Revenir en haut
Aller en bas

74 résultats trouvés pour 1

AuteurMessage
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Shotgun
Niccolò Canzano

Réponses: 6
Vues: 152

Rechercher dans: Bord de la Tyrrhénienne   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Shotgun    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyHier à 18:19


shotgun☾☾ - (Romanolo #1)

Romano adhère à ses propos. Il lui confirme que leurs routes n’auraient pas dues se croiser de nouveau. Niccolo l’aurait souhaité. Il avait mis du temps pour se remettre de cette soirée qui avait changé sa vie. Il avait dû faire face à une révélation si désarmante qu’il n’est toujours pas parvenu à l’accepter. Malgré ce déni qu’il continue de maintenir, il ne peut être dupe aux réactions de son corps à sa proximité, à ce désir qui s’enlise dans ses veines alors que cet homme est à quelques mètres de lui. Il aurait aimé que cet homme lui indique qu’il n’est que de passage, mais il n’en est rien. Indéterminée. C’est ce qu’il retient de ses propos. Les signaux d’alarme sont aux rouges. La sonnette retentit même dans son esprit, car il prend conscience que cette rencontre pourrait se reproduire dans un avenir proche. Ce qu’il aurait voulu éviter. L’intensité de ses prunelles est si captivante qu’il ne parvient pas à se dérober de leur emprise. Il lui retourne la question et Niccolo ne sait pas quoi répondre. « Je vis ici. » La réponse est brève. Il ne s’attarde pas sur les détails, car il considère que cela n’a pas d’importance. L’essentiel réside dans le fait qu’ils vont évoluer dans les prochains mois à venir. Leur souvenir commun doit demeurer secret et il lui en donne la parole. La nervosité de Romano est évidente. Elle transparait dans le timbre de sa voix, dans son langage corporel et étrangement, elle apaise la sienne, car il prend conscience qu’il n’est le seul à être désemparé par leur rencontre. Tout semble s’être dit et pourtant aucun ne parvient à prendre congés. Ils se dévisageant, leurs prunelles profondément ancrées dans leur comparse. L’envie de fumer démange ses phalanges qu’il resserre dans la paume de sa main. Il devrait prendre l’initiative, mais la demande de Romano le prend de court. Il ne s’attendait absolument pas à une invitation. Il lui semble mal comprendre ce qu’il se passe à cet instant alors qu’il se sent plus hagard que jamais. Il est tiraillé entre sa raison et cette curiosité dangereuse qui l’incite à vouloir répondre positivement à cette invitation. Il se doit de refuser, de mettre un terme à cette entrevue et reprendre le fil de son existence. Il se doit de museler cette attraction pour qu’elle meure dans l’œuf. Il n’y a pas d’autres possibilités. Pourtant, ses yeux ont un effet hypnotisant qui agite son myocarde dans sa poitrine et qui le laisse pantois. Cette candeur qui touche une corde sensible en lui. « Je… » Il lâche dans un ton perturbé alors qu’il vient déglutir. « Je suis pris une grande partie de la soirée. J’accompagne la dame avec qui vous avez échangé tout à l’heure. » Il lui indique en reprenant contenance. « Je crains de ne pouvoir me dédouaner de mes obligations, mais je vous remercie pour l’invitation. » Il ajoute en venant glisser une de ses menottes contre ses propres lippes dans un geste empreint de fébrilité. « Il serait sans doute malvenu pour vous d’être vu en ma compagnie en vue de votre statut. » Il conclut en venant hausser les épaules comme si ce fait le laissait indifférent alors qu’il n’en est rien. Il s’efforce de faire preuve de raison pour ne pas se laisser entrainer vers une mauvaise pente, mais il suffirait que Romano insiste pour lui faire concéder un temps plus tard, mais il se garde bien de l’afficher. Il se contente de se racler la gorge, prêt à ce que cet homme prenne conges même s’il ne parvient pas à détourner son regard du sien.

Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Séduire l'âme. / Béatriz
Beatriz Tejeiro

Réponses: 5
Vues: 419

Rechercher dans: Caruso Club   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Séduire l'âme. / Béatriz    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyVen 15 Jan 2021 - 19:46


Séduire l'âme.
☾☾ - (Musatriz #1)



L’excitation est à son comble. Le pouvoir magnétique de l’artiste l’ensorcèle. Elle est sous son pouvoir et elle n’y voit pas d’inconvénient. Elle applique ses volontés. Son esprit semble s’être évaporé et son corps se laisse porter par cet instant hors du temps. Son myocarde bat vigoureusement dans sa poitrine. Elle sent son sang circuler dans ses veines, apporter les nutriments nécessaires à son organisme pour lui permettre de vivre et de se tenir droit. Elle entend les battements de son cœur. Ils tapent violemment ses trempes et la rendent sourde à l’extérieur tant ils sont intenses. Seule la silhouette de l’artiste s’impose dans son environnement. Sa voix profonde l’envoute et la captive. Elle la regarde avec attention, ses prunelles luisent de cet intérêt cuisant qu’elle lui porte alors qu’elle devient une poupée sous ses paroles. Elle est aidée par l’assistant de la demoiselle, mais à cet instant seule la voix de l’artiste impacte son esprit. Elle est installée dans la posture nécessaire au numéro et elle n’ose pas bouger de crainte que le moindre de ses mouvements amènent à une tragédie. Elle a une réflexion de protection qui l’empêche de réfléchir, de laisser le doute l’envahir quand bien même le rythme de sa respiration se retrouve saccadée. Elle déglutit, esquisse un léger sourire pour répondre à la demande de l’artiste alors qu’elle arrête de respirer. Les ballons éclatent, le couteau siffle dans l’air ambiant avant de s’enfoncer dans la roue. L’instant dure quelques secondes qui lui semblent une éternité avant de pouvoir respirer de nouveau. Elle se rend compte de ce réflexe lorsqu’elle sent de nouveau ses poumons se gorger d’air et qu’un sentiment de soulagement vient envahir ses entrailles sous les acclamations du public. Sa menotte encore tendue se retrouve prisonnière de celle de l’artiste qui l’aide à se redresser. Elle accepte son aide, ses prunelles brillantes sous l’adrénaline sont ancrées aux siennes. Elle est époustouflante et elle est sous son charme. Elle dégage un elle ne sait quoi auquel elle est particulièrement sensible. Cette confiance dont elle déborde est un délice pour ses yeux. « Et moi donc. » elle murmure dans une voix à peine audible lorsqu’elle lui indique que son sang froid la toute retournée. Elle ne masque pas sa franchise alors qu’un rire nerveux s’épanche fébrilement de sa gorge. Elle se sent hébétée alors que le spectacle continue. Elle est priée de rester à ses côtés et d’aider son assistant de lui faire avaler son sabre. La pensée lui arrache un frison d’effroi, mais également ravive cette vague d’excitation qui lui dévore les entrailles et la rende toute chose. Son regard se porte sur le sabre, sa lame affutée qui déchire en un frôlement un morceau de soie. Comment est-ce possible ? Sa respiration semble s’arrêter de nouveau alors qu’une nouvelle fois portée par les ordre discrets de l’assistant de la demoiselle, elle prend part au spectacle. Elle perçoit à peine la texture de la poignée de l’objet contre sa paume. Elle est tellement concentrée sur sa tâche, par la crainte d’être la source d’une nouvelle catastrophe qu’elle en oublie de respirer une bonne minute. Elle lâche la poignée délicatement en suivant le mouvement de l’assistant qui s’applique après un laps de secondes étourdissants à extirper cette lame. Une nouvelle fois, elle regagne son souffle qu’une fois que l’artiste est libérée. Son hébètement est d’autant plus conséquent qu’elle se sent complètement hors de l’instant présent. Elle salue par reflexe avant de retrouver le visage enthousiaste de l’artiste qui l’invite à boire un verre. Elle est déroutée par cette demande alors qu’elle se remet de ses émotions. Son regard est pénétrant et une rougeur vient naturellement colorer ses joues. « Oui bien sûr, avec plaisir. J’en serai ravie. Tu as été époustouflante. » Elle dévoile le fond de sa pensée, ses émotions à vif qui ne lui laisse aucun moyen de réfléchir posément à la situation. Elle en oublie son amie qui l’attend sagement à leur table derrière le rideau. Elle est encore chamboulée et envoutée par ce qui vient de se produire. « J’en ai le souffle coupé. » Elle lâche en venant expulser un rire tremblant alors qu’un sourire outrageusement jovial vient ourler ses lippes. L’adrénaline qui anime ses sens est exquise et elle est encore sous son emprise. Audacieuse et plus franche que jamais dans ses propos. « C’était incroyable. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à cet instant. » Elle lâche dans un ton absent alors qu’elle se remet de ses émotions, totalement hagarde, mais enhardie contre toute attente.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Solution de secours. / Béasha
Beatriz Tejeiro

Réponses: 15
Vues: 371

Rechercher dans: Les bureaux   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Solution de secours. / Béasha    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyVen 15 Jan 2021 - 18:49


Solution de secours.
☾☾ - (Beasha #1)



Un rire naturel s’épanche hors de ses lippes au commentaire de son amie qu’elle accompagne. L’idée de l’avoir à ses côtés au quotidien ne lui est absolument pas déplaisante. Il serait même agréable de partager son temps de travail avec elle, même si leurs fonctions sont diamétralement opposées. Elle sait pertinemment qu’il n’y a rien de sérieux à ce sujet. Ses machines empêcheraient Kalisha de se concentrer et les différents rendez-vous de sa patronne serait un son inconfortable au quotidien, mais elle s’adapterait à cette nuisance pour le plaisir d’échanger plus aisément avec la dame au caractère de lion. Elle est prête à se contenter de ces petits moments tels que celui-ci, ne se sentant pas légitime d’en attendre plus malgré l’affection vive qu’elle a pour cette femme fascinante. Elle est enchantée d’apprendre que le plaisir est partagé et un sourire franc ourle ses lippes alors que l’idée de profiter d’un bon repas accompagné d’un bon champagne est enchanteresse. Elle va pouvoir lâcher prise et juste profiter de l’instant présent en laissant la tension derrière elle. Les paroles élogieuses de Kalisha la prennent de court. Elle se laisse emportée par l’entrain et la fierté qu’elle entend dans le timbre de sa voix. Elle la voit sous un angle qu’elle n’a pas envers elle-même. Sans doute qu’elle devrait suivre le conseil de son amie, prendre confiance en elle, en son talent, mais c’est bien plus complexe qu’elle ne le voudrait. Sa confiance est ébranlée et même si elle a conscience de ses capacités, elle n’a pas l’aisance à les assumer au grand jour. Elle passe son temps à se cacher sous des pseudonymes de styliste pour présenter des créations qu’elle a créée de A à Z. Ses compliments lui vont droits au cœur et ses joues s’empourprent sous l’effet du plaisir qui gagne son organisme et réchauffe sa poitrine. Elle ne lui fait pas le déshonneur de la questionner en demandant : Tu crois ? Elle se contente de lui offrir un sourire reconnaissant alors qu’elle renforce son étreinte autour de son bras en soufflant un : « Merci. » Le timbre de sa voix est à peine audible alors qu’ils retrouvent le restaurant et prennent place à une table. L’échange s’intéresse sur ce lieu, les habitudes de la lionne qui ne se fait pas prier pour répondre à ses questions. Contre toute attente, la lionne a une existence aussi solitaire que la sienne d’après ses propos. Beatriz en est sincèrement surprise et son expression doit sans doute l’exprimer, mais sa vision de voir les choses fait sens pour elle. « A quoi bon profiter d’un bon repas en mauvaise compagnie. Autant être seule que mal accompagnée. » Elle commente dans un ton qui se veut léger mais qui révèle sa façon de penser et les blessures que l’amour a pu lui infliger. « Sans doute un admirateur. » Elle lance dans un petit sourire amusé. Une nouvelle fois Kalisha touche la corde sensible, ce qui renforce l’éclat de son sourire. « Je peux en dire de même. » Elle commente avec douceur alors qu’un serveur vient prendre leur commande. « Je vais bien, je te remercie. » Une réponse presque mécanique, qui a pour vocation de cadenasser ses émotions qui sont parfois chaotiques. A cet instant, elle se sent pourtant bien, plus sereine que lorsqu’elle est en proie à ses pensées et ses démons. Pourtant, il suffirait qu’elle ferme ses paupières pour entendre cette petite voie perfide qui lui rappelle qu’elle n’est pas irremplaçable et que Kalisha lui fait l’honneur de passer du temps avec elle, mais qu’elle n’y penserait pas forcément si la situation ne l’avait pas exigée. Pourtant comment douter de la sincérité de Kalisha lorsque leurs verres remplis de champagne viennent s’entrechoquer à son honneur ? Elle a envie de se laisser bercer d’illusion, mettre de côté ces sombres pensées pour profiter de l’instant présent. Elle lui offre un sourire éclatant alors qu’elle vient boire une bonne gorgée du champagne. Elle a besoin de s’enivrer pour relâcher la pression. « Il est délicieux. Je crains d’abuser de ce délicieux champagne. » Elle commente dans un rire qu’elle rend cristallin. « A toi également, de toujours croire en moi et me donner cette force que je n’imagine même pas posséder sauf quand tu m’en donnes les moyens. » Elle ajoute en venant trinquer à son tour. Elle dévoile le fond de sa pensée, l’importance que ses paroles ont sur elle, sur sa propre confiance qu’elle ne possède pas lorsque ses beaux yeux sont tournés sur elle. Le serveur les interrompt pour amener le plat, lui donne cet instant pour reprendre contenance et masquer son léger trouble au sujet de ses propos. « Ça a l’air délicieux. » Elle déclare alors qu’elle agrippe sa fourchette et son couteau pour savourer ce premier met, qu’elle glisse entre ses lèvres et qu’elle savoure du bout de sa langue, ravie de découvrir ces nouvelles saveurs en bouche. « Parfait. C’est parfait. » Que pourrait-elle demander de plus ?  
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: La solitude à deux est l'enfer consenti. (Raoutriz 01)
Beatriz Tejeiro

Réponses: 10
Vues: 177

Rechercher dans: Le Ruby   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: La solitude à deux est l'enfer consenti. (Raoutriz 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 10 Jan 2021 - 16:26


La solitude à deux est l'enfer consenti..
☾☾ - (Raoutriz #1)



L’ivresse a le mérite de rendre les liaisons entre son esprit et ses lèvres plus brouillonnes. La réalité et les conséquences de ses actes semblent lui échapper. Elle ne se laisse pas envahir par ces pensées lugubres qui l’entrainent si aisément dans un mal être profond. Malgré son air groggy, elle se sent bien, en sécurité en compagnie d’un homme, fait plutôt rare depuis que son ex-petit ami lui a arraché si cruellement les quelques brides de confiance en elle qu’elle avait tant eu de mal à trouver. La prévenance de Raoul est apaisante. Il lui semble si posé et maître de lui-même, si différent de la plupart des hommes qu’elle a pu fréquenté par le passé. Elle n’a sans doute pas eu beaucoup de chances. Raoul ne doit pas être une exception, mais en cette soirée, il est la seule âme à avoir voulu veiller sur ses intérêts, l’arracher à un danger dans lequel elle s’est jetée tête la première. Un sourire absent ourle ses lippes. Elle s’efforce de se concentrer sur le visage de son sauveur, d’être attentive à ses propos, mais l’abus d’alcool la met dans un état second où elle n’est plus aussi alerte qu’en accoutumé. Elle lui offre un sourire désabusé lorsqu’il évoque qu’elle mériterait de tomber que sur des gentlemen. Elle accepte son compliment camouflé quand bien même, elle ne se sent pas réellement en légitimité d’attendre cela des hommes. De nos jours les relations sont si superficielles. Pour quelques kilos de trop, un homme prend la décision de passer à une autre comme si leur relation n’avait pas la moindre importance, qu’on pouvait interchanger les personnes sans regarder en arrière et n’avoir aucun scrupule pour le mal qu’on fait à la personne qu’on a dit aimer. Aimer. Ce mot, elle n’y croit plus. Les gens l’utilisent bien trop aisément. Il a perdu de sa symbolique. Il est devenu vulgaire, dénué de sens profonds et d’intérêt. Pourtant, elle demeure une femme, désireuse de pouvoir partager son existence avec une autre personne, mêler son existence à une autre, mais elle n’a plus la force de se lancer dans des histoires éphémères, de s’investir pour être abandonnée de nouveau. La solitude est dure à vivre, mais nécessaire et elle n’est pas une héroïne au tempérament d’acier. Elle fait des erreurs comme tout le monde. Peut-être même plus que les autres. Son esprit vagabonde dans ses pensées brouillonnes et il lui faut un petit moment pour prendre conscience que le véhicule s’est immobilisé et que son chauffeur s’est extirpé de l’habitacle pour lui ouvrir la portière. Elle s’extirpe du véhicule avec l’aide de son sauveur qui l’accompagne jusqu’à l’entrée de son immeuble. Elle est enfin rentrée chez elle. Chez elle où la solitude l’attend comme une sournoise compagne. Un soupir las s’échappe de ses lippes alors que cette pensée l’étreint et lui broie les tripes. La question de Raoul sonne comme une issue de secours à cette cruelle fatalité. Sa proposition, elle ne veut pas la refuser. L’idée de se retrouver seule est désagréable. Pourtant, ce serait la plus sage décision vu son état… Elle n’en fait pas cas. » ça va. Enfin, je crois. » Elle lui indique dans un petit sourire contrit alors qu’elle s’efforce de faire attention à ses appuis plus que d’habitude. « Mais je peux peut-être vous offrir un verre de whisky pour vous remercier ? C’est la moindre des choses que je puisse faire dans l’immédiat. » Elle lui indique alors qu’elle vient chercher avec difficulté dans sa pochette son trousseau de clés. Elle parvient à les trouver et s’avance pour ouvrir la porte du bâtiment en l’invitant à la suivre. Elle monte lentement les escaliers à défaut d’avoir un ascenseur dans son immeuble. Fort heureusement ils n’ont que trois étages à grimper pour retrouver le petit appartement cosy de la demoiselle dans lequel elle l’invite à pénétrer. Elle dépose sa pochette à l’entrée sur un petit meuble alors qu’elle retire ses talons par habitude. Elle les abandonne dans l’entrée avec autant de grâce que son état le permet et l’invite à le suivre dans le couloir pour rejoindre la cuisine qui amène au salon. Elle allume les lumières sur son passage dans des gestes encore parfois imprécis. « Je vous en prie, installez vous sur le canapé, Raoul. Je vais vous servir un verre. » Elle lui indique dans un sourire qui se veut chaleureux alors qu’elle l’abandonne pour retrouver le coin cuisine, l’abandonnant à sa collection de vinyles, son violoncelle qui traine dans un coin du salon avec son nécessaire de couture et son mannequin de couture. Elle s’applique à sortir la bouteille de whisky et deux verres. Elle en remplie un avec la mixture alcoolisée qu’elle agrémente de glaçons tandis qu’elle remplit le sien d’eau avant de sortir un cachet d’aspirine qu’elle avale, car elle sent la migraine arriver lentement. Elle complète son verre avec de l’eau et finit par rejoindre le salon où elle lui tend aimablement son verre avant de s’installer sur le canapé situé sur la gauche de son invité. « J’espère qu’il sera à votre convenance. Ce n’est sans doute pas celui qu’on sert au Ruby, mais j’espère qu’il sera à la hauteur. » Elle lui indique en venant jouer avec le contenu de son verre en le faisant rouler sur les contours comme s’il s’agissait d’un breuvage rare. Elle se sent confuse. Sans doute parce que les effets de l’alcool se dissipe un peu et qu’elle prend conscience qu’à chacune de leur rencontre, elle n’est pas à son avantage. Un sourire amusé ourle légèrement ses lippes. « Je vais finir par croire que je suis condamnée à vous rencontrer dans des situations qui me désavantagent. » Elle lance sur un ton qu’elle rend léger, mais qui révèle le fond de sa pensée. Elle imagine l’opinion qu’il doit avoir d’elle et l’image doit être peu flatteuse…  
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Vague à l'âme. ( Ziago
Iago Romano

Réponses: 4
Vues: 167

Rechercher dans: Voyager dans le passé   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Vague à l'âme. ( Ziago    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptySam 9 Jan 2021 - 16:24


Vague à l'âme.
☾☾ -- (Ziago #1)



Cet instant tant désiré se produit. Il l’a imaginé un nombre incalculable de fois au cours de l’année écoulée. Il a envisagé une multitude de situations et de réactions différentes. Il sait que Zephyr est imprévisible. Il peut être aussi doux que le toucher d’une brise en été ou aussi violent qu’un ouragan en plein hiver. Il est insaisissable et c’est cette particularité qui l’a toujours rendu si unique et précieux aux yeux du jeune Romano. Pourtant malgré les doutes que ses retrouvailles impromptues ont engendrés, il retrouve son souffle. Le poids qui alourdissait ses inspirations et expirations semblent se déloger de sa poitrine et disparaitre. Il laisse ce sentiment de félicité de retrouver un être aimé se répandre dans son orgasme alors qu’il se sent soulagé de le retrouver. La crainte que son silence l’ait fait fuir l’a tant hanté durant ces derniers mois. Son inquiétude était vaine. Il en a la preuve sous les yeux à cet instant où il surprend son meilleur ami et amant peindre ses traits sur ce mur si particulier pour eux. Il prend conscience du manque qu’il a engendré dans le cœur de son ami. Zephyr prétend être intouchable, mais Iago sait à quel point ce n’est qu’une façade qu’il se donne. Il ne doute pas de l’affection qu’il lui porte. S’il ne l’aimait pas, serait-il si longuement dans cette ville alors que tant d’autres l’appellent ? Il en doute fort, mais malgré cela, il demeure une âme libre, peu conventionnelle et déterminée à le rester. Il ne l’aimerait pas autrement. Il est parti pour chercher sa propre définition de liberté, loin de ses racines pour se découvrir. Il a goûté à ce sentiment de liberté, de pouvoir être l’homme qu’il désirait être. Il s’est construit auprès d’un autre, qui ami et devenu son amant, année après année sans pour autant oublier cet homme qui par ses lettres lui redonnaient ce souffle qu’il ignorait manquer. Une bouffée d’oxygène qui a disparu du jour au lendemain et dont il a été privé à une période si particulière de son existence. Il y a fait face, avec pour ambition de retrouver les traces de cet homme qui se tient enfin en face de lui. Cet homme que sa présence perturbe et prend de court. Il est décontenancé par ta soudaine apparition, mais comment lui en vouloir après tout ce temps ? Un sourire attendri ourle ses lippes tandis que son ami se retourne comme pour s’assurer qu’il s’agit bien de lui. Retrouver ses traits le bouleverse, provoque un besoin profond de rompre la distance pour le prendre dans ses bras, de savourer de nouveau le contact de son corps chaud contre le sien, d’humer son odeur qui s’est tant faite désirée. Pourtant, il ne fait rien, reste solidement ancré sur ses appuis malgré la douleur latente dans son moignon. Il attend patiemment d’avoir l’autorisation de s’approcher de lui. Enfin il s’exprime. « Oui… » Il répond dans un murmure éteint tant il sent son cœur battre vigoureusement dans sa poitrine. Zephyr rompt la distance qui les sépare pour le prendre dans ses bras dans une fébrilité qu’il ne masque pas et qui vient le remuer au plus profond de ses tripes. Il encaisse le coup en demeurant sur ses appuis. Ses bras enlacent ce corps qui lui a tant manqué et qu’il chérit depuis des années. Les pleurs muets mais bien présents de son ami remuent ses propres émotions. « Tu m’as manqué. » Il lui murmure dans un ton si doux qu’on ne pourrait en aucun cas remettre en question son intégrité à ce sujet. Sa voix est légèrement brisée sous le coup de l’émotion. Un sourire attendri ourle ses lippes alors qu’il vient tendrement embrasser son oreille. « Je ne voudrai pas qu’il en soit autrement. » Sa voix est empreinte de la vive affection qu’il lui porte alors que ses doigts demeurent ancrés autour de ce corps fort et pourtant si fragile à cet instant. Sa remarque l’arrache à cet instant si précieux. « Désolé pour l’attente. » Il est sincère alors que ses prunelles viennent retrouver celles de son ami. Il y a tant de choses à dire, mais il ne sait pas par où commencer. Cette constatation si exacte de son ami lui arrache un sourire triste alors qu’il cherche inévitablement le contact de sa menotte contre son visage. Une de ses menottes vient naturellement se perdre dans la nuque de son ami pour frôler sa mâchoire, se glisse dans sa chevelure colorée. « Je suis heureux de te voir. J’avais tellement hâte de pouvoir partir à ta recherche. Je m’inquiétais. » Il lui indique dans une voix tendre en l’observant sans contenir l’affection qu’il lui porte. « J’ai essayé de te contacter, amis ton numéro était hors service. » Il ajoute avant de lâcher un soupir. « J’ai eu un accident. Un grave accident sur le terrain. J’ai failli y passer. Une partie de mon unité n’a pas eu cette chance. J’ai dû être transféré de toute urgence à Rome pour ma convalescence et rééducation. » Il le met dans la confidence alors qu’il relâche doucement son étreinte pour glisser sa menotte au niveau de sa cuisse pour soulever le tissu de son jean pour lui permettre de voir la texture différente de sa jambe gauche. Il ne dit rien de plus, les faits ayant plus de sens que des mots. « Cela explique pourquoi je n’ai pas pu venir plus tôt, pour te mettre au courant. » Il conclut en venant doucement caresser sa chevelure, ses prunelles profondément ancrées dans les siennes. « Même si j’avais cruellement besoin de te voir. » Il souffle dans un tendre sourire sur les lèvres. Il le laisse accuser le coup de ses révélations qui soulèvent un voile sur le silence qui a entouré sa disparition, tout en faisant attention à ses réactions, car malgré sa carapace, Iago sait plus que quiconque que Zephyr est une âme sensible et que la vérité pourrait l’ébranler au plus profond de ses trippes et le faire exploser dans un véritable appel de souffle qui pourrait être violent.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: breathe, just breathe ~ niccolo
Niccolò Canzano

Réponses: 5
Vues: 156

Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: breathe, just breathe ~ niccolo    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyVen 8 Jan 2021 - 11:52


Breathe, just breathe
☾☾ - (Marticcolo #1)



Ce jeu est grotesque. Pourtant il y joue à défaut d’avoir le cran d’énoncer lui-même de vive-voix le mal qui le ronge. C’est typique du trapéziste et il lui permet de garder une certaine contenance bien que l’objectif de son meilleur soit clair. La question qu’il lui pose n’est nullement anodine. Il s’agit d’une provocation de sa part. Une manière de le mettre au pied du mur comme il vient de le faire en le soumettant à ce jeu. Il pose une question qui lui brûle les lèvres depuis des années, mais qu’il a toujours gardé en lui, car la réponse aurait pu l’anéantir. L’effet destructeur demeure identique à ce jour. Niccolo serait ébranlé de découvrir qu’il déçoit son meilleur ami, mais il aurait enfin la réponse à cette question qui lui taraude l’âme depuis des années, cet accident qui a manqué de lui faire perdre son meilleur ami. Il se rend compte de l’importance qu’à la réponse de son ami, car il demeure suspendu à ses lèvres durant le laps de temps que dure le silence entre sa question et la réponse de son ami. Jamais. Ce simple mot est libérateur. Il allège le poids qu’il ressent dans sa poitrine tandis que ses prunelles luisent d’une émotion qu’il s’efforce de masquer autant que possible. Ce simple mot l’ébranle par sa signification et il est fort à parier que son ami en prend conscience en contemplant la lueur luisante de son regard. La suite de ses propos ne fait que confirmer ses premières paroles. Niccolo se contente de hocher la tête comme pour lui faire comprendre qu’il a bien enregistré sa réponse. Il détourne son regard pour venir porter sa cigarette à ses lèvres et tirer fortement celle-ci comme pour remettre ses idées en place. Martino l’intime à tirer un papier à son tour et il s’y plie de mauvaise grâce dans un grognement primitif digne d’un enfant qui rechigne à faire quelque chose qu’on lui demande. Il récupère un morceau de papier et grogne de nouveau au symbole affiché et qui offre une porte d’entrée à son meilleur ami pour lui soutirer la réalité. Ce qu’il ne manque pas de faire en le sommant à lui dévoiler la vérité. Conscient de l’effort qu’il lui demande, il lui glisse un shoot d’alcool qui finit rapidement dans son gosier. L’alcool brûle son œsophage, mais lui apporte une once de courage qu’il ne possède pas en réalité. Il déglutit tandis que sa cigarette bien consumée vient de nouveau se loger entre ses lippes pour tirer une bouffée qui finit sa course dans un nuage de fumée qui s’extirpe hors de ses lippes. Le silence s’abat dans le salon. Malgré le jeu, les mots demeurent muselés entre ses lippes. Il s’efforce de trouver les bons mots, mais ils viennent difficilement. Un soupir à fendre l’âme vient s’extirper de ses lippes. « IL est en ville. » Il débute dans une voix éteinte alors que cette pensée lui fait perdre ses moyens. Son cœur s’emballe dans sa poitrine au souvenir de cette rencontre qui envahit ses pensées à cette évocation. Il porte ses doigts à entre ses deux sourcils, tentant tant bien que mal de juguler la fébrilité qui le gagne de nouveau. « Je l’ai… vu à une réception… J’étais avec une cliente et d’un coup, il était… là, en face de moi… toujours aussi… » désirable, ensorcelant. J’ai eu tellement envie de lui. Comme lors de cette nuit et j’ai toujours envie de lui. Ça m’obsède. Seulement, il ne dit pas tout. La vérité l’ébranlant et le mettant plus bas que terre. D’ailleurs, il souffre physiquement, car il ne peut s’empêcher de se retrouver ébranlé par cette réalité. Ce n’est pas moi. Je ne suis pas comme ça. Il a beau se le répéter. Rien ne change. Ce désir est là, obsédant, terrassant que ce soit envers ce parfait inconnu ou même l’homme qui est à ses côtés et qu’il ne touchera pas, car il ne le mérite pas. Martino mérite mieux que lui. C’est une certitude.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Shotgun
Niccolò Canzano

Réponses: 6
Vues: 152

Rechercher dans: Bord de la Tyrrhénienne   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Shotgun    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyVen 8 Jan 2021 - 10:29


shotgun☾☾ - (Romanolo #1)

Sa présence surprend Romano. Il perçoit ce moment de stupeur qui vient colorer ses prunelles avant qu’il ne reporte son attention sur l’eau dont il s’asperge le visage pour se donner contenance. Niccolo le laisse agir à son aise, mais rompt le silence pesant qui s’est installé en quelques secondes. Il ne sait pas ce qui le pousse à aller à la rencontre de cet homme. Peut-être que son envie de savoir surpasse la réserve et le malaise qui le ronge depuis cette unique nuit passée auprès de cet homme et de sa femme ? Il n’en sait rien et il n’a pas la capacité à réfléchir à cet instant alors que tous les signaux d’alarme de son corps sont aux rouges. Il devrait fuir cette rencontre. Il le sait tout au fon de lui. Pourtant, il la provoque à cet instant, car la curiosité est plus forte que tout. Finalement, le visage de Romano refait son apparition dans le reflet du miroir. Sa voix profonde bien que légèrement troublée par le malaise qui l’habite se fraye un chemin dans son esprit et réactive des frisons qu’il s’est tant efforcé d’oublier sans y parvenir. Il lui donne des informations sur lui, les raisons de sa présence. Le mystère entourant Romano se dévoile par des brides de détails qui l’ancrent à son présent. Damnation. Le trouble qui habite l’agent du ministère est aussi manifeste que le sien. Ce désir, ils l’ont éprouvé tous les deux durant cette nuit. Il en avait la sensation. A cet instant, il en a la certitude, mais elle ne rend pas la situation plus simple. Romano se montre abrupt dans ses propos. Il annonce clairement ses intentions vis-à-vis de cette rencontre. Ignorer qu’ils se sont rencontrés. L’idée devrait le satisfaire. N’est-ce pas ce qu’il était venu demander également ? Il ne sait plus. Sa capacité à réfléchir s’effrite dès lors que ses prunelles sont plongées dans ce regard magnétique. Il déglutit, désemparé par cette vague de déception qui semble l’engloutir sans lui demander son avis. Son expression se tend sous la tension que ses paroles provoquent en lui contre toute attente. Pourtant, malgré ses paroles tranchantes, l’agent du ministère s’avance vers lui, rompt de quelques pas la distance qui les sépare. Niccolo le regarde faire, sans bouger, incapable de bouger ou dire le moindre mot. Il se contente de glisser sa menotte dans une de ses poches alors que ses prunelles ne quittent pas celles de Romano. De nouvelles paroles s’échappent des lippes de l’agent du ministère, qui reviennent sur les précédentes. La confusion marque les propos de cet homme qui doit avoir l’habitude de converser sans problématique. Une preuve de plus qui lui permet d’entrevoir que le trouble qui l’habite est commun. Son sourire lui arrache le sien, comme s’il ne pouvait pas y résister alors qu’il vient se racler la gorge comme pour reprendre contenance. Il se pince les lèvres, ressentant un besoin maladif d’enflammer une cigarette pour fuir cette tension qui possède son organisme. Ses prunelles sont toujours ancrées dans celles de cet homme. Contrairement à ce dernier, il reste ancré dans sa position malgré l’attirance qui l’incite à rompre la distance. « Il n’y a pas de soucis. Je comprends que ma présence vous ait perturbé. Après tout, vous m’aviez choisi pour vous assurer toute discrétion. Nous n’étions pas supposés nous revoir. » Il lui indique dans une voix profonde, mais qu’il rend légère alors qu’il s’efforce de demeurer le plus neutre possible même si ses prunelles le dévorent du regard avec intensité, et ce, bien malgré lui. « Vous êtes en ville pour combien de temps ? » Il le questionne simplement pour savoir, pour tenter d’avoir des renseignements et se rassurer sur l’avenir. S’il n’est que de passage, cette rencontre sera unique et n’aura pas plus de conséquence que de raviver un feu qui l’a dévoré durant tant d’années. « Soyez assuré que je ne vous causerais aucun ennui. Vous avez ma parole. » Il lui indique simplement dans un faible sourire, lui laissant la possibilité d’utiliser la porte de sortie offerte ou de poursuivre l’échange. Il s’adaptera à ses désirs, même si le mal est fait. Il le désire aussi ardemment que lors de cette nuit même si cette ambition le met à terre comme par le passé.

Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Shotgun
Niccolò Canzano

Réponses: 6
Vues: 152

Rechercher dans: Bord de la Tyrrhénienne   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Shotgun    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 3 Jan 2021 - 19:16


shotgun☾☾ - (Romanolo #1)

Encore une soirée mondaine qu’il passe au bras d’une femme qu’il accompagne pour rompre sa solitude impliquée par une vie de richesse. Niccolo a l’habitude d’honorer ce type de contrat où il doit enfiler un costume hors de prix, prêté ou donné par ses clientes pour l’afficher comme un trophée dans la Haute société. Niccolo accepte le deal sans grimacer ou en feintant ses réels sentiments. Il a au moins la chance de sélectionner ses clientes et ces dernières sont toujours à son gout. Des femmes plus âgées que lui, d’une dizaine d’années de plus, mais désirables. Il ne considère pas comme un malhonnête homme. Il s’efforce toujours de répondre à leurs attentes pour leur apporter satisfaction et avoir le plaisir de voir un sourire ourler les lippes. Cela fait des mois qu’il fréquente sa cliente. Au fil des rencontres, ils ont tissé une complicité visible aux yeux des tous. On pourrait croire qu’ils sont un couple parmi tant d’autres, si les tatouages qu’il possède sur sa main droite ne le faisait pas sortir du lot. Il n’a pas l’élégance naturelle de ces personnes nées avec une cuillère dans la bouche. Ses traits sont plus virils, bruts que tous les hommes de l’assemblée. Il a fini par s’habituer aux us et coutumes de ces soirées et a appris à s’en formaliser pour agir comme l’un d’entre eux. Une coupe de champagne entre les mains, il converse avec sa cliente avec ce détachement qui lui colle à la peau. Ils commentent le champagne, les petits fours, mais également les invités qui errent autour d’eux. Sa cliente a un sens de l’humour qui lui arrache des rires de manières fréquentes. Elle est attachante. Du moins, il a fini par l’apprécier. Son regard erre naturellement sur les divers visages. Des personnes déjà croisées à d’autres occasions, des inconnus jusqu’à cet homme qu’on finit par lui présenter. Lui. Son cœur rate un battement alors qu’il laisse son regard revenir sur cette silhouette nullement familière mais qu’il n’est jamais parvenu à éradiquer de son esprit. Ce regard cristallin qui lui arrache immédiatement un frison et affriole ses sens. Ce même regard qui a hanté ses nuits et ses fantasmes au cours de ces dernières années. Que fait-il ici ? N’était-il pas de Rome ? Il se questionne, résolument alarmé de faire face à un fantôme qu’il cherche à fuir. Pourtant, il ne parvient pas à détourner son regard. Sa gorge s’assèche alors que sa respiration se fait plus vive. Il est pris de court et tous les souvenirs enfouis cherchent à l’envahir de nouveau. L’envie de prendre l’air se fait ressentir, mais il résiste à cette volonté. Romano semble tout aussi perturbé que lui par cette rencontre. Il est dépourvu par cette rencontre et accentue sa propre fébrilité à sa présence. Romano s’éclipse rapidement. Niccolo hésite à faire comme si cela l’indifférencié. Il se doit de le faire. Il n’a aucune raison de rejoindre cet homme et engager la conversation. Il est celui qui a fui toute rencontre et pourtant son regard ne quitte pas cette silhouette qui s’éloigne. Son myocarde bat la chamade. Il boit cul sec le reste de sa coupe de champagne avant de la déposer dans un plateau comme pour se donner du regard. Son visage vient se pencher vers sa compagne de soirée pour qu’elle l’excuse à son tour. Il s’éclipse à son tour et ses pas le guident vers les toilettes où ses prunelles retrouvent la silhouette de cet homme. Son cœur bat la chamade, il le sent son rythme sanguin pulser dans ses tempes tant son trouble est conséquent. Cela fait des années et pourtant, il se souvient parfaitement de l’intensité de ce regard cristallin qui l’a déstabilisé et qui a enflammé une flamme qui lui fait perdre ses moyens. Sa menotte vient se glisser dans sa chevelure épaisse et naturellement bouclée pour tenter de détendre ses nerfs qu’il sent à fleur de peau. Un soupir s’épand hors de ses lippes alors que les brides de cette nuit appartenant au passé viennent envahir son esprit. Les images luxurieuses se superposent. Sa manière de le regarder, de frôler les courbes de sa femme sans le quitter des yeux. Il sent la chaleur de son corps s’échauffer et cette simple réalité lui donne envie de fuir, de casser quelque chose pour tenter d’étouffer ce brasier qui vient titiller le creux de ses reins. Je ne suis pas ça. Je ne suis pas comme Martino. Est-ce qu’il se ment à lui-même ? Assurément. Parce que depuis cette nuit avec cet homme, même sa relation avec Martino a pris un autre sens. L’intimité naturelle est devenue une ambiguïté qui l’envoute comme elle l’angoisse. Il ne veut pas de tout ça. C’est bien trop de complication. Il a toujours aimé les femmes. Pourquoi ce désir-là cherche à le tromper sur lui-même. Pourtant lorsque ce regard vient se plonger dans le sien au travers du miroir, il ne peut rester aveugle à ce frison incendiaire, qui vient remonter le long de son échine. Sa gestuelle se fige alors que son myocarde vient battre la cadence contre sa cage thoracique. Sous son regard magnétique, il se doit de dire quelque chose. « Je ne m’attendais à vous rencontrer si loin de Rome. » Sa voix profonde bien qu’étriquée par sa fébrilité s’exprime dans ces toilettes de luxe où il n’y a pas âme qui vive. Il semble détendu en apparence mais son corps est loin de l’être. Au contraire, ses prunelles se sustente de la vision qu’il lui est offerte. Il est un bel homme, svelte et il l’attire comme un aimant. « Qu’est-ce qui vous amène à Naples… ? » Il questionne comme s’il ne se souvenait plus de son prénom alors qu’il s’agit d’un mensonge éhonté. Romano. Il ne l’a pas oublié. Il se rappelle les gémissements de sa femme lorsqu’elle recevait ses coups de reins et qu’il mourrait d’envie de choses qui lui arrachent encore à ce jour des frisons. Sa respiration se veut stable, mais il n’en est rien.

Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Rencontre. ( terrence) / hot
Terrence Delaney

Réponses: 19
Vues: 418

Rechercher dans: Villa Communale   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Rencontre. ( terrence) / hot    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 3 Jan 2021 - 11:21


rencontre
☾☾ - (Juanrence #1)

Tag 1 sur CIAO VECCHIO 2384545644



Tag 1 sur CIAO VECCHIO 5Got01kSujet: Vague à l'âme. ( Ziago
Iago Romano

Réponses: 4
Vues: 167

Rechercher dans: Voyager dans le passé   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Vague à l'âme. ( Ziago    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptySam 2 Jan 2021 - 23:32


Vague à l'âme.
☾☾ -- (Ziago #1)



Le retour aux sources était inévitable après cette année passée à lutter pour regagner une autonomie suffisante pour ne pas avoir l’illusion d’être un objet brisé. Elle n’a pas été aisé à gagner. De nombreuses épreuves sont venues bousculer ce travail sur lui-même, ses capacités et ses pertes. Il a dû surmonter la perte d’un membre, le traumatisme qui en découle et la longue phrase de reconstruction bien plus complexe qu’il n’y parait. Se réveiller dans un lit d’hôpital avec une jambe en moins, alors que les derniers souvenirs qu’on a en mémoire sont les cris de son amant le suppliant de rester avec lui tandis qu’il s’efforce d’amoindrir une hémorragie due à l’impact cinglant d’une bombe, est une épreuve en soi. Elle a été le premier échelon d’une nouvelle vie à laquelle il a dû s’acclimater. Cette étape de son existence l’a retenue prisonnier durant un an et demi. Des mois où seuls le personnel médical et Alessandro composaient son environnement. Sans son amant, Iago sait qu’il n’aurait pas pu garder les idées claires. Il l’a maintenu sur la terre ferme, lui apportant sa force et son soutien, prêt à le bousculer quand il le fallait pour qu’il ne perde pas de tête, l’homme qu’il était et devenait. Différent, mais pas totalement, avec de nouvelles capacités qu’il a apprivoisé. Pourtant malgré l’équilibre apporté par Alessandro à Rome, il lui manquait un élément essentiel : son souffle. Ce souffle qu’il reprenait à chacune des lettres envoyées par Zéphyr à la caserne. Ces lettes qu’il lisait, abusait jusqu’à rendre l’encre presque invisibles à force de les trainer avec lui où qu’il aille. Ces lettres dont il était privé à cause de cet accident, de sa mise en retraite précipitée de l’armée de terre et qui rendait impossible leur acheminement vers lui. Il avait tenté de le contacter, en vain. Le numéro de mobile avait expiré et à moins de chercher Zephyr par lui-même, il avait nul moyen de prendre contact avec lui. Cette situation l’avait énormément ébranlé lorsqu’il avait compris qu’il ne pourrait pas communiquer avec lui. Sa rééducation l’avait maintenu loin de cet homme, mais désormais qu’il avait retrouvé son autonomie grâce à sa jambe bionique, Alessandro n’avait pu qu’accepter son départ pour Naples après une année de concubinage où il avait bien pris conscience de l’importance qu’avait Zephyr pour lui. Cela faisait plusieurs jours qu’il était arrivé à Naples, emménageant dans un appartement d’un quartier reculé pour éviter de tomber sur des membres de sa famille. Il n’avait pas pu se lancer à la recherche de Zephyr immédiatement, mais cela faisait plusieurs jours qu’il le recherchait activement dans les rues de Naples, habillé sobrement pour se mêler dans la masse pour passer inaperçu. La crainte de ne pas le retrouver était pesante. Elle le hantait la nuit lorsque exténué, son corps endolori venait s’effondre dans son lit. La douleur dans son moignon était conséquente après des journées de marche, mais il gardait espoir car ses démarches l’amenaient à croiser une des œuvres de son ami précieux. Il avait même retrouvé leur repère secret, celui où ils se retrouvaient lorsque adolescent, ils avaient partagé ces instants magiques où ils avaient battu les fondements de cette amitié si particulière. En conséquence, aujourd’hui, il retrouve le chemin de ce refuge dans l’espoir de croiser le chemin de cette âme libre. Cette âme qu’il a chérit, qu’il a désiré accaparer et qu’il a préféré fuir pour lui laisser cette liberté qui lui était si nécessaire sans atterrer leur relation si singulière. Malgré la douleur accumulée, ses pas le guident jusqu’à ce lieu chéri, son cœur à la fois anxieux et impatient. Son myocarde s’emballe à l’instant où la silhouette de ce mirage du passé reprend forme sous son regard : similaire et si différent à la fois. Il est plus fort qu’auparavant. Le travail manuel a renforcé sa musculature sèche, mais sculpturale et Iago se prend à le dévorer du regard avec la même passion que par le passé. ENFIN. Le souffle s’invite de nouveau dans ses poumons. Une brise agréable fouette son visage. Une part de lui s’émeut à cette vision alors que ses pas différents du passé le rapprochent de cet être tant recherché. Concentré sur cette silhouette qu’il contemple en restant à distance, ses prunelles viennent suivre les courbes de la silhouette que l’asiatique peint sur leur mur. Ce visage qui prend ses traits, ceux qu’il avait lors de leur dernière rencontre lors d’un de ses passages à Naples entre deux missions. Et puis son prénom qui s’échappe des lippes de cet homme si particulier pour lui. Cette voix qui l’extirpe de sa transe admirative et qui lui fait prendre conscience qu’il a senti sa présence. Pourtant, il ne fait aucun mouvement à son attention malgré l’envie qui le taraude. La crainte de faire face à l’âme rebelle de son ami, sa rancœur pour son silence. Ce silence qu’il a tant cherché à rompre sans avoir de possibilités de le faire et qui a manqué de lui arracher son souffle. Ce silence qu’il ressent pourtant le besoin de rompre, car il a trop duré. « C’est ici que tu te caches ? » Il le questionne de sa voix profonde, mais empreinte d’émotion alors qu’il vient se rapprocher de lui. « Cela fait bien cinq jours que je te recherche avec acharnement. » Il ajoute en venant rompre cette distance sans pour autant le toucher malgré l’envie qui le prend. « Je suis content que tu sois là. Que tu sois resté. » Une manière de lui faire comprendre qu’il avait craint qu’il se fût envolé dans la nature, loin de Naples en représailles pour son silence, ne voyant aucune raison de rester à Naples. L’idée qu’il aurait pu le manquer lui est intolérable, mais il ne dit mot, attendant une réaction de la part de Zéphyr dont il a hâte de pouvoir se plonger de nouveau dans son regard. Celui qui l’a tant envoûté par le passé et qui conserve son pouvoir magnétique.
Revenir en haut 
Page 1 sur 8Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
Sauter vers: