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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Aileen Da Valle10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Aileen Da Valle
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Sujet: All the devils are here || Ft. Ares ( le Sam 3 Oct 2020 - 23:02 )
Pourquoi ? Juste pourquoi ? Aileen avait conscience qu’elle ne pouvait plus vraiment se considérer comme normale après l’horreur qu’elle avait vécue cependant parfois, c’était à croire que le monde entier lui voulait du mal. Quand ce n’était pas des travaux dans son quartier, des personnes qui criaient ou la bousculaient, voilà que maintenant même les enfants semblaient prendre plaisir à jouer avec son cœur. Certes, ils n’étaient pas censés savoir quel genre de traumatisme marquait la jeune femme hors qu’est-ce qu’elle donnerait pour qu’il sache que non, jouer avec des pétards n’avait rien d’amusant. Et surtout pas lorsqu’elle se trouvait dans les parages. A chaque son, elle sursautait et avait envie de leur hurler d’arrêter puis d’aller brûler tout leur fichu pétard. Son organe vital s’emportait, battant à vivre allure dans sa poitrine alors qu’elle tremblait, qu’elle angoissait sous la pression de ce qu’elle ressentait. Elle avait beau marché, tenté de s’éloigner, c’était à croire que ces maudits gosses refusaient de la lâcher puisqu’il ne cessait de la suivre indirectement. A bout, elle avait fini par se tourner brusquement, leur faisant face, avant de leur demander d’un sourire faussement sincère d’aller jouer ailleurs néanmoins aucun d’entre eux n’avait souhaité l’écouter. Tout ce qu’ils avaient fait été de lui tirer la langue et comme s’ils avaient détecté l’effet que leur jeu avait sur elle, ils avaient continué leurs bêtises, la narguant sauvagement. Le stresse ne l’aidait pas à respirer correctement, elle avait tenté de s’échapper de cette situation également mais parce que les enfants ne discernaient pas toujours le bien du mal – ou simplement parce qu’ils n’étaient que des petits cons – ça les amusait de la voir paniquer. Aileen avait envie d’hurler, les larmes menaçant presque de s’abattre sous ses yeux alors qu’elle peinait déjà à prendre la direction de son appartement… La nuit n’était pas encore tombée qu’on l’angoissait déjà et cette vie devenait vraiment de plus en plus frustrante. Finalement, abandonnant l’idée de marcher, elle s’était mise à courir – encore – espérant ainsi réussir à leur échapper hors elle ne put pas aller bien loin… Dans sa course, elle n’avait pas été capable de regarder devant elle qu’elle s’était cognée aussitôt contre un autre homme, trébuchant à terre. Sans même lever les yeux, trop inquiète, elle s’était placée sur ses genoux avant de lui agripper fermement son pantalon en guise de supplice. « Aidez-moi s’il vous plaît. » Avait-elle demandé d’une voix frêle, essoufflée. « Je vous en prie, faîtes taire ces gosses ! » Dans d’autres circonstances, elle se serait certainement méfiée de la personne qui se trouvait devant elle mais dans le feu de l’action, stressée et oppressée, elle n’avait pas réfléchi.

Pourtant, finalement, Aileen s’était motivée à relever la tête, histoire de voir à qui elle s’adressait et lorsqu’elle le reconnut, elle se recula rapidement d’un bon, un cri de stupeur quittant ses lèvres. Encore lui. Mais qu’est-ce qu’il foutait là ? Thomas lui avait assuré qu’il s’agissait d’un malentendu, que l’homme était simplement venu pour lui rendre ses chaussures et qu’il n’avait pas su comme s’y prendre ; il lui avait même laissé sa carte. Cependant, ça ne l’avait pas empêché d’être méfiante, en plus elle n’aimait pas les psy et surtout pas un psy qui adoptait un comportement douteux à chaque fois qu’elle le croisait. « Oubliez, j’ai rien dit. » S’était-elle alors très vite rétractée tandis qu’elle se redressait hors elle se raccroupit aussitôt dans un second cri, les mains contre les oreilles à l’entente de nouveaux pétards. Maudits soient ces gosses, il jouait avec sa vie. Clairement.


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Ares Staçion10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Sam 3 Oct 2020 - 23:39 )
La rue était bien trop pleine au goût d’Ares. Les gens grouillaient de partout et ça, malgré le mauvais temps qu’annonçait la météo. Une des raisons qui poussait l’Italien a toujours s’y prendre à la dernière minute pour faire ses courses, c’était justement parce qu’il n’avait envie de croiser personne. Ni sa voisine casse pied, ni même un de ses collègues qui aurait eu le malheur de faire ses courses en même temps que lui. La fatigue ne le quittant pas à cause des heures de sommeil qui lui manquaient au compteur, c’était avec une grande lassitude que le jeune homme avait quitté son chez lui pour affronter les rues de Naples. Lunettes de soleil sous les yeux malgré le manque de luminosité, il voulait éviter de croiser le regard de qui que ce soit. De plus, sa sœur lui avait dit pour plaisanter qu’il devrait se mettre à en porter pour cacher les cernes qu’il avait sous les yeux. Si elle le voyait, elle en rigolerait sûrement.

Dans un soupir, sa liste de course qu’il avait grossièrement écrit sur un papier qui traînait sur son bureau, il était paré. Avec une certaine lenteur dans la démarche, le pas trainant, il dû s’arrêter plus d’une fois à cause d’un groupe de personnes qui s’agglutinait devant lui. La mission pour Ares était pourtant simple. Sortir de chez lui, acheter ce dont il avait besoin et retourner se terrer dans un coin. Mais les gens avaient décidé de lui compléter la tâche. Voilà pourquoi il n’appréciait pas plus que ça le genre humain qui l’intriguait de par leur bêtise, plutôt qu’autre chose. De toutes les solutions les plus simples, ils optaient souvent pour la plus débile. Dans un soupir, il adressa un signe de la main à une jeune femme qui lui avait coupé la route. Tant qu’à faire, qu’elle continue son chemin comme s’il n’existait pas. Lorsqu’elle lui était passée devant comme si de rien n’était, c’était ce qu’elle avait fait de toute façon. S’arrêtant à son tour quelques mètres plus loin, ce fut l’ouïe du psychologue qui fut sollicitée lorsqu’il entendit quelque chose exploser. Rien de bien violent, juste un petit boom qui suffisait à faire se lever des sourcils. Dont les siens. Son regard croisa celui d’inconnus qui comme lui, s’étaient arrêtés au milieu de la rue, créant ainsi un petit embouteillage humain.  Au loin, un petit groupe de jeunes se dessinait. Des enfants qui ne devait pas avoir plus de 14 ans. Au milieu des rires, des petites explosions soutenait le rythme de l’euphorie qui les avait tous gagné. Ares leva les yeux au ciel. C’était si irresponsable et dangereux, qu’il n’était même pas sûr qu’ils mesuraient tous l’acte qu’ils étaient en train de commettre. Il suffisait d’un rien pour qu’un d’eux soit blessé. Si certains s’étaient fait la même réflexion que lui à voix haute, personne n’osa bouger. De son œil curieux, il dévisagea discrètement les personnes autour de lui, alors qu’un mince sourire étirait ses lèvres. Encore une preuve que l’être humain n’avait pas de sens, ils étaient tous là à penser la même chose, mais personne ne réagissait. Par lâcheté ? Par protection pour ne pas devoir se retrouver mêlé à une histoire qui pouvait mal tourner ? Ou alors, exprimaient-ils juste ce qu’ils pensaient être juste, sans sincérité ? La morale collective oblige, aucun d’eux n’oserait applaudir ces jeunes qui mettaient leur vie en danger en plus de celle des gens autour d’eux. Une réflexion à la fois amusante et triste pour le psychologue qui secoua doucement la tête pour chasser cette pensée de son esprit. Alors que tout le monde se remettait doucement à bouger, il en fit de même jusqu’à s’arrêter à nouveau au coin d’une rue. Le temps pour lui de sortir son téléphone qu’il avait senti vibrer dans sa poche, qu’une voix en détresse attira son attention. A ses pieds, une jeune femme a l’air tourmenté, avec à peine la force de se tenir debout. « Euh… » Fut la première réaction d’Ares, le visage fermé qui comptait bien venir en aide à cette inconnue, mais qui essayait d’abord de comprendre sa demande. « S’il vous plait… » Articula-t-il avec une certaine bienveillance pour lui demander de répéter. Mais ce n’était pas nécessaire. Au loin, il lui avait suffi de lever la tête sur le groupe de gamins pour comprendre qu’elle parlait d’eux.

« Mademoiselle, s’il vous plait… » Toujours avec cette même bienveillance dans sa voix, Ares s’était penché pour lui prendre doucement le bras dans le but de la relever. Le sol était sale, elle n’avait rien à faire par terre. Mais à peine l’avait-elle touché que son regard croisa celui de la blonde. Elle. Encore elle. L’autre folle. Sans grande surprise, lorsqu’elle comprit qu’il s’agissait de lui, elle se ravisa. Ah elle n’avait donc pas besoin de son aide finalement ? C’était parfait pour lui. Il se contenta de soupirer, alors que son regard s’était à nouveau posé sur le groupe qui venait de faire exploser un autre pétard. A la réaction de la folle, Ares comprit qu’il allait devoir mettre tout son égo de côté pour lui venir en aide. Un dernier regard dans sa direction, et il décida d’intervenir. « Dégagez ! » Lâcha-t-il à l’intention de ces crétins. A mesure qu’il s’avançait vers eux, les bras agitant pour les éloigner, il les entendait rigoler. Ils n’avaient rien à faire de lui. « Allez oust, dégagez de là !» Son ton haussait à mesure qu’il avançait, faisait fuir les enfants un à un, alors qu’ils continuaient à rire. La voix libre, le regard de passants tournés vers lui, il se dirigea presque en trottinant vers la jeune femme qu’il avait laissé quelques mètres plus loin. Lorsqu’il fut presque arrivé à sa hauteur, un autre homme s’avançait déjà vers elle, sur le point d’intervenir. Il eut tout juste le temps de poser une main sur son épaule. « Elle est avec moi. Ca va aller. » L’invitant sans un mot à s’éloigner, il appuya ses doigts sur ses épaules et l’obligea à reculer pour passer devant. A son tour, il s’accroupit pour se mettre au même niveau que la jeune femme. « Aileen. » Il avait retenu son prénom qu’il avait entendu lorsqu’il était allé lui rendre sa chaussure. « Aileen vous m’entendez ? Ils sont partis. Vous êtes en sécurité. »


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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Dim 4 Oct 2020 - 0:16 )
En cet instant, Aileen était complètement perdue et pétrifiée. Là, accroupie sur le sol, il ignorait tout de ce qui était en train de se passer ; elle souhaitait simplement que tout s’arrête, qu’un semblant de calme revienne et qu’elle puisse se relaxer en constatant que rien n’arriverait. Ses mains plaquées fortement sur ses oreilles, elle essayait de se concentrer sur autre chose, d’effectuer les divers exercices mentaux qu’on lui avait donné conseiller, inspirant et expirant profondément sans que ça ne parvienne réellement à la calmer. Si elle entendait moins, elle pouvait tout de même discerner certains sons, certains mouvements et elle était obligée de rester sur ses gardes, au cas où elle devrait bondir d’un coup pour s’échapper. Elle n’était pas certaine d’y parvenir ceci dit, ces forces paraissant l’avoir soudainement quittée. Dans ces moments là, elle ne pouvait s’empêcher d’en vouloir au monde entier qui était si cruelle avec elle et qui ne la laissait pas se reposer normalement. Sa vie était déjà assez compliquée comme cela, pourquoi est-ce qu’on jouait autant avec ses nerfs et son cœur ? Si on avait envie de tester ses limites, cela faisait bien longtemps qu’Aileen les avait atteintes ; elle n’était même plus capable de vivre sereinement, qu’est-ce qu’on voulait de plus ? A la vue de pas qui avançaient en sa direction, la jeune femme s’était instinctivement crispée par peur, reculant de quelques pas avant de tomber les fesses la première contre le sol. Elle se doutait que l’inconnu ne lui souhaitait aucun mal, il lui avait semblé soucieux mais dans la panique, ça avait été un réflexe de vouloir à tout prix l’éviter. Hors, finalement, il se retrouva obliger de reculer, forcé par l'homme qu'elle avait supplié de l'aider. Quand son regard s’était alors égaré vers ce dernier, elle n’avait pas su quoi penser, comment réagir… Elle était partagée entre la méfiance, la peur, et le soulagement de voir un visage qu’elle connaissait. Et autant dire qu’elle était loin la Aileen dure et fière de l’autre jour, cette Aileen qui avait aussitôt riposté puis qui n’avait pas attendu pour le frapper avec son sac. Aujourd’hui, elle était comme un chien en cage, frêle et plus fragile, sans force pour se défendre si on osait l’attaquer. Elle devait avoir l’air bien pitoyable.

Lorsque son vis-à-vis s’accroupit à sa hauteur, elle avait automatiquement levé ses bras devant son visage par peur que l’homme ne la frappe subitement. Cependant tout ce qu’il avait fait avait été de l’appeler par son prénom puis de lui dire qu’elle était en sécurité. Vraiment ? Pas certaine si elle pouvait le croire, elle avait lentement abaissé ses mains avant de regarder doucement autour d’elle et de ramener ses bras contre elle. Une autre manière pour elle de se protéger. « Vous êtes sûr ? » L’avait-elle interrogé alors, sans oser tenir son regard trop longtemps. Parce qu’elle n’était pas à l’aise avec les inconnus, parce qu’elle ne faisait pas confiance en cet homme malgré tout mais parce qu’il l’avait aidé aujourd’hui, elle ne souhaitait pas être désagréable non plus. « Merci. » Rétorqué avec beaucoup plus de sincérité cette fois-ci, elle lui était reconnaissante d’avoir fait partir ses enfants. Elle ne les aurait pas supportés plus longtemps. « Mais si vous essayez de me piéger, je sais me battre. » Cela avait été plus fort qu’elle, les sourcils froncés afin d’appuyer ses propos, elle voulait montrer qu’elle ne le craignait pas, qu’elle n’avait pas peur de lui et qu’elle le frapperait s’il allait trop loin, néanmoins dans le fond, c’était plus une manière de se rassurer qu’autre chose. Elle n’avait pas de force et c’était à peine si elle tenait debout, il ne risquait pas grand-chose en réalité.


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Ares Staçion10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Dim 4 Oct 2020 - 18:30 )
Les mêmes personnes qui n’avaient pas réagis plus tôt, s’étaient de nouveau arrêté pur l’observer lui. Son regard passa d’un visage à l’autre tandis qu’il sentait le temps s’arrêter, sous le feu des projecteurs qu’il éteindrait volontiers. Que comptaient-ils faire ici ? En voyant cette femme en détresse ils n’avaient rien fait ? Comptaient-ils jouer les héros ici ? Levant les yeux au ciel, il détourna son regard pour se concentrer sur la jeune blonde à ses pieds qui semblait encore un peu secoué. Accroupi à sa hauteur, il voulait la rassurer de sa présence, elle ne risquait plus rien. Il l’avait senti tressaillir lorsque sa main était entrée en contact avec son bras, alors il comprit qu’il valait peut-être mieux éviter. De sa voix à la fois douce et bienveillante, à laquelle il mêlait une certaine fermeté pour qu’elle se sente en sécurité, Ares l’appela par son prénom pour créer un lien entre eux. Il fit impasse des gens qui s’étaient arrêtés voire approchés pour le dévisager lui et la jeune blonde. De même pour l’homme qui s’était approché après qu’il ait fait fuir ces enfants qui s’amusaient clairement à tourmenter Aileen. Une deuxième fois, il répéta son prénom pour créer cette bulle dans laquelle il voulait la plonger. « Certain. » Sa voix, plus basse pour qu’elle soit la seule à entendre ce simple mot, Ares ne décolla pas les yeux de la jeune blonde pour éviter de rompre le contact qu’il était en train de créer. En sentant une présence dans son dos, le jeune homme se tourna pour se retrouver face au même inconnu qui n’avait pas l’air d’avoir saisi qu’il avait la situation sous contrôle. Lui offrant un simple sourire qui l’invitait à dégager, il ne se fit pas plus prier. Lorsqu’ils furent enfin seul, Ares poussa un soupir. Et un nouveau lorsqu’elle le remercia. Il n’avait même pas envie de répondre, ce qu’il avait fait, c’était ce que tout le monde dans sa situation aurait fait. C’était presque drôle de la voir ainsi. Pas drôle parce qu’il se moquait d’elle, mais parce que la dernière fois que sa route avait croisé la sienne, c’était lui qui était à terre, complètement secoué par les coups qu’elle lui donnait de gaîté de cœur. Un mince sourire étira les lèvres du psychologue, qui finit par s’évanouir pour prendre une expression plus sérieuse.

« Aileen s’il vous plait. » Souffla Ares, las. Elle ne s’arrêtait donc jamais d’être sur la défensive. Autant il comprenait pourquoi elle l’avait été lors de leur dernière rencontre, autant ici… Il avait du mal à saisir. Tout ce qu’il voyait, était qu’elle était déjà prête à se défendre alors qu’il ne l’attaquait même. Peut-être éprouvait-elle un plaisir à frapper les gens ? Surtout des hommes comme Ares qui encore une fois, n’avaient rien demandé. Bien que cette idée soit absurde, dans un coin de sa tête germait la pensée qu’elle aimait bien juste s’en prendre à lui. Il n’irait pas jusque dire qu’il aurait dû la laisser dans sa merde, mais presque. La surplombant toujours de sa hauteur, il hésita un moment avant de l’obliger à se lever. Le sol était toujours sale, elle n’avait rien à y faire. Il avait remarqué les bras qu’elle avait croisé sur sa poitrine comme pour se protéger, alors même si ses mots et ses sourcils froncés faisaient passer un message, le reste de son corps lui en disait autrement. Un regard autour de lui pour essayer de trouver une solution, et il soupira nouveau. « Vous voulez bien vous lever ? » Demanda-t-il sur un ton patient et professionnel, le même qu’il utilisait avec les victimes avec lesquels il interagissait lors des enquêtes sur lesquels il étaient amené à travailler. Une main tendue dans sa direction, il ne voulait la forcer à rien. Rien que le fait de se lever, il n’imposait rien. Il suggérait juste. Et offrait une aide complémentaire en lui tendant une main qu’elle était libre d’accepter ou non. « Je crois que j’ai vu quelqu’un pisser là où vous êtes actuellement donc, bon… Je propose. »


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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Dim 4 Oct 2020 - 21:02 )
Aileen n’avait que faire de passer pour une violente ou une femme qui aimait frapper les autres, c’était son unique moyen de défense. En effet, cet inconnu l’avait aidé aujourd’hui, il l’avait sauvé de ses enfants qui s’amusaient à la terrifier hors est-ce que cela signifiait qu’elle ne devait plus se méfier ? La jeune femme n’en était tout simplement pas capable. Probablement que si son vis-à-vis connaissait son histoire, il comprendrait chacune de ses réactions et cesserait de la juger néanmoins il n’en savait rien, et Aileen ne comptait rien révéler non plus. Elle se fichait que ses réactions étaient exagérées, déplacées après ce que l’homme avait fait pour elle… Seulement, cela pouvait très bien faire partie de son plan ; peut-être était-ce sa manière de l’apprivoiser pour ensuite la dévorer dés qu’elle aurait enfin baissé sa garde. Sa route avait croisé la sienne à plusieurs reprises, elle l’avait encore croisé aujourd’hui et c’était plus fort qu’elle de douter de ses véritables intentions. Même s’il ne lui souhaitait aucun mal, même si elle n’avait plus aucune force, Aileen n’avait pas pu s’ouvrir tout à coup à cette inconnue et lui offrir son entière confiance. Elle qui était si sociable et souriante auparavant, s’était enfermée dans sa propre coquille et peinait à laisser quelqu’un y rentrer. C’était sa barrière, son bouclier, son unique façon de survivre donc oui, elle n’en avait que faire si son attitude paraissait déplacée. C’était mieux que d’avoir rien vu venir et se retrouver de nouveau prisonnière d’un malade mental.

De ses yeux, ses traits un brin plus détendus mais toujours un peu suspicieux, elle avait suivi l’homme du regard, sans chercher à se lever pour l’instant. Parce qu’elle était rassurée dans cette position et qu’elle ignorait si ses jambes tiendraient si elle se motivait à l’écouter. Elle avait également peur de ce qu’il lui ferait si elle s’exécutait néanmoins, étrangement, il ne lui semblait plus aussi étrange que ça. C’était juste elle qui se refusait de faire confiance trop facilement et de prendre de trop gros risques hors l’inconnu qui se tenait devant elle n’avait rien de celui qu’elle avait croisé l’autre jour. Il avait l’air plus patient, plus bienveillant aussi et petit à petit, sa méfiance à son égard commençait lentement à s’atténuer. Elle restait toujours dans un coin de son esprit certes toutefois, ses iris fixant cette main qu’il lui offrait, la jeune femme avait sincèrement hésité à la prendre. « Je m’en fiche de qui a fait quoi. » Avait-elle marmonné, ce n’était rien en comparaison à ce qu’elle avait pu traverser, hors malgré toute son incertitude, elle avait glissé doucement ses doigts dans les siens, se redressant ainsi avec son aide. A peine fut-elle debout qu’elle avait déjà retiré ses phalanges puis s’était vivement reculée afin d’avoir un peu plus d’espace. « Merci. » Encore une fois, oui. Parce qu’Aileen était comme elle était, elle était également capable d’exprimer sa reconnaissance quand il le fallait. Elle détestait se montrer faible devant qui que ce soit, encore plus devant un tel homme néanmoins elle ne pouvait pas revenir en arrière, il avait vu le pire d’elle et elle n’avait pas d’autre choix que de faire avec. « Et désolée. » Pour son comportement de l’autre jour et celui qu’elle adoptait aujourd’hui, celui qu’elle adopterait sûrement la prochaine fois. « C’est juste que vous me faîtes un peu peur. » Autant être honnête, il l’avait coursé et il était à chaque endroit où elle se trouvait, elle avait de quoi stressé. En plus, c’était vrai qu’il était plutôt impressionnant comme garçon.


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Ares Staçion10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Dim 4 Oct 2020 - 22:01 )
Elle était impayable. En même temps, Ares aurait dû prévoir qu’elle réagirait de la sorte. Lui s’en fichait au fond qu’elle reste dans la pisse qui avait sûrement séché. Tant que ce n’était pas lui qui baignait dedans. A la fois emplie d’orgueil et de crainte, le jeune homme commençait comme par automatisme à établir un profil dans sa tête. Aussi étrange que cela pouvait paraître, elle avait le même comportement de certaines victimes qu’il avait pu rencontrer par le passé. La même posture qui se voulait à la fois invincible alors que leur vulnérabilité avait du mal à se cacher. Et dans son regard qu’il croisa à peine une demi-seconde, quelque chose de tellement brisé que même le temps n’arriverait pas à recoller. Battant des paupières à toute vitesse, il préférait effacer ses pensées de son esprit. Il ne savait rien d’elle. A peine son prénom. Sans dire un mot, il leva juste les yeux au ciel tandis que sa main restait tendue. Si elle voulait l’attraper, elle pouvait le faire, il ne la lâcherait pas. Et même lorsqu’elle glissa ses doigts dans les siens, la rigidité ainsi que la rapidité avec laquelle elle avait repris sa main une fois debout ne trompait personne. Du moins pas le jeune psychologue qui se trouvait de plus en plus intriguée par le brin de femme debout devant lui. Lorsque les doigts de l’Italien quittèrent ceux d’Aileen, il ne put s’empêcher de regarder ses doigts qui n’avaient même pas eu le temps de changer de position, tant elle avait été rapide. Un sourcil arqué, il préféra ne pas relever. Ce n’était pas une de ses patientes, encore moins une de ses victimes qu’il avait été amené à questionner. Qu’elle soit craintive ou pas n’était pas son problème. Cependant, il commençait à moins regretter d’avoir glissé sa carte dans sa basket. Elle en avait sûrement plus besoin que quiconque dans cette rue. Les gens quant à eux avaient d’ailleurs repris leur chemin comme si de rien n’était. Le temps ne s’était pas figé pour eux deux. Ni même lorsque le groupe de gamins s’étaient approchés de façon dangereuse du centre, causant ainsi la crise de panique de la demoiselle. Ils s’en fichaient. A partir du moment où ça ne perturbait pas leur quotidien et encore moins leur virée shopping, pourquoi s’arrêteraient-ils de vivre ?  « De rien. » Répondit le jeune homme en haussant les épaules d’un air détaché. Son regard à lui était passé de la foule qui continuait à marcher, à la jeune blonde dont le regard se faisait de plus en plus fuyant. Elle ne voulait même pas le regarder dans les yeux. Pourquoi ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer dans la vie de cette inconnue pour qu’elle soit aussi craintive ? Se pourrait-il qu’elle… Non. Ce n’était pas son rôle d’essayer de la comprendre. Surtout qu’elle était odieuse en temps normal. Elle ne savait pas dire merci sans être désagréable juste derrière, comme si elle se mettait une barrière pour éviter de montrer une certaine vulnérabilité. Pour Ares, c’était son humanité qui en prenait un coup. Elle passait juste pour une folle. La preuve en était alors qu’elle s’excusait pour ensuite le tacler juste après. Maintenant il faisait peur. « De nous deux, c’est moi qui devrait avoir peur. Vous n’avez pas envie de me frapper avec un sac aujourd’hui ? Ou de me lancer vos chaussures ? » Un sourire narquois au coin des lèvres, presque amusé de dire ça à voix haute, toute trace d’amertume avait disparu. Quelques jours encore, il aurait posé ces questions avec colère. Aujourd’hui, la situation était risible au plus haut point. Lorsque son regard croisa celui d’un inconnu qui avait entendu sa phrase, il se racla doucement la gorge. Un curieux. Dans un soupir, il se tourna vers Aileen avant de balayer la place des yeux, son regard se posa sur une terrasse de café. « J’ai soif. Vous venez ? » Sans même attendre une réponse de sa part, il passa à côté d’elle sans même un regard pour aller s’installer à une table. Là encore, il lui laissait le choix. Il ne forçait à rien. Il avait annoncé qu’il avait soif, libre à elle d’écourter la conversation ou pas. Son invitation tenait en tout cas. Ne lui accordant même aucune attention pour voir si elle comptait venir s’installer ou pas, il s’était déjà emparé de la carte qu’il ne lisait même pas. Ses yeux glissaient sur les mots sans même les comprendre, il voulait se donner un air occupé.


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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Dim 4 Oct 2020 - 22:50 )
Encore quelque peu perturbée par toute la situation, Aileen n’avait pas prêté plus que ça un grand intérêt aux personnes autour d’eux qui les avaient regardés, l’avaient probablement jugée avant de finalement retourner à leurs occupations. Elle, elle n’avait retenu que ses enfants qui jouaient avec leurs maudits pétards et cet homme devant qui elle se tenait aujourd’hui. Quel était son nom déjà ? Elle l’avait bien lu sur la carte que son frère lui avait montrée hors parce qu’elle n’y avait pas accordé une profonde attention, la jetant aussitôt à la poubelle, elle n’avait pas retenu l’identité de son vis-à-vis. Pourtant, c’était encore une fois ce dernier qui avait croisé sa route à présent, qui avait encore visiblement cherché à l’aider même si la jeune femme faisait toujours un peu preuve de mauvaise foi. La peur et la méfiance la conduisait à se comporter de cette manière, à fuir l’adversité puis construire des barrières autour d’elle, incapable de se lier à qui que ce soit sans craindre l’avenir et les actions de celui-ci. Le psychologue avait raison dans ce qu’il pensait, elle était brisée. Complètement. Elle avait perdu toutes ces étincelles qui la faisaient briller à une époque, elle avait perdu tout sens à sa vie, n’étant plus en mesure de la considérer aussi belle que la passé. On lui avait détruit ses rêves, ses idéaux et son insouciance. Son interlocuteur serait surpris s’il était amené ce bout de femme qu’elle était autrefois, cette même femme qui l’aurait charrié sur son air nonchalant et indifférent puis qui aurait tenté de le faire sourire avec son grain de folie qui lui était propre. Elle n’avait plus tout ça désormais et pour sûr qu’en effet, cela se reflétait dans ses prunelles qui ne transmettaient qu’un vide profond, une fissure que probablement personne ne parviendrait à réparer. Elle vivait dans un monde terrifiant, incapable de profiter entièrement de cette liberté qu’on lui avait rendu. Parce qu’elle avait beau être libre physiquement, mentalement, c’était une toute autre histoire. On lui avait répété que le temps résoudrait tous ces maux cependant Aileen n’y avait jamais cru parce que son âme, son cœur et même sa peau, étaient marqués au fer rouge de douloureux souvenirs qu’elle ne pourrait pas oublier. Jamais.  

Fragile comme un morceau de verre malgré l’air féroce qu’elle avait tenté de prendre quelques instants plus tôt, elle avait tout de même remercié son sauveur. Elle lui était redevable bien qu’elle ne savait pas si elle pourrait lui rendre la pareille plus tard, toujours pas certaine des intentions de l’homme qui lui faisait face. Il la taquinait, il plaisantait en rappelant leur altercation passée cependant aucune trace de sourire n’était apparu sur les lèvres de la jeune femme. Elle lui était reconnaissante de ne pas lui en tenir rigueur et sûrement qu’elle aurait même dû s’excuser néanmoins elle n’en fit rien sur l’instant, se contentant de le dévisager avec incompréhension. Une part d’elle en était intriguée, autant qu’elle ne pouvait s’empêcher de persister à rester suspicieuse. « Vous m’avez courue après, je me suis défendue. » Elle avait cru qu’il comptait s’en prendre à elle et la kidnapper, pas lui rendre son téléphone. « C’était louche. » Hors tout était louche pour elle, Aileen en avait conscience également. « Désolé si vous êtes quelqu’un de bien. » Et qu’elle s’était méprise. Une pensée qu’elle ne mentionna pas à voix haute mais sur laquelle elle haussa simplement les épaules.

Lorsqu’il l’invita à le suivre pour boire en sa compagnie, elle avait hésité à nouveau, se demandant pourquoi il souhaitait boire avec elle. Ce gars était définitivement bizarre, c’était qu’Aileen ne cessait de songer au fur et à mesure que cette conversation avançait. Toutefois, elle avait remarqué que comme son geste avant, il ne lui mettait pas la pression et semblait la laisser décider, être maître de ses propres actes. Elle avait beau avoir de nombreuses séquelles psychologiques, elle n’était pas idiote non plus et apprécier le fait qu’on se montre patient avec elle. Cela avait été pareil pour ses proches qui avaient été contraint de réapprendre à l’apprivoiser à nouveau puis lui laisser du temps pour s’adapter à la vie extérieure après un mois passé en captivité. Plantée sur place, debout, Aileen était restée quelques instants à faire des allers retours de ses yeux, entre le café où l’homme s’était installé et l’endroit où elle se trouvait, hésitante. Faire le premier pas était toujours le plus compliquée. Elle avait sincèrement pensé à faire demi-tour, effectuant un pas en arrière pour le remettre à sa place ensuite, puis réitérer le geste à trois reprises. Au bout du compte, elle choisit de prendre sur elle et s’était avancée d’un pas plus ferme vers la terrasse, sans s’asseoir de suite. Son regard s’était perdu sur la carte que tenait l’inconnu et sa tête s’inclina légèrement sur le côté, penaude. « Je ne sais pas si vous le savez mais vous la tenez à l’envers. » Haussant les épaules, ayant parfaitement compris ce qu’avait tenté de faire l’homme en agissant de la sorte et plus reconnaissante que ce qu’elle exprimait extérieurement, la jeune femme s’était finalement assise à la table. A son tour, elle se saisit d’une carte pour voir ce qu’elle prendrait puis passa commande ensuite. Si son frère la voyait, il serait fier de l’effort qu’elle avait fait en osant suivre cet homme. Certes, il le serait sûrement moins s’il savait qu’il s’agissait de l’individu qu’elle avait traité de psychopathe cependant en cet instant, il ne lui semblait plus si terrifiant – juste un peu idiot – et si jamais, il y avait du monde autour d’eux, alors ça irait. « Vous habitez dans le quartier ? » S’était enfin motivée Aileen à lui poser la question puisque, en effet, cela justifierait peut-être un peu plus leurs différentes rencontres répétées.


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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Mer 7 Oct 2020 - 17:22 )
Un doigt presque levé, la bouche ouverte, Ares était prêt à protester. Mais il se ravisa. Elle avait raison. S’il avait été une femme et qu’un homme lui courait après comme lui l’avait fait, il aurait eu exactement la même réaction. Aussi malheureux soit-il, c’était exactement la réaction qu’il espérait qu’aurait sa petite sœur si elle aussi, se retrouvait dans ce genre de situation. Plutôt que lui donner un bon point pour sa logique, le jeune homme préféra lâcher un soupir. Il n’aimait pas avoir tort et encore moins l’avouer. Et encore, encore moins en face d’une personne qu’il ne connaissait même pas. A part son prénom, le psychologue n’avait aucune idée de la personne qu’elle était. Et les bribes d’informations qu’il avait récupérées ici et là, lui faisaient arquer des sourcils. La première vraie rencontre avait été assez particulière entre les deux, et à chaque fois qu’il croisait sa route, il y avait toujours un nouvel élément qui arrivait à piquer sa curiosité. S’il assemblait le tout, que ce soit son agressivité ou la défensive sur laquelle elle se mettait et ça, même lorsqu’il faisait acte de bienveillance… Etait-elle ainsi envers tout le monde ou uniquement envers les hommes ? « Je suis juste content de ne pas avoir fini au sol cette fois. » Soupira le psychologue tandis que son regard essayait de la sonder au travers de ses paroles, le regard qu’elle fuyait, ses gestes…

Dans une tentative veine d’obtenir plus d’intimité – pas qu’il en avait envie, mais il n’aimait pas que les gens écoutent ses conversations – il passa à côté d’elle en à peine un regard, après l’avoir invité à s’asseoir à une terrasse de café. La carte entre les mains qu’il n’arrivait même pas à lire, il ne vit même pas qu’il la tenait à l’envers tant son regard était attiré parce qu’il y avait au-delà du morceau de papier plastifié. Les sourcils froncés comme s’il était pourtant concentré, il essayait de déchiffrer ce menu qui lui donnait presque mal à la tête. Les lunettes solaires sur les yeux tandis qu’un seul rayon de soleil arrivait à transpercer le ciel, il ne comprenait rien aux lettres couchés sur le papier. Est-ce qu’il savait encore lire ? Ou est-ce que toutes ces émotions trop fortes pour un homme de son âge, venaient de lui faire perdre les neurones qu’il lui restait ? Encore une fois, à aucun moment il n’avait pensé à prendre la carte dans le bon sens. Très peu concentré par ce qu’il avait entre les mains de toute façon, son regard à la fois curieux et impatient s’était hissé au-delà de ses verres fumés pour regarder la silhouette de la jeune blonde qui s’avançait vers lui. A la façon dont elle s’avançait vers lui, il remarquait qu’elle voulait sûrement se donner une allure forte sûre d’elle. Tant mieux pour elle. Quant à lui, il fit semblant de ne même pas prêter attention à elle, le regard toujours sur le menu entre les mains. Lorsque les mots d’Aileen le percutèrent et qu’il se rendit effectivement compte qu’il ne tenait même pas le menu dans le bon sens, il lui adressa finalement un regard. « C’est comme ça qu’ils le lisent en France. » Piètre mensonge lancé en l’air pour sauver le peu de dignité qu’il lui restait. Il n’avait aucune idée de comment ils lisaient les menus dans ce pays limitrophe. Pourtant, c’était le premier pays qui lui était venu en tête. « Pourquoi vous demandez ça ? Vous voulez venir me frapper jusqu’à chez moi ? » Oui encore une fois, il ramenait le sujet sur le tapis. Mais à sa décharge, il marquait facilement et il avait des bleus qui eux, ne semblaient pas vouloir oublier cette rencontre. Son ton était pourtant plus léger, avec une pointe d’humour dans la voix. Un jour ils arriveraient à en rire, il en était persuadé. « Cœur de Naples. » Répondit-il avec plus de sérieux. « Je ne vous ai pas traqué ni suivi pour savoir où vous habitez. Je vous ai déjà aperçu dans le quartier une ou deux fois, et vous ai vu sortir de chez vous. » Il haussa les épaules pour accompagner ses paroles. « Ces enfants qui vous ont tourmenté, ils l’ont fait parce qu’ils ont senti votre peur… vous avez peur des pétards ou des objets bruyants en général ? » En posant cette question, il était retourné à sa lecture, cette fois dans le bon sens. « Qu’est-ce que vous prendrez ? » S’enquit presque immédiatement Ares qui avait posé cette question de façon naturelle, comme s’il n’essayait pas entre deux phrases de satisfaire sa curiosité.


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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Mer 7 Oct 2020 - 18:06 )
Aileen non plus n’avait pas cherché à surenchérir sur le sujet de leur altercation passée ; elle ne savait pas si elle avait eu tort ou raison d’agir comme elle l’avait fait toutefois elle savait pertinemment que si c’était à refaire, elle se comporterait exactement de la même manière. Un rien suffisait à la terrifier et l’obliger à prendre ses jambes à son cou pour ne pas revivre ce qu’elle avait traversé autrefois. Certes, personne n’était dans sa tête pour deviner ce qu’elle avait vécu et à quel point elle était brisée de l’intérieur en réalité néanmoins elle se fichait de ce que les autres pensaient. Sa seule survie comptait, rien de plus, et si pour cela, elle devait frapper encore, elle n’hésiterait pas. Peu importait si ses réactions étaient extrêmes et exagérée puisqu’à ses yeux, c’était amplement justifiée… On pouvait la traiter de folle, ça ne la motiverait pas à changer pour autant. Elle avait peur du monde dans lequel elle vivait, elle en était tétanisée et tout ce qu’elle faisait, c’était simplement pour se protéger. Elle était peut-être désolée envers cet homme de l’avoir cogné s’il n’avait réellement pas de mauvaises intentions cependant elle ne s’excuserait pas d’être méfiante et d’avoir juste voulu se défendre. Elle avait cru qu’on essayait de l’attaquer une nouvelle fois, elle avait senti son cœur s’affoler et frôler la crise cardiaque à cause de toute l’angoisse qui l’avait accaparée. Aujourd’hui encore, elle n’était pas cent pourcents tranquilles, elle ne l’était jamais et son esprit était à l’affut du moindre bruit, du moindre geste, comme toujours. Voilà comment Aileen menait sa vie depuis cinq ans à présent, elle était prisonnière d’elle-même et de ses souvenirs qu’elle n’était pas capable d’effacer de sa mémoire. C’était douloureux, ça la dévorait tout entière et ça la brisait toujours un peu plus chaque jour.

Haussant les épaules, la jeune femme n’avait pas répondu à sa remarque puis l’avait laissé s’éloigner avant de se résigner, après maintes et maintes réflexions, à le rejoindre à son tour. Elle avait voulu se donner un air confiant, plus pour elle-même que pour les autres en vérité, et c’était la raison pour laquelle ses pas s’étaient faits plus assurés. Elle avait l’impression que si elle n’agissait pas ainsi, elle n’aurait pas été capable de suivre cet inconnu dont elle ne connaissait pas grand-chose mis à part qu’il était bizarre. Moins louche, mais bizarre quand même. « Je vais faire comme si je vous croyais. » Hochant la tête sur ses propos, elle s’était enfin installée à table avant de s’emparer de la carte à son tour sans trouver son bonheur. Elle ne prendrait certainement rien de très original. « Parce que je vous croise souvent. » Et que ça aussi, selon elle, c’était louche. Si l’homme face à lui essayait de détendre l’atmosphère en plaisantant, la blonde ne s’en amusait pas vraiment parce qu’une part d’elle avait perdu cette joie de vivre, parce qu’elle restait sur ses gardes et qu’elle n’était pas encore prête de rire en présence d’un étranger. « C’est vraiment tout ? » Les yeux plissés, elle l’observait avec suspicion comme si cela lui permettrait de lire au travers de ses expressions et voir si son vis-à-vis lui disait la vérité. Et à sa question suivante, Aileen s’était contentée de détourner le regard sur le menu, la trouvant soudainement intéressante ; elle n’avait aucune envie de se lancer sur ce terrain puis de parler d’elle… Son interlocuteur pouvait jouer au psychologue avec d’autres s’il le désirait, mais pas avec elle. Elle ne lui donnerait aucune information. « Je pense que je vais prendre un cappuccino. » Autant rester dans la banalité. « Et vous ? » C’était plus un effort pour sociabiliser, comme un combat qu’elle faisait elle-même, plutôt que l’envie réelle de lui retourner la question. Refermant la carte, ses yeux avaient vaqué discrètement autour d’elle afin d’observer les alentours, repérant déjà une route où fuir si quelque chose se passait… Elle devrait s’excuser envers son vis-à-vis parce qu’elle n’était certainement pas la meilleure compagnie qu’il soit hors après tout, il était celui qui avait lancé l’invitation, pourquoi s’en soucierait-elle ?


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Ares Staçion10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: All the devils are here || Ft. Ares ( le Mer 7 Oct 2020 - 19:02 )
Qu’elle y croit ou pas à son explication, il s’en fichait (faux), tant qu’elle ne posait pas plus de question. Dans un coin de sa tête, Ares notait déjà d’être plus prudent la prochaine fois qu’il opterait pour la nonchalance. Il vérifierait que la carte qu’il tient entre les mains soit dans le bon. Peu importe, pour le jeune homme c’était déjà une petite victoire de la voir s’installer face à lui. Même s’il se doutait que sa technique ne la ferait pas forcément fuir – parce qu’après tout il lui avait laissé le choix et pouvait tout simplement tourner les talons – une part de lui s’était attendu à quelque chose de plus imprévisible venant de la jolie blonde. D’une main distraite, il replaça ses lunettes sur ses yeux comme pour ajouter un certain détachement à son comportement qui n’en avait même pas besoin. Avec légèreté, le brun répondit à sa question avec pour commencer une dose d’humour qui ne prit pas. Peut-être n’avait-elle pas compris sa blague ? Il aurait été plus que ravi de lui expliquer ce qu’il entendait par sa réponse initiale, mais l’énergie que cela lui demandait… Dans un soupir, il préféra reprendre son sérieux. Comme à chaque fois qu’il engageait la conversation avec les gens, Ares se mettait à noter chaque petit détail mentalement. Il savait déjà qu’une fois qu’ils auraient chacun repris leur route, il se mettrait à décortiquer méthodiquement chaque parole, chaque geste, chaque respiration qu’il aurait pu apercevoir, dans les moindres détails. Là où certains verraient une forme de folie, lui voyait là une habitude qui lui permettait de mieux comprendre les gens. C’était comme ça qu’il avait pu rétablir une communication quasi inexistante avec son père, après le départ de sa mère. Ces années obligées à marcher sur des œufs, avait appris à Ares la patience nécessaire pour obtenir les réponses qu’il estimait être en droit d’obtenir. Concernant sa mère, il savait que le moment n’était pas encore venu. Presque trois décennies, et ce n’était toujours pas le moment d’évoquer sa génitrice auprès de son patriarche qui présentait encore que ses enfants étaient nés par le Saint Esprit. Ils n’avaient pas de mère. Ni Déva, ni lui. Ils étaient arrivés jusqu’à lui comme par magie.

L’air plus sérieux, Ares retira ses lunettes de l’arrête de son nez en s’aidant du bout de ses doigts. Le visage à découvert, il la vit le dévisager et si ça pouvait lui inspirer un semblant de confiance alors qu’elle le fasse. Les sourcils à peine froncés, il laissa son regard ses perdre dans le regard bleuté de la jeune femme tandis qu’il se rapprocha de quelques centimètres en se penchant sur la table. Il ne cherchait pas à réduire la distance entre eux, juste à capter pleinement son attention en les enfermant dans cette petite bulle de tranquillité, toujours avec la possibilité pour elle de mettre fin à tout à tout moment. Elle n’avait qu’à se lever pour ne plus avoir à faire à elle. Et le jeu – aussi curieux soit-il – qui s’installait doucement entre eux, pouvait s’arrêter avant même d’avoir débuté. « C’est vraiment tout. » Affirma Ares d’une voix à la fois douce et ferme. Un mince sourire au coin des lèvres qui se voulait rassurant, il se remis dans sa position initiale. Lunettes à nouveau sur le nez, il reporta son attention sur la carte qu’il n’avait toujours pas lu malgré les longues minutes qui s’étaient écoulées. Du coin de l’œil, il l’observa et remarqua qu’elle avait esquivé sa première question en répondant à la seconde. Un classique. « Intéressant. » Commenta Ares. Peut-être qu’il disait ça pour la question qu’elle avait sautée, ou son choix de boisson chaude. A ce stade, qui savait. Il n’eut pas le temps de prononcer sa commande à sa locutrice qu’un serveur s’était déjà approché d’eux pour prendre leur commande. Il n’avait toujours pas lu la carte, alors il opta pour la facilité. « Deux cappuccinnos s’il vous plait. » Sans chichis, il donna ce satané menu au serveur qui tourna très vite les talons. Pendant de longues secondes, il l’observa s’éloigner de la table avant de reprendre. « Vous n’aviez pas l’air enchanté de me voir, quand vous vous êtes rendus compte que c’était à mes pieds que vous étiez tombée. » Commença Ares. « Ce que je comprends tout à fait. » Renchérit le psychologue, ne lui laissant même pas le temps de commenter encore une fois sur le fait qu’il était bizarre et ainsi de suite. « Et vous êtes là. » D’un petit geste de la main, il désigna l’endroit où elle était précisément assise. « Je ne vois que trois possibilités. La première, vous aviez également soif parce qu’après une telle course, il faut s’hydrater. » Le coude appuyé sur la table, il leva en l’air son index. « La deuxième, vous vous en voulez de notre dernière rencontre et vous vous voulez vous faire pardonner. » Il y croyait moyen, mais pourquoi pas après tout. Il leva son majeur, ses deux doigts étaient levés à présent. « La troisième, vous avez quelque chose à vous prouver. Mais quoi ? » Son annulaire se leva pour imager les trois propositions. « Laquelle des trois, Aileen ? » Il avait utilisé son prénom exprès, afin de bien capter son attention. Il s’adressait directement à elle, la ramenant dans cette bulle. Un mince sourire au coin des lèvres, il agitait les doigts l’air d’attendre une réponse de sa part.


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