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- [terminé] Ramer dans le vide / Tian -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: École Leonardo da Vinci
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Francesco GrimaldiLe vin est un puissant lubrifiant social
Francesco Grimaldi
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Sujet: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Dim 27 Sep 2020 - 23:16 )


Tian & Francesco
Francesco entre dans la cours de l'école Léonard de Vinci. Il n'a rien d'un étudiant ou d'un professeur. Il n'est aucun des deux de toute façon. Ses pas sont loin d'être assurés alors qu'il prend la direction de la bibliothèque. Il stoppe avant d'y arriver. Se demandant comment il allait la jouer. Il est là dans un seul but celui de voir Tian son petit frère. Enfin essayer de le voir car le plus jeune de sa fratrie lui fait la tête. Depuis l'histoire avec Luca et Serena le gamin ne lui parle plus. Il n'a pas apprécié son comportement. L’aîné c'est dit que ça lui passerait, que ce n'était qu'un caprice de gamin. Mais le gamin tient bon et il fait même tout pour éviter son frère comme on évite un pestiféré. Et ce comportement pèse de plus en plus dans le coeur du PDG. Certains jours c'est même plus étouffant que d'autres. Aujourd'hui est un jour sans, il est même en dessous de zéro. Faut dire que ce matin Face Book lui a gentiment rappelé un souvenir partagé avec Tian. Faudra qu'il pense à remercier ce réseau social de lui avoir remis en mémoire un souvenir heureux et ainsi fait chuter son moral. Un souvenir qui l'a secoué. Ils avaient fait une vidéo tous les deux et ils avaient piégés leurs sœurs leurs collant une sacré frousse. Après s'être faits incendier par leurs frangines, ils avaient rigolé tous les quatre en mangeant des glaces. Glaces qui avaient légèrement fini écrasé sur les visages des quatre Grimaldi, déclenchant des avalanches de rires. Et comme un pauvre con qu'il est, de cette vidéo il est passé à une autre et puis une autre. Et le vide ressenti c'est fait plus grand et plus douloureux. Le gamin lui manque, son rire, ses mimiques. Et cette complicité qu'ils avaient. C'était eux contre le monde et là il ne reste rien. Plus rien. Que de l'amertume, de la rancœur. Et revoir ce bonheur qui semblait indestructible l'a ébranlé. « Quel con j'ai été. En plus Tian ne semble pas prêt à me pardonner. Putain. Fais chier. Il pourrait me donner une autre chance. » Mais il semble que son frère soit des plus rancunier. Il en a souvent fait les frais. Le emballant ou l'ignorant, son frère est doué dans ce domaine. Tian a de l'imagination quand il s'agit de torturer Francesco et de lui faire payer son horrible trahison.

Mais Francesco ne perd pas espoir, c'est pour ça qu'il est ici. Il sait que son frère y bosse, il est même au courant des jours et de ses horaires. Bon il a un peu pris leur mère par les sentiments. Qui ne souhaite qu'une chose voir ses enfants réconciliés. Mais pour le moment c'est une utopie. Et pas sur que cette visite surprise sur son lieu de travail soit apprécié. Seul avantage dans une bibliothèque en plus où il bosse, Tian ne fera pas d'esclandre. Bon il sait qu'il peut être une bombe à retardement et que la suite peut être pire. Mais qui ne tente rien n'a rien. Et il est prêt à prendre le risque. Il n'a pas grand chose à perdre Il a foiré avec Luca, il a foiré avec Serena. Il va essayer de mettre toutes les chances de son côté avec Tian. Alors Francesco prend une grande respiration, affiche un sourire immense sur ses lèvres et entre dans la bibliothèque comme si de rien était. Il regarde à droite à gauche, essaie de repérer la silhouette de son petit frère. Sans se faire cramer tout de suite, sinon le zouave est capable de partir se planquer ou de lui passer à côté et de faire comme s'il n'existait pas. Oui Tian adore faire passer son frère pour l'homme invisible. Il le voit enfin, et il est de dos. Il aimerait bien voir sa bouille mais s'il veut l'effet de surprise c'est mieux de faire ainsi. Il fait celui qui cherche un livre. Très sérieux et très convaincant dans son rôle. Pris par l'intérêt qu'il porte aux divers livres qu'il touche, il recule. Et boum voilà qu'il rendre dans Tian. « Oh désolé. Je n'ai pas fais attention. » Et il se retourne. « Tian mais quelle surprise de te trouver là ? » Francesco ne parle pas trop fort. Il le regarde en souriant, cela fait un bail qu'ils ne se sont pas retrouvés face à face. Alors il le détaille un peu pour s'assurer qu'il va bien. Voir s'il n'a pas ses yeux cernés, s'il n'est pas trop pâle. « Je cherche un livre. » Un peu logique dans une bibliothèque. Faut faire mieux là. « Est ce que tu peux m'aider parce que c'est immense ici ? » Pas sûr que ça marche non plus parce que Tian sait très bien que son frère n'est pas étudiant. Mais sur le coup le PDG si loquasse ne sait pas trop quoi dire. A croire que le moustique l'impressionne. Un peu c'est certain, parce qu'il a son petit caractère le petit dernier.

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Serena

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Dernière édition par Francesco Grimaldi le Ven 11 Déc 2020 - 17:08, édité 1 fois
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Tian GrimaldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Tian Grimaldi
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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Mer 30 Sep 2020 - 20:35 )


Tian & Francesco
Un livre entre les mains, tu regardais le rayon devant toi dans un air paumé. Franchement, tu comprenais parfois. Toi aussi, ton côté organisé criait à l'affront quand tu voyais l'état de certaines étagères. Ca te perturbait de voir les livres de travers, ou de capter un petit livre écrasé entre deux géants. Ca te perturbait aussi les gens qui ne rangeaient pas dans le bon sens ou dans le bon ordre – sérieux, tout le monde connaissait l'alphabet non ? Ca te perturbait aussi cette suite illogique de couleurs... mais de là à poser calmement un livre de poésie au milieu de bouquins sur la culture égyptienne au temps des Pharaons... non, là, tu comprenais pas. T'essayais pourtant, d'y voir une logique, une réflexion. Enfin t'avais essayé. T'avais fini par conclure que c'était juste une farce ou quelque chose du genre. T'avais retrouvé plusieurs bouquins mal rangés. Le premier, t'avais pas fait attention. Ca arrivait à tout le monde après tout. Toi le premier. Une faute d'inattention et l'histoire du pays se retrouvait entre les mains des dieux romains. Ca arrivait. Une fois, tu pouvais bien accepter. Deux fois... bon, pourquoi pas. La fatigue faisait faire beaucoup d'erreurs. Mais au bout de quatre tu supposais qu'on se moquait juste de toi. Ou qu'on vérifiait si tu savais ranger les livres. T'hésitais grandement entre les deux. Ton côté parano refusait cependant de lâcher cette dernière idée. T'étais persuadé qu'on voulait juste s'assurer que tu savais faire ton boulot. Tu remis le livre à sa place, laissant ton regard balayer les alentours. Qui pourrait douter de toi ? Et si ce n'était pas ça, qui pourrait s'amuser avec toi ? Bien que s'amuser était un bien grand mot, tu te marrais pas du tout, toi. Parce que si ta supérieure tombait sur ce foutoir, c'était toi qui allais prendre. C'était toi qu'on à qui on allait dire de tout ranger – bon tu le faisais déjà cela dit. Mais c'était toi qui allais être vu comme un petit bon à rien. Tu ne voulais pas être fautif. T'avais rien fait, t'essayais même de tout réparer là. Et t'essayais de le faire le plus discrètement du monde, histoire de ne pas attiré trop de regards. Tu faisais comme si tu rangeais simplement des livres qu'on avait rendu, alors que tu passais parfois d'un rayon les mains vides à un rayon les bras plein.

Observant à nouveau devant toi, ton index levé, tu lisais les titres avec concentration, fronçant les sourcils quand un livre sur la Thaïlande pointa le bout de son nez au milieu de l'art médiéval. On voulait vraiment te faire passer pour un abruti... et on voulait vraiment s'amuser avec toi jusqu'au bout. Gardant le livre contre torse, comme un précieux trésor, tu continuas ta petite épopée, te décalant doucement, heurtant la personne à côté de toi. Un son plein de courage quitta ta bouche alors que tu te tournais, prêt à t'excuser, les lèvres ouvertes dans des sons qui restèrent bloqués dans ta gorge. Tu fis une petite grimace pleine de confusion alors que tu levais vers lui une moue perplexe. Une surprise ? Tu levas un sourcil, blasé. « T'es sérieux ? », que tu demandas avant de secouer ton visage. C'était dingue d'être sur son lieu de travail, apparemment. C'était mieux pour être payé d'ailleurs. Un soupir passa tes lèvres alors que tu calais plus fermement le livre contre ton torse. Tu le fixais, l'air non impressionné. « Dingue », commentas-tu. Un livre, dans une bibliothèque. Wow... « C'est une bibliothèque... bien sûr que c'est immense », que tu maugréas. C'était pas la boulangerie du coin. Tu gardas le silence, soupirant à nouveau et un peu plus bruyamment que précédemment, ton regard le jaugeant, le scrutant, suivant chaque trait de son visage. Ton visage quant à lui exprimait autre chose dans chacun de ses traits : la fatigue par ici, du stress par là mais aussi de la peur. Peur dont tu n'arrivais plus à te débarrasser depuis quelques mois. Peur qui peignait en continu ton visage. « T'es venu pour un livre donc ? », tu te pinças les lèvres, songeur. « Quel thème ? Quel genre ? Quel style ? Quel auteur ? Pour quelle matière ? C'est pour ton mémoire ? T'es étudiant maintenant ? », tu pris un air faussement étonné avant de secouer le visage. « Qu'est-ce que tu veux ? », finis-tu par demander. Tu savais qu'il était clairement pas là pour un bouquin. Tu savais qu'il était pas étudiant. Tu savais qu'il avait rien à faire ici.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Sam 3 Oct 2020 - 16:48 )


Tian & Francesco
Francesco se doute que son frère ne va pas voir sa présence comme un coup du hasard. Mais il veut tenter le coup. Avant le gamin rigolait de ses conneries qui parfois étaient même plus grosses que lui. Voir carrément débiles ou pas du tout crédibles. L’aîné était un peu prêt à tout et à n'importe quoi pour son petit frère. Il serait même allé lui décrocher la lune si Tian lui avait demandé. Il avait bien fait des recherches sur sa famille, alors qu'il avait très peu d'indices, mais il s'était démené remuant ciel et terre et il lui avait trouvé un cousin à Naples. Mais c'était avant, quand entre eux il y avait ce lien profond fait de sincérité et de confiance. C'était avant que Francesco joue au con et bousille son amitié avec Luca en lui piquant sa fiancée. C'était resté en travers de la gorge du plus jeune. Comme son grand frère avait pu faire un coup pareil ? Comment il avait osé trahir son meilleur ami, son frère de cœur ? Il est conscient du mal qu'il a fait et qu'il a fait à son frère. Et ça lui pèse de ne plus pouvoir venir lui embrouiller ses cheveux, de ne plus déconner avec. De passer du temps ensemble même devant un film. Alors il tente. Il verra bien et s'il passe pour un débile et bien cela ne fera qu'une fois de plus. Il les enchaîne, comme avec Luca, adroit avec ses clients, mais complètement à côté de la plaque avec les gens qui sont chers à son cœur. Bon il a quand même pas mal malmener le cœur de Tian et de Luca. Juste retour des choses à présent que d'essuyer leurs indifférences, leurs mépris, leurs rien à foutre de ta pauvre gueule de sale connard de traite.  

Francesco une fois dans la bibliothèque cherche la bouille de bébé de son frère, parce que Tian a beau avoir vingt sept ans il ressemble à un poupon. Et quand il le repère alors qu'il est affairé à sa tâche, il s'avance. Il est très minutieux et méthodique. Mais il semble vouloir rester discret sur le petit jeu qu'il mène. A croire que personne ne doit voir qu'il range, mais c'est son boulot ? Son comportement interpelle le PDG. Mais une fois face à lui il joue le surpris. Comme si cela allait marcher. « Oui pourquoi ? » Il reste d'ailleurs très sérieux dans sa voix et dans la posture qu'il prend. Il veut passer pour un étudiant en train de chercher un livre. Parce qu'on pourrait bien le foutre dehors si on captait son manège. Mais vu le regard que son frère pose sur lui, il se doute qu'il est cramé. « Il en existe des plus petites. » Et il sourit, essayant de mettre tous les atouts de son côté. Enfin Tian n'est pas né de la dernière pluie et il est loin d'être idiot. « Oui c'est ça un livre pour lire. » Et là ça se corse parce que le frangin et bien il veut connaître toute l'identité du livre. Il pourrait même lui demander la taille, le nombre de pages, la couleur de la couverture etc ...

Et puis surtout il perce son grand frère à jour. Bon pas trop compliqué non plus. « Oui on apprend à tout âge. Un livre sur .. comment se faire pardonner ou se racheter au prés de son frère. Cela existe ce genre d'ouvrage ? » Autant en venir au but tout de suite, surtout qu'il lui demande ce qu'il veut. « Et bien passer du temps avec toi ? Tu es un vrai fantôme. Alors je me suis dis qu'en venant sur ton lieu de travail je ne te louperais pas. » Parce qu'ailleurs Tian est plus une anguille qu'autre chose. Il lui sourit encore, le genre de sourire qui lui réservait quand ils étaient mômes et qui fait éclater de rire son frangin. « Est ce que tu peux m'accorder un peu de temps ? Je peux te filer un coup de main si tu veux ? Tu as l'air embêté avec tes livres mes bras pourraient te servir. » Et Francesco lui tend pour que Tian puisse poser ses livres dessus. Enfin s'il est ok, parce que c'est une autre histoire. Mais il est prêt à lui servir de mule si besoin pour passer même que cinq minutes avec lui. « Nos moments ne manquent. » Et il baisse les yeux parce qu'il sait qu'il a récolté ce qu'il a semé. Même s'il ne s'attendait pas à ce que son comportement envers Luca affecté autant son frangin en retour. Mais il est toujours passé à ses yeux pour un homme droit, sincère, et de confiance. Logique qu'il est énormément déçu.

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Tian Grimaldi
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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Ven 9 Oct 2020 - 22:47 )


Tian & Francesco
Pourquoi ? Il osait demander pourquoi ? Tu le fixas, interdit, effectuant un léger mouvement d'épaules et levant les sourcils, te disant que ça voulait en dire plus que les mots. Tu savais même pas quoi répondre, en vrai. C'était comme dire que wow c'était dingue de voir un clown au cirque. Tu bossais là, t'allais pas être à l'autre bout de la ville – t'aurais pu, cela dit, si ça avait été ton jour de libre... mais ça ne l'était pas donc... Tu fermas brièvement les yeux, inspirant. Pour te donner du courage, de la volonté, de la patience... Tu savais pas quoi mais te donner quelque chose. Pas que t'étais exaspérais de revoir ton frère, non – un peu. Ca te faisait plaisir, dans le fond. Il restait ton frère, ta famille. Alors bien sûr que t'étais content de le voir. Mais comme à chaque fois t'enfouissais ça au plus profond de toi. Tu fermais les yeux sur ce sentiment là et tu l'oubliais, tu le refoulais. Ca te faisait plaisir de le voir, tout comme ça te faisait mal de croiser son regard. Tu préférais te cacher derrière des mots, des grimaces, des soupirs. Tu préférais envelopper ton cœur dans des syllabes sarcastiques plutôt que de dévoiler tout ce qui l'habitait. Tu cachais ce qui grandissait là, dans ton organe, pour te protéger. Parce que tu voulais pas qu'on puisse utiliser tout ça contre toi.
Et puis parce que ce serait trop simple. Si tu disais que t'étais content de le revoir ou que tu ne le détestais pas. Ce serait trop simple et il ne comprendrait pas, pas vrai ? T'avais pas compris ce qu'il avait fait ni pourquoi il l'avait fait ni comment il en était arrivé à se dire que c'était une bonne idée. T'avais pas compris pourquoi il avait gâché tout ce qu'il avait pour... ça. Ce « ça » que tu ignorais. T'avais pas compris, tu comprenais pas et tu voulais pas comprendre. Tu ne comprenais pas, ceux qui gâchaient des amitiés pour quelque chose de plus éphémère, comme l'attirance ou l'amour. Peut-être que Francesco ne comprenait pas non plus pourquoi il avait agi ainsi. Peut-être qu'il refusait de voir que ses actions étaient le début d'un tas d'autres. Le premier domino qui était tombé, c'était ça. C'était aussi ce qu'on appelait l'effet papillon, non ? Un simple battement d'ailes qui peut déclencher tout un tas de catastrophes. En agissant comme il l'avait fait, il n'avait pas que briser son amitié avec Luca. Il n'avait pas que changé sa propre existence. Il avait changé celle de tout le monde autour, toi  y compris. T'étais un des dominos qui avait chuté.
« Oh... il est malin », que tu répondis, observant son sourire avant de lever rapidement les yeux au ciel. Bien sûr qu'il y en avait des plus petites... mais une bibliothèque restait une bibliothèque et ça restait donc immense. Tu plissas faiblement ton nez. « Un livre pour lire... heureusement que tu le dis », un livre pour lire, un stylo pour écrire, des pieds pour marcher, une bouche pour parler... Et tu l'utilisais, ta bouche. Pour parler, poser plein de questions, pour sous-entendre que tu voyais clair dans son jeu.

« Non », que tu dis simplement, serrant le livre contre ton torse pour ne pas montrer que t'as été déstabilisé. Tu baissas le regard quelques instants avant de le relever pour le plonger dans le sien. « On a pas ça », vous aviez par contre des ouvrages philosophiques sur le pardon ou la trahison, si ça l'intéressait. Gardant ton regard sur son visage, tu lâchas un petit « Bouh » de manière totalement intelligente et réfléchie. Si t'étais un fantôme tu pourrais passer entre les murs... et ça, ce serait intéressant.  Il avait pas tort, cela dit. C'était sûr qu'en venant ici il allait te croiser. Tu détournas le regard. T'avais pas envie de voir ce sourire. Pas maintenant. Tu observas alors le livre que tu tenais, ses bras puis les autres livres autour de vous. Est-ce que tu pouvais lui accorder du temps ? Bien sûr. Est-ce que t'en avais envie ? Oui. Est-ce que ça changerait quelque chose ? Non. Ca n'allait que vous blesser un peu plus. Tu le regardais, restant toujours muet. Et tu trouvais ça injuste. Il avait pas le droit. De venir ici, de remuer le couteau, de dire que vos moments lui manquaient, de trouver une excuse ridicule pour passer du temps avec toi. Il avait pas le droit de revenir la bouche en cœur avec le regard de chiot battu en imaginant que t'allais tout lui pardonner. Il ne savait même pas ce qu'il devait se faire pardonner, non ? Ce qu'il devait t'expliquer. Inspirant bruyamment, tes épaules se levant sous le mouvement, tu soufflas de la même manière. « Okay », que tu dis. Tu jetas un regard sur ta montre puis fis quelques pas pour aller compter les rangées qu'il te restait à vérifier. Tu fis la moue en tentant de calculer, t'étais pas vraiment une tête en maths, avant de hausser les épaules. « Je t'autorise à m'accompagner le temps que je range tout », ça restait vague... mais t'étais déjà pas mal généreux non ? Tu lui fis signe de garder ses bras tendus et avec toute la gentillesse que t'avais, t'y déposas la plus grosse encyclopédie que t'avais pu voir en quelques secondes. Tu te faisais pas d'illusions, tu savais que t'allais serrer la pince de Lucifer plus tard. Tu avanças en silence – t'avais dit que tu l'autorisais à t'accompagner, pas que t'allais lui faire la conversation – non sans déposer un autre livre, plus petit et réellement mal rangé cette fois.
Parce que oui l'encyclopédie avait été à la bonne place.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Dim 11 Oct 2020 - 17:07 )


Tian & Francesco
Francesco sait que le chemin du pardon ne sera pas simple. Même s'il ne mesure pas vraiment la douleur de son petit frère. Il la pense immense, de toute façon si elle ne l'était pas, il n'y aurait pas eu cette cassure dans leur lien fraternel. Il était loin de se douter en agissant comme il l'avait fait que sa faute retomberait sur l'innocent. Que Tian paierait le prix fort et que lui à présent en récolter l'horrible gloire. Car il était le seul responsable de ce gâchis. Alors c'est sûr qu'il n'est pas là en conquérant, il ne joue pas non plus l'aîné qui sait tout et qui prend toujours les bonnes décisions, celles que devra suivre un frère plus tard. Non il est juste là, paumé et prêt à tout pour se faire pardonner. Pour retrouver un peu de leur complicité. Une bribe, quelques gouttes. Pour sentir dans le regard du plus jeune cette fierté qu'avant il voyait. Fierté qui c'est transformé en dégoût. Il doit même avoir honte de porter le même nom de famille que son aîné. Alors Francesco essaie de faire de son mieux, sans trop savoir sur quel pied danser. Tian peut être une tombe s'il n'a pas envie de communiquer. Il peut aussi fuir, même si là le fait de le retrouver sur son lieu de travail limité l'espace fuite. Le PDG essaie diverse approche et s'il passe pour un pauvre imbécile tant pis. Pourvu que son frère lui réponde, le regarde, qu'il attire quelques secondes son attention. Même un instant bref pourrait soulager son cœur meurtri. Ouvrir une porte vers une réconciliation. Mais rien n'est gagné Tian est adroit et habille. Il sait frapper là où ça fait mal. Mais Francesco est prêt à encaisser ces putains de coups qui sont bien plus violents que ceux porter par Luca ou Serena, parce qu'ils touchent le cœur et l'âme plus profondément qu'une baffe ou un poing dans la figure. Parce qu'ils déchirent.

« Je préfère préciser au cas où. Quand au fait d'être malin et bien je n'en suis pas si sûr de ça. » On ne peut pas dire que Francesco se soit montrer très malin ces dernières années. S'il l'avait été il n'en serait pas là. Et il ne serait pas dans cette situation avec son petit frère. Il ne serait pas là à inventer des excuses bidons pour passer du temps avec lui. Ou alors se serait juste pour se marrer, comme ils aimaient le faire dans le passé. Parce que pour faire des conneries ils n'étaient jamais les derniers les deux Girmaldi. Même son idée de recherche de livre ne fait pas plus d'effet que ça, il obtient juste un non, il connaissait la réponse avant que Tian ne prononce le mot. Mais l'idée ne l'a même pas fait sourire. Il est resté impassible. Comme si sa démarche comptait pour du vent. « Je m'en doutais un peu. Je pense que c'est un bouquin rare que l'on écrit avec le cœur et pas avec de l'encre. Et les mots enfin les actes ne sont pas tapés sur des pages mais sur le fil de la vie. C'est pour ça qu'on a du mal à le trouver. Et une fois écrit ils sont indélébiles. » Il ne cherche pas à l'épater ou à faire de la poésie. Juste à lui faire comprendre que bon il a merdé et qu'il est conscient que ce qu'il a fait était marqué à jamais dans les cœurs des personnes qu'il a blessé. Mais il ne voulait pas le blesser lui. Surtout pas Tian. Francesco sourit quand son frère joue le petit fantôme avec son bouh. « Tu fais très crédible tu sais. Va peut être falloir que je prévois un boulet à ton pied pour que tu ne joues pas à passe muraille. » Mais son frère détourne le regard, il ne l'aura pas avec un sourire, dans le passé ça marchait et ça pardonnait les petites conneries. Mais là l'addition est bien lourde et trop salée, le gamin ne va pas se laisser impressionner. Il aimerait juste un peu de temps. Du temps avec son frère. Frère qui lui manque bien plus que tout. Au final il pourrait se passer d'un tas de chose Francesco, mais pas de sa famille, enfin de son frère et de ses sœurs. Parce que ces parents et bien il ferait avec s'il le fallait. Mais il a besoin de Clélia et de Tian sans sa vie. Rita elle s'est éloignée, elle a pris le large depuis des années pour vivre sa vie. Et il voit bien l'aîné dans le comportement du plus jeune que le temps accordé n'est qu'éphémère et qu'il ne sera pas suffisant pour tout recoller. Si un jour les choses se recollent. Mais c'est toujours mieux que rien.

Et Francesco ne compte pas rester là juste à parler, il veut partager un vrai moment alors il tend ses bras. Tian pourra les utiliser si besoin. Il le regarde faire, se demandant ce que réellement il fabrique. Les livres de la rangé semblent prendre d'un coup une importance immense. Et cette importance va compter vu que le temps accordé correspond aux livres à remettre en place. Intérieurement l'aîné espère qu'il y est un sacré bordel sur les étagères. « Merci. J'ignore combien de temps ça fait mais c'est mieux que si tu n'en avais pas accordé. De toute façon je ne suis pas en position de demander plus. » Même si l'envie le caresse. Il verra au moment ou son frère aura mis en place le dernier livre. Et voilà que ses bras servent de reposoir au premier livre. Et pas n'importe lequel, une encyclopédie qui pèse son savoir par son volume. La réception du livre sur ses bras se fait sentir, mais il n'en dit mot, ni ne grimace. Tian pourrait le renvoyer de là où il vient illico presto s'il le faisait. Puis un petit vient prendre place au dessus. « Au moins mes bras te servent. » Il le regarde faire, très appliqué et réfléchit dans ses gestes, il a même la sensation qu'il connaît les rayons par cœur. Il est bien loin le gamin de cinq ans arrivé direct de Corée pour rejoindre sa nouvelle famille. « Ton boulot semble te plaire ? Vu comme tu es appliqué je me dis qu'un jour on pourrait peut être bosser ensemble. » Et un autre livre vient se poser sur ses bras et puis un autre. Mais Francesco n'est pas là pour parler boulot, c'est juste qu'il ne sait pas par quoi commencer. « Tu sais Tian je n'ai jamais voulu te faire de mal. Enfin je ne pensais pas que mes agissements t'affecteraient autant. » Il baisse les yeux pour que son frère ne voit pas qu'il serre les dents pour tenir le poids des livres. Merci les séances de sports intensives. Et aussi parce qu'il souffre de cette distance qui s'est glissé entre eux et uniquement par sa faute. « Je ne pensais pas que cette histoire irait jusque là. » Au départ cela avait été un jeu de séduire Serena, en plus la belle avait été réceptive. Ils n'auraient pas du aller aussi loin. Se dragouiller un peu. Mais pas dépasser les limites comme ils l'avaient faits. Il avait été abominable sur ce coup là.  

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Jeu 15 Oct 2020 - 18:22 )


Tian & Francesco
Tu levas simplement les yeux au ciel dans un soupir contenu. T'allais pas commenter. Pas là-dessus. Pas maintenant. Tu voulais pas t'agacer. Tu voulais pas l'agacer non plus. Ni le blesser totalement. C'était un peu ironique quand t'y pensais. Parce que le blesser, tu faisais que ça. En ignorant, ne répondant pas, restant muet. Tu blessais. En répondant, articulant avec sarcasme des mots lourds de sens. Tu blessais. Tu le savais. Chaque mot était une arme et tu les utilisais avec un peu trop d'aisance parfois. Une puissance que tu ne contrôlais pas toujours. Que, parfois, tu ne cherchais pas à contrôler non plus. Et tu te doutais que c'était peut-être immature, que c'était sans doute ridicule de réagir comme ça. Mais c'était ta façon à toi de te protéger, ta façon de blesser en retour. Pourquoi devrais-tu avoir mal en silence ? Pourquoi devrais-tu subir sans rien dire ? Ca ne l'aiderait pas. Et ça ne t'aiderait pas non plus. T'avais perdu plus que ce qu'il pourrait imaginer. T'avais perdu trop en si peu de temps, en si peu d'actions que c'en était atrocement ridicule. Que ça faisait mal rien que d'y penser, que ça faisait mal en te disant que tu pourrais tout perdre à nouveau. T'avais perdu une amitié, un ami. Même deux, dans un absolu. Ton frère, ton meilleur ami. T'avais perdu Luca et bien plus encore. T'avais perdu ton frère et tu t'étais perdu.

Haussant un sourcil, tu plantas ton regard vers lui, les lèvres scellées dans un trait fin. « Wow » que tu commentas simplement. « T'as répété tout ça avant de venir ? », peut-être que si t'avais pas un livre en mains tu serais en train d'applaudir. Tu lui offris simplement une moue presque impressionnée. « T'aurais peut-être eu une bonne note avec ça... si t'étais étudiant », mais comme il l'était pas, il était recalé. Tu préférais masquer que ses mots étaient vrais, tu voulais masquer qu'ils t'avaient touché. Encore ce silence. Encore ces sarcasmes. Tes armures. Il ne devait pas t'avoir avec des mots. Tu baissas rapidement le regard vers ta cheville. « Essaie. Tu verras bien », tu plias la bouche dans un air de défi... alors que tout le monde savait que tu ferais pas le poids face à un boulet. Quoi que si tu te débrouillais bien t'arriverais à le faire glisser et rouler sur le sol mais t'allais finir épuisé et t'avais même pas envie d'essayer de courir avec un truc pareil à la jambe.

Tu lui accordas du temps. Un peu. Beaucoup ? T'en savais rien, dans le fond. Toi-même tu savais pas combien de temps ça allait t'occuper – vous occuper. Peut-être que tu cherchais juste un peu sa compagnie, aussi. Sans le vouloir, tu voulais peut-être qu'il reste. Ou peut-être pas. « Pas vraiment non », que tu commentas simplement. Il n'aurait que ce que tu lui donnais. Rien de plus. Tu posas le premier livre, l'encyclopédie. T'étais qu'un sale gosse immature qui ne savait pas gérer les choses. C'était la seule façon que tu connaissais. La seule que t'appliquais. Tu lâchas un simple « Hmm » à ses mots, ne sachant pas réellement quoi répondre. Tu t'arrêtas soudainement, clignant des paupières, le fixant, comme si une deuxième tête venait de lui pousser. « Ca me plaît ici, je compte pas partir », manière indirecte de dire que t'allais pas bosser avec lui. Que tu ne voulais même pas bosser avec lui. Tu continuas d'avancer, le regard sur les livres, posant ceux qui n'étaient pas au bon endroit sur la pile dans les bras de Francesco. Ton bras se leva pour attraper un autre bouquin, tes phalanges glissant sur la couverture. Tu l'écoutais, sans rien dire, avant de tourner ton regard vers lui. « T'as pas voulu mais tu l'as fait », maugréas-tu entre tes dents, le visage crispé entre agacement et tristesse. « Et tu pensais que quoi ? Que ça me ferait rien ? », même si tu n'avais pas été ami avec Luca, t'aurais pas compris. La figure qu'il était se serait tout de même écroulée ainsi que tout l'univers que t'avais bâti autour. Aurait-il été capable de te faire quelque chose de semblable, à toi, son propre frère ? Ou à Clélia ? Tu te l'étais souvent demandé. Tu te le demandais encore, parfois. Était-ce ça son vrai visage ? « Tu pensais que « cette histoire » irait jusqu'où au juste ? Tu pensais à quoi en agissant comme ça ? Enfin non attends... laisse-moi reformuler autrement : est-ce que tu as pensé tout court ??? », tu te pinças les lèvres, baissant un peu le visage après avoir croisé le regard de cet étudiant qui passait et t'avais très certainement entendu. Tu soufflas, tes épaules tremblant quelque peu, tes doigts attrapant le livre avant de venir le faire claquer sur la pile qu'il portait.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Jeu 22 Oct 2020 - 10:54 )


Tian & Francesco
Il y a ses silences. Et il y a ses mots. Ses silences pesants. Ses mots tranchants. Francesco les accepte, il sait qu'il n'a pas le choix. Il s'est donné lui même le bâton pour se faire taper. Mais il en souffre, il aimerait revenir en arrière, effacer le mal qu'il a fait à son petit frère. Il n'y a pas pensé sur le coup. Il ne s'est pas rendu compte de grand chose quand il fait le bilan de cette trahison. Il a juste pris ce qu'il croyait devoir prendre. Mais en faisant cela il a puisé directement dans les cœurs et à présent il n'y a que le vide. Un trou noir qui s'agrandit. Alors il accepte les silences et les mots, tout comme les maux que cette situation engendre. Il essaie de se rattraper, d'où sa présence dans cette bibliothèque, d'où son excuse bidon qui ne tient pas deux secondes. Il essaie juste pour grappiller de ce temps qu'ils n'ont plus. Que Tian ne lui donne plus, parce que sa souffrance est trop lourde. Parce qu'il lui en veut d'avoir été si con et si égoïste. Pourtant pour ce frère  venu de si loin, il donnerait sa vie Francesco. Là, maintenant, tout de suite, il serait prêt à signer en bas de l'acte même si c'était le diable qui lui tendait le papier. Mais rien ne marche comme ça et encore moins avec Tian. Il va falloir qu'il l'apprivoise à nouveau, qu'il montre patte blanche. Qu'il en bave pour obtenir une étincelle de pardon. Enfin il ne le rejette pas non plus. Il lui laisse la chance de parler. D'échanger. C'est mieux que rien. C'est mieux qu'un refus, un dos tourné. C'est quelques brins de lumière dans sa sombre existence. Il aimerait le serrer contre lui juste pour ce cadeau. Mais il ne le fait pas, il suppose que Tian n'est pas prêt à se faire câliner. Pas par un traître.

Et les mots viennent simplement, lourd de sens. Lourd de ce vide et de cette absence qui semble prendre l'univers entier. Francesco en souffre, mais Tian aussi. Et chacun joue sa partie, un en essayant d'avancer et l'autre en essayant de ne pas donner le change. Juste pour bien faire comprendre que pour le PDG rien n'est gagné. Il ne peut pas arriver la bouche en cœur avec des bons mots pour effacer ce qui a été fait et acté. Et le petit frère se moque, bousculant le plus âgé. Dans d'autres circonstances Francesco aurait rit de sa capacité à virevolter avec les émotions. Comme un chat le fait avec une souris. Il l'aurait attrapé, lui aurait embrouillé les cheveux et éclaté de rire. Mais là il ne fait que le regarder, le cœur au bord des larmes d'avoir tout gâché. La torture est grande mais elle est méritée. « Non pas de répétition pour ce genre de chose Tian. C'est juste mon cœur qui parle. » Et il sourit timidement alors que le gamin parle d'une potentielle bonne note s'il avait été étudiant. « Ce n'est pas la note qui m'importe mais le cœur à toucher. » Un seul cœur à cet instant celui d'un frère qui manque comme s'il était son oxygène. « Attention je pourrais bien le faire. Même si vu ta corpulence tu aurais du mal à marcher. Tu aurais besoin de te muscler un peu plus avant. » Francesco essaie de rester léger, de ne pas assombrir le moment de ses paroles. Il a tant de chose à dire, de gestes à faire. Et il n'a que peu de temps. Un temps précieux que lui accorde son frère. Et qu'il doit mettre à profit sans se montrer maladroit ou intrusif. Il sait que Tian se refermerait comme une huître s'il poussait trop cette entrevue. Il sait qu'il n'a pas le choix de toute façon. C'est ça ou rien. Et c'est mieux que rien. Quelques minutes glanées c'est un bon début, il ne faut pas être trop gourmand et prendre le risque d'une indigestion. Enfin c'est plutôt Tian qui l'aurait s'il cherchait à dépasser ce que gentiment il lui accorde.

Et Francesco tend ses bras et accepte de servir de porte livres. Bien sur c'est aux conditions de Tian et il en abuse. Mais il ne peut rien dire. C'est ça ou il se retrouve à la porte. Alors il est prêt à porter des tonnes de livres. Juste pour rester là avec son frère. Il pourrait même accepter son silence. Doucement sans le brusquer il discute, lui proposant même l'idée de bosser ensemble. Pas tout de suite. Pas demain, mais qui sait ce que réserve l'avenir. « Oui je vois, mais c'est juste un idée comme ça. Papa et maman seraient contents également de voir leurs fils bosser ensemble. » Ils ont bien remarqué la froideur qui s'était installée dans la relation fraternelle. Mais dés qu'ils abordent le sujet avec Francesco celui ci l'évince. Pour lui ce problème ne les regarde pas. C'est lui qui c'est mis dans une position délicate avec Tian, c'est à lui seul de s'en sortir. Même à Clélia il ne demande pas d'aide sur ce point. Il se doit d'en sortir tout seul. Plus crédible aussi aux yeux du plus jeune, que de faire appel à la famille. Il en profite pour parler du facteur déclencheur de cette situation. Sa trahison. « Oui je l'ai fais. » Il sent tout de suite l'agacement et la crispation de Tian. Terrain miné en approche et pente dangereusement savonneuse. Et les mots se font plus tranchants, les reproches tombent. Et ça fait horriblement mal au PDG. Mais il est conscient que ce mal est ressenti aussi par Tian. Il est même terriblement profond, il a été déçu par son aîné. Dégoûté également. Comment ne pas l'être après un tel acte. « J'avoue que sur le coup je n'ai pas pensé que cela t'atteindrait autant. Je n'ai pas réfléchi au fait que ma conduite pourrait t'affecter et affecter notre relation. J'ai trompé ta confiance et sali l'image que tu avais de moi. » Il baisse le yeux, alors que d'autres livres se posent sur la pile avec plus de violence. « Non je n'ai pas pensé. J'ai juste agi. J'ai même pas réfléchi. Enfin si mais pas avec mon cerveau ou mon cœur. Plus avec mon entre jambe. J'ai été odieux, déloyal, immature, égoïste et tous les adjectifs que tu veux ajouter à la liste. » Il se sent mal Francesco, jugé pour trahison par un des êtres qu'il aime le plus au monde. Il voit sa fébrilité. Il a même envie de lâcher les livres et de le prendre dans ses bras. Voyant à cet instant dans le regard de son frère le poids de son pêché. « Je n'ai jamais voulu te blesser toi. Je ne voulais pas non plus blesser Luca ou Nolan ou même Serena. Je sais pas ce qui m'a pris à jouer de cette façon. J'ai merdé grave et je continue .. » Il y a qu'à voir comment se sont déroulés les rencontres avec Luca et avec Serena, même si avec la belle il a rectifié le tir. « Je sais que pour retrouver le lien que l'on avait avant le chemin sera long. Enfin si on le retrouve .. Et je comprendrais que tu veuilles garder tes distances. Mais j'ai besoin de toi .. » Francesco lève les yeux vers Tian, des yeux mouillés de larmes. Remplis de confusion, de mal être et du manque qu'il éprouve loin de lui. « J'accepterais tes conditions. Laisse moi juste une chance celle d'essayer de réparer ce que j'ai brisé. Laisse moi te montrer que j'ai changé, que je regrette et que je suis prêt à tout pour faire amande honorable. » Ces putains de livres qui lui bloquent les bras, bras qu'il voudrait passer autour de son frère. Mais pour un câlin il devra attendre, en tout cas il est sincère. Et il est prêt à tout entendre, tout accepter. Parce que vivre sans l'amour de Tian devient un peu plus difficile chaque jour qui passe. Et cet éloignement il n'en peut plus Francesco. Et s'ils doivent reconstruire les bases, sous le commandement du plus jeune, il le fera. Il aimerait juste que ce lien si précieux retrouve un peu de sa lumière.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Lun 2 Nov 2020 - 17:35 )


Tian & Francesco
Les sarcasmes. C'était pas forcément la manière la plus saine, t'en convenais. Mais c'était la seule façon que t'avais trouvé de te protéger. De protéger tes sentiments, ton âme, ton cœur. Ca avait fonctionné jusque là – plus ou moins. T'avais pas de raisons d'arrêter, pas vrai ? Ca te faisait mal de dire tout ça, tout comme ça devait faire mal à attendre. « Uh uh » que tu fis simplement, les sourcils haussés, vraiment pas impressionné. Tu secouas vaguement le visage avant de lever le regard ailleurs. « T'aurais dû te lancer dans la poésie », commentas-tu simplement. Même si ça te faisait plaisir, dans le fond. Quelque part. Il essayait, tu le voyais bien. Mais était-ce assez ? Ce serait trop simple de pardonner. Et s'il recommençait ? Tu mimas une mine outrée, la bouche faiblement ouverte. Okay t'étais pas super musclé mais c'était dans ta génétique... – c'était ta seule excuse, oui. Puis t'avais les muscles dans le cerveau ! … Presque. « J'suis très bien comme ça merci beaucoup », t'étais pas très bien comme ça mais il avait pas besoin de le savoir et oui tu galérais avec un boulet et oui ça te vexait. Un peu. Tu claquas rapidement ta langue contre ton palet et plissas finement le nez. Tu lui offrais le temps qu'il te faudrait pour ranger les livres, et tu trouvais déjà ça pas mal.

Tu lui en mis alors, des livres sur les bras. L'idée de bosser ensemble ne t'interpellait pas vraiment. Pas aujourd'hui en tout cas. « Il y a des idées qui sont parfaites pour rester des idées », tu fis un bref mouvement de main pour dire que celle-là, en était une. « Pas besoin de ramener Maman et Papa à tout ça », tu fronças quelque peu les sourcils. T'aimais tes parents mais tu ne ferais pas ça rien que pour leur faire plaisir... quoi qu'en vrai, si, rien que pour eux, tu serais capable de le faire. Mais tu te doutais bien qu'ils n'allaient pas te le demander. Tu lui jetas un seul regard dans une fine grimace peinée. Oui, il l'avait fait. Il le savait au moins c'était déjà ça. Mais se doutait-il de ce qu'il avait fait, au moins ? Une sorte de rire non amusé vibra dans ta gorge et tu secouas ton visage alors que tu l'écoutais, ne l'interrompant pas, posant des livres sur ses bras. « T'as pas trompé que la mienne », commentas-tu finalement. « C'était cool alors ? De penser avec ce que t'as entre les jambes plutôt que de réfléchir deux secondes ? Ca en valait le coup ? », que tu lui demandas ironiquement, connaissant déjà la réponse. Tu te pinças les lèvres ensuite, fermant les yeux, laissant tes épaules s'abaisser pour expirer ce souffle que tu retenais. « Encore une fois, t'as pas voulu mais tu l'as fait. Tu te doutais bien que t'allais blesser du monde en agissant comme ça », c'était pas comme s'il avait pris le dernier cookie de la boîte. C'était pas comme s'il avait fait quelque chose d'aussi petit que ça choquerait sur l'instait puis on oublierait ensuite. Tu tournas subitement ton visage vers lui, agacé, attristé, les sourcils froncés. « Et il était où, le grand frère modèle quand j'avais besoin de lui ? » que tu répondis sans hésiter. « Tu passais du bon temps pendant que les autres autour de toi tomber un à un », tu trouvais ça déloyal qu'il utilise cette carte-là. T'avais besoin de lui aussi. T'aurais toujours besoin de lui. Il était ton frère, ta famille. Et tu l'aimais... mais tu ne pourrais jamais écarter l'idée qu'il puisse recommencer, qu'il puisse refaire du mal. Aux autres, à toi. Tu ne pourrais plus jamais le regarder et le revoir comme ce grand frère modèle qui t'avait tant fait rêvé. Par ce frère que t'avait tant admiré. Tu ne voyais que les désillusions, la déception et la peine.

Tu restas muet, le visage fermé, le scrutant sans bouger, ses mots tournant dans ton esprit. Tout le monde avait droit à une seconde chance, oui. Mais aussi égoïste que cela puisse paraître, tu voulais te protéger... « Ce serait trop simple... », que tu soufflas. « Qui me dit que tu feras pas semblant ? D'avoir changé, que tu regrettes. Qui me dit que tu joues pas la comédie ? Et qui me dit que tu recommenceras pas une fois le pardon accordé ? », tu le scrutas à nouveau, les iris brillantes, humides. « Je sais pas quoi te répondre Francesco... tu feras comme tu veux de toute façon, non ? », tu pouvais pas dire oui, tu pouvais pas dire non. Parce que l'idée de le perdre complètement te faisait tout aussi mal que l'idée de revivre la même chose. T'avais pas assez de courage pour tout miser, pour tout remettre sur le tapis. T'en avais pas non plus assez pour tout oublier et tout effacer. T'étais juste apeuré et t'avais peur d'être à nouveau blessé et de blesser.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Dim 8 Nov 2020 - 11:09 )


Tian & Francesco
Les mots ne rachètent pas les erreurs. Les mots ne les effacent pas. Parfois ils peuvent adoucir le cœur blessé et l'âme triste. Mais tout reste compliqué surtout quand la souffrance est imposante. Et Francesco sait que ce qu'il a fait à Luca, a rebondit sur son petit frère. Le balayant de plein fouet comme une tempête sauvage qui ne l'a pas épargné. Mais cette distance qu'il met pour ne pas plus avoir mal, est insupportable pour le PDG, même si elle est amplement méritée. Et il ne lui en veut pas de lui faire regretter au centuple cette abominable trahison. S'il pouvait d'un geste de la main faire disparaître ces années passées et repartir sur un autre destin, il le ferait tout de suite Francesco. Mais il n'a pas les codes pour réécrire le passé, ni une machine à remonter le temps. Il a mal agi et de pauvres innocents paient les pots cassés de sa bêtise. Quel grand frère il a été pour affecté autant son petit frère de son geste. Oui il n'a pas réfléchi, il a juste fait les choses, ne mesurant pas l'ampleur de la secousse. Il parle avec son cœur, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été si honnête. Ce froid et cette distance glissés entre eux le fait profondément souffrir. Mais les mots ne peuvent pas tout faire disparaître, même le meilleur des poètes ne peut réparer la fissure dans un cœur d'enfant meurtri. Et ce fait le mine. « J'ai penserais si un jour je me réincarne. » Il sourit guettant dans le regard de Tian cette once d'amour que leur relation a placé depuis bien des années. Il se souvient, à cet instant de la première rencontre. De ce que son cœur avait éprouvé quand il avait vu sa bouille de bébé. Il l'avait trouvé fragile, pourtant une force incroyable se dégageait de ce petit être sans défense. Il a tout de suite voulu le protéger et jusqu'à présent il s'y était employé. Avant de trahir cette promesse faite dans le silence de leur premier regard échangé alors qu'ils étaient encore des enfants innocents. Il le taquine sur sa silhouette frêle et bien sur le petit dernier rebondit tout de suite sur ses mots. « Mais je te taquine Tian. Tu es en effet très bien comme ça. Ta force elle est ailleurs petit frère. Elle est dans ton cœur et dans ton âme. Et cette force là est bien plus puissante que celle que les muscles laissent voir. » Le Grimaldi ne cherche pas à embobiner le plus jeune. Mais il a pu plusieurs fois constater que son frère avait cette puissance profonde et qu'il savait faire face aux obstacles plus sereinement que des gros bras. Il obtient un peu de temps. Il sait qu'il sera trop court, bien trop court. Mais il s'en contentera et le mettra à profit du mieux qu'il va pouvoir.

Et voilà que les bras de Francesco deviennent le soutien des livres que Tian dépose. Il le regarde faire alors que les livres s'empilent, il ne cherche pas à savoir si oui ou non ils étaient à la bonne place. Peut être le gros c'était pour l'embêter. Mais il s'en moque, ils sont tous les deux et il savoure ce temps offert. Même si parfois dans la discussion il se montre maladroit, notamment quand il aborde le sujet bosser ensemble. « Tu as raison c'était idiot comme proposition. L'essentiel c'est que ton boulot te plaise. Et ne t'en fais pas je ne leurs parlerais pas de cette idée débile. Je ne voudrais pas qu'ils te cassent les pieds avec. » Il n'a pas besoin de rajouter cette source de souci à leur relation déjà branlante. Ils doivent reconstruire leur confiance, enfin Francesco doit démontrer à son frère que la trahison faite envers Luca, jamais plus il ne la reproduira. Il aimerait bien se glisser dans le cerveau de son petit frère pour savoir à quoi il pense en ce moment. Pour savoir s'il le prend au sérieux quand il lui dit qu'il veut se racheter ou s'il ne voit qu'une arnaque. Parce qu'il sent que le ressenti de la trahison est puissant chez Tian. Son cœur se serre d'avantage et il l'écoute en retour après qu'il ait plaidé sa cause. Et son frère ne l'épargne pas, de toute façon les mots qu'il prononce sont véridiques. Il a tout fait de travers, brisant tout l'ordre et la logique qui était bâti. Se moquant des conséquences. « Personne n'est parfait Tian. Serena quand je l'ai vu cela a été comme un ouragan dans mon cœur. Je ne l'ai pas voulu pour à la base blessé Luca. Je l'ai voulu .. » Il le regarde en face. « Parce que j'en suis tombé amoureux. » Première fois qu'il avoue ses réels sentiments. « J'aurais du en parler à Luca, mais je me suis voilé la face et j'ai tout flingué parce que moi même je n'ai pas voulu assumer cet amour. J'ai voulu jouer et j'ai tout perdu. » Le poids d'un nom à porter, d'une lignée à assurer. Il parle avec sincérité, il le doit à son frère. Après tout il l'a déçu et ça le tue encore plus que le tue la douleur qu'il éprouve face à sa trahison envers Luca. « Il était paumé le grand frère modèle. Lui qui se devait d'être un homme droit pour papa. Lui qui se devait d'être irréprochable a déconné. Et il c'est pris un mur en pleine face. Je n'ai rien vu venir et je n'ai pas vu naître mes sentiments pour Serena. Je les ai même refuser au point que je me suis barré affoler par cet avenir que je venais d'écrire. Papa me voulait si parfait et je ne suis qu'une imperfection. Qui a eu peur et qui a refusé tout ce que la vie pouvait lui offrir. Je ne rachèterais jamais mon erreur, je la paierais jusqu'à la fin de ma vie.  »

Les doutes que Tian émet sur ce que l'avenir leur réserve. Sur le fait que Francesco peut trahir encore. Lui écrase le cœur d'un poids insurmontable. Mais il doit reconnaître que son frère n'a pas tort dans ses dires. Qui sait ce qu'il pourrait faire encore ? Les deux fois ou il a croisé Luca il a été infecte. Il ne l'a pas joué cool en ravalant sa fierté de Grimaldi. De mec friqué qui semble se donner le droit de tout. « Non je ne ferais pas comme je veux Tian. Je respecterais ton choix si tu décides que je n'en vaux pas la peine. Je comprendrais et je ne t'en voudrais pas. » Il lui avait fait assez de mal et il ne voulait plus lui en faire et s'il fallait qu'il reste loin de sa vie, et bien il accepterait sa décision même si cela lui crèvera le cœur. « Vu qu'on est dans les confidences je me dois d'être honnête jusqu'au bout. Je préfère te le dire là, de toute façon un jour cela sortira sûrement. Et tant pis si cela renforce ton ressenti négatif envers moi. Mais tu auras toutes les cartes en main pour savoir si oui ou non je mérites une seconde chance. » Il avale sa salive, ne sachant pas du tout comment Tian va prendre ce qu'il s'apprête à lui dire. Après si lui aussi vu lui coller une bonne paire de baffes il a les bras bloqué il ne pourra pas s'échapper. Et puis il ne veut plus fuir et il est prêt à encaisser la sentence aussi horrible soit-elle. « J'ai revu Luca deux fois et je ne peux pas dire que cela se soit super bien passé. La première fois c'était à mon bureau il était venu me parler de Serena et de ce que je n'ai pas assumé. » Il marque un temps de pause, se demandant s'il lui dit là ou s'il attend. « Et puis une autre fois dans un bar j'étais bourré à cause de ce putain de mariage que papa veut m'imposer. J'ai été con et odieux. Alors que j'aurais du ramper .. je comprends tes doutes. Mais je veux me racheter. Je te le jure Tian. » Et le poids des livres est bien plus léger que le poids de sa conscience qui a cet instant l'enlise dans tout un tas d'émotions. Il se rend compte de tout ce qu'il a perdu. Et la dégringolade n'est pas finie. « A vrai dire j'ai revu Serena aussi suite à la visite de Luca. Elle aussi m'a bien reçu .. Faut dire que je suis parti comme un malpropre après qu'elle m'est dit qu'elle était .. » Silence lourd de conséquences. Parler peut tout faire exploser. Mais se taire tuera dans l’œuf la tentative de pardon. « Elle était enceinte. Je pensais qu'elle avait avorté mais non .. de cette histoire est né un garçon .. j'ai un fils .. tu peux me haïr si tu veux, me lapider, me dire que je ne suis pas fiable, que je suis lâche, que je ne suis qu'un con égoïste … je comprendrais mais j'ai vraiment l'intention de me racheter. » Les larmes tremblent au bord des yeux de Francesco. « Je n'en ai parlé à personne. Tu es le premier à savoir. » Francesco a tout dit. Tian a le destin de leur lien entre ses mains. Il peut le piétiner, ce qui serait logique, comme lui laisser la chance de renaitre. Mais quoi qu'il décide le PDG s'y tiendra.

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Sujet: Re: [terminé] Ramer dans le vide / Tian ( le Dim 8 Nov 2020 - 21:42 )


Tian & Francesco
T'étais perdu et blessé et t'en avais marre des belles paroles et des bons mots. T'en avais marre des belles chansons, aux mots bien placés pour embobiner, pour faire croire, pour enjoliver. T'en avais marre de devoir penser, réfléchir et tenter de guérir une plaie qui ne cessait de saigner. T'en avais juste marre et pourtant tu disais rien. Pas totalement. Pas franchement. Parce que t'osais pas. « Non, vraiment, t'as loupé ta carrière », que tu commentas en levant le regard vers lui, croyant mollement à tes mots. « J'ai pas de force de cœur ou de caractère ou de.. je sais pas trop quoi. Je le sais, tu le sais, tout le monde le sait », il allait pas te faire croire que t'étais soudainement puissant. T'étais tout sauf ça. T'étais tout sauf fort. T'avais pas de force du tout. Tu laissais faire sans te battre. T'acceptais sans te battre. Peut-être que Francesco parlait de ta façon de gérer les choses ? Encore une fois ce n'était pas une force. Tes sarcasmes n'en étaient pas une.

« Quelle générosité », dis-tu dans un sourcil levé avant de détourner le regard. Encore heureux qu'il ne parlerait pas de cette sublime idée à vos parents. Tu ferais quoi, s'ils te demandaient de travailler avec lui ? Tu choisirais l'amour de la famille au reste. Tu choisirais leur volonté au lieu de la tienne. Tu te laisserais bouffer. Quelques années en arrière, l'idée de partager tes journées avec ton frère t'aurait enchanté. Aujourd'hui ça ne te disait plus rien. Tristement plus rien. Parce que le voir tous les jours te rappellerait tout ce que t'avais perdu. Levant les prunelles vers lui, tu l'écoutais sagement, les sourcils se levant sous la surprise face aux mots. « Désolé j'ai pas fait option violon au lycée », lâchas-tu en mimant brièvement l'instrument. Personne n'était parfait, tu le savais. Ca ne rendait pas chaque erreur plus justifiable. Ca n'excusait pas les tiennes. Ca n'excusait rien. « Tu l'assumes aujourd'hui ? », demandas-tu, ton regard dans le sien. « Cet amour. Tu l'assumes ? », la réponse ne changerait rien, tu voulais juste savoir où il en était aujourd'hui. Ce qu'il en pensait aujourd'hui. Si la conclusion de tout ça valait le coup. S'il recommencerait pour en arriver là. S'il avait appris de son erreur ou si au contraire, il n'avait pas bougé d'un pouce. « Je répète, j'ai pas fait option violon Francesco », tu agitas brièvement la main après ses mots. « Pourquoi tu cherches des excuses à gauche et à droite ? », que tu demandas simplement dans un air paumé. Pourquoi évoquer votre père ? Pourquoi parler de devoir être un homme droit pour votre père ? Pourquoi s’apitoyer autant sur son sort ? Pourquoi ne pas juste assumer ? A quoi s'attendait-il en te disant tout ça ? A avoir ton pardon ? Ca te faisait de la peine, oui mais pas la bonne.

Alors tu ne pouvais pas dire oui. Tu ne pouvais pas non. T'étais clairement entre deux chaises, la peur de tomber te serrant la gorge. Lui ne t'en voudrait pas mais tu savais que toi, oui. Tu savais que tu passerais ton temps à ressasser, à penser que t'aurais pu faire autrement, que t'aurais pu dire quelque chose. Tu savais que tu passerais ton temps coincé ici, dans cette bibliothèque, face à ton frère. Tu gardas le silence alors, le regard sur le sol, préférant ne pas répondre. Et ce manque de paroles était une réponse, tu t'en doutais. La réponse que tu le repoussais pas totalement, parce qu'une partie de toi voulait qu'il soit toujours présent. Mais le faisais-tu pour toi, ou pour lui ? Tu redressas le regard vers lui, pas réellement certain d'avoir envie de savoir vers où il se dirigeait. Les confidences... Tu déglutis discrètement, les yeux rivés sur lui. « T'as revu Luca ? », c'était pas la seule chose que t'avais retenu mais c'était la seule chose qui était sortie. Tu l'avais pas encore revu, Luca. Tu trouvais ça injuste en même temps, tu supposais que c'était normal. « Tu te cherches encore des excuses », soufflas-tu dans une lente respiration. « Tu lui parlais, comme ça ? Tu mettais la faute sur l'alcool ou la mouche du coin pour ne pas pouvoir te comporter comme un adulte ? », tu passas rapidement ta main sur ton visage, soufflant à nouveau. « Comment je peux être sûr... t'as revu Luca deux fois et les deux fois ça n'a apparemment pas marché et tu oses me dire que tu veux te racheter ? », t'en revenais à tes mots précédents : qui te disait qu'il allait pas recommencer ? Un « Quoi ?? » sonore t'échappa, tes yeux s'écarquillant alors que ta bouche dessinait un « o » bien tracé. Tu jetas un coup d’œil autour de vous, t'excusant silencieusement vers les étudiants que tu semblais avoir surpris. « Tu t'attends à quoi ? Des félicitations ? », tes paumes vinrent s'écraser contre ton visage, que tu laissas cacher plusieurs secondes. « Et comment ça tu pensais qu'elle avait avorté ? En quoi ça aurait réglé le souci ? », tu clignas des paupières, observant ton frère, le vide, ton frère. « C'était quoi ton excuse quand t'es parti quand elle te l'a annoncé ? », que tu demandas, les sourcils froncés. « T'as une excuse pour tout donc... j'attends d'entendre celle-là aussi », tu haussas vaguement les épaules, ton visage exprimant encore ta surprise, ton air perdu s'y perdant de temps en temps. « Tu piques la copine de ton pote parce que t'es « amoureux » mais t'es tellement amoureux que quand elle te dit être enceinte tu te barres ? », tes pensées allaient et venaient dans tous les sens et t'étais pas sûr d'en avoir, du sens. « Pourquoi t'assumes rien ?  Pourquoi tu pars dès que tu te retrouves en face des conséquences de tes propres actes ? C'est comme ça que tu comptes te racheter ? En partant à chaque fois ? Et pourquoi tu me le dis à moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi tu... comment... », une nouvelle fois tes paumes vinrent s'écraser sur ton visage, tes doigts massant tes joues dans des gestes irréguliers. T'étais perdu, t'étais surpris, t'étais... tu savais même plus, en fait. Tes jambes se mirent à bouger et tu ne savais pas vraiment où elles t'emmenaient mais t'y allais, longeant les rangées de livres, les doigts contre le front. « Personne le sait ? Pas même Luca ? Est-ce que papa et maman le savent ? Clelia ? », Pourquoi serais-tu le premier au courant quand quelque chose ne te concernait pas, mais le dernier quand quelque chose te concernait ? Tu te tournas pour le regarder, les épaules basses, l'expression de plus en plus paumée. Il allait t'annoncer quoi, ensuite ? Que Luca était en réalité votre frère ? Que votre père n'était pas vraiment votre père ? T'essayais de te préparer au prochain plot twist. « J'ai l'impression que t'es le personnage principal d'un soap opera pour femmes au foyer »
vmicorum.


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