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- Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Calliope McKinneyLe vin est un puissant lubrifiant social
Calliope McKinney
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Sujet: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Mar 27 Oct 2020 - 17:15 )
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Satine & Bonnie



Le regard rivé sur le miroir de sa salle de bain, Calliope scrutait la moindre imperfection de son visage, sublimé par le maquillage qu’elle venait d’administrer précautionneusement sur sa peau.  Rien ne serait laissé au hasard, ce matin. Si elle était dotée d’un charme et d’une classe toute naturelle, elle était également en mesure de faire disparaître ses 45 bougies d’un claquement de doigts. On ne lui avait sans cesse répété : elle avait de l’or dans les mains. En tant que costumière, bien sûr, mais pas que. Un doigté comme on en fait plus. Du moins aimait-elle à le penser. Avec les années et l’expérience, elle se permettait souvent de débarquer sur son lieu de travail sans être particulièrement apprêtée. Elle n’avait plus besoin de faire ses preuves depuis longtemps. Seulement aujourd’hui, l’aspect professionnel de la chose était le cadet de ses soucis. Si elle s’était levée une heure plus tôt que d’habitude, ce n’était pas pour impressionner ses subordonnés et ses collègues. C’était pour elle. Pour lui faire regretter amèrement d’avoir joué comme elle l’avait fait samedi soir. De lui avoir littéralement gâché un week-end qui s’annonçait, à l’origine, des plus charmants. Oui. Le sentiment derrière tout ça n’était pas très gracieux, il fallait bien le reconnaître. Mais elle n’en avait cure : cela faisait quarante-huit heures qu’elle y pensait sans cesse, et elle ne comptait pas y aller de main morte. Robe d’un bleu assorti à ses yeux, suffisamment courte pour que ses jambes soient pleinement mises en valeur, collée à ses courbes, décolleté plongeant, talons… Oui, en se regardant une dernière fois, un sourire satisfait venait déformer sa mâchoire. Même elle se serait sautée dessus, si elle s’était croisée dans les couloirs !

Elle les voyait, ces quelques regards en coin de ceux qui la croisaient ce matin. Tant mieux. C’est qu’elle avait fait du bon boulot. Avec toute l’assurance d’une femme en colère et rongée par la jalousie, elle se dirigea dans son antre, le seul endroit dans lequel elle pouvait laisser exprimer toute sa fureur et faire passer cela pour un élan de créativité. Elle n’était pas souvent en proie à une crise de possessivité, pour deux raisons : la première, liée à son caractère, était qu’elle ne voyait pas souvent le mal, dans les faits et gestes de ses congénères. Il fallait vraiment que la situation soit outrancière pour qu’elle y prête attention. Ce qui s’était produit samedi. La deuxième… Eh bien, tenait au fait qu’elle avait bien conscience d’être mal placée pour donner une leçon à sa maîtresse, alors qu’elle-même était mariée et donc constamment en faute vis-à-vis de Satine, ou même d’Adrian. Elle savait que son amie de toujours voyait d’autres personnes, et même si ça ne lui plaisait pas, elle se gardait bien d’en faire la moindre réflexion. Elle se raisonnait à ce sujet, se disant même parfois qu’avec un peu de chance, Satine trouverait elle aussi le bonheur dans les bras d’un autre. Parce qu’elle l’aimait suffisamment fort pour le lui souhaiter. Seulement… Tant qu’elle ne voyait rien, ce discours-là était facile à adopter. Ne l’engageait pas vraiment. Samedi, elle avait eu l’occasion à la fois de la voir à l’œuvre avec un autre, mais aussi de ressentir cette peur au creux de ses entrailles. Celle de se voir distanciée, celle de n’être bientôt qu’un mauvais souvenir, celle de la perdre. Et ça… C’était inconcevable. Voilà pourquoi, de façon bien puérile elle le savait, elle souhaitait lui montrer aujourd’hui ce qu’elle risquait à son tour de perdre.

« Non, ça ne va pas.» Catégorique, froide, Calliope commençait à perdre patience. Un peu plus, et elle aurait pu se mettre à insulter toute son équipe dans sa langue natale. Deux heures qu’elle attendait qu’elle pointe le bout de son nez, et jusque-là pas une trace de Satine. Tout ce temps perdu pour rien. « Cette couleur est trop fade. Et je ne parle même pas des finitions, un travail d’amateur !» Soupir. Il fallait vraiment tout leur apprendre. De quelques gestes rapides mais précis, accompagnés d’explications sommaires, Bonnie tentait de montrer la voie au costumier, quand elle remarqua du coin de l’œil que celle qu’elle avait attendue une bonne partie de la matinée daignait enfin se mélanger au commun des mortels. Pas trop tôt. « Et plutôt que de plonger votre nez entre mes seins, concentrez-vous bordel !» L’assistant vira presque bordeaux, piqué à vif. Il l’avait bien cherché et lui avait donné malgré lui l’opportunité parfaite d’éveiller l’attention de la brune. Sa petite inspection générale touchant à sa fin, elle n’avait plus aucune raison de rester à cet étage. Elle s’embarqua alors dans les couloirs, frôlant ainsi stratégiquement l’être qui déchaînait tant de passion et de sentiments en elle. « Satine.» Presque sans un regard, elle la saluait de la façon la plus indifférente possible. Dieu sait qu’elle aurait eu envie de se jeter sur elle, mais un seul objectif régnait : l’attirer dans ses filets, la faire miroiter ce corps qu’elle n’obtiendrait pas. Pas aujourd’hui. Lui faire comprendre qu’elle aussi, pouvait jouer au chat et à la souris. Elle dépassa sa silhouette, accentua légèrement son déhanché, puis entra dans l’ascenseur, sans même réellement savoir où elle allait. Ça n’avait plus la moindre importance.



Calliope → « uc
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Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Mer 28 Oct 2020 - 11:08 )

Frustration indécente. Saveur d'insolence.
CALLIOPE & SATINE

Tu n'as pas vu ces deux jours passés. Deux jours durant lesquels tu t'es activée à faire passer la frustration qu'Adrian avait laissé. Comme une marque au fer rouge à l'intérieur de tes entrailles. Tu l'as maudit alors qu'il t'a laissé attachée sur la table de ta cuisine. Même s'il a desserré tes liens avant de s'éclipser. Tu l'as maudit pour l'insolence de l'acte qui a déchiré ton corps en deux sans le combler tout entier. Il te balancerait sûrement que tu avais été largement comblée durant la nuit. Tu soupires. Et après son départ tu t'es dis que tu allais voir, pour une quelconque raison, débouler la furie Calliope, aussi énervée que lui. Mais la belle blonde n'a pas montré le bout de son nez. Pas de message non plus pour voir comment tu allais. Elle a du être occupée par son mari, brûlant d'envie d'effacer au creux des reins de sa femme le désir qu'il avait eu pour toi. Alors tu les maudits tous les deux de trop les aimer, de trop les désirer. De ne pas pouvoir les avoir avec toi en même temps. De ne pas pouvoir abuser de tes mains sur leurs corps, de tes lèvres sur leurs bouches, en te foutant de tout le reste et surtout des codes de l'éthique du mariage. Cela te rend folle de devoir attendre qu'ils soient loin l'un de l'autre pour savourer des instants intenses. Ce jeu tu le joues depuis des années et il te brûle comme de l'acide. Et là c'est pire. Tu sais que tu es allée trop loin et tu en paies le prix fort. Mais ils devraient comprendre aussi. Ou tu devrais les laisser t'échapper et vivre ta vie. Mais ta vie sans eux c'est un immense trou vide, froid et noir. Et tu n'y survivrais pas. Alors tu souffres en silence depuis deux jours. Tu souffres dans ton âme, dans ton cœur et dans ton corps que tu as maltraité de toutes les façons possibles et imaginable.

Quand tu as pu te libérer du carcan qu'avait mis en place Adrian, tu as d'abord pleurer, crier, frapper les murs. Laissant son essence couler entre tes seins. Laissant ton jardin secret hurler de ce froid qui s'éternisait en son cœur. Et puis tu es allée te doucher, voulant faire partir son odeur. Odeur qui t'enivrait autant qu'elle te dégoûtait. Non c'est toi au fond qui te dégoûtait pour ce que tu avais fais. Il t'a juste puni de ta traîtrise. De lui avoir montrer ce qu'à ses yeux tu caches. Mais tu voulais leurs faire voir comme ça fait mal, toi qui supportes le spectacle de leur amour immortel depuis toutes ces années. Alors oui tu as joué et tu as perdu, mais au moins ils savent la souffrance que tu endures quand tu les vois si heureux l'un avec l'autre. Et le silence de Calliope est aussi tranchant que si elle était venue te matraquer de sa rage. Alors tu t'es épuisée. Tu ne voulais plus réfléchir, tu ne voulais plus penser. Surtout pas à eux. Tu as donc fais ce que tu sais faire, tu as mis ton corps au service de la musique et de la danse. Une autre jouissance. Et tu as dansé jusqu'à t'écrouler. Les pieds meurtris d'avoir trop tourner, trop sauter. Le ventre sonnant la faim car tu ne l'a nourri que d'eau pour tenir. Le cœur au bord du gouffre à battre au rythme que tu lui as imposé. Mais la tête vide de toutes pensées. Du moins de ta Bonnie et de ton Clyde. Démons ravageurs de ton cœur incendié et de ton âme égarée. Et les heures ont passé, la nuit a suivi le jour et le jour a épousé la nuit. Mardi est arrivé et avec lui le retour à la vie, le boulot. Et le fait de devoir croiser Calliope. Et tu ne peux pas reculer, à part de te faire passer pour malade.

Alors tu prends sur toi, une bonne douche réparatrice, un bon maquillage, une tenue adéquate, un sourire parfait et tout le monde ni verra que du feu. Tout le monde sauf elle, enfin tu l'espères. Tu laisses tes cheveux libres, ton visage fait moins tiré et fatigué de cette façon. Tu prends des couleurs claires pour adoucir tes cernes. Niveau tenue tu hésites, tu hésites tellement que l'heure passe bien plus vite que tu ne l'imagines. Tu vas finir par être en retard. Mais te faire désirer tu aimes aussi. Et si elle désire ta venue, elle t'en voudra moins quand elle te verra. Car tu sais qu'elle t'en veut. Au moins un peu. Tu finis par opter pour une robe style pull, en laine, aux couleurs chatoyantes, une robe que tu ceintures au niveau de la taille. Courte elle arrive à mis cuisse. Un décolleté en V. Elle te fait à la fois vaporeuse et sexy. Les couleurs rehaussant ton tient si pâle malgré le maquillage. Parfait. Tu enfiles une paire de botte par dessus ta paire de bas. Et te voilà prête à affronter tous les affres de cette journée. C'est ce que tu te dis une fois sortie de chez toi, durant tout le trajet qui te mène au théâtre et même en entrant dans celui ci.

Tu files directement à l'atelier costume. Impatiente de voir ta Calliope, parce qu'ici elle est à toi. Même si vous restez discrète, tu peux la câliner quand vous vous retrouvez seule. Et rien que d'y penser le feu du désir vient caresser ton être. C'est d'abord sa voix qui t'interpelle, avant que se ne soit sa silhouette. Tu en banderais tellement elle est insolente dans cette robe qui met ses jambes en valeur. Tout comme sa poitrine. Et il semble que même son assistant soit pris sur le fait de lorgner plus sur ses seins que sur son travail. Sa réaction te fait sourire mais tu ne dis mots. Tu sens juste la chaleur se faire plus intense au creux de ta féminité. S'il n'y avait personne tu l'aurais coller et tes mains auraient remonté sur ses collants pour venir se perdre sur son satin au creux de son bouton de rose. Et puis ta blonde sort, tornade qui s'évapore en venant t'effleurer et en déposant, sans te laisser le loisir d'en profiter, les effluves de ton parfum. Rebelle et sauvage. Exquise et troublante. Pas de geste de tendresse rien. Juste ton prénom. « Bonjour Calliope. » Et tu la suis du regard alors qu'elle ose te provoquer de son déhanché qui ferait damner tous les saints de la terre. Tu t'en mords les lèvres. Comme tu la veux. Comme tu l'aimes. Comme elle te rend dingue. Puis tu lui emboîtes le pas vu qu'elle se dirige vers l’ascenseur. L'ascenseur espace clos qui va te permettre de la frôler avec plus d'insolence et d'indécence. Tu bloques la porte, juste à temps, d'un geste lent et sensuel. « Tu montes, cela tombe bien moi aussi. » A vrai dire tu te moques de l'étage où elle va. Pour le moment ta préoccupation c'est Calliope, ta belle blonde. « Quelque chose ne va pas. Tu avais l'air en rage avec ton équipe. Ils ont faits des bêtises. » Tu la regardes, essayant de voir ce qu'elle pense, si elle aussi éprouve cette jalousie donc son mari t'a gentiment gratifier dimanche matin au saut du lit. Comment était-il lors de son retour au domicile conjugal ? A t-elle eu des doutes ? Est ce qu'il lui a fait l'amour sans la laisser prendre une pause ? La brûlant de toute part de l'indécence de votre acte ? Comme tu aimerais savoir. Comme tu aimerais le lire dans son beau regard. La porte se ferme, vous laissant face à face. Tu passes délicatement ta main contre son visage. Tu crèves d'envie de lui voler un baiser. D'unir sa bouche à la tienne. De coller son corps au tien. De la brûler de ton envie dévorante. « Ton dimanche c'est bien passé ? Tu t'es bien reposée ? » L'ascenseur ne mettra pas des plombes pour monter, du coup vous avez peu de temps. Quoi que tu peux toujours le bloquer. Cette idée pourrait être plaisante. Et tu t'approches un peu plus pour qu'elle sente ton souffle sur sa peau. Pour lui donner envie de venir de le voler et de le faire rouler contre sa langue. Si elle savait combien tu la désires c'est même douloureux tellement c'est puissant.  


(fiche) vmicorum. / (ava) Bambi eyes & praimfaya


bonnie clyde
L'irrésistible envie. L'amour interdit. La passion dévorante. La douleur indécente. L'insolence du désir. 

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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Mer 28 Oct 2020 - 15:37 )
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Satine & Bonnie



Qu’elle aurait aimé ne rien ressentir, éteindre une bonne fois pour toute ses sentiments. Bordel, pourquoi n’existait-il pas un bouton pour ça ?! Une manière simple et rigoureuse d’en finir une fois pour toute avec ce mal qui la ronge depuis tant d’années. Ce samedi soir-là, elle l’aurait utilisé à bon escient, croyez-moi. Lorsqu’elle était arrivée chez elle, main dans la main avec Adrian, elle était relativement sereine. Pas complètement, bien sûr, chaque moment passé à trois étant toujours assez stressant pour la jolie blonde. Mais elle ne s’était pas imaginée pour autant qu’elle subirait ce repas. Qu’elle éprouverait cette douloureuse sensation au creux de son estomac. Que de la voir, elle, avec un autre… Lui ferait autant de mal. Empathique, terriblement attentionnée, et loin d’être idiote, elle savait pertinemment que ce n’était qu’un juste retour des choses. Que Satine subissait bien pire, depuis une dizaine d’années. Qu’elle n’était que très mal placée pour lui faire une scène. Mais elle n’arrivait pas à contrôler cette jalousie qui lui bouffait littéralement les entrailles. C’était une chose de l’imaginer se donner à d’autres, c’en était une bien plus difficile de devenir témoin. De rentrer chez elle, de se torturer, les yeux fermés dans son lit, à se représenter la nuit qu’elle allait passer dans les bras d’un autre. Elle aurait pu se venger en utilisant Adrian, en faisant elle aussi l’amour tout le week-end. Elle n’avait cependant pu s’y résoudre. C’était rare, qu’ils passent plusieurs jours sans goûter au délice de leurs corps respectifs. Preuve, s’il en fallait encore une, que Satine n’était pas seulement un objet de désir pour elle. Elle représentait infiniment plus que cela. Et qu’elle aurait aimé le lui dire, le lui murmurer à l’oreille, la supplier de ne pas la laisser, de ne pas l’abandonner au profit d’un autre. Qu’elle aurait aimé faire tout cela et bien plus encore. Mais alors, n’aurait-elle pas été un monstre d’égoïsme ?

A ruminer pendant deux jours, à laisser quelques larmes de rage couler sous la douche, à subir l’abstinence - Dieu soit loué Adrian n’avait rien réclamé ! - elle avait préparé un plan machiavélique pour son retour au théâtre. Deux solutions s’offraient à elle : passer l’éponge, ou bien lui faire comprendre qu’elle avait été blessée. La première aurait été tellement plus raisonnable. Elle aurait aimé avoir la force morale de la choisir, mais c’était peine perdue. La jalousie était décidément un bien vilain défaut. Pourrissant une âme déjà assez noire de péchés. Elle ne comptait pas lui faire une grande scène et laisser parler sa colère, non, ça n’était pas son genre. Elle préférait lui faire payer son attitude en lui montrant tout ce qu’elle risquait de perdre à se pavaner avec le premier mâle en rut du coin. Elle n’avait peut-être pas une épée de quinze centimètres entre les jambes, ni même le corps d’une vingtenaire, mais elle avait bien d’autres atouts pour elle. Et elle allait lui rafraîchir la mémoire comme il se doit. Pomponnée et habillée comme si elle allait assister à une entrevue d’envergure, Calliope était arrivée au théâtre avec la ferme intention de lui en mettre plein la vue. De la faire ramper, saliver, supplier de la laisser la toucher. A mesure que les minutes s’écoulaient, l’impatience se faisait grandissante, et avec elle une dose de frustration rarement égalée. Elle qui d’ordinaire savait faire preuve de bienveillance se montrait presque odieuse avec ses assistants. Il faut dire qu’ils ne lui rendaient pas la tâche facile non plus, à saboter son œuvre. Quand, enfin, la brune apparut, Bonnie ne tarda pas à la rejoindre dans le couloir, la frôler sans lui accorder un regard, la dépasser et la provoquer avec toute la sensualité dont elle était capable d’affubler sa démarche. L’étau se resserre. Elle accélère, et parvient à la rejoindre juste à temps à l’ascenseur. Bingo. Cal la connaît si bien, cette flamme au fond de ses yeux. Elle a réussi son pari. « Cela serait bête de ne pas profiter du voyage, en effet.» Du voyage, de la vue… Et quelle vue. Si un peu plus tôt, trop focalisée par son désir de vengeance, la costumière n’avait pas prêté grande attention aux courbes de sa meilleure amie, elle avait tout le loisir de la contempler, là, dans cet ascenseur étriqué. Cette robe qui lui va à merveille ne lui donnait envie que d’une chose : trouver une pièce rien que pour elles deux. Callie détourne finalement son regard, ne sentant que trop que ses pensées vont finir par être affichées en gras sur son front. Heureusement, Satine lui donne l’occasion de rebondir sur un sujet bien loin des frivolités qui envahissent son esprit. « Ils ont décidé d’être incompétents le seul jour où il ne fallait pas me chercher !» Des abrutis, en d’autres termes. Ou bien n’étaient-ils que les victimes collatérales de sa mauvaise humeur ?

La porte fermée, elle contient ce qui pourrait être assimilé à des tremblements, tant il est difficile pour elle de résister à la tentation de ses lèvres qui l’appellent. Sa main contre sa joue est à la fois brûlure et remède et que dire de la question qu’elle ose lui poser ? Le culot, à son état le plus pur. Tant et si bien que Callie se met à rire, en levant les yeux vers le plafond. Non, son dimanche avait été abominable, tout comme son lundi. Et c’était de sa faute. N’y tenant plus, la blonde vient poser ses mains sur les hanches de sa partenaire, pour mieux pouvoir la plaquer délicatement contre la paroi de l’ascenseur. Il lui reste quoi ? Trente secondes pour lui donner envie d’elle ? Soit. « Oh oui, j’ai eu tout le loisir de me reposer. Je n’ai pas baisé tout le week-end, moi. Pas baisé tout court, pour ta gouverne. Heureuse ?! » Ses yeux turquoises plongés dans les siens, Calliope était à deux doigts de se saisir de ses lèvres, quand le petit tintement singulier de l’ascenseur la fit reculer brusquement. Les portes s’ouvraient. « Putain, tu fais chier Satine.» Lâcha-t-elle en grec, comme à chaque fois qu’elle devenait vulgaire. Et puis ainsi, aucune oreille qui traîne ne pourrait la comprendre. Furieuse, plus contre elle-même que contre elle en fin de compte, Calliope ne se fit pas prier pour sortir et se diriger d’un pas vif au fin fond du couloir. Merde. Oui, elle faisait chier. A être aussi belle. A jouer avec chaque putain de nerf qui la constituait. A lui donner envie de se fondre en elle, de se mettre à genoux et de la mener au septième ciel. Elle était censée lui en faire baver, pas se retrouver elle-même à deux doigts de céder à la tentation ! Furibonde, elle ouvrit la dernière porte à droite du couloir. Le débarras, où elle entreposait tout son stock de costumes, d’accessoires ou autres bibelot qui pourrait un jour lui servir, sous une forme ou une autre. Un antre où personne ne venait jamais, à moins que ce soit elle qui en ait donné l’ordre. Parfait pour se refaire une santé psychologique, donc. Le dos au mur, elle expira, avant de se mordre la lèvre. Elle aurait eu envie de crier contre la terre entière et de s’insulter de tous les noms. Dans un autre lieu, elle l’aurait sans doute fait. C’était quand même incroyable, cette capacité qu’elle avait à la rendre complètement cinglée..!




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Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Jeu 29 Oct 2020 - 19:26 )

Frustration indécente. Saveur d'insolence.
CALLIOPE & SATINE

Putain que Calliope est belle, si désirable. Tu as encore du mal à comprendre comment une femme peut être aussi belle, aussi sensuelle. Elle te fait tourner la tête à peine tu la vois alors qu'elle semble au bord de l'explosion à cause de son équipe. Ou alors à cause de toi. Parce que tu te doutes vu la réaction d'Adrian qu'elle doit être tout autant chamboulée par cette soirée que tu es rendue électrique avec ton comportement provocateur. Oui tu réalises que tu as joué avec le feu. A la base pour leurs délivrer à l'un et à l'autre un message, celui de la douleur que tu éprouves quand tu les vois si amoureux. Que tu te sens exclue de cet amour. Toi tu es et tu restes la maîtresse, pas la belle que l'on affiche avec fierté. Tu as accepté ce rôle, que tu trouves parfois ingrat parce qu'il limite ce que tu aimerais vivre. L'amour à trois. Sentir les mains de Calliope et celles d'Adrian brûler ton corps de caresses. Avoir leurs lèvres en même temps sur les tiennes. Tu vis depuis trop longtemps avec ce désir insolent qui te ravageuse les reins de son indécence. Le temps qu'ils t'accordent indépendamment ne te suffit plus. Tu en veux tellement plus. Mais à cet instant quant tes yeux se posent sur la silhouette de ta Bonnie, tu as juste envie de lui ôter tous ses vêtements et de sentir sa peau glisser contre la tienne. Tu es en manques. Tu as bien eu une dose de ton Clyde dimanche matin, une dose furieuse et très frustrante. Mais tu n'as pas eu ta blonde. Tu n'as pas goûté à sa peau, ni était chaviré par son parfum comme là quand elle te frôle avec sensualité. Elle te retourne les tripes. Tu pourrais même ramper et lécher ses pieds. Oui tu l'aimes à ce point pour au pire te contenter de sucer son orteil dans une fellation d'extase qui lui donnerait envie de sentir ta langue contre son bouton de rose. Combien de fois il a éclos de plaisir sous tes baisers et tes caresses ? Est-il aussi en folie quand Adrian le sollicite ? Sûrement vu que le beau gosse est des plus talentueux dans les jeux charnels. Enfin là elle file sous ton regard et tu fais attention de ne pas baver en voyant ses hanches danser sous son pas adroitement posé. Quelle chute de rein. Quel fessier. Quel corps tout simplement. Tu te retiens même de gémir. Mais tu ne retiens pas de la suivre.

Et l'ascenseur unit vos deux êtres. Étroitesse de l'endroit qui donne à l'ambiance une tension sexuelle des plus éclatante. « En effet il serait bien dommage que je me prive de ta présence. » Et de la vue que la robe de Calliope t'offre. Tu vois même se soulever sa poitrine car ton regard se fait plus aiguiser à présent que la porte c'est refermée sur vous. Vous êtes seules. Même si ce n'est que pour peu de temps. Cette solitude te permet de mater sans te gêner le corps de ton amante. D'admirer ses courbes habillement mises en valeur dans ce vêtement que tu rêves de voir tomber. Quel dessous porte t-elle ? De la lingerie en dentelle ? Du satin ? Est ce que la couleur rouge pare son intimité ? Ou alors est-elle restée sage avec du blanc ? Tu passes ta langue contre tes lèvres, elle te rend gourmande. Et impatiente. Elle a toujours autant d'attrait sur toi. Et tu ressens toujours le même désir pour elle. Les années et les joutes n'ont nullement fait faiblir le feu qui s'est allumé alors que vous sortiez à peine de l'adolescence. Bien au contraire il n'a fait que s'intensifier. Et à cet instant face à la belle Calliope il est à son apogée. Le devine t-elle ? Elle fuit ton regard et tu essaies de diriger la conversation vers autre chose que le désir qui te taraude l'esprit, le cœur et le corps. « Je vois. » Mais tu ne cherches pas en à savoir plus. Parce que tu as des doutes sur les raisons de l'énervement de ta belle. Et tu pourrais enfoncer le couteau selon ce que tu dis. Ou faire une gaffe ne sachant pas comment Adrian a réagi en rentrant de chez toi. Même si tu es curieuse de le savoir. Très curieuse même. C'est dans ce genre de moment que tu voudrais n'être qu'un petit insecte volant pour aller jeter un coup d’œil à leurs réactions après qu'ils aient passé un moment sulfureux avec toi. Mais tu n'as pas de bonne marraine la fée pour avoir ce privilège. Quoi que si tu avais une marraine fée tu abuserais de ce privilège pour d'autre chose. Mais ce n'est pas le moment de penser à des bêtises pareille.

Non tu préfères te rapprocher de ta Calliope et effleurer sa peau de tes doigts. Te retenant de la frôler de tes lèvres. Avant d'y demander ce qui pourrait la mettre dans une fureur folle. Mais le temps s'égraine et l'ascenseur sera bientôt à bon port. Elle ne pourra que te fusiller du regard. Même si dans un premier temps elle lève les yeux au ciel, enfin au plafond. Le ciel c'est toi qui lui fait toucher. Et Adrian que tu jalouses à cet instant de l'avoir eu pour deux jours entiers. Alors qu'il t'a laissé frustrer. Tu te rattraperas à votre prochaine joute, tu en prendras double dose. Et là Calliope pose ses mains sur tes hanches. Te plaquant contre la parois. Tu adores l'idée, même si tu sais qu'elle ne pourra aboutir. Le temps vous est compté. Et là les mots tombent. Ils n'ont pas fait l'amour. Cela te choque presque. Toi qui pensais qu'à peine la porte de leur maison franchie ils se seraient jetés l'un sur l'autre. Que les vêtements auraient volé avant même que leur chambre à coucher ne soit atteinte. Tu les as même imaginé se donnant sans retenue. Voyant une joute encore plus sulfureuse le dimanche alors qu'Adrian t'avait laissé en plan. Alors que tu étais au sol à moitié nue et frustrée du manque qu'il avait fait naître. Tu es sidérée d'entendre ta Bonnie dire qu'ils avaient été abstinent. Qu'ils ne s'étaient pas touchés. Ton comportement les a vraiment blessé pour qu'ils cherchent à garder leurs distances. Eux si tactiles. Et le bruit de l'ascenseur fait remettre de l'ordre dans cette proximité électrique. Te privant d'un contact que tu aurais aimé encore plus érotique. Voir torride. Tu souris quand elle te parle en grec. « Désolée ma belle. » Désolée de son weekend frustration et de la faire chier. Mais pas besoin d'user de ta langue maternelle pour lui parler. Et vous sortez de l'ascenseur. Tu es excitée au possible. Cette proximité. Cette tension. Sa tenue. Ses lèvres. Sa poitrine qui se soulevait. Tout te fait perdre pied. Elle t'enivre, elle t'envoûte et tu as juste envie de la prendre dans tes bras et de l'aimer. De l'aimer jusqu'à en mourir.

Calliope sort en premier de l'ascenseur et file au fond du couloir. Encore une fois tu regardes sa démarche féline. Tu la suis. Pas trop prés pour admirer ce spectacle. Tu la vois ouvrir une porte. Celle du débarras. A t-elle des idées derrière la tête ? Son abstinence de son weekend a t-il éveillé son appétit ? Tu entres à ton tour, ta blonde est collée contre le mur. « Est ce que tu veux qu'on parle ici ? » Cette fois tu utilises le grec. Parce que quand tu parles d'échange c'est du langage du corps que tu mets en avant dans ta phrase. Tu fermes la porte. Te moquant que l'on vous voit. De toute façon vous êtes si souvent l'une avec l'autre que personne n'aura de soupçons, Cela fait des années que vous dissimulez votre relation. Ici Calliope est la femme d'Adrian. Et aucunement la maîtresse de Satine. Pourtant parfois vos regards sont criant d'une vérité qui semble invisible à tous les mortels. Tu t'approches d'elle et tu colles ton corps contre le sien. « Est ce que tu veux que je comble cette envie qui t'a dévoré tout le weekend ? » Envie que son mari, ton amant n'a pas su apaiser. N'a pu apaiser. Tu ne sais pas ce que tu dois en penser. Tu pensais qu'ils se perdraient dans la luxure pour compenser ton comportement. Et non pas du tout. Et tu plains d'avantage ta blonde que son homme veut que lui a eu quand même le loisir de se perdre en toi. Et tu t'approches un peu plus, laissant vos souffles se capturer. Tes mains se posent sur son bas ventre. « Laisse moi t'offrir l'extase ma douce Bonnie. » Et tes lèvres se perdent dans son cou alors que tes mains descendent vers son intimité. Tu es affamée et tu te doutes qu'elle aussi. Mais va t-elle se laisser faire ? Ou se rebeller ? Ou bien jouer comme l'a fait Adrian ? Tu es prête à tout accepter pour quelques caresses insolentes de la part de la femme que tu aimes.


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Calliope McKinney
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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Ven 30 Oct 2020 - 12:30 )
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Satine & Bonnie



Elle se serait damnée pour elle. Ne le comprenait-elle donc pas ? Elle se consumait à petit feu dans cette relation, qui lui faisait vivre des montagnes russes permanentes. Elle qui n’aimait pas bien ce genre d’attraction, c’était un vrai comble. Pourquoi diable fallait-il que l’être humain soit cette machine complexe, en proie à mille questionnements quotidiens ? Alors que la porte de l’ascenseur se refermait sur elles deux, Calliope ne pouvait que se rendre à l’évidence : un jour, Satine tout comme Adrian auraient sa peau. Parce qu’à aimer si fort ces deux êtres, elle finirait par se perdre. S’il n’avait été question que d’attirance physique, les choses auraient été bien plus simples à gérer. L’appel de la chair était sans nul doute une variable forte avec chacun d’eux, mais elle n’était pas une bête de foire incapable de se contrôler. La preuve étant qu’ils étaient les deux seuls à qui elle confiait son corps depuis plus de dix ans. Les autres la laissaient bien souvent de marbre : ils étaient si fades, en comparaison. Alors non, son mari et sa maîtresse représentaient tout ce qu’elle avait de plus cher à ses yeux. Cette jalousie viscérale qu’elle avait éprouvée samedi soir n’était d’ailleurs que l’un des pendants de cette dépendance à celle qu’elle connaissait depuis quasiment toujours. L’idée de la perdre au profit d’un autre lui était insoutenable. L’imaginer prendre son pied pendant qu’elle se triturait l’esprit dans son lit la révulsait. Pourtant elle se savait grandement responsable de cette situation. Après tout, la femme mariée c’était elle, pas Satine. Et que son amante prenne du bon temps avec ceux qui lui tournaient autour n’était que justice. Bonnie avait bien compris le message qu’elle avait voulu lui envoyer, et elle aurait aimé être en mesure de lui répondre sur le champ. Mais ne le pouvait pas. Parce qu’elle en aimait un autre, tout aussi fort. Et que cet autre était son époux, celui qu’elle avait choisi officiellement pour l’accompagner jusqu’à ses derniers jours. Celui qu’elle savait ne pas vouloir quitter. La décence aurait voulu qu’elle se sépare alors de son autre moitié. Chose qu’elle arriverait peut-être à faire un jour. Mais pas aujourd’hui, à en croire la virulence de sa possessivité. « Ça ne te gênait pas d’en être privée dans la nuit de samedi, en revanche.» Parce qu’alors, ce n’était pas elle qui l’intéressait le plus, n’est-ce pas ?! Plantant son regard dans le sien, Calliope ne cherchait plus à cacher le fait que sa colère était intimement liée à ce qui s’était produit. A ce piège qu’elle lui avait tendu. Elle devait bien le deviner, ne serait-ce que parce qu’elle ne lui avait donné aucune nouvelle depuis la dite soirée. Phénomène plus que rare, tant elle éprouvait le besoin quotidien de lui parler, d’une manière ou d’une autre.

Sans forcément le vouloir, Satine avait touché du doigt une blessure encore ouverte, brûlée par l’air qui s’y infiltrait. Son week-end n’aurait en effet pas pu être plus sordide : lorsqu’Adrian et elle étaient rentrés ce soir-là, l’ambiance était morose. Les deux jours qui suivirent n’avait guère été plus glorieux. Si Callie n’avait pas été focalisée par sa propre peine, elle aurait peut-être remarqué que son époux n’était pas plus avancé qu’elle. Mais pour être tout à fait honnête, elle n’avait rien vu du tout. Elle n’avait pas la moindre envie de faire l’amour, pas alors que tout son esprit était focalisé sur le pied qu’était en train de prendre sa maîtresse. N’étant absolument pas d’humeur à, elle était donc persuadée que cette abstinence n’était que de son fait. Bien sûr qu’Adrian aurait pu lui faire des avances, mais elle ne s’en formalisait pas, se disant simplement qu’il avait fait preuve d’empathie en voyant qu’elle n’était pas dans son assiette. S’ils étaient particulièrement tactiles tous les deux, ils n’en restaient pas moins respectueux des désirs de l’autre. Les mains sur les hanches parfaitement sculptées de sa dulcinée, elle lui révélait donc l’affreuse vérité, non sans dissimuler sa frustration, à la hauteur des sentiments qu’elle pouvait éprouver pour la brune. D’ailleurs, ça aussi c’était terriblement agaçant : parvenir à lui donner envie d’elle alors qu’elle avait prévu au départ de lui faire payer son insolence ?! Ce n’était pas juste. Heureusement, le court séjour dans l’ascenseur prenait fin, et lui permettait de s’extirper de cette embuscade. Elle avait besoin de détourner les yeux de ses courbes, de recouvrer ses esprits. Son dévolu se jeta alors sur l’une des rares pièces où elle était à peu près certaine de ne pas être dérangée. Le dos au mur, elle ferma les yeux, priant pour que le feu qui brûlait son entrejambe s’apaise dans la minute.

Lorsque la porte s’ouvre à nouveau, Callie était partagée entre deux sentiments : la satisfaction d’avoir été suivie par la belle, mais aussi l’inquiétude liée à sa capacité à lui résister dans de telles conditions. L’utilisation de sa langue natale la fit sourire : c’était finalement leur code, à elles deux. L’une des choses qu’elles ne partageaient avec aucun autre, hors du cadre familial. « Ce sera plus discret qu’ailleurs.» Répondit-elle, tandis que la brune s’avançait, bien trop près d’elle. Lorsque son corps fut collé au sien, la blonde sentit son cœur s’emballer en une microseconde. Bordel, qu’elle était douée. Tant dans ses gestes que dans ses dires. Elle aurait aimé être indifférente à ce qu’elle lui proposait, à ses mains posées sur son bas ventre. Mais elle ne parvenait pas à calmer l’excitation qu’elle engendrait chez elle, à se retenir elle aussi de la toucher. Fébriles, ses doigts effleuraient sa taille de guêpe, avant que les paumes de ses mains ne viennent elles aussi se plaquer contre le tissu de sa robe. « Qui te dit que j’ai envie de toi ?» La provoquer reste l’un de ses jeux préférés. Et puis, il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour savoir que tout son corps criait l’ultime vérité : elle la désirait plus que tout au monde. Elle voulait se fondre en elle, être sienne pour une poignée de minutes. Elle en est bien consciente, d’ailleurs, puisqu’immédiatement elle pose ses lèvres contre son cou et descend ses mains jusqu’à une zone qu’elle s’était pourtant promis ce matin de lui interdire, lui arrachant bien malgré elle un soupir. Refusant d’être la seule à subir ses assauts, Bonnie laissa ses mains glisser jusqu’à sa poitrine, que le décolleté qu’elle portait mettait tant en avant. L’un de ses nombreux atouts. A vrai dire, en tous points, Callie avait toujours estimé sa meilleure amie comme la plus belle créature en ce bas monde. De quoi en faire pâlir de jalousie plus d’une. « Ce n’est pas raisonnable.» Le souffle court, Calliope s’extirpa de ses bras. Oh, elle n’alla pas bien loin, inversant simplement la situation : d’un pas habile et félin, elle s’était plaquée contre son dos, pouvant ainsi la toucher à loisir, et lui rendre à elle par contre la tâche bien plus compliquée ! Tandis que sa main gauche caressait son sein, la droite vagabonda jusqu’entre ses cuisses. Ses lèvres, quant à elles, jouaient avec son oreille. « Est-ce qu’il t’a fait perdre la raison aussi vite que moi ? » Elle avait besoin de savoir qu’elle était au-dessus de la mêlée. Que personne ne pouvait l’atteindre comme elle le faisait. « Est-ce que ses mains étaient aussi habiles que les miennes… ?» Susurra-t-elle en atteignant l’objet de ses désirs. Ou tout du moins, le bout de tissu qui l’en privait encore. Elle s’apprêtait à aller plus loin, mais s’arrêta en chemin, pour venir poser ses mains sur ses épaules, et déposer un baiser à la naissance de sa nuque. « Je… Je ne peux pas te perdre, Satine.» Ce n’était même pas qu’elle ne le voulait pas, c’est qu’elle en était incapable. Elle ne savait pas si cette phrase allait tout foutre en l’air, briser l’instant. Mais elle avait besoin de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur avant d’aller plus loin. Besoin de lui faire comprendre la peur qui cisaillait ses entrailles depuis samedi. Quitte à être éternellement frustrée, quitte à ce que sa maîtresse lui renvoie tout son égoïsme à la figure.




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Satine VasilisLe vin est un puissant lubrifiant social
Satine Vasilis
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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Ven 30 Oct 2020 - 17:56 )

Frustration indécente. Saveur d'insolence.
CALLIOPE & SATINE

Ton appétit est aiguisé et mis à nu à peine tu croises la silhouette de Calliope, ta déesse, ta muse. Et cet appétit se fait bien plus grandissant quand elle te passe devant comme si elle cherchait à te fuir avant que tu ne viennes la retrouver dans l'ascenseur. Quelques minutes dans ce lieu étroit ou tu pourras pleinement profiter des effluves de son parfum enivrant. Ou tu pourras la regarder outrageusement. T'en délecter et laisser tes pensées dériver vers des horizons endiablés et torrides. Tu signes tout de suite pour ce genre de moment. Surtout que tu restes une femme frustrée même si c'est son mari qui a fait abattre sa jalousie sur toi il y a deux jours. Ta douce l'a également abattu à sa manière en laissant le silence s'installer entre vous. En oubliant de t'envoyer ce genre de petits messages croustillants que vous aimez échanger. Ou vous osez flirter avec les mots pour éveiller vos envies charnelles. Ces échanges te permettent de rester flot, de ne pas sombrer quand tu la sais entre les bras d'Adrian. Quand tu les imagines bouche contre bouche, corps contre corps. Quand tu les vois au travers de tes rêves se donner du plaisir à t'en rendre dingue. Combien de fois ta main est venue caresser ton intimité en pensant que c'était celle de ta Bonnie et puis celle de ton Clyde et puis les deux en même temps. Combien de fois ton corps a hurlé à la jouissance alors que tes yeux pleuraient des larmes amères de ne pas les avoir à tes côtés. Tu vis chaque jour une torture, tu les aimes trop. Et tu préfères te contenter des morceaux de leurs vies qu'ils te donnent, des morceaux qui se volent, plutôt que de rien avoir. Tu sais que tu en mourrais de ne plus pouvoir les toucher, les embrasser, les aimer. Mais tu meurs aussi chaque jour et chaque nuit, de devoir faire preuve de patience pour les avoir un peu à toi. Comme dimanche matin quand Adrian est venu t'honorer de son épée. Et même s'il t'a privé de ta jouissance, la chaleur qu'il a glissé dans ta chair valait le sacrifice final. Comme là quand Calliope est si proche et qu'un rien pourrait vous faire basculer dans la folie de la luxure. « Touchée ma belle. Mais ce n'est pas pour ça que tu ne m'as pas manqué. » Tout comme ton mari. Vous me manquez à chaque seconde. Vous êtes mon oxygène, l'essence même de ma vie, le sang qui coule dans mes veines. Sans vous je meurs. Mais tu tairas ses mots pour éviter ses maux. Parce que tu sais que si ta Bonnie savait, si elle savait qu'il y avait un Clyde auquel tu tiens avec autant de force qu'elle tient à lui. Tout pourrait chavirer. Tout pourrait s'écrouler. C'est peut être cette horrible sensation qui te fait garder le secret et qui maintient ton vœux de silence.

Et vous voilà dans l'ascenseur à la fois si proche et si loin. Avec cette chaleur qui monte dans tout ton être et qui se repend comme un incendie que rien ne peut éteindre. Sauf si tu t'abandonnes à Adrian ou à Calliope. Et tu découvres l'affreuse vérité, tu n'as pas été la seule à avoir était frustrée. Ta blonde aussi a durement payé ta faute. Est ce que son mari l'a évité ? Lui si affectueux avec elle. Ou est ce elle qui n'a pas cherché à se faire combler ? Révoltée à l'idée que sa dulcinée prenait du plaisir avec un autre. L'un comme l'autre n'ont peut être même pas vu qu'ils étaient atteint par la même maladie, la même nostalgie, le même manque. Tu es toujours aussi surprise que depuis le temps ils n'aient pas réalisé que tu te donnais à l'un comme à l'autre avec la même ferveur, la même passion. N'ont-ils jamais faits attention à ton parfum qui traînait un peu trop sur le vêtement de l'être aimé ? Sûrement à cause du fait que tu fais trop partie de leurs vies respectives. Que c'est impensable pour eux que tu puisses vivre en croquant dans le fruit de l'infidélité avec Adrian et Calliope. Tu finiras folle, mais tu les rends fous aussi. Tu le sais. Tu en a conscience. Mais tu ne peux pas vivre autrement. Alors cet ascenseur c'est un peu ton paradis avant que dehors tu ne retrouves l'enfer. Et la porte s'ouvre et ta blonde s'échappe. Vaporeuse et sublime comme une toile de maître. Ce qui la rend plus désirable. Alors tu la suis quand elle disparaît dans cette pièce ou vous trouverez un moment de paix. Ou vos doigts peut être s'enivreront de délices. Ou vos lèvres sûrement viendront cueillir la saveur d'un baiser. Un instant éphémère mais qui te comblera d'exquises sensations. Même si elles risquent d'être douloureuses. Tu t'en moques. Du moment que tu la frôles. Que ta peau glisse contre la sienne. Que tu te nourris de sa substance.

Et le grec reprend quelques minutes ses droits, une façon de rester discrètes. Un langage qui n'appartient qu'à vous. Comme celui que chante vos corps quand vos mains y jouent comme s'ils étaient les instruments du plaisir. Et la distance se réduit volontairement, parce que tu viens coller tes courbes contre les siennes. Elles s'épousent si parfaitement que certains pourraient trouver cela indécent. Vous êtes juste faites l'une pour l'autre. Tout comme vous êtes faites pour Adrian. Tu accroches son regard avant de venir effleurer le tissu de sa robe. Voulant le brûler de tes doigts pour atteindre sa peau. Peau douce et laiteuse que tu aimes cajoler de tes baisers. Et tes mains comme tes lèvres se font gourmandes. L'impatience t'enlace tout comme l'envie de plus. L'envie de cette folie que seule Calliope éveille. Elle aussi vient se perdre sur le tissu de ta robe. Et tu frissonnes. Tu trembles. Tu te sens fébrile. « Tout. Tes yeux. Ta bouche. Ta peau. Ton corps tout entier me crie que tu as envie de moi. » Et tu te colles d'avantage vos cœurs s'emballant en même temps et chantant la même chanson. C'est plaisant de sentir son être contre le tien. De la sentir offerte alors que tes doigts se posent sur sa féminité. Cette douceur que tu aimes dévorer de ta langue et de tes doigts. Et le jeu se fait plus intime, Calliope vient à son tour jouer avec ta peau, s'emparant de ta poitrine, tu soupires d'aise à son touche alors qu'elle gémit de plaisir. Et pourtant tu restes sur le tissu tu rends juste ta main plus pressante. « Avec toi il n'y a rien de raisonnable et tu le sais. » Mais ta belle te prend par surprise, elle t'abandonne pour venir se caler dans ton dos. Tes doigts glissent sur sa robe sans que tu puisses la retenir et c'est le froid et le vide qui caresse tes mains. Mais le contact est toujours là. Tu la sens contre toi alors que son souffle se pose contre ta nuque. « Tu as envie de jouer à ce que je vois. » L'atteindre est maintenant plus compliqué et elle profite de la situation. Sa main gauche toujours sur ton sein, sa droite part à la conquête du cœur de ton être. Elle t'électrise quand ses doigts effleurent le haut de tes bas puis passent sur ta chair. Et ses mots contre ton oreille. Message qui montre combien tu l'as torturé. « Non tu es la seule et unique à me faire cet effet .. » Tu souffles tournant ton visage vers Calliope pour t'ancrer dans son regard. « J'ai déjà ma culotte toute mouillée. » La preuve à quel point ton bouton de rose était excitée. Tu sens sa main contre le tissu de ta lingerie, tu n'as qu'une envie qu'elle vienne titiller ta peau.

Mais Calliope stoppe et ses mains se retrouvent sur ses épaules alors que ses lèvres ensorcellent ta nuque. Tu sens sa tristesse dans sa voix et cela te serre le cœur. Alors tu te retournes pour lui faire face et plonger tes yeux dans les siens. Tu poses tes mains sur ses joues. « Jamais tu m'entends jamais tu ne me perdras. Personne ne nous séparera. Tu es à moi comme je suis à toi. » Même s'il y a Adrian entre vous, mais vous le partagez alors ce n'est pas lui qui va t'éloigner de Calliope. Et tu viens poser un baiser fougueux contre ses lèvres. Invitant ta langue dans sa bouche pour danser avec la sienne. Tes mains descendent de ses joues à son cou, puis ses épaules, tu t'arrêtes sur ses seins que tu dénudes un peu plus. Et tu continues doucement sans lâcher ses lèvres. Sas hanches, son bas ventre et tu retrouves son intimité. Tu fais remonter sa robe pour venir trouver sa lingerie. Puis vos lèvres se séparent juste parce que vous avez besoin de respirer. Tes joues sous l'excitation ont pris une teinte plus rosée. « Laisse moi te montrer combien je tiens à toi. Combien je regrette de t'avoir infliger cette souffrance. » Combien tu regrettes que le bel Adrian est été indifférent aux charmes de sa sublime femme. Juste parce que tu l'as mis en rage aussi. Et tes doigts passent la barrière du tissu. Tu es prête à lui offrir l'extase et à lui faire oublier la frustration ressentie pendant ces deux jours.


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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Mer 11 Nov 2020 - 21:30 )
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Alors que Calliope avait vu l’ascenseur comme une porte de sortie parfaite, elle avait vite réalisé que sortir de l’habitacle ne serait pas si aisé que cela. Parce que la proximité avec Satine que lui offrait cet espace exigu était trop importante. Que le monde extérieur ne pouvait plus les observer, et donc qu’elle avait tout le loisir de détailler minutieusement sa tenue, d’entendre les battements d’un cœur irrégulier, et de sentir son souffle contre sa peau. De la torture. Elle qui avait passé tout le weekend à ruminer, à se rendre malade de jalousie, était au pied du mur, faible face aux sentiments qu’elle éprouvait pour la brune. Il faut dire que leur histoire n’était pas celle du commun des mortels : Satine n’était pas seulement une collègue avec qui flirter faisait partie du quotidien. Non. Satine, c’était sa première véritable amie dans ce monde de brutes. Satine, c’était celle avec qui elle avait tout partagé, depuis les gamineries de cours d’école jusqu’au premier baiser. A l’époque, elle s’était cachée derrière l’excuse imparable de l’expérience : il ne fallait pas qu’elle soit maladroite, lorsqu’un garçon déciderait de s’emparer de ses lèvres. Mais la vérité était toute autre : Satine était non seulement sa meilleure amie, mais aussi la femme qu’elle aimait le plus en ce bas monde. Et peut-être que le destin de Callie aurait été différent, si par la suite elle n’avait pas croisé la route d’Adrian. Parce que son mari était quant à lui l’homme le plus important de sa vie. Elle n’était en mesure ni de choisir, ni de se séparer de l’un d’eux. Et c’est cela qui faisait si mal, qui la faisait culpabiliser à ce point : être dans l’incapacité de prendre une décision rationnelle, meilleure pour tout le monde. Peut-être pas pour elle, mais pour les deux autres : après tout, en agissant de la sorte, dans le dos de son époux en particulier, elle savait être du mauvais côté de l’histoire. Comment réagirait-il, s’il apprenait que Satine passait ses nuits dans leur lit lorsqu’il était absent ? Comment prendrait-il le fait qu’il n’était pas le seul à la faire monter au septième ciel ? Quant à Satine, c’était injuste de lui reprocher ses aventures avec d’autres. Tout comme c’était injuste de la laisser sur le bas-côté lorsqu’Adrian était dans la même pièce qu’elle. Elle s’en voulait, très sincèrement. Mais il suffisait d’un regard, d’un baiser pour qu’elle tombe à nouveau dans ce précipice qu’était sa vie sentimentale trop comblée. Lorsqu’enfin les portes de l’ascenseur se rouvrirent, elle tourna les talons, et s’engouffra dans l’une des seules pièces qui lui permettrait d’avoir un semblant d’intimité. Besoin de se ressourcer psychologiquement, assurément. Envie inconsciente d’être accompagnée par la brune, si cette dernière se mettait à la suivre ? Il y avait fort à parier que oui.

Ce n’est pas par fierté mal placée que la blonde refuse d’admettre l’effet que peut produire sa maîtresse sur elle. Non, c’est uniquement l’envie de la provoquer qui l’anime. Après tout, cette dernière avait marqué plusieurs points d’avance en la matière samedi soir ! Elle s’accordait donc le droit de ne pas tout concéder lors de ces premières retrouvailles, qui déjà s’annonçaient brûlantes. Ici, à l’abri des regards, la grecque pouvait enfin poser ses mains sur elle, épouser ses formes avec toute la volupté qui s’imposait.  Dieu qu’elle pouvait lui faire de l’effet, oui. Elle se demandait d’ailleurs régulièrement si c’était bien humain, tout ça. Le cours du temps aurait dû altérer un peu la passion, rendre banal leurs touchers. Mais il n’en était rien. Chaque caresse était une redécouverte et chaque parcelle de son corps la réclamait toute entière. « Peut-être.» Sa réponse, qu’elle voulait détachée, est loin d’être convaincante, évidemment. Parce que Satine a raison : tout en elle crie son désir. Elle aurait aimé être de glace, froide comme un robot et à même d’écarter cette main qui était à présent entre ses cuisses et qui découvrait l’étendue de son mensonge. Mais avec elle, c’était peine perdue. « Et si quelqu’un entrait ?» Parce qu’après tout, rien n’était impossible. Et si l’envie se faisait grandissante au creux de son ventre, il n’en restait pas moins qu’elles prenaient un risque, à se dévergonder sur leur lieu de travail. Si elle n’était pas en mesure de lutter contre ce feu provoqué par la brune, elle pouvait en tout cas faire en sorte elle aussi de prendre les choses en main. Avec souplesse, elle avait inversé la tendance, collée contre le dos de sa compagne, à la quête du fruit de ses désirs. Et si par la même occasion elle pouvait parvenir à lui faire perdre la tête… « Toujours, avec toi…» C’était peut-être là la clé de leur longévité : leur capacité à s’amuser, même après tant d’années. Souffle coupée, la costumière n’hésite pas à lui faire part de ce qu’elle a pu éprouver, de sa jalousie, de son inquiétude vis-à-vis de Marcello. Etait-il aussi bon qu’elle à ce jeu ? Satine avait réussi à tourner son visage en sa direction, formulant une réponse qui ne pouvait que la rassurer, et surtout la faire sourire. Sans plus d’hésitation, elle s’empara de ses lèvres, laissant sa langue caresser la sienne tandis que ses doigts venaient caresser franchement cette fois-ci son intimité. Elle n’avait pas menti : l’excitation était à son comble. « Et ce n’est que le début.» Elle avait bien l’intention de faire valoir ses droits, de balayer d’un revers de main tout ce qui avait pu se produire ces dernières quarante-huit heures.

Seulement, le cœur de Callie ne tarde pas à se serrer. Elle s’en veut d’éprouver cette possessivité excessive. Mais surtout, elle a besoin de faire comprendre à celle qu’elle aime la peur qui parfois lui tord les entrailles. Celle de la perdre, au profit d’un autre. Egoïste ? Oui, sans doute. Mais elle a besoin d’entendre les mots qui s’échappent de la bouche de Satine, de sentir sa douceur au travers de ses mains sur son visage. « Je sais que c’est idiot… Et mal venu de ma part. Mais je ne me vois pas vivre un jour sans toi.» Murmura-t-elle avec tendresse, avant de se laisser entièrement consumer par le baiser prodigué par Satine. Bien vite, son rythme cardiaque s’affola de nouveau, les caresses de son acolyte de toujours reprenant de plus belle. Ses mains expertes lui arrachaient des soupirs qu’elle n’était plus en mesure de contenir. L’excitation était telle que lorsque Satine lui fit une proposition plus qu’alléchante… Elle n’était plus en capacité de dire non. « Attends…» Au prix d’un effort surhumain, Calliope l’arrêta dans son geste. Sans lui donner d’autre explication, elle s’éloigna d’elle, empruntant le chemin de la sortie. Mais plutôt que de partir, la jeune femme, se contenta de fermer la porte à clé. Avant de perdre toute raison, elle voulait simplement s’assurer que personne ne viendrait les déranger. Trop prudente ? Sans doute. Mais c’était son côté cérébral. Elle se retourna lentement, un sourire aux lèvres. Satine avait-elle pensé qu’elle la laisserait en plan ? D’un pas félin, Callie retrouva sa place au creux d’elle, et vint mordiller sensuellement son oreille. « Je suis entièrement tienne. » Elle savait jouer avec le feu en se donnant complètement à la brune : cette dernière n’avait pas son pareil pour lui faire tourner la tête. Mais elle prenait le risque. Et puis, que Satine ne pense pas qu’elle allait s’en tirer à si bon compte non plus : elle lui laissait carte blanche pour l’instant. Ce qui ne voulait pas dire qu’elle non plus, ne lui rendrait pas ses faveurs. Avec une lenteur contrôlée, Callie laisse glisser sa propre robe le long de ses jambes, pour venir dévoiler un ensemble de lingerie que Satine lui avait d’ailleurs offert l’année précédente.  




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Sujet: Re: Revenge is a dish best served cold. ft Satine (hot) ( le Sam 14 Nov 2020 - 15:25 )

Frustration indécente. Saveur d'insolence.
CALLIOPE & SATINE

L'ascenseur devient le temps du trajet l'écrin de la tension sexuelle qui vous habite. L'étroitesse du lieu donne libre cours aux rapprochement. Distille plus facilement les odeurs suaves de vos parfums. Laisse l'écho de vos cœurs se répondre. Plus facile aussi de regarder avec plus de détails les courbes de ta belle Calliope moulées dans sa robe. D'essayer de deviner au delà du tissu ses dessous, sa peau frissonnante d'un désir qu'elle a du mal à cacher. Même s'il n'éclate pas totalement, bridé par ta belle blonde. Tu savoures ce moment, t'en délectes. Te demandant si cet ascenseur vous mène vers le chemin de l'abandon ou si elle va te frustrer comme l'a fait son mari. A vrai dire toutes les pensées qui assaillent ton esprit sur ce qui pourrait se passer ou ne pas se passer t'excite. Cela te plaît de te dire que peut être à cet instant tes mains fantasment sur des caresses qu'elles ne pourront pas donner. Que tes lèvres se rêvent sur les siennes partageant des baisers endiablés. Et tu imagines vos intimités réclamant leurs dus devant se restreindre d'éphémères touchés. Tu imagines ta Bonnie soumise t'offrant son corps sans restriction, mais tu la vois aussi se dérober et fuir le plaisir que tout ton être a envie de partager. Et avant que les portes s'ouvrent tu as encore ces pensées indécentes de les avoir tous les deux à toi en même temps. Une main sur le corps d'Adrian affamée de sa beauté masculine, une main sur le corps de Calliope impatiente de conquérir sa fleur. Et tes lèvres qui danseraient de l'un à l'autre mêlant adroitement leurs saveurs uniques et entêtante. Tu te damnerais pour un frisson pareil. Pour cette ivresse folle. Et les portes s'ouvrent. Et ta belle se dandine titillant un peu plus ton pauvre petit corps et ton pauvre petit cœur aux abois. Quelle beauté divine.

Mais pas question de la laisser s'échapper alors que tout ton corps la désire. Tu veux la toucher, la goûter et il semble que Calliope est les mêmes envies, sinon pourquoi aller chercher refuge là où elle le fait. Exquise diablesse. Et la tension continue de se dessiner alors que vous résister sachant que vous succomberez d'avantage. Tout en elle hurle la luxure. Tout en toi est prêt à lui donner. Frôlement. Effleurement. Le jeu charnel se met en place aiguisant vos appétits. Affûtant vos gestes et vos mots. Tout en rendant le pouvoir de contrôler bien plus difficile. Elle est fébrile et tu le vois dans son regard, tu le sens dans le son de sa voix. Et même si au départ l'histoire avec Marcello met un peu de distance elle est vite comblée. Vos mains et vos lèvres sont trop impatientes de se retrouver. Et Calliope est en manque, même le bel Adrian a gardé ses distances. Lui si gourmand. Cela te trouble car tu sais que tu es la principale cause de cette frustration que le couple c'est infligée et en même temps cela te prouve combien ils te sont attachés. Le seraient-ils tout autant s'ils savaient ? Comment réagirait Adrian s'il voyait sa belle ainsi livrée à celle qu'il a voulu brider ? En saliverait-il de plaisir ? Pressé de goûter aux fruits humides de vos féminités. Toutes ses réflexions décuplent ce plaisir que la belle éveille juste par sa présence. « Pourquoi quelqu'un entrerait ? » Tu trouverais bien une excuse sur le coup. Quoi que selon la situation il serait difficile de faire passer un autre message que celui qui se dessine. Mais ta belle Calliope aime jouer et cela te rend plus affamé de la voir venir se dérober à tes caresses. La sentir dans ton dos, sa poitrine coller contre les tissus que tu voulais faire voler, continue à rendre l'ambiance incendiaire. La provocation est à son comble. Et tu ne rêves que de perdition divine, parsemé d'insolence et d'indécente. Tu rassures ta belle sur le pouvoir qu'elle a sur toi. De toute façon ta féminité témoigne de ce que tu ressens, et de l'effet qu'elle te fait. Les quelques caresses échangées ont mis le feu aux poudres et tu es toute émoustillé. Tu gémis contre sa bouche alors que ta langue s'accroche à la sienne pour une danse endiablée. Alors que sa main vient vérifier tes dires et provoquer des frissons plus puissants dans tout ton être. « Calliope tu me rends folle à me faire languir de la sorte. » Et tu presses sa main contre ton bouton de rose voulant sentir ses doigts en toi. Voulant lui appartenir tout entière.

Durant quelques secondes la folie charnelle s'arrête pour faire place aux doutes et aux peurs. Peurs que tu éprouves aussi à chaque seconde de ta vie. Si le couple choisissait de quitter Naples, d'aller vivre libre de ton attache. Ailleurs. Tu rassures ta maîtresse mais dans le pire des cas, Calliope aura toujours Adrian. Toi il te restera qui si un jour l'un ou l'autre ou les deux décident de tout stopper. Vu depuis que vos histoires durent, tu te dis que c'est une chose impossible. Mais ils pourraient dans le futur vouloir mettre un terme à leurs infidélités. Ce n'est pas le moment d'y penser. Tu les as pour toi et tant pis si cela te coûte. Si cela te serre le cœur, « Cela n'arrivera jamais Callie, parce que moi non plus je ne pourrais pas vivre sans toi. » Tu ne pourrais pas vivre sans eux. Même si tu t'y prépares, même si tu y penses parce que ce serait dans la logique des choses. Plus logique que le fait de vous retrouver dans un trio ou Adrian mènerait la danse ayant deux femmes à combler en même temps. Mon dieu que se serait délicieux. Tu continues à l'envoûter, parce que tu te dis que c'est la meilleure façon de lui montrer combien elle compte. Tu veux la faire couler pour lui faire oublier tous ses questionnements qui l'ont mise à mal durant tout ce weekend. Tu veux lui apporter l'extase et la jouissance par tes baisers et des caresses. Tu veux l'enivrer. Et elle s'éloigne, Quelques secondes tu te questionnes sur ses réelles intentions. Calliope va t-elle te laisser là le corps brûlant et en demande ? Non elle est juste aller fermer la porte. Ton coeur se serait arrêté sinon. « Oui plus prudent tu as raison. » Vous aurez l'esprit plus libre dans vos échanges en sachant que personne ne pourra ouvrir et découvrir vos corps nus s'offrant l'un à l'autre.

au cas ou @Adrian McKinney veuille suivre:
 


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