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- Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Ishbel Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ishbel Tejeiro
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Sujet: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz ( le Dim 6 Sep 2020 - 11:51 )
Aujourd’hui, Ishbel était en repos et elle comptait bien profiter un peu de ce temps pour prendre soin d’elle. Elle avait commencé les séances chez le psychologue et même si les progrès étaient infimes : ils étaient bel et bien là. Un travail constant sur elle. Il serait tellement plus simple de tout abandonner, pourtant, cette fois-ci elle n’en ressentait pas le besoin. Non. Elle voulait réellement aller mieux et pouvoir reprendre sa vie en main, une chose qu’elle avait depuis trop longtemps délaissée au lieu d’en prendre soin comme elle aurait dû le faire. Il n’était pas trop tard. Elle était en vie, divorcée, célibataire, sans enfant et avec un travail stable : maintenant était le moment propice à n’en pas douter et elle savait qu’elle pouvait compter pour cela sur ses amis, sa famille mais également son patron. Terrence lui avait tendu la main quand elle ne s’y attendait pas et cela était si… Salvateur pour elle. Cela avait même été le déclenchement. Si une personne aussi occupée que lui, qui ne connaissait presque rien à sa vie au moment où il s’est proposé pour l’aider, lui tendait sa main de ce genre : qui était-elle pour ne pas recoller les morceaux de sa vie ?

Histoire d'encore mieux commencer ce nouveau chapitre, elle ressentit le besoin d’inviter sa sœur Beatriz. Elle en avait besoin : elles qui avaient vécu les pires traumatismes ensemble. Ishbel était dépendante de sa sœur, un fait qu’elle ne cachait pas et elle ne tarissait jamais d’éloge sa cadette. La petite dernière de la famille aussi avait le droit à son lot de compliments, mais son amour - bien qu’aussi fort - était différent que celui ressentit avec la plus vieille. Alors, elle mit les petits plats dans les grands et entreprit de faire des cannellonis farcis végétarien. Une recette que Sergio détestait, mais il n’était pas là pour lui dire quoique ce soit : de toute façon il mangeait rarement ce qu’elle cuisinait alors…

Le plat au four, elle entreprit de ranger l’appartement et de jeter toutes les affaires de Cisco dans sa chambre. Elle vivait encore avec lui, oui, car il y avait quelque chose de rassurant à être sous le même toit que ce petit con si cher à son cœur malgré qu’il l’est détruit plus d’une fois. Cela était l’occasion pour Ishbel de le faire chier en sortant en petite tenue pour qu’il cache ses yeux et se sente mal à l’aise. Elle reprenait du poids, c’était déjà ça, et au moins elle espérait que cela le rassure : elle ne mentait plus et se forçait à manger même si ce n’était que quelques bouchées. Vêtue d’un simple bas de pyjama et d’un débardeur blanc, ses pieds confortablement installés dans des chaussettes toutes douces : elle attendait Beatriz en zappant sans grande conviction les chaînes. Elles aillaient de toute façon mettre un film qu’elle connaissait par cœur. En entendant buzzer en bas, elle se redressa vivement : attendit que sa sœur se présente avant de lui ouvrir et de faire de même avec la porte d’entrée : oui elle se souvenait bien des recommandations de Cisco. Surtout avec Sergio qui traînait à droite et à gauche. Elle l’avait vu oui. Et elle était inquiète, mais tout ceci disparus en voyant la silhouette tant adorée de sa sœur.

Ouvrant ses bras pour la recueillir, elle ferma ses bras en sentant son corps contre le sien. Plongeant son visage dans son cou, raffermissant un peu plus l’étreinte, elle ne pouvait s’empêcher de sourire alors qu’un poids se levait dans son cœur. Beatriz avait toujours eu ce pouvoir sur elle.

“La voilà la plus belle.” Souffla-t-elle. Elle avait pris soin d’aérer l’appartement pour les effluves de cannabis ne soient pas dans l’air et le bain de bouche avait terminé d’enlever les derniers résidus possibles. “J’ai l’impression que cela fait si longtemps que l’on ne sait pas vu.” Même un ou deux jours étaient trop. “Comment tu vas ?” Toujours décider de ne pas la lâcher, elle resta quelques secondes de plus avant de la libérer pour la laisser rentrer et la laisser poser ses affaires. “Bébé Travelo n’est pas là ce soir. Y a que toi et moi."


FEAR
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Beatriz Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz ( le Jeu 17 Sep 2020 - 19:24 )


Nous aussi, on mérite d'être heureuse.
☾☾ - (Ishtriz #1)



Sagement installée dans les transports en commun qu’elle favorise toujours pour aller au travail, Beatriz s’efforce de contenir son agacement. Les sourcils froncés, elle fixe son téléphone portable qui fait des siennes. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive ? Ce n’est pas le moment de me lâcher. Elle prend son mal à patience, mais elle a en marre des petits riens qui ne font qu’accroitre sa frustration. Elle a la sensation qu’ils s’accumulent et il faut bien admettre que l’invitation de sa sœur était bénéfique. Cette soirée la chassera de sa solitude quotidienne et qui rend parfois sa pathologie difficile à gérer. Ce serait tellement facile de se laisser aller, surtout quand elle broie du noir loin des regards avertis. Elle s’acharne sur le bouton de veille, espérant tant bien que mal de le redémarrer de force, mais rien n’y fait, il ne cesse de s’allumer pour s’éteindre de nouveau. Elle meurt d’envie de l’exploser au sol et de l’écraser sous la semelle de sa bottine, mais elle n’en fait rien. Il ne manquait plus que ça ! Elle ne peut s’empêcher de s’énerver intérieurement alors qu’elle sent le besoin maladif d’engloutir cette frustration. Elle serrait prête à sortir au prochain arrêt pour trouver une pâtisserie et se prendre une sucrerie qui lui permette d’atténuer cette tension qu’elle sent prendre possession de son âme. Elle sent son regard se voiler sous la frustration. Calme-toi Beatriz. Elle s’intime à elle-même alors qu’elle s’impatiente face à cet objet de technologie qui ne veut rien entendre à ses suppliques muettes. En plus, j’attends un appel de Kali. Elle soupire face de nouveau à ce cycle infernal dans lequel son téléphone semble s’être embarqué. Vie de merde. Elle finit par abandonner son téléphone au fond de son sac. Il vaut mieux pour sa survie et surtout pour ses nerfs. Même pas de musique pour adoucir mes nerfs. Cela fait bien des années qu’elle utilise son téléphone comme lecteur de musique. Et la seule fois où elle sent qu’elle a besoin de musique, il faut que la technologie fasse des siennes. Pour contrer cette réalité, elle s’efforce de se concentrer sur la bande musicale du bus, pour s’imprégner des notes de musique. Fort heureusement, elle n’est plus qu’à quelques arrêts de chez sa sœur. Elle observe le paysage d’un air rêveur. Elle ne peut s’empêcher de regarder avec tristesse les différents dégâts du tremblement de terre. Grâce au Ciel, il n’est rien arrivé à ses proches et à leurs biens, mais d’autres n’ont pas forcément eu la même chance. Lorsqu’elle arrive à l’arrêt, elle quitte tout naturellement le bus et retrouve le chemin chez sa sœur. Comme toujours, elle vérifie qu’il n’y a pas de Sergio dans les environs. Rien que de repenser à cet homme lui donne la chair de poule, plus violemment que lorsqu’elle pense à Cisco. Comme quoi, une personne est parvenue à surpasser le chef de la famille qui enchaine les conneries. Arrête, Beatriz. Elle s’insurge de nouveau alors qu’elle sent son agacement accroitre de nouveau. Elle est si tendue qu’elle a la sensation d’être une bombe prête à exploser, et ce, perpétuellement et cela l’use psychologiquement, bien plus qu’elle n’est prête à l’avouer. Une pression qui s’allège immédiatement dès qu’elle entend la voix de sa sœur derrière la porte d’entrée. Elle retrouve avec bonheur la chaleur bienveillante de ses bras. Elle est toujours si frêle dans ses bras épais, mais elle est bien plus forte qu’elle en fin de compte. « C’est toi la plus belle. » Elle murmure dans une voix émue alors qu’elle s’enivre de son odeur. Elle se sent plus légère d’un seul coup et c’est fou comme cela fait du bien. « Je vais bien. » Elle déclare pour la forme, car elle demeure secrète sur ses émotions, surtout quand ça ne va pas. « Ça fait du bien de te voir, tu m’avais manqué, mia sorella maggiore d'amore. » Elle lâche dans un sourire sincère alors qu’elle observe les traits de sa grande sœur. « Encore en vadrouille à la recherche de la prochaine connerie qu’il pourra faire, je suppose. » Elle lâche avec détachement et cette pointe de ressentiment contre celui qui demeure son frère et qu’elle adore malgré cette colère qui ne désemplit pas. Elle retire son léger gilet et dépose son sac dans l’entrée en attrapant son téléphone. « Désolée, ce n’est pas ma journée, mon téléphone fait des siennes et je me sens tendue… » Elle admet en lâchant un soupir quelque peu blasé. « Ça va passer. Et toi ? Comment te sens-tu ? Ton nouveau travail te plait ? » Elle questionne alors qu’elle vient naturellement rejoindre le canapé pour s’échouer comme une baleine sur une plage déserte. Elle lance un regard désabusé à son téléphone qui continue son cirque alors elle l’abandonne sur la table basse pour se concentrer sur sa grande sœur, ses ressentis sur cette nouvelle vie qui s’offre à elle. C’est comme un nouveau départ pour sa sœur et elle veut tout savoir. Plus que personne, Ishbel mérite le bonheur. Beatriz en est la première persuadée.



★ Certaines larmes sont invisibles ★
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Sujet: Re: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz ( le Lun 21 Sep 2020 - 12:55 )
Ishbel attendait impatiemment sa sœur. Beatriz et elle étaient encore plus proches qu’avec leur petite sœur. Certainement, parce qu’elles avaient vécu un enfer ensemble. Différemment, mais les séquelles étaient similaires. Elles se sont aidées du mieux que possible, mais l’aîné avait bien souvent eu l’impression de ne pas être suffisante. Elles s’étaient créé un monde rien qu’à elles. Un endroit où elles avaient survécu et panser leurs plaies. Pourtant, elles devaient maintenant se confronter à la vie et se cogner contre elle. Est-ce que leurs plaies étaient assez refermées pour cela ? Ishbel n’en savait trop rien, mais une chose était certaine : jamais elle n’abandonnerait sa sœur. Sous aucun prétexte. Il était hors de questions. Ce soir, elles allaient profiter d’une soirée à deux sans avoir Cisco dans les pattes ou leur douce sœur d’une autre mère.

Ouvrant la porte, elle ne tarda pas à retrouver les bras de sa sœur adorée. Comme à chaque fois, l’échange est long, intense : comme si elles ne s’étaient pas vues depuis des années. “Tu m’as manqué encore plus…” Fermant les yeux, s’imprégnant de son cœur, elle finit par la lâcher pour la faire rentrer. “Certainement. Mais je lui ai dit de se débrouiller ce soir.” Elle sourit en coin. Bien sûr que non elle ne le laisserait pas dans la merde, mais elle voulait également retrouver Beatriz. Fronçant les sourcils, elle écouta le problème de sa sœur. “Oh bah attends.” Elle s’éclipsa pour aller dans sa chambre et attraper son dernier téléphone qui marchait parfaitement, mais elle en avait eu un nouveau avec son travail. Elle tendit son Samsung S10 à sa sœur : “Tiens, prends le. J’en ai plus besoin.” Et elle devait savoir qu’un non ne serait pas accepté. Elle alla servir deux verres de vin en répondant à sa question : “Ca va un peu mieux… Mon travail se passe bien, il se trouve que j’ai un patron qui est plus que compatissant et… Adorable.” Elle ne pouvait pas mentir à sa sœur. “On devait aller manger quelque part et devant sa voiture j’ai fait une crise…” Pas besoin de rentrer dans les détails, elle saurait. “Eh bah il n’a rien dit et on a fini à manger le repas dans son bureau. Il revient de loin aussi… Et j'ai même réussis à lui expliquer...” Se confia-t-elle, pourtant, avant qu’elle souffle longuement : il y avait bien un petit sourire heureux sur son visage. Léger, assez pour être remarqué. “Et puis le nouveau psychologue que je vois est vraiment bien…” Le plus douloureux restait encore à venir. Les deux verres posés, elle attrapa le sien : “Et toi alors, comment tu vas ?"


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Sujet: Re: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz ( le Mer 23 Sep 2020 - 19:11 )


Nous aussi, on mérite d'être heureuse.
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Retrouver la chaleur des bras de sa grande sœur est un bienfait qui allège quelque peu le cœur de la styliste. Aux côtés d’Ishbel, elle se sent plus sereine. En fermant les yeux, elle pourrait se laisser engloutir par cette sensation de chaleur qui l’envahit dès lorsqu’elle se trouve avec sa grande sœur. Ishbel est à la fois son remède et son poisson. Elle lui apporte cet équilibre affectueux dont elle a besoin dans son existence. Pourtant, Beatriz ne peut pas rester aveugle face aux conséquences de ses actes. Elle accepte la part de responsabilité qui lui est dû dans le traumatisme de sa sœur et essaye de soulager le poids dans sa poitrine en s’efforçant d’être la meilleure sœur possible. Beatriz est prête à se plier en quatre, à s’oublier si cela peut aider Ishbel à aller mieux et gouter au bonheur de nouveau. Malgré la volonté d’être indépendantes, elles demeurent profondément dépendantes l’une de l’autre, quitte à s’enfermer dans un monde qui n’appartient qu’à elles. Ce qui fait la singularité de leur relation et sa richesse. L’étreinte est tendre. Elle se nourrisse de l’énergie de l’autre pour y puiser une forme de force pour oublier leurs soucis. La seule ombre à leur tableau demeure Cisco, ce frère aussi déglingué qu’elles, mais qui préfère s’autodétruire que de chercher en leur lien unique cette force pour continuer avancer dans l’espoir de mieux. Si Beatriz privilégie le ressentiment contre cette tête de con qui ne faut qu’accentuer leurs blessures, Ishbel continue de le soutenir contre vent et marrée. Ce qui fait facilement grogner la styliste qui considère que Ishbel devrait songer à elle avant les autres. Elle ne dit mot, mais ce bruit de gorge signifie son agacement alors qu’elle vient prendre ses marques comme d’habitude. Elle admet la tension qui l’habite, utilise l’excuse d’une mauvaise journée pour justifier ces traits marqués par la fatigue. Ishbel s’éclipse quelques minutes pendant que Beatriz prend place sur le canapé. Frustrée par les caprices de son téléphone, elle finit par l’abandonner sur la table basse sans un regard. Elle ne s’attend absolument pas à voir apparaitre sa sœur avec un téléphone portable, pratiquement neuf dans les mains. « Vraiment ? Tu t’es pris un nouveau modèle ? » Elle la questionne avec une pointe d’espoir. Cela lui sauverait clairement la vie et elle ne se fait pas trop prier pour récupérer le téléphone entre ses doigts. « Merci, tu me sauves la vie. J’attends un appel de Kali en plus. » Elle lui indique alors qu’elle s’applique déjà à récupérer sa carte sim pour l’insérer dans son nouvel appareil. Consacré sur sa tâche, elle n’en oublie pas pour autant d’écouter sa sœur qui en leur servant un verre répond à son interrogation primaire. Adorable ? Elle hausse un sourcil, résolument troublée par l’utilisation de ce qualificatif, mais elle ne dit mot, souhaitant entendre la suite sans interrompre sa sœur. De plus en plus curieux… L’anecdote la surprend, mais il y a résolument quelque chose qui l’alerte sur la situation : ce sourire fin qui ourle les lippes de sa sœur. Un brin rêveur. « Il te plait. » Une affirmation. Il n’y a pas d’interrogation dans le timbre de sa voix. Elle est sûre d’elle et connait suffisamment sa sœur pour analyser les détails. Elle en oublie son téléphone alors que ses iris claires se plongent dans ceux de sa sœur. « N’essaye pas de noyer le poisson, Ish’…Tu lui as tout expliqué comme ça ? » Elle la questionne résolument curieuse. Elle a du mal à croire que sa sœur qui est si introverti ait trouvé la force en elle pour s’exprimer sur un traumatisme aussi profond que le leur. C’est à la fois surprenant et génial à la fois. Elle semble avoir trouvé quelqu’un qui la pousse à extérioriser ses émotions et c’est tellement surprenant. « Il a essayé de te charmer ? » Elle finit par questionner de but en blanc, car elle est encore sous le choc. Elle en oublie presque la question qui lui est destiné. Enfin, Ishbel commence à avancer : parler de son traumatisme avec une tierce personne, aller voir un psychologue, c’est loin d’être anodins pour elles. Et elle a franchi le pas. Qu’est-ce que sa sœur lui tait ? Elle est résolument curieuse d’en savoir plus, quitte à la torturer pour cerner ce qui lui échappe à cet instant.  



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Sujet: Re: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz ( le )
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