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- Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Résidences
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Beatriz Tejeiro10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Beatriz Tejeiro
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Sujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Dim 13 Sep 2020 - 14:16 )


Il est homme, mais jamais mien.
☾☾ - (Fentriz #1)



La musique adoucit les mœurs. Elle a le pouvoir d’apaiser les tensions qui peuvent s’emparer des âmes tourmentées. Elle devient un exutoire pour les émotions qui permet à l’esprit de lâcher prise. C’est en tout cas ce que la musique représente pour l’Italienne. Depuis toujours, elle a un pouvoir embaumeur qui lui permet de déconnecter de la réalité, de se perdre dans l’harmonie des mélodies qu’elle peut créer à travers son instrument. Une passion qui lui a permis de sortir la tête hors de l’eau à de nombreuses reprises par le passé et qui continue encore aujourd’hui. Parfois ses bienfaits se font plus légers en fonction des fantômes qui la hante. La limite entre raison et déraison est fine. Elle sait qu’elle est tel un funambule sur un fil de rasoir. A chaque pas, elle peut perdre l’équilibre et sombrer de nouveau dans cette maladie qui est devenue son plus dangereux démon. La proposition de Fenrir l’a enchanté. Elle l’arrache de son quotidien où elle manque de lâcher prise à de nombreuses occasions. La solitude d’une vie de célibat commence à la peser et si on ajoute à cela la détresse liée au décès de son père, on a le terreau idéal pour que la graine de la maladie prenne racine. Elle le sait plus que quiconque. Elle a déjà fait de nombreuses rechutes ces derniers mois et elle s’était pourtant promis de lutter corps et âme contre cette attitude destructive qui est intimement ancrée en elle. Fort heureusement, la soirée qui se prépare va l’éloigner de tous ces tourments. Son violoncelle bien soigneusement protégé dans son etui, il est solidement ancré dans son dos alors qu’elle rejoint la demeure de son ami et amants. Cela fait quelques mois que la limite a glissé sur le chemin d’une intimité désirée par les deux amis. Pas de sentiments. Juste une amitié avec des bénéfices. Cela lui a semblé un bon choix et cela le demeure toujours. Parfois leur soirée dérape sur le chemin de la luxure, parfois non. Il n’y a aucune pression et c’est résolument ce dont ils ont besoin dans leurs existences. Profiter de la vie sans se prendre la tête. Du moins dans leur relation car tout le reste est quand même bien complexe pour la jeune femme qui se sent plus perdue que jamais. Arrivée devant la demeure de son ami, elle identifie sa sonnette sur laquelle elle applique son index. Elle demeure patiente sur le pas de la porte avant d’entendre la voix grave de son ami à travers l’interphone. « Salut, c’est Beatriz. » Il lui ouvre le portail en actionnant le mécanisme et elle s’immisce naturellement dans la résidence en prenant la direction de l'entrée principale du policier. Ce dernier l’accueille sur son pallier et elle lui offre un sourire chaleureux comme à ses habitudes. « Salut. » Elle déclare en venant se rapprocher de lui pour déposer un baiser sur sa joue à la jointure de ses lèvres. Un baiser qui n’en ait pas réellement un, respectant la relation ambigüe qu’ils ont tissé ses derniers temps. Pas de cœur qui palpite dans sa poitrine ou de respiration qui se bloque sous l’impulsion d’une émotion contre nature. Elle est juste ravie de le revoir comme une amie tendrement attachée à sa personne. « Comment te sens-tu ? » Elle le questionne en venant doucement lui caresser les épaules. Elle n’est pas sans ignorer la tragédie qu’il traverse, sans doute la raison pour laquelle il l’a invité chez lui. La musique peut apaiser le cœur, surtout quand il souffre de la perte d’un proche. Et cette douleur-là, lancinante, Beatriz la connait par cœur, parce qu’elle est celle qui hante continuellement ses jours et ses nuits depuis ses cinq ans…  


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Fenrir Thalados10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Dim 13 Sep 2020 - 15:53 )
Il est homme, mais jamais mien.
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I've become so numb I can't feel you there Become so tired so much more aware I'm becoming this all I want to do Is be more like me and be less like you

Pensées qui tournent en boucles, ne cesses de venir me hanter. Le cœur perturbé, littéralement, par les souvenirs de cette nuit aux côtés de mon ami d’enfance. Les sentiments ne se sont jamais éteints, ne faisant que se faire discrets, pénibles. Vivre auprès d’un homme qu’on désir, sans jamais pouvoir l’avoir, ça laisse des séquelles. Et pourtant, il a fallu d’une nuit pour que nous finissions par briser les barrières. Je me souviens encore de ses paroles. « Tu es à moi Fenrir » qui résonnent dans ma tête, me hurlant l’impossible, l’incompréhensible. J’ai besoin de changer d’air, de bouger mes idées sombres, de les effacer durant quelques heures, quelques instants. Pour cette raison, j’avais besoin de jouer, des mélodies douces, calmes, tendres. Ça m’énerve. Lorsque j’ai le cœur au bord des lèvres, de cette façon, je joue de façon trop douce, trop sensuelle. Cesare a cet effet sur moi, me rend moins chaotique, même si tout chez lui pourrait me pousser dans mes retranchements. Attrapant mon téléphone, je contacte mon amie, Beatrize. Amie et plus, parfois, quand la solitude se fait trop pesante, trop oppressante. Pas de sentiments, juste une amitié sincère, qui comble le vide lorsque ça s’avère nécessaire.

Une fois que j’ai sa réponse, je range le téléphone, lui ayant demander si elle souhaitait venir jouer chez moi. Elle joue d’un instrument, comme moi et souvent, nos mélodies s’accordes à la perfection. Je fais le ménage calmement, sans me presser. Une fois fait, je vais faire mon sport, vague à mes occupations. Pour une fois, je décide de ne pas picoler trop rapidement, cherchant à me retenir le plus possible. Mais c’est difficile, compliqué, quand on sait que je suis tombé dans l’alcoolisme. Je l’avoue. Mes blessures, ma peine, ma rage m’ont poussé à essayer d’oublier, de multiple façon. Clopes, alcool, sexe. Tout y passer, sauf la drogue, pour le moment. Une fois que je rentre du sport, je file sous la douche et je craque…une bière, puis une seconde. J’ai l’envie d’envoyer un message à Cesare, mais je me retiens, pour diverses raisons. Peut-être qu’il regrette. Ou pas. J’ai, en quelque sorte, peur de la réponse.

Le temps file quand, enfin, j’entends la sonnette de la grille de la villa. Calmement, je regarde par la caméra d’entrée et entends la voix de mon amie. Je souris en coin. « Je sais, je te vois. » M’amusais-je presque, déverrouillant la grille pour qu’elle puisse entrer. J’ai bu quelques bières, heureusement, je ne suis pas bourré. A force de picoler, je deviens un peu trop résistant aux alcools minimes, mais mon psychologue semble ne pas me croire quand j’affirme ne pas boire…Il a raison, mais je veux récupérer mon job, ma plaque, et surtout, je veux venger mes parents. Ouvrant la porte d’entrée, j’attends que mon amie arrive et sourit envoyant son visage apparaître dans mon champ de vision. « Salut toi » Baiser déposer sur le coin de mes lèvres. Amitié ambiguë, sans l’être dans l’excès. Quelque chose d’agréable, de presque réconfortant, je dois bien l’avouer. Ma main se pose sur sa hanche, le temps de se baiser, puis, je me décale pour la laisser entrer. Porte fermée, je lui fais signe d’entrer, de faire comme chez elle. Mes parents me manquent atrocement, la peine me ronge, me tiraille. Ma vie sentimentale est affligeante et au fond, je ne sais même pas à qui en parler. Traits tirés, la fatigue semble flagrante. « Je vais bien et toi ? » Mensonge..je ne vais pas bien, mais je fais comme si, je tente de sauver les apparences, même avec elle.


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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Dim 20 Sep 2020 - 19:09 )


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☾☾ - (Fentriz #1)



Fenrir est une âme tout autant que la sienne. Il a juste une aisance à la camoufler et semble être devenu un maitre à la matière. Elle n’ignore pas la cruelle tragédie qui a heurté sa trajectoire. Elle la connait mieux que personne même si les circonstances sont résolument différentes. Elle sait qu’on n’en sort pas indemne, que la colère liée à l’impuissance vient pourrir notre âme de mil et une façon. Encore aujourd’hui, elle subit les effets des disparitions prématurées et soudaines qui disloquent notre cœur au creux de notre poitrine. Un peu comme s’il y avait l’ombre d’une malédiction au-dessus des survivants qui vient pourrir l’innocence de leur existence. La musique devient parfois une porte de sortie, un exutoire pour faire face à toutes ces émotions et Beatriz accepte toujours d’être la complice discrète d’un besoin vital. Elle retrouve son ami avec plaisir, use de ces petits réflexes pris au fil de leurs rencontres. Des marques d’affection qui demeurent aériennes et détachées. Le contact de lèvres qui se frôlent subtilement du coin, d’une main sur une hanche ou sur un avant-bras. Une proximité agréable qui révèle une intimité qu’ils ont lorsque leurs êtres le décident. Cet instant dure que quelques secondes. Il s’envole aussi vite qu’il est apparu. Pourtant malgré les paroles du brun, elle n’ignore pas la fatigue, la douleur qui s’est logée dans chacun de ses muscles jusqu’à s’immiscer dans ses os. Simplement parce qu’elle aussi a vécu ce type de deuil cruel qui fend l’âme. Les mensonges sont plus supportables que la vérité et qui serait-elle pour remettre en question sa volonté. Elle peut s’en formaliser, accepter sa négation face à sa peine pour créer le terreau nécessaire pour qu’il s’exprime plus tard si le cœur lui en dit. « Je vais bien également. » Elle lance dans une voix qu’elle rend aussi fausse que celle du policier. Simplement parce que les mensonges sont devenus quotidiens dans son existence, ils lui permettent de faire comme si les fantômes avaient disparu alors qu’ils sont plus présents que jamais. Elle pénètre dans la demeure et vient naturellement rejoindre l’endroit où ils jouent là majoritairement. « Je ne dis pas non à une petite bière pour décompresser. » Elle déclare en venant déposer l’étui de son instrument avant de plonger son regard clair dans le sien. Elle lui offre un sourire et un clin d’œil complice. Elle veut rendre l’ambiance plus détendue et qu’ils puissent d’une manière comme une autre se changer les idées. « Tu as une idée de ce que tu veux jouer ce soir ? » Elle le questionne alors qu’elle vient le suivre jusque dans la cuisine. Elle a appris à prendre ses marques dans cette demeure qui appartient à son ami. Elle s’efforce d’agir naturellement, met de côté ces doutes qui parfois la tétanisent. Elle est sa plus cruelle juge. Son hypersensibilité rend toutes les choses compliquées, mais elle ne recule jamais devant rien. Elle compte bien passer une bonne soirée en sa compagnie et si elle parvient à lui arracher un sourire ou un rire, ce sera déjà quelque chose à souligner et à se satisfaire.


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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Mar 22 Sep 2020 - 14:39 )
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« Je vais bien également. » Mensonge, aussi. Mais je ne relève pas. Parce que c’est comme ça. Nous sommes deux menteurs. Des menteurs qui s’acceptent, qui acceptent les mensonges de l’autre, sans juger, sans piquer. Et je peux vivre avec cette idée, davantage qu’avec la douleur qui me perce le corps jour après jour. Et au fond, je crois que c’est même rassurant, de savoir que je ne suis pas le seul à faire croire que les choses vont bien…rassurant de ne pas me savoir seul dans le néant. C’est stupide, égoïste aussi, mais les choses changent et je le deviens. Peut-être qu’autrefois, je lui aurais murmuré que ça va aller, qu’elle n’a pas besoin de me mentir…mais aujourd’hui, j’ai besoin qu’elle aille bien, même pour de faux. Parce que si nos sombres pensées se mêlent, je ne donne pas cher de notre peau. Et peut-être que ce soir, pour oublier, nos corps se trouveront encore. Ou peut-être pas. On verra. Je ne cherche même pas cette situation, je préfère la laisser venir, ou la laisser de côté. C’est ce qui fait que c’est plus spécial, plus amical, plus intime qu’avec d’autres. Et ça pourrait me faire du bien, ou du mal.

Je ferme la porte derrière nous et elle se rend dans la pièce où trône le piano dans toute sa splendeur. Elle connait la villa par cœur, à force de s’y rendre. Elle a pris ses marques, je ne l’ai pas empêché de le faire. Ça ne me dérange pas davantage, même si avec certains, j’aurais jugé bon de l’empêcher. Quand elle me demande une bière, je secoue affirmativement la tête et vais dans la cuisine, suivi de la jeune femme sur mes talons. Sortant deux bières au frigo, j’ai appris à en avoir toujours de réserve, depuis plusieurs mois. Risible. Avant, je trouvais le gout dégueulasse, aujourd’hui, c’est soit ça, soit l’alcool fort. Pour jouer, je dois être capable de différencier les notes…rien que pour ça, je m’abstiens de ne pas me servir un whisky. A sa question, je secoue légèrement la tête, tout en lui tendant sa bière à présent ouverte, ouvrant également la mienne.

« Non, pas vraiment. Je me suis dis que j’allais te laisser choisir. Qu’importe, tu sais que je suis la cadence. » M’amusais-je légèrement tout en l’invitant dans le salon. Pas d’alcool en jouant…hors de question qu’on amoche mon piano ! Puis, Beatriz ne pourra pas jouer avec une canette en main, ça risque d’être assez compliqué quand même. Je décide donc que nous jouerions après avoir bu, tranquillement, notre bière. Me plaçant dans un des canapés, je pose mon regard océan dans le sien. Je fais comme si tout allait bien, prend une attitude naturelle. Je cache les blessures, je les étouffe, quelques heures, quelques instants. Elle fait de même, j’en suis certain. C’est mieux, mais ça étouffe…le jour où je vais imploser, je ne donne pas cher de ma peau et de celle de mes proches. Peut-être finirais-je par fuir la ville…


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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Mer 23 Sep 2020 - 19:52 )


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Les mensonges s’étiolent si aisément de leurs lippes comme si la vérité pouvait être destructrice. Sans doute l’est-elle pour leurs âmes torturées qui ne cessent de se laisser engloutir par une colère muette née de leur impuissance face aux maux qui les dévorent. Ils sont différents, puisent leurs origines dans des étapes différentes de leurs existences, mais elles ont un fait commun : le deuil. La difficulté pour eux est d’accepter ces départs intempestifs de leurs existences, dans des circonstances encore difficiles à concevoir. Le déni semble plus sécurisant, car il lui épargne de devoir mettre des mots sur ces émotions si vives qui les consomment. L’amitié est également d’accepter le silence de l’autre, d’être simplement là à ses côtés pour être une présence apaisante. La musique est le terreau de leur relation amicale. Le partage qu’ils créent le temps d’une mélodie les déconnecte de la réalité et cela a le mérite d’atténuer pour quelques instants ces douleurs sournoisement tapies dans l’ombre. Elle accompagne le brun jusqu’à sa cuisine où il finit par lui tendre une bouteille de bière qu’ils consommeront assurément dans un silence apaisant pour juste se nourrir de la présence de l’autre. Elle récupère sa boisson en le remerciant par un sourire qu’elle rend sincère alors qu’ils se dirigent naturellement dans le salon. Un sourire vient ourler ses lippes face à la réponse de son ami. « Si tu me laisses mener la danse, je vais te faire jouer jusqu’au bout de la nuit. » Elle le taquine à son tour par un petit clin d’œil qu’elle s’efforce de rendre détendu alors qu’elle vient se poser sur le canapé en face de lui. Ses prunelles s’immiscent dans les siennes avec cette lueur bienveillante qui peut adoucir un peu les ténèbres de l’âme. Habillée simplement d’un T-shirt blanc et d’un jean slim, elle s’installe confortablement en venant replier sa jambe contre sa poitrine. « J’espère que tu tiendras la cadence, car les idées fusent. » Elle indique dans ce petit sourire en coin qu’elle rend complice alors qu’elle boit une gorgée de sa bière. « J’ai trop envie de me perdre dans la musique. Ton offre tombait à pic. » Elle indique, creusant de manière imperceptible la surface pour indiquer qu’elle comprend son silence et que s’il désire qu’ils boivent en silence avant de se donner corps et âme à leur tendre muse, elle l’acceptera. Elle est là pour l’aider à se détendre et se changer les idées, quelques heures à défaut de pouvoir plus.  


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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le Mar 29 Sep 2020 - 14:41 )
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« Si tu me laisses mener la danse, je vais te faire jouer jusqu’au bout de la nuit. » Sourire légèrement amuser, pour sauver les apparences, pour tenter d’oublier les ténèbres. « Tu risques de me voir piquer du nez sur le piano et accumuler les fausses notes alors. » Parce que je manque cruellement de sommeil. Les cauchemars, les gueules de bois, les insomnies à ruminer. Les cernes commencent à se figer sous mes iris, commencent à marquer mon regard autrefois si pétillant et charmant. Mes parents auraient peur, ils auraient hontes, de mon comportement. Ils détourneraient les yeux, en soupirant, si ils voyaient l’homme que je deviens. Mais comment changer, lorsqu’on n’a plus rien à quoi se raccrocher ? Plus de véritable famille. Pas d’enfants. Pas de compagne, ou même, de compagnon. On fait quoi, dans ces cas ? Luca me dirait de me secouer, de trouver quelque chose, de m’accrocher à mes amis, ma carrière autrefois si prometteuse. Mais même ça, c’est devenu fade et amer.

Je ne peux pas m’empêcher de rire un peu face à ses mots. « Tu sais que quand tu balances des mots comme ça, on dirait plus que tu parles d’un truc bien pervers. » M’amusais-je en secouant la tête, venant glisser la bouteille de bière entre mes lèvres pour en boire une gorgée. Terrible addiction qui s’est installée. Il est encore temps d’arrêter, de stopper. Il est encore temps de finir dans une cure, de ne pas bousiller mon foie. De me reprendre, de relever la tête et avancer sans me retourner…si l’envie était là. Mais mes parents sont morts pour rien, un assassin est encore en route et je dois venger ces âmes perdues. Dramatique, stupide. Mais comme ça. Je fou tout en l’air pour ça. Heureusement, mon amie ne le sait pas, elle ne sait que ce que je lui donne, ce que je lui dis. En quelque sorte.

« Ah ouai ? Mauvaise journée ? » Demandais-je, plus poli que curieux. Généralement, la musique aide à oublier, à passer outre les douleurs. J’en sais quelque chose, je joue énormément depuis que j’ai couché avec Cesare et que ça c’est fini de façon très dramatique. La musique me murmure que la vie est faite de son, de cadence…que je peux la suivre, si je me concentre assez. Mais ça fait des années que je joue la même avec mon meilleur ami, incapable de relâcher le besoin de l’aimer, quitte à en crever. Un jour, je passerais à autre chose, peut-être, en attendant, je suis pris de nouveau, dans ce cercle vicieux merdique. L’espoir est cruel, condamne les âmes à mort. L’amour est le bourreau, sournois. Voilà ce que je vois de cette situation. Penchant un peu la tête sur le côté, je regarde Beatriz, attendant sagement sa réponse.



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Sujet: Re: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01) ( le )
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