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- L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne
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Milo VeraldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Ven 27 Nov 2020 - 17:55 )
Les secousses n'avaient pas eu que des effets terrestres. La mer avait été démontée pendant des jours et ce n'était que depuis peu que l'accès en avait été à nouveau autorisé. Il fallait dire que tout le monde avait eu bien d'autres choses à penser que d'aller se baigner vu les dégâts qu'avait subis la ville, et surtout certaines familles. Lui n'avait au moins pas eu à déplorer de mort, ni même de blessé grave. La vielle maison de sa mère qui en avait vu passer d'autres avait une fois de plus tenue, et Alexis était sorti de l'hôpital sans séquelle.

Et il se trouvait-là face à cette mer encore bien agitée, son appareil photo à la main et les pieds nus dans le sable, son pantalon retroussé aux chevilles. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que la plage soit vide en cette fin d'après-midi malgré la lumière qui venait se refléter sur l'écume. Ce fut la vibration de son téléphone qui arrêta sa progression vers l'océan pour regarder le message qui lui avait été laissé. Juan... Un sourire heureux plus tard, il oublia tout pour se concentrer sur sa réponse.

*Juan ! Je suis sur la plage, la mer est encore pas mal démontée. Je voulais prendre des photos... Tu peux venir si tu veux ! Enfin, si t'as rien d'autre à faire... Mais je ne bouge pas de toute façon.*

Se sentant soudainement idiot de s'être montré si enthousiaste, il resta un moment à regarder son téléphone en se traitant d'idiot. Il y aurait eu quinze mille autres façons d'écrire ça autrement... Parce qu'il fallait vraiment être idiot pour réagir comme une collégienne en fleur face à un simple message. Rangeant le téléphone, il se décida à profiter de la lumière tant qu'il le pouvait encore parce qu'il restait persuadé qu'il pourrait faire des belles photos. Peut-être pas comme celle du coquelicot ou de l'envolée d'oiseaux -bien que peut-être que si vu la qualité de la lumière qui s'étalait face lui- mais il voulait tenter. Quitte à se mouiller pour cela.

Chose qui survint bien plus vite qu'il ne l'aurait pensé, et Dieu que l'eau était froide ! Mais c'était juste magnifique, les embruns, les rayons de soleil frappant sur les vagues, l'écume qui voltigeait et lui au milieu de tout cela prenait cliché sur cliché, se moquant bien qu'il ait pu avoir de l'eau jusqu'aux genoux et qu'une vague un peu plus violente que les autres pouvait à tout moment l'emporter. Il était au centre des éléments avec le sentiment de faire partie intégrante de ceux-ci, un peu à la façon dont les estampes japonaises représentaient la mer. Il n'y avait que lorsque l'eau menaçait son précieux appareil qu'il se détournait pour faire barrage de son corps le temps que la vague s'échoue sur son dos, le trempant davantage si c'était possible. Pour mieux repartir une fois l'assaut terminé, à la capture de cette lumière épousant dans une danse irréelle les couleurs sombres de l'eau...


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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Sam 28 Nov 2020 - 18:16 )

Entre ciel et mer
Milo & Juan
Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable.
Ezio se remet doucement de sa blessure, j'ai eu peur durant un temps qu'il garde des séquelles. Bien sur je ne lui ai pas parler de mes craintes, le soutenant à chaque seconde. Au moment des séances de kiné, quand il essayait de faire des pas de danse, dans les tâches de la maison. Je lui disais qu'il fallait du temps et surtout de ne rien presser. Me prenant en exemple, même si pour moi la guérison a traîné parce que la peur était très lié au circonstance de ma blessure. Peur encore présente certaines nuits, elle revient en traître et s'enfuit au levé du jour. Les seules nuits ou elle m'épargne c'est quand je dors dans les bras de Milo. Tout s'apaise à ses côtés. Même si tout reste compliqué. Faut dire qu'avec Ezio blessé j'ai été pas mal occupé, il a fallu que je gère son école de danse, d'abord voir pour les travaux et puis pour les cours. Heureusement qu'il a des élèves doués et un ami prêt à tout pour lui. Peut être un peu trop, mais c'est comme ça. Ezio a été là pour moi après ma blessure alors logique que je sois là pour lui. Même si cela me prend du temps et me prive un peu de Milo. Avec tout ça on est pas revenu sur la discussion que l'on avait eu à l'hôpital, sur sa relation avec Alexis. Je ne sais même pas ce qu'il a vu avec lui. Si des règles ont été établies. Mais il est difficile de discuter de ce genre de sujet en quelques minutes et les moments que l'on partage sont si brûlant qu'on en oublie de revenir dessus.

Alors quand Ezio me dit qu'il va se débrouiller seul et que je devrais prendre un peu de temps pour moi. Je ne me le fais pas dire deux fois. J'envoie immédiatement un message. "Salut beau gosse. Tout va bien ? Dis moi tu fais quoi de beau à l'instant ? Tu penses à moi ?" Une fois le message parti et vu que je suis seul dans l'appartement, je me mets à ma guitare. Attendant bien gentiment la réponse du beau photographe. Je suis prêt à le rejoindre dés qu'il me répondra. Sauf s'il est occupé, avec des clients ou bien avec Alexis. Et je reçois bien vite une réponse qui m'enchante. Je vais pouvoir retrouver Milo sur la plage et en plus le voir travailler. Mais je décide de le taquiner. "La plage mais il doit faire froid. Du coup je ne sais pas. Je réfléchis et je te dis." Puis je file me changer, un jean, un pull et une paire de basket, mon blouson, mes clés, mes papiers et une serviette éponge. J'ai comme un pressentiment et je file. Content de jouer le jeu de l'indécis et du frileux pour lui faire une surprise. Je suis rapidement au bord de plage et vu le nombre de personne je repère sans aucun souci le beau gosse. Il semble bien s'amuser avec les vagues. Un vrai gamin qui avance et recule dans l'écume se laissant caresser par les embruns. De là où je me trouve le spectacle est déroutant et envoûtant. Milo pris entre le ciel et la mer, illuminé par la clarté automnale de cette après midi tranquille baigné de silence juste rompu par le brouhaha des vagues. Je reste planté là un moment à le regarder sans qu'il ne sache que je l'observe. Je détaille ses courbes et je souris tout seul en le trouvant sexy dans ses mouvements.

Je quitte mes chaussures et mes chaussettes, et je retrousse mon pantalon. Je lui envoie un autre message. "Alors tu les domptes les vagues ou c'est le contraire ?" Et je pose mes pieds dans le sable, je frissonne au contact doux et froid. Et puis je m'avance. Je m'arrête quelques fois toujours sous le charme de Milo qui continue ses prouesses. Menant une lutte acharnée avec les éléments déchaînés et la lumière qui change de seconde en seconde. Je sors mon portable pour immortaliser l'instant. Mes photos ne seront sûrement pas aussi belles que les siennes mais elles sont guidées les battements de mon cœur, qui s'accélèrent alors que la distance se réduit. Je voudrais le surprendre. Mais pas de trop pas envie qu'il tombe la tête la première dans l'eau qui ne doit pas être chaude. Une fois à bonne hauteur. « Salut. Tu essaies d'emprisonner les vagues dans ta boite à image ? » Et je me mets à rire avant de lui sourire. « J'espère que tu n'as pas cru une seule seconde que j'allais louper un rencard sur la plage avec le plus beau gosse de Naples. » Et je m'approche me moquant un peu de la température de l'eau. Je le prends par la taille pour l'attirer contre moi et l'embrasser sensuellement. « Tu as un petit goût salé. » Et je replonge sur ses lèvres, sentant en le serrant un peu plus l'humidité de ses vêtements. « Je pense que tu vas apprécier ma serviette. »Je lui agite sous le nez et je lui souris comme un gosse innocent, comme un gosse heureux de ce moment.

vmicorum.


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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Mar 1 Déc 2020 - 17:43 )
En toute honnêteté, son téléphone avait été quelque peu oublié au fond de sa poche, alors que toute son attention était uniquement concentrée sur les vagues, la lumière, et son appareil. La lumière commençait déjà à changer et bientôt, volatile et insaisissable, elle disparaitrait loin de cette mer qui cherchait par ses assauts d'écume à désespérément la retenir. Laissant son objectif tout aussi orphelin que ces vagues qui cherchaient à l'engloutir. Il savait que ces photos seraient belles, il le sentait au tréfond de son âme. Et Dieu qu'il ne regrettait pas cette coupure d'électricité frappant tout l'immeuble alors qu'il regardait son film préféré. Et comme à chaque fois que cela survenait dans son vieil immeuble du vieux Naples, il allait certainement rester sans lumière et sans énergie jusqu'au lendemain matin. Mais pour le moment, il s'en moquait ! la lumière changeait et... « Salut. Tu essaies d'emprisonner les vagues dans ta boite à image ? »

"...Oh, Juan ! T'es venu !? Oh, c'est... super !" Est-ce qu'il pourrait pour une fois ne pas ressembler à une groupie en folie devant son idole ? Apparemment, non. Et la suite ne fit que confirmer ce fait. "Oui, c'est ça ! Les vagues, la lumière, l'écume, l'air iodé, tout ! C'est mon appartement qui m'a expulsé de chez moi en faisant la grève de l'électricité. Alors je suis venu ici..." Et comment ne pourrait-il pas afficher un tel sourire heureux alors que Juan riait de lui ? De ses mots ? De la situation ? Il n'en savait rien mais il s'en moquait, Juan était là et c'était tout ce qui comptait.

Toute lumière oubliée, son attention ne se tournait plus que sur Juan et qu'il souriait quelque peu dépité de son état. "Le plus trempé surtout ! Mais bon, ce ne sera pas la première fois..." Au moins là, ils n'étaient pas en danger de mort. Juste d'hypothermie ! Bien que les lèvres si douces et si chaudes de Juan le réchauffaient de façon bien plus efficace que ne l'aurait fait n'importe quelle couverture. Et alors même que la chaleur de son corps à travers la barrière de ses vêtements l'enivrait complètement... Et après les vagues si froides qui avaient léché son corps de toutes parts, le contraste en était saisissant. "Je vais te mouiller..." En vérité, là dans les bras de Juan et serré contre lui, il s'en moquait totalement ! Alors que souriant à son commentaire sur le sel qui s'était déposé sur lui, il replongeait avec délice sur ses lèvres pour un baiser suave et profond. Se détachant finalement de lui, il sourit mutin alors qu'il affirmait, malgré tous les signes contraires que son corps donnait. "Il va falloir rester sage cette fois-ci !... Mais je suppose qu'un ou deux câlins, on peut. Et on dérangera pas grand monde, la plage est vide." L'excuse était donc parfaite, et dite sur un ton totalement innocent en plus. Parce que rester sage aux côtés de Juan était toujours aussi difficile et qu'il comptait quand même bien profiter de l'ambiance romantique de cette plage... Mais avant, il attrapa la serviette au vol. "Je veux bien, merci ! Et viens, allons sur la plage, l'eau est vraiment trop froide." La serviette sur les épaules à la façon d'une couverture, il glissa ses doigts dans les siens et le tira vers le sable qui était en réalité tout aussi froid que l'eau...

"Et donc, Ezio ? Comment va-t-il ?" Voilà, un sujet sûr pour l'empêcher de faire n'importe quoi dans un lieu certes désertique mais toujours public. Et surtout, une approche tout en douceur sur ce qui s'était passé à l'hôpital après le séisme.


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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Ven 4 Déc 2020 - 16:59 )

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Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable.
Me voilà à quelques pas de Milo, je l'observe restant silencieux. Attendri de le voir si impliquer dans sa tâche. Essayant de deviner en fonction des positions qu'il prend quelle vague il essaie de capturer, quel morceau du ciel il veut faire prisonnier. C'est amusant et troublant de voir combien il est subjugué par l'alliance de la lumière du jour et de l'eau. Par ce mélange qui s'échappe et qui se délivre sur les crêtes des vagues caressées. Je ne suis pas photographe et je n'ai pas sa maîtrise du jeu des couleurs, mais je vois combien c'est beau. Et je comprends pourquoi il cherche à capturer dans son objectif le spectacle qui s'offre à nos regards. Un spectacle envoûtant et captivant tout comme l'est Milo dans l'exercice de son art. Puis je me fais remarquer en le taquinant. « Tu sais que tu es vraiment adorable et totalement envoûtant quand tu réagis ainsi. J'adore l'effet que je te fais. » L'instant est magique, j'ai la sensation d'être un gamin qui se contente d'un bonheur pur qui ne me être abîmé ou se ternir. C'est difficile à expliquer cette sensation de bien être que Milo me procure quand je suis à son contact. Il gonfle tout mon être d'un vent nouveau, de force puissante. Et en même temps il me rend fragile et fébrile. « Ton appartement est un drôle de loustic. Va falloir qu'on y botte les fesses. » Je m'approche prêt à fondre face à son regard, face à son sourire. Et encore plus quand il est dans mes bras. Je le complimente, parce que oui je le trouve beau et sexy même s'il a l'air parfois de douter de cette logique. Il ne doit pas assez se regarder dans une glace. « On sait tous les deux comment cela a fini quand tu t'es retrouvé trempé la dernière fois. Bon je l'étais aussi. » Alors que là je vais attention de ne pas me retrouver pris par surprise par une vague folle, surtout que j'ai aussi les pieds dans l'eau.

Par contre cela ne me dérange pas de finir mouiller en tenant Milo tout contre moi. En venant embrasser ses lèvres avec douceur et envie. Parce que dés que mon corps frôle le sien une chaleur insaisissable me caresse et j'aime les sensations qu'elle me procure et qu'elle éveille. Je n'éprouve aucune gêne à me laisser happer par cette ribambelle de frissons agréables et délicieux. Et le contraste est saisissant entre le froid de l'eau qui caresse mes pieds et la chaleur intense que Milo fait naître au creux de mes reins. Une chaleur qui se diffuse à travers tout mon être. « Pas grave. J'aime t'avoir contre moi. Sec ou mouillé. » Je goûte un peu plus ses lèvres, il me rend mon baiser. Un baiser que je n'ai pas envie de stopper. Je pose mes lèvres au creux de son cou avant que nos corps s'éloignent. Je me retiens de rire à ses mots. « Mais je suis toujours sage moi. » Mais je comprends parfaitement où Milo veut en venir, il est vrai que lorsqu'on est tous les deux on se laisse vite prendre par l'appel du corps de l'autre. « Juste un ou deux petits câlins ? Tu veux me priver de tes lèvres ? Et c'est vrai qu'il y a peu de fous qui se promènent, mais en même temps vu le temps les amateurs sont rares. Mais je te promets de rester discret sinon on se cachera derrière les grains de sable. » Parce qu'il n'y a pas grand cachette sur la plage. En tout cas je me régale de le taquiner avant de lui donner la serviette que j'ai apporté. « C'est une bonne idée je vais finir par avoir les pieds gelés. » Je l'aide à arranger la serviette pour qu'elle tombe bien sur ses reins, histoire qu'il ne prenne pas froid. Même si je me régalerais de jouer les gardes malades dans ce cas.

Milo vient lier ses doigts aux miens et on remonte vers le sable sec. Et il me demande des nouvelles de Ezio. « Il va bien il se remet doucement. Sa rééducation se passe sans problème. Et en attendant je m'occupe de son école de danse. D'abord les travaux et puis je vois avec les élèves. Comment ça il se remet tranquille et puis je lui dois bien ça. » Juste retour des choses vu tout ce que mon ami a fait pour moi. « Peut être que je pourrais me reconvertir en prof de flamenco ? » Une question que je me pose tout haut. Rester à Naples pour pouvoir vivre complètement mon histoire avec Milo. « Et Alexis tu l'as revu ? Ses yeux vont mieux ? » Je trouve logique en retour de demander des nouvelles du blessé. De toute façon je me doute qu'Alexis risque fort de revenir dans la conversation. Il va y avoir des choses à mettre en place suite à la conversation de l'hôpital. Mais cela ne me fait pas peur, j'ai été honnête ce jour là. Aucun des trois nous savons vraiment dans quoi on s'engage. On va y aller en tâtonnant au départ mais si on est tout d'accord sur le principe, tout devrait se mettre en place sans trop de problème. Enfin faut que personne ne soit léser ou blesser. Peut être même qu'il faudra qu'on en parle tous les trois pour que se soit plus facile. Enfin je vais voir ce que Milo va me dire.

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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Ven 11 Déc 2020 - 14:01 )
Du plus loin qu'il se rappelait, il avait toujours aimé les photos. Ces instants pris sur le vif capturés à jamais sur écran ou sur papier, et combien révélateurs de tant de choses qui passaient totalement inaperçues dans le flux incessant de la vie. Mais il n'avait suffit que de la voix de Juan pour se détourner des vagues et de leur lumière si particulière. Et pour tout oublier des clichés qu'il venait de faire alors qu'il se trouvait collé à lui. Il n'y avait plus qu'eux, l'eau qui semblait leur être un élément indissociable, et son bonheur... Leur bonheur, d'être là. Ensemble.... Préférant faire comme s'il ne rougissait pas du tout, il se mordit les lèvres avant de répondre un brin taquin. "Oui... Et tu me fais beaucoup d'effets." Et à ce niveau-là, avec ce petit sourire enjôleur à peine camouflé par un petit mordillement des lèvres, ça s'appelait juste de la provocation. Alors qu'il admettait presque déçu, qu'ils feraient mieux de rester sage... Ils étaient dehors, dans un lieu certes désert mais public, et à la vue de tous puisqu'il n'y avait aucune cachette possible... "Des câlins et des baisers alors. Ca me semble très bien comme programme..." Et quand on y regardait, la zone des câlins pouvait être très vaste parce que se coller tout contre Juan pouvait tout à fait être considéré comme un câlin. Tout comme jouer avec ses cheveux décoiffés par le vent ou venir goûter le sel déposé dans le creux de son cou... Oui, il aimait définitivement les câlins !

Mais il dut bien vite remiser tout ça au fin fond de son esprit parce que sous des airs légers, la discussion qui s'annonçait s'avérait en fait très sérieuse. Parce que c'était quelque chose à laquelle il se refusait de trop penser. Il n'avait pas à influencer Juan en quoi que ce soit. Et encore moins lorsqu'il s'agissait de son futur professionnel et de son avenir tout entier. La corrida, Séville, l'Espagne et tout ce monde qui ne lui appartenait juste pas. C'était le monde de Juan et d'Ezio... Et un monde où il n'avait pas sa place, aussi dérangeante que soit cette idée. "C'est décidé alors ? Tu ne retournes pas là-bas ?" Il aurait voulu avoir une neutralité parfaite, comme tous ces grains de sable froid qui se collaient à ses pieds sans qu'il ne puisse faire la différence entre eux. Ils étaient juste là à se coller à ses pieds mouillés alors qu'il préférait se focaliser dessus plutôt que d'analyser ce que ses deux malheureuses questions avaient pu transmettre entre fol espoir et désir un peu trop criant. Et il se maudit aussitôt pour cela comme il maudissait le vent de ne pas avoir été assez fort pour emporter ses paroles, et ses attentes, loin des oreilles de Juan... Gardant ses doigts serrés autour de ceux de Juan, il se tourna vers lui. "Tu sais, c'est ici chez moi. Je n'ai jamais compris ma sœur avec ses désirs d'ailleurs. Mais toi, avec Ezio, vous avez un autre ailleurs. L'Espagne, Séville, la corrida et toutes ces traditions auxquelles je n'appartiens pas. Et je ne pourrai pas te reprocher de vouloir conserver ça, c'était ce qui faisait ta vie..." Grimaçant tout en tentant de sourire tout de même, il énonça l'évidence. "Et puis moi, je serai toujours ici à t'attendre... Et à faire mes photos ! Mais si tu veux repartir là-bas, tu pourras toujours revenir ici pour me retrouver." Il voulait vraiment qu'il se sente libre d'avoir la vie qu'il souhaitait avoir. Parce qu'il imaginait sans mal qu'une fois la porte des arènes refermées, il devait être impossible d'y entrer à nouveau. C'était des combats... à mort... qu'on y menait et ça devait demander tout son investissement pour seulement pouvoir rester en vie.

"Mais si tu veux rester ici, quoi que tu fasses, moi ça me convient !" Et bizarrement, là il n'avait aucun mal à afficher un grand sourire... "Prof de Flamenco dans l'école d'Ezio, ça pourrait être une bonne solution si travailler ensemble ne modifiera pas votre relation. Parce que c'est quelque chose à voir aussi." La discussion était décidément sérieuse alors qu'il s'asseyait dans le sable tout en tirant sur la main de Juan pour qu'il l'y rejoigne. "Viens ! Je veux profiter de tes bras, et de ta chaleur surtout !" Au moins , il était honnête ! Et puisqu'ils en était à parler d'avenir, il était logique que la question de leur relation -notamment avec Alexis- soit posée. "Non, je ne l'ai pas revu mais je l'ai contacté. On ne peut pas dire que ce soit une situation facile alors je ne veux pas m'imposer, avec aucun de vous deux. A l'hôpital, j'ai demandé à Alexis de me poser les conditions qui feraient qu'il soit bien dans tout ça. On est resté dans l'ordre du général parce que je suppose qu'il faut un peu de temps pour faire avec le quotidien et voir ce dont on a chacun besoin... Tu voudrais quoi, toi ?" La question était posée, à Juan d'y répondre avec ce qui importait pour lui, ce sur quoi il ne ferait pas de concession et ce qu'il pourrait vouloir dans l'idéal... Et le regard qu'il posait sur lui était aussi sérieux que concentré.


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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Dim 20 Déc 2020 - 15:45 )

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Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable.
Les pieds dans l'eau, on se laisse porter. Instant magique entouré de cet élément qui nous lie. Qu'importe si par le passé il aurait pu causer notre perte. Tout ce que j'en sors c'est le lien qu'il a dessiné et qui prend de plus en plus racine en nous. Et collé contre Milo, le corps tremblant de toutes les émotions qu'il éveille, j'oublie le froid cinglant qui se distille de la pointe de pieds nus au plus profond de mes entrailles. Le photographe me réchauffe et je n'ai pas besoin de plus pour me sentir heureux et entier. Instant marquant entre ciel et mer ou nos regards s'enveloppent de cette douceur qui nous est propre et qui prend de plus en plus de place. Je lui souris, ris de cette innocence qui le définit et le rend encore plus craquant. Le désir me caresse, folie insolente qui frappe et qui me fait frissonner alors qu'on va devoir rester sages. Lieu public oblige, même si peu de regard s'égare à cet instant sur la plage ou nos corps sont enlacés dans une étreinte tendre. « C'est toujours mieux que rien. Et qui sait si tu es bien sage après tu pourrais avoir une récompense plus grande. » Parce que le goût du sel sur sa peau m'affame. Parce que ses doigts qui s'invitent un peu sur mes courbes m'enivrent. Parce que son corps contre le mien me donne des envies de danse plus sensuelle. Mais l'attente rendra le tout bien plus envoûtant et puis passer du temps ensemble à parler est déjà un met délicieux. Surtout que je vais me délecter de cette vision qu'il m'offre. Corps frêle et légèrement humide que je vais réchauffer de caresses et de baisers.

On quitte le bord de l'eau pour mettre nos pieds au sec sur le sable froid et doux. La serviette que j'ai porté glissée autour de ses épaules, la conversation vient à partir sur Ezio et sa remise en forme. Sur mon avenir aussi. Car en ce moment il est pas mal lié à l'école de danse de mon ami d'enfance. Je le remplace pour qu'elle reste à flot malgré les coups durs que les derniers mois ont déversé. J'en connais le fonctionnement par cœur m'étant toujours impliqué dans l'activité de Ezio. Comme mon ami s'est impliqué dans la mienne. Même si je n'ai jamais réellement su s'il y prenait du plaisir en tremblant pour ma vie. Alors que je ne lui ai jamais caché ma passion sur le fait de danser ou de jouer de la guitare. « Je devrais y retourner parce que j'ai des choses à régler. Mais retourner dans l'arène me semble compliqué. Certains vont dire que c'est la peur et je ne vais pas les démentir. J'aime être matador, mais j'aime encore plus la vie. Et j'ai vu la mort de très prés et je ne suis pas prêt à retenter l'expérience. » J'aime cette ivresse que je ressens au milieu de l'arène. J'aime sentir s'emballer mon cœur quand le toro me frôle. Mais mon sang a goûté la terre et ma peau la froide morsure de la faucheuse. Et j'avoue que ces sensations là je ne veux pas les éprouver à nouveau. Pas si jeune. Pas alors que j'ai la vie devant moi. Les doigts enlacés on avance doucement. Mes pieds s'enfonçant dans le sable comme la corne du toro c'était enfoncée dans ma chair. Avec une facilité désarmante. Je regarde Milo alors qu'il me fait face. Écoutant ses mots qui font battre mon cœur avec une force insoupçonnée. « Ezio est de Naples. Gamin je venais en vacance avec mes parents c'est comme ça qu'on se sont rencontrés nos parents, s'étant liés même avant sa naissance. Je l'ai connu bébé. Et puis en grandissant je venais chez lui et lui venait chez moi. Être ensemble était une évidence. Enfin en tant qu'ami. » Vu que pour le reste Ezio est un triple aveugle. Mais c'est la vie, on ne peut pas tout avoir. J'ai son amitié c'est déjà une belle et bonne chose. Pas à négliger. « Il ne fait donc pas parti de ce monde là non plus. Je l'ai entraîné sans même être sûr qu'il aime. Il n'a jamais rien dit à ce sujet. Mais comme je l'ai dis entre nous il y avait juste l'évidence des choses. » Et je ne lui ai jamais demandé de peur de sa réponse. « C'est moi qui lui ai appris pour le flamenco. La danse j'ai toujours aimé et je l'ai toujours admiré dans cet art. Il est tellement . » Je cherche le mot. « Grandiose, habité, charismatique. » Je sens un peu de tristesse dans tes mots, de la peur aussi, celle de me voir partir. « Je reviens à Naples depuis des années et si j'en partais j'y reviendrais toujours. Alors pas de crainte de ce côté là. Et pour le moment je suis ici. Faut juste que je parle à mes parents parce que je sais que pour eux cela va être dur. Même si je suppose qu'il préfère un fils vivant qu'un fils mort même en plein triomphe. » C'est surtout que si j'arrête personne ne prendra la relève. Ce sera la fin d'un règne et d'une histoire de matador.

Je me mets à rire à la suite de ses phrases. Milo est tellement craquant et le quitter me semble à cet instant une idée insurmontable. A ses côtés je suis si bien, même si des doutes se dessinent parfois. Avec Ezio dans ma tête et puis Alexis de son côté. Avec cette capacité d'aimer et de désirer deux personnes avec la même force. Je ne résiste pas lorsqu'il me tire pour que je m'assois à ses côtés, mon regard se perdant sur cette horizon qui ne prend fin que dans l'absolu de mon regard. « Cela me conviendrait aussi. Naples est une belle ville et riche de belles personnes. » Je me tourne vers Milo en souriant. « Ezio ne dirait pas non, il me l'a proposé par le passé. Même si c'est un perfectionniste je reste plus calé dans le domaine du flamenco. Faudra que je te montre. Tu pourrais aimer aussi. On en a souvent parlé tous les deux de cette idée d'être associés. Mais je n'y avais jamais autant songé que ces derniers temps. » Et je le prends dans mes bras le serrant contre moi. Sa chaleur ravivant les battements de mon cœur. En retour je lui demande pour Alexis, ne sachant pas trop si entre eux ils ont établi des règles. Le sujet ayant juste était abordé à l'hôpital. Milo me fait part de ce qu'ils ont dit en mon absence. « C'est sur moi même je ne veux blesser personne. Et je veux que tu sois heureux et surtout qu'on se sente à notre aise avec cette idée. Je n'ai jamais vécu ce genre de situation. Cela ne me fait pas peur parce que je pense qu'en respectant les choix de chacun cela peut être jouable. » Je viens embrasser sa nuque, mordiller son oreille. « Je pense que l'on doit s'accorder des espaces après c'est toi qui va naviguer entre Alexis et moi. Du coup comment tu vois ça ? Après je ne sais pas si on peut envisager d'être tous les trois ensemble et de t'aimer. » Je tourne doucement sa tête pour l'embrasser. « L'essentiel c'est que l'on soit à notre aise avec cette relation. Perso, et tu as du le remarquer, je n'ai aucun souci à m'afficher avec toi. Et je ne verrais aucun inconvénients si Alexis s'affichait aussi. Mais toi tu le verrais comment ? Entre deux beaux gosses comme nous tu vas faire des envieux. » Je le taquine continuant à jouer de mes lèvres sur sa peau.  

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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Lun 4 Jan 2021 - 6:45 )
Dès qu'il avait retrouvé sa place naturelle, à savoir dans les bras de Juan, il avait enveloppé son appareil dans la serviette pour le protéger du sable et l'avait déposé à ses côtés. L'heure n'était plus aux photos mais à Juan. Il y avait quelque chose d'étonnant d'être là avec lui, dans ses bras, et l'écouter parler d'un autre avec autant d'enthousiasme. Une émotion et un émerveillement qui venaient du coeur alors qu'il se livrait à lui sans détour et en toute confiance. Combien de couple pouvait honnêtement en dire autant de leur partenaire ? C'était une part qui aurait dû rester sombre et secrète qu'il lui dévoilait en toute clarté et sans fard d'aucune sorte. Juan dans son intégralité alors qu'il avait le sentiment de faire lui aussi partie de ce tout. Et ce sentiment était juste... magique. Comme cette plage au sable froid sous leurs pieds avec les vagues joueuses comme horizon et la chaleur de ses bras comme couverture... Et cet amour, bien trop grand qui le submergeait tout entier et dont l'intensité lui enserrait la gorge alors qu'il tentait de mettre des mots dessus. "Juan, je t'aime tellement, tu n'as pas idée. Et assez pour ne pas vouloir abîmer ce que tu as avec Ezio. C'est précieux pour vous. Le flamenco et cette école, c'est comme votre univers que vous vous êtes créé et je crois que... Je laisserais à Ezio le soin de m'y introduire s'il m'y veut. Pas que je veux pas essayer le flamenco ou danser avec toi parce que j'aimerais, vraiment ! Mais il n'est juste pas question que je m'impose entre vous." Ce serait à son sens la pire des choses. Alexis avait été assez ouvert -quoique tout de même prudent- pour se lancer dans une relation avec plus d'inconnues que de certitudes. Mais rien ne disait qu'il en serait de même pour Ezio. Et il ne ferait rien qui pourrait lui faire perdre Juan. "Je sais que j'ai pas grand chose à en dire parce que c'est avant tout ta vie, mais je t'avoue que j'aime cette idée d'école de danse ! Bien plus que de te savoir en train d'affronter la mort à chacun de tes combats. Je me serais mis en apnée à chaque fois et j'aurais fini par m'auto-carboniser d'angoisse. Et tu n'aurais plus retrouvé que mes cendres à ton retour..." Et comme toujours, son imagination fonctionnait à plein alors qu'il visualisait parfaitement la colonne de cendres en forme de Milo Veraldi planté devant la télé sur une chaîne espagnole... Souriant à l'image qui s'était imposée à son esprit, il se lova davantage contre son torse, profitant d'un bonheur simple mais juste heureux d'être là, bien vivant !, dans les bras de Juan. Alors qu'il laissait ses pensées dériver sur leur situation totalement hors-norme mais sans que cela ne le gêne plus que cela. Etonnement, aussi loin que cela soit de ce qu'on lui avait toujours appris -et des dictats d'une société monogame et hétérosexuelle- il se sentait bien. Et certainement même mieux qu'il ne s'était jamais senti.

Dieu, est-ce qu'il avait seulement le droit de se sentir aussi bien ?! Il se mordit les lèvres autant parce qu'il se trouvait soudainement trop chanceux que parce qu'il ne restait pas insensible aux attentions de Juan sur sa nuque, échauffant son oreille alors que son souffle allait se perdre sur l'angle de sa mâchoire... Il déglutit alors qu'il penchait la tête pour lui libérer davantage d'espace et qu'un doux gémissement franchissait ses lèvres. C'était tendre, doux et délicieusement émoustillant. Et sans grande surprise, il en redemandait ! Alors qu'il tentait de garder pied pour répondre à ses questions qui étaient pourtant très sérieuses. "Je comptais me mettre à votre diapason, avancer à votre rythme autant à toi qu'à Alexis... Et faire en fonction de vos attentes à l'un et à l'autre..." Mais la suite, il ne s'y attendait vraiment pas. Enfin si, le baiser était attendu et plus que bienvenu à la façon à laquelle il y répondit, incapable qu'il était de résister à son attraction et au désir que Juan distillait en lui. Mais... Etre tous les trois ensemble et qu'ils l'aiment ?... Qui serait assez fou pour refuser ça ?! "Ah oui, je suis d'accord... J'adorerai ça !" Bien sûr qu'il aimerait ! Mais est-ce que Juan, et surtout Alexis, pourraient être vraiment bien avec ça ? Le voir dans les bras de l'autre et ne pas en souffrir ? Parce que plus que lui-même, c'était eux qui comptait...

Plongeant son regard dans le sien, il chercha à y lire autant ses possibles intentions que ses limites. Parce que Juan avait certainement dû y réfléchir pour émettre une telle idée, non ? Peut-être même, presque autant qu'il avait pu imaginer Juan tenant Ezio dans ses bras. "Je suppose que tout le monde aimerait être aimé comme ça, par plusieurs personnes... Mais ça impliquerait que tu me verrais dans les bras d'Alexis et que tu sois bien avec cette idée. Tout comme Alexis d'ailleurs. En vérité..." Il grimaça mais avoua rapidement alors qu'il détournait le regard. "J'ai déjà pris le temps d'essayer de t'imaginer avec Ezio." Un Ezio forcément fantasmé comme grandiose, habité et charismatique. Et ce n'était pas lui qui le disait mais Juan ! Mais ça avait surtout été une façon comme une autre de se mettre à leur place, autant à Juan qu'à Alexis. "Et je peux faire avec cette idée parce qu'il est important pour toi, et que c'est ça qui compte. Mais entre l'imaginer et le voir en réel, ce n'est forcément pas la même chose... Tu as pu rencontrer Alexis, voir qui il était mais ce genre de relation impliquerait que tu te rapproches davantage de lui, et que vous puissiez vous apprécier. Ce serait... Bien. Vraiment bien." Il aimait l'idée en tout cas. Et suffisamment pour jouer avec dans son esprit, Juan, Alexis et lui... "J'adorerais ça, comme j'adore ce que tu fais en ce moment... Comment veux-tu que je reste bien sage ? Alors qu'il y a une grande récompense en jeu... Tu es vraiment terrible, et Dieu que j'aime ça." Parce que Juan n'avait pas son pareil pour lui cheviller l'envie au corps et qu'il se serait damné pour davantage, même là sur cette plage où il n'y avait que les grains de sable pour se cacher. Et alors que le corps solide de Juan l'encourageait à se coller davantage à lui si c'était possible, ses lèvres revenaient chercher les siennes pour qu'il l'embrasse une nouvelle fois, oubliant tout ce qui n'était pas Juan.


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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Lun 11 Jan 2021 - 8:54 )

Entre ciel et mer
Milo & Juan
Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable.
Aux mots de Milo je resserre un peu plus mon étreinte. Frôlant de mes lèvres son cou une nouvelle fois. « Il y a des choses qui ne se mesurent pas, ni en gramme, ni en litre, ni en quoi que se soit. Ce qu'on ressent c'est un peu comme l'univers ou cet horizon, ça n'a pas de début, ni de fin. Et ce que j'éprouve pour Ezio est tout autant précieux que ce que j'éprouve pour toi. Ce sentiment ressenti fort et puissant sans limite n'a pas d'explication. Il est né comme ça et je l'ai accepté. » Et je viens poser ma main sur son cœur. « Je le ressens là. » Vu qu'il est collé contre ma poitrine, c'est plus facile que de la poser sur le mien. « Et ici. » Je déplace ma main au niveau de son ventre. « Et dans ma tête aussi. Et ça se diffuse partout. Je sais que tu ne t'imposeras comme je sais que Ezio va t'apprécier. Il aime me voir heureux et je le suis. » Peut être que ça fera naître de la jalousie, mais elle s'effacera quand Ezio fera plus ample connaissance avec Milo. On ne peut qu'aimer le photographe. Et Ezio ne voit entre nous que notre amitié. Je suis jaloux aussi de ses relations, mais la douleur est bien différente quand il est en couple. Même si cela ne dure jamais vraiment. Coureur de jupons qu'il est. « Et on ira pas à pas. Je ne brusquerais rien de toute façon. Et puis je sais que Ezio ne restera qu'un fantasme qui ne prendra jamais vie. » Contrairement à Milo qui a la chance de voir le sien avec Alexis soulever par le souffle de l'amour. C'est peut être moi qui parfois sera un peu jaloux. Même si là je ne vois pas d'inconvénient à cette relation. Parce que j'ai vu comment ils se regardaient, parce que je ne peux pas leurs ôter cette chance. Qui aurait le courage de censurer pareil sentiment ? Pas moi. Même si le facteur inconnu reste assez présent. Je souris à ses phrases, visualisant parfaitement l'image d'un Milo carbonisé d'angoisse. « Et le vent disséminerait tes cendres. Non on en arrivera pas là. Je veux vivre. Et je ne veux pas vivre en ayant la trouille au ventre. Je l'avais c'est sur, mais pas aussi présente et pesante. Rien que d'y penser j'en ai la nausée. Et j'aime bien l'idée aussi de passer ma vie ici à enseigner la danse. Et être au prés des deux personnes que j'aime le plus. Si le paradis existe je l'ai trouvé ici avec vous deux. » Et je n'ai nullement envie de le quitter. Même si un retour à Séville sera nécessaire pour mettre les choses au clair.

Bien sur je profite de cet instant. Et de la peau de Milo que je savoure avec délicatesse. Jouant sur l'espace confié, agrandissant la marque de mes lèvres alors que le photographe se love un peu plus au creux de mes bras. A cet instant le monde pourrait s'arrêter de tourner. Le temps pourrait se mettre sur pause. On ne verrait que le bonheur sur nos visages, une douce félicité, deux anges comblés de se tenir là. A cet instant je me dis que tout est parfait, même si je n'oublie pas Alexis dans l'équation. Je ne le connais pas encore assez, mais je suis sûr que chacun trouvera sa place dans cette histoire hors norme. Qui ne voudrait pas de ce bonheur là, trois cœurs à l'unisson. Ou deux cœurs qui battent pour un autre. Peu importe. Je sais qu'on trouvera des solutions, même avec le facteur Ezio en plus. Je veux y croire parce que c'est trop beau pour être abîmé ou entaché par des codes ou des lois. On ne demande à personne de nous accepter tel que l'on est. D'accepter ce que l'on vit. On demande juste de nous laisser le vivre et de ne pas venir salir ce sentiment pur. Mais est ce possible dans la société où l'on évolue ? L'avenir nous le dira. Déjà essayons de voir comment entre nous cela va fonctionner. Quel rouage va s'actionner. Je me saisis des lèvres de Milo poussé par l'envie qui me ronge d'en avoir plus. Il me rend gourmand que rester sage est une torture. Mais le dévorer petit à petit est une mise en bouche des plus exquise. Tout comme l'idée que tout se passe bien entre nous au point d'avoir trois cœurs au diapason guidé par les même battements. « Oui ce serait parfait. » Mais le monde est fait d'imparfait. Et pour le moment la question reste encore posé. Est ce qu'il va y avoir deux duos indépendants ? Ou est ce que cette histoire va finir en trio ? Tout reste à établir. Enfin entre Alexis et moi au moins. Vu que les bases avec Milo sont déjà posées et qu'elles tiennent debouts.

Parler de cette idée crée des possibilités que Milo soumet, éveillant bien des visions dans mon esprit. Depuis que je suis avec le photographe j'ai souvent fantasmer imaginant Ezio et Milo dans mes bras. Désiré avec autant d'ardeur par l'un et par l'autre. Et je n'y voyais pas de problème. Mais là ce n'est pas moi qui devrais me partager c'est Milo que je dois partager. Est ce que je serais capable de le voir dans les bras d'Alexis ? D'accepter que son corps frissonne autant sous ses doigts que sous les miens. « Et moi je vous ai souvent imaginé en train de m'aimer tous les deux en même temps. A vrai dire depuis qu'on est ensemble je me dis qu'on formerait un trio parfait. Vous êtes complémentaire tous les deux dans ce que vous m'apportez. » Même si avec Ezio il n'y a jamais rien eu de physique. A part dans mon imagination. « Je pense que te voir heureux au prés d'Alexis suffirait à me faire accepter le fait que lui aussi donne à ton être tout entier ce que je te donne. Je ne vois pas pourquoi cela me dérangerais de le voir t'embrasser ou te toucher sachant qu'en retour j'aurais la même chose. Ce n'est pas comme si après j'allais me retrouver frustrer. Je vis cette sensation avec Ezio quand il est avec une fille et qu'il n'y a qu'elle qui compte. Là j'ai mal. » Je plonge mes yeux dans ceux de Milo, laissant ma main effleurer son cou. « Mais avec toi ce ne serait pas le cas. Vu que tu me donnerais autant. Après c'est sur qu'il faut que ça colle entre Alexis et moi, que l'alchimie se fasse. Pour le moment c'est vrai que l'on ne se connaît pas. Et il n'a peut être pas envie de vivre votre relation de cette façon là. » Est-il prêt comme moi à la laisser éclater au grand jour ? Et je me saisis à nouveau de ses lèvres, le pressant contre moi, ivre de cette émotion qui me caresse. Pousser par les images qui titillent mon esprit. « Et je peux être plus terrible encore. » Et ma bouche vient se coller contre son oreille. « Imagine toi nu sur un lit. Alexis d'un côté et moi de l'autre, jouant habillement en même temps de nos doigts et de nos langues sur ton corps à notre merci. Je suis sur que se serait exquis et que tu en redemanderais. » Mes lèvres se posent à nouveau sur les siennes pour un baiser plus sulfureux qui éveille bien des envies dans mon corps tout entier. Puis je le relâche pour reprendre mon souffle. « Personnellement je serais partant. Cela serait certainement une apothéose. Et quel pied on te ferait prendre. » Puis je plonge mes yeux dans les siens alors que mes doigts effleurent ses lèvres. « Est ce que Alexis et toi vous avez déjà fais l'amour ? » Si c'est autant torride qu'entre nous deux, une joute à trois pourrait tout faire exploser.  

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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Mar 23 Fév 2021 - 11:41 )
Ces instants étaient précieux, à l'image de ses photos uniques qui jamais ne pourraient être refaites. C'était des instants capturés au vol où il convenait d'en saisir toute la beauté avant qu'ils ne vous échappent. Et avec Juan, c'était ça, en permanence. Et comme à chaque fois, il se sentait privilégié d'être là avec lui à juste profiter de sa présence dans ce temps qui refusait de ralentir sa course... Et un bonheur n'arrivant jamais seul, en plus d'être dans ses bras, ils parlaient d'eux et d'un futur qu'ils osaient -sans doute pour la première fois- évoquer de façon aussi franche, en posant juste des mots sur ce qui était et surtout leurs envies. Et il aimait cette simplicité et cette façon si naturelle d'aborder les choses, jusqu'aux plus difficiles. Juan, Ezio, lui et Alexis... Nul ne savait où ils en seraient tous dans quelques mois. Mais en cet instant, il ne s'en inquiétait pas. Juan lui assurait entre deux effleurements bien trop légers pour son propre bien alors que sa peau et son être tout entier s'électrisaient, que tout irait bien et il voulait le croire. Tout irait bien.

Et pour preuve, Juan renonçait à la corrida. De lui-même et pour lui-même, et c'était bien ce qui était le plus important. Qu'il ne regrette pas son choix parce qu'il l'aurait fait pour de mauvaises raisons, comme pour le soulager d'une angoisse dévorante qui se serait invitée entre eux à chaque départ pour l'Espagne qui serait vite devenue haïe. Et il le faisait certainement d'ailleurs tout autant pour Ezio que pour lui, mais il pouvait faire avec cette idée. Juan avait certainement tout autant besoin d'Ezio que lui d'Alexis. "Si tu savais comme ça me soulage ! Je ne t'aurais jamais demandé quelque chose d'aussi important, d'autant que c'est à toi de définir ce que tu souhaites mais là, ça sera un vrai bonheur de te savoir tous les jours dans cette école." Au point même qu'il pourrait en bénir Ezio ! "Et il faudra un jour que je remercie Ezio pour son école de danse... Et peut-être faire sa connaissance, oui. Si Ezio le souhaite." Ca n'aidera certainement en rien Juan dans sa relation avec Ezio mais il tenait à lui prouver qu'il serait là quoi que celui-ci pourrait vivre avec Ezio... Même si pour le moment, il avait bien autre chose à penser alors que Juan venait cueillir ses lèvres pour un baiser bien plus gourmand. De toute évidence, il n'était pas le seul à avoir du mal à rester sage alors qu'il y avait la tentation à portée de main et qu'il s'offrait à Juan pour un baiser au goût de bien trop peu. Et clairement, Juan et lui se retrouvaient une nouvelle fois dans les mêmes désirs tant des corps que des cœurs... Parce que lui et Ezio ? C'était pour le moins inattendu. Mais il était plutôt bien placé pour comprendre la volonté de Juan à vouloir partager des moments de pur délice avec les deux personnes que son coeur chérissait. Alors qu'il ne pouvait faire autrement que de sourire comme un idiot à l'idée d'être une de ces deux personnes pour Juan...

Sauf qu'il ne s'agissait pas pour lui d'Ezio mais d'Alexis. Alexis qui était bien trop important pour que celui-ci se sente mal par rapport à tout ça. Il voulait avancer à son rythme mais il tenait aussi à ce qu'il accepte Juan comme une part intégrante de sa vie. Il voulait en fait, tant de choses qu'il se sentait submergé par les émotions, l'incertitude et les craintes. "J'ai bien conscience de vous faire vivre quelque chose de totalement hors-norme, et peut-être plus pour lui encore que pour nous." Peut-être parce que dès le départ, il y avait eu un "lui" et un "nous" ? Que c'était l'évidence même avec Juan alors qu'Alexis était les grisantes découvertes ? Mais Dieu qu'il les aimait tous les deux ! Assez pour s'assurer qu'ils soient chacun bien dans leur relation, quelle que soit la forme que celle-ci allait prendre... "J'ai réaménagé l'appartement en virant tous les trucs affreux de ma mère, pour pouvoir vous accueillir quand vous le souhaitez. Et même tous les deux avec un lit supplémentaire sur la mezzanine. C'est... Un début ? Pour démarrer les choses en douceur ? Parce qu'Alexis ne te connais pas encore et il faut laisser le temps aux choses de se faire... Et il y a aussi un calendrier pour réserver des soirées à deux. Ah, et j'ai ça aussi !" Se contorsionnant pour rester dans les bras de Juan, il piocha dans le fond de sa poche de Jeans toujours aussi trempé, un cordon noir avec au bout une simple clé qu'il tendit à Juan. "Un double de la clé de l'appartement. Que tu puisses y venir quand tu veux." Il y avait quelque chose de très officiel à donner ainsi la clé de son propre appartement. Pourtant, il ne doutait pas que Juan l'accepterait mais il n'en restait pas moins que son coeur battait la chamade comme jamais.

A moins que ce ne soit à cause de ce qu'il lui susurrait à l'oreille alors que des images bien trop nettes s'imprimaient dans son esprit, ce qui à sa plus grande honte l'amena à doucement gémir alors qu'il en fermait les yeux et se mordait les lèvres... Mais que le temps que Juan ne reprenne possession de sa bouche alors qu'il se collait davantage à lui avec la folle envie de ne pas s'arrêter là. Parce qu'il confirmait, Juan pouvait en effet être délicieusement terrible... "J'adorerais ça ! Comment veux-tu que je ne puisse pas aimer !? Toi et Alexis... Rien que l'idée est troublante." Pour rajouter dans un souci d'honnêteté. "Et excitante." Et dire qu'il était censé rester sage... Alors que les doigts de Juan couraient sur ses lèvres et qu'il entrouvrait la bouche pour les happer et les mordiller. "...J'ai envie de toi Juan." Là aussi, c'était de l'honnêteté brute ! Il n'en oubliait cependant pas sa question sur lui et Alexis alors qu'une lueur d'intérêt traversait son regard. Avant de lâcher les doigts pour avouer piteusement. "Même si j'adorerais en parler avec toi, j'ai promis à Alexis de ne pas le faire. Et une promesse, ça ne se trahit pas donc..." Il en grimaçait aussi déçu que gêné avant de soudainement lancer avec un naturel déconcertant au vu du sujet abordé. "Et pourquoi tu ne lui poserais pas la question toi-même ? Ce serait un bon moyen de briser la glace, non ?" Quoique... Lui n'aurait certainement pas répondu à un tel défi ! Et d'ailleurs il en écarquilla les yeux alors qu'il se rendait compte de toute la portée des ses mots. Euh... C'était un peu... Beaucoup... Enfin, bref ! "Remarque, c'est peut-être un peu radical comme question pour briser la glace... C'est pour ça que j'ai mis un lit en haut en me disant qu'il pourrait y avoir des soirs où sans spécialement le vouloir, vous pourriez être tous les deux à l'appartement et que ça pourrait être l'occasion de discuter et..." Et peut-être en venir à discuter de tout cela ?


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Sujet: Re: L'eau, encore, et l'amour, toujours... [Juan] ( le Aujourd'hui à 9:42 )

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Milo & Juan
Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable.
Accepter ce que la vie m'offre, cette parenthèse divine que je partage avec Milo. Tous les deux contre le reste du monde pourrait devenir un peu mon crie de ralliement, mais je sais que dans cette équation particulière je me dois de rajouter Alexis et Ezio. Pour le moment on ne sait pas trop qu'elles vont être les limites de cette vie à deux, à trois, à quatre. Mais chacun trouvera sa place. Au fond de moi j'ai la sensation que c'est une vérité. Personne ne sera blessé ou frustré. Il nous faut juste du temps, peut être des petits sacrifices, de l'organisation certainement, de la bonne volonté, mais tout devrait bien aller. En tout cas c'est ce que je ressens. C'est peut être la vision de l'horizon qui s'offre à cet instant à nous qui me fait penser que se mettre des limites seraient un peu fou. Après il faudra respecter les choix et les envies de chacun. Là on pose doucement les bases, pour la première fois tout est doux entre nous, alors qu'à chaque fois qu'on se retrouve c'est le fracas, l'effervescence des envies, des sentiments qui nous emportent. Même si j'avoue que d'avoir Milo contre moi éveille bien des désirs, difficile de résister, alors que je le frôle, l'embrasse, au corps qui me fait chavirer dés que mes yeux se posent sur ses délicieuses courbes. Milo est une gourmandise que j'ai envie de savourer et de déguster à chaque seconde de ma vie. Tout est arrivé brusquement, sans prévenir, mais c'est arrivé et je ne peux l'effacer. Je dois faire avec même si rien n'est simple, même si je sais qu'il y aura des épreuves car notre histoire n'a rien de commun avec nos cœurs qui se sont amourachés de deux êtres. Alors on cherche des solutions, on établit une mise en place. Pas que tout doit être carré, mais il faut que l'on pense les uns aux autres, peut être le photographe bien plus que moi, vu qu'Alexis partage aussi ses sentiments. Alors qu'Ezio me fait juste perdre la tête sans voir autre chose qu'une amitié profonde et sincère. Mais je dois tenir compte de tous les facteurs pour qu'aucune blessure ne soit faite. Et si je rassure de mes mots mon amant parfois tremblant entre mes bras qui serre son corps, je me rassure moi pour la suite. Parce que certains points restent dans le brouillard et ce voile ne se lèvera que pas à pas, en avançant dans cette relation que certains pourront trouver étrange et qui pourtant à cet instant se gonfle de naturel.

J'aborde même le sujet douloureux et complexe de mon avenir professionnel. Il est temps que je tranche même si ça fait mal. Je tiens à la vie et mon accident m'a sérieusement fait revoir mes priorités. Ma relation avec Milo aussi. J'espère juste que mes parents comprendront mon choix et ne m'en voudront pas de quitter le chemin, que ma famille à depuis plusieurs génération, tracé. La vie est bien plus important que la gloire au centre d'une arène. Et Milo est soulagé par cette décision, même s'il aurait respecté qu'elle soit tout autre. « Cela me soulage aussi. Je vais peut être arrêter de faire des cauchemars en revoyant mon accident. » Parce que même deux ans après je suis encore hanté par ces images violentes et ensanglantées. « Ce serait une bonne chose en effet que vous vous rencontriez vous êtes les deux hommes qui comptent le plus dans ma vie. J'espère que le courant passera bien entre vous. Que vous apprécierez. » Qu'il n'y aura pas de jalousie, car je les aime tous les deux, même si l'amour que je porte à Ezio date de bien des années et que celui pour Milo a été fulgurant. Un peu comme si une comète avait traversé mon cœur. Mais cet amour est puissant qu'il soit pour l'un ou pour l'autre. Un est partagé sur tous les points, l'autre reste d'une certaine façon à sens unique, même si l'amour de l'amitié gagne aussi le cœur d'Ezio. Je resserre mon étreinte, jouant habillement sur la peau découverte du beau photographe. Il m'affame de tant de désirs. Et je sens mon cœur s'emballer alors que nos lèvres s'embrassent. Le feu est là brûlant mes entrailles et mes reins. Comment rester sage alors que se dessine dans tout mon être l'envie d'appartenir à Milo, de le faire mien aussi. Et même si des couches de tissus nous séparent la chaleur de son corps irradie le mien avec tendresse, douceur mais aussi insolence. Et si de mon côté il y a dans mon cœur une balance entre deux hommes, elle existe aussi dans le cœur de Milo. Alors on aborde également le sujet Alexis. Rien ne doit être omis pour ne léser personne.

Pour certains partager un être cher pourraient sembler impossible, impensable. Se dire qu'une autre personne va aimer de ses mains, de sa bouche, de son corps le même être que nous. L'aimer avec autant de force, de passion, d'envie, cela peut sembler terrible à assimiler. Mais dans mon cas je ne suis pas jaloux de ce que Milo partage avec Alexis. Je comprends ce qu'il éprouve, son cœur divisé en deux part égales. C'est ce que je vis aussi, même si moi la magie n'opère pas dans les deux sens. Bien sur rien ne sera simple et j'essaie de peintre à Milo un tableau qui pourrait un jour voir le jour sans nous sembler horrible à vivre ou pas naturel. Je me verrais bien entre Milo et Ezio aimé par les deux de la même manière, avec le même désir. Alors pourquoi je ne pourrais pas l'imaginer avec Alexis. Il faut juste que le courant passe entre nous deux. Comme le courant devrait passer entre mon amant et mon meilleur ami. C'est sur que cette variante pour le moment ne peut se mesurer, vu que de ce côté là tout reste à construire comme avec Alexis. Mais j'y crois aussi. Après tout pourquoi mettre des barrières à l'amour et à l'acte charnel, du moment que tout est fait dans le respect de ceux qu'on cajole. « On va y arriver. On laissera à Alexis le temps et s'il n'est pas prêt à vivre ça on fera avec. On trouvera des solutions pas à pas. » Il faut établir les bases et voir comment chacun apporte sa pierre. Ne rien forcer ou brusquer, tenir compte des ressentis de chacun et de ce qu'on attend de l'autre. Milo parle ensuite des modifications qu'il a fait dans son appartement pour facilité nos futures venues, nos futures rencontres. Et je l'écoute attentif, tout en titillant son corps, parce que j'aime brûler sa peau de la mienne. « Oui démarrer en douceur me semble une bonne idée, tout comme la mise en place d'un calendrier. Et je te sens très motivé dans le désir de nous avoir certains soirs tous les deux chez toi. » Je lui souris et pose un baiser sur sa joue fraîche alors que Milo se tortille pour attraper quelque chose qu'ensuite il me tend. « La clé du paradis. Merci et j'ai hâte de voir à quoi ton nouveau chez toi ressemble. » Je la récupère et je passe le cordon autour de mon cou. « Voilà ta clé est contre mon cœur. » Pour moi c'est une preuve de confiance profonde, un grand pas dans cette relation toute naissante et prometteuse. Bien sur il y aura des moments compliqués parce que la vie en elle même n'est pas simple. Mais les bases se dessinent avec plus de nettetés et ça me plaît.

Et puis je rajoute un peu de piment à cette discussion, glissant sans complexe ou honte des images dans l'esprit du beau Milo, lui dressant un tableau d'une joute sensuelle ou son corps serait aimé et bénit par Alexis et moi. Des baisers et des caresses, de l'ivresse juste pour le griser un peu plus. Quatre mains, deux bouches, deux corps juste pour lui, et tout à lui. Comment ne pas chavirer à cette idée exquise, sensuelle, érotique et torride. Mais mes mots me perdent autant qu'ils perdent Milo dans le désir d'une étreinte bien moins sage. « Oui très excitante. » Et je souris contre ses lèvres que j'embrasse avec fièvre. Essayant de maîtriser ma virilité qui rêve de conquête. Et cette idée se fait plus grandissante à la phrase de Milo. « Moi aussi. » Nos regards qui se perdent et mon corps qui frissonne alors que le photographe répond à ma question. Il reste mystérieux sur le côté intime entre Alexis et lui ayant promis de ne pas dévoiler ce qui se passait entre eux. « Je comprends. Est ce que tu lui as parlé de nous ? De l'intensité de nos joutes ? » Je ne peux lui en vouloir car en effet une promesse est une promesse, même si dans ce cas je pense qu'être honnête reste aussi une base, une façon de savoir où tout le monde en est. Même si je ne chercherais pas à égaler, dépasser, surpasser les joutes qu'il y aura entre Alexis et Milo. Je le regarde surpris par sa proposition. Je ne réponds pas tout de suite ne sachant s'il me taquine ou s'il est sérieux. Puis Milo se reprend. « Je le pense aussi, je ne vois pas lui balancer ça comme ça. Enfin pas dés le départ. Même si j'avoue que oui j'aimerais savoir comment tu te sens avec lui quand vous faites l'amour ? Si tu vibres autant qu'avec moi ? Si c'est différent ? Plus doux ou plus physique ? Mais je respecterais le fait de ne rien savoir si c'est votre choix. » Je pose mes yeux sur l'horizon. « C'est sur qu'un deuxième lit c'est cool. Je pourrais vous observer d'en haut en train de faire l'amour. Écouter vos soupirs et vos gémissements. Voir vos corps danser. De quoi donner encore plus envie de vous rejoindre. Enfin on va voir comment Alexis vit tout ça, il est peut être moins à son aise avec toute cette histoire. » Parce que partager la personne qu'on aime, qu'on désire, n'est pas une chose aisée. « En tout cas j'ai hâte de discuter avec lui. De faire plus connaissance. J'espère que le courant passera bien moralement et physiquement. Cela faciliterait les choses pour le futur. » Même si on ne tombera pas amoureux comme ça c'est sur, mais si une alchimie physique est là, si nos corps désirent se frôler pour donner plus de plaisir à Milo, cela sera déjà une bonne avancée dans cette relation.  « En tout cas cela fait du bien de parler de tout ça. Mais cela donne terriblement envie de se réchauffer aussi. » En plus là assis sur le sable, le froid commence à se faire sentir. « Est ce que tu veux qu'on aille se tenir chaud ? Et puis ... » Je m'approche pour à nouveau glisser au creux de l'oreille du photographe. « Et puis ma langue, mes mains et mon corps tout entier ont faim de toi. Je veux frôler ta peau et la faire frissonner. L'enflammer également. Est ce que tu en as envie aussi ? » Tout à l'heure il en a parlé mais la discussion a continué, l'envie est-elle toujours présente ?

vmicorum.


Aimer
c'est un sentiment fort contre lequel on ne peut pas lutter.
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