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- Solution de secours. / Béasha -

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Kalisha MooreLe vin est un puissant lubrifiant social
Kalisha Moore
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Sujet: Solution de secours. / Béasha ( le Mar 1 Sep 2020 - 16:37 )
La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.
béatriz & kalisha
Frustration.
J'arrive à mon bureau, je salue d'un sourire et d'un mot gentil ma secrétaire, qui est en train de s'installer. Je suis de bonne humeur et compte bien le rester toute la journée. Les affaires sont en ce moment des plus florissantes et aucun impair n'a été commis par un de mes petits protégés. Ce qui me permet de souffler après le raz de marée que la sortie du placard de Constello a orchestré. En plus il semble qu'une personne souhaite également que  mon sourire ne se tarisse pas vu qu'un cadeau m'attend. « Ah bon un cadeau pour moi et de si bonne heure. Le même expéditeur qu'hier ? » Un nouveau client, avec qui j'ai signé un contrat en béton il y a peu, semble vouloir me gâter plus que de raison. Je regarde le carton presque autant imposant que celui que j'ai reçu hier. « Il est fou, à croire que c'est un gamin qui ne sait pas quoi faire de son argent. » Je soupire, me disant qu'il allait falloir que je le rappelle et que je sois plus ferme dans mon discours. Je ne voudrais pas qu'il pense qu'il peut m'acheter, surtout qu'il me verse déjà un bon salaire, plus mon pourcentage sur les contrats que je négocie. Je peux largement m'acheter mes cadeaux moi même. Et je ne veux pas qu'il s'imagine que je ne suis qu'une chose qui pourrait être prête à n'importe quoi pour un présent. Peut être même que ses gestes cachent une affaire louche. Un truc qui n'est pas encore sorti dans la presse, mais qui pourrait mettre le feu à sa carrière. A part qu'il s'apprête à faire une connerie et qu'il cherche à m'amadouer avant que la bombe n'explose. Non je ne peux pas prendre un tel risque, ni tolérer ce genre de geste. Qui pourrait passer pour des dessous de table. Ou je ne sais quoi d'autre ?
Kalisha Moore est une femme intègre, faut pas penser qu'on peut l'acheter avec .. Hier c'était un sublime miroir biseauté, qui aurait fait merveille dans mon couloir. Et aujourd'hui .. Je vais pour défaire le paquet, mais je n'en ai pas le temps.

On frappe à ma porte et avant que je n'ai eu le temps de dire entré , Béatriz ma personnal shopper est devant moi. Elle tient une tenue complète à la main et elle semble dépitée.« Bonjour Béa. Un souci ma belle ? » Elle est blanche comme un linge. Bon elle n'a jamais eu la peau très coloré, elle est plus du genre porcelaine, mais une porcelaine délicate, renforcée par la blondeur de ses cheveux. Elle est belle et douce Béa et elle est dans ma vie depuis pas mal d'année. Elle est celle qui sait tout de moi, à part le fait que j'ai été mariée et que j'ai perdu un enfant. Mais ce genre de détail peu de personne le connaisse. Ma famille, la famille de Paul et puis Cosntello. Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais abordé ce sujet avec Béatriz. Peut être parce que je n'ai pas eu la force d'en parler de femme à femme. « Ce n'est pas la tenue qui était prévue pour Rosa ? » Un interview télévisé prévu pour la fin de matinée. Et quand je regarde l'heure, même si c'est encore tôt, il serait plus logique que Béatriz soit à la fin des essayages que là assise dans mon bureau. Du coup je m'installe sur l'autre fauteuil, juste à côté du sien, et en face de celui dans lequel je trône normalement. « Dis moi tout. » Je ne sais pas pourquoi je sens venir le merdier. Cette matinée était trop belle et mon sourire trop large. Fallait bien à un moment donné on essaie de le faire rétrécir. Je parle de mon sourire bien entendu.

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IVRESSE
des souvenirs qui illuminent les nuits et assombrissent les jours.


Dernière édition par Kalisha Moore le Lun 7 Sep 2020 - 16:06, édité 4 fois
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Beatriz Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Beatriz Tejeiro
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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Mar 1 Sep 2020 - 21:34 )


Solution de secours.
☾☾ - (Beasha #1)



Les sourcils se froncent tandis que l’évidence vient frapper l’esprit de l’Italienne. La tenue n’a pas les bonnes mensurations. C’est bien sa veine. Elle essaye de rejouer les évènements dans son esprit. Les souvenirs affluent son esprit alors qu’elle prend conscience qu’elle a manqué de professionnalisme. Du moins, on pourrait le lui reprocher. Elle n’aime pas cette idée alors que l’artiste commence à s’agiter dans la tenue qui ne lui va pas. Elle entrevoit la chair malmenée par le tissu qui veut la comprimer dans ses serres acérées. La frustration la gagne alors qu’elle se sent complètement perdue. Elle est certaine d’avoir bien prise en compte les mensurations qu’on lui a données. Elle ne ferait jamais cette erreur de débutante, mais sans doute qu’elle a appris à faire confiance à d’autres pour prendre les mesures et lui indiquer. « Elle ne me va pas, tu ne le vois pas, Camila !? » Le ton de l’artiste lui déplait et elle ne peut masquer un froncement un sourcil alors qu’elle s’intime à inspirer profondément. Elle t’irait si tu m’avais donné les bonnes mesures. Elle garde ses mots en elle alors qu’elle se contente de lui offrir un sourire désolé. « Il y a dû avoir une erreur sur vos mensurations. Il manque effectivement une taille. » Elle lui indique sans l’incriminer alors qu’elle sait pertinemment que c’est l’artiste qui lui a communiqué lors de leur premier échange. Elle lui a assuré ses mesures et Beatriz n’avait aucune raison de ne pas la croire. Grossière erreur, Beatriz. « Eh bien, fais quelque chose pour réparer TON erreur. » Le ton se fait plus agacé et le regard clair de l’Italienne s’assombrit. Elle commence à lui taper sur les nerfs. Ce n’est pas mon erreur, c’est la tienne. Seulement, il lui semble inconcevable de se lancer dans ce débat insipide. Elle doit trouver une solution et vite. « Quelle est votre taille ? La vraie ? » Elle précise dans un ton qui se fait plus sec qu’elle ne le voudrait. Beatriz s’efforce de retenir son agacement, mais il lui est difficile de le faire. Surtout lorsqu’une personne se permet de critiquer ses compétences. Sa seule fierté dans la vie. « 40… » Lâche la jeune femme, mortifiée à devoir avouer sa véritable taille. Bien loin de la taille 38 qu’elle se vantait d’avoir. Pourquoi avoir menti sur ça ? Elle ne parviendra sans doute pas à le comprendre. La seule chose que l’artiste a gagnée et de lui faire perdre du temps de création. Une tenue qu’elle devra mettre de côté. Cela lui fait mal au cœur. Sa colère monte et elle finit par rebrousser chemin, sa tenue immettable sur le cintre. « Je reviens. En attendant, vous pouvez vous coiffer et vous maquiller. » Elle indique en se glissant derrière la porte pour mettre de la distance entre cette femme et elle. Ses pas foulent l’immeuble de l’agence et la mènent jusqu’au bureau de sa patronne. Il est hors de question qu’elle me le fasse à l’envers. Pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de se sentir à la fois blasée et inquiète lorsqu’elle pénètre dans le bureau de la lionne. Son entrée attire immédiatement l’attention de Kalisha qui l’observe avec surprise depuis son bureau. Elle ne peut s’empêcher de la trouver classe derrière son bureau, si intimidante et pleine de confiance en elle. « Un gros même. » Elle lâche dans une voix lasse alors qu’elle vient se glisser sur le fauteuil à côté du vestige de sa tenue travaillée pendant tant d’heures pour rien. « Oui, mais elle ne lui va pas. » Elle lâche plus durement alors qu’elle s’intime de contenir son agacement en serrant ses phalanges contre son jean slim. Ses phalanges blanchissent, car en plus de la colère, elle doit lutter contre une envie maladive d’aller engloutir une tablette de chocolat qu’il y a dans son cassier. « Elle m’a menti. Elle ne m’a pas donné les bonnes mensurations. Elle a voulu me la faire à l’envers, mais je sais que je n’ai pas pu me tromper ! » Elle lâche avec une véhémence à peine masquée, car elle a appris à exprimer plus facilement ses émotions face à Kalisha. « C’est mon boulot. Comme si je pouvais me tromper sur la base. Du coup, j’ai une tenue qu’elle ne peut pas mettre, que j’ai travaillé des heures pour rien. Et je dois désormais trouver une solution pour elle, réparer sa propre erreur, car elle n’a pas voulu avouer qu’elle avait plus une silhouette d’un 40 que d’un 38. En même temps, je ne peux pas m’empêcher de m’en prendre qu’à moi-même, car j’aurai dû le voir. Je n’arrive pas à réfléchir. » Je suis tellement en colère contre elle. Elle tait alors qu’elle inspire profondément pour tenter de reprendre la maitrise d’elle-même. Peut-être que Kalisha pourra l’aider à se calmer, à avoir les idées claires. C’est peut-être inconsciemment ce qui l’a amené vers elle. Qui sait ? Elle n’est pas en mesure de réfléchir raisonnement à cet instant.  



★ Certaines larmes sont invisibles ★
Mélanges de souvenirs, de blessures, de déceptions et de regrets. Des larmes que personne ne voit et qui pourtant, intimement, nous inondent et nous noient. (c)exordium.
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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Lun 7 Sep 2020 - 16:03 )
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Frustration.
Dés que Béatriz franchit le seuil de la porte de mon bureau je comprends que quelque chose cloche. Je la connais la demoiselle alors pas besoin de me faire un dessin ou de me tenir un discours de trois pages pour voir qu'il y a un souci. Reste à savoir lequel. La belle était censé être avec Rosa pour finir d'ajuster la tenue qu'elle doit porter à l'interview télévisé de cette fin de matinée. Mais il semble qu'un grain de sable soit venu se mettre dans les rouages de la machine. Je sens ma personnel shopper préoccupée, ce qui m'énerve un peu. Elle est très professionnelle et ne fait jamais d'erreur ou de faux pas. Je connais aussi la star qu'elle devait habiller, et elle est loin d'être évidente, très capricieuse, elle cherche toujours à avoir le dernier mot. Mais je ne doutais pas qu'elle mettrait des bâtons dans les roues de ce dernier essayage. Je fais le tour de mon bureau pour venir m'installer prés de la demoiselle, pour rendre la conversation plus amicale, même si le sujet est professionnel. Mais je sens Béatriz vraiment au bord du gouffre comme si cette histoire l'avait sérieusement ébranlée. Ce qui est plus que logique quand elle m'explique ce qui a rendu cette essayage problématique. « La chipie, elle a osé. Je sais qu'elle est pénible, même casse couille. Pardon pour l'expression. » Et je pose ma main sur sa cuisse, un geste sans arrière pensée, geste amical pour la rassurer. « Je me doute que tu n'as pas fais d'erreur et que le vêtement que tu as fais rentrerait sans problème sur une personne avec la taille adéquate. Elle a grugé de combien de taille ? » Je m'en veux sur le coup car j'aurais du être plus prudente, prévoir et faire tout vérifier avant même que Béatriz s'attaque à la tenue. Je soupire. Cela m'apprendra a vouloir faire confiance à Rosa, elle fait partie de ses stars qui pense que tout le monde doit se plier à ses petits soins. Et passer sous sa coupe, même quand elle fait une connerie.

Mais ce qui a de plus ennuyeux c'est que Béatriz s'en veut également de ne pas avoir remarquée l'arnaque. « Hey ce n'est pas la mort Béatriz. Elle est douée pour tromper son monde. Douée pour faire que tu ne vois pas qu'elle porte un 40 au lieu d'un 38. » Ma main presse un peu plus sa cuisse car je sens bien à quel point elle se sent coupable de cette erreur. « A la base c'est moi qui aurait du me méfier. J'aurais du te demander la taille qu'elle t'avait fait passer. Mais j'ai dis à Rosa que tu avais toute ma confiance et que tu lui ferais une tenue qui serait parfaite. A croire qu'elle voulait que je m'en prenne à toi en retour. Elle a du te jalouser un peu que je puisse avoir une telle confiance en toi. Mais surtout ne remet pas ton talent ou ton professionnalisme en doute. Tu n'es pas responsable de ce genre de chose. Et on va trouver une solution ensemble. » Car je ne compte pas la laisser seule sur ce coup là. Je n'ai pas été assez vigilante. Je m'en veux et je me doute que Rosa n'a pas du être tendre avec Béatriz. Je regarde l'heure. « On a deux heures pour résoudre le souci et faire que la menteuse ait une tenue pour son interview télévisé. » Je réfléchis avant de demander à ma secrétaire d'annuler tous les rendez vous de ma matinée, en invoquant une urgence. « Faut opérer par ordre. Est ce que tu aurais à l'atelier une tenue que l'on pourrait adapter à sa taille plus facilement que celle que tu as là ? » Béatriz ne pourra pas refaire une tenue entière, mais la belle doit bien avoir des vêtements qui pourraient faire l'affaire et qui ressortirait très bien. « Sinon on file chez moi et on voit ce que l'on peut trouver. A toutes les deux on va bien s'en sortir. Ensemble on est une équipe de choc. » Je lève ma main de sa cuisse, me rendant compte qu'elle était à cette place depuis un moment. « Bon tu es prête à relever ce défi. Je te connais et je sais que tu ne baisses pas les bras quand cela touche ce que tu fais. Et puis tu vas lui montrer de quel bois tu te chauffes. Et tu as tout mon soutien pour la remettre un peu à sa place quand tu lui ramèneras sa nouvelle tenue. » Je lui souris et je me lève pour récupérer mon sac. Oubliant le colis reçu ce matin.« Alors prête mademoiselle faiseuse de miracle. » Parce que je n'ai aucun doute là dessus.

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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Mer 16 Sep 2020 - 23:03 )


Solution de secours.
☾☾ - (Beasha #1)



Ce sentiment de frustration est en train de la dévorer. Il engloutit chaque parcelle de son épiderme et de son esprit telle une vague scélérate qui frappe un navire. Elle se sent tanguer dans un abime qui lui arrache toute possibilité de réfléchir. Elle est tellement décontenancée par la violence de cet agacement qu’elle ne sait pas quoi en penser. Elle a échoué dans le bureau de sa patronne sans réfléchir, comme si elle s’était naturellement tournée vers son garde-fou. Kalisha est devenue un phare pour la jeune Italienne qui gravite dans son sillage sans désirer s’en éloigner. Elle est l’ancre qui lui permet de garder les idées claires à cet instant, car sans cette fidélité qu’elle lui porte, sans cette dépendance qu’elle a développée malgré elle, elle se serait spontanément dirigée vers son casier pour engloutir toutes ses émotions sur toute la nourriture qu’elle aurait trouvées. Elle aurait simplement rendu les armes jusqu’à s’écœurer et malgré sa présence dans ce bureau, elle doit lutter pour ne pas rebrousser chemin et se laisser envahir par cet amas d’émotions intenses qui l’assaillent avec violence. Elle s’efforce de garder ses idées claires, mais c’est loin d’être facile lorsqu’on a malheureusement l’habitude d’être agressée par des pensées sombres envers soi-même. Nous sommes notre pire ennemie et cet adage n’a jamais semblé aussi vrai qu’à cet instant. Elle est en colère contre cette artiste, mais en fin de compte, elle est furieuse contre elle-même, d’avoir fait confiance à quelqu’un capable de lui rejeter la faute. Le frôlement chaud et bienveillant de la menotte de Kalisha sur sa cuisse a le mérite de la désarmer, d’éloigner quelques instants sa frustration pour lui laisser embraser une autre émotion : le trouble. Ce contact l’ancre à l’instant présent. Il a l’effet d’une douche froide qui a le mérite de la laisser sans voix et détourner son attention de toutes ces pensées parasites. Le soutien de sa patronne est appréciable. Ses paroles viennent doucement décroitre cette pression qui a envahi tous ses muscles. Ses phalanges se décrispent, mais s’exprimer sur ce sujet, malgré la chaleur appréciable qui émane de cette menotte contre le tissu de son jean, diminue que faiblement ce ressentiment qu’elle éprouve à son égard. Comme si Kalisha suivait le fil de ses pensées, elle s’efforce d’amoindrir le chaos émotionnel dans lequel la styliste se retrouve plongée. Ses paroles tout comme la pression de sa main contre sa cuisse finissent par l’arracher à ces pensées. Beatriz plonge son regard torturé dans celui de sa patronne. Sa confiance absolue est résolument importante pour la styliste. Elle est un trésor qu’elle jalouse presque égoïstement, car elle lui donne l’illusion de valoir quelque chose. Sans doute que c’est son esprit malade qui lui fait croire cela, mais elle s’en nourrit au quotidien pour continuer d’avancer et de satisfaire les besoins en tenue de cette femme qui est devenue une amie au fil des années. Elle a du mal à concevoir que cette jeune artiste puisse être jalouse d’elle. Elle est belle, a des courbes parfaites et dégage un charisme conséquent. Elle ne conçoit pas qu’elle ait pu être jalouse d’elle. Qui pourrait l’être ? Je ne suis rien. Peut-être avait-elle simplement eu envie de jouer avec elle comme si elle était un vulgaire jouet. Beatriz a toujours le malheur d’attribuer sa confiance aux mauvaises personnes. Ses histoires amoureuses en sont la preuve parfaite. Elle en est venue à ne plus se faire confiance sur ses propres émotions, car elles le mènent souvent sur une mauvaise voie. Tout lui semble faussé, sauf quelques relations comme celle avec Kalisha. Elle la sait franche et sincère. L’aide qu’elle veut lui apporter a le mérite de la détendre, parce qu’à cet instant, elle a besoin que quelqu’un croie en elle et lui insuffle le courage d’avancer. Par cette pression contre sa cuisse, elle lui montre l’affection qu’elle lui porte même si cela joue avec les émotions bancales de la blonde. Elle ne peut s’empêcher de sentir sa peau sensible à ce toucher. La chaleur inonde la chair de sa cuisse malgré le tissu de son jean. Son attention est fixée sur cette pression, ce qui rend son myocarde plus rapide. L’attirance qu’elle a naturellement pour cette femme est titillée, mais Beatriz n’a pas assez confiance en elle pour supposer qu’il s’agit plus qu’un acte de bienveillance. Elle se sent plus désirable. Depuis de nombreux mois, elle a perdu la confiance qu’elle avait mis tant de temps à reconstruire. Elle s’efforce de ne pas songer à tout ce qu’il s’est passé. Elle s’accroche aux paroles de Kalisha qui lui permettent de reprendre contenance. On a deux heures devant nous. Un atelier rempli de tenue. Mais y a-t-il celle qu’il me faut ? Très rapidement, son esprit se remet à fonctionner. Elle visualise tous ces bouts de tissus aux motifs si variés qu’elle a entreposés dans ce lieu de création dans lequel elle passe énormément de temps à chacun de ses passages dans l’agence, même si elle préfère souvent monter ses œuvres dans le cocon de son salon. Elle a la sensation d’être en sécurité là-bas, loin des regards indiscrets ou qui pourraient critiquer son travail. Sans doute que oui. Elle s’affirme alors que le sens des paroles de sa patronne se loge dans son esprit. Cette manière de parler de leur duo la rend heureuse. Elle apprécie cette confiance aveugle qu’elle lui apporte au quotidien et elle en a tellement besoin. Elle se sent reboutée par quelques mots et un sourire qui provoque le sien. Elle sent la force de Kalisha s’immiscer dans ses veines alors qu’elle se relève avec de nouveau la flamme dans ses rétines claires. Elle compte bien relever le défi et récupère la tenue. Peut-être qu’elle pourra nous être utile si je dois faire un assemblage de dernière minute. « Allons-y. Il doit y avoir ce qu’il faut dans l’atelier. Je compte bien te prouver que je peux faire des miracles. » Elle indique dans un ton plus incisif. Elle se sent d’un seul coup pousser des ailes comme si Kalisha avait la capacité à rayonner assez fort pour qu’elle se nourrisse de son aura de guerrière. Beatriz a appris à travailler sous pression et il est fort à parier qu’une fois dans son atelier, elle se sentira de nouveau dans son élément et qu’elle agira à l’instinct. Ce qui ne manque pas de se produire dès lorsqu’elles pénètrent dans l’atelier de création. Une multitude de tenues sont répertoriées, mais Beatriz ne se contentera pas d’une tenue simple, tirée parmi toutes ses affaires. Elle tient énormément à ce que tous les artistes aient des tenues qui les mettront en avant. Elle crée même pour eux. La plupart du temps, surtout en secret lorsque l’inspiration se produit. Son esprit travaille, réfléchit à toutes les possibilités. Sa tenue ne peut pas être utilisée en l’état. Cela demanderait trop de temps pour découdre le tissu de la hanche pour l’agrandir. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Elle doit faire son deuil de tout ce travail accompli pour rien. Du moins pour le moment. Elle s’efforce de se marteler cette pensée dans son esprit alors qu’elle vient attraper un élastique qu’elle vient enrouler autour de ses cheveux. Quelques mèches rebelles s’en détachent alors qu’elle vient retirer sa blouse pour se sentir plus à son aise. Simplement vêtue d’un jean et d’un débardeur blanc qui souligne ses formes généreuses, mais également ce qu’elle considère comme son gros ventre, elle attrape un morceau de papier et un crayon pour griffonner quelques traits. Elle visualise ce qu’elle voudrait. La forme d’une robe cintrée, la présence d’un volant qui borde le col asymétrique. « Il faut qu’on cherche ce type de robe. Même si elle a des bretelles et qu’elle n’a pas de volant, ce sera bon, je pourrais rapidement la transformer pour qu’elle devienne comme ça. La couleur doit être la même que cette robe. » Elle indique en montrant celle qu’elle avait travaillée. L’artiste sera maquillée en accord avec ces tons. Elle ne peut malheureusement pas changer cela. « Et bien sûr, il faut que ce soit un 40. Cela prendrait trop de temps de détendre la taille de cette robe. » Elle indique dans un ton de regret alors qu’elle invite Kalisha à la suivre. Fort heureusement, elle a toujours été ordonnée dans son travail et elles ont la satisfaction de voir les tenues de 40 rangées au même endroit. Désormais, elles doivent trouver la bonne forme, la bonne couleur. Ce qui est loin d’être une mince affaire vu le nombre de tenues présentes. Son crayon au-dessus de son oreille, qui est légèrement emprisonné dans sa chevelure, elle se plonge dans ses recherches, le myocarde battant la chamade alors qu’elle est poussée par l’adrénaline apportée par sa patronne. Elle lui en est reconnaissante et elle l’exprime lorsqu’elle la voit s’approcher des tenues pour chercher avec elle. « Merci beaucoup, Kali. Pour ton aide. Tu n’as pas conscience à quel point j’en avais besoin. » Elle admet dans une voix faible dans le ton de la confidence pour qu’elle prenne conscience que sa bienveillance lui fait un bien fou. Kalisha la pousse vers l’avant et c’est ce dont elle a besoin dans sa vie pour ne pas sombrer.


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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Ven 25 Sep 2020 - 19:35 )
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Frustration.
Ces artistes avec leurs petits caprices ils finiront par me perdre. J'aurais du le voir venir. Mais non j'ai fais confiance et voilà que c'est Béatriz qui en paie les pots cassés. Si je ne me retenais pas j'irais tout simplement lui dire qu'elle n'a qu'à se présenter en sous vêtement à l'émission. Mais ce n'est pas la bonne solution, ni l'attitude à avoir. Elle a cherché à déstabiliser ma personnal shopper je me dois de lui montrer qu'elle est capable de faire des miracles même dans un temps limité. Mais avant toute chose il faut que je rassure Béatriz, elle a du passer un mauvais quart d'heure vu son état de fébrilité. La demoiselle n'a pas du y aller avec le dos de la cuillère. Rosa n'est qu'une enfant pourrie gâtée qui aurait besoin de se faire serrer la vis. Je m'en chargerais plus tard, parce que je ne compte pas laisser passer cette idiotie. Comme si elle avait peur que l'on découvre sa taille réelle. Alors je me pose à côté de mon amie et je lui apporte mon soutien total, tant dans mes paroles que dans mes gestes. Elle n'a pas commis d'erreur, elle a juste affaire à une petite capricieuse qui c'est cru maline. Béatriz a un talent fou, il suffit juste de la remonter à bloc et elle ira gravir des montagnes. Le comportement de Rosa a été puérile et montre qu'elle est juste jalouse du talent de mon employé dévouée. Parce que oui elle est dévouée Béatriz et la tenue qu'elle avait déniché pour cet interview était tout à fait dans le style de l'artiste. Pas question de se laisser abattre, il nous faut rebondir et revenir en triomphe avant que l'heure fatidique tombe. Je ne dois pas laisser le doute l'envahir.  Je lui souris. Laissant mon regard s'attarder dans le sien.

Je ne me rends pas compte que mon geste peut porter à confusion, qu'il peut embrouiller l'esprit de Béatriz. Ma main est posée sur sa cuisse dans un seul but, celui de l'apaiser. De l'assurer de mon soutien, de ma présence. Peut être qu'il est emprunt d'un peu plus, mais à cet instant cela ne m'effleure pas. Je me dois de rebooster celle à qui j'accorde toute ma confiance. Celle qui depuis des années embellit ma personne de tenue plus que parfaite et toujours surprenante. Celle qui pare mes artistes de tenue audacieuse et à la dernière mode. Alors ce n'est pas maintenant que je vais douter de son talent ou de son professionnalisme. Je ne vais pas laisser un petit grain de sable insignifiant venir mettre à mal la jolie blonde. Ma main se presse un peu plus et je réagis. Il le faut le temps joue contre nous. Et là chaque seconde compte. « On va trouver. On bidouillera un truc s'il le faut. Mais je suis sûre qu'on va y arriver. » Je me serais passée de cet intermède dans mon emploi du temps. Mais là c'est une question de survie. Une question de réputation. Personne ne viendra dire que Rosa n'aura pas été à la hauteur niveau vestimentaire. Personne. Et d'un coup je vois Béatriz réceptive, je sens son esprit créatif être à nouveau en phase avec la tâche qui nous attend. Elle ne sera pas simple, mais elle est à la hauteur de son talent. « Voilà la Béatriz que j'aime sûre d'elle et fière de son métier. Tu vas lui montrer que même prise au dépourvu tu peux sortir ton épingle du jeu. » Je parle d'une voix assurée tout en remarquant la petite lueur dans le regard de Béa. Et nous voilà parties dans l'atelier à la recherche de la perle rare. De cette tenue qui sera à la bonne taille et qui mettre Rosa la capricieuse en valeur. Elle doit briller et subjuguer le public ce soir et c'est ce qui va arriver car j'ai bon espoir.

Une fois dans l'atelier je laisse Béatriz gérer. Elle est dans son élément comme un poisson dans l'eau. Le regard vif je la vois trier sans les toucher les différentes tenues exposées. Tout est minutieusement rangé et classé. Taille, couleur, forme, une vraie caverne d'Ali Baba de la mode. Moi même je suis à chaque fois éblouie quand je pénètre dans ce repaire fait de merveilles vestimentaires. Je la regarde se mettre à son aise, nouer ses cheveux. Je la suis du regard alors qu'elle cherche la pièce qui va faire tilt. Il y a comme une tension dans l'air. Le temps qui s'égraine. Et le cerveau de la belle qui doit carburer à mille à l'heure. Elle me donne des directives, de toute façon dans cette partie là, c'est elle la boss. Moi je ne suis que la paire de bras en plus qui est là pour éviter la catastrophe; et pour faire un pied de nez à une star qui n'a cherché qu'à déstabiliser une adorable personne. Et cette idée me rend encore plus furax contre Rosa. Parce que non on ne s'attaque pas à Béatriz comme on ne remet pas en question ses choix. « Ok chef je m'y mets tout de suite. » Et pour détendre l'atmosphère je vais un genre de salue militaire qui nous fait rire. Mais on retrouve vite notre sérieux et notre professionnalisme.« Je te jure que si je pouvais je lui filerais un 42 juste pour la faire maronner. Mais je ne veux pas qu'elle ressemble à une femme mal fagotée. Pas ce soir en tout cas. Mais elle n'emportera pas cette bêtise au paradis c'est moi qui te le dis. » Et je tiens ma parole. Comme mes promesses. La belle le reprendra au coin de l’œil cette histoire de taille.

Et je me mets à chercher. Travail de fourmis qui doit rapidement porter ses fruits. Sans spécialement lâcher la blonde du regard. Je la vois rarement travailler. Elle arrive avec les tenues composées et prêtes à être porter. Mais là je ressens une sorte d'excitation à la regarder réfléchir, chercher. Et elle est mignonne avec son crayon. « De rien. C'est normal de te prêter main forte dans un cas pareil. Et puis cela me permet de te voir en plein dans ton élément. Je crois même que c'est la première fois. Surtout avec un délai si court. J'en ai même le cœur tout fou. C'est excitant je trouve. » Et je lui souris reprenant mes recherches. « Et puis tu ne m'as jamais laissé tomber alors juste retour des choses. » Je me mets à fond dans mon rôle. Tout en faisant très attention aux vêtements que je touche. Certains sont hors de prix. Je tire un cintre, puis deux. « Est ce que cela pourrait convenir Béa ? La couleur est bonne. C'est un 40. Reste à voir si tu peux en faire quelque chose. » Parce que pour cette partie, il n'y a que la belle qui pourra user de son talent de création. Et je la regarde avec admiration, suivant ses mouvements. Elle semble tellement sublimée que j'en suis presque étourdie. Je la vois sous un jour nouveau, touchant du bout des doigts ce don dont elle est investie et qui la pare d'une aura exquise.

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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Dim 27 Sep 2020 - 17:59 )


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Sous l’impulsion de Kalisha, Beatriz parvient à s’extirper hors de sa léthargie indue par ses pensées négatives. L’esprit de la styliste est sa pire ennemie. Elle a appris à vivre avec, a essayé de passer au-dessus de lui, mais il faut admettre qu’il demeure bien souvent le gagnant lorsque plongée dans sa solitude, elle n’entend plus que sa voix. Kalisha par sa seule présence lui insuffle de nouveau de l’énergie positive. Sa confiance bouscule ses pensées sombres et lui confère une volonté de prouver sa valeur. Elle avait besoin de cela et Kalisha le fait naturellement sans faire preuve de grands efforts. Sa nature forte et indépendante est un modèle pour Beatriz qui aimerait tellement avoir la même aura que son amie, sans prendre conscience que cette force-là sommeille en elle. Il faudrait juste qu’elle ouvre ses yeux et que son esprit lui permette d’en prendre simplement confiance. Une fois dans son univers, Beatriz change diamétralement. Ses instincts et sa créativité prennent le dessus, lui conférant une âme digne d’un leadeur. Pourtant sans en prendre conscience, elle dirige leur duo d’une main de maître, son cerveau créateur anticipant la suite des évènements. Un rire sincère et détendu vient s’extirper hors de ses lippes au salut militaire de son amie. Ce léger interlude vient enlever un poids de sa poitrine et rend ses prunelles plus lumineuses, emplies de détermination et résolument plus détendues. Déterminées à solutionner la situation, les deux jeunes femmes se dirigent naturellement vers les rayons soigneusement rangés par la styliste. C’est à cet endroit où elle laisse sa créativité s’exprimer. Loin du regard d’autrui, en solitaire, elle passe en rayon l’ensemble des tenues qu’elle a sélectionnées lors de ses virées shoppings pour leur trouver le bon ou la bonne destinataire. « Ce serait bien qu’elle prenne conscience que c’était contreproductif de faire cela. » Elle indique à Kalisha dans une voix qu’elle s’efforce de rendre posée même si on peut percevoir un léger tremblement dans sa voix qui prouve qu’elle est plus affectée qu’elle ne veut l’avouer.  Une part de sa fierté est offusquée par un tel égoïsme qu’elle interprète comme un manque de respect envers elle et le travail qu’elle s’est employé à mettre en œuvre pour lui offrir une tenue qui ne ferait que ressortir sa beauté. Elle sait qu’elle est une simple styliste, personnel shipper, mais son travail a tout autant d’importance que le travail que cette artiste accomplie. Elle inspire profondément, résolument troublée par cette pensée pour se concentrer sur sa tâche. Elle aura tout le loisir plus tard de repenser à tout cela. Désormais, elle doit s’appliquer à lui prouver qu’elle a du talent et que son erreur ne pourra pas lui être retournée. Seulement, elle sait pertinemment que cette gnaque, elle la doit à cette femme qui s’applique à l’aider à trouver une tenue qui ressemble à celle qu’elle avait imaginé pour Rosa. Elle est reconnaissante de son soutien et contrairement à Rosa, elle ne le prend pas pour acquis. Ses paroles sont plaisantes à entendre, elles la touchent profondément. Son regard luit de cette émotion envoutante que ses propos lui apportent. Elle lui rend son sourire, ne sachant pas quoi répondre à cette confiance qu’elle lui attribue et valorise dès qu’elle a l’occasion. Très vite, son instinct l’éloigne de cet interlude apaisant et elle retrouve cette concentration qui lui permettra de s’extirper de cette situation tendue. Ses phalanges survolent les bouts de tissus alors qu’elle fait l’inventaire des tenues qui défilent sous son regard. Elle n’a pas de chances, car les tenues de son côté ne correspondent pas à ses besoins. C’est la voix de Kalisha qui l’extirpe de son analyse et qui lui permet d’entrevoir un tissu à la couleur similaire à celle qu’elle avait créée. Son corps se déplace avec rapidité pour rejoindre Kalisha. Elle récupère la tenue, ses phalanges frôlant au passage celles de son amie. Le contact la trouble légèrement, car malgré toute sa concentration, elle demeure particulièrement sensible à tout contact avec autrui, surtout celui de cette femme qu’elle affectionne en secret. Ses prunelles s’ancrent sur le tissu avant qu’une joie conséquente vienne envahir ses tripes. « C’est parfait. Tu as trouvé ce qu’il nous fallait. » Elle indique dans un sourire chaleureux, presque vainqueur alors qu’elle vient déposer un baiser contre sa joue avec ce naturel que la joie provoque. « Merci. » Elle lui souffle dans une joie conséquente alors qu’elle se dirige vers son plan de travail pour le débarrasser des différents tissus qui trainent. Elle doit subir quelques modifications. « Tu pourrais regarder dans l’armoire blanche s’il y a bien le rouleau de dentelle blanche ? Je vais devoir découpe une des bretelles et ajouter la dentelle. Cela devrait prendre une dizaine de minutes si tout va bien. Je te remercie. » Elle indique alors que déjà elle attrape un crayon pour délimiter les bouts de tissus qu’elle va devoir enlever pour faire prendre la bonne forme à la robe. Sa connaissance exacte des tissus et des plis que ça implique lui permet d’avoir cette précision qu’elle a toujours eue, mais qui se dévoile à cet instant. Elle a l’impression de retomber à cette période où elle travaillait pour les plus grands et que les dernières retouches étaient de mise à cinq minutes du lancer du défilé. Son cœur bat promptement dans sa poitrine, rendant ses joues plus rosées à cause de l’adrénaline qui pulse dans ses veines. Son esprit est obnubilé par la robe alors qu’elle attrape déjà les ciseaux pour commencer son œuvre. Elle se défait de la bretelle non désirée, défait quelques coutures avant de récupérer du fil et une aiguille. Elle n’a pas le temps d’apprêter la machine à coudre. Elle obtiendra de meilleurs résultats avec le modèle ancien. Elle enfile son porte-épingle alors qu’elle récupère le rouleau de dentelle que lui ramène Kalisha. « Merci, ma belle. » Elle lâche sans faire attention à ses propos dans un sourire sincère avant de le déposer et le dérouler pour récupérer la longueur nécessaire. Elle opère avec une dextérité qui prouve son habitude à agir de la sorte. Elle ne doute pas. Ses gestes sont précis alors qu’elle glisse les épingles pour définir les points de couture qui lieront la dentelle avec le tissu de la robe. Après avoir vérifié au ruban les mesures, elle finit par attraper un fil qu’elle fait passer au travers d’une aiguille pour modifier l’œuvre originale. Sa maitrise est parfaite, presque aussi égale qu’une couture faite à la machine à coudre. Concentrée sur son exercice, elle ne peut s’empêcher de souffler sur une mèche rebelle qui vient se placer dans son champ de vision. Pourtant, à cet instant, elle ne peut rien lâcher alors elle prend son mal en patience, désirant coute que coute finaliser sa nouvelle création. Au point que sa détermination irradie autour d’elle l’offrant sous un jour différent, bien loin de la Beatriz effacée. À l’image de la Beatriz éhontée qui avait interpellé Kalisha avec une tenue faite sur mesure pour elle.  


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Sujet: Re: Solution de secours. / Béasha ( le Aujourd'hui à 17:48 )
La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.
béatriz & kalisha
Frustration.
Je connais les capacités de Béatriz. Sa créativité. Il n'est pas question que je la laisse se faire déstabiliser parce qu'une artiste a voulu jouer avec sa taille. Alors je dis ce que je pense. Mettant en avant son talent d'artiste, car oui c'est une artiste. Elle sait adroitement mélanger les couleurs, les tissus, les formes, Elle sait oser là ou d'autres restent dans une certaine bulle de confort. Béa, elle dépasse ses limites et voit ce qui pourra embellir la personne qui portera les vêtements qu'elle a choisi. J'ai été étonné par ses goûts, ses idées, dés la première seconde. Et depuis ce jour mon estime pour elle n'a fait que croître, tout comme l'amitié que j'éprouve. Parce que Béatriz n'est pas que mon employée, elle est aussi une amie précieuse, une femme de qualité qui a juste besoin qu'on la motive. Surtout quand on s'attaque à son moral en faisant retomber une faute sur elle alors qu'elle est innocente. Elle a eu confiance en Rosa et n'a pas pensé qu'elle la grugerait sur sa taille. En tout cas nous voilà prêtes et soudés à tout déchirer. L'atelier offre tellement  de possibilité. L’œil aguerri ainsi que le professionnalisme de Béatriz ajouteront la touche finale à la nouvelle tenue que nous apprêtons à confectionner. Enfin que Béa s'apprête à confectionner, moi je ne serais que la petite abeille qui l'aidera et lui facilitera la tâche. En mettant mes bras et ma tête à son service. Je lui laisse les commandes en ayant toute confiance dans son jugement et sa capacité à rebondir. Je crois en elle et je lui dis, je lui montre. Remontée à bloc et motivée ma belle blondinette se met à pied d’œuvre. En quelques secondes elle change du tout au tout, elle devient une vraie machine de guerre prêt à tout casser et j'avoue que je l'admire de voir ainsi faire du négatif un positif constructif. Ce qui la rend plus séduisante, attirante. Je la vois sous une facette nouvelle, celle de la battante qui veut en découdre pour montrer de quel bois elle est faite. Sacré nana. Irrésistible même dans sa façon de faire. Elle pourrait même me déstabiliser, ce qui est rare vis à vis du sexe féminin. Mais je me dois de l'aider, pas de m'égarer, et je fonce tête baissée dans les rayons de vêtements pour trouver la perle rare qui pourrait nous sauver du désastre.

Des sourires bienveillants s'échangent tout comme des regards, mais toujours avec en tête notre mission. Trouver de quoi habiller Rosa pour son interview qui est dans très peu de temps. Je me montre attentive et méthodique dans mes recherches, m'aidant de tout ce que Béatriz m'a donné comme renseignements pour ne retenir que le tissu qui pourrait convenir. De temps en temps je jette un coup d’œil à la belle complètement prise dans son travail. Je la trouve inspirée et même inspirante. J'ai quand même beaucoup de chance de l'avoir à mes côtés, qu'elle sache me mettre en valeur comme elle le fait. Et je finis par trouver une tenue qui semble coller avec ce qu'elle recherche. Toute fière je lui montre. Et je fais mouche, du coup j'en sautille de joie comme une gamine qui vient d'attraper le pompon à un manège. « De rien. » Et un large sourire se dessine sur mes lèvres alors que mes yeux pétillent impatients de la voir réaliser ce qui pourrait paraître irréalisable vu le peu de temps qui nous reste. Le plan de travail est vite débarrassé, et Béatriz me demande un autre service. Je note sa facilité, où dans son élément il sait parfaitement mener sa barque et même imposer ses choix. Je pars chercher le rouleau de dentelle dans l'armoire, pendant qu'elle m'explique ce qu'elle compte faire. Puis je reviens avec la dentelle et la regarde faire, toujours admirative de son instinct de création. Chacun de ses gestes sont maîtrisés, calculés, rien n'est laissé au hasard. Elle a une facilitée déconcertante à donner vie à la matière. Ciseaux en main elle s'applique, coupe ce qui la gêne, elle détruit pour reconstruire. Et j'en reste bouchée bée, les yeux écarquillés, je n'ose bouger ou respirer de peur de l'ébranler et d'interrompre ce moment parfait. Je ne réponds même pas quand elle me dit merci et son la belle ajoutée ne me dérange pas. Comme si dans ce moment là de complicité il était tout à fait normal et surtout à sa place. Faut dire que la tension est à son comble et que je sais que sur ce coup là c'est juste Béatriz qui mène la danse. Et elle est dans son élément.

Je ne la lâche pas des yeux presque hypnotisée par ses gestes. Elle coupe, place, accorde, et sous mes yeux ébahis la nouvelle tenue se met en place. Je reste silencieuse car je sens que Béatriz a besoin de toute sa concentration surtout que là elle se met à coudre à la main et que chaque point se doit d'être précis. Je la vois souffler sur une mèche rebelle qui ne semble pas vouloir tenir. Mais elle a les deux mains occupées et lâcher ou s'arrêter pourrait compromettre son geste. Alors délicatement du bout des doigts je viens arranger la mèche la bloquant derrière son oreille. Un geste lent et délicat pour ne pas la déranger. Et je lui souris. Toujours sans rien dire. Attendant le cœur battant qu'elle finisse. Essayant de ne pas regarder l'heure pour ne pas la stresser. Elle sait que le temps nous est compté pas la peine d'en rajouter un couche en jetant un œil à mon portable. Le silence règne dans la pièce on attend juste le tissu se froisser sous les mouvements de l'artiste. Celle que j'ai découvert il y a bien longtemps et qui avait su me séduire par son audace. Je la retrouve là aussi investie. Puis elle pose la tenue sur la table et soupire. « Est ce que c'est fini ? » Je parle tout bas comme si j'avais peur de casser ce moment unique. Attendant, le souffle en suspens, que Béatriz me dise oui.

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