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Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Voglio ancora sentire il dolce suono della tua voce. (Terrazio 01)
Terrence Delaney

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Rechercher dans: Rues du centre   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Voglio ancora sentire il dolce suono della tua voce. (Terrazio 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyHier à 21:35


Voglio ancora sentire il dolce suono della tua voce..
☾☾ - (Terrazio #1)



Ignazio possède cette compétence à lire au travers de son âme. Comme à cet instant où il énonce ces mots qu’il garde en lui, comme un lourd secret. Il souffre cruellement de ne pas pouvoir reprendre un volant entre ses phalanges, de laisser l’adrénaline envahir tout son être alors que la vitesse étrécit son champ de vision. Ce sentiment d’allégresse qui le gagnait dès lorsque sa voiture s’élançait sur un circuit de course à la recherche d’une première place. Il avait cette sensation d’être pleinement vivant, vibrant de tout son être pour garder ce contrôle sur son existence tout en succombant à l’excitation de ses sens. À cet instant, il a besoin d’avouer ce secret qui obstrue son esprit. Il a besoin de mettre des mots sur le mal qui le gagne inexorablement. Il sent bien que sa santé est en train de se dégrader. Il y a des symptômes qui ne trompent pas même s’il aimerait y être aveugle. Il accepte d’y faire face aux côtés d’Ignazio. Sans doute parce qu’Ignazio a été le premier homme dont il est tombé éperdument amoureux, qui a été à la fois son ami, son confident et amant. Il a besoin de sa force. Il veut s’en nourrir discrètement pour puiser en lui le courage d’affronter cet avenir qui lui semble plus que jamais incertain. Il perçoit dans les rétines de son Tesaro la fébrilité qui le gagne face à cette réalité qu’il lui dévoile. Leur proximité a un effet apaisant. Ils frôlent cette intimité qu’ils avaient auparavant. Le silence qui les enveloppe durant quelques instants lui permet de s’imprégner de la chaleur de ce regard qui le fixe avec intensité. Ses prunelles se perdent dans le ciel sombre dans un air absent. Comment je me sens ?  Bonne question. Cela fait bien des mois et des années qu’il s’efforce de fuir ses émotions. Sa respiration se fait plus lourde alors qu’il sent une légère inquiétude envahir ses tripes. « J’ai peur. » Un aveu soufflé dans un murmure. « J’ai peur de ne plus être assez fort. J’étais trop jeune pour me rappeler clairement de ce combat que j’ai mené enfant, mais je me souviens de ce sentiment de solitude qui m’a dévoré l’âme en silence malgré l’amour de mes parents. » Je ne sais pas si je pourrais supporter cette solitude de nouveau. Plus que je le suis déjà. Sa voix n’est que murmure alors qu’il sent ses émotions prendre le dessus. Il inspire profondément pour chasser le trouble qui assaille ses rétines qui luisent d’une émotion camouflée. Le silence qui enveloppe sa confession est lourd de sous-entendus. Il s’en veut de le faire devenir de nouveau le confident de son cœur. Je me dois de le laisser vivre sa vie, loin de moi. Il s’intime alors qu’il vient s’arracher de cette entrevue qui met ses émotions à fleur de peau. D’un mouvement lent, mais sans hésitation, il glisse sa menotte contre la nuque de son ex-petit ami pour venir embrasser sa tempe. Le baiser est léger, à peine un effleurement. « Oublie ce que je viens de dire. » Il lui indique pour le dédouaner d’un poids sur son âme qu’il n’a plus à porter. « Prends bien soin de toi, Te... » Il conclut en venant relâcher la pression de ses doigts contre sa peau douce. Ce contact brûle sa chair et son âme d’une chaleur addictive, mais il s’en éloigne. Il n’a aucun droit d’agir de la sorte. Il a poussé cette rencontre bien plus loin qu’il aurait dû le faire. Pourtant, s’arracher à lui demeure toujours aussi déchirant que quatre ans plus tôt, lorsque toute son existence a basculé du jour au lendemain. Il évite son regard alors qu’il vient lui tourner le dos pour rejoindre la porte du bâtiment, prêt à quitter cette salle de concert et cet homme qui demeure le gardien de son cœur, encore aujourd’hui.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Un'altra possibilità. // Terrence
Terrence Delaney

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Rechercher dans: Autres quartiers   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Un'altra possibilità. // Terrence    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyJeu 24 Sep - 20:32


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



Le temps des confidences semble prendre fin. Les deux âmes torturées se sont suffisamment dévoilées pour aujourd’hui. Il n’aurait jamais envisagé que leur relation puisse prendre un chemin aussi intime. Du moins, c’est ce qu’il s’efforce de croire pour se donner bonne conscience. Il y a quelque chose chez cette femme qui l’intrigue profondément. Un lien de confiance plus profond les lie désormais et il sait qu’il pourra lui accorder ses faiblesses sans qu’elle ne le condamne comme elle vient de lui prouver. Une fois le repas récupéré et l’addition réglée par Ishbel qui est déterminée à l’inviter, ils retrouvent place autour de sa table ronde pour partager ses mets qui lui ouvrent l’appétit. Il prend place sur un siège sans rouspéter face à la proposition de sa collaboratrice. Il se sent faible et à cet instant, il n’a pas envie de jouer sur les apparences. « Ça va aller une fois qu’on aura commencé à manger. » Il dédramatise naturellement la situation, faisant passer son léger malaise pour une légère anémie due à un manque de nutriments dans son organisme. Il est certain que ça va aller mieux et qu’Augusto a dû lui mettre un de ses plats préférés. La remarque d’Ishbel lui arrache un sourire. « C’est son moyen subtil de me dire : je compte sur toi pour me les rendre et de ramener ton petit cul à la trattoria très rapidement. » Il lance sans faire attention à son langage, comme il aurait parlé avec une amie et nullement une collaboratrice. Il en prend conscience après tout, ce qui le fait froncer les sourcils, mais il ne revient pas sur ses propos. Au contraire, un léger rire s’épanche hors de ses lippes au gargouillement du ventre de sa collaboratrice. Pourtant, il reprend vite une expression sérieuse lorsqu’il prend conscience de son comportement. Sa mère ne l’a pas éduqué de cette manière et ses excuses sont naturelles, car il ne peut pas en être autrement. « Ne le sois pas. Nous avons tous nos faiblesses. » Il lui indique d’une voix ferme et posée alors qu’il ouvre la boite et découvre un plat de raviolis faits maison. Ils vont se régaler. Terrence n’a absolument aucun doute sur la question. Un sourire ourle ses lippes à la boutade de Ishbel. « La prochaine fois ce sera pour moi. Je dois te présenter le chef cuistot. » Il indique dans un rire fin en ajoutant. « Bon appétit également. » Du bout de sa fourchette, il pique une raviole pour la glisser entre ses lippes. L’explosion de saveurs se fait instantanément et est un véritable régal. « Il sera heureux de l’entendre. » Il lui indique avec chaleur. « C’est la Trattoria Augusto. Un restaurant familial tenu par un de mes amis proches. Son père était ami avec le mien. C’est un bosseur et il aime ce qu’il fait. Cela se voit. » Il indique en montrant leurs plats de raviolis soigneusement apprêtés et cuits comme il faut. Il ne résigne pas sur les compliments. Il apprécie la cuisine de son ami depuis des années et ce n’est pas près de s’arrêter. Cela lui ouvre un sujet de conversation qu’ils abordent sans tabou. Terrence lui parle de son amitié tandis qu’ils dégustent leurs plats comme de nouvelles connaissances. Cela a un effet apaisant et appréciable. Il se détend naturellement et parle plus franchement alors que les minutes s’égrènent. C’est au moment où sa secrétaire vient taper à la porte qu’il prend conscience que le temps a défilé plus vite que prévu. Une nouvelle réunion l’attend à un étage inférieur et il finit par s’éclipser après un dernier remerciement envers sa collaboratrice sous le regard bienveillant et curieux de sa fidèle secrétaire où il peut sentir un sourire pointer sur le coin de ses lèvres. Il connait bien ce petit sourire, elle l’avait toujours quand elle le prenait la main dans le sac lorsqu’enfant il essayait de prendre quelques bonbons dans le pot toujours déposé sur son bureau à destination des invités. Il ne s’en formalise pas, se contente de rassembler ses affaires et après avoir serré l’épaule d’Ishbel dans un geste amical, il s’éclipse après un dernier sourire, prêt à attaquer une après-midi de réunion, son âme légèrement plus légère qu’en début de journée. Ce qui est loin de lui déplaire.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: La solitude à deux est l'enfer consenti. (Raoutriz 01)
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Le Ruby   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: La solitude à deux est l'enfer consenti. (Raoutriz 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyMer 23 Sep - 20:40


La solitude à deux est l'enfer consenti..
☾☾ - (Raoutriz #1)



Ses pensées s’égarent au travers du liquide de ce cocktail qu’elle consomme depuis son arrivée dans cette boite de nuit. Résolument seule, son cœur broie du noir. Elle voit ses personnes évoluer autour d’elle avec cette joie de vivre qu’elle semble incapable de feindre. La techno résonne dans l’espace, fait trembler le bois du bar sur lequel reposent ses poignets. Elle laisse les vibrations la traverser, envahir tout son être jusqu’à son cerveau imbibé d’alcool. Elle est venue chasser ses fantômes par une dose conséquente d’alcool. Elle a besoin de s’étourdir, d’oublier les paroles affligeantes de cet homme qu’elle a aimé et qui a brisé une part d’elle-même. Elle a la sensation d’être un objet cassé, irrécupérable. Elle lutte continuellement contre ces monstres tapis au fond de son être et qui sont ses pires ennemies, mais rien n’y fait. Comment être réellement forte lorsque notre pire ennemie et notre propre esprit ? Elle a beau puiser toute la force en elle, rien n’y fait. Elle ne parvient pas à dépasser cette culpabilité qui fait que parfois le simple fait de se voir dans le reflet de son miroir est insupportable. Aie confiance en toi comme j’ai confiance en toi. Elle essaye de puiser dans ces pensées bienfaitrices. Dans cette confiance que certaines personnes lui octroient et lui permettent de se voir autrement, mais dans la solitude de son appartement, elle redevient qu’une âme en proie à ses démons. La nourriture devient son seul havre de salut et son premier poison, celui qui finira assurément par la faire couler. Elle se plaint du comportement autodestructeur de Cisco, mais elle n’est pas mieux. Elle est une âme solitaire qui n’a que ses yeux pour pleurer. Elle sombre dans des ténèbres, dénuée de toute capacité à pouvoir lier son âme à une autre, à se trouver assez de charmes pour plaire à d’autres. Vêtue sombrement d’un haut en dentelle et d’un pantalon sombre, elle fait tache au milieu de ces tenues colorées et dénudées. Elle n’a absolument rien des courbes de ces déesses qui se penchent à ses côtés pour réclamer des verres de cocktails avant de rejoindre leurs amis, petits amis ou conquêtes d’un soir. Comment faire le poids face à des femmes aux formes si délicieusement moulées comme des statues alors qu’elle est tout le contraire. Ses doigts potelés n’ont pas l’élégance de ces phalanges fines. Ses hanches n’ont pas le même côté pulpeux que les leurs. Qui crois-tu pouvoir séduire, Beatriz ? Seul un désespéré voudrait de toi. Une voix cruelle qui lui fait boire cul sec son verre avant d’en commander un autre dans la foulée. Ce soir, elle veut boire pour s’oublier, se fermer à ces voies qui l’incitent insidieusement à tronquer sa douleur dans une compensation alimentaire. Elle décide de s’empoisonner autrement, mais la conduite n’a absolument rien de sain, surtout lorsque son cœur saigne de ce sentiment de vide qui s’immisce de plus en plus intimement en elle. L’envie de sentir des bras chauds et rassurants autour de son corps se fait sentir. Un besoin d’être désiré de manière presque désespérée. Elle n’a pas envie d’être repoussée, n’a pas le courage d’essuyer de nouveaux refus alors qu’elle se sent plus que jamais perdue dans sa propre identité. Elle s’oublie. Son esprit se déconnecte et des brides d’une vieille rencontre l’incitent à quitter ce bar. Ses pas sont hésitants. Elle est clairement dans un sal état. Sa vision est trouble. Sa vulnérabilité est conséquente, mais elle continue d’avancer, tangue à droite et à gauche pour rejoindre l’extérieur. Le Ruby. Elle s’imagine pouvoir y trouver ce dont elle a besoin. Une illusion qui sauvera son âme quelques heures même si à son réveil, elle demeurera cette femme qui ne cessera pas de se dénigrer, car c’est tellement ancré en elle qu’elle ne sait pas faire autrement. Elle est prête à se fourvoyer juste pour chasser ce sentiment de vide qui l’habite perpétuellement, sans savoir qu’elle est potentiellement en train de se diriger vers l’antre du diable et que les beautés qu’elle promet ne sont qu’illusion et qu’elle sera engloutie et manger par ces démons vivants. Un peu à l’image du chaperon rouge qui est prêt à se jeter dans la gueule du grand méchant loup. Pourtant, elle avance inexorablement, minutes après minutes jusqu'à la façade de ce lieu qui promet monts et merveilles.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyMer 23 Sep - 18:52


Il est homme, mais jamais mien.
☾☾ - (Fentriz #1)



Les mensonges s’étiolent si aisément de leurs lippes comme si la vérité pouvait être destructrice. Sans doute l’est-elle pour leurs âmes torturées qui ne cessent de se laisser engloutir par une colère muette née de leur impuissance face aux maux qui les dévorent. Ils sont différents, puisent leurs origines dans des étapes différentes de leurs existences, mais elles ont un fait commun : le deuil. La difficulté pour eux est d’accepter ces départs intempestifs de leurs existences, dans des circonstances encore difficiles à concevoir. Le déni semble plus sécurisant, car il lui épargne de devoir mettre des mots sur ces émotions si vives qui les consomment. L’amitié est également d’accepter le silence de l’autre, d’être simplement là à ses côtés pour être une présence apaisante. La musique est le terreau de leur relation amicale. Le partage qu’ils créent le temps d’une mélodie les déconnecte de la réalité et cela a le mérite d’atténuer pour quelques instants ces douleurs sournoisement tapies dans l’ombre. Elle accompagne le brun jusqu’à sa cuisine où il finit par lui tendre une bouteille de bière qu’ils consommeront assurément dans un silence apaisant pour juste se nourrir de la présence de l’autre. Elle récupère sa boisson en le remerciant par un sourire qu’elle rend sincère alors qu’ils se dirigent naturellement dans le salon. Un sourire vient ourler ses lippes face à la réponse de son ami. « Si tu me laisses mener la danse, je vais te faire jouer jusqu’au bout de la nuit. » Elle le taquine à son tour par un petit clin d’œil qu’elle s’efforce de rendre détendu alors qu’elle vient se poser sur le canapé en face de lui. Ses prunelles s’immiscent dans les siennes avec cette lueur bienveillante qui peut adoucir un peu les ténèbres de l’âme. Habillée simplement d’un T-shirt blanc et d’un jean slim, elle s’installe confortablement en venant replier sa jambe contre sa poitrine. « J’espère que tu tiendras la cadence, car les idées fusent. » Elle indique dans ce petit sourire en coin qu’elle rend complice alors qu’elle boit une gorgée de sa bière. « J’ai trop envie de me perdre dans la musique. Ton offre tombait à pic. » Elle indique, creusant de manière imperceptible la surface pour indiquer qu’elle comprend son silence et que s’il désire qu’ils boivent en silence avant de se donner corps et âme à leur tendre muse, elle l’acceptera. Elle est là pour l’aider à se détendre et se changer les idées, quelques heures à défaut de pouvoir plus.  
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyMer 23 Sep - 18:11


Nous aussi, on mérite d'être heureuse.
☾☾ - (Ishtriz #1)



Retrouver la chaleur des bras de sa grande sœur est un bienfait qui allège quelque peu le cœur de la styliste. Aux côtés d’Ishbel, elle se sent plus sereine. En fermant les yeux, elle pourrait se laisser engloutir par cette sensation de chaleur qui l’envahit dès lorsqu’elle se trouve avec sa grande sœur. Ishbel est à la fois son remède et son poisson. Elle lui apporte cet équilibre affectueux dont elle a besoin dans son existence. Pourtant, Beatriz ne peut pas rester aveugle face aux conséquences de ses actes. Elle accepte la part de responsabilité qui lui est dû dans le traumatisme de sa sœur et essaye de soulager le poids dans sa poitrine en s’efforçant d’être la meilleure sœur possible. Beatriz est prête à se plier en quatre, à s’oublier si cela peut aider Ishbel à aller mieux et gouter au bonheur de nouveau. Malgré la volonté d’être indépendantes, elles demeurent profondément dépendantes l’une de l’autre, quitte à s’enfermer dans un monde qui n’appartient qu’à elles. Ce qui fait la singularité de leur relation et sa richesse. L’étreinte est tendre. Elle se nourrisse de l’énergie de l’autre pour y puiser une forme de force pour oublier leurs soucis. La seule ombre à leur tableau demeure Cisco, ce frère aussi déglingué qu’elles, mais qui préfère s’autodétruire que de chercher en leur lien unique cette force pour continuer avancer dans l’espoir de mieux. Si Beatriz privilégie le ressentiment contre cette tête de con qui ne faut qu’accentuer leurs blessures, Ishbel continue de le soutenir contre vent et marrée. Ce qui fait facilement grogner la styliste qui considère que Ishbel devrait songer à elle avant les autres. Elle ne dit mot, mais ce bruit de gorge signifie son agacement alors qu’elle vient prendre ses marques comme d’habitude. Elle admet la tension qui l’habite, utilise l’excuse d’une mauvaise journée pour justifier ces traits marqués par la fatigue. Ishbel s’éclipse quelques minutes pendant que Beatriz prend place sur le canapé. Frustrée par les caprices de son téléphone, elle finit par l’abandonner sur la table basse sans un regard. Elle ne s’attend absolument pas à voir apparaitre sa sœur avec un téléphone portable, pratiquement neuf dans les mains. « Vraiment ? Tu t’es pris un nouveau modèle ? » Elle la questionne avec une pointe d’espoir. Cela lui sauverait clairement la vie et elle ne se fait pas trop prier pour récupérer le téléphone entre ses doigts. « Merci, tu me sauves la vie. J’attends un appel de Kali en plus. » Elle lui indique alors qu’elle s’applique déjà à récupérer sa carte sim pour l’insérer dans son nouvel appareil. Consacré sur sa tâche, elle n’en oublie pas pour autant d’écouter sa sœur qui en leur servant un verre répond à son interrogation primaire. Adorable ? Elle hausse un sourcil, résolument troublée par l’utilisation de ce qualificatif, mais elle ne dit mot, souhaitant entendre la suite sans interrompre sa sœur. De plus en plus curieux… L’anecdote la surprend, mais il y a résolument quelque chose qui l’alerte sur la situation : ce sourire fin qui ourle les lippes de sa sœur. Un brin rêveur. « Il te plait. » Une affirmation. Il n’y a pas d’interrogation dans le timbre de sa voix. Elle est sûre d’elle et connait suffisamment sa sœur pour analyser les détails. Elle en oublie son téléphone alors que ses iris claires se plongent dans ceux de sa sœur. « N’essaye pas de noyer le poisson, Ish’…Tu lui as tout expliqué comme ça ? » Elle la questionne résolument curieuse. Elle a du mal à croire que sa sœur qui est si introverti ait trouvé la force en elle pour s’exprimer sur un traumatisme aussi profond que le leur. C’est à la fois surprenant et génial à la fois. Elle semble avoir trouvé quelqu’un qui la pousse à extérioriser ses émotions et c’est tellement surprenant. « Il a essayé de te charmer ? » Elle finit par questionner de but en blanc, car elle est encore sous le choc. Elle en oublie presque la question qui lui est destiné. Enfin, Ishbel commence à avancer : parler de son traumatisme avec une tierce personne, aller voir un psychologue, c’est loin d’être anodins pour elles. Et elle a franchi le pas. Qu’est-ce que sa sœur lui tait ? Elle est résolument curieuse d’en savoir plus, quitte à la torturer pour cerner ce qui lui échappe à cet instant.  

Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Un'altra possibilità. // Terrence
Terrence Delaney

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Rechercher dans: Autres quartiers   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Un'altra possibilità. // Terrence    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 20 Sep - 21:04


un'altra possibilità.
☾☾ - (Ishrence #1)



Il ne peut retenir un sentiment de rejet à l’égard de l’ex-mari d’Ishbel. Terrence ne peut pas concevoir qu’une âme digne de ce nom puisse agir de cette manière avec la personne qu’il aime. Il n’y a rien qui justifie cela, pas même l’adultère. Il n’est pas légitime de passer ses frustrations sur son entourage, encore moins en adoptant un comportement violent tant physiquement que verbalement. Ne fais pas à autrui, ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse. La vie n’est-elle pas déjà assez fourbe sans en rajouter ? C’est en tout cas, ce qu’il pense. Face à de la violence d’autrui, il considère qu’il n’y a rien de mal à rendre l’appareil, faire justice soi-même, même s’il s’efforce de garder les idées claires à ce sujet. Pas toujours. Du sang coule sur ses mains, mais sa saveur est différente de ceux de ces deux vies qu’il a basculés lors de ce regrettable incident. Il se sent comme un monstre d’avoir bafoué la vie de deux âmes innocentes, pas d’une âme impure. « Aucun acte ne justifie la violence dans une relation, Ishbel. Malgré ses griefs, il aurait dû s’abstenir de lever la main sur vous s’il était vraiment un homme. » Il indique d’une voix ferme et implacable. Ses propos sonnent comme des ordres, mais révèlent une sensibilité qui ne peut camoufler à cette cause. Ignazio a été une âme profondément marquée par ce genre de relation malsaine. Indirectement, il est soulagé que la jeune femme s’en soit dégagée. Il espère juste que ça sera de l’histoire ancienne et que cet homme s’effacera à tout jamais de son existence. Pourtant, il perçoit bien que le spectre demeure bien présent dans l’esprit de sa collaboratrice. Il ne conçoit pas sa manière de penser. Du moins, pas dans le sens pessimiste de la chose. « Les échecs sont avant tout un moyen d’apprendre. Il n’y a rien dont vous devez avoir honte, Ishbel. » Il déclare avec aplomb pour qu’elle puisse entrevoir d’autres perspectives que la sienne. « Parfois il est préférable qu’une relation prenne fin lorsqu’elle n’apporte rien de bon. N’ayez jamais honte d’avoir essayé. » Il conclut d’une voix posée alors qu’il ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle avec Ignazio. Le manque que son absence a sur son existence. Son esprit s’égare quelques secondes avant de s’accrocher de nouveau à l’instant présent. Il est touché de la confiance que la jeune femme lui a adressée. C’est quelque chose d’important pour lui dans le contexte dans lequel il le vit. L’acceptation de sa collaboratrice lui insuffle un espoir auquel il avait du mal à croire. Peut-il demeurer un être bon en dépit de ce qu’il s’est passé ? Il aimerait le croire au plus profond de son âme, mais cela va demander du temps et des efforts. Il récupère aimablement le joint pour le glisser entre ses lippes, résolument fébrile tant ses émotions sont à fleur de peau. L’intimité de leur échange est troublante tout comme le rapprochement qui s’opère. Une alchimie naturelle déjà présente s’intensifie et rend les frontières floues. Cela peut être dangereux, mais il ne cherche pas à lutter. Il sait qu’il ne fera pas le premier geste. Sans doute parce qu’il pense qu’Ishbel a besoin de se retrouver en tant qu’individu et femme. Elle doit prendre les choses en main et décider pour elle, son avenir. Il la guidera dans cette démarche de reconstruction, car la jeune femme le mérite. Il l’écoute d’une oreille attentive, le regard ancré dans le sien. « Tout le monde à des bagages lourds à porter, mais qu’il traine derrière eux. Parfois, ce poids s’allège lorsqu’on arrive à les porter à deux. » Il commente avec sincérité. C’est une évidence pour lui. L’amitié ou l’amour, le vrai, permet d’apaiser ce poids qui peut oppresser. Il faut juste trouver la bonne personne. Ishbel serait-elle la personne qui pourrait lui permettre d’avancer, sans lui rappeler l’homme de celui qu’il était et inversement ? Il ne saurait le dire. L’avenir le dira. Ses propos lui vont droit au cœur et il camoufle son émotion en venant tourner son regard vers l’horizon. Sa dernière remarque lui arrache un sourire. « Je le pense également. » Il lâche dans un petit rire légèrement décontenancé par l’intensité de leurs dernières confidences. Elle met le doigt là où il faut, comme si leurs esprits pouvaient être connectés, à moins que ce soient leurs besoins mutuels qui sont réciproques ? « Merci. » Il déclare en venant doucement lui presser son épaule de nouveau dans un sourire qu’il rend avenant. « Je pense également que notre fraiche amitié nous permettra d’avancer chacun à notre rythme, sans jugement. » Il murmure lorsqu’il entend la sonnerie de son téléphone résonner dans la pièce. « Cela doit être Alejandro. Je pense que notre repas est servi. Cela te va si on le prend ici. » Il indique à Ishbel alors qu’il lui rend son joint pour se rendre à son bureau récupérer son téléphone. Il décroche naturellement pour échanger avec son homme à tout faire qui lui indique qu’il arrive avec leur repas. Il le remercie obligeamment et se dirige naturellement pour récupérer l’ensemble de leurs repas. Il sent légèrement sa tête tourner et vient momentanément s’appuyer contre le chambranle de la porte. Comme si Ishbel avait anticipé sa faiblesse, elle vient naturellement récupérer l’ensemble du repas des mains de son employé de maison qu’il remercie d’un sourire en venant lui donner un dédommagement et un gros pourboire. Alejandro est un homme qui fait son travail en toute discrétion et sans qui il ne pourrait décidément plus vivre à présent. Il lui donne une chaleureuse tape dans le bras en guise de remerciement avant que son employé ne s’éclipse de la salle pour les laisser seuls de nouveau. « Merci. » Il se contente de répondre en venant prendre la direction de la petite table qui lui sert pour les réunions avec ses collaborateurs. Ses gestes se font légèrement hésitants, car il ne sait plus quoi penser de ces états de faiblesse. Il n’a pas d’autres choix que d’attendre ce que les bilans de santé lui indiqueront. « Tu vas voir, Augusto est un des meilleurs chefs cuisiniers que je connaisse. » Sa voix est chaleureuse, dévoilant l’affection et le respect qu’il porte pour cet homme. « Je suis en train de voir pour en faire le traiteur de l’écurie pour les grandes occasions. Notre fournisseur actuel nous fait défaut ces derniers temps. Augusto est une valeur sure. » Il conclut alors qu’il vient savourer l’odeur exquise de ses plats. « Rien que l’odeur me donne l’eau à la bouche. J’espère que ce que je t’ai pris te satisfera. J’ai agi sans vraiment réfléchir. Désolé. » Il indique avec une pointe de déception à son propre égard. Ce n’est pas dans ses habitudes de choisir à la place des autres. Du moins sauf si la situation l’impose. C’est souvent son instinct qui prend le contrôle et le fait agir, mais il a conscience que ce n’était pas forcément galant. Du moins, ça peut porter à confusion.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 20 Sep - 18:09


Il est homme, mais jamais mien.
☾☾ - (Fentriz #1)



Fenrir est une âme tout autant que la sienne. Il a juste une aisance à la camoufler et semble être devenu un maitre à la matière. Elle n’ignore pas la cruelle tragédie qui a heurté sa trajectoire. Elle la connait mieux que personne même si les circonstances sont résolument différentes. Elle sait qu’on n’en sort pas indemne, que la colère liée à l’impuissance vient pourrir notre âme de mil et une façon. Encore aujourd’hui, elle subit les effets des disparitions prématurées et soudaines qui disloquent notre cœur au creux de notre poitrine. Un peu comme s’il y avait l’ombre d’une malédiction au-dessus des survivants qui vient pourrir l’innocence de leur existence. La musique devient parfois une porte de sortie, un exutoire pour faire face à toutes ces émotions et Beatriz accepte toujours d’être la complice discrète d’un besoin vital. Elle retrouve son ami avec plaisir, use de ces petits réflexes pris au fil de leurs rencontres. Des marques d’affection qui demeurent aériennes et détachées. Le contact de lèvres qui se frôlent subtilement du coin, d’une main sur une hanche ou sur un avant-bras. Une proximité agréable qui révèle une intimité qu’ils ont lorsque leurs êtres le décident. Cet instant dure que quelques secondes. Il s’envole aussi vite qu’il est apparu. Pourtant malgré les paroles du brun, elle n’ignore pas la fatigue, la douleur qui s’est logée dans chacun de ses muscles jusqu’à s’immiscer dans ses os. Simplement parce qu’elle aussi a vécu ce type de deuil cruel qui fend l’âme. Les mensonges sont plus supportables que la vérité et qui serait-elle pour remettre en question sa volonté. Elle peut s’en formaliser, accepter sa négation face à sa peine pour créer le terreau nécessaire pour qu’il s’exprime plus tard si le cœur lui en dit. « Je vais bien également. » Elle lance dans une voix qu’elle rend aussi fausse que celle du policier. Simplement parce que les mensonges sont devenus quotidiens dans son existence, ils lui permettent de faire comme si les fantômes avaient disparu alors qu’ils sont plus présents que jamais. Elle pénètre dans la demeure et vient naturellement rejoindre l’endroit où ils jouent là majoritairement. « Je ne dis pas non à une petite bière pour décompresser. » Elle déclare en venant déposer l’étui de son instrument avant de plonger son regard clair dans le sien. Elle lui offre un sourire et un clin d’œil complice. Elle veut rendre l’ambiance plus détendue et qu’ils puissent d’une manière comme une autre se changer les idées. « Tu as une idée de ce que tu veux jouer ce soir ? » Elle le questionne alors qu’elle vient le suivre jusque dans la cuisine. Elle a appris à prendre ses marques dans cette demeure qui appartient à son ami. Elle s’efforce d’agir naturellement, met de côté ces doutes qui parfois la tétanisent. Elle est sa plus cruelle juge. Son hypersensibilité rend toutes les choses compliquées, mais elle ne recule jamais devant rien. Elle compte bien passer une bonne soirée en sa compagnie et si elle parvient à lui arracher un sourire ou un rire, ce sera déjà quelque chose à souligner et à se satisfaire.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Nous aussi, on mérite d'être heureuse. // Beatriz    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyJeu 17 Sep - 18:24


Nous aussi, on mérite d'être heureuse.
☾☾ - (Ishtriz #1)



Sagement installée dans les transports en commun qu’elle favorise toujours pour aller au travail, Beatriz s’efforce de contenir son agacement. Les sourcils froncés, elle fixe son téléphone portable qui fait des siennes. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive ? Ce n’est pas le moment de me lâcher. Elle prend son mal à patience, mais elle a en marre des petits riens qui ne font qu’accroitre sa frustration. Elle a la sensation qu’ils s’accumulent et il faut bien admettre que l’invitation de sa sœur était bénéfique. Cette soirée la chassera de sa solitude quotidienne et qui rend parfois sa pathologie difficile à gérer. Ce serait tellement facile de se laisser aller, surtout quand elle broie du noir loin des regards avertis. Elle s’acharne sur le bouton de veille, espérant tant bien que mal de le redémarrer de force, mais rien n’y fait, il ne cesse de s’allumer pour s’éteindre de nouveau. Elle meurt d’envie de l’exploser au sol et de l’écraser sous la semelle de sa bottine, mais elle n’en fait rien. Il ne manquait plus que ça ! Elle ne peut s’empêcher de s’énerver intérieurement alors qu’elle sent le besoin maladif d’engloutir cette frustration. Elle serrait prête à sortir au prochain arrêt pour trouver une pâtisserie et se prendre une sucrerie qui lui permette d’atténuer cette tension qu’elle sent prendre possession de son âme. Elle sent son regard se voiler sous la frustration. Calme-toi Beatriz. Elle s’intime à elle-même alors qu’elle s’impatiente face à cet objet de technologie qui ne veut rien entendre à ses suppliques muettes. En plus, j’attends un appel de Kali. Elle soupire face de nouveau à ce cycle infernal dans lequel son téléphone semble s’être embarqué. Vie de merde. Elle finit par abandonner son téléphone au fond de son sac. Il vaut mieux pour sa survie et surtout pour ses nerfs. Même pas de musique pour adoucir mes nerfs. Cela fait bien des années qu’elle utilise son téléphone comme lecteur de musique. Et la seule fois où elle sent qu’elle a besoin de musique, il faut que la technologie fasse des siennes. Pour contrer cette réalité, elle s’efforce de se concentrer sur la bande musicale du bus, pour s’imprégner des notes de musique. Fort heureusement, elle n’est plus qu’à quelques arrêts de chez sa sœur. Elle observe le paysage d’un air rêveur. Elle ne peut s’empêcher de regarder avec tristesse les différents dégâts du tremblement de terre. Grâce au Ciel, il n’est rien arrivé à ses proches et à leurs biens, mais d’autres n’ont pas forcément eu la même chance. Lorsqu’elle arrive à l’arrêt, elle quitte tout naturellement le bus et retrouve le chemin chez sa sœur. Comme toujours, elle vérifie qu’il n’y a pas de Sergio dans les environs. Rien que de repenser à cet homme lui donne la chair de poule, plus violemment que lorsqu’elle pense à Cisco. Comme quoi, une personne est parvenue à surpasser le chef de la famille qui enchaine les conneries. Arrête, Beatriz. Elle s’insurge de nouveau alors qu’elle sent son agacement accroitre de nouveau. Elle est si tendue qu’elle a la sensation d’être une bombe prête à exploser, et ce, perpétuellement et cela l’use psychologiquement, bien plus qu’elle n’est prête à l’avouer. Une pression qui s’allège immédiatement dès qu’elle entend la voix de sa sœur derrière la porte d’entrée. Elle retrouve avec bonheur la chaleur bienveillante de ses bras. Elle est toujours si frêle dans ses bras épais, mais elle est bien plus forte qu’elle en fin de compte. « C’est toi la plus belle. » Elle murmure dans une voix émue alors qu’elle s’enivre de son odeur. Elle se sent plus légère d’un seul coup et c’est fou comme cela fait du bien. « Je vais bien. » Elle déclare pour la forme, car elle demeure secrète sur ses émotions, surtout quand ça ne va pas. « Ça fait du bien de te voir, tu m’avais manqué, mia sorella maggiore d'amore. » Elle lâche dans un sourire sincère alors qu’elle observe les traits de sa grande sœur. « Encore en vadrouille à la recherche de la prochaine connerie qu’il pourra faire, je suppose. » Elle lâche avec détachement et cette pointe de ressentiment contre celui qui demeure son frère et qu’elle adore malgré cette colère qui ne désemplit pas. Elle retire son léger gilet et dépose son sac dans l’entrée en attrapant son téléphone. « Désolée, ce n’est pas ma journée, mon téléphone fait des siennes et je me sens tendue… » Elle admet en lâchant un soupir quelque peu blasé. « Ça va passer. Et toi ? Comment te sens-tu ? Ton nouveau travail te plait ? » Elle questionne alors qu’elle vient naturellement rejoindre le canapé pour s’échouer comme une baleine sur une plage déserte. Elle lance un regard désabusé à son téléphone qui continue son cirque alors elle l’abandonne sur la table basse pour se concentrer sur sa grande sœur, ses ressentis sur cette nouvelle vie qui s’offre à elle. C’est comme un nouveau départ pour sa sœur et elle veut tout savoir. Plus que personne, Ishbel mérite le bonheur. Beatriz en est la première persuadée.

Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Solution de secours. / Béasha
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Les bureaux   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Solution de secours. / Béasha    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyMer 16 Sep - 22:03


Solution de secours.
☾☾ - (Beasha #1)



Ce sentiment de frustration est en train de la dévorer. Il engloutit chaque parcelle de son épiderme et de son esprit telle une vague scélérate qui frappe un navire. Elle se sent tanguer dans un abime qui lui arrache toute possibilité de réfléchir. Elle est tellement décontenancée par la violence de cet agacement qu’elle ne sait pas quoi en penser. Elle a échoué dans le bureau de sa patronne sans réfléchir, comme si elle s’était naturellement tournée vers son garde-fou. Kalisha est devenue un phare pour la jeune Italienne qui gravite dans son sillage sans désirer s’en éloigner. Elle est l’ancre qui lui permet de garder les idées claires à cet instant, car sans cette fidélité qu’elle lui porte, sans cette dépendance qu’elle a développée malgré elle, elle se serait spontanément dirigée vers son casier pour engloutir toutes ses émotions sur toute la nourriture qu’elle aurait trouvées. Elle aurait simplement rendu les armes jusqu’à s’écœurer et malgré sa présence dans ce bureau, elle doit lutter pour ne pas rebrousser chemin et se laisser envahir par cet amas d’émotions intenses qui l’assaillent avec violence. Elle s’efforce de garder ses idées claires, mais c’est loin d’être facile lorsqu’on a malheureusement l’habitude d’être agressée par des pensées sombres envers soi-même. Nous sommes notre pire ennemie et cet adage n’a jamais semblé aussi vrai qu’à cet instant. Elle est en colère contre cette artiste, mais en fin de compte, elle est furieuse contre elle-même, d’avoir fait confiance à quelqu’un capable de lui rejeter la faute. Le frôlement chaud et bienveillant de la menotte de Kalisha sur sa cuisse a le mérite de la désarmer, d’éloigner quelques instants sa frustration pour lui laisser embraser une autre émotion : le trouble. Ce contact l’ancre à l’instant présent. Il a l’effet d’une douche froide qui a le mérite de la laisser sans voix et détourner son attention de toutes ces pensées parasites. Le soutien de sa patronne est appréciable. Ses paroles viennent doucement décroitre cette pression qui a envahi tous ses muscles. Ses phalanges se décrispent, mais s’exprimer sur ce sujet, malgré la chaleur appréciable qui émane de cette menotte contre le tissu de son jean, diminue que faiblement ce ressentiment qu’elle éprouve à son égard. Comme si Kalisha suivait le fil de ses pensées, elle s’efforce d’amoindrir le chaos émotionnel dans lequel la styliste se retrouve plongée. Ses paroles tout comme la pression de sa main contre sa cuisse finissent par l’arracher à ces pensées. Beatriz plonge son regard torturé dans celui de sa patronne. Sa confiance absolue est résolument importante pour la styliste. Elle est un trésor qu’elle jalouse presque égoïstement, car elle lui donne l’illusion de valoir quelque chose. Sans doute que c’est son esprit malade qui lui fait croire cela, mais elle s’en nourrit au quotidien pour continuer d’avancer et de satisfaire les besoins en tenue de cette femme qui est devenue une amie au fil des années. Elle a du mal à concevoir que cette jeune artiste puisse être jalouse d’elle. Elle est belle, a des courbes parfaites et dégage un charisme conséquent. Elle ne conçoit pas qu’elle ait pu être jalouse d’elle. Qui pourrait l’être ? Je ne suis rien. Peut-être avait-elle simplement eu envie de jouer avec elle comme si elle était un vulgaire jouet. Beatriz a toujours le malheur d’attribuer sa confiance aux mauvaises personnes. Ses histoires amoureuses en sont la preuve parfaite. Elle en est venue à ne plus se faire confiance sur ses propres émotions, car elles le mènent souvent sur une mauvaise voie. Tout lui semble faussé, sauf quelques relations comme celle avec Kalisha. Elle la sait franche et sincère. L’aide qu’elle veut lui apporter a le mérite de la détendre, parce qu’à cet instant, elle a besoin que quelqu’un croie en elle et lui insuffle le courage d’avancer. Par cette pression contre sa cuisse, elle lui montre l’affection qu’elle lui porte même si cela joue avec les émotions bancales de la blonde. Elle ne peut s’empêcher de sentir sa peau sensible à ce toucher. La chaleur inonde la chair de sa cuisse malgré le tissu de son jean. Son attention est fixée sur cette pression, ce qui rend son myocarde plus rapide. L’attirance qu’elle a naturellement pour cette femme est titillée, mais Beatriz n’a pas assez confiance en elle pour supposer qu’il s’agit plus qu’un acte de bienveillance. Elle se sent plus désirable. Depuis de nombreux mois, elle a perdu la confiance qu’elle avait mis tant de temps à reconstruire. Elle s’efforce de ne pas songer à tout ce qu’il s’est passé. Elle s’accroche aux paroles de Kalisha qui lui permettent de reprendre contenance. On a deux heures devant nous. Un atelier rempli de tenue. Mais y a-t-il celle qu’il me faut ? Très rapidement, son esprit se remet à fonctionner. Elle visualise tous ces bouts de tissus aux motifs si variés qu’elle a entreposés dans ce lieu de création dans lequel elle passe énormément de temps à chacun de ses passages dans l’agence, même si elle préfère souvent monter ses œuvres dans le cocon de son salon. Elle a la sensation d’être en sécurité là-bas, loin des regards indiscrets ou qui pourraient critiquer son travail. Sans doute que oui. Elle s’affirme alors que le sens des paroles de sa patronne se loge dans son esprit. Cette manière de parler de leur duo la rend heureuse. Elle apprécie cette confiance aveugle qu’elle lui apporte au quotidien et elle en a tellement besoin. Elle se sent reboutée par quelques mots et un sourire qui provoque le sien. Elle sent la force de Kalisha s’immiscer dans ses veines alors qu’elle se relève avec de nouveau la flamme dans ses rétines claires. Elle compte bien relever le défi et récupère la tenue. Peut-être qu’elle pourra nous être utile si je dois faire un assemblage de dernière minute. « Allons-y. Il doit y avoir ce qu’il faut dans l’atelier. Je compte bien te prouver que je peux faire des miracles. » Elle indique dans un ton plus incisif. Elle se sent d’un seul coup pousser des ailes comme si Kalisha avait la capacité à rayonner assez fort pour qu’elle se nourrisse de son aura de guerrière. Beatriz a appris à travailler sous pression et il est fort à parier qu’une fois dans son atelier, elle se sentira de nouveau dans son élément et qu’elle agira à l’instinct. Ce qui ne manque pas de se produire dès lorsqu’elles pénètrent dans l’atelier de création. Une multitude de tenues sont répertoriées, mais Beatriz ne se contentera pas d’une tenue simple, tirée parmi toutes ses affaires. Elle tient énormément à ce que tous les artistes aient des tenues qui les mettront en avant. Elle crée même pour eux. La plupart du temps, surtout en secret lorsque l’inspiration se produit. Son esprit travaille, réfléchit à toutes les possibilités. Sa tenue ne peut pas être utilisée en l’état. Cela demanderait trop de temps pour découdre le tissu de la hanche pour l’agrandir. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Elle doit faire son deuil de tout ce travail accompli pour rien. Du moins pour le moment. Elle s’efforce de se marteler cette pensée dans son esprit alors qu’elle vient attraper un élastique qu’elle vient enrouler autour de ses cheveux. Quelques mèches rebelles s’en détachent alors qu’elle vient retirer sa blouse pour se sentir plus à son aise. Simplement vêtue d’un jean et d’un débardeur blanc qui souligne ses formes généreuses, mais également ce qu’elle considère comme son gros ventre, elle attrape un morceau de papier et un crayon pour griffonner quelques traits. Elle visualise ce qu’elle voudrait. La forme d’une robe cintrée, la présence d’un volant qui borde le col asymétrique. « Il faut qu’on cherche ce type de robe. Même si elle a des bretelles et qu’elle n’a pas de volant, ce sera bon, je pourrais rapidement la transformer pour qu’elle devienne comme ça. La couleur doit être la même que cette robe. » Elle indique en montrant celle qu’elle avait travaillée. L’artiste sera maquillée en accord avec ces tons. Elle ne peut malheureusement pas changer cela. « Et bien sûr, il faut que ce soit un 40. Cela prendrait trop de temps de détendre la taille de cette robe. » Elle indique dans un ton de regret alors qu’elle invite Kalisha à la suivre. Fort heureusement, elle a toujours été ordonnée dans son travail et elles ont la satisfaction de voir les tenues de 40 rangées au même endroit. Désormais, elles doivent trouver la bonne forme, la bonne couleur. Ce qui est loin d’être une mince affaire vu le nombre de tenues présentes. Son crayon au-dessus de son oreille, qui est légèrement emprisonné dans sa chevelure, elle se plonge dans ses recherches, le myocarde battant la chamade alors qu’elle est poussée par l’adrénaline apportée par sa patronne. Elle lui en est reconnaissante et elle l’exprime lorsqu’elle la voit s’approcher des tenues pour chercher avec elle. « Merci beaucoup, Kali. Pour ton aide. Tu n’as pas conscience à quel point j’en avais besoin. » Elle admet dans une voix faible dans le ton de la confidence pour qu’elle prenne conscience que sa bienveillance lui fait un bien fou. Kalisha la pousse vers l’avant et c’est ce dont elle a besoin dans sa vie pour ne pas sombrer.
Tag 1 sur CIAO VECCHIO Tl9sZ6gSujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)
Beatriz Tejeiro

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Rechercher dans: Résidences   Tag 1 sur CIAO VECCHIO Icon_minipost1Sujet: Il est homme, mais jamais mien. (fenrir 01)    Tag 1 sur CIAO VECCHIO EmptyDim 13 Sep - 13:16


Il est homme, mais jamais mien.
☾☾ - (Fentriz #1)



La musique adoucit les mœurs. Elle a le pouvoir d’apaiser les tensions qui peuvent s’emparer des âmes tourmentées. Elle devient un exutoire pour les émotions qui permet à l’esprit de lâcher prise. C’est en tout cas ce que la musique représente pour l’Italienne. Depuis toujours, elle a un pouvoir embaumeur qui lui permet de déconnecter de la réalité, de se perdre dans l’harmonie des mélodies qu’elle peut créer à travers son instrument. Une passion qui lui a permis de sortir la tête hors de l’eau à de nombreuses reprises par le passé et qui continue encore aujourd’hui. Parfois ses bienfaits se font plus légers en fonction des fantômes qui la hante. La limite entre raison et déraison est fine. Elle sait qu’elle est tel un funambule sur un fil de rasoir. A chaque pas, elle peut perdre l’équilibre et sombrer de nouveau dans cette maladie qui est devenue son plus dangereux démon. La proposition de Fenrir l’a enchanté. Elle l’arrache de son quotidien où elle manque de lâcher prise à de nombreuses occasions. La solitude d’une vie de célibat commence à la peser et si on ajoute à cela la détresse liée au décès de son père, on a le terreau idéal pour que la graine de la maladie prenne racine. Elle le sait plus que quiconque. Elle a déjà fait de nombreuses rechutes ces derniers mois et elle s’était pourtant promis de lutter corps et âme contre cette attitude destructive qui est intimement ancrée en elle. Fort heureusement, la soirée qui se prépare va l’éloigner de tous ces tourments. Son violoncelle bien soigneusement protégé dans son etui, il est solidement ancré dans son dos alors qu’elle rejoint la demeure de son ami et amants. Cela fait quelques mois que la limite a glissé sur le chemin d’une intimité désirée par les deux amis. Pas de sentiments. Juste une amitié avec des bénéfices. Cela lui a semblé un bon choix et cela le demeure toujours. Parfois leur soirée dérape sur le chemin de la luxure, parfois non. Il n’y a aucune pression et c’est résolument ce dont ils ont besoin dans leurs existences. Profiter de la vie sans se prendre la tête. Du moins dans leur relation car tout le reste est quand même bien complexe pour la jeune femme qui se sent plus perdue que jamais. Arrivée devant la demeure de son ami, elle identifie sa sonnette sur laquelle elle applique son index. Elle demeure patiente sur le pas de la porte avant d’entendre la voix grave de son ami à travers l’interphone. « Salut, c’est Beatriz. » Il lui ouvre le portail en actionnant le mécanisme et elle s’immisce naturellement dans la résidence en prenant la direction de l'entrée principale du policier. Ce dernier l’accueille sur son pallier et elle lui offre un sourire chaleureux comme à ses habitudes. « Salut. » Elle déclare en venant se rapprocher de lui pour déposer un baiser sur sa joue à la jointure de ses lèvres. Un baiser qui n’en ait pas réellement un, respectant la relation ambigüe qu’ils ont tissé ses derniers temps. Pas de cœur qui palpite dans sa poitrine ou de respiration qui se bloque sous l’impulsion d’une émotion contre nature. Elle est juste ravie de le revoir comme une amie tendrement attachée à sa personne. « Comment te sens-tu ? » Elle le questionne en venant doucement lui caresser les épaules. Elle n’est pas sans ignorer la tragédie qu’il traverse, sans doute la raison pour laquelle il l’a invité chez lui. La musique peut apaiser le cœur, surtout quand il souffre de la perte d’un proche. Et cette douleur-là, lancinante, Beatriz la connait par cœur, parce qu’elle est celle qui hante continuellement ses jours et ses nuits depuis ses cinq ans…  
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