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- Thomas || Rewrite the stars -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Leia PellegrinoLe vin est un puissant lubrifiant social
Leia Pellegrino
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Sujet: Thomas || Rewrite the stars ( le Sam 21 Nov 2020 - 19:48 )
A chaque fois que l’orage éclatait dans le ciel, le cœur de Leia ratait un battement comme si c’était le dernier. Assise dans son canapé avec un plaid enroulé autour d’elle, elle essayait de se convaincre que ce n’était qu’un moment à passer. D’ici quelques heures, ce serait terminé. D’avance, elle savait qu’elle n’allait pas pouvoir fermer l’œil de la nuit. Autan elle aimait la pluie parce que ça l’apaisait, autant la jeune femme avait une peur bleue de l’orage. A chaque fois que le mauvais temps s’annonçait, elle faisait en sorte de ne jamais rester seule chez elle. Elle faisait exprès de rester à l’orphelinat où elle s’occupait des enfants qui comme elle, avaient peur. Certes, dans ces moments elle ne pouvait pas avouer avoir peur elle-même, alors elle dupait tout le monde. Jouait le rôle de l’adulte qui était là pour protéger les petits de l’orage, tandis qu’elle se servait d’eux pour avoir une présence chaude à ses côtés le temps que ça passe. Dans la chambre qu’elle occupait lorsqu’elle restait sur place, il lui arrivait souvent de s’endormir avec trois ou quatre petits sous la couverture, au milieu d’une histoire qu’elle leur racontait pour essayer de calmer leurs angoisses. Elle n’avait pas les talents de conteuses de Thomas qui lui avait fait de cette passion son métier, mais elle se débrouillait comme elle le pouvait. Puisant dans les souvenirs encore chauds des nuits qu’elle passait dans son lit par ces temps orageux, elle prenait ici la place de ce dernier pour réconforter ces enfants, qui comme elle à l’époque, avait juste besoin qu’une seule personne prenne soin d’elle.  

Ce soir elle n’avait pas pu mettre en place cette stratégie. A peine était-elle rentrée chez elle qu’il avait commencé à pleuvoir. L’orage n’avait pas tardé à pointer le bout de son nez, et Leia à cacher le sien. Paralysée sur son canapé, elle n’avait la force ni la foi de faire quoi que ce soit. Et à chaque orage, elle fermait les yeux en serrant un peu plus son plaid autour d’elle. Le dernier qui gronda fut si violent, que la jeune femme poussa un petit cri et se cacha le visage dans la couverture. Lorsqu’elle l’enleva et qu’elle se retrouva plongée dans le noir, la panique commença à gagner l’Indienne. Est-ce qu’elle était morte ? Est-ce que la peur avait fini par l’achever ? La bouche pâteuse, elle l’ouvrit mais aucun son n’en sortit. Qu’est-ce qu’elle allait dire de toute façon ?  Demander si elle était morte en attendant que quelqu’un lui réponde ? Elle décida d’agir de façon logique. Prenant son téléphone à côté d’elle – la mort ressemblait à l’intérieur de son appartement – et tapa un message à la seule personne qui pouvait l’aider.

Citation :
Tom ? Est-ce que je suis morte ? Il fait tout noir, je vois rien. La dernière chose que j’ai entendu c’est l’orage puis plus rien. Si je suis vivante, réponds. Si je suis morte, réponds aussi.

Message envoyé. Elle pouvait retourner sous sa couverture en attendant confirmation de son statut. Morte ou vivante, l’orage dehors continuait de gronder. Et Leia continuait à avoir peur.




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Thomas De Luca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Thomas De Luca
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Sujet: Re: Thomas || Rewrite the stars ( le Dim 22 Nov 2020 - 15:24 )
Ce soir, Thomas travaillait sur son bouquin. Rectification, il s'arrachait les cheveux sur ce roman qui lui donnait de plus en plus de fil à retordre. Il n'arrivait plus à rien, il n'arrivait plus à aligner un mot devant l'autre et il avait de plus en plus l'impression que le syndrome de la page blanche allait s'abattre sur lui. Et cette idée l'horrifiait au plus haut point. Jamais une telle chose ne lui était arrivée depuis qu'il écrivait et il ne savait pas du tout comment il allait gérer cela si jamais cela lui arrivait. Alors il ne désespère pas et fait son possible pour se donner à fond. Mais plus il insistait, pire c'était. Peut-être devait-il relâcher la pression ? Possible. Toujours est-il qu'il est installé devant son bureau, les lunettes installées sur son nez, relisant le dernier chapitre qu'il venait d'écrire. Il trouvait cela vraiment mauvais et plus il le relisait, plus il était convaincu que ce roman allait être médiocre. Un coup de tonnerre résonne alors, le faisant sursauter tellement la concentration était intense. Il n'avait pas vu la lumière du jour décliner, ni la pluie s'abattre sur la ville. L'écrivain se lève un moment et se poste devant la fenêtre et effectivement, les nuages sombres et menaçants se sont installés sur la ville. Il pense immédiatement à Leia qui devait être à cet instant très peu rassurée et c'est sans surprise qu'il entend la notification d'un nouveau message. Sans plus attendre, il s'empare de son smartphone et constate qu'en effet, il s'agissait de Leia et ce qu'il lit ne lui plaît pas vraiment. Elle était seule chez elle de ce qu'il pouvait lire et n'avait plus de courant et il devinait déjà l'état dans lequel elle devait être, alors il répond aussitôt à son message.

Citation :
Ne bouge pas, j'arrive aussi vite que je peux d'accord ? Tout va bien se passer, je serai là avant même que tu ne t'en rendes compte.

Il ne perd pas de temps et rassemble quelques affaires comme des bougies qu'il gardait de côté en cas de coupure de courant, un peu de chocolat et des affaires de rechange au cas où. Après avoir mis tout cela dans un sac, il enfile une veste, prend ses clés et quitte son appartement.

La pluie battante l'avait trempé, des pieds à la tête, c'était une sensation plus que désagréable, mais ce n'était pas ce qui l'importait à cet instant. Il stationne sa voiture dans une rue presque déserte et court se réfugier à l'abris avant d'aller toquer à la porte de l'appartement de Leia, passant une main dans ses cheveux trempés. « Leia, c'est moi. » dit-il à travers la porte attendant patiemment que la jeune femme vienne lui ouvrir, espérant qu'elle trouve le courage de traverser son appartement plongé dans le noir.


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Sujet: Re: Thomas || Rewrite the stars ( le Mar 24 Nov 2020 - 21:31 )
Plongée dans l’obscurité, Leia avait replacé la couverture sur sa tête aussitôt son message envoyé. Elle n’était absolument pas sereine. L’orage dehors ne faisait que gronder au point qu’elle n’entende plus que ça. Alors qu’elle essayait de se boucher les oreilles pour se protéger de ce bruit qui faisait trembler son cœur, il arrivait tout de même à percer la barrière de protection qu’elle tentait d’ériger avec cette couverture qui la recouvrait complètement. Se balançant d’avant en arrière, elle essayait de se calmer en se rassurant. Ca allait passer. Elle ignorait toujours si elle était encore vivante, mais dans sa tête elle se disait que ça l’arrangerait qu’elle ne le soit plus. « Ca va aller… » Souffla-t-elle à elle-même avant de pousser un petit cri que lui arracha l’orage qui gronda à nouveau. Non, ça n’allait pas aller. C’était une peur qu’elle n’arrivait pas à contrôler et qui la mettait dans tous ses états.

D’une main presque timide alors qu’elle tâtonnait sur son canapé à la recherche de son téléphone qui elle le savait, se trouvait à côté d’elle, la jeune femme se décida enfin à voir si Thomas lui avait répondu. Lorsque ses doigts frôlèrent le portable, elle l’agrippa à toute vitesse avant de le ramener dans sa forteresse de draps. Elle lut les quelques mots de l’écrivain encore et encore. Il allait venir la voir. Bien, mais… Il n’avait pas répondu à sa question. Elle ne voyait toujours rien. Et la peur l’empêchait de réfléchir rationnellement et de se servir de la lumière de son téléphone pour s’éclairer. Au contraire, elle se disait qu’il voulait sûrement lui annoncer qu’elle était morte de vive voix. Elle ne voyait pas d’autres alternatives à sa venue. A nouveau, la jeune femme relue les quelques mots en essayant de chercher un sens caché. Lorsque ses pouces au-dessus de son écran, hésitaient à taper un message pour lui demander des précisions se décidèrent enfin à se poser sur les touches, elle entendit quelques coups contre la porte qui firent rater à son cœur un battement. Un cri d’effroi sur le point de sortir de sa bouche se retrouva coincé au fond de sa gorge, tandis qu’elle prit ça comme un signe de danger et s’enroula encore un peu plus dans sa couverture. La voix qui arriva à percer son armure de drap provoqua presque un autre cri chez l’Indienne, qu’elle arriva à faire taire. « Thomas ? » Souffla-t-elle. Sans même réfléchir, elle ôta sa couverture et la jeta à l’autre bout du canapé avant de se lever d’un bond. Sautant à cloche pied dans le but de lui ouvrir, elle trébucha plus d’une fois dans son périple vers la porte. Sans même vérifier l’identité de celui qui toquait, Leia ouvrit la porte avant de se jeter dans les bras de peu importe la personne qui se trouvait derrière. Elle s’en fichait, elle n’était plus seule. « Enfin. » Dans la bouche de la jeune femme, ces mots sonnaient comme une libération. Enfin, il venait la délivrer de ce calvaire.




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Sujet: Re: Thomas || Rewrite the stars ( le Hier à 15:35 )
Sur la route de l'appartement de Leia, Thomas ne traîne pas. Il savait à quel point elle avait une peur bleue de l'orage et il savait aussi dans quel état elle pouvait se mettre, inutile de flâner donc, elle avait besoin de lui. Il se serait bien passé de la douche qu'il avait prise en sortant de sa voiture, avec un peu de chance, il ne tomberait pas malade, mais voilà maintenant qu'il avait froid. Il s'ébroue dans le couloir qui menait à la porte de l'appartement et finit par frapper quelques coups tout en s'annonçant. Il savait qu'il n'allait pas attendre très longtemps, d'ailleurs, il entend déjà du bruit de l'autre côté de la porte. Il ne voit pas la scène, mais la connaissant elle était sûrement en train de se débattre avec quelque chose tout en luttant contre sa peur, elle était courageuse Leia, il l'avait toujours su. Mais il n'a pas le temps de voir la porte s'ouvrir totalement que déjà, il l'avait dans les bras. Il les referme aussitôt autour d'elle comme s'il l'attrapait en plein vol. « Enfin. » Il avait envie de rire un peu. "Enfin". Il avait fait le plus vite possible quand même, mais il savait que c'était la peur qui parlait alors il ne relève pas et se contente de la serrer contre lui. « Je suis là, tout va bien. » dit l'écrivain dans un murmure, un peu dérangé par ses vêtements trempés. « Et tu es là toi aussi, bel et bien vivante d'accord ? » il lui fait promettre en la dévisageant avant de la serrer un peu plus fort, histoire de la rassurer un peu plus. Il finit par relâcher son étreinte après un moment, l'entraînant à l'intérieur de l'appartement plongé dans l'obscurité. « On va commencer par faire un peu de lumière. » Comme pour appuyer ses dires, un tintement retentit dans le sac qu'il retire de son épaule et il en sort bientôt deux ou trois ramequins où il pourrait y déposer une bougie. A tâtons, il rejoint tant bien que mal l'endroit où se trouve le canapé, entraînant à sa suite Leia en lui prenant la main et en la gardant tout près de lui pour éviter qu'elle ne panique plus que nécessaire. C'est lorsqu'il se demande s'il approchait de la table basse qu'il obtient sa réponse, son tibia heurtant l'arrête du meuble. Tom étouffe un cri de douleur, loin d'être viril et se contente de grogner. « T'as changé les meubles de place ? » demande l'écrivain en râlant, blessé dans son amour-propre. Mais il ravale très vite sa fierté et fait asseoir la jeune femme près de lui sur le canapé alors qu'il dispose les bougies devant lui. Il farfouille dans la poche de son jean toujours trempé pour en sortir un briquet, celui qui ne le quitte jamais et il se met à allumer les petites bougies, une à une. Une douce lumière s'installe dans la pièce obscure, créant de petits halos presque réconfortants. Son regard se pose alors sur Leia et il esquisse un sourire. « Comment tu te sens ? » demande-t-il alors, espérant que sa présence l'ait rassurée un minimum.


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Leia PellegrinoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Thomas || Rewrite the stars ( le Hier à 19:39 )
A cloche pied, Leia avait gagné la porte aussi vite qu’elle le pu. Quand bien même elle avait été ralentie par les meubles dans lesquels elle se cognait ici et là, la jeune femme ne s’était pas arrêtée pour autant. A peine la porte ouverte qu’elle s’était jetée dans ses bras pour sentir sa présence. Elle n’avait rien vu. Ni son visage amusé par sa réaction, ni même à quel point il était trempé. Ce ne fut qu’après de longues secondes où elle le garda contre elle, que l’Indienne se rendit compte de l’état de Thomas. Cependant, elle n’avait pas mis fin à l’étreinte pour autant, soulagée de se retrouver dans ses bras. A ses mots rassurants, chuchotés presque au creux de son oreille, Leia ne pu qu’acquiescer en hochant la tête. Elle voulait bien le croire. Elle avait une totale confiance en lui, alors quand il affirmait qu’il était là, et elle aussi, elle le croyait. Dans sa poitrine, les battements de son cœur commençaient à retrouver un rythme un peu plus régulier, malgré les grondements de l’orage qui le faisait vibrer à chaque fois qu’il éclatait. Mais ce n’était rien. Son cœur, au même titre que sa peur, commençait peu à peu à s’évanouir. Comme si un champ de force impénétrable s’était hissé autour d’eux, Leia se sentait en sécurité. Un court instant, elle se redresse pour plonger son regard dans celui de l’écrivain, les traits éclairés de façon furtives par la foudre qui fendait le ciel. « Oui. » Elle était bien vivante. Un mince sourire étira ses lèvres, tandis qu’elle se replongea dans ses bras l’espace de quelques secondes.

Tirée vers l’intérieur de son appartement, l’Indienne pris soin de refermer la porte derrière eux, les plongeant à nouveau dans cette pénombre entrecoupée par les éclairs. « T’es venu préparé. » Plaisanta Leia qui était trempée à son tour. Elle avait allumé le chauffage, mais avec la coupure de courant, il s’était éteint et elle sentait à peine les résidus de chaleur. Ne bougeant pas d’un iota près de la porte, ce fut uniquement lorsqu’elle sentit une main se saisir de la sienne qu’elle commença à s’avancer. A nouveau, l’orage gronda ce qui fit sursauter la jeune femme, qui sans le vouloir avait pressé ses doigts contre ceux de l’écrivain. Elle s’accrochait à lui comme à un doudou. Lorsque le calme fut revenu, presque gênée par cette peur qui lui faisait avoir ce genre de réaction, elle relâcha un peu la pression tout en gardant le contact entre eux. Et en entendant un bruit sourd d’un membre qui se cognait contre un meuble, elle rigola. Signe qu’elle n’était plus aussi apeurée. « Expressément pour ta venue, oui. » Elle se moquait doucement de lui, mais savait que cette réponse passerait mieux que la vérité. Comme pour le consoler, elle plaça sa main libre sur celles liées, et le ramena un peu plus vers elle. Le bon côté cependant, était qu’il prenait les coups pour elle. Installée sur le canapé, elle le regardait s’activer avec les bougies, gardant en tête qu’elle allait devoir se lever bientôt pour aller récupérer des serviettes. Ce qu’elle refusait de faire tant qu’il n’y aurait pas de lumière. Sans dire un mot, comme la grande enfant qu’elle était, elle se retrouva très vite fascinée par la flamme qu’il avait allumée. Elle la regardait danser un peu avant de se stabiliser complètement. L’attention ailleurs, elle battit vite des cils lorsqu’elle entendit la voix de Thomas percer sa bulle de rêve. Les yeux levés dans sa direction, elle lui adressa un mince sourire avant de récupérer sa main qu’elle tira pour l’obliger à s’asseoir à côté d’elle. Le bras passé autour du sien, elle déposa sa tête sur son épaule. « Beaucoup mieux. » Répondit la jeune femme. « Merci. » Souffla-t-elle, la tête tournée dans sa direction. Un autre sourire à son intention, et elle fixa à nouveau la flamme. « Les serviettes ! » Comme si ça venait tout juste de lui revenir, elle se leva d’un bond, et sauta jusqu’à l’armoire où elle rangeait ses serviettes propres. Elle en attrapa plusieurs et se rendit à nouveau au salon. Lorsqu’elle fut à la hauteur de Thomas, elle lui en balança trois. Rien que ça. « Tiens, faudrait pas que t’attrapes froid avec tout ça. » A ces mots, elle s’enroula elle-même dans une grande serviette, et se rassit à ses côtés.




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Sujet: Re: Thomas || Rewrite the stars ( le )
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