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- Ready to fight - Akira -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Lorenzo GalliniBon pour te remonter le moral
Lorenzo Gallini
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Sujet: Ready to fight - Akira ( le Lun 1 Fév 2021 - 22:54 )



ready to fight



Le jour du dernier combat était arrivé. Lorenzo se sentait fébrile et énormément de choses lui encombraient l'esprit alors qu'il attendait son tour. Était-il prêt ? Il avait tout fait pour. Il avait passé les dernières semaines à s'entraîner plusieurs heures par jour, surveillant de près son alimentation pour peser le poids requis le jour J. Il était l'heure pour lui de monter sur la fameuse balance, la dernière fois dans sa carrière qui aura duré à peine un an. La pesée réglementaire est vite expédiée et il est l'heure pour lui de monter sur le ring. Il se retrouve face à son adversaire, qu'il connaissait bien maintenant, ils s'étaient déjà croisé plusieurs fois par le passé et avaient même échangé quelques mots. Mais malgré sa gentillesse, ce n'était pas à cela qu'il voulait penser à cet instant. Son but était de l'envoyer au tapis et de gagner son combat histoire de finir en beauté. C'est ce qu'il voulait non ? Alors que l'arbitre leur répétait les règles, les coups autorisés et ceux qui ne l'étaient pas, l'italien risque un regard en direction du public. Ses yeux cherchent quelque chose ou plutôt quelqu'un. Cependant, Lorenzo ne le voit pas, il ne trouve pas Akira dans la salle et il était presque déçu, mais il ose espérer qu'il se trouve quelque part, il lui avait dit qu'il viendrait après tout. Le bruit de la cloche retentit et il lui faut quelques secondes pour chasser le jeune homme de son esprit. Il ne pouvait clairement pas se risquer d'être ailleurs à cet instant. Par réflexe, il tape dans ses gants, vérifie que son protège-dents est bien installé et fait quelques pas en avant, en direction de son adversaire en trottinant avec le plus de fluidité possible avant de lui rendre son salut en tapant de ses gants. Le combat pouvait commencer.

Les premiers rounds se déroulent plutôt bien, Lorenzo fait son possible pour tourner autour du ring histoire de fatiguer son adversaire qui semblait vouloir en finir très vite. L'italien y voit là une faiblesse et ne se presse pas, faisant son possible pour le faire enchaîner des coups violents qu'il arrive à parer et éviter sans trop de mal. Il préfère la jouer défensif pour le moment et il faut dire que cela marche plutôt bien. Seulement, à force de trottiner autour de son adversaire, Lorenzo commence à fatiguer lui aussi. Entre deux rounds, alors qu'il boit un peu d'eau, assis dans son coin du ring, il n'écoute pas son entraîneur qui ne cesse de lui répéter les mêmes conseils. Il fallait qu'il passe à l'attaque avant de se faire démolir. Mais il ne l'écoute plus. Il tourne un peu la tête, cherchant dans la salle et il le voit enfin. Akira était venu et Lorenzo s'ose à sourire. Un sentiment étrange de fierté l'envahit et il écourte la pause, rassurant son entraîneur, lui disant qu'il allait faire le nécessaire. Cet excès de confiance sera sa seule erreur. Il se remet à trottiner avant qu'un uppercut le sonne, donnant alors l'occasion à son adversaire d'enchaîner des coups bien placés. Lorenzo essaie de se dégager comme il peut, mais il se sent coincer alors que la cloche retentit de nouveau. Le round était perdu pour lui. Les suivants aussi d'ailleurs. Il n'arrive plus à se remettre dans le match, sa carrière arrivait à sa fin et la fatigue commençait à avoir raison de lui. Un crochet du droit dans les côtes lui coupe le souffle et il sait déjà qu'il allait devoir mettre quelques semaines pour se remettre de ce sale coup. La colère le submerge, une colère qu'il avait bien tenté de canaliser ces derniers temps, mais son ego en avait pris un coup. Il enchaîne les coups droits, les uppercuts mais son adversaire les pare sans trop de difficulté, il avait touché son point faible. Lorenzo s'épuisait, c'était le but de son concurrent, il enchaînait les erreurs, le précipitant dans sa défaite. Un coup dans la tempe le sonne et l'envoie à terre. Il y reste un moment, bien trop fatigué pour se relever sur l'instant, mais il refuse de perdre ainsi. Difficilement, il se redresse sur ses jambes alors que la cloche retentit pour la dernière fois. Les trois juges délibèrent et rendent finalement leur verdict et une clameur s'élève dans la salle. Une clameur qui n'était pas destinée à Lorenzo, cela ne le surprend même pas, dès le cinquième round, il savait déjà que c'était fini, mais au moins, tout cela ne s'était pas terminé sur un KO. Il esquisse un sourire poli de circonstance avant d'aller rapidement féliciter le grand gagnant, lui laissant le ring pour célébrer sa victoire et il s'éclipse en direction des vestiaires. Son entraîneur le suit comme son ombre, voulant le soigner, il saignait apparemment au niveau de l'arcade, il ne s'en était pas encore rendu compte. Non, pour le moment, c'étaient ses côtes qui lui faisaient mal. Il lui fait signe de le laisser, il voulait être seul à cet instant. Il s'enferme dans la partie du vestiaire qui lui avait réservé pour la soirée et se passe son visage sous l'eau avant de grimacer, voyant le sang d'écouler dans le lavabo. Ne prenant pas le soin d'enfiler quoique ce soit sur le dos, il s'écroule sur un banc et pose sa tête contre le mur repassant tout le combat dans son esprit. Il avait perdu. Son dernier match avait été une défaite et ça, c'était dur à accepter.

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Akira KobayashiBon pour te remonter le moral
Akira Kobayashi
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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Sam 6 Fév 2021 - 10:34 )


En boxe pour réussir faut savoir sacrifier ce que tu es au bénéfice de ce que tu veux devenir.
Lorenzo & Akira

Tu es planté devant ton armoire depuis plus du demi heure. Cherchant ce que tu vas porter ce soir, et tu te trouves vraiment con d'hésiter de la sorte entre une chemise et un pull. Bon sang tu vas juste voir un match de boxe. Oui mais à ce match il y a Lorenzo qui participe, ce mec que tu ne voulais pas revoir et que le destin glisse dans ta vie quand tu ne t'y attends pas. Souvent pour le pire. Ce mec à qui tu penses un peu trop depuis ce jour maudit ou un sans abri t'a uriné dessus. Faut dire que le voir s’entraîner, en suer, les muscles bandés, il y avait de quoi fantasmer. Chose qui ne devrait pas t'arriver, chose contre laquelle tu as du mal à lutter. Parce que oui tes pensées te jouent des tours et voilà qu'elles partent vagabonder dés qu'elles en ont l'occasion vers ses courbes que tu as vaguement aperçu. Et un peu trop mater ce jour là. L'avait-il remarqué ? Tu qui avais mis en garde fou ta relation avec Ignazio, toi le mec fidèle, voilà qu'un autre hante ta tête et titille ton être tout entier. Et ça te fout mal, au point que tu te demandes si cette soirée est une bonne idée. Tant bien c'est le point de non retour. Et même si tu en as parlé à ton petit ami, bon tu ne lui as pas dis combien Lorenzo tracasser ton esprit. Tu as juste parlé d'aller voir un ami boxé et de prendre un verre après avec lui. Un ami, comme si Lorenzo était un ami. Une connaissance sans plus. Une connaissance qui prend de plus en plus de place. Mais tu ne peux y faire faux bond. Remarque qu'est ce que tu risquerais ? Qu'il t'incendie par message en se rendant compte que tu n'es pas venu ? Ou qui te dise que tu n'as pas eu de couille d'affronter les choses ? Quelles choses ? La vue du sang ? Le fait qu'il se fasse tabasser ? Ou tout simplement le fait que bon même en couple ce mec ne te laisse pas indifférent ? De toute façon c'est juste un match, tu seras assis dans les gradins. Tu risques quoi ? Et puis c'est juste un verre, c'est même toi qui lui as proposé. Alors tu as peur de quoi Akira ? De ton ombre ? Ou de l'ombre qui plane sur ton cœur sans que tu ne la vois réellement venir ?

Tu te décides enfin pour un pull beige assez sobre décolleté en V et un jean noir. Un blouson en cuir et des mocassins. Relax mais assez chic. Tu regardes l'heure il est grand temps que tu partes. Tu te gares au parking de la salle et puis tu files à l'entré. Tu donnes ton billet et tu vas t'installer. Tu es bien placé. La salle se remplit. Et le top est donné, le son de la cloche fait frapper ton cœur plus fort. Même ta respiration change de rythme. Et le combat commence. Dans ta tête tu balances des conseils à Lorenzo, comme s'il pouvait t'entendre. Oui genre télépathie. Tu ne sais même pas s'il t'a vu, pourtant tu es bien placé mais avec l'éclairage tu es dans l'ombre. Sauf à un moment entre deux rounds, il semble que vos regards accrochent. Mais tu ne saurais vraiment dire si c'est un impression, une envie de ta part qu'il te remarque ou juste ton imagination. Chaque fois qu'il prend un coup tu pestes contre son adversaire. C'est sur que ceux qui t'entourent ont clairement compris que tu étais le fervent supporteur de Lorenzo. Lorenzo qui semble en difficulté. Lorenzo que tu encourages. Tu te lèves même pour lui crier de remonter sa garde, de se protéger plus. Tu dois passer pour un fou mais tant pis, cela te serre les tripes de le voir s'en prendre plein la figure.
« Allez Lorenzo vas y cogne. »
Si tu voulais rester discret c'est loupé. Mais bon si on te dit un truc tu es juste là pour encourager un ami. Tu comprends peu à peu que le dernier match de Lorenzo ne va pas bien se terminer pour lui. Tu te doutes qu'il voulait partir sur une victoire mais il semble que le sort en est décidé autrement. Un instant tu penses que ta présence a peut être agi sur le cours du match. Après tout à chaque fois que vous avez été en présence l'un de l'autre il y avait au départ du négatif. Et sur le coup tu t'en veux, tu te dis que tu es responsable de sa défaite. Et l'idée te mine profondément. Au point que tu as même envie de partir avant la fin. Mais tu trouves ça débile, tu es là alors autant le soutenir jusqu'au bout et même après. Et c'est ce que tu fais, jusqu'à la fin tu veux y croire. Même si quand tu le vois au sol tu te dis qu'il ne se relèvera pas. Mais il a du mordant Lorenzo et il revient à la charge. Il se bat jusqu'au bout comme un lion. Et même quand les juges donnent son adversaire gagnant et que les clameurs pour celui ci s'élèvent. Toi c'est Lorenzo que tu soutiens. Un peu comme une groupie qui ne lâche pas sa star, même quand toute la presse la descend. Tu restes un instant dans les gradins laissant la foule partir. Tu reprends tes esprits et tu calmes ton cœur et toutes les émotions qui t'ont submergé durant ce combat. Tu as subi des hauts et des bas. Chaque partie de ton être c'est serrée et était prêt à exploser. Tu te demandes si tu dois l'attendre dehors ou si tu peux aller le voir dans les vestiaires. Mais a t-il envie de voir quelqu'un ? Et toi en particulier ? Il doit déjà être bien entouré.

Puis tu finis par te lever en soupirant. Ne sachant trop quoi faire. Tu te diriges vers la sortie et puis tu vois la porte qui mène aux vestiaires, un mec en sort et tu t'y glisses. Il te regarde.
« Je suis Akira un ami de Lorenzo. Il m'attend. »
Tu balances ça naturellement et tu passes tranquillement. Reste à trouver l'endroit où il se trouve. Tu finis par demander.
« Pardon je cherche le vestiaire de Lorenzo. »
Et on te montre la direction. Tu arrives devant sa porte. Tu écoutes. Aucun bruit, il semble qu'il soit seul. Tu hésites. Puis tu frappes à la porte, discrètement puis un peu plus fort.
« Lorenzo c'est Akira. Je peux entrer ? »
Vu que tu n'entends pas de réponse, tu entrouvres la porte.
« Hey c'est moi tout va bien ? Je peux. »
Et tu la pousses un peu plus. Lorenzo est posé sur le banc, torse nu. De quoi agité ton palpitant car tes yeux ne peuvent s'empêcher de le glisser sur ses courbes. Ils l'ont fait plusieurs fois au cours du combat mais pris dans la match tu n'as pas savourer. Tu n'as pas le droit de toute façon de savourer cette vision. Et puis tu vois les marques, celles que les coups violents ont laissé sur son visage, sur ses côtes. Et celles laissées sur son âme par sa défaite.
« Tu t'es bien battu. Tu aurais mérité de gagner. »
Tu ne sais pas si tes mots seront les bienvenues ou s'il va avoir envie de te renvoyer directement de là d'où tu viens mais ils sont sincères. Tu fermes la porte, t'appuyant sur le mur à côté. Tu gardes tes distances, t'approcher se serait mettre en péril le peu d'équilibre mis en place par le fait de penser que tu es en couple. Tu te rends compte à cet instant que Lorenzo créée une fragilité en toi et tu n'en as pas encore toute l'ampleur. Mais quand tu vas comprendre elle va tout ravager.
« Je peux te laisser si tu préfères. Et attendre dehors. »
Même si tu n'as pas envie de sortir. Tu dois te faire une raison à cet instant tu as juste envie de rester avec lui.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Lun 8 Fév 2021 - 12:45 )



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Les clameurs ne lui étaient pas destinées et pourtant, Lorenzo en profitait un peu, fermant les yeux un instant, essayant de s'imaginer victorieux, mais son imagination lui joue clairement des tours ce soir. Il avait perdu, inutile de persister. Le dernier match de sa carrière qui plus est. Partir sur une défaite était un coup dur pour l'italien, notamment pour son amour-propre. Il s'était préparé à une éventuelle défaite, il fallait toujours s'y préparer. La confiance, c'était bien, mais il fallait aussi rester humble, un minimum. C'est ce que Lorenzo s'est toujours efforcé de faire avant chaque match. Qu'est-ce qui n'avait pas fonctionné ce soir ? Est-ce qu'il fallait blâmer un entraînement trop peu intensif, ou bien une mauvaise appréhension des coups, un jeu de jambes trop aléatoire ou encore la présence d'Akira dans les gradins ? Pour le coup, le boxeur essayait de garder un raisonnement clair. Il avait perdu, point. La présence du japonais n'était clairement pas à remettre en cause. Il était même heureux qu'il soit venu. En atteste ce sentiment qu'il a ressenti lorsqu'il l'a aperçu dans la salle. Entre la joie et la fierté. La joie, parce qu'il était vraiment heureux qu'il soit venu, il y avait tenu et le fait qu'Akira tienne sa promesse, le ravissait. La fierté aussi, puisque le boxeur n'avait pas pu s'empêcher de penser qu'il avait laissé son petit ami pour venir le voir, lui. Il y avait un peu d'égoïsme là-dedans, mais personne n'en savait rien, Lorenzo se rassurait comme il pouvait.

Malgré tout, le boxeur avait perdu son match et s'était reclus dans son vestiaire. Il n'avait envie de voir personne sur l'instant, encore moins son entraîneur qui ne cessait de lui répéter que ce n'était pas grave, que ça aurait pu être pire. Seulement, pour Lorenzo, les choses en allaient autrement. Il avait perdu. Il avait beau essayer de relativiser, on avait beau essayer de lui dire qu'il s'était bien défendu, son amour-propre était encore bien trop atteint. Il en avait essuyé des défaites par le passé, il connaissait ce sentiment, mais il s'agissait de son dernier match et Akira en avait été témoin. Qu'est-ce qui le vexait le plus, la défaite en elle-même ou le fait que le jeune homme y ait assisté ? Ces questions n'arrangent en rien l'état du boxeur qui préfère se laisser abattre, plutôt que de laisser la colère le submerger. Assis sur ce banc, il se refait le film du match dans sa tête, essayant de comprendre où et à quel moment il avait échoué. Une douleur au niveau de l'arcade, en plus de celle à son flanc, commençait à le titiller, mais c'était le cadet de ses soucis pour le moment. Il ferme les yeux un instant, essayant de se concentrer sur la fraîcheur des lieux qui commençait à contraster avec la chaleur de sa peau, il commençait à frissonner et la sensation n'était pas forcément désagréable, elle lui faisait penser à autre chose que la douleur dans ses côtes. Il croit entendre un bruit, quelques coups sur la porte, mais il pense rêver sur le moment, il avait demandé à être seul. Pourtant, il entend de nouveaux coups, plus fort avant d'entendre une voix, derrière la porte.

Lorenzo ferme de nouveau les yeux, un léger sourire sur les lèvres. Au fond de lui, il avait espéré qu'Akira le rejoigne ou ne se montre quelques secondes. Après cette défaite, il avait pensé qu'il aurait préféré rentrer chez lui, qu'il ne voulait peut-être pas le déranger, mais il avait eu tort, il était derrière cette porte. Lorenzo ne répond rien, il ne sait même pas quoi répondre, son sourire silencieux est une invitation à entrer. Il n'ignore pas son regard sur lui, sûrement regarde-t-il les marques infligées par son adversaire, comme pour s'assurer, que oui, il avait bien perdu, oui, il s'était fait littéralement démolir. Il avait maintenant honte qu'il le voit comme ça, comme un perdant. Il ne peut s'empêcher de rire, il n'y avait aucune joie ou sincérité là-dedans, c'était un rire grinçant. Akira lui disait clairement ce qu'il n'avait pas besoin d'entendre à cet instant, mais est-ce qu'il pouvait lui en vouloir ? « Je le méritais peut-être... mais ça n'a pas changé l'issue du combat. » C'est sec, tranchant, mais c'est la vérité. On pourra dire ce qu'on voudra sur sa stratégie, sur ses parades et ses coups, il avait perdu même s'il avait mérité de gagner. Le boxeur devine son malaise alors qu'il le voit loin, n'osant pas s'approcher. Est-ce qu'il allait s'enfuir ? « Non, reste... s'il te plaît. » Encore une fois, Lorenzo lui demande de rester. Encore une fois, il n'a pas envie de le voir partir, il veut passer du temps avec lui-même si c'est mal, même si cela lui fait du mal. Mais ne dit-on pas qu'une douleur pouvait en chasser une autre ?

Il ne savait pas tellement ce qu'il préférait entre la douleur dans ses côtes et celle de le voir ici. Il en était heureux, bien sûr, mais Lorenzo se demandait de plus en plus à quoi il était en train de jouer. Est-ce que c'était sain de voir cet homme qui était indisponible ? Le boxeur savait pertinemment que non. Pourtant, il était là, encore. À quel moment Akira allait-il le rejeter ? Il espérait le plus tard possible, car sa présence à ses côtés lui faisait du bien, mais il espérait également qu'il mette fin rapidement à ce supplice. « Je suis désolé que tu aies dû assister à ça. J'avais dit que je finirais en beauté, je ne pensais pas que ce serait de cette manière. » Lorenzo sourit de nouveau, sincèrement cette fois-ci, avec une pointe d'amusement. « J'espère que tu as apprécié le match en tout cas. » Le match et ce qu'il avait vu de manière générale. L'italien lui envoyait des signaux qu'il était compliqué d'ignorer, des signaux qu'il n'arrivait même pas à contrôler, pas ce soir, pas dans son état. Sa dernière remarque le fait rire, mais il s'arrête bien vite alors que la douleur dans ses côtes le fait grimacer. « Je vais finir par croire qu'on se porte vraiment la poisse. » Il râle pour la forme, cachant notamment la douleur d'une réflexion qui aurait dû être cinglante, mais qui résonnait autrement ce soir. Est-ce que Lorenzo était en train d'amorcer un adieu, du moins une façon de lui dire que c'était la dernière fois qu'ils se voyaient ? Il essayait de s'en convaincre lui-même alors qu'il n'en avait pas envie, bien au contraire.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Lun 8 Fév 2021 - 18:24 )


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C'est la fin de combat. Le dernier coup de cloche retentit et le résultat tombe. Tu te doutes que pour Lorenzo c'est un coup de massue. Lui qui voulait finir sur une victoire. Le destin en a décidé autrement et c'est son adversaire qui récolte tous les lauriers et les clameurs. Sauf les tiennes car de bout en bout tu y as cru. Tu étais même déchaîné par moment sur ta chaise. Heureusement que tu étais à bonne distance du ring, le boxeur n'a pas pu voir dans quel état de nervosité t'a mis ce match. Tu serais passer pour une groupie complètement hystérique. Ce qui te fait sourire, un instant. Avant d'être envahi par un sentiment de peine en pensant à Lorenzo. Tu trouves ce résultat injuste et tu te demandes même si venir était une bonne idée. Pas que tu regrettes car tu as vu quel sportif le beau gosse était. Tu as eu tout le loisir d'admirer ses muscles en plein travail. Son jeu de jambe, ses coups de poings, sa force de frappe. Mais tous les efforts fournis n'ont pas été suffisants. A croire que lorsque vous êtes en présence rien de bon ne peut aboutir. Que vous êtes voués aux échecs et aux emmerdes. Et sur le coup cette pensée te fout mal. Tu te sens fautif et surtout perdu. L'envie de partir directement te caresse l'esprit. Mais c'est délicat car Lorenzo savait que tu venais, tu as même eu la sensation de capter son regard. Ne pas aller le voir, pourrait l'anéantir un peu plus. Ou alors le soulager. Tu l'ignores, de quoi te rendre dingue. La seule chose donc tu es sûr c'est que le sort en est jeté et tu ne pourras pas changer l'issue du match. Par contre tu peux passer pour un sale con égoïste si tu files en douce sans aller le voir. Il pensera certainement que tu avais mieux à faire, que d'aller le voir lui pour le soutenir. Ce qui est entièrement faux. L'avoir vu perdre t'a vraiment fait mal au cœur. Bien plus que tu ne le laisses paraître. Bien plus que tu ne le devrais. Et si tu rentres direct tu vas te morfondre. Te demander s'il va bien car tu as vu les coups portés. Tu te doutes qu'ils doivent à présent, que le stress retombe, mordre sérieusement sa chair violacée. Dans ton esprit c'est un duel que tu livres, mais tu finis par prendre le chemin des vestiaires. Non tu ne peux pas lui faire ce sale coup. Lorenzo ne mérite pas ton indifférence. Et tu lui as promis de lui offrir un verre. Qu'importe qu'il est perdu.

Une fois devant la porte tu hésites. Tu vas lui dire quoi ? Va t-il te remballer ? Te balancer que c'est ta faute ? Vu les circonstances de vos différentes rencontres cette réaction serait des plus logique. Toi même tu y as pensé. Alors ce serait normal qu'il te face la réflexion. Qu'il t'en veuille même. Et comment tu réagiras s'il te le reproche ? S'il t'envoie bouler. Tu as la sensation que tu te sentirais blessé. Ce qui est idiot au final. Toi qui n'a pas cessé de l'égratigner. Tu te décides à frapper, pas trop fort au départ, puis une nouvelle fois avec plus de dynamique. Tu n'obtiens aucune réponse alors tu prends ton courage à deux mains et tu ouvres la porte, prêt à recevoir un ouragan de reproches et à être foutu aussi sec dehors. Ton regard tombe un peu trop rapidement sur son corps presque nu. Là vu la distance qui vous sépare tu as le loisir de détailler Lorenzo. De voir aussi les marques que les coups de poings ont faits naître et qui éclatent comme des galaxies violacées. Tu engages la conversation mais tes mots ne semblent pas plaire au boxeur et tu reçois en retour une douche froide. Tu devrais réfléchir avant de parler. Parce que tu sens que tu vas marcher sur des chardons ardents. Il est piqué au vif Lorenzo encore plus que toi quand le destin l'a remis sur ta route. Tu lui proposes alors de partir, te disant qu'il sera mieux seul. Que ta présence semble rendre la souffrance insupportable. Ta main se pose même sur la poignée. A regret. Mais il te demande de rester et un sourire trop grand se dessine sur tes lèvres.
« Ok si  c'est ce tu veux que je reste. »
Cette idée te ravit même, et les battements de ton cœur te le font clairement comprendre. Même si tu restes encore au niveau de la porte. Comme si tu avais peur de t'approcher. De frôler de plus prêt son corps. Parce qu'il ne faut pas se leurrer c'est une invitation aux fantasmes même abîmer par le combat, Lorenzo est désirable. Akira garde ton calme et reste lucide.

« C'est sur que c'est cruel de finir sa carrière de cette façon. En plus cela ne s'est pas joué à grand chose. Tu n'as pas à avoir honte de ta défaite Lorenzo. »
Tu fais un pas dans sa direction. Mais tu restes sur la retenue, peut être parce que tu as peur que le boxeur entende le son de ton cœur. Quoi qu'il pourra peut être voir le trouble dans ton regard, même si tu te débrouilles pour que vos yeux ne se captent pas trop.
« Oui beaucoup. »
Tu n'en as pas loupé une seconde.
« Je te regardais surtout toi .. »
Et tu te mords la langue.
« Enfin j'ai joué les supporteurs au max. »
Tu souris aussi. Espérant ne pas rougir de tes propres paroles. Tu te sens quand même un peu con de réagir de cette manière. De ce malaise qu'être en sa présence éveille. Et c'est loin d'être désagréable. C'est même trop agréable à ton goût. Tu fais quelques pas de plus mais tu stoppes dans ton élan suite à sa dernière remarque. Lui aussi a bien pensé à ce souci de poisse. Tu ne sais que penser. Ça te refroidit sur le coup. Mais il a raison. Est ce qu'au final vous ne faites pas de la merde en essayant de tisser, tu ne sais quoi, alors que depuis le début tout est fait pour vous éloigner.
« Je me suis dis la même chose. Peut être que si je n'étais pas venu .. »
Il y a de la tristesse dans ta voix. Et de la crainte. Celle de l'entendre dire que tu avais raison et que vous auriez du en rester là. Toi qui voulais dés la fois de la voiture ne plus le revoir. Là cette idée te fait chier. Faut être réaliste.
« On peut toujours boire ce fameux verre et puis se dire au revoir et ne plus chercher à se voir. »
Tu dis tes mots dans un ton las.
« Si c'est ce que tu veux. Si tu penses que c'est le mieux pour toi. »
Mais il t'arrive quoi ? C'est ce que tu voulais et là l'idée même te révulse. Sans même le réaliser tu te retrouves contre le banc, le souffle court de le voir si prés. Et tes yeux se portent sur son arcade.
« Faudrait soigner ça. Et mettre de la glace là. »
Ta main désigne d'abord son œil et puis ses côtes.
« Je peux m'en charger si tu veux. Sauf si tu préfères que j'appelle ton infirmier. »
L'idée de le frôler te fait frissonner.
« Il y a une trousse de soin où? »
Tu te doutes qu'il doit y avoir tout le nécessaire pas très loin.
« Laisse moi m'occuper de toi. Ensuite on ira boire un verre et on avisera sur ce qu'on fait. De toute façon l'issue de ton combat ne peut être changée. Et là la priorité c'est de s'occuper de tes blessures. Et puis de ton moral. »
Tu as juste envie pour le moment de voir un soupçon de positif dans ce qui pourrait vous lier. Et tu lui souris un sourire encore bien trop grand pour ne pas dévoiler le trouble qui s'invite tout doucement.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Mar 9 Fév 2021 - 17:01 )



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Lorenzo a ce réflexe de fermer les yeux lorsqu'il entend sa voix. Un sentiment étrange l'envahit. Pour la première fois de la journée, le voilà plus serein. Il avait espéré sa visite, il l'avait attendue et maintenant qu'il était enfin là, le boxeur se heurtait à ce sentiment de bien-être, mais aussi à une incertitude. Est-ce qu'il allait pouvoir vivre avec cela au-dessus de la tête encore très longtemps. Depuis leur dernière rencontre, un espoir avait commencé à croître en lui. Un espoir sûrement malsain, mais un espoir quand même. Il avait tout fait pour rejeter Akira de son esprit, pourtant, il hantait son esprit. Lorenzo était perdu. Il voulait le voir rester, mais en même temps, il voulait le renvoyer auprès de son petit ami, car il n'avait rien à faire ici. Il avait parfaitement conscience de son égoïsme, il la rejetait même, mais qu'est-ce qu'il y avait de mal à le voir ici, près de lui ? Il lui demande alors de rester, voyant qu'il était prêt à partir, la main sur la poignée de la porte. Non. Il ne voulait pas le voir partir. Alors, lorsqu'il le voit sourire en entendant sa supplique, Lorenzo comprend que c'était ce qu'il voulait entendre et un sourire s'installe de nouveau sur ses lèvres.

Il apprécie ses compliments, vraiment, mais il n'est pas forcément prêt à les entendre, pas maintenant. Il savait qu'il ne devait pas à avoir honte, c'était une chose qu'il avait apprise en commençant cette discipline. Il n'y avait aucun mal à tomber, il fallait simplement apprendre à se relever. Une belle métaphore de la vie. Seulement, parfois, tomber était impensable, tomber était une chose insurmontable et Lorenzo détestait cette sensation. Parfois, il avait envie de rester à terre et se complaire ainsi. Rester debout était une épreuve, rester debout impliquait de se battre et c'était devenu éreintant. Se battre pour quoi au juste ? Pour qui ? Ses yeux se posent sur Akira qui avait fait un pas dans sa direction et peut-être voit-il quelque chose, quelqu'un pour qui se battre. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres et un petit haussement de sourcils trahit son amusement. Il le voit bafouiller et rougir légèrement, il savait qu'il essayait de le cacher, mais Lorenzo n'était pas aveugle. « Je suis content que ça t'ait plu. » Il ne lâche pas son regard, lui faisant comprendre que le message était passé, un sourire en coin. Car même s'il avait perdu ce combat, il avait au moins diverti une personne dans l'assemblée, cela était plus ou moins rassurant. Avant qu'il ne fasse allusion à cette fameuse poisse. Une poisse à laquelle il ne voulait pas croire, depuis le début. Leurs rencontres avaient toujours été dues au hasard et s'étaient toujours terminées d'une drôle de manière. Jamais Lorenzo n'avait douté du bienfait de ses rencontres, jusqu'à maintenant. Ce serait mentir de dire qu'il doutait véritablement, mais il commençait à se chercher des excuses, il commençait à trouver le moyen d'éloigner Akira avant qu'il ne soit trop tard.

Cela a l'effet escompté et pourtant, Lorenzo s'en veut déjà. Il voit bien que cette idée l'attriste, il semble même surpris qu'une telle idée est pu lui venir. Le boxeur le suit des yeux, il le voit se rapprocher et la contrariété sur le visage du plus jeune lui saute aux yeux et son cœur se serre. « Non. » De nouveau, Lorenzo pose sa tête contre le mur avant de regarder le plafond un instant, ne trouvant pas les mots pour exprimer sa pensée, il était également troublé par sa présence et son regard. « Ce n'est pas ce je veux. » Et cela ne sera clairement pas mieux pour lui. Il décolle la tête du mur, le voyant tout près de lui cette fois et il avait l'impression, à cet instant, qu'il n'avait jamais été aussi près de lui ou peut-être était-ce la situation qui voulait ça. Lorenzo ne contrôle pas les frissons qui l'assaillent, il se contente de perdre son regard dans celui d'Akira posé près de lui. « Mais si tu penses que c'est mieux ainsi, alors peut-être que c'est le mieux à faire. » Il détourne de nouveau le regard, ne voulant pas revoir ce qu'il avait vu plus tôt, ne voulant pas revoir l'éclat de tristesse dans ses yeux. Il était perdu, alors il se raccroche aux gestes d'Akira, les suivant du regard. Et comme s'il se rappelait qu'il était blessé, il grimace légèrement en bougeant sur le banc pour prendre une position un peu plus confortable. « Je... Tu peux t'en occuper, je n'ai rien contre. » S'il se proposait, il n'allait certainement pas l'en empêcher et ce n'était pas comme s'il le lui avait demandé. Est-ce que c'était une bonne idée qu'il le touche ? Il n'en était pas vraiment sûr, mais son cœur battant lui disait que ce n'était pas si grave. « Il y a ce qu'il faut dans l'armoire là-bas, près de mon sac. » Lorenzo lui montre une armoire métallique contre lequel était appuyé son sac et dans laquelle il pourrait trouver ce qu'il fallait pour prendre soin de lui, le soigner du moins. « Je te laisse faire, je te fais confiance.. » Il sourit, soulagé qu'on prenne soin de lui après cette défaite et vraiment ravi que ce soit Akira qui ait ce privilège, c'était presque une récompense pour le perdant qu'il était. Il ne préfère pas penser à l'après pour le moment, car il l'a bien entendu, ils aviseraient après. Il redoutait la décision qui allait être prise, il redoutait le moment où ils allaient devoir faire un choix. Il voulait juste passer un moment avec lui. « Merci. Rien ne t'oblige à faire ça, pourtant, tu es là, à prendre soin du perdant, j'en ai de la chance. » Une chance dans son malheur, oui. Et rien que pour cela, il voulait bien perdre tous les jours pour avoir le droit à ses soins, ses sourires, son attention, pour l'avoir juste pour lui le temps d'un instant.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Mer 10 Fév 2021 - 19:52 )


En boxe pour réussir faut savoir sacrifier ce que tu es au bénéfice de ce que tu veux devenir.
Lorenzo & Akira

Partir. Se serait mieux. Pour Lorenzo. Pour toi. Ta main sur la poignée, tu es prêt à l'abaisser. Et pourtant il y a cette part de toi qui semble vouloir s'accrocher a ce petit rien qui se glisse dans tes prunelles. Quel idiot tu fais à espérer. A espérer quoi ? Tu as toi même fermé les portes hissant devant toi la silhouette de ton petit ami. L'ombre d'Ignazio. Et encore là elle est bien présente. Ce n'est pas dans tes habitudes d'hésiter de cette manière. D'avoir, alors que tu es en couple, des pensées pour un autre homme. Des envies aussi, comme celles de le frôler et bien d'autres. Des insolentes faites d'indécentes qui vous conduiraient au plaisir. Oui c'est idiot d'espérer qu'il te dise de rester alors que tu l'as remballé. Tu aurais du attendre dehors mais tu es là à laisser ton regard se poser sur ses courbes, à sentir cette chaleur nouvelle et intense se distiller dans ton être et tout ravager. Même si tu diras le contraire si on te le demande. Parce que ce n'est pas toi. Parce que tu n'es pas comme ça, tu ne peux pas t'imaginer dans les bras d'un autre alors que ton corps se donne à Ignazio. Ton corps et seulement ton corps et cette réflexion frappe plus fort que le reste. Ton cœur et ton âme sont à conquérir et tu le sais. Et à cet instant alors que Lorenzo te demande de rester tu te dis que tu es paumé comme jamais tu ne l'as été. Que peut être le boxeur pourrait être. Non ne pense pas de cette façon Akira.

Alors tu restes prés de la porte comme si l'approcher pouvait tout faire chavirer. Te faire chavirer. Tu as peur de perdre le contrôle et cette idée te panique d'une certaine façon. Pourtant ton regard et tes sourires montrent combien tu es content d'être là, de l'avoir vu combattre, même si c'est une défaite qu'il a encaissé. Même si tu trouves en regardant plus en détail son corps, que le mec n'y a pas été avec le dos de la cuillère. Et encore une fois tu perds tes moyens, le trouble te gagne profond et puissant. Garde le contrôle Akira. Mais comment y arriver ? Lorenzo dégage tellement de sensualité que ça te rend fébrile. Oui il est sexy et le moindre de ses mouvements te donnent une vision différente de ses courbes. Son short semble de trop. Rester loin de lui et parler tout simplement. Ne pas te plonger dans son regard. Ne pas trop sourire. Même s'il est déjà trop tard, sur ce coup là ton corps parle un langage que tu aimerais garder secret. L'alchimie, l'attraction. Un combo lié à la poisse. Un bordel ambulant dans ta tête et tu essaies de dévier de ce chemin bien trop alléchant, mais trop sinueux pour que tu t'y engouffres. Surtout quand tu fais un pas vers lui. Surtout quand il semble compliquer pour toi d'accepter le fait que vous devriez tout arrêter. Là maintenant tout de suite. Tu devais déjà le faire après qu'il t'ait ramené à Naples. Mais le destin c'est joué de toi dans cette putain de rue avec ce putain de sans abri. Rien ne sert de revenir là dessus. Tu n'avais qu'à dire non à son invitation. Lui dire que c'était impossible. Mais en l'ayant vu s'entraîner le mot impossible semblait surfait. Tu réduits la distance. Sous l'impulsion de l'envie d'être encore plus prés de Lorenzo. Augmentation de toutes les sensations perturbantes. Perdition surprenante mais plaisante. Voir grisante. Abruti. Les émois que tu éprouves t'enivrent comme jamais.
« Je ne sais pas ce qui est le mieux. Je sais que c'est ce que j'ai voulu au départ .. parce que cela me semblait logique vu que chacune de nos rencontres était un merdier sans nom .. mais je trouve que c'est idiot de se laisser guider par un putain de hasard qui veut nous faire juste chier. »
Tu t'emballes peut être un peu trop sur le coup. Mais tu ne dis que la vérité.

Après faut certainement laisser retomber la pression, le voir combattre a avivé bien trop d'émotions et là tu dois calmer le jeu. Ce que tu proposes, en ayant même l'idée de le soigner. Tu es con ou tu es maso ? Là est toute la question. Parce que là tu vas jouer avec le feu et tu le sais. Tu prends encore plus conscience qu'une lutte s'engage en cet instant en toi. Une lutte qui va être difficile et qui pourrait te guider vers une issue que tu n'apprécieras peut être pas. Tu es prêt à prendre le risque. Prêt à braver le destin. Et le danger. Tu te dis que Lorenzo en vaut la peine. N'est ce pas le début de la fin ? Tu le verras bien. Là tu veux juste lui montrer que bon il mérite toute ton attention.
« Si tu me fais confiance c'est parfait alors. J'espère que tu n'es pas trop douillé parce que vu tes blessures ça risque fort de piquer. »
Tu dis tes mots dans un clin d’œil. Peut être un peu sadique sur le coup. A part que se ne soit pour lui redonner son sourire. Lui faire oublier la douleur et cette histoire de poisse qui semble s'être accroché à vous comme un chewing-gum à vos chaussures. Tu déplaces son sac et tu ouvres l'armoire pour récupérer la trousse de soin. Tu reviens ensuite prés de Lorenzo, tu quittes ton blouson que tu poses sur le banc alors qu'il te remercie.
« De rien faut bien que je me rende utile. »
Puis tu t'installes aux côtés du boxeur et tu ouvres la trousse.
« Je suis un genre de lot de consolation. »
Tu dis ta phrase sur le ton de la plaisanterie, mais au fond cela ne te déplairait pas. Tu sors la bombe de froid.
« Bon on va commencer par tes côtes. Ce n'est pas trop douloureux. »
Ta main s'approche et sans même que tu t'en rendes compte tes doigts se posent sur sa peau avec douceur. Quand tu réalises tu les retires vite et tu balances un coup de bombe sans oser lever les yeux.
« Faudrait vraiment de la glace pour que cela soit bien efficace. »
Puis tu lèves les yeux pour t'attarder sur son arcade. Tu attrapes une compresse et de quoi désinfecter.
« Si ça pique tu me le dis je soufflerais. »
Petit sourire presque enfantin. Et encore une fois avec beaucoup de douceur tu viens tamponner la blessure, tu essuies le sang, changeant de compresse pour faire les choses correctement. Tu évites de réfléchir et d'accorder de l'importance aux frissons qui viennent caresser ton être tout entier. Des frissons qui ne sont pas du au froid mais plutôt à tout ce que Lorenzo fait naître en toi. Des émotions nouvelles et envoûtantes. De celles qui font chavirer. De celles qu'au fond tu n'as jamais vraiment éprouvé. Et qui là te donnent envie d'embarquer pour un voyage alors que tu te dois de rester à quai car tu as un homme dans ta vie. Et que tu n'es pas ce genre de mec qui plonge tête baissée se moquant des conséquences. Tu n'aimes pas nager en eau trouble et c'est certainement ce qui te sauve à cet instant. Parce que sinon tu ne préfères pas penser ou tes lèvres seraient allés se poser.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Mer 17 Fév 2021 - 16:59 )



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L'instant est curieux et Lorenzo ne saurait pas l'expliquer. Son cerveau fonctionnait à toute allure et semblait être en surchauffe, soudainement, préférant laisser le contrôle au cœur tambourinant. Mauvaise idée. Le boxeur était intrigué, perdu, troublé aussi. Et alors qu'il prend un peu plus de recul, qu'il essaie de rester objectif, il se dit qu'il est plus troublé encore, que la dernière fois. Lorenzo, qui aimait garder le contrôle sur ce qu'il ressentait, se voyait flancher un peu plus à chaque fois qu'il voyait Akira, à chaque fois qu'il l'avait près de lui, à sa portée. Parallèlement et en toute logique, le mur semblait de plus en plus infranchissable et la chute de plus en plus violente. Pourtant, il était là, il avait répondu à son invitation. Invitation qu'il aurait pu ne pas faire, mais encore une fois, difficile de résister, difficile de ne pas vouloir le croiser de nouveau, de lui parler, lui sourire. Lorenzo avait espéré qu'il lui dise non, mettant ainsi fin à son agonie, mais Akira en avait décidé autrement. Ce serait exagéré de dire que le brun avait le droit de vie ou de mort sur le boxeur, mais ce dernier le voyait comme tel à cet instant. Lui seul pouvait décider de ce qu'il y avait de mieux à faire pour eux, pour la suite. Est-ce qu'ils méritaient d'avoir une suite ? Lorenzo le pensait, lui. Seulement, rien n'était simple. Le voir hésiter, sourire, le regarder discrètement, mais pas trop, tout cela compliquait la chose perdant Lorenzo un peu plus à chaque instant. Les signaux ne trompaient pas et ne dit-on pas qu'il n'y avait pas de fumée sans feu ? La fumée pour le moment était dense et indéchiffrable, mais le feu, lui, était bien présent, vif et ardent. Le boxeur penche la tête sur le côté, un peu surpris par ce revirement de situation, on était bien loin du Akira, dans cette voiture, qui ne voulait plus jamais avoir à faire à lui. « Ce serait dommage, en effet, de laisser cette malchance décider pour nous. » Ce "nous" qui était inexistant bien évidemment puisqu'ils faisaient tout pour. Mais ce revirement le fait sourire, peut-être un peu tristement, mais il souriait.

En deux temps trois mouvements, le voilà près de lui et Lorenzo en est ravi, même si une partie de son être a envie de fuir pour éviter l'impensable. Sa proximité est la bienvenue, car relaxante, mais tout autant indésirable, il avait tout simplement peur de perdre le contrôle, c'était toxique, mais dans le bon sens du terme. Il fait une grimace, témoignant de ses douleurs, mais il ne peut s'empêcher de rire nerveusement en voyant son clin d’œil et il n'a pas le temps de faire un commentaire sur un éventuel penchant sadique que déjà, il s'éloigne pour aller chercher une trousse de soins. Ce n'était peut-être pas plus mal qu'il n'ait rien dit. Il le suit des yeux, son regard n'arrivait décidément pas à se détacher de la silhouette de celui qui s'était proposé de jouer les infirmiers. Il revient, retire son blouson et de nouveau, Lorenzo le regarde faire avant de se rendre compte que fixer les gens ainsi, ne se faisait pas forcément. Mais c'était plus fort que lui, il fallait qu'il le suive des yeux lorsqu'il était dans son champ de vision, voulant garder son regard sur lui jusqu'à ce qu'il ne disparaisse. Et le voilà assis près de lui, le boxeur bouge un peu sur le banc, essayant de trouver, pour une énième fois, une position confortable, mais ce n'était qu'un prétexte, il cachait juste son trouble, son appréhension, son cœur jouait clairement aux montagnes russes. « J'aime assez l'idée. » Même si en soi, Lorenzo était le grand perdant de la soirée, n'était-il pas le grand gagnant finalement ? D'une certaine manière, il l'était, surtout si Akira se considérait comme un lot de consolation. De consolation certes, mais un bon lot quand même. Le boxeur divague et l'éclat de la bombe de froid le fait grimacer, car il sait ce qui l'attend. L'effet n'était pas très agréable aux premiers abords même s'il soulageait les douleurs sur le moyen terme. Lorenzo appréhende un peu, mais n'en montre rien et acquiesce de la tête pour lui dire qu'il pouvait y aller, au point où il en était de toute manière. Au contact de ses doigts sur sa peau, il sursaute malgré lui, plus par surprise que par douleur. Surprise, appréhension et une furieuse envie de prolonger ce contact, mais bientôt le froid propulsé sur sa peau brûlante le punit pour avoir eu une telle pensée. Il serre les dents, le contraste n'est pas des plus agréables, mais cela restait supportable. « J'en mettrai quand je serai de retour chez moi. » Lorsqu'il digérera cette défaite seul chez lui après ce fameux verre qui allait sûrement mettre un terme à quelque chose qui n'avait pas commencé. Lorenzo sent encore ses doigts sur lui, ce geste si fantomatique qu'il se demandait s'il avait rêvé ou non. Il devenait clairement fou.

Il se redresse doucement alors qu'Akira relève les yeux pour s'occuper de son arcade. Il se perd totalement dans sa contemplation, enregistrant les traits de son visage comme s'il les voyait pour la dernière fois, son regard s'attardant sur cette mèche de cheveux qui retombait sur les yeux. Il inspire profondément et se rend compte qu'il avait arrêté de respirer pendant un moment alors que le brun commence à désinfecter la plaie. Lorenzo grimace de nouveau, oui ça pique, mais il n'allait pas faire l'enfant même si l'idée qu'Akira souffle dessus lui plaisait. Alors quoi ? Garder sa fierté ou tomber dans le panneau ? « C'est supportable.. » Son souffle a perdu de sa régularité, mais il n'est pas aveugle, il le voit, il est tout près, si près, trop près.. La chair de poule le prend et ce n'était clairement pas à cause du froid, si Akira était attentif, il pouvait le voir sur sa peau et bizarrement, Lorenzo espérait vraiment qu'il le voit, qu'il voit ce qu'il déclenchait en lui et encore ce n'était rien. Il se laisse faire, profite du contact qu'il peut avoir à cet instant, il se sent chanceux. Mais il se sent aussi comme un condamné qui a le droit à une dernière volonté avant son triste sort. Les contacts deviennent une bénédiction, Lorenzo a envie de se fondre en eux, de prolonger l'instant, mais il lutte aussi, il lutte pour garder ses mains où elles sont. Après un moment, le boxeur finit par se lever brusquement, préférant mettre fin à cette lutte, de peur de franchir cette limite qu'il s'était fixé. « Merci. Je vais aller me doucher, je reviens. » Mettre de la distance et vite. Il s'était écarté à contre-cœur, mais c'était préférable. Il n'y avait plus aucune cohérence dans ses pensées qui devenaient trop sulfureuses et si problématiques. Comme piqué au vif, Lorenzo s'empare de son sac et disparaît dans les douches aussi vite que possible. Il ne perd pas de temps et fait couler l'eau, ne souhaitant pas entendre le grand silence qui s'était installé dans le grand espace formé par les vestiaires et les douches attenantes. Il soupire de soulagement, se sentant protégé de ces pensées sous ce rideau que formait l'eau de la douche. Une douche qu'il prendra glacée.

Après ce qui semble être une heure, mais qui en réalité est un bon quart d'heure, Lorenzo sort des douches, sec et habillé, un léger sourire aux lèvres. L'eau froide lui avait remis les idées en place et il s'était promis de ne plus flancher, de garder le contrôle. Est-ce qu'il se voilait la face ? Oui. En témoigne le regard qu'il pose sur Akira à cet instant, plein d'envie, mais de résignation aussi : il était clairement dans la merde. « On va le boire ce verre ? » Un peu trop d'enthousiasme dans sa voix, il se trahit tout seul. Comme s'il était pressé d'y aller, comme s'il était pressé d'avoir cette discussion qu'il redoutait. « Et c'est moi qui invite, j’insiste. En guise de remerciements pour tes soins. » Il parle un peu pour ne rien dire, mais c'est tout ce qu'il trouve à dire à cet instant et il se sent idiot. Il passe la bandoulière de son sac sur son épaule et prend la direction de la sortie des vestiaires, laissant Akira passer la porte devant lui, passant la main, par réflexe dans le bas de son dos. Plus par envie que par réflexe. Cette douche n'aura donc servi à rien.

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Sujet: Re: Ready to fight - Akira ( le Lun 22 Fév 2021 - 18:19 )


En boxe pour réussir faut savoir sacrifier ce que tu es au bénéfice de ce que tu veux devenir.
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Partir. Se serait mieux. Pour Lorenzo. Perdu c'est comme tu te sens à cet instant. Déchiré aussi entre l'envie forte et puissante de rester. Et celle de partir pour éviter d'être un peu plus ébranlé. Jamais tu ne t'es senti si pris au piège, comme entre deux feux. Parce que même si tu essaies de garder tes distances avec Lorenzo tu as de plus en plus envie de les briser. De faire disparaître la distance que le fait que tu es un petit ami met entre vous. Et cette sensation te met mal, comme elle te fait vibrer. Les frissons sur ta peau, les palpitements de ton cœur alors que tu t'approches le prouvent. Le boxeur te désarme et tu sais que plus tu vas rester prés de lui, plus ces émotions vont grandir. Peut être qu'au final le destin qui vous a mis des bâtons dans les roues dés le départ savait ce qu'il faisait. Qu'il avait compris que l'alchimie serait rapidement étrange et que ce qui vous donnez envie de vous éviter, de vous éloigner, vous ferez vous rapprocher. Sans que vous ne puisiez lutter contre cette force. Et encore une fois ton cerveau va exploser à trop penser, à trop chercher à analyser le pourquoi du comment. Et puis vu la tenue de Lorenzo rien n'est aisé et surtout pas calmer tes pensées. Qui divaguent bien trop vite et bien trop loin.

Faut que tu t'occupes l'esprit et les mains. Pas sûr que l'idée de le soigner et de prendre soin de lui soit la meilleure. Cela va établir un contact un peu plus intime. Et tu le sais, tu en es parfaitement conscient. Tu veux pousser tes limites, les tester. Voir si tu peux résister à son corps, à ses courbes si bien dessinées. Parce que oui il te plaît, bien trop pour que tu ne sois pas perturbé, même si cette idée tu la rejettes au fond de ton esprit. Tu ne peux accepter cette fatalité, celle de te voir succomber alors que tu ne l'as même pas touché. Et que tu n'arrêtes pas de mettre en pare-feu Ignazio, et votre relation. Tu deviens le lot de consolation, quel idiot que tu es. Mais Lorenzo accroche à cette subtilité, une façon de lui faire comprendre que s'il avait gagné vous n'auriez pas eu ce moment tous les deux. Non le vestiaire aurait été rempli de monde, les gens auraient voulu saluer le gagnant. Tu aurais été réduit à être une ombre de plus dans la foule venue acclamer le vainqueur. Alors que là tu l'as pour toi tout seul et tu vas avoir le privilège de t'occuper de lui. Tu dérailles complètement Aki. Mais ce n'est pas de ta faute, le boxeur fout ta cervelle sans dessus dessous. Pourvu que tes gestes ne dérapent pas alors que tu vas frôler sa peau. Reste concentré et n'oublie pas que tu dois juste le soigner et pas chercher à l'enivrer. Tu commences par ses côtes, la bombe de froid. Les frissons sur sa peau, mais logique tu dois déclencher la douleur et puis la température du spray. Oui rien à voir avec des frissons que le contact de ta peau sur la sienne ferait naître.
« Au pire on demandera au bar s'ils en ont. »
Tu en auras peut être même besoin pour faire baisser le feu qui se dessine au creux de tes entrailles alors que tu t'approches de son visage. Que son souffle effleure tes traits et que ses lèvres semblent trop proches. La tentation est bien grande, mais tu maîtrises ta raison ou le peu qu'il te reste. Pourquoi faut-il que Lorenzo se fasse cet effet là ? Tout serait plus simple s'il te laissait indifférent.

Vos regards qui se kidnappent, tu souris alors que tu passes la compresse sur son arcade, t'assurant que ton geste est supportable. Et cette ribambelle de frissons, les siens, les tiens. Pauvres humains que vous êtes à cet instant ballottés par les émotions et ce désir qui semble vous embraser.
« Du coup je suis engagé comme infirmier. »
Tu te mets à rire pour lâcher la pression. Pour évacuer les tensions. Parce que oui elles sont présentes, elles emplissent la pièce. Tu as même un peu plus chaud. Qui a monté la température  du vestiaire ? Tu as à peine le temps de terminer que Lorenzo se lève. Tu es surpris parce que tu ne t'y attendais pas. Parce que tu aurais bien prolonger ce petit moment. Mais il a raison, la douche lui fera du bien. Et l'éloignement te fera du bien. Tu ne peux pas t'empêcher de le regarder aller vers les douches, tu fais attention de ne pas poser ton regard sur des points qui pourraient mettre mal à l'aise. Mais une fois qu'il est de dos tu détailles encore une fois sa chutes de rein et ses fesses. Tu t'en mors même les lèvres.
« Mais quel con tu es !! »
Tu parles tout doucement, même si tu te hurlerais dessus. Tu aurais aimé retenir tes mots mais tu ne le peux. Ta main passe avec fébrilité dans tes cheveux alors que tu entends l'eau couler. Et tu imagines par quoi est passé Lorenzo quand vous étiez à la salle de sport. Tu ne peux t'empêcher d'imaginer son corps nu ruisselant de gouttes d'eau. Tu te dis que le spectacle doit être sublime. Bordel mais tu joues à quoi ? A te mettre la tête en bouillie et le corps en vrille. Tu fais les cent pas en attendant le boxeur, fermant les yeux pour te remémorer le corps que tu as si doucement frôlé. Des idées indécentes se mêlent à ta raison qui n'arrive plus à faire le trie. Ni à faire face.

Tu regardes quelque fois ton téléphone, presque impatient que Lorenzo réapparaisse. Laisse lui du temps, le combat a été rude. Tu finis appuyé contre le mur face à l’accès des douches jouant comme un gamin sur ton portable. Et la voix du boxeur se fait attendre. Tu lèves doucement les yeux vers lui. Remontant le long de sa silhouette. Putain il est canon.
« Oui on y va. »
Et tu te dis qu'heureusement que tu ne bois pas d'alcool au moins tu es sûr qu'il n'y aura pas de dérapage. Encore une fois tu te traites d'idiot et de con, comment tu peux penser à dérapage. Tu n'as pas le droit. Mais comment lutter face à cette envie naissante.
« Ok mais on peut faire une tournée chacun. »
Attends vous n'avez pas encore bu un verre que tu en prévois un deuxième, dis carrément que tu veux passer plus de temps avec lui. Parce que c'est un peu l'intention que tu sembles dévoiler.
« Et il fallait bien que quelqu'un prenne soin de ce beau corps qui a été maltraité. »
Là aucun cafouillage dans ta voix quand tu parles de son beau corps. Il va penser quoi maintenant ? Il va penser que tu es fou.
« Et ça m'a fait plaisir .. »
Oui m'en dit pas plus sinon la suite risque d'être encore plus compliqué. Et ce n'est pas la main posée dans ton dos, alors que vous sortez, qui va faciliter les choses. Vois juste ça comme un geste sans importance. Un réflexe simple sans sous entendu. Facile à dire plus compliqué à faire. Heureusement que dehors la température est un peu plus fraîche, parce que toi tu n'as pas eu droit à la douche. Est ce qu'il a du la prendre froide comme toi la dernière fois ? Tu le regardes à la dérober alors que vous marcher côte à côte.
« Il y a un bar à cocktails plus bas. Oui j'ai regardé sur internet. Je voulais un coin un peu sympa pour arroser cette soirée. »
Vu que vous ne pourrez pas arroser la victoire de Lorenzo. Les photos qu'il y avait, faisaient un peu cocooning et intime. Encore une fois un peu débile de chercher un bar dans ce genre. Une fois devant la porte c'est toi qui l'ouvre et laisse passer Lorenzo devant toi. Et dans le mouvement vos mains se frôlent. Le coup de jus est instantané comme le frisson dans ta nuque. De quoi te perturbé un peu plus.
« On se trouve une table au calme ou tu préfères t'installer au bar ? »
Table au calme. Table au calme. Tu le penses fort espérant que Lorenzo capte. Arrête on dirait un gamin.

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