dans ton cœur. Il devient comme une drogue, celle d'un bonheur passé. Celle d'un bonheur détruit. Et tu te fais du mal de vouloir y croire. De te dire que même si c'est complètement débile et insensé, cette histoire pourrait être vrai. Tu ne sais pas comment aurait fait le connard pour tout masquer. Pour récupérer ton fils alors que la voiture brûlée. Il est vrai que de ce côté là tu n'as aucune réponse. C'est même le trou noir complet. Tu n'as pas une bribe d'idée de solution. Mais tu ne peux pas te sortir cette idée de ta tête. Tu ne lui en parles pas, il pourrait fuir s'il savait qu'encore tu psychotes avec cette réflexion folle. Tu fais celui qui va bien, celui qui est passé au dessus de sa vie merdique et qui est prêt à tirer un trait sur son passé. Mais tout est faux, bidon, tu es doué dans cet exercice. Tu excelles même dans l'art du mensonge.  

Alors quand tu ne le vois pas de quelques jours tu flippes. Le perdre LUI se serait couper définitivement le fil de ta vie. Non tu ne peux pas te le permettre. Wayland tu dois le sauver de ce cauchemar ambulant qu'est le Ruby. Tu dois le sauver des griffes de ce mec sans pitié qui piétine toute forme de vie. Un démon venu de l'enfer et ayant pris apparence humaine. C'est tout ce qu'il est. Alors tu files droit dans cet endroit ou tu pourrais perdre ton âme et ta vie. Tu y vas parce que tu n'en peux plus de ne pas le voir. Tu ne tiens plus. Mais il semble que même son ombre ait disparue des murs de cet antre maudit. Au moins dans la salle du bas. Celle qui ne dévoile que le bon côté de cet établissement. Celle qui se pare de rouge passion alors que plus loin le noir sombre et vorace enveloppe tous ceux qui s'y trouvent. Tu passes par le bar, et puis armé de ton verre tu t'installes. Après avoir laissé une consigne au bar. Le gamin est dans le coin tu en mettrais ta main à couper. Mais où ? Et dans que état ? Tu espères qu'il est vivant et que rien de grave ne lui soit arriver. Mais y penser te serre le cœur et assèche ta gorge. Wayland te fait vriller la tête. Et tu n'as pas besoin de cette sensation pour l'instant.

Quelques minutes plus tard, un homme vient à ta table. Une bouteille pleine et un verre de plus à la main. Le message a été passé, mais il semble que ce ne soit pas la bonne personne qui l'ait reçu. Tu lèves un peu plus les yeux à son bonsoir. « Bonsoir. » Et tu réponds politesse oblige, et il s'assoit. De quel droit ? Mais tu es mal placé pour faire une esclandre. Pas la peine de te faire remarquer, autant jouer profil bas et voir quelles nouvelles il apporte. Tu fixes ses yeux imbibés d'un voile alors qu'il te dit que Wayland ne viendra pas. « Il n'est pas mal en point ou malade ? » Peut être que ta phrase est sortie trop vite ? Mais pour ne pas bosser dans ce bordel il faut être aux portes de la mort. Monsieur n'est pas homme à ménager son personnel ou à leur faire louper une passe parce qu'il est fatigué. Ici c'est marche ou crève comme cela marchait à San Francisco. Tu as vu le revers de la médaille. L'or on le fait briller pour les clients dans ce genre de commerce. Mais ceux qui bossent sont juste des objets à la disposition de leur chef. « Enchanté Éros, moi c'est Raoul. » Tu donnes le change. As tu le choix ? Et tu tends ta main pour serrer la sienne. Une présentation en bon et du forme. « Vous le remplacez. Vous entendez quoi par là ? » Ta voix marque la surprise. Connaîtrait-il votre arrangement ? Ou pense t-il que tu es là juste pour te taper le gosse ? Tu ne veux pas trop t'aventurer ne sachant pas si tu peux lui faire confiance ou non. Tu te méfies de tout le monde, et encore plus ici. « Mais vu que vous êtes là vous pouvez vous servir un verre. C'est une bonne bouteille il serait dommage de gâcher. » Et Éros semble avoir besoin d'un petit remontant vu les traits de son visage. Mais tu ne relèveras pas ce point, tu restes prudent, tu y vas pas à pas. Tout ce que tu vois en l'observant c'est qu'il semble que la vie ne l'ait pas épargné, mais en travaillant au Ruby c'est des plus logique. Ici on oublie vite la douceur de l'enfance, l'ivresse de la vie. On prend dix ans en une nuit si on tombe sur un qui ne pense qu'à cogner. Et Eros semble avoir un sacré parcours c'est écrit dans l'encre de ses yeux. « Wayland vous a parlé de moi ? » Avancer doucement pour découvrir ce qui a poussé Éros à se poser à ta table. Pour savoir s'il peut devenir un allié ou si tu as un ennemi de plus.  

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Sujet: Re: Méfiance. ft Sasha (Eros) ( le Mer 16 Sep 2020 - 11:22 )

Méfiance




Il observe et jauge son interlocuteur, un sourire sur les lèvres. Une attitude nonchalante lui semble la plus adaptée pour mettre un confiance l’homme. Sasha n’a aucune envie de boire. C'est déconseillé avec les cachetons qu’il avale contre la douleur, de plus, il n’est pas un amateur d’alcool même si l’oubli que cela apporte est parfois agréable. Malgré tout, il s’empare avec précaution de la bouteille, évite de grimacer en la soulevant et s’en verse un fond de verre. Histoire de prouver sa bonne volonté. Il pourra ainsi y tremper les lèvres en n’avalant qu’une quantité infime de liquide. Il veut garder les idées claires. Il fait tourner le verre entre ses doigts fins, s’amusant à faire miroiter la boisson ambrée contre les parois en verre taillé tout en écoutant ce que l’homme dit. Il écoute et enregistre. Cherche à trouver la faille mais pour le moment, seule la lassitude qui l’habite trouve un écho en lui. En vérité, il n’a aucune idée de l’endroit où peut bien se trouver Wayland. Sûrement entrain de jouer les rabatteurs pour le Ruby. C’est son job. Il doit savoir y faire ce petit con et ses doigts enserrent un peu plus le verre, faisant légèrement blanchir ses jointures. Il ne supporte pas certaines choses, et celle-ci en fait partie. Le métis peut crever, il n’en a rien à foutre... Alors, qu’est-ce qu’il fait là, à s’inquiéter pour cette tête de nœud… Son regard se perd dans le liquide avant de revenir sur son interlocuteur. Il lève son verre et lance un « santé ». Ses lèvres effleurent à peine l’alcool avant que Sasha ne repose le verre en se disant qu’il doit répondre à l’homme, même s’il n’a pas les réponses. Au moins faire semblant de gérer la situation. « Wayland va bien » C’est ce qu’il en déduit, car il n’a pas entendu de rumeur affirmant le contraire. Il se retient de lâcher que la mauvaise graine a la peau dure. « Il allait bien la dernière fois que je l’ai vu, donc, pas d’inquiétude à avoir de ce côté » Là encore, il évite de dire que Wayland est toujours aussi chiant et tyrannique. Même si le métis l’horripile, il ne lui souhaite pas de mal. La vie au Ruby étant déjà une épreuve assez pénible à supporter. Pour les jeunes comme pour les moins jeunes. Il n’y a pas d’habitude dans ce genre d’activité. De la résignation mais jamais de l’habitude. Sasha n’a jamais réussi à s’habituer à ça. Il ne peut s’empêcher de regarder le spectacle qu’offre la salle ce soir avec une pointe de dégoût avant de rapidement retrouver une attitude neutre. Il s’avance vers le brun et plonge ses iris clairs dans ceux de l’homme « Je le remplace en vous tenant compagnie et en faisant un brin de conversation tout en appréciant un bon alcool ». Sasha reste vague dans ses propos. Chacun peut y voir ce qu’il veut. Il a posé son menton au creux de ses mains, les coudes plantés sur la table. Il fixe Raoul en espérant qu’il ne soit pas là pour une partie de jambes en l’air. Ce soir, il est incapable de donner le change. Pas la force. Et encore moins l’envie. Il ne peut s’empêcher de songer à Wayland avec cet homme et cela l’agace de les imaginer ensemble dans l’intimité, alors, il chasse loin de son esprit ce genre de pensée. Après tout, le métis fait ce qu’il veut de son cul. Ou presque. Toujours ce sentiment qui l’étreint. Qui n’a rien à faire dans sa tête.
La bouteille d’alcool semble soudain le remède miracle à tous ses maux. Il pourrait boire jusqu’à plus soif. À en crever. Mais, il y a toujours des sbires qui veillent sur la marchandise. Sasha le sait. Alors, il oublie de boire et continue la conversation. « Ce n’est pas la première fois que vous venez » Il n’a pas quitté Raoul des yeux tout en cherchant rapidement une stratégie à adopter, mais rien ne vient car il ne sait rien des relations qu’ils entretiennent. Wayland ne parle pas. Ne se livre pas. Ici, personne ne le fait. Chacun tente de survivre. D’oublier. Sasha le premier. Il doit aussi avouer qu’il ne fait rien pour attirer les confessions du métis. Au contraire, il fait tout pour l’éloigner. Pourquoi s’inquiéter pour Wayland ce soir. Peut-être, parce qu’il se sent redevable. Peut-être, parce qu’il se dit qu’il n’est pas qu’un corps. Qu’il y a au moins une personne, et tant pis s’il s’agit de cette peste de Wayland, qui se préoccupe de son sort. Alors, oui, Sasha se doit de savoir ce que ce gars veut à Wayland. Soudain, il lance, sur le ton de la confidence, baissant un peu la voix comme s’il confessait quelque chose de secret « Il m’a dit que vous étiez un… ami » son esprit tourne à cent à l’heure. Il a quelque peu appuyé sur le mot ‘ami’ avant d’enchaîner « un très bon ami... » Il laisse le temps à Raoul d'interpréter comme il veut ses paroles tandis que les mots chuchotés s’élèvent entre les deux hommes.  Il se surprend de son audace mais, il est trop tard pour reculer. Là aussi, ses dires peuvent être pris de différentes façons. Il a lancé un hameçon, il n’a plus qu’à attendre de voir si le poisson va mordre. Afin de donner l’illusion qu’il bosse, il penche à peine la tête sur le côté et sourit tout en reprenant le verre qu’il porte à ses lèvres. Touchant à peine l’alcool. Les arômes distillent leur parfum et Sasha songe qu’effectivement, Raoul a dû y mettre le prix. Qualité ou pas, il n’est pas en mesure d’apprécier. L’homme en face ne lui semble pas obnubilé par Wayland. Après, dans l’espace clos d’une chambre, souvent, les masques tombent et les monstres surgissent. Il fait peut-être partie de cette catégorie.  Le métis risque de très mal le prendre s’il a vent de son intervention auprès d’un de ses clients. Il a sa fierté, le merdeux. Sasha affiche toujours son sourire automatique. Son attitude nonchalante comme si rien n’a d’importance mais il attend résolument des réponses.

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Sujet: Re: Méfiance. ft Sasha (Eros) ( le Mar 22 Sep 2020 - 17:43 )

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éros & raoul
Eros s'installe face à toi. Et il sert les verres. Tu te demandes pourquoi il est là ? Est-il envoyé par Wayland ? Si c'est le cas pourquoi ? Le métis cherche t-il à t'éviter ? Tu ne penses pas. Est ce que c'est Monsieur qui est derrière cette situation ? Il a un avantage sur toi, il sait à quoi tu ressembles. Alors que toi tu ne connais toujours pas le visage de l'assassin de ta femme et de ton fils. A vrai dire il a toujours su bien manier les choses le connard en faisant payer les autres à sa place et en restant dans l'ombre. Si bien que la plus part des polices qui le recherchent ne savent rien de ses traits. Eros sait-il que s'il aide ce connard il pourrait finir en taule ? Et ce n'est pas son boss qui viendrait l'en sortir. Mais tu ne peux te risquer de le lui demander. Tu te dois de donner le change sans éveiller ses soupçons. Et ce soir tu es là pour le métis. Pas pour Monsieur. Parce que ce gosse il te fait vriller le cœur et les tripes. Et puis tu flippes aussi. Si quelqu'un a vu qu'il se rapprochait de toi. Si quelqu'un a vu que tu lui filais un coup de main et de l'argent. Argent qu'il a gagné mais sans se servir de son corps. Alors tu y vas pas à pas. Sans en faire trop pour ne pas titiller sa curiosité. Pour ne pas l'inciter à se méfier plus. Déjà qu'il semble sur la défensive. Mais vu ce que les clients sont capables de faire. Tu n'es pas prêt d'oublier comment tu as retrouvé Wayland dans la chambre d'hôtel. Et si tu n'étais pas intervenu ? Il serait peut être mort.

Tu regardes Éros, analyse ses gestes comme l'ex flic que tu es. Chaque détail peut t'en dire loin sur son état d'esprit. Peut te dire s'il ment. Ce que tu remarques c'est qu'il semble mal. Tu connais ces petits grimaces, signe que le corps à bien morfler et que bouger devient atroce. Mais tu ne relèves pas. Comme tu ne relèves pas la petite quantité d'alcool qu'il met dans son verre. Selon le traitement donné pour apaiser la douleur, cela ne ferait pas bon ménage. Tu souris à ses mots. « Et c'est quand la dernière fois que tu l'as vu ? » Parce que dit comme ça, cela peut faire deux jours comme dix. Du coup tu as besoin d'une date pour savoir si toi tu l'as vu entre temps. Même si tu te doutes qu'ils doivent se croiser souvent ceux qui bossent dans ce lieu ignoble. Puis il revient sur ta première remarque. Tout en plongeant dans ton regard. Il doit vouloir lire dans mon âme. Tu sens que le fait de t'intéresser à Wayland l'agasse. Joue t-il aussi au protecteur avec le métis ? Ou bien est-il jaloux qu'il puisse y avoir un mec sans arrière pensée qui veuille le voir ? A part qu'il te soupçonne d'être un gros dégueulasse ? Oui pas mal de possibilité sont à prendre en considération. « C'est gentil et je vous remercie. Même si vous devez sortir cette phrase à pas mal de vos clients. Et la plus part ils ne doivent pas se contenter de juste papoter et prendre un verre. » Tu gardes ton regard dans le sien. Avançant un peu plus sur ton siège pour qu'il voit bien que tu n'es pas dupe. Que tu as bien vu derrière sa façade son corps abîmé par des abus de trop. Tu veux aussi qu'il saisisse que tu n'es pas ce genre d'homme. Et surtout pas avec Wayland. Parce que tu te doutes qu'il y pense, peut être même trop. Tu sembles même voir une forme de rage au fond de ses yeux. Tu en as tellement vu des regards aussi paumés que le sien. Des regards qui cherchaient des refuges dans les drogues, dans l'alcool pour pouvoir tenir le coup au moment de l'acte féroce qu'on leur faisait subir. Ces regards là tu n'es pas prêt de les oublier. Ils ont gravé ton âme. Cette peur incontrôlée quand la porte se ferme et qu'on se retrouve seul, pauvre victime de celui qui ne pense qu'à prendre son plaisir. Éros a t-il vu ce trouble dans le regard de Wayland après que tu l'ais eu récupérer à l'hôtel ? Tu voudrais tellement poser des questions. Mais c'est encore trop tôt.

« En effet je viens parfois me perdre pour abuser du whisky. Enfin abuser je repars toujours avec les idées claires. » Tu pourrais lui dire que tu abuses juste de la boisson. Que tu ne montes jamais. Et surtout pas avec le métis. Mais tu préfères garder le silence pour le moment. Le temps de comprendre son jeu et ses intentions. Alors tu creuses doucement. Parce que la prudence doit rester le maître mot de cet échange. Éros murmure. Éros chuchote. Éros pense qu'il jette le trouble. Mais tu es droit dans tes bottes. « Un très bon ami … hum c'est un bien grand terme et qui peut signifier tant de chose .. » Tu marques un temps de pause et finit, en prenant ton temps, ton verre. Alors que lui trempe à peine ses lèvres. Hume à peine l'odeur. Tu te sers à nouveau mais tu laisses le cristal sur la table. « Et je suppose que tu dois te demander quel genre de très bon ami je suis ?  » Toi aussi tu as parlé plus bas. Venant le provoquer de ton regard. Allez qu'il ose te balancer à la gueule que tu te tapes le gosse. Parce que tu sens que cela le ferait bien chier ce genre de situation. Sans trop saisir pourquoi cela l'agace. Tu le sens même comme un chien aux abois. Tient-il à Wayland autant que toi ? Cela pourrait arriver. Dans ce genre de lieu sordide même une amitié malsaine est bonne à prendre. Mais n'y a t-il pas autre chose ? Faudra que tu mentionnes, innocemment, le prénom de Éros la prochaine fois, que tu seras avec le métis. Juste pour voir si tu te plantes ou si entre ces deux là il y a un lien. Parce que selon ce lien tu seras bien obligé d'en tenir compte si tu sors Wayland des griffes de cet enfer. Et il ne faudrait pas que Éros mette des bâtons dans les roues du gosse s'il pige ce que tu fais pour lui. L'argent que tu donnes au gamin pourrait devenir source de jalousie. Tout comme votre relation. Tu vas devoir rester très méfiant.  

vmicorums.




Et les rires prenaient la place des larmes.
Et si demain on refaisait le monde. Notre monde.
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