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- together at home | ft Clelia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Résidences
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Tian GrimaldiLa jeunesse dorée et éclatante
Tian Grimaldi
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Sujet: together at home | ft Clelia ( le Mer 21 Oct 2020 - 16:26 )


Ça t'arrivait encore aujourd'hui. L'impression d'être observé, suivi, presque traqué. Ça t'avait poursuivi au travail, t’avais été mal à l'aise sur ta chaise pendant plusieurs heures. Pourtant dès que tu te levais le regard, personne ne croisait le tien. Quand tu te promenais dans les longues rangées de livres pour ranger les bouquins que t'avais en mains, tu ne voyais personne. Tu ne voyais jamais personne et en même temps tu ne savais pas vraiment à quoi t'attendre dès que tu te retournais. Croiser le regard de quelqu'un, avoir une personne dans ton dos avec les yeux fixés sur toi... tu ne savais pas vraiment. Comme là, actuellement. Tu venais de t'arrêter au milieu du trottoir, au milieu du passage et de la petite foule qui vivait. Tu t’étais arrêté net, le visage directement tourné derrière toi. Et... il y avait rien. Ni personne. Enfin il y avait du monde qui allait et venait mais personne qui semblait se concentrer sur toi. Certains te regardaient, les sourcils froncés en frôlant ton épaule parce que t’étais sur le passage mais sinon... chacun faisait sa vie. Chacun avançait, le regard droit devant ou sur son téléphone. Chacun avançait, les yeux allant et venant vers la personne avec qui ils discutaient. Mais personne ne s'arrêtait sur toi. Et t'avais beau chercher, faire tourner ton regard, te perdre sur ces silhouettes dansantes, tu ne voyais rien. Tu ne voyais personne.
Et comme à chaque fois tu ne savais vraiment pas quoi faire de tout ça. De cette impression, de cette situation. Ça te faisait peur d'avoir peur. Ça te faisait paniquer d'avoir peur. Ça te faisait songer à des choses bien trop créatives pour l'heure qu'il était. Ça te faisait penser à trop de choses.
Mais surtout t'avais peur de perdre la tête. De devenir complètement dingue. De perdre ta raison à chaque pas que tu faisais.

Tu déglutis difficilement, soufflant bruyamment avant de te mordre la lèvre, soucieux. Tu regardais les gens autour de toi. Tu regardais devant toi. Tu essayais de repérer des visages familiers, des silhouettes que tu aurais déjà pu croiser. Mais rien. Comme toujours. Imaginais-tu tout ça ? Perdais-tu vraiment la tête ? Tu te pinças les lèvres, les épaules basses. C'était étrange, comme sensation. Etrange à ressentir, étrange à expliquer. Le peu de fois où t'avais essayé, on t'avait remballé. Tu te faisais des idées. Un regard au-dessus de ton épaule et tu te demandais si c'était ça, la solution. Si c'était juste une idée que tu t'étais faite. Pour quoi ? T'en savais rien. Ca devait être inconscient. Ton esprit qui se jouait de toi, de ta peur d'être suivi. Ou alors quelqu'un se moquait de toi. Mais pourquoi aussi longtemps ? Les blagues les plus courtes sont les meilleurs non ? Et là, ça avait déjà trop duré pour toi. Tu croisas le regard d'un homme un peu plus loin et ton souffle se coupa. Tu restas inerte. Plus il avançait, plus tu paniquais. Tu fermas les yeux quand il fut devant toi et... rien. Quand tu les rouvris il était déjà passé, ne t'ayant même pas prêté attention. Est-ce que tu perdais la tête ?
Tu repris ton chemin après quelques minutes, la respiration sifflante, tes prunelles captant toujours rien ni personne. Tu te fixais alors pour objectif d'avancer le plus vite possible. Ce que tu fis. Les mains dans les poches, tu accéléras, voulant arriver plus vite chez ta sœur. Savoir que tu allais passer du temps avec elle t'apaisais. Et lorsque tu arrivas, tu toquas doucement, patientant en silence, observant derrière toi comme une biche poursuivie. Tu sursautas quelque peu quand la porte s'ouvrit, faisant subitement face à ta sœur. Un sourire vint directement se poser sur tes lèvres. « Je suis enfin là », que tu dis dans un léger rire, jetant un dernier regard derrière toi. Tu ne patientas pas plus longtemps, te faufilant presque discrètement contre elle pour l'encercler de tes bras. « Tu m'as manqué », ton sourire se fit plus doux, un peu amusé aussi. « Tu vas bien ? »
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Clelia Grimaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Clelia Grimaldi
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Sujet: Re: together at home | ft Clelia ( le Ven 23 Oct 2020 - 10:41 )


Journée bien plus compliquée que prévu pour Clelia. Pourtant, tout roulait bien ce matin-là, jusqu'au début d'après-midi, juste avant l'arrivée d'un client riche et important à l'hôtel, qui devait débarquer pour dix jours avec toute sa famille. Un client régulier, qui séjournait souvent dans l'hôtel de la brune, et surtout un client exigeant. Très exigeant, qui ne laissait rien passer. Caprice de riche. En tout cas, à chaque fois qu'il venait, la Grimaldi veillait à ce que tout soit impeccable et selon les attentes envoyées à chaque fois par son habitué. Sauf qu'aujourd'hui, elle se rendit compte lors de sa dernière inspection de la chambre qu'il manquait les fleurs. Les fleurs préférées de son client. Catastrophe, car même s'il y avait tout le reste, des bonbons pour les enfants au peignoir en soie, le manque des fleurs n’allait pas plaire. Alors que la satisfaction des clients était la priorité de chacun dans l'hôtel, surtout pour un aussi exigeant et pénible que celui qui arrivait, si bien que cet oubli constaté, Clelia se mit en quête pour résoudre cela. Un appel à la gouvernante, en charge des femmes de chambres et de la mise en place de celles-ci, lui apprit qu'ils n'avaient pas de lys en réserve, d'où le manque. Une nouvelle qui agaça l'hôtelière qui somma celle-ci de résoudre ça, quitte à aller elle-même acheter des lys au fleuriste, mais le client ne devait pas pénétrer dans la chambre avant que le bouquet soit disposé en évidence sur la table basse du salon. Elle ne voulait pas de vagues pour une histoire, presque stupide, de fleurs. Et puis elle avait d'autres choses à gérer que cela.
Un véritable branlebas de combat, une vraie chasse aux lys s'organisa, faisant presque naître des cheveux blancs à la brune, tant ce fut compliqué de trouver des lys... Et ce n'est qu'au dernier moment, alors que la famille se trouvait dans l'ascenseur que les fleurs arrivèrent, faisant soupirer de soulagement Clelia, alors qu'elle s'éclipsait en compagnie de la gouvernante, avec qui elle échangea quelques instants avant de retourner dans son bureau, régler encore quelques affaires.

Une fois tout cela fait, la Grimaldi décida de s'accorder le reste de sa journée. Normalement, elle ne faisait jamais cela, ou alors extrêmement rarement, mais là, elle en ressentait le besoin. Toute cette histoire avait vidé son énergie. Et puis, ce soir-là, elle recevait son petit frère, Tian, chez elle, pour une soirée entre frère et soeur, alors rentrer plus tôt ne serait pas du luxe. Ça lui permettrait notamment de cuisiner, de faire quelques courses, et surtout de ne pas avoir courir, ou à commander. Que pouvait-on demander de mieux ? A cet instant, rien pour Clelia, qui retrouva son chez elle avec plaisir et soulagement, après un rapide passage à l'épicerie du coin de sa rue. Elle avait eu l'idée de faire de la tapenade d'olives noires pour l'apéritif, ainsi qu'un bon plat de lasagnes végétariennes maison pour ce soir. Voilà qui plairait bien à son frère. Et pour l'occasion, elle sortirait une bouteille de vin de sa cave, un bon cru bien évidemment. Quant au dessert, de la panna cotta maison. Simple, rapide et efficace.
Clelia enfournait à peine le plat de lasagnes quand la sonnette de sa porte d'entrée retentit, faisant naître un petit sourire sur ses lèvres. Enlevant rapidement son tablier, donnant au passage un coup sur sa robe, elle alla ouvrir à Tian, qui à peine la porte ouverte, la fait doucement rire. Il avait souvent ce don sur elle.

- Enfin oui !

S'exclama-t-elle sur le ton de la plaisanterie, tout en enlaçant son petit frère et en le serrant contre elle durant quelques instants. Un moment apaisant après une si longue journée.

- Toi aussi tu m'as manqué petit frère ! Il va falloir qu'on se voit plus souvent pour remédier à cela !

Dit-elle en le serrant toujours contre elle, sincère. Son frère lui manquait, et elle ne le voyait pas assez à son goût, bien qu'ils se voyaient de manière régulière quand même. Doucement, l'indo-pakistanaise finit par le relâcher, souriante, avant de le détailler du regard.

- Un peu fatiguée, journée bien plus compliquée que prévue, mais ravie de te voir et de passer cette soirée avec toi ! Et toi alors, comment tu vas ?

Demanda-t-elle en verrouillant la porte d'entrée de son duplex, avant de guider son frère jusqu'au salon, le prenant au passage par le bras, qu'elle serra doucement.
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Sujet: Re: together at home | ft Clelia ( le Lun 2 Nov 2020 - 17:40 )


T'étais toujours attentif à ce qu'il se passait autour de toi. Tu l'étais de plus en plus. Avant tu faisais pas trop attention, tu laissais ton regard flotter dans l'air mais tu retenais pas grand chose. Tu retenais pas les détails qu'il y avait autour de toi, les visages, les silhouettes, les ombres, les formes. Tu retenais à peine les couleurs, certains points, certains aspects. T'étais un peu comme tout le monde, avant. Tu faisais juste attention où tu mettais les pieds. Tu faisais juste attention quand tu traversais la rue. Depuis quelques temps cependant, tu faisais attention à tout. A ce que tu faisais, où tu allais, comment... tu prenais en compte les personnes autour de toi, t'essayais de retenir leurs visages, de lire leurs expressions. Tu tentais parfois de croiser leurs regards. Tu faisais attention. Bien trop attention. Mais tu finissais par détourner le regard, la peur au ventre, l'estomac noué et ton cœur tambourinait bien trop vite et bien trop fort. Tu voyais chaque inconnu comme un potentiel danger et t'avais du mal à te défaire de l'idée qu'on voulait te faire du mal d'une manière ou d'une autre.
Et il y avait des jours où ça allait, tu ressentais cette peur mais elle n'était qu'un chuchotement dans ton esprit, un frôlement contre ta peau. Elle était présente mais éloignée, muette, patiente. Comme si elle attendait. Et il y avait des jours où t'étais presque angoissé de sortir de chez toi. Parce que tu te demandais ce qui allait arriver aujourd'hui, si t'allais sentir ce regard sur toi encore, si t'allais croiser quelqu'un, découvrir quelqu'un. Tu te demandais si ça allait empirer. Tu te demandais si t'avais perdu la raison, si tu l'avais pas laissé quelque part. Tu la cherchais mais tu ne savais pas où elle était. Tu pensais que tu perdais la tête et en même temps tu savais que c'était pas le cas.

Passer la soirée avec ta sœur allait te détendre. Ca allait te permettre de penser à autre chose. Un léger sourire aux lèvres, tu restas contre elle, te sentant soudainement en sécurité et rassuré. Comme si elle était ta barrière protectrice contre les autres, le mal, les maux. « Il faudrait oui », que tu dis dans un rire léger. Vous devriez peut-être vous faire un planning, quelque chose, pour vous plus souvent. Reculant ton visage, tu la regardais, le coin des lèvres grandement levé, la gardant contre toi, calant brièvement ta tête sur son épaule. Tu la relâchas finalement, le regard directement sur elle. « Oh ? Plus compliquée ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? », tu penchas quelque peu le visage sur le côté, curieux, soucieux aussi. Si sa journée avait été trop difficile elle devrait se reposer. « Je vais... », tu fis un vague mouvement de mains et d'épaules. « Je vais bien. Un peu fatigué aussi », c'était une sorte d'état second. D'ailleurs tu maudissais la vie adulte rien que pour ça. Tu te souvenais pas avoir senti autant de fatigue quand t'étais petit. Tu te souvenais pas qu'on avait dit que ce serait aussi épuisant, de grandir. Allant au salon avec elle, tu serras son bras. « Raconte-moi ta journée », que tu dis en t'installant sur le canapé, la faisant s'asseoir avec toi. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je dois aller taper des gens ? », tu fronças les sourcils, la moue mécontente et tu plissas le nez – t'étais tout sauf effrayant, tu ressemblais plus à un chiot qui tentait d'effrayer un lion mais l'espoir faisait vivre. « Ce sont les clients qui t'embêtent ? Ou un employé qui pose problème ? », tes doigts s'amusèrent un instant avec les siens alors que tu remontais ton regard vers le sien.
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Sujet: Re: together at home | ft Clelia ( le )
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