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- (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Fenrir Thalados10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Fenrir Thalados
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Sujet: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Lun 31 Aoû 2020 - 15:31 )
Memories of a heartbeat
cesare & fenrir

I've become so numb I can't feel you there Become so tired so much more aware I'm becoming this all I want to do Is be more like me and be less like you

« Tu te souviens de Cesare Moretti ? » Un sourire caresse le coin de mes lèvres. Un sourire loin d’être enfantin, plus scrupuleux, plus…obscène, peut-être, un peu, alors que les souvenirs caressent ma mémoire. « Oui, pourquoi ? » « Parce qu’il organise une fête chez lui, ce soir. On y va ? » J’en aurais presque ri d’amusement, face à cette question puérile. Moi, manquer une fête ? C’est comme m’empêcher de respirer, bien que depuis deux mois, je ne fais que suffoquer…Cesare…Cesare…Son prénom résonne comme une mélodie enfantine, une berceuse presque enivrante alors que je me focalise sur ce prénom durant toute la sainte journée. Cesare…Ami d’enfance, gosse qui a changé, devenant bien plus beau, bien plus attirant. Je me souviens de nos regards, cette nuit-là, dans ma chambre. Un baiser, puis un second, avant que les vêtements tombent sur le sol, maladroitement et que nos corps s’unissent, douloureusement au départ. Une fois, une unique fois, alors qu’il est revenu, couvert de bleus, me disant que ça serait stupide de recommencer. Dieu que j’ai détesté son père, me retenant de lui briser les deux jambes à cette époque…mais les souvenirs, il ne peut me les ôter, pas plus que son fils.

Et cette journée, elle est passée trop lentement. Le ménage, quelques courses, le sport, la picole, les clopes. Chaque heure, mes iris se plantaient sur l’horloge, avec une impatience amusante. Un brin de toilette, une douche rapidement et des vêtements propres sur le dos. Le soleil se couche, murmure qu’il est bientôt temps de filer vers la destination envoyée par mon ami. Une adresse…une adresse que je vais mettre en mémoire, juste pour punir Cesare de ne pas m’avoir invité, d’avoir oublié, potentiellement, mon existence. Le vilain…il va vite se souvenir, que mes iris océaniques aiment happer les siennes. Je sais…je connais son accident, ses espoirs brisés, ses jambes perdues, sa sœur morte. Mais tout ça, je ne vais pas en parler, pas ce soir en tout cas. Parce que ce soir, je vais méchamment m’amuser, titiller, picoler. Comme toujours. Pour oublier mes propres douleurs, mes propres peines.

J’enfourche ma bécane, laissant le SUV noir au garage, bien au chaud dans ma villa au bord de mer. L’argent n’a jamais fait défaut dans ma famille, à la mort de mes parents, un héritage agréable m’est tombé dessus…piètre réconfort face à la perte de mon myocarde. Et je démarre, faisant gronder le moteur, roulant agilement à travers les bagnoles jusqu’à ce que mon gps annonce mon arrivée. Déjà, la musique frappe, les rirent résonnent. La fête bat son plein, mais ne fait que commencer. Garant la moto, je rejoins mon ami à l’entrée, le salue et entre avec lui. Déjà, mes iris le cherchent, lui, par habitude. Je prends dix minutes avant de le trouver. Une bière en main, je m’appuie contre un mur et le fixe, assez pour qu’il le sente, pour qu’il cherche s’où lui vient cette sensation. Et quand mon regard croise enfin le sien, je souris, provocateur, mesquin, joueur. Et oui, Cesare, je suis là, invité ou pas.

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Cesare Moretti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Cesare Moretti
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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Mar 1 Sep 2020 - 21:25 )
“Tu devrais faire une soirée, Cesare. - Je ne bois pas. - Je sais, je sais, mais mec… Tu es jeune et célibataire : parait que ça fait longtemps que tu n’as pas vu quelqu’un.” Le concerné roula ses yeux : “Depuis quand mes histoires de cul te concerne hein ?” Une réplique un peu sèche. Oui, la chaleur d’un être humain lui manquait, il avait profité de la vie avant l’accident, probablement pas autant qu’un homme de son âge l’aurait fait - car il avait en charge sa sœur - mais il avait eu ses moments d’allégresses. “Tu ne viens plus au soirée.” A cette phrase qui le suivait continuellement. “Peut-être que j’ai mûri. - Ouais ou bien que tu ne veux pas voir Fenrir.” Le regard de Cesare se fit immédiatement plus noir. “Oh come on ! Ne me regarde pas comme ça, ça crève les yeux que vous vous dévorez du regard.” L’escrimeur remit son masque : “En garde, au lieu de dire des conneries !”

Dans les douches, il se laissa convaincre d’organiser une fête pour le lendemain. Il n’avait pas beaucoup d’invités chez lui depuis la mort d’Heilwig, il y a quatre ans. Il ne s’en remettait pas, était-ce sa faute ? Probablement pas. C’était la faute de personne au fond. Ou pas. Il essayait de ne pas y penser, à dire vrai. Cela était plus simple. Il savait que Fenrir serait là, il s’inviterait : ce n’est pas comme s’il n’était pas dans un coin de sa tête constamment, bien qu’absent de son quotidien. Évidemment, ils se parlaient régulièrement, mais Cesare évitait tout contact physique avec ceux qui l’ont connu quand il était à l’apogée de sa gloire. Encore une fois, cela était plus simple pour lui que de devoir prendre le taureau par les cornes.

Cesare aimait recevoir, il fut un temps où sa maison connaissait des allée et venus à tout-va, ce n’était pas ça le problème. Il était juste devenu un peu plus sauvage. Chaque convive cependant avait le droit à une enlaçade et quelques mots. Prétendre pour mieux duper. Ne voyant toujours pas Fenrir, il se demanda si ce dernier viendrait au final ? Est-ce qu’il s’était inquiété pour rien ? Pourquoi il était déçu de la sorte ? Le sportif ne buvait pas, mais pour accepter l’idée que son ami ne viendrait pas : il se laissa servir un cocktail. N’y connaissant rien, il laissa une femme décidée pour lui. Sex on the Beach. Lapsus révélateur ? Cesare ne le savait pas, mais en prenant une gorgée d’alcool : il ne put s’empêcher de lui faire un clin d’œil.

C’est là qu’il le vit. Dans un coin, à le regarder avec ses grands yeux bleus. IL était là. Cesare hésita quelques instants entre continuer de parler avec la jolie demoiselle qui lui faisait les yeux doux ou bien aller retrouver celui qui hantait beaucoup de ses nuits ? Le choix était facile, au fond. Il s’excusa, coinça son verre et attrapa une bière au passage qu’il mit entre ses jambes avant de rouler vers lui. “Je savais que je n’avais pas besoin de te prévenir, tu trouves toujours le chemin des bonnes soirées.” Il regarda la bouteille, puis Fenrir : “Je te laisse la prendre, j’ai les mains prises.” Et il attrapa son propre cocktail en lui lançant le même regard. L’alcool montait déjà à sa tête, il semblerait. C’est ça quand vous passiez de zéro goutte à une forte dose. Car la demoiselle avait bien chargé le grand verre de Cesare et ce dernier en était déjà à la moitié.







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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Mer 2 Sep 2020 - 11:43 )
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Mes iris se calent sur la scène. Une demoiselle au regard charmeur qui bat trop des cils, comme une enfant en mal d’attention. Un ricanement caresse mes lèvres, trouvant la scène pathétique. Pour qu’elle raison ? La jalousie ? L’amertume ? L’envie de verser une bière sur la tête de cette demoiselle me prend, et inutile de vous dire que, dans mon état mental, je serais capable du pire comme du meilleur. Mon regard océanique coule dans celui de mon ami, mon ancien amant, ce jeune homme aux éclats de rires qui résonnaient autrefois, dans notre maison. Un sourire vient se fixer sur mes lèvres, comme une douce promesse de vengeance complètement stupide. Je perds le nord, ne trouve plus le sud, mais quand il s’agit de lui, les choses sont souvent chaotiques. Mais qu’importe, il est bien trop tard pour changer de cap, de comportement. Nous sommes ce que nous sommes et ensemble, nous sommes un méli-mélo de non-dits.

Il se détourne, quelques instants. Assez pour parler à la demoiselle, l’abandonnant sous son air contrarié et ses lèvres rosées qui effacent le sourire qu’elle tentait pour Cesare. J’en rigolerais devant cette scène pathétique. Si seulement elle savait…Mais je me contente de regarder Cesare approcher dans sa chaise, son accident lui ayant ôté la liberté de ses deux jambes. Si beaucoup s’étaient mit à l’observer autrement, ce ne fut jamais mon cas. Les jambes peuvent être secondaire, mais sa sœur, elle, était vital. Je sais…je sais ce qu’une perte semblable offre comme coups, comme maux, comme tourments. Mais jamais je n’ai susurré les choses telles quelles sont, préférant me taire, pour qu’il comprenne que je suis là, malgré mes vagues. Toujours et à jamais, je me l’étais promis il y a bien des années. Et cette promesse, elle ne s’est jamais vraiment effritée, malgré les coups durs de la vie.

Une bière entre les jambes, il fige sa course devant moi et je souris en coin. Un air nonchalant, comme à mon habitude, sur le visage. Et pourtant, mes iris bleues, elles, sont des plus expressives. « Tu aurais pu, au moins, faire l’effort de m’inviter…tu me déçois, Cesare. Moi qui pensais être dans les invités d’honneur, les plus attendus, je suis vexé. » Je pousse un soupire théâtrale avant de me pencher et de me décoller du mur, pour avec une lenteur calculer, attraper la bouteille offerte par mon ôte. Comme un tel acte l’exige, j’ai pris soin de me rapprocher, de couper net la distance qui nous séparait sans que ça paraisse pour autant suspect. Si ma sexualité n’est pas un secret, je doute que Cesare se soit vanté d’avoir couché avec moi y’a bien des années. Je crois… Après tout, son père avait fait en sorte de stopper là la liaison, mettant à néant se qui aurait pu se construire…

« Alors dis-moi, une nouvelle conquête ? » Demandais-je non sans piquent dans la voix, tout en désignant la belle un peu plus loin, s’abandonnant à une conversation avec probablement, une de ses amies…Oui, décidément, elle serait plus belle avec de la bière sur la gueule. Prenant une gorgée de la boisson, je me retiens de recracher le liquide vers la jeune femme. Caractère de merde, limite excessif, la mort de mes proches n’a rien arrangé, au contraire. Cesare et moi sommes liés par la souffrance, par un passif, par des blessures psychologiques. Et pourtant, nous sommes là, l’un devant l’autre. M’appuyant de nouveau contre le mur, mon attention se redirige vers Cesare. « Tu me montre où je peux fumer une clope ? Où je dois y’aller seul ? » Bien sûr, je sais parfaitement où je dois aller…mais disons qu’éloigner Cesare de la foule fait partie de mes plans.


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Cesare Moretti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Mer 2 Sep 2020 - 22:35 )
Le regard ardent de Fenrir le transperce de part en part. Était-il jaloux de cette femme qui lui faisait les yeux doux ? Comme si elle avait une chance de pouvoir être en compétition avec son ami d'enfance. Ce n’était pas possible. Depuis longtemps, il avait arrêté de chercher quelqu’un qui lui ferait ressentir un dixième de ce que le policier créaient chez lui. Par sa faute, parce qu’il avait cru bon de tourner la page avec d’autres personnes : une femme avait perdu la tête. Dans tous les sens du terme. Alors, il ne mit pas de temps à couper court à la conversation avec l’inconnue pour aller chercher une bière et rouler vers Fenrir qui n’avait pas bougé d’un iota.

“Je préfère avoir des surprises.” Il prit une gorgée : “Je savais que tu serais invité par les autres, ils m’ont parlé de toi.” Peut-être qu’il devrait arrêter de fréquenter le même cercle d’amis. À dire vrai, il était bien heureux de se contenter de sa propre bande et de Fenrir comme bras droit. Ce qu’ils avaient vécu n’avait jamais entaché leur amitié. Leurs ébats avaient juste laissé un goût d’inachevé. Si seulement il ne portait pas encore quelques cicatrices de la ruée de coups reçu ce soir-là par son père. Sa vie aurait été différente. Il n’y avait pas photo.

Cesare le laissa se pencher pour récupérer la bière. Il savait pertinemment que chaque geste était calculé. Évidemment. Il ne pouvait pas être autrement. Son regard toujours plongé dans celui de Fenrir, son corps se rapprocha alors que le sien restait immobile. Une des choses qui lui manquait le plus probablement, pouvoir coller son corps à celui d’un autre et créer un moment d’intimité. Même pour quelques secondes. Au lieu de cela, il était coincé dans ce fauteuil de malheur. Il ne se retourna même pas pour regarder la jeune femme, se contentant de boire son cocktail en laissant ses yeux parcourir les invités présents qui semblaient s'amuser.

“Elle n’est pas mon genre, non. Mais si je ne trouve rien d’autre, elle pourrait faire l’affaire ce soir.” Cesare n’aurait pas à faire beaucoup pour l’avoir dans son lit. Enfin, s’il était en état, car en regardant son verre : il comprit que ce n’était peut-être pas une bonne idée d’avoir laissé quelqu’un d’autre remplir son verre. “Depuis quand tu me demandes la permission pour faire comme chez-toi ?” Cela l’amusait. “Tu sais très bien que ma maison est ta maison.” Il termina son cocktail, le posa sur un meuble avant de lui faire signe de le suivre.

L’escrimeur se fraya un chemin parmi les convives jusqu’à sortir dans le jardin. Hormis quelques couples qui se formaient, il n’y avait personne dans la piscine, les températures redescendaient il faut dire et il y avait encore dans l’esprit de beaucoup les récents tremblements de terre. Après tout, ils étaient prêts du Vésuve.

“Et toi alors ? Tu es venu avec quelqu'un ?” Il posa son coude sur l’accoudoir de son fauteuil : “Personne qui attire ton attention ?” Depuis combien de temps Cesare n’avait pas été aussi joueur avec Fenrir ? L’alcool le rendait toujours plus taquin, surtout avec les personnes qui avaient toute son attention. C'est probablement pour cette raison qu'il ne buvait pas. En plus de ruiner sa santé et possiblement ce qui restait de sa carrière.







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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Mer 2 Sep 2020 - 23:39 )
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Regards ardents qui se croisent, qui n’ont jamais cessés d’être. Des relations, j’en ai eu plus d’une, la bague m’ayant été glissée au doigt pour de très mauvaises raisons. Mais Cesare reste le premier, le « et si ça avait abouti à autre chose ? ». Malheureusement, avec des « et si » on ne refait pas le monde…Notre amitié ne s’est jamais écroulée, n’a jamais flanchées, malgré les sourires, les regards dévorants, parfois, les caresses légères, sensuelles, discrètes. Les images restent gravées dans ma tête, tournent encore, souvent, lorsque mes yeux se fermes. Et je le déteste pour ça…je le déteste autant que je le désir, les veines en feu. Et je maudis ses conquêtes, les femmes dont les lèvres parcourent sa peau. En silence, je m’imagine les tuer une après une, sans jamais le montrer, sans jamais le murmurer à voix haute. Parce que ça ne se fait pas, n’est-ce pas ?

« Ce n’est pas par les autres que je souhaite être invité. » Et cette fois-ci, mon ton se fait un peu plus sérieux. Pourquoi ? Je n’en sais rien Peut-être parce que j’aurais souhaité savoir qu’il voulait que je vienne, qu’il souhaitait me croiser. Mais ces envies sont éternelles, souvent présentes. Des envies, rien de plus. Je crois. Nos cercles d’amis se rencontres, souvent, se mélanges et ça aide à le garder en visuel, à suivre ses émois, ses histoires. J’ai les miennes, avec des hommes, des femmes. Trop souvent, ces derniers temps, je me perds dans les saveurs charnelles sans jamais rien promettre, sans jamais de lendemain. Parce que l’amour, ça frappera pas à ma porte…Presque condamné, damné à ne pas savoir gérer une relation. Trop jaloux, trop possessif, trop maladroit. J’ai besoin de cette passion dévorante, de cette personne qui saura me faire brûler de l’intérieur.

Je me penche, récupère la bouteille de bière et souris en coin, insolent. Mes paroles tournent vers cette fille au loin, qui quelques fois, tourne les yeux vers le jeune homme. La réponse de Cesare, comme toujours, me fait me crisper. Mes doigts enserrent la bouteille, un peu plus fort, sans que je ne laisse rien paraître. Malheureusement, j’ai déjà commencé à picoler avant de venir, ma patience sera mise à rude épreuve. Heureusement, je tiens merveilleusement bien l’alcool et je ne risque pas de perdre mes moyens. Pas encore. Bien que dans cet état, je peux davantage dire des conneries, provoquer plus que nécessaire et me laisser aller à des pulsions déplacées. « Oh, tu peux trouver tellement mieux. Il suffirait que tu ouvres les yeux. » Un sous-entendu ? Peut-être. Il se veut taquin, amusé, alors que mes lippes se soulèves en coin dans un rictus amusé.

Bien sûr que je sais que sa maison est la mienne, autant que la réciprocité est flagrante. Possédant une villa en bord de plage, il sait où me trouver. Néanmoins, ma proposition est presque évidente. Le pousser à s’échapper de la foule, nous retrouver à l’air frais, éloigner des bruits et des regards un peu trop curieux. « Tu sais, je suis pire que Dory dans Némo, j’oublie vite ce qu’on me dit. » Rire léger qui sort de ma gorge, je le suis vers l’extérieur, dépassant quelques convives. Je ne prête que quelques regards, saluant des personnes que j’avais oublié d’aller voir. Une fois dehors, je prends une grande inspiration et sors un paquet de clope. Lentement, je glisse une de celle-ci entre mes lippes et tourne les yeux vers Cesare alors qu’il parle. Attrapant une chaise de jardin dans le coin, je la fais traîner en face de lui m’y pose.

« Je suis effectivement venu seul, enfin, avec un ami. » Haussement d’épaules, j’allume le cône cancérigène, avant d’en inspirer la fumée et de la laisser ressortir. Face à sa nouvelle question, je souris légèrement, plaçant mes coudes sur mes jambes, me portant davantage vers l’avant. « Oh si, y’a bien quelqu’un, mais malheureusement, il fait son putain d’insaisissable. » Poussant un soupire théâtrale, la vulgarité fait partie de mon quotidien, Cesare le sait bien. M’adossant à la chaise, reprenant ma place initiale, je penche un peu la tête sur le côté. « Et toi, à part la Barbie ? Personne qui t’attire davantage qu’une conne sans cervelle ? »


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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Jeu 3 Sep 2020 - 21:24 )
Il n’était pas facile d’oublier un tel regard. Un tel homme, à dire vrai. Une vie ne saurait pas effacer le contact grisant de sa peau contre la sienne, Cesare savait de quoi il parlait. Il était conscient que son avenir était étroitement lié à celui de Fenrir : que cela lui plaise ou non d’ailleurs. Ce n’est pas comme s’il avait le choix. Comme sur beaucoup de choses, la vie ne lui laissait pas cette chance. Elle lui avait tout arraché et continuait de se mêler de chose qui ne la regardait pas. À moins que cela soit le hasard qui mettait son grain de sel, son petit piment histoire de rendre son quotidien encore plus compliqué. Cesare n’était pas certain qui était le fautif, toujours était-il qu’il était condamné à devoir se noyer dans le regard bleu de Fenrir. Il y avait pire comme malédiction, pourtant, n’est-ce pas ? Son ami était en colère, ou bien déçu ? Difficile à dire. L’escrimeur ne répondit pas, se contenta de boire son cocktail.

La bière récupérée, il ne pouvait réprimander un sourire heureux, satisfait d’avoir l’attention de Fenrir et ses petits excès de jalousie ne faisait que l’attendrir. Ah si seulement il n’était pas un homme. Pensa Cesare. Est-ce que je serais aussi accro à lui ? Telle était la question à plusieurs millions d’euros. Celle qui ne trouverait jamais une réponse : pas dans cette vie tout du moins. Cela était évident. Le petit pique lancer est pour sa pomme. Il le sait pertinemment. Il ne répondit rien cependant, cela ne servait à rien de mettre de l’huile sur le feu : de s’accrocher à quelque chose qui ne peut pas avoir lieu d’être. Pourtant, son père n’avait plus le monopole sur sa vie et il est certain que Cesare répondrait maintenant aux coups de son géniteur. Il y avait pourtant des cicatrices qui courrait plus profondément encore que les bons souvenirs qui avaient marqué leur amitié à jamais. C’était comme ça. Ils ne pouvaient pas refaire le monde et de toute façon dans l’état physique actuel du sportif : la situation était bien plus chaotique.

Dehors, il roula jusqu’à un endroit discret ou personne ne les entendrait. Il n’avait rien à caché, mais cela faisait trop longtemps que Cesare n’avait pas passé un peu de temps avec Fenrir. Il en avait besoin. Cela avait toujours été le cas, il n’y avait rien de nouveau à tout ce jeu entre eux. Ce n’était qu’une ritournelle dont il connaissait les moindres notes : une danse qui jamais ne s’arrêterait. Ce fut à son tour de demander si quelqu’un avait attiré son attention. Il était jaloux comme un pou. Mais savait qu’il ne pouvait rien dire. Si Cesare était aussi courageux qu’on le pensait : il saisirait sa chance d’être avec Fenrir. Encore une fois, cette possibilité n’était pas d’actualité dans sa tête. Il ne pouvait pas condamner quelqu’un à s’attacher à lui. Pas avec son handicap.

“Je pense que cette personne ne se comprend pas elle-même.” S’il ne parlait pas de lui, tant pis. Cesare le suivit du regard avant de se pencher et d’attraper la bière de Fenrir pour la porter à ses lèvres. “Une conne sans cervelle, c’est tout ce que j’ai besoin. Un truc sans lendemain. Sans prise de tête. Ce n’est pas comme si j’avais quelque chose d’autre à offrir.” Il reprit une gorgée, redonna la bouteille à son ami. “On sait tous les deux qu’une partie de ma vie s’est arrêtée avec Heilwig.” Prononcer son prénom était encore difficile, même si cela faisait quatre ans. “Franchement ? Tu veux la vérité ? Je ne sais même pas s’il y a encore quelque chose à aimer.” Et c’était ça, la triste vérité. Celle qui l’effrayait. “Non, mais franchement, tu te vois toi être condamné à t’occuper de quelqu'un en fauteuil qui ne marchera plus jamais ?” Une question à double sens. Il ne s’en rendait pas compte, l’alcool enivrait son cerveau : le rendant bien plus sombre qu’à l’ordinaire quand il était lancé sur le sujet de ce qui le rendait aussi taciturne et incapable de s’attacher à une autre personne. “J'aurai du mourir avec elle.” Finit-t-il par souffler.







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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Jeu 3 Sep 2020 - 22:12 )
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Sous-entendus. Jeux, évidences, peut-être. L’amitié a toujours couvé quelque chose d’inadmissible, d’imprévisible, d’incapable, intouchable. Parce que les regards ne mentent jamais, comme les sourires parfois. Combien de fois mes amis ne m’ont pas susurré que je devais cesser de le bouffer du regard ? Ou encore, que lui, ne me quittait pas des yeux ? Trop. Mais les paroles sont prises en riant, pour enlever les doutes, les questionnements. C’est mieux comme ça, probablement. Nos vies se sont séparées, tout en restant côte à côte, cherchant l’attraction, cherchant l’aimantation chez un ou une autre, sans jamais la trouver, véritablement. Nous sommes uniques, dans un sens. C’est stupide à dire, peut-être prétentieux, mais à mes yeux, Cesare surpasse bien des corps que j’ai pu croiser. Mais ça, l’homme ne le sait pas. Peut-être s’en doute-t-il, mais sans plus. Car les paroles sont silencieuses, murmurées dans une solitude crasse et épuisante. L’amour est un art que je ne contrôle pas.

Je me contente de le suivre dehors, comme souvent. Je te suis, tu me suis. Simple, mais efficace. Trop longtemps nous n’avons pas été seuls, en tête à tête, sans une foule d’amis autour de nous. Précautions peut être inconscientes, dans un sens ? Qui sait. Je me déplace pour attraper une chaise, la placer en face de mon ami, une cigarette entre les lèvres. Alcool, tabac, sexe. Le meilleur des mélanges, pour moi, depuis près de deux mois. Je tombe dans un abysse que personne ne peut contrôler. La peine est ma punition. Les paroles sont dites, une fois encore, sans vraiment être claires, mais dont le double sens est évident. Cette personne ne se comprend pas elle-même…je sais qu’il a compris, que je parlais de lui. Si dans cette foule, quelqu’un attire mon regard, c’est bien l’homme en face de moi. Chaise roulante ou non.

Je fronce les sourcils, penche un peu la tête sur le côté, interrogateur. Il se penche, ramasse ma bouteille pour la porter à ses lèvres. Il boit et je sais que l’alcool le rend con, instable, imprévisible. Comme moi, mais je tiens bien mieux que lui. « Tu as dix fois plu à offrir, c’est toi qui ne t’en donnes pas les moyens, qui te refuse de le faire. » Marmonnais-je entre mes dents, comme un gosse frustré et colérique. Mais avec lui, je peux être ce que je suis, bien qu’autrefois, j’étais différent. La douleur ne me rongeait pas, même si pour l’heure, je la camouffle avec une bonne dose d’alcool et de bêtises. En l’entendant parler de sa sœur, je pousse un soupire silencieux. Sa douleur est compréhensible, je sais ce que c’est, ce que ça fait. Il s’en veut, cruellement et crève un peu plus chaque jour, comme moi. « Je sais. » Parce que c’est évident, flagrant. On crève tous avec la mort d’être proches…j’en paye également le prix.

Ses paroles s’élancent dans l’obscurité. Il ne sait pas ce qu’il reste à aimer chez lui, me demande si je me vois m’occuper d’un homme en chaise roulante. La vérité sort comme une torpille, je ne la retiens pas, étant bien trop franc pour ce genre de convenance. « Si je choisi de le faire, je ne vois pas où est la condamnation, alors oui, je me vois le faire sans hésitations. Mais toi, tu refuses catégoriquement que ça se produise, tu joues au con en empêchant les gens de t’approcher. Mais qui suis-je pour te conseiller, hein ? Qu’une baleine échouée dans le sable. Tout ce que je pourrais te dire ne te touchera pas. » Dis-je d’une voix claquante, piquante à souhait. Mais la suite de ses paroles, là, elles font mouches. Avait-il osé dire ça, devant moi ? Vraiment ? La colère, elle se lit dans mes iris bleues, venant frapper Cesare d’un simple contact visuel.

« T’es qu’un pauvre con ! Elle aurait honte de toi putain ! » Encore une fois, je ne mache pas mes mots. Me redressant brusquement, lâchant ma clope au passage, je viens poser mes deux mains sur les accoudoirs de son fauteuil, me penchant en avant. Mon visage est proche du sien, se fait menaçant. « Tu devrais remercier ta putain de bonne étoile d’être encore en vie, Moretti ! Regarde-toi ! Tu crois qu’elle serait contente de t’entendre dire des conneries pareilles ?! Et ne me dis pas que je ne sais pas de quoi je parle, je te rappel que mes parents sont morts assassinés ! » Et les mots sont dures, brutaux, violents. Qu’importe la proximité et ce que les gens pourraient pensés, je m’en contre fiche ! « Redit encore une connerie pareille, et je te jure que je t’en colle une, crevard ! T’as pensé à ce que moi, j’aurais ressenti, si t’étais mort avec elle ? Non, bien sûr que non, t’es tellement aveugle que tu deviens con avec ça ! » Je peste, froidement, près de son visage. Prédateur en colère.

« Va te faire foutre, Cesare. Tu vois peut être pas ce qui reste à aimer chez toi, mais y’en a qui eux, ont pas de la merde dans les yeux. Maintenant, tu m’excuseras, mais écouter de telles conneries, ça m’intéresse pas. Autant trouver une meuf ou un mec avec qui baiser dans tes invités, plutôt que d’entendre de telles âneries. » Et sur ces belles paroles, j’attrape rageusement ma bière et contourne son fauteuil, non sans donner un coup de pied dans la chaise de jardin au passage…Retournant à l’intérieur, je serre les dents tout en me dirigeant vers la salle de bain. J’ai besoin de me rafraichir avant de finir avec du sang sur les mains.

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Cesare Moretti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Ven 4 Sep 2020 - 0:02 )
Bien entendu, il aurait été plus simple de se laisser porter par les sentiments, d’accepter cet amour qui ne faisait que grandir au fur et à mesure que Cesare lui résistait. Il aurait été plus facile pour les deux si leur idylle n’avait pas vu ses ailes coupées par un père trop fermé d’esprit. Dans une autre vie, ils avaient sacrément dû être amoureux pour qu’il y ait toujours autant de tension entre eux. L’escrimeur n’était pas croyant pour deux sous, mais depuis quatre ans il s’était mis en tête de chercher dans chaque personne, chaque être vivant qu’il rencontre : la présence de sa sœur. Alors oui, il croyait un peu en la réincarnation, cela lui permettait de sécher ses larmes et lui donnait envie de respirer. Est-ce que cela était un crime ? Quelque chose de mal ? Il espérait que non. Cesare n’avait de toute façon pas le cœur à s’arrêter de penser à cela. Dans ses divagations, il se prenait souvent à imaginer Fenrir et lui dans une autre époque, un autre temps. Ils vivaient tantôt une relation secrète, tantôt des ébats connus de tous. La seule chose commune était la passion qui les liait. Pour sûr qu’elle était toujours là. Présente au mauvais moment, surtout quand ils se dévoraient mutuellement du regard.

Dehors, la fraîcheur de la soirée fait redescendre un peu sur terre Cesare qui n’a pas réellement le temps de souffler. Rapidement, il se fait percuter à nouveau par cet effluve de sentiments qui le rendrait fou un jour, il le savait. Alors, il préfère boire. Pour oublier ? Non, juste pour avaler la pilule difficile que peut être la réalité. “Tu as certainement raison.” Il ne pouvait même pas nier cette évidence. Il n’était plus réellement le même depuis la mort de sa sœur. Fenrir le comprenait. Pourtant, Cesare n’en avait pas terminé et il continua de se confier à son ami en sachant très bien que cela mettrait de l’huile sur le feu. Il laissa donc le policier s’enflammer : achevant le tout par ce qui aurait dû être la finalité de sa vie.

“Tu sais bien que tu es le seul qui à un jour compter dans ma vie.” Pourquoi se leurrer ? “Fais pas celui qui ne sait pas.” Parce que, pour le coup, cela serait au tour de Cesare d’être vexé.

Fenrir avait toutes les raisons de s’emporter de la sorte et c’est pour cela qu’il se contenta de le regarder faire sans bouger. Sans se plaindre. Sans répondre. Ces mots, ce ton, cette colère cachaient bien des choses. De l’amour, certainement, c’est ce que Cesare pensait tout du moins. Seul un amour profond pouvait déchirer une âme de la sorte. Il savait de quoi il parlait, chaque fois qu’il avait bu, qu’il se retrouvait en face de son ami : la raison l’abandonnait et il ne pensait qu’à une chose. Une situation impossible. Qui ramènerait bien des douleurs. Là était le problème : il avait assez souffert. D’un autre côté, il portait déjà beaucoup de maux au quotidien : un de plus, un de moins, quelle serait la différence ? Cesare ne savait pas, n’avait pas envie de savoir. Il était plus simple de se mentir plutôt que d’affronter une âpre vérité. Comme celle que lui colle sous le museau Fenrir. Il était bien le seul à pouvoir parler d’elle comme ça sans que Cesare ne s’emporte.

“La remercier de m’avoir arraché ma sœur, mes jambes, ma carrière ?” Il arqua un sourcil : “Je ne le suis pas si redevable que ça, à cette bonne étoile dont tu parles. Si elle avait bien fait les choses, on n'en serait pas là toi et moi.”

Son ami parlait de la mort de ses parents, ce qui fit souffler longuement l’escrimeur. Pourquoi est-ce qu’il parlait d’eux maintenant ? Voilà qui faisait encore plus sentir mal le sportif. En même temps, il l’avait probablement cherché. S’il n’avait pas bu, jamais ces paroles n’auraient traversé son esprit, ou tout du moins, ses lèvres.

Cesare le laissa s’éloigner, sans rien dire, sans rien faire. Il prit une longue inspiration. Du coin de l’œil, il vit la femme de tout à l’heure s’approcher en lui demandant si tout allait bien. Chassant sa confusion d’un geste de la main, il lui sourit et commença à parler avec elle. Par pure politesse, son esprit était bien loin déjà. Il finit par s’extirper d’elle, non sans avoir bu un autre cocktail, avant de rentrer et d’aller à l’étage. La fête battait son plein en bas, personne ne montait : c’était la règle. Il roula dans le couloir, sortit de sous son t-shirt un collier avec au bout une clé. Il regarda à droite et à gauche avant d’ouvrir la porte et de rentrer. Rien n’avait bougé. Il se contentait de faire la poussière, de laver les draps avec l’aide d’Abigail comme si Heilwig allait revenir. Il alluma la lumière et s’avança dans la chambre. Devant la commode avec toutes les photos, il étendit son bras et attrapa celle où elle était entre eux. Fenrir et Cesare regardaient la caméra en souriant. Pas besoin de regarder la date au dos : il savait exactement ce qui s’était passé peu de temps après. En entendant des pas dans le couloir : il reconnut la démarche. C’est pour ça qu’il ne se retourna même pas :

“Tu as raison, je suis un putain de connard.” Il reposa le cadre, manœuvra pour lui faire face : “Et un égoïste de surcroît. Je n’aurai pas dû dire ça. Je suis désolé.” Était-ce suffisant. “Quand j’ai bu je ne dis que des conneries.” Il pinça l’arête de son nez : “Tu as trouvé quelque chose qui te convient en bas ?” Sa tête tournait. Il se sentait à la fois euphorique et avec l’envie de hurler, de pleurer. “Ou bien ça aussi je l’ai gâché et tu ne peux plus t’amuser ?” Cesare commençait à penser que cela était une connerie d’avoir fait cette soirée.







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Fenrir Thalados10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Ven 4 Sep 2020 - 16:40 )
Memories of a heartbeat
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I've become so numb I can't feel you there Become so tired so much more aware I'm becoming this all I want to do Is be more like me and be less like you

Il existe des histoires faciles, aux sourires fréquents, aux caresses enivrantes. Des histoires qui ne finissent pas ou encore, qui se termines étouffées par trop de passions. Mais les histoires, elles, ne sont pas faites pour tous le monde. Il existe des gens comme moi, qui ont tendances à ne pas savoir s’enfoncer dans des contes de fées, de finir par se casser la gueule. Ou peut être qui désir l’impensable, l’intouchable. Les sentiments ont beau être là, ils ne sont que plus dangereux, que plus ténébreux. Combien de fois n’aies-je pas eu envie de foncer chez lui, lui dire que ces conneries devaient cessés, que j’avais besoin de plus ? Une fois, j’avais tellement picolé que j’avais fini devant sa porte, sans savoir sonner, sans savoir toquer. Et j’ai fais demi-tour, comme un chien battu, un enfant perdu. Il ne me restait que nos souvenirs, que ces caresses qui se sont effacées dans le temps. Mais nos routes ne se sont pas séparées.

Il y aura toujours quelque chose. Cette petite flamme qui reste, subsiste, malgré tout. Les regards, les sourires, les éclats de rires d’autrefois. Rien de s’efface, vraiment. C’est pour cette raison que j’explose. Par habitude, par fragilité quand il s’agit de lui. Le seul à avoir compté dans sa vie ? La réciprocité est véritable. Les sentiments se sont déclarés jeunes, assez pour qu’il compte plus que n’importe qui. C’est risible, non ? D’aimer quelqu’un, sans pour autant, pouvoir le condamner à aimer en retour ? Sûrement. J’en sais rien. Je me perds dans mes propres conneries. « Je sais, d’une certaine façon, du moins. » Murmurais-je presque, l’alcool commençant à enivrer, à crever l’abcès. Après tout, nous ne sommes que des hommes, des êtres humains. Nos vies ne sont pas tracées, juste déchirée par des événements implacables.

« T’es aveuglé par tes rancœurs, par tes pertes. Tu es encore en vie, prend ça comme tu le veux, mais je remercie ta bonne étoile pour toi. » Je me souviens de ce jour où j’ai appris pour son accident, pour sa perte. J’ai senti mon monde s’enrouler dans l’obscurité, jusqu’à ce que je sache qu’il était en vie. Egoïsme oblige, j’avais remercié le ciel de ne pas me l’avoir enlevé. Il avait perdu tant de choses, mais tout ce que je voyais, c’était son torse se lever sous ses respirations douloureuses…et rien que pour ça, putain, j’aurais fait la fête durant un mois tout entier.

Mais ses mots se font trop sombres et je m’énerve, m’approche, m’avance. Lui balance ce que je pense, ce que je ne mâche pas. Qu’importe que ça le blesse, que ça l’énerve. Il se contente de garder le silence, muet comme une tombe. Je m’enfuis, bouscule des corps que je connais à peine, sans même daigner m’excuser. Enfermé dans la salle de bain, j’étale de l’eau froide sur mon visage, observe l’épave que me renvoie le miroir. Parce qu’il est peut-être en souffrance, mais il est loin d’être le seul. Quelques minutes plus tard, je retourne à la fête et rejoins mon ami. Je bois…trop…et trop rapidement. J’enchaîne les bières, les scotchs, les whiskys. Même mon ami me murmure de me calmer, mais je ne l’écoute pas, ayant pris l’habitude de n’écouter que moi. Et je me déteste, de le chercher des yeux, de le voir s’éloigner vers l’étage. Je sais où il va…par habitude. Je le connais, tellement bien. Et je m’éloigne de la foule, lentement, je grimpe à l’étage et passe la porte de la chambre de sa sœur. Pas un mot, je me contente de l’écouter, lui et ses regrets.

Je me contente de l’observer, doucement. Il m’énerve, mais l’alcool aide à surmonter bien des choses. Lentement, j’avance vers lui et prend le cadre qu’il vient de déposer entre mes doigts…Portrait de trois enfants, de sourires innocents et pourtant, les choses avaient dès lors changées entre nous. Je garde le silence, durant quelques secondes, lui tournant le dos. Déposant de nouveau le cadre, je décide de l’ouvrir, enfin. « Une brune, plutôt jolie…elle fera l’affaire, pour ce soir. » Et les mots ne sont pas enjoués, ne sont pas excités. Juste lassés. Un soupire vient exploser entre mes lèvres. Je ne le regarde toujours pas, me contentant d’observer les photos, un peu. « Tu sais, si tu me demandais de rester, je le ferais. » Presque comme une évidence, putain d’alcool. J’ai une trop grande gueule quand je picole autant… « Si je devais choisir entre elle et toi, le choix serait vite fait, Cesare. » Parce que ça serait lui, toujours lui. Calmement, je me tourne vers lui, plante mes iris dans les siennes. Supplice virulent. « Y’a plus personne qui viendra te tabasser après… » Murmurais-je, comme un affreux secret. « Et rien ne nous oblige à nous promettre quoi que ce soit. »

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Cesare Moretti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (hot) Memories of a heartbeat // Cesare ( le Ven 4 Sep 2020 - 19:28 )
Aveugle. Con. Idiot. Quelques adjectifs qui le qualifiaient à merveille. Il ne pouvait même pas le nier : c’était ça le pire probablement. Cesare était un homme qui avait la chance d’être encore en vie malgré son handicap. De quoi il pouvait se plaindre ? De tout. Parce qu’il n’avait jamais rien demandé à personne, ni même causer du tort à quelqu’un au point de mériter un tel acharnement. Le karma était un bel enfant de joie à ses yeux si jamais il était puni sans raison. Cela avait commencé tôt, bien trop même. Coupées dans l’élan d’un amour de jeunesse, les choses auraient probablement été bien différentes s’il était resté dans les bras de Fenrir. Tout comme à l’époque, il laissait glisser entre ses doigts le policier : le regardant s’effacer dans ses invités pour le laisser seul. Il resta quelques instants à fixer l’endroit où il a disparu jusqu’à ce que son regard soit accaparée par la jeune femme dont il ne prit même pas la peine de demander son prénom. Dans le pire des cas, elle restera une inconnue. Dans le meilleur, il n’avait pas besoin d’en savoir trop sur elle. Cesare ne s’ouvrait pas à beaucoup de personnes, encore moins après une remise à l’ordre comme il avait reçu.

Le temps de boire un autre cocktail et le voilà à l’étage sur les traces d’une sœur qui ne reviendra jamais. C’était comme ça. Il ne pouvait rien faire pour changer ce triste fait. Après avoir vérifié être seul dans le couloir, il pénétra dans la chambre d’Heilwig. Pourquoi était-il aussi discret sur la chose ? Parce qu’il ne voulait pas avoir à s’expliquer. Il ne voulait pas qu’on rentre comme dans un moulin à vent dans cette pièce. C’était bien la seule dont il était aussi protecteur. Comme il l’avait été avec elle toutes ces années. Reposant le cadre, il ne faut pas longtemps avant que Cesare sente la présence de Fenrir dans son dos. Il était monté… À croire qu’il avait un radar pour le trouver dans des moments où il avait besoin de lui. À dire vrai, quand il n’avait pas besoin de lui ?

Fenrir parle de celle qu’il a repérée. Il sent bien à sa voix que cela n’est pas par gaieté de cœur. Pourquoi est-ce que cela le gênait de le penser avec une autre ? Cesare se maudissait d’avoir trop bu. Il n’avait jamais tenu l’alcool, il aurait dû être raisonnable : demain il payerait le prix. C’est alors qu’il le surprit. Pouvait-il réellement lui demander de rester ? Son cœur s’emballa à cette idée alors que ses yeux fixaient ceux de son ami. Il le choisirait donc ? Sa gorge sèche appelait à un déglutissaient, pourtant, il n’en était pas capable.

“Reste alors.” Les quelques mots s’échappent de ses lèvres qui étaient restés sceller depuis quelques minutes. Il était sérieux. Bien trop. “Je ne te promets pas qu’on fera quelque chose.” Autant d’être sincère. “Mais … Reste s’il te plaît.” Il tendit son bras pour effleurer ses doigts. Il détaillait ce geste, il savourait ces sensations grisantes. Plongé dans la contemplation de l’instant présent : il n’entendit même pas les pas précipités dans les escaliers. “Cesare ! Je suis désolé, mais faut que tu descends.” Le concerné prit une longue inspiration. Il regarda Fenrir : “Tu as intérêt de rester maintenant. Ferme derrière toi.” Il enleva le collier avec la clé pour le lui donner avant de suivre celui qui l’avait aidé à organiser la soirée.

Un fauteur de troubles avait démonté une roue de son fauteuil qu’il utilisait pour ses entraînements. Le tout avait fini dans la piscine.
Il grogna et puis il gueula :

“TOUT LE MONDE DEHORS ! FOUTEZ MOI LE CAMP !” Et rapidement ses quelques amis présents aidèrent à faire sortir tout le monde alors que Cesare se demandait déjà comment il allait pouvoir récupérer son fauteuil. La villa se vida rapidement alors qu’avec la perche il tenta de sortir les roues. Rien n’y faisait. Il manqua de tomber la tête la première dans l’eau à plusieurs reprises. “Ils font vraiment chier putain !” Jura-t-il entre ses dents. “Quelle idée de faire une soirée !” Continua-t-il de grogner. “Fenrir ?” Il appela son ami : “Je vais avoir besoin de ton aide.” Et il détestait demander, mais son fauteuil coûtait trop cher pour le laisser au fond de l’eau. Son taux d'alcoolémie ne l'aidait probablement à penser comme il le devrait. Fenrir saurait quoi faire : il avait toujours mieux tenu l'alcool que lui.







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