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- Tami || Birds flying high you know how I feel -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Daya Raichand
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Tami || Birds flying high you know how I feel  Gp22wJb
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Sujet: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Dim 30 Aoû 2020 - 20:20 )
A coup d’alcool, la métisse essayait de noyer ses pensées qui continuaient à cogner contre les parois de son crâne en même temps qu’ils la ramenaient à un passé qu’elle essayait de fuir. A même le sol, alors que les larmes continuaient à rouler le long de ses joues malgré qu’elle les essuie au fur et à mesure, le cœur de Daya continuait à se briser à mesure que défilaient les secondes. Le vide qu’elle ressentait au quotidien n’avait cessé de s’accentuer au court de la journée. Et si en temps normal elle arrivait plutôt à gérer cette date précise du calendrier, aujourd’hui le poids de la culpabilité s’était ajouté à ses épaules au point qu’elle en soit là. Pour l’occasion, la créole s’était isolée loin de Dante pour ne pas qu’il la voit dans cet état. Elle était rentrée chez elle en prétextant une urgence dont elle devait s’occuper – une fuite d’eau qu’elle avait un peu exagéré pour avoir une bonne excuse. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle se retrouvait seule chez elle comme ça. Certes elle y passait parfois pour nettoyer et récupérer des affaires, mais la plus grande partie de son temps libre elle le passait chez l’Italien qui avait réussi à lui voler son cœur. Et à cette pensée, elle leva son verre en l’air comme pour porter un toast toute seule, et le porta à sa bouche lorsqu’un rire jaune s’échappa de ses lèvres. Les yeux fermés, elle essayait de déguster ce liquide ambre qui arriva à lui arracher une grimace de dégoût. Elle n’aimait définitivement pas ça et ne comprendrait jamais les gens fans de whisky. La seule raison pour laquelle elle en buvait, c’était parce qu’elle avait trouvé une bouteille dans un vieux placard et qu’elle devait appartenir à une de ses anciennes colocataires. Autrement…

L’anniversaire de la mort de son fils. Huit ans déjà qu’elle avait dû dire au revoir à sa chair et son sang. Pas un jour ne s’était passé sans que Daya ne pense à lui. Et depuis sa rencontre avec Dante… Son cœur ne faisait que de se briser à chaque fois qu’elle se perdait dans ses traits et qu’elle arrivait à deviner le visage de leur enfant. Lorsque ses yeux croisaient les siens, elle arrivait à sentir son âme troublé qui avait du mal à faire la différence entre le regard du père et du fils. Un sanglot s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle sentait comme un manque d’air à cause du poids qui ne cessait de s’alourdir sur ses épaules. Ce secret pesait lourd sur sa poitrine, et les rares fois où elle arrivait à oublier l’espace d’un instant qu’elle mentait au père de son enfant, la réalité la rattrapait avec violence. Comme aujourd’hui. Plongée dans son propre bonheur qu’elle ne méritait même pas, elle avait complètement oublié que la date approchait. C’est lorsqu’elle consulta le calendrier pour vérifier une information, juste avant de se coucher, qu’elle s’en souvint. La nuit fut de courte durée à cause de ses souvenirs qui se mêlaient au présent, ne lui laissant aucun répit. La journée insupportable à cause de ce mal qui la rongeait et dont elle ne pouvait même pas partager. Peut-être qu’elle devrait tout lui avouer ? Non, il la détesterait. Il la quitterait et elle se retrouverait seule. En plus de perdre une deuxième fois son fils. Qu’elle le veuille ou non, Dante avait pris une place trop importante dans sa vie et il était la dernière chose qui la liait encore au souvenir de son fils qui la hantait nuit et jour.

Guidée par l’alcool alors même qu’elle était toujours allongée au sol, elle envoya un message. Avec des fautes, elle donna juste rendez-vous à Dante pour qu’il la rejoigne chez elle. Elle ne pouvait plus vivre avec ça et devait absolument lui parler. La vision trouble par le rhum et le cerveau imbibé d’alcool, elle se trompa de destinataire sans même s’en apercevoir. Elle envoya le message à Tami, en lui disant d’entrer directement sans frapper.


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Tami Saunders10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Tami Saunders
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Métier : Elle y est arrivée presque par hasard, mais Tami est art thérapeuthe et masseuse bien-être. Un comble quand on sait qu’elle n’a pas encore réussi à faire la paix avec elle-même. Mais bon nombre de ses patients pointent son empathie et la sensation qu’elle les comprend vraiment.
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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Jeu 3 Sep 2020 - 19:35 )
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Des amis, Tami en avait peu. Il faut dire qu’elle n’était pas toujours facile à suivre, et qu’il fallait s’accrocher pour avoir droit à plus que des sourires polis. Elle n’était pas timide pour autant, elle veillait simplement à maintenir une distance de sécurité entre elle et les autres. Et forcément, avec une telle attitude, il ne fallait pas s’attendre à être entouré d’une foule d’amis. Toutefois, ce n’était pas une source de gêne pour elle. En effet, elle avait fait sien l’adage “mieux vaut être seul que mal accompagné”. Alors quand la Jamaïcaine accordait sa confiance, elle ne le faisait pas à la légère. Et il y avait, parfois, des exceptions qui parvenaient à se frayer un chemin parmi ses barrières. Des sourires qui la mettaient en confiance. Des regards qui ne pouvaient pas tromper. Daya faisait partie de ces personnes auprès de qui Tami se sentait moins sur la défensive. Peut-être était-ce dû à cette passion partagée pour la musique, ou bien aux fêlures dans ses yeux qui faisaient écho aux siennes ? Toujours est-il que la pianiste était une des personnes qui comptaient sincèrement aux yeux de la jeune femme. Alors quand l’écran de son téléphone s’alluma pour annoncer la réception d’un message venant d’elle, Tami abandonna le livre qu’elle était en train de lire pour en prendre connaissance. A mesure que les mots défilaient sous ses yeux, son corps se tendait et ses sourcils se fronçaient. A vrai dire, elle ne comprit pas tout - elle n’était même pas sûre qu’il lui était vraiment destiné - mais elle décida de ne pas lui demander plus d’explication, et de se rendre immédiatement chez elle. Le sens flou de ses mots et les nombreuses fautes renforçaient son mauvais pressentiment. Tami attrapa donc une veste à la volée, et descendit quatre à quatre les escaliers qui menaient à la porte d’entrée de la maison. Entre temps elle avait réservé un taxi via son téléphone ; ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Le trajet lui parut inhabituellement lent, mais le véhicule finit enfin par s’arrêter au pied de l’immeuble qui abritait l’appartement de son amie. Jusqu’ici, Tami ne s’y était jamais rendu, mais lors de l’une de leurs conversations, Daya avait mentionné son adresse, ce qui lui avait permis de s’y rendre sans encombre. Son message indiquant clairement qu’elle devait entrer sans frapper, la Jamaïcaine s’exécuta et poussa doucement la porte de l’appartement, sans vraiment savoir à quoi elle devait s’attendre. A peine entrée, Tami enveloppa la pièce où elle se trouvait d’un rapide coup d’oeil, sans y trouver de trace de Daya. « Daya ? C’est moi, Tami. » Sans réponse de la part de son amie, elle avança alors avec précaution jusqu’au salon, d’où elle semblait entendre des sanglots étouffés. Bien qu’elle tentait de garder son sang froid, le coeur de la trentenaire battait à tout rompre dans sa poitrine. C’est là qu’elle la vit, allongée à même le sol, les yeux rougis et une bouteille de whisky vide à ses côtés. Tami s’agenouilla auprès d’elle et posa avec douceur sa main sur son visage noyé de larmes, pour le dégager de ses longs cheveux bruns. « Hey. Ca va aller, je suis là. » Promesse murmurée à son oreille tout en essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Ses mains étaient glacées, alors elle attrapa le plaid qui gisait sur le canapé pour le déposer sur son amie, en veillant à ce qu’il la recouvre des épaules jusqu’aux pieds. « Est-ce que tu veux que je t’aide à t'asseoir ? Ou bien tu peux juste poser ta tête sur mes genoux si tu préfères. » Tout en parlant, Tami essayait de capter le regard de Daya, ce qui devait lui permettre de créer réellement le contact avec elle. Elle n’avait pour le moment aucune idée de ce qui pouvait la mettre dans cet état, mais le plus important était de la rassurer. « Tu n’es pas obligée de parler, tu peux juste pleurer encore si ça te fait du bien. Et si tu veux me parler de quoi que ce soit, je suis là, je ne bouge pas. »
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Dim 13 Sep 2020 - 21:46 )
D’aussi loin que pouvaient remonter ses souvenirs, jamais Daya ne s’était retrouvée aussi bas. Même dans ce qu’on pouvait considérer ses pires moments, alors que son mari la battait à même le sol jusqu’à ce qu’elle en perde connaissance… La douleur n’était pas comparable. Le bonheur dans lequel elle se baignait depuis ces quelques mois ne faisait que la bouffer. Elle ne le méritait pas. Elle trouvait ça injuste qu’elle puisse être heureuse alors que son fils lui ne pourra jamais l’être. Après l’enterrement de son enfant, elle se rappelle avoir eu une discussion avec l’une de ses sœurs qui lui avait dit qu’il était sûrement plus heureux là où il se trouvait. Elle n’avait rien répondu, choquée par un tel commentaire. Au fond d’elle, son cœur s’était un peu plus brisé à l’idée de son fils, heureux sans elle. Un cri était resté bloqué au fond de sa gorge alors qu’elle avait envie de demander égoïstement : et moi ? Pourquoi n’aurait-elle pas le droit au bonheur et à la paix que son fils avait la chance de goûter selon certains ? Pourquoi ? N’avait-elle pas assez souffert ? Les os de son corps n’avaient pas été assez brisés ? Ses larmes n’avaient pas assez coulé ? Toutes ces questions sans réponses avaient fini par être étouffés par la tristesse qui prenait le pas sur tout lorsqu’elle envahissait la créole, au point d’engourdir ses moindres membres. Le bonheur, elle y goûte. A chaque fois qu’elle croise le regard de Dante. A chaque caresse. A chaque fois qu’il lui murmure des paroles réconfortantes dans le creux de l’oreille. Ou qu’il la tient juste près de lui dans ses bras. Il était l’incarnation même de la stabilité qu’elle avait perdu espoir de trouver un jour. Un diamant à l’état brut. Il était devenu cette personne qui lui donnait la force qu’elle avait perdu, de se lever le matin et d’attendre quoi que ce soit dans la vie. Et sans qu’elle ne puisse vraiment l’expliquer, c’était ce qui faisait le plus mal. De savoir qu’elle ne mérite pas ce havre de paix qu’il a été prêt à lui offrir depuis le tout premier soir où ils s’étaient retrouvés. A peine s’était-elle blottit dans ses bras qu’il l’avait demandé de rester avec lui pour être sûr qu’elle soit en sécurité. Ce qu’il ignorait, était qu’elle était sa propre ennemie. Que le mensonge qui la rongeait ne faisait que renforcer ce sentiment de culpabilité et cette douleur.

Mais ce soir, avec l’alcool de son côté et sa tristesse qui l’avait mise à terre, elle était prête à avoir une discussion avec lui. Elle ne savait pas comment elle s’y prendrait. Ni même si elle y arriverait. Elle avait juste besoin de le voir et de le sentir près d’elle au moins une dernière fois avant que leur couple ne se termine peut-être. Elle avait besoin de cette dernière étreinte. De ce dernier baiser. Et de cet ultime « je t’aime » qu’elle lui soufflerait avant de lui avouer les choses.

Le cerveau embrumé par l’alcool qu’elle n’avait cessé de boire comme de l’eau tout en grimaçant, Daya attendait patiemment que le seul homme qu’elle ait jamais aimé, passe la porte. Les larmes ruisselant toujours le long de ses joues, ses sanglots reprirent de plus belle lorsqu’elle entendit juste la porte s’ouvrir. Finalement, elle regrettait peut-être sa décision. Ses larmes s’amplifièrent en entendant les pas se rapprocher, jusqu’à même se mettre à trembler sous la main pourtant douce, posée contre sa joue. La vue brouillée, elle battit longtemps des cils pour ajuster sa vision avant d’apercevoir une silhouette qui n’avait rien à voir avec celle de son Italien. La surprise calma les larmes de Daya sans pour autant les arrêter. L’enchainement des évènements, elle ne les comprit pas. Soudainement, elle sentit comme un poids léger et chaud se poser sur elle. Comme si elle découvrait l’existence de ce plaid dans lequel elle ne tarda pas à se blottir, elle regarda le tissu entre ses mains, qu’elle laissa couler comme de l’eau entre ses doigts. Une voix féminine lui parvenait de loin. Avec la même lenteur elle leva les yeux pour croiser celui de Tami. Tami ? Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Les sourcils froncés, elle ne comprenait vraiment rien. « Tami… » Souffla la créole d’une voix à peine audible. « Je vais le perdre encore une fois. » Articula Daya, des trémolos dans la voix. « Je vais devoir lui dire au revoir encore une fois. » A ces mots, sa voix se brisa et tout le poids au-dessus de ses épaules s’alourdirent au point qu’elle s’effondra presque sur son amie. La tête posée sur sa cuisse, dans une position inconfortable, elle se mis à sangloter.


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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Mer 23 Sep 2020 - 10:55 )
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C’était une relation particulière qui liait Tami et Daya. Une relation faite de silences et de regards appuyés qui en disaient long, chacune taisant des pans de sa vie tout en comprenant les douleurs de l’autre. Et parfois, au détour d’une conversation, elles se livraient, par bribes, en prenant leur temps. Elles s’étaient rencontrées à l’institut où travaillait Tami, et son regard craintif avait touché la masseuse dès l’instant où elle l’avait croisé. En effet, elle avait pleinement conscience de l’effort que cela demandait, pour certaines personnes, de se laisser toucher par une inconnue. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle était toujours très reconnaissante envers ses client.e.s pour leur confiance. Et cette reconnaissance augmentait chaque fois qu’on demandait s’il était possible que ce soit elle, Tami, qui s’occupe de la personne. Ce qui avait été le cas pour Daya. La Jamaïcaine ne tissait que rarement des liens plus approfondis avec ses client.e.s, préférant considérer les massages comme des bulles un peu hors du temps, qui leur permettaient de s’évader de leur quotidien. Or cela serait plus difficile si Tami elle-même faisait partie de ce quotidien. Seulement cette distance était parfois plus difficile à maintenir, et il arrivait que la relation qui évoluait en équilibre sur un fil glisse du côté du personnel. Là encore, cela avait été le cas avec Daya. Une passion commune pour la musique, et des fêlures encore à vif avaient fini de rapprocher leurs âmes. Et si elles gardaient pour elles certains de leurs secrets, la brune savait qu’elle pouvait avoir une entière confiance en la professeure de piano. Elle faisait confiance à son intuition, et cette dernière le lui avait assuré à plusieurs reprises.

C’était pour toutes ces raisons que Tami s’était précipitée chez son amie dès la réception de ce message alarmant. Et l’état dans lequel elle trouva Daya lui confirma qu’elle avait bien fait de ne pas perdre de temps. Elle ne sembla pas la reconnaître, du moins pas immédiatement, et avant de poser une quelconque question, la masseuse veilla donc à s’assurer que la situation ne présentait aucun danger pour la jeune femme. Ses propos étaient confus, et Tami ne voyait pas vraiment de qui elle pouvait bien parler. De toute manière, elle n’eut pas le temps de lui répondre quoi que ce soit, puisqu’à peine avait-elle formulé l’idée qu’elle allait devoir lui dire au-revoir, Daya s’effondra à nouveau en sanglots, la tête posée sur sa cuisse. Il fallait bien être honnête, la Jamaïcaine se sentait quelque peu désemparée face à cette situation. Ce n’était pas quelque chose à quoi elle était habituée, et elle ne voulait surtout pas faire une bourde qui ne ferait qu’aggraver la situation et le chagrin de son amie. Au départ, elle se contenta donc de passer une main douce dans ses cheveux bruns, attendant patiemment que les larmes se tarissent d’elles-mêmes. Puis, sans même vraiment s’en rendre compte, elle finit par fredonner une berceuse que lui chantait sa mère quand elle se réveillait en sursaut après un cauchemar (la berceuse en question)

Tami n’avait aucune idée du temps qui avait bien pu s’écouler, mais Daya semblait s’être un peu calmée, alors elle se risqua à quelques questions pour essayer de mieux comprendre la situation. « Qu’est-ce qui s’est passé Daya ? A qui vas-tu devoir dire au-revoir ? » Elle espérait ne pas la blesser encore davantage, mais elle avait besoin d’y voir plus clair pour pouvoir l’aider. « Est-ce que tu veux que j’aille te chercher un verre d’eau ou une couverture supplémentaire ? » Au vu de la quantité d’alcool qu’elle avait l’air d’avoir ingurgité - elle qui ne buvait pourtant jamais - ces deux éléments ne pourraient pas lui faire plus de mal.
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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Sam 17 Oct 2020 - 19:59 )
La tête lourde de pensées, Daya s’était laissée tomber sans même s’en rendre compte. Ce soir, son cœur était si lourd qu’elle avait laissé déborder sa tristesse jusqu’aux contours de ses yeux qui avaient du mal à la contenir. A mesure qu’elle essuyait une larme, une autre prenait aussitôt le relai. Des images se cognaient les unes contre les autres contre les parois du crâne de la métisse, qui essayait juste de mettre pause sur cette douleur qui ne s’atténuait pas avec les années. Et comme à chaque anniversaire, elle se faisait les mêmes réflexions. Ne devrait-elle pas mettre un terme à tout ça ? Cette douleur qui n’en finissait pas ? Il lui était impossible de trouver la paix qu’elle avait l’air de rechercher en étant vivante. Est-ce que la mort y changerait quelque chose ? Dans ses pires moments, une lame sous la gorge qui s’approchait doucement de sa trachée, les pensées de Daya l’avaient mené vers ce fils qu’elle avait envie de retrouver. Lorsqu’elle ferma les yeux tandis qu’une douce mélodie lui arrivait jusqu’aux oreilles, elle entendait les suppliques s’étouffer tandis que son cœur lui se brisait encore un peu plus. Prise d’un nouveau sanglot qu’elle laissa s’échapper, ses bras serrèrent son corps qui s’était mis à trembler à même le sol. La tête posée sur la cuisse de son amie qu’elle n’arrivait même pas à voir, une de ses mains s’était agrippé à son genou comme son ultime chance pour elle de s’accrocher à quelque chose.

Une première fois, Daya ouvrit la bouche pour répondre à Tami, mais elle la referma aussitôt. Dans son cerveau il y avait au moins dix réponses qui se mélangeaient, en langues différentes, au point qu’elle ne puisse assembler une phrase correcte.  « Je… » Essaya d’articuler Daya. « Mi sa… » Sans même s’en rendre compte elle avait commencé à prononcer sa phrase en créole, avant qu’elle ne se décide à ne pas aller plus loin. A bout de souffle comme si ces quelques mots l’avaient vidé de ses forces, elle n’arrivait même pas à exprimer ses pensées dans une langue qu’elles seraient capables de comprendre toutes les deux. Au lieu de ça, elle réalisa la présence d’une couverture sur ses frêles épaules dans laquelle elle se blottit un peu plus. « Je… » A nouveau elle tenta de prononcer une phrase en se redressant à l’aide de ses bras tremblant. Assise, elle observa autour d’elle comme si elle reconnaissait à peine la pièce dans laquelle elle se trouvait, dévisageant un instant le visage de son amie qu’elle connaissait pourtant. Les sourcils froncés, quelque chose attira son attention. Comme un cri à la fois étouffé et pourtant si clair aux oreilles de la créole, le cœur de Daya se comprima à mesure que défilaient les secondes où elle ne bougeait pas. Une prise de conscience soudaine la frappa alors qu’un « non » passa la barrière de ses lèvres dans un souffle. Les yeux embrumés par les larmes, les gestes maladroits imbibés par l’alcool, elle se leva en titubant. Pas un seul regard n’avait été adressé à Tami dont elle avait presque oublié l’existence, absorbée par ce souvenir qui se mêlait à la réalité. D’un pas rapide et loin d’être précis, elle se dirigea avec hâte vers la chambre en trébuchant quelques fois pendant le trajet. Plus elle s’avançait et plus les cris lui étaient perceptibles. Au loin elle arrivait à entendre son enfant se débattre sous les coups que lui portaient son mari, implorant Daya devenir le sauver. Le protéger.  « FLORENTIN ! » Cria Daya. Sans même s’en rendre compte, c’était la première fois depuis son décès qu’elle avait prononcé son prénom à voix haute. Mais le passé se mélangeait au présent et toute notion du temps n’était plus qu’une ligne floue pour la jeune femme. A une vitesse folle, elle pénétra dans la chambre, prête à récupérer son fils des griffes de ce monstre. Mais une fois à l’intérieur… le vide. Aussi bien dans la pièce qu’à l’intérieur de sa poitrine, elle se retrouva face à une pièce sombre et vide qui la ramena à la réalité. Que tout ça n’était que dans sa tête. Sans oser aller plus loin, elle fixa d’un regard sans vie la pièce non éclairée, les cris s’éloignant de plus en plus.


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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Mar 3 Nov 2020 - 17:51 )
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Soudain, Daya fut prise de violents tremblements, alors que ses sanglots redoublaient. Et Tami, elle, se sentait totalement impuissante face à la puissante douleur de son amie. A la voir dans un tel état de désespoir, les larmes lui montèrent à son tour aux yeux. Qu’était-elle censée faire pour la soulager ? Comment l’aider à évacuer sa peine et comment la réconforter ? Y-avait-il quelqu’un qui pourrait venir l’aider ? Elle n’avait la réponse à aucune de ces questions, alors elle continua à fredonner sa berceuse en caressant ses cheveux emmêlés, tout en veillant à ce qu’elle ne se fasse pas plus mal en se cognant contre un meuble par exemple.

A deux reprises, il lui sembla que Daya essayait de lui parler, mais à chaque fois, Tami fut bien incapable de comprendre ce qu’elle essayait de lui dire. Des syllabes prononcées à voix basse, alors que la pianiste semblait à bout de souffle, et qu’elle ne parvenait pas à connecter entre elles pour constituer une phrase compréhensible. « Je suis désolée, je n’ai pas compris Daya... » Et elle l’était sincèrement, désolée. Elle détestait se sentir à ce point impuissante, incapable de prendre une quelconque décision pour améliorer la situation. Elle aurait aimé lui offrir le réconfort dont son amie avait désespérément besoin à cet instant-là, mais elle en était incapable. Elle ne savait pas très bien ce qu’elle était censée faire en tant qu’amie, notamment parce que des ami.e.s elle n’en avait que peu. Pourtant, elle s’était déjà retrouvée de l’autre côté de la barrière. Du côté de celleux qui avaient besoin de réconfort. Ca aurait dû l’aider à savoir comment agir dans une telle situation de détresse. Alors elle essaya de se souvenir de ce dont elle avait eu besoin, elle, dans ces cas-là - même si elle se doutait bien que la douleur de Daya n’était pas la même que la sienne, qu’elle ne s’exprimait pas pour les mêmes raisons, qu’elle n’avait pas les mêmes causes. Mais quand elle y réfléchissait, dans ces cas-là, tout ce dont elle avait eu besoin, c’était d’une épaule sur laquelle pleurer. Elle n’avait pas eu besoin qu’on lui dise quoi que ce soit, parce qu’elle était intimement persuadée que ça n’aurait servi à rien, étant donné que personne ne pouvait ressentir ce qu’elle ressentait elle-même. Tout ce dont elle avait besoin, c’était d’une oreille pour l’écouter, une main rassurante à serrer, une étreinte bienveillante pour éloigner l’angoisse. Alors c’était ce qu’elle s’efforçait d’être auprès de Daya ; une épaule sur laquelle pleurer. Elle espérait simplement que cela suffirait, non pas à apaiser sa peine, mais à la rendre un tant soit peu moins lourde à supporter. Sans savoir si cela avait le résultat escompté, Tami vit Daya esquisser un mouvement pour se relever. Immédiatement, elle lui proposa son bras pour l’aider, pour la supporter. Elle tremblait, encore, et elle balaya l’ensemble de la pièce d’un regard à la fois égaré et particulièrement lucide. Comme si, à la réalité floue, se superposait un univers parallèle auquel Tami n’avait pas accès. La masseuse resta silencieuse, dans l’attente d’un mot ou d’un geste qui pourrait l’aiguiller quant à la suite des événements. Ses sourcils se froncèrent soudain, et son corps se tendit, comme si elle avait entendu un son qui attira toute son attention. Avec une vivacité étonnante étant donné son taux d’alcoolémie, Daya se leva en titubant, sans un regard pour Tami, et s’éloigna d’un pas rapide. La Jamaïcaine s’était immédiatement levée, elle aussi, et les bras tendus devant elle, prête à la rattraper au vol si elle chutait, elle suivit son amie dans son appartement, jusqu’à une pièce vide.

Cette fois, elle entendit très distinctement le mot que prononça la pianiste. Florentin. Un prénom hurlé dans un mélange de peur et de désespoir. Tami ne connaissait pas ce Florentin, n’en avait même jamais entendu parlé. Mais la voix brisée de Daya suffisait à lui faire comprendre qu’il devait être quelqu’un de très important à ses yeux. La jeune brune s’était immobilisée au beau milieu de la pièce, comme une somnambule qui se réveillerait soudainement de sa transe. Tami s’approcha à pas de loup, craignant de l’effrayer ou de la brusquer. Après une légère hésitation, elle posa une main qui se voulait réconfortante sur l’épaule de son amie. « Il n’y a personne ici, Daya. Nous ne sommes que toutes les deux, » murmura-t-elle d’une voix douce. « Est-ce que tu veux me parler de Florentin ? » Par cette question, elle laissait grande ouverte une porte de sortie. Elle ne voulait surtout pas l’obliger à lui confier quoi que ce soit si elle ne le souhaitait pas. Mais elle avait aussi compris que ce Florentin, ou du moins ce qui lui était lié, pesait fortement sur le cœur de Daya. Alors si elle le souhaitait, elle était prête à l’aider à se décharger, au moins un peu, de ce poids.
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Sujet: Re: Tami || Birds flying high you know how I feel ( le Ven 20 Nov 2020 - 18:50 )
Le peu d’espoir qu’avait nourrit Daya en traversant le couloir s’était brisé lorsqu’elle ouvrit la porte. Confrontée au vide, elle sentit des bras invisibles l’encercler. Ils étaient froids, forts. L’empêchaient de bouger ou même de respirer convenablement. La bouche fermée, les yeux dans ce vide que son cerveau essayait de combler en lui faisant voir des choses qui n’étaient même pas là, la jeune femme sentait son cœur se briser un peu plus. Tout continuait à se confondre dans sa tête. D’un côté, son cerveau qui essayait de la ramener à la réalité, de l’autre son cœur qui ne cessait de crier le prénom de son fils. Au bout de longues secondes sans avoir bougé d’un iota, la créole ouvrit la bouche comme prête à dire quelque chose, mais aucun son ne put en sortir. Les mots étaient bloqués au fond de sa gorge par cette boule qui ne cessait de grossir en même temps que sa tristesse. « Florentin… » Souffla-t-elle une dernière fois avant que sa voix ne se brise. Le froid ne faisait que l’envahir un peu plus alors qu’elle était à l’intérieur et qu’aucune fenêtre n’était ouverte. Ses bras engourdis avaient puisé dans leurs dernières forces pour serrer son petit corps comme une ultime tentative de se réchauffer. Mais elle savait que cela ne changerait rien. Depuis la mort de son fils, elle avait froid en permanence. Comme si la chaleur et le soleil avaient définitivement quittés sa vie, la jeune femme n’arrivait pas à ressentir autre chose que ce vide presque polaire qui lui rappelait en permanence l’absence de cet enfant. Depuis sa rencontre avec Dante, elle avait retrouvé un peu de ce qu’elle avait perdu. Elle avait retrouvé son fils dans ses traits. De l’attention dans son regard. Et de la chaleur rassurante lorsqu’elle se lovait dans ses bras. Alors qu’un sourire esquissa doucement les lèvres de la jeune femme toujours en larmes, à la simple pensée de son inconnu devenu très vite cette pièce importante du puzzle de sa vie, il se fana aussitôt lorsqu’elle sentit comme une présence dans son dos. Une main sur son épaule confirma ce sentiment. Comme à chaque fois qu’on la touchait sans qu’elle ne puisse voir le visage de la personne, Daya sursauta. Un cri étouffé resté bloqué derrière la barrière de ses lèvres alors qu’elle avait juste envie d’exploser. Dans la peur, elle se recula jusqu’à se cogner à un meuble qu’elle ne saurait même pas identifier. Apeurée, elle laissa ses bras tomber le long de son corps tandis que ses mains, tournées vers l’arrière essayaient de s’accrocher à quelque chose. De voir sans qu’elle n’ait besoin de se retourner. Le cœur de la jeune femme démarra en pétarade dans sa poitrine, menaçant de sortir de sa cage thoracique à mesure que s’écoulaient les secondes.

Tandis que ses yeux ne quittaient pas la silhouette qu’elle peinait à identifier, son regard alla parfois vers le sol comme à la recherche de quelque chose. De quelqu’un. D’un petit corps qui serait étendu par terre et qui n’attendrait que les bras de Daya pour s’y réfugier. Les larmes ruisselant toujours le long de ses joues, l’équilibre bancal, elle se mis à la recherche de quelque chose pour se défendre. N’importe quoi. Si cette personne s’approchait d’elle, faisait un pas de plus, elle brandirait la première chose qui lui passait sous la main. Dans sa tête, les cris de son fils s’évanouissaient, comme si le son emportait ce souvenir qui devenait flou à force de battre des cils. Les paroles que disaient la voix féminine – elle avait oublié la présence de Tami – lui venaient de très loin. Et elle ne comprenait pas un mot de ce qu’il disait. La seule chose qu’elle arriva à identifier fut le prénom de son fils, qui provoqua un sanglot qu’elle étouffa en plaquant une main devant sa bouche. « Euh… » Elle essayait de garder le contrôle sur une situation qui lui échappait totalement. Les mouvements ralentis par l’alcool qu’elle avait bu, l’esprit embrumé par ce même liquide qu’elle avait avalé comme de l’eau ce soir… Tout était confus pour la Réunionnaise.

Alors qu’elle était sur le point de dire quelque chose – elle-même avait ouvert la bouche sans même savoir ce qu’elle dirait – elle la referma aussitôt en sentant son corps manquer d’équilibre. Comme si la terre sous ses pieds menaçait de s’ouvrir, Daya sentit les murs de la pièce trembler, elle avec. Dans un éclair de lucidité, son regard paniqué se posa sur son amie dont la présence lui apparaissait aussi clair que de l’eau de source. « Tami ! » Hurla la jeune femme qui tendait une main dans sa direction dans l’espoir qu’elle l’attrape. Les secousses se faisant de plus en plus fortes, la créole en manque d’équilibre fut projetée en arrière.  Son dos se cogna contre une armoire qui la stoppa nette. Lorsque la jeune femme essaya de retrouver son équilibre, il fut trop tard pour elle. Avant même qu’elle ne puisse se mettre à l’abri, le gros meuble bancal à cause des secousses, bascula vers l’avant, elle en première position. Un cri passa la barrière de ses lèvres, une vive douleur frappa tout son corps. Puis plus rien pour la créole. Le noir complet.


say you won't let go ♒︎Que deviendra le monde si nos femmes ont peur ? Il s'effondrera le monde ! Sa voûte sombrera et les étoiles qui constellent, se mêleront à la poussière des routes ! ▬ Toi peur ? Et de quoi ?© endlesslove.

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