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- Un patron pas facile. (Partie I) -

CIAO VECCHIO :: Partie Communication :: Brigitta, Vana & Vous :: Aurélia Hoffmann
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Sujet: Un patron pas facile. (Partie I) ( le Dim 21 Fév 2021 - 23:41 )

Aurélia Hoffmann - 26 ans.
Un jour, on naît, puis les années passent l'adolescence arrive jusqu'au moment où l'on arrive à l'âge adulte. Un âge où l'on prend conscience que la vie n'est pas simple et que chaque jour est une épreuve.
Voilà que j'entame ma quatrième année dans l’entreprise dans laquelle je travaille. L’on dit de moi que je suis un pilier, une ancienne, celle qui est la plus ancrée dans cette entreprise et qui en a vu de toutes les couleurs. Ce n’est pas faux, bien au contraire. Cette entreprise m’a connu comme le petit bébé, la nouvelle ou bien même, j’avais aussi comme surnom l’apprenti. L’expérimentation de l’apprentissage pour mes patrons était une première avec moi. Ils ne savaient pas trop comment faire, mais ils ont réussi à me mettre en confiance pour que je puisse devenir l’ambulancière que je suis aujourd’hui. Apprendre le métier avec des anciens, des personnes qui ont plus de dix ans de boite, de métier, qui en ont vu de toutes les couleurs eux aussi et qui me font part de leur petite expérience et savoir-faire. Beaucoup aimeraient avoir ça, et j’ai eu cette occasion. Les cours étaient assez intenses sans réel répit on va dire, car par moments, après des semaines de cours le samedi j’étais au travail. J’étais présente pour faire mon métier. Je savais très bien ce que j’allais subir et je ne rechignais pas, une seule seconde.

J’ai des patrons assez… bizarre sur le coup. Quand j’y pense, je n’aurais pas cru que je n’allais pas être aimé par les deux, le couple. En parlant d’eux, de mes patrons, on va les "présenter". Luck alias le grand boss qui lui est en couple avec Léa alias la patronne. Ses deux personnes ont racheté l’entreprise quand elle commençait à couler, ils ont racheté le parc d’ambulance et de vsl (véhicule léger de sanitaire), mais aussi le nom de la société par la même occasion. Au début, ils tournaient en attendant de trouver du personnel, mais une autre personne s'est ajoutée dans ce petit groupe de patrons pour les aider financièrement à s'agrandir. Cette personne, c’est Maximus alias le portugais. Chacun à sa particularité. Le boss, et bien il n’y a pas grand chose à dire, c’est l’homme qui aime râler pour expliquer les choses ou bien pour se montrer et montrer que c’est lui le boss. La patronne, c’est celle qui s’occupe de tout les papiers, la comptabilité mais aussi qui est la femme la plus froide au monde ou vous n’avez même pas envie de lui dire bonjour ou bien de lui demander des petites choses sur les feuilles de paies. C’est une femme de glace, ou la femme sans sourire aussi.

Maintenant, je vais vous parler de l’homme qui a fait beaucoup pour moi, un homme que je n’aurais jamais cru m'attacher à lui comme ça et que je sais que c’est interdit d’un côté. Il y a eu des hauts et des bas, des engueulades sérieuses, mais aussi des fous rires aux larmes. C’est l’homme envers qui je dois beaucoup et que lui aussi me doit beaucoup sauf qu’il est tellement influençable, tellement imprévisible ou bien que l’on peut mener par le bout du nez quand on n’a pas de cœur ou bien quand l’on aime être aimé, désiré, montré, plussoyer ! Le portugais de son surnom. Un homme qui a du charme et du charisme, un homme qui sait déconner quand il y a besoin, mais qui sait aussi s’inquiéter quand ça ne va pas. Un homme, qui sait rendre service quand on lui rend service. Et grâce à cet homme, quand j’ai été apprenti, je voulais tout lâcher pour partir et tout arrêter, mais il a été là, présent pour moi, présent dans le sens où il m'a soutenu et m'a aider a surmonter l’épreuve que j’avais. Un accident en urgence, un homme qui m’avait coupé la route et qui m'a coûter d’énorme problème de santé. À ce moment, j’avais envie de tout plaquer et partir, mais il a eu les mots, les mots pour me faire prendre conscience que je devais continuer jusqu’au bout. Mais c'est aussi un homme envers qui j’ai eu trois grosses disputes, la toute première, il a compris le caractère que j’avais. Un sale caractère, celle d’une personne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Une femme qui sait se montrer et qui sait dire non. Quand on a vingt-deux ans et que l’on montre à son patron de trente ans que l’on n’a pas peur de lui, ça peut faire bizarre. Que lui pense que tu es la bonne poire sur qui il peut se défouler et que derrière il reçoit les foudres de sa salariée. Ça lui a fait bizarre. Un désolé était sorti tellement rapidement de ses lèvres, des excuses le lendemain, on été prononcés alors que ce n’est pas du tout son genre en temps normal. C’est une chose envers qui il ne le fait pas toujours voir jamais.

Sur ses trois engueulades, la dernière a été un peu trop dure, violente aussi. Je crois que c’était la première fois que j’avais réellement envie de le taper, réellement envie de lui dire d’aller se faire voir et de tout plaquer. C’est la première fois que je l’ai vu rougir de honte parce que j’avais raison, trop raison que personne n’osait me contre-dire pour essayer d’être le plus. Des mâles, il n'y avait que des mâles ce jour-là dans le bureau de la régulation. Mais aucun, aucun n’a osé me dire quoi que ce soit. Deux on osé venir s’interposer entre lui et moi, car ils ont vu que ça partait loin. Mais il a dit, et surtout fait quelque chose qu’il ne fallait pas me faire : me hurler dessus au téléphone pour une chose où je ne suis pas en tort. Prendre les foudres à la place de quelqu’un d’autre. Il n’aurait jamais dû faire ça et il a vite compris quand, la première fois, je lui ai raccroché au nez. Je ne me dégonfle pas. C’est vrai que d’être patron, de devoir réguler avec un second (qui est des plus adorables aussi !) et que par moment avoir des personnes qui se plaignent pour un oui ou pour un non ce n’est pas génial. Sauf que ce jour, il n’était pas dans la réglementation, il était en tord de nous avoir fait tourner sans respecter un temps de pause et que nous avions fini bien après l’heure prévue. Qu’on n’a pas refusé le travail parce qu’il y avait des retards de partout, qu’on n’a fait le boulot vite et bien à la fois. Et lui il a juste osé me hurler dessus pour se défouler alors qu’une personne l’avait gonflé juste avant. Il n’a pas une position facile, mais il ne se souvient plus trop ce que c’est d’être sur le terrain par moments. Essayant de lui rafraîchir la mémoire, ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple pour moi aussi d’être la personne que tout le monde, tous les salariés, collègues appelle quand ils ont besoin de savoir : des services, quel endroit prendre pour éviter des bouchons, des renseignements sur des patients qu’ils ne connaissent pas, mais que je connais, de leur expliquer comment faire pour les papiers. Tout ça, je le fais pour que le portugais et le régulateur ne soient pas dérangés toutes les cinq minutes et qu’ils puissent bosser tranquillement eux aussi… Le portugais voit ce que je fais, mais j’ai rarement des remerciements ce qui ne ferait pas de mal pour pouvoir continuer.


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Thalia WallaceToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Un patron pas facile. (Partie I) ( le Lun 22 Fév 2021 - 0:33 )
Th. Hmm, c'est assez violent quand même comme témoignage. Je suis désolée que vous ayez à subir ça, sûrement tous les jours et j'imagine que ça n'a pas été facile de poser des mots là-dessus. Vous êtes courageuse, vraiment. Par contre, si je peux vous donner un conseil : envoyez-les bien se faire foutre ! Ils ne méritent clairement pas vos compétences...
Bon courage pour la suite !
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Vana CarvalloBlogueuse / Blogueur
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Sujet: Re: Un patron pas facile. (Partie I) ( le Lun 22 Fév 2021 - 0:40 )
Vana Avec la tension au boulot, sans oublier le fait que tu sois seule avec des hommes… C'est déjà dur comme situation, mais en plus, si ça en rajoute derrière… C'est très violent comme dispute. :/ Son attitude est minable, infecte. J'appuie le commentaire de @Thalia Wallace. Ils te méritent pas.
Soutien, prends soin de toi. Un patron pas facile. (Partie I) 446850428  Bon courage.
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Sujet: Re: Un patron pas facile. (Partie I) ( le )
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