Revenir en haut
Aller en bas


 

- When Earth got its temper -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ignazio Zitello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ignazio Zitello
http://www.ciao-vecchio.com/t7322-ignazio-the-only-truth-is-musi http://www.ciao-vecchio.com/t7330-ignazio-zitello
Faceclaim : Will Higinson +©unreleased
Je suis absent-e : du 8 au 23 aout
Messages : 173 - Points : 257
Âge : 35 ans
Métier : Musicien ! Membre d'un groupe de Rock : ZYCOTROP
When Earth got its temper Empty
Sujet: When Earth got its temper ( le Mar 15 Sep 2020 - 18:41 )
When Earth got its temper
@Tami Saunders & Ignazio Zitello


Avec le Vésuve qui surplombait leur maison, les tremblements de terre n'étaient pas inconnus à Naples. La terre bougeait régulièrement et pour le musicien c'était une bien moindre menace que l'éruption qu'ils pourraient annoncer. Mais le volcan était calme.La situation pourrait être banal, une secousse dans sa maison et la vie reprend. Des dégâts, ce ne serait ni la première fois, ni la dernière fois qu'il y en aurait dans la régions dans les quartier trop pauvre ou trop ancien pour être antisismique. Ignazio avait été épargné, sa propriété également. La nouvelle lui parvint bien plus tard, quand il avait presque oublié que le sol avait tremblé car il n'écoutait pas vraiment les information. C'est sa mère qui lui apporta la nouvelle par téléphone dans la soirée qui suivit, Mr Saunders était à l’hôpital suite au tremblement de terre.

Les Saunders, c'était des amis de sa mère qui vivait à Naples, des immigrés qu'elle avait aidé à leur arrivée en Italie. Quand ils étaient venus s'installer
dans la région napolitaine, Ignazio leur était venu en aide lui aussi pour l’emménagement, puis à plusieurs reprise il les avaient rencontrés pour diverses raisons. C'est sa mère qui lui avait appris la nouvelle, elle avait gardé un lien privilégié avec la famille jamaicaine malgré la distance. Elle avait donc demandé à son fils de rendre visite à son ami à l’hôpital. En bon petit soldat, pour sa mère uniquement, il s’exécute quelque jours après l’événement lui même inquiet pour le patriarche et pour la petite famille dont la vie avait déjà été si bouleversé par la migration. Ignazio s'était libéré de son travail et s'était dirigé vers l’hôpital.

Endormi dans son lit, Mr Saunders était bien entouré, il n'en espérait pas moins quand il arrive dans la chambre. Sa femme est absente, elle est peut être partie se reposer mais une belle brune veille sur le lit. Contrairement à leur parent, Ignazio n'était pas vraiment proche de Tami. Avec son histoire, il comprenait qu'elle pouvait être un peu méfiante envers les hommes, lui parmi les autres.

Le musicien hésite un instant, peut être ne l'avait elle pas vu et qu'il pouvait encore lui laisser un moment d'intimité avec son père. Il ne veut pas la mettre mal à l'aise, mais leur regard se croise et il décide de rentrer, bouquet de fleur en main qu'il avait prévue pour Mme Saunders.
"Bonjour Tami." dit il doucement. "Je peux rentrer?" questionne t'il pour avoir l'accord de la demoiselle.
"Comment va t'il?" demande t'il avec inquiétude. "Que s'est il passé?"



Revenir en haut Aller en bas
Tami Saunders10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Tami Saunders
http://www.ciao-vecchio.com/t6763-tami-and-from-your-lips-she-dr http://www.ciao-vecchio.com/t6776-tami-an-eye-for-an-eye-only-ends-up-making-he-whole-world-blind
Faceclaim : Antoinette Robertson - (c) Ealitya (merci Sandrine <3)
Messages : 234 - Points : 355
Âge : trente ans
Métier : Elle y est arrivée presque par hasard, mais Tami est art thérapeuthe et masseuse bien-être. Un comble quand on sait qu’elle n’a pas encore réussi à faire la paix avec elle-même. Mais bon nombre de ses patients pointent son empathie et la sensation qu’elle les comprend vraiment.
When Earth got its temper Empty
Sujet: Re: When Earth got its temper ( le Jeu 24 Sep 2020 - 21:26 )
When Earth got its temper




Tami n’était pas chez elle lorsque les premières secousses s’étaient faites ressentir. Ce n’était qu’après avoir veillé sur son amie toute la nuit et une partie de la matinée qu’elle s’était autorisée à rejoindre la maison de la rue Cupa Verdolino. Engourdie de fatigue, elle rêvait d’une sieste, confortablement installée dans son lit ; ne travaillant que l’après-midi, elle pouvait se le permettre. Seulement sur le trajet elle avait jeté un œil sur son téléphone et avait immédiatement demandé au chauffeur de taxi de faire demi-tour. Le message de sa mère se voulait rassurant, mais elle avait beau y mettre les formes, cela ne changeait rien au fond : son père était actuellement hospitalisé suite à un choc reçu lors du tremblement de terre. Elle apprendra plus tard qu’il avait refusé de quitter son bureau, trop concentré sur son livre, et qu’une armoire lui était tombée dessus.

(...)

Le tremblement de terre faisait la une de tous les journaux depuis plusieurs jours déjà. Pourtant, Tami n’avait ouvert aucun d’entre eux. Elle n’avait pas besoin de savoir quels étaient les bâtiments touchés ou combien de victimes on dénombrait. Les faits divers ne l’intéressaient pas, parce qu’elle savait, mieux que quiconque peut-être, que derrière ces chiffres et ces anecdotes sensationnelles, il y avait des êtres humains, des familles, des proches, qui voyaient leur vie bouleversée. C’était le cas, une fois encore. Ca l’était toujours. Alors elle ne pouvait s’empêcher de serrer les poings en voyant le journal de la veille abandonné sur une chaise, dans cette chambre d’hôpital où elle se trouvait. Elle se détendit, en pensant à ce que son père, endormi à côté d’elle, dirait s’il la voyait se mettre en rogne contre un simple bout de papier. Tami passait lui rendre visite dès qu’elle avait un peu de temps. Le traumatisme crânien avait causé un œdème cérébral et son père avait dû être opéré en urgence. Les médecins étaient optimistes quant à sa rémission, mais tant que Tami ne l’aura pas vu s’occupant de son potager, dans la maison qu’ils occupaient aux abords de Naples, elle ne serait pas tranquille. Son état était stable depuis quelques jours déjà, mais les médecins avaient préféré le garder plus longtemps en observation du fait de son âge. Il avait protesté, évidemment, mais ni sa femme, ni sa fille ne lui avaient beaucoup laissé le choix. Il leur était étrange, pourtant, de voir celui qui avait passé la majeure partie de sa vie à soigner des gens se retrouver à leur place.

Perdue dans ses pensées, elle n’entendit pas la porte de la chambre s’ouvrir doucement, et ce fut une voix qui ne lui était pas inconnue qui la ramena les pieds sur terre. La surprise dut se lire dans ses yeux et son attitude, puisqu’elle resta d’abord immobile, avant de se lever. Il lui fallut quelques secondes supplémentaires pour se souvenir de qui lui faisait face. « Oh, bonjour Ignazio ! Excuse-moi, je ne t’ai pas reconnu tout de suite. Entre, je t’en prie. » Si Tami devait décrire en quelques mots qui était le jeune homme qui lui faisait face, elle dirait certainement qu’il était un ami de la famille. En fait, sa mère avait été d’une aide précieuse pour ses parents lorsqu’ils étaient arrivés en Italie, légèrement déboussolés par le déracinement et les raisons qui les avaient poussés à quitter la Jamaïque. « Oui, il va mieux, il lui reste encore quelques tests à passer, mais ce qu’il lui faut désormais, c’est beaucoup de repos. » Le lourd sommeil dans lequel le patriarche était plongé venait d’ailleurs corroborer ses dires. « Ses livres lui sont tombés dessus, à ce que j’ai compris. Et on sait tous que les ouvrages de médecine sont rarement poids plume... » poursuivit la brune tout en reportant toute son attention sur son père, un léger sourire aux lèvres. Elle se retourna ensuite vers Ignazio, « C’est gentil d’être passé le voir en tout cas. Comment va ta mère ? »
Revenir en haut Aller en bas
 
- When Earth got its temper -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut