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- le coeur en vrac // elia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Sowan ShimizuLe vin est un puissant lubrifiant social
Sowan Shimizu
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Sujet: le coeur en vrac // elia ( le Jeu 17 Sep - 18:16 )
le coeur en vrac
elia & sowan

I've become so numb I can't feel you there Become so tired so much more aware I'm becoming this all I want to do Is be more like me and be less like you

« Allait, Sowan, juste un verre…peut-être deux, si tu ne casses pas tout sur place. » J’observe mon collègue en offrant de gros yeux de poissons, pas très effrayant, disons-le. « Tu ne vas pas me harceler avec ça toute ma vie, quand même ! Je n’ai cassé que trois verres, trois foutus verres…et renversé une chaise, mais c’est exceptionnel. » Ou pas. Cette soirée-là, je dois bien avouer avoir surpasser mon quota en une soirée. J’avais quelque peu bu, et, ma maladresse, elle, avait fait des ravages. D’ailleurs, le sorteur avait gentiment demandé à ce que je reste assis, où, que je rentre chez moi. Pas parce que je mettais le bordel, non, mais simplement parce que je tanguais comme le Titanic en plaine tempête. Cette soirée-là, mes collègues avaient pris de nombreuses vidéos et avaient fini par en rire, durant plusieurs semaines. Evidemment, ça me colle à la peau et je m’étais juré de ne plus sortir dans un bar, avec eux… « Un verre. » marmonnais-je. Homme de peu de foi que je suis. Incapable de dire non, de refuser une invitation ou de tenir tête aux personnes que j’apprécies. Voilà, probablement, un de mes plus gros défauts.

J’avais donc remballé mon ordinateur portable, mes affaires, pour sortir du bâtiment gouvernemental avec mes collègues. Quelques geeks, deux secrétaires, trois agents de terrains. La routine, pas si routinière que ça pour certaines personnes. Habillé d’un jeans plutôt simple, d’un t-shirt noir un peu trop large dissimulant pourtant – à la plus grande surprise de tous – des muscles dessinés, je n’avais pas la dégaine du parfait don juan. Lunettes troquées pour des lentilles, depuis des années, mon allure de geek a fini par s’estomper avec les années, donnant davantage à mon physique, un air…banal…oui, c’est ça…banal. Cheveux en bataille, indisciplinés, je range mes affaires dans le coffre de ma voiture et introduit l’adresse du bar dans le gps. Bien que les années se soient écoulées depuis mon emménagement à Naples, je ne connais pas encore tous les bars du coin, n’étant pas un grand fêtard. Moi, je préfère rester chez moi, avec Kiki, mon hérisson et mes deux chats…et bien sûr, un jeu vidéo, ou un programme à travailler, voir, quelques livres ou la télévision. Voilà ma soirée parfaite…pathétique, sûrement, mais parfaite, pour moi. Loin de suivre la tendance, je suis un peu le genre de mec à m’éloigner des normes.

Une fois dans mon véhicule, je démarre, telle la tortue que je suis. Une demi-heure plus tard, me voilà enfermé dans un club que je ne connais pas et qui, selon mon collègue informaticien, est assez prisé et pointé du doigt pour une communauté LGTB. Parfait…je vais faire comme si je n’avais rien entendu, surtout que dans notre groupe, je suis le seul bisexuel et il y a un homosexuel. Le reste, ce sont des hétéro, en couple, qui ont choisis de caser les célibataires vissés à leurs écrans. Un verre, un seul verre et après, je me casse. Un…deux…ok, y’a un de trop là, mais disons que j’ai une raison évidente de rester et elle se trouve au bar. « Tu baves, Sowan. » « quoi ? non…sérieux ? Putain t’es con. » Grognais-je en m’essuyant quand même le coin de la bouche, au cas où. En début de soirée, mon regard avait dérivé vers le bar et était tombé sur un jeune homme, plutôt charmant, très charmant même. Le genre de charme magnétique, qui attire forcément les regards…et je ne suis pas le seul à baver, vu que j’ai pu observer plusieurs personnes s’approcher discrètement. Moi ? Même pas en rêve.

« Sowan, c’est à ton tour d’offrir la tournée. Faut aller au bar pour ça. » « Chiotte ! » Grognais-je de nouveau, ayant à peine touché à mon deuxième verre…je me redresse, enfant paumé, évitant de regarder l’inconnu que j’avais fixé – peu discrètement – durant près de vingt minutes. Je contourne deux couples, manque de me trébucher et arrive au bar sans trop de casse…un peu trop proche de l’inconnu. Je pensais avoir fait le tour, mais apparemment, mes pieds se sont joyeusement foutus de ma gueule.


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Elia Belai SisayToujours frais après un litre de café
Elia Belai Sisay
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Sujet: Re: le coeur en vrac // elia ( le Jeu 17 Sep - 20:53 )
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Sauter, sauter, attaquer, esquiver… se planter, recommencer. Mes doigts pressent brutalement les boutons de la Nintendo portable. Je m’acharne, m’agace et recommence sans plus de conviction. Breath of the wild est difficile pour certains, très simple pour d’autres. Moi, j’ai beaucoup de mal avec les contrôles, mais je n’ai aussi pas le temps de m’y habituer. Je ne suis plus aussi actif sur les jeux vidéo que lors de mon adolescence, bien que cela me manque parfois. J’ai pourtant d’autres priorités, comme mon emploi que j’ai quitté il y a moins d’une heure. Lorsque je suis rentré, j’ai trouvé l’appartement plutôt vide, chacun des colocataires absents, pris par leurs propres occupations. Je savais que cela allait être une soirée noire. Je me suis donc résolu à ce que la console soit LA solution. Mais l’outil entre les mains, je ne suis pas convaincu. Si le game over s’affiche régulièrement, ce n’est peut-être pas à cause de mon inconfort à la manette, mais tout simplement parce que je ne suis pas dedans. Je joue sans envie, sans conviction. Je ne veux pas passer ma soirée en solitaire et taper la causette avec un héro muet. Y’a plus enrichissant. Alors la console rejoint rapidement son socle, sans prendre la peine de l’éteindre complètement, et je file dans la salle de bain pour me préparer au nouveau tournant que la soirée va prendre.

En tant qu’homme seul, le comptoir est le meilleur endroit pour ne pas finir la nuit dans des draps de solitude. C’est un très bon moyen de voir les nouvelles têtes également. Je ne suis pas en territoire inconnu, je remarque les habitués, pas toujours pour le meilleur d’ailleurs. Le barman me sert et affiche une mine dépitée lorsqu’il remarque que mon regard a accroché malgré moi celui de Frederico. J’ai eu beau m’en échapper rapidement, je l’ai perçu se frétiller sur son tabouret. Si cela pouvait être simplement l’effet de ver au cul, cela me rassurerait. Malheureusement, lui, l’employé et moi savons que c’est le signe d’un essai de drague qui est alors inévitable. Je lance un sourire à celui qui me sert en whisky et regarde à l’opposé de l’élément bientôt perturbateur. « Salut le beau gosse. » me lance celui qui pourrait être mon père sans difficulté. Sans prendre la peine de me retourner, je lui réponds avec une certaine lassitude : « Bonsoir Frederico. » Ce n’est, bien entendu, pas la première fois qu’il tente une approche. Je ne me souviens même plus du nombre de fois où je lui ai expliqué que je n’étais pas intéressé par son profil. Parce que Monsieur ne sévit pas que dans ce bar, mais aussi sur les applications de rencontre. C’est un servant défenseur du « Qui ne tente rien n’a rien », ou plutôt : « Qui ne force pas, n’obtiens pas. » Si je suis adepte de la première philosophie, la seconde me fait horreur. J’aime avoir une réponse, mais la mienne, il l’a eu depuis quelques années déjà. « Tu es en chasse, ce soir ? » Enchaîne-t-il plein de confiance, comme si nous avions un semblant d’affinité. Je lève les yeux au ciel, mais il ne peut les voir. En observant le monde autour de moi, je remarque qu’il n’a pas tout à fait tort. Mes yeux se posent sur plusieurs silhouettes, sans vraiment y attacher d’importance. Et puis, ils s’accrochent à celui d’un jeune homme qui me fixe jusqu’à se rendre compte que j’ai pris conscience de son intérêt. Mes lèvres se courbent malgré son regard fuyant. Je refais face au bar et décide de répondre aux forceurs : « Exactement. » C’est court, concis et invite mon interlocuteur à ne pas s’épancher. Pourtant, il insiste : « Ah ça tombe bien, je cherche un prédateur, moi. » Une grimace se forme sur mon visage, je le fixe alors sans quitter mon expression de dégoût. Après quelques secondes à subir son air provoquant et pervers, je tente de le calmer : « Ce genre de réflexion a déjà fonctionné ? Vraiment ? » En tout cas, ça n’a aucun effet positif sur moi. Je m’accoude au bar, regarde faussement discrètement le jeune homme attablé avec ses amis. Je perçois les coups d’œil qu’il me lance et cela s’avère beaucoup plus intéressant que l’entretien que j’ai actuellement au bar. Heureusement, l’autre n’a su quoi répondre et me laisse un peu de répit. J’ai envie de rejoindre celui qui semble me dévorer des yeux, mais je préfère examiner son groupe, afin de m’assurer qu’il n’y a pas erreur sur ses intentions. Ce n’est pas la confiance qui me manque. Je me suis apprêté pour séduire. Un jean slim couleur brut, mes plus belles chaussures de ville et une chemise blanches aux motifs noirs, qui épouse les formes de mon corps. J’en profite d’ailleurs pour déboutonner un peu plus mon col pour laisser légèrement paraître mon torse sculpté. Après tout, je ne suis pas venu ici pour faire du tricot avec grand-mère. Je jette des coups d’œil au jeune homme, sans trop de discrétion, l’invitant par ma gestuelle à prendre conscience que je l’ai remarqué. Pourtant, les minutes passent et il ne s’approche pas. J’ai bien remarqué deux mecs s’éterniser au bar dans l’espoir d’accrocher mon regard, mais je n’ai que faire de leurs tentatives. Je n’ai d’yeux que pour celui qui m’observe discrètement et qui éveille ainsi ma curiosité.

Je ne désespère pas, mais le verre vide qui trône devant moi ne m’inspire rien de bon. Je pense en commander un nouveau et rejoindre le groupe, m’incruster et amener mon intérêt de la soirée à assumer ses regards timides. Je ne suis pas le genre à laisser les choses là où elles sont. Comme dit plus tôt, j’ai tendance à aller chercher les réponses. Et on ne peut pas toujours compter sur son charme pour obtenir ce que l’on souhaite. Alors je me décide, j’attends l’attention du barman, lui demande de m’en remettre un, ainsi que d’ajouter la boisson que semble apprécier le jeune homme que je compte aller voir. En attendant, je ne me retourne plus. Je pense à l’effet de surprise, espérant que lui et son groupe ne s’enfuie pas entre temps. Mais avant que le barman ne me serve, je remarque le bel inconnu tout proche de moi, patientant afin que l’on prenne sa commande. Accoudé au comptoir, le poing gauche sur la mâchoire, j’examine le brun aux yeux noisette. Le whisky coule dans mon verre, puis un autre se remplit à côté du mien. Je jette un œil au barman, et lui indique : « C’est pour ce jeune homme. » Mes doigts entourent mon verre, pendant qu’on glisse l’autre vers l’inconnu. Je lance un sourire charmeur à ce dernier, avec l’espoir qu’il saisisse l’invitation.



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Sowan ShimizuLe vin est un puissant lubrifiant social
Sowan Shimizu
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Sujet: Re: le coeur en vrac // elia ( le Sam 19 Sep - 17:12 )
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Les regards glissent, se confrontes. « Tu sais que, si il te regarde, c’est une bonne chose ? » Mon collègue, lui aussi, a remarqué le petit jeu stupide. Pourtant, ma timidité s’impose…comme dans l’incapacité de croire, de songer, que des regards peuvent m’être dirigés. Un homme approche. Plus vieux, pas vraiment mon style. Ils parlent ensemble et j’observe, attentivement – trop -, peut-être. L’inconnu semble irrité, par la présence du plus vieux. Un homme plus courageux, aurait foncé et aurait joué au prince charmant. Pas moi. Derrière un écran d’ordinateur je suis un preux chevalier prêt à faire chavirer les codes…mais dans la réalité, je préfère de loin rester en retrait. C’est sûrement mieux comme ça, non ? Silver était le bagarreur des deux. Silver, il m’a souvent répété que j’étais faible, que j’étais en bas de l’échelle sociale. Il avait raison. C’est certain. Mes années de lycée me l’ont prouvée, encore et encore, lorsque j’étais malmené. Aujourd’hui, les choses ont changé, un peu, mais pas totalement. L’inconnu, aussi beau soit-il, semble dorénavant occupé. Mon collègue soupire, s’énerve un peu, devant l’incompréhension de mon comportement. J’aimerais qu’il comprenne, que je ne suis pas un charmeur, une belle gueule. Je m’écrase. Encore.

Passant une main sur mon visage, me voilà de corvée verres…ils savent, pourtant, que me pousser à aller au bar est une mauvaise idée. Je n’ai pas picolé, pas vraiment, mais vu ma maladresse, c’est mission impossible d’en sortir vivant. Pourtant, je m’applique à faire plaisir. Je me faufile entre des corps qui se trouvent, se cherchent. Ils ont, pour beaucoup, de l’assurance. Je détonne, un peu, dans cet univers. Je ne danse pas, bois rarement, fume un peu. Mais sans plus. Ici, beaucoup sont là pour s’envoyer en l’air, pour faire la fête jusque pas d’heure. Mes collègues, y compris. Tant mieux pour eux, je ne juge pas, je ne suis juste pas formé dans le même moule. Encore un verre, et j’irais retrouver kiki et duchesse, mon hérisson, puis mes deux chats. Avec eux, pas besoin de me voiler la face, de me cacher. Avec eux, pas de jugements hâtifs.

Finalement, j’arrive à me débrouiller pour arriver jusqu’au bar, en un seul morceau, et sans avoir bousculer trop de personnes. Je pense, néanmoins, avoir écrasé le pieds de quelqu’un…mais franchement, j’ai tellement filé rapidement, que je ne pense pas avoir été découvert. Bref. Je m’accroche au bar…jusqu’à ce que je remarque que, l’inconnu, est loin d’être loin, que du contraire. Et merde. Moi qui pensais avoir manœuvré convenablement, j’ai raté mon coup. De base, je voulais aller à l’extrémité sud, pas nord. Je vous jure, mon sens de l’orientation craint un max. Croisant de nouveau son regard, je détourne les yeux, un peu. Le serveur approche et me fou un verre devant le nez. « De la part du jeune homme. » Et il pointe monsieur l’inconnu du doigt, discrètement, ou pas, j’en sais rien. J’ai un peu – beaucoup -, les joues en feux. Je pourrais presque entendre mes collègues danser de joie, taper des mains, sauter sur place. « Je..euh…merci… » « c’est pas moi que tu dois remercier mec. » S’amuse-t-il en retournant faire son boulot. Pour le coup, je suis condamné à aller jusqu’à lui, sinon, mes parents seraient horrifiés de mon manque d’éducation. Une respiration, une autre, et je tourne la tête vers lui, le voyant m’observer à son tour. Mes pieds…faut que mes pieds répondent. Allait on se bouge là en bas ! Ok…la jambe droite bouge, la gauche aussi. Et me voilà en train d’esquiver un mec, une fille, pour enfin, arriver à la hauteur de l’inconnu.

« Bonsoir…hm…merci pour le verre. » Je suis censé dire quoi putain ? Merde…Silver aurait su quoi faire. Quoi que, vu sa mentalité vis-à-vis de ma sexualité, je ne suis pas sûr qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Mon jumeau n’est pas homophobe, disons que c’est davantage de l’incompréhension. Il ne comprend pas, ne voit pas l’utilité, d’aimer le même sexe. Pour ça, Silver est fermé d’esprit. Je ne lui en veux pas, je l’aime quand même, il reste mon frère, mais c’est un con qui accumule les conquêtes féminines depuis des années. « Je suis désolé…de t’avoir dévisagé comme ça, je sais que ça ne se fait pas vraiment. » Marmonnais-je. Et c’est là que je vois derrière, un jeune homme, plutôt mignon, s’être davantage rapproché dans le dos de l’inconnu. Inconnu qui avait déjà fait le coup une fois, vu ma capacité à analyser ce qui m’entoure. « En tout cas, on ne peut pas dire que tu manques de…prétendants. » M’amusais-je presque en désignant la personne dans son dos.



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Sujet: Re: le coeur en vrac // elia ( le Dim 27 Sep - 17:25 )
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Ce jeune homme m’amuse. Pas par moquerie, je le trouve touchant. Il n’est pas comme toutes ces personnes ici, remplies d’une certaine jauge d’assurance. Non, il n’a pas l’air dans son élément, ce qui le rend d’autant plus séduisant à mes yeux. Les hommes sûrs d’eux sont sexy à leurs manières. Je le sais, j’en fais partie. Mais ils sont si facilement accessibles. Ils sont là pour la même chose, savent qu’ils auront ce qu’ils viennent chercher. Il n’y a aucun mystère. Il y a du plaisir à ce genre de rencontre, mais aucune surprise. J’aime le challenge. J’aime lorsqu’on me résiste, que cela soit voulu ou non. Je préfère presque parfois me prendre un râteau. Cela me donne le sentiment de devoir me reconditionner. Avoir confiance en soi est une excellente chose, mais devoir se remettre en question est tout aussi primordial. Je l’observe remercier le barman qui, lui, avec son bagout, l’invite à me remercier moi. Je les entends, mes oreilles aux aguets, malgré la musique entrainante qui accompagne la soirée. Je ne peux que sourire à la situation, plongeant mon regard charmeur dans celui de l’inconnu qui semble chercher son chemin, une simple ligne droite, pour venir me rejoindre.

Son ton est hésitant. Il sait quoi dire, mais ne sait pas vraiment comment le formuler. Il n’a pas l’habitude de répondre à une invitation telle que la mienne. C’est quelque chose qui me plaît. Cette sensation de privilégier. « Bonsoir. C’est avec plaisir. » Je lui partage, calmement, le dévorant des yeux. Rien de tel que ce genre de regard pour connaître son seuil de stabilité. Je sais d’avance qu’il ne sera pas du genre entreprenant, mais j’ai aussi la crainte qu’il prenne la fuite, intimidé par mes avances. Alors je jauge, je regarde sa gestuelle, la façon dont ses lèvres se tordent en pensant à ce qu’il peut me dire et ce qu’il ne s’autorise pas à m’avouer. Et lorsqu’il ose, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire. Pas un rire moqueur, qui perce le brouhaha. Je ne me dégosille pas pour attirer l’attention, non, j’ai un rire amusé, léger, qui traduit ma surprise face à cette réflexion : « Tu t’excuses de me dévorer des yeux ? Vraiment ? Tu sais que c’est plus flatteur que dérangeant ? » Je lui souris, toujours plus intéressé par ce bonhomme qui semble sortir du lot. Je continue pour le rassurer « Tu sais, si ça m’avait déplu, je t’aurai tourné le dos et aurait fait ma vie. » Voici un aveu de réciprocité. S’il tient un verre que je lui ai payé, c’est qu’un bel homme comme lui, aussi timide qu’il soit, ne me dérange pas dans sa contemplation de ma propre personne. Lorsqu’il évoque mon succès, ainsi que le type dans mon dos, je ne peux qu’acquiescer. Je ne suis pas le genre modeste lorsqu’on est conscient ma chance ou de mon fardeau. Je lui désigne le mec un peu plus loin, Frederico et lui précise : « C’est pas toujours un avantage lorsque certains insistent. Certains peuvent être un peu lourds ». Je sais qu’il nous écoute. J’ai vu sa mâchoire se crisper lorsque le barman a servi le jeune inconnu. Je sais aussi que ma remarque est inutile parce qu’il n’en aura plus souvenir le prochain soir. J’ai perçu le jeune homme derrière moi, mais n’ai pas vraiment fait attention, étant occupé avec celui dont j’ignore encore le prénom. Sans trop de délicatesse, j’y jette donc un coup d’œil. Heureux d’avoir enfin un peu de mon attention, il tente : « Bonsoir Elia. » Je lui réponds par un simple bonsoir souriant, ayant aucun souvenir de son prénom. J’ai déjà discuté avec cet homme un soir, un verre ici, un verre chez lui, mais aucune suite le lendemain, jusqu’au jour où il a de nouveau faim. Je ne lui accorde pas plus de temps, ce qui peut paraître malpoli, j’en conviens. f Je suis sûr que tu aurais le même succès si tu étais assis seul sur ce tabouret. Tu veux essayer ? »[/color] Je m’en amuse. Il est certain que quelques habitués tenteront leur chance, conscient du manque d’assurance du jeune homme et de la possibilité de le convaincre à leur faire confiance pour prendre les devants.

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Sujet: Re: le coeur en vrac // elia ( le Lun 19 Oct - 14:08 )
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Il a davantage d’assurance que moi. C’est flagrant. Cet homme sait ce qu’il vaut, ce qu’il dégage. Il a quelque chose de terriblement attirant, charismatique. Le genre d’homme qui fait tomber les coeurs, qui prend, qui brise peut-être. Je n’en sais rien, je n’ai jamais été comme ça, mais j’en ai vu défiler des hommes avec cette imagination, cette envie. Silver, notamment, sauf que lui, c’est les femmes qu’il fait craquer, pas les hommes. Cette assurance, je lui envie, discrètement. Un plaisir. Je pourrais presque en ricaner, si je n’étais pas comme je suis. Il avait le choix dans ce bar, les demandes ne sont pas discrètes ou encore, peux nombreuses. Mais c’est sur un rat d’ordinateur qu’il semble avoir lancé son dévolu. Cependant, l’idée d’avoir ne serait-ce, qu’un peu de charme, me fait sourire discrètement. Je ne vais pas le nier, plaire, c’est quelque chose d’agréable...pourtant, ma timidité m’aveugle de façon effronté, me donne un air débile et, certains, trouvent ça énervant à la longue. Peut-être que ça sera comme ça, avec lui aussi. Je n’en sais rien, mais son rire me ramène à la réalité. Un rire léger, discret, qui n’attire pas l’attention plus que nécessaire. Il reste naturel, j’aime ça. Je crois…

“Peut-être. Ou, peut-être que tu es juste quelqu’un de poli...ça existe encore de nos jours, enfin, je n’en mettrais pas ma main à couper, mais bon.” Parce que la politesse est rare. Les gros lourds, les balourds. Ca, c’est souvent présent dans des endroits pareils. Le genre de mec qui drague pour tirer son coup, prendre du plaisir. Oh, l’homme en face de moi est sûrement dans la même zone, mais se fait plus poli et attirant par sa façon d’agir. Son assurance n’est pas un défaut, il ne rentre pas dans la catégorie des cons qui ont une grosse tête et un ego développé. Pas pour le moment, en tout cas. Portant légèrement mon verre à mes lèvres, j’en bois une gorgée, cherchant à faire un effort sur la conversation. Pour une fois, j’en ai envie, juste par curiosité, par intérêt aussi. Puis, l’inconnu n’est pas dégueulasse, au contraire...en-même temps, il doit le deviner. Portant mon attention vers son signe, je remarque le mec en question et l’observe une seconde, avant de reporter mon attention sur le premier. M’appuyant un peu contre le bar, je marque ainsi inconsciemment mon envie de ne pas bouger, et de continuer la conversation, malgré mon visage timide.

“J’imagine que ça ne doit pas être agréable, effectivement. Mais au moins, ils essayent, j’ai envie de dire. Maintenant, si ils ne comprennent pas, là, ça devient de la stupidité.” et je m’en mordais bien la langue putain...je déteste être mauvaise langue, mais pour l’heure, ça m’a totalement échappé. Il se tourne, offre son attention à celui derrière lui, je bouge un peu, pas plus d’une seconde, prêt à filer si la conversation commence...mais ce n’est pas le cas, étant donné que l’inconnu revient vers moi tout aussi vite. Elia. C’est donc son prénom. Joli prénom d’ailleurs, je ne m’attendais pas à quelque chose dans ce style. Je garde mes pensées pour moi. A sa réflexion, je secoue la tête négativement. “Non, ça va aller. Je ne pense clairement pas que j’aurais le même attrait que toi...puis, je serais capable de faire une connerie.” me connaissant, c’est clairement peu prudent. “enfin, quand je veux dire connerie, j’entends par là un truc maladroit...je suis...je suis pas fait pour ça. Toi t’es à l’aise, moi pas.” seul sur un tabouret? Non, trop dangereux. Ce n’est pas comme si j’allais accepter de coucher avec quelqu’un...vu mon état.

“Et puis, je suis très bien debout...je passe trop de temps assis, autant en profiter.” mais il est où le rapport? Nul part. Mon regard s’accroche à celui d’Elia, quelques secondes, avant de m’y en arracher de force. Merde, attendez, il me fait de l’effet ou je rêve? C’est rare. J’ai tendance à mettre des barrières, des remparts entre moi et mes propres désirs, mes propres envies. Par facilité, pour éviter les dégâts, les déceptions, ou encore, les conneries. Il me serait facile de tomber dans les bras de quelqu’un, finir sous des draps et le regretter amèrement le lendemain...J’ai donc appris à me gérer, de façon évidente...mais avec ce mec qui dégage quelque chose de...j’en sais rien, ça semble compliqué. Ou peut-être que c’est à cause de l’alcool qui coule dans mes veines, ça aide beaucoup.

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Sujet: Re: le coeur en vrac // elia ( le )
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