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- [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio -

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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
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Sujet: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Sam 19 Jan 2019 - 18:28 )
Mei a dû te dire que Charlie n'a pas été à l'école c'est derniers jours. Il est resté chez ma soeur car j'étais à l'hôpital. Je suis revenu à la maison hier...Tu veux passer?

Ban-Ryu regarda son portable en fronçant les sourcils. Plusieurs fois, il relut le message d’Elio. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Se demanda-t-il en soupirant longuement. Il éteignit son cellulaire pour continuer de suivre la réunion : non sans triturer son cerveau de mille et un scénario car non : Mei ne lui avait rien dit. Pourquoi ? Peut-être qu’elle ne jugeait pas cela utile. Il n’irait de toute façon pas lui demander pourquoi elle avait gardé le silence. Écoutant d’une oreille distraite les conversations de ses associés, il frappait nerveusement la table avec le bout de son stylo. Il s’inquiétait pour Elio, évidemment ! Le fait qu’il ne lui ait pas parlé avant le rendait fou de rage en réalité. Pourquoi il ne lui avait pas dit qu’il était à l’hôpital ? Qu’est-ce qui lui cachait ? Au lieu d’avoir de la compassion pour le père de Charlie : il se mit doucement à le traiter de tous les noms. Une fois la réunion terminée, Ban-Ryu se leva et retourna à son bureau pour attraper son manteau. Prévenant sa secrétaire qu’il prenait l’après-midi pour une urgence familiale : il ne se fit pas prier et ne se justifia pas plus. La jeune femme savait que poser des questions était inutile, surtout qu’elle souhaitait garder sa position. Son chauffeur sortit de la voiture en le voyant approcher.

« C’est une course personnelle. Les clés s’il te plaît ? » Son employé lança le trousseau que Ryu attrapa au vol. « Je te donne ton après-midi. Sois là demain pour 8 heures. »

Encore une fois, sans attendre la réponse de son employé : il monta dans son véhicule et fit une première escale chez lui pour prendre quelques onguents faits par sa grand-mère. Autant que son ami ait des bons produits pour guérir. S’il ne savait pas réellement ce qui lui était arrivé : il se doutait que des coups et des blessures seraient sur la liste des sévices. Une fois les deux petites boîtes dans sa poche, il reprit la route pour se diriger vers l’appartement d’Elio enfin… Là où il travaillait. L’homme d’affaires se gara sur le parking et sortit rapidement de sa voiture. Il ne venait pas pour faire affaire avec Demetrio Clarizio, bien qu’un jour il devrait probablement le rencontrer ; mais pour voir Elio. En faisant cela, il brisait la promesse qu’il s’était faite à lui-même. Celle de ne jamais mettre ses affaires de cœur avant le business. L’Asiatique rajouta ce crime sur la liste qu’il avait commencé à faire depuis qu’il a reçu le message. À l’accueil, on lui demanda qu’il était. Ne pas répondre désagréablement fut une véritable épreuve. Finalement, on lui indiqua où aller et il ne se fit pas prier pour emprunter les indications.

À la porte de l’appartement, il frappa plusieurs fois : « Ouvre. C’est Ban-Ryu. » Sa ton est sec, cachant ainsi son appréhension et la peur. Il ne savait pas dans quel était il allait retrouver Elio. C’est que s’il avait fini à l’hôpital : cela voulait dire qu’il était blessé non ? Il frappa encore. « M’oblige pas à défoncer la porte… » La menace en suspens, il entendit les verrous s’ouvrir un à un. La porte ouverte, il rentra et se tourna immédiatement pour regarder les dégâts.

Même s’il faisait sombre dans l’entrée, le Coréen pouvait voir les marques sur le visage d’Elio.

« Qui t’a fait ça ? » Ne pas passer par quatre-chemins. Ce n’était pas dans ses habitudes et sur ce plan : rien n’avait changé. « T’aurais du m’appeler bien plus tôt. » Les poings serrés, les mâchoires sous tensions également : il était une vraie boule de nerfs. « Ca sert à quoi que je sois revenu dans ta vie si je ne peux pas te protéger hein ? » Grogna-t-il pour lui-même plus que pour Elio.
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Elio Benucci10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Elio Benucci
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Mar 29 Jan 2019 - 12:00 )
« Tu lui as dit ? » « Pas encore Agata. J’veux pas le déranger juste pour ça » Le regard de la cadette en dit long sur sa façon de penser. Changeant le bandage autour de son crâne, la future médecin appuya plus que nécessaire sur la plaie cicatrisante pour marquer ses mots. « Vu ta tête, c’est une parfaite raison de le déranger Elio. Ne sois pas stupide voyons, on dirait que tu sors perdant d’un match de boxe ». Le père abdiqua tout en hochant la tête « Promis, dès que tu as quitté l’appartement avec Charlie, je le contacte » L’enfant n’a pas été à l’école les derniers jours, naviguant entre l’appartement de sa tante et celui de son père depuis son retour de l’hôpital. Elio n’aime pas savoir que son fils puisse le voir amoché, mais il ne peut pas lui interdire les visites. Alors avec Agata, ils ont tenté de lui expliquer en changeant quelque peu les fait, adoucissant ainsi la triste vérité. Ada aussi est venue donner un coup de main, mais Elio ne voulait pas trop en demander. Il sait que les deux jeunes femmes ont une vie déjà bien chargée sans apporter plus de problèmes. « Voilà, j’peux pas te rendre plus beau que ça ! » Le brun tourna la tête vers le miroir de la chambre. Son visage reprenait doucement une forme normale. Les bleues s’éclipsaient, il était loin d’être aussi gonflé qu’à son réveil dans la chambre blanche de l’hôpital  « Franchement, si j’me croisais dans la rue, j’me demanderais mon numéro » Agata leva les yeux au ciel tout en rangeant sa mallette médicale. Elle posa une boite de cachets sur la table de nuit « Reposes-toi plutôt hm ? 2 cachets si t’as trop mal ». Les soins terminés, ils retournèrent dans le salon pour voir Charlie. Celui-ci jouait avec les petites voitures sur le tapis du salon. « Tu vas aller avec Agata ce soir d’accord poussin ? » Le petit garçon releva les yeux « Comme ça tu peux dormir et prendre des forces pour jouer avec moi ? » Le père sourit et passa une main dans les cheveux de son fils « Exactement, tu as tout compris. Tu vas t’ennuyer ici si je dors tout le temps. Avec Agata tu vas pouvoir jouer » Une bise sur la joue de sa sœur, un câlin pour son fils et voilà le salon vide de nouveau. Se posant sur le canapé, c’est bien à Ban-Ryu que l’Italien envoie un message pour expliquer la situation. Du moins, en quelques mots ; Il sait que son ami n’est pas un grand amoureux des textos de toute manière. Il n’attend pas de réponse, simplement des coups sur la porte d’ici la fin de la journée.

C’est la voix de Ban-Ryu à travers la porte qui fit ouvrir les yeux au jeune père. Il ne lui a pas fallu longtemps pour laisser les bras de Morphée l’accueillir en trouvant place sur le canapé. Elio se relève en grimaçant suite à ses blessures, se passe une main sur le visage pour réveiller ses traits. Mais déjà Ryu s’impatiente, menace de défoncer la porte. Cela pousse le brun à s’activer, il n’a pas envie d’avoir des frais de réparation en plus des autres problèmes qu’il se traîne en ce moment. « J’arrive, j’arrive » Il ne sait même pas si le Coréen peut l’entendre à travers le bois épais de la porte, mais ses pas se rapproche de l’entrée. Les verrous ouverts, il laisse son ami pénétrer l’appartement, sachant pertinemment que ce dernier allait vérifier son état. Son regard le scrute sans que le blessé ne bouge, se félicitant même d’avoir laissé sa béquille près du sofa pour ne pas paniquer le brun.

Pour la première fois depuis bien des années, c’est Ryu qui prend la parole, enchaînant les questions et les affirmations sans qu’Elio puisse en placer une. Soufflant longuement, il lui fait un signe de tête pour l’inviter à aller dans le salon. Gardant le silence jusqu’à être installé sur le sofa, il tapote la place à côté de lui. L’air du PDG lui indique que la patience n’est pas son point fort, alors Elio se décide à parler. « Je ne sais pas qui c’était. Des types qui s’ennuyaient et n’avaient rien de mieux à faire de leur soirée » Pourtant, il savait que c’était des hommes qui devaient être présent au bar lors de leur dernière rencontre. Parce qu’ils savaient qu’Elio était attiré par les hommes et c’était bien la seule fois où le brun avait osé être tactile en public avec une personne de la gente masculine. « Puis qu’est-ce que ça changerait de toute manière ? Il est hors de question que tu joues au justicier Ryu » Il connaissait son ami, Elio savait qu’il pouvait facilement être dirigé par la colère et la vengeance. « J’voulais pas que tu t’inquiètes pour rien. T’as un boulot prenant et … » Il hausse les épaules. « Et après notre dernière rencontre…J’aurais pas su comment agir de toute manière. Avec les médicaments qu’ils me donnaient, j’aurais trop parlé. Valait mieux pas que tu sois dans le coin »
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Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Jeu 31 Jan 2019 - 21:46 )
Ban-Ryu s’était fait un sang d’encre et il ne tentait même pas de le cacher. Il connaissait ce sentiment, mais pas assez pour pouvoir le contrôler et donc le rendre invisible. Et puis Elio saurait d’un coup d’œil que ses traits fatigués n’étaient pas seulement dû à son travail. Au pire, il ne le devinerait pas et cela était tant mieux. En recevant le message de son ami : il avait au moins la certitude que ce dernier était encore en vie. Agata l’aurait de toute façon appelé s’il avait terminé à la morgue après une soirée arrosée. Un poids s’enleva sur son cœur, mais cela ne le calma pas pour autant. Il allait le rencontrer. Le voir et lui demander dans le blanc des yeux des comptes. Ryu avait fait le premier, il avait pris le risque de se prendre un râteau : et pourtant il devait attendre comme un con que Monsieur Benucci daigne lui envoyer un message ? Avec la technologie de nos jours, il aurait dû trouver un moyen de le contacter non ? Cela devenait ridicule. Il se sentait comme le dernier idiot. Donnant le reste de sa journée à son chauffeur : il n’était pas question de mêler son travail à sa vie privée. Les frontières étaient déjà assez minces comme ça. Ce n’est pas parce qu’il était loin de Séoul qu’on n'avait pas collé des yeux sur sa personne. Faisant une première escale chez lui, il prit la direction du logement de travail d’Elio. Il n’y était pas encore venu mais Agata lui en avait parlé. Il n’y avait pas cinquante mille Clarizio Enterprise à Naples.
Tambourinant à la porte, il ne donnait pas vraiment le choix à son ami. Qu’importe avec qu’il soit, Ban-Ryu s’était mis en tête de rentrer et rien ne pourrait l’arrêter. Alors qu’il commençait à se reculer, les verrous s’enlevèrent un à un et sans se faire inviter : il rentra dans le logement. Il n’avait pas tenu non, ni de manière. Pourquoi en avoir quand il était question d’Elio ? Ils se connaissaient depuis assez longtemps pour envoyer paître la bienséance. Regardant de haut en bas l’homme qui lui faisait face : un long soupire traversa ses lèvres. Il n’était vraiment pas en bonne condition. Parlant, faisant à nouveau les premiers pas : il suivit en serrant les dents le maître des lieux. Évitait-il ses questions ? S’il voulait tester la patience de Ban-Ryu ce n’était pas le moment. Il le laissa s’asseoir mais ne s’installa pas à ses côtés : préférant rester debout, droit un i et stable sur ses jambes.

« Tu n’as pas entendu quelque chose ? Vu un tatouage ou un signe distinctif ? »
Il était impensable pour le coréen de laisser passer une telle chose. « Ils ont dit quelque chose en particulier ? Les petits merdeux comme ça : ils causent tout le temps pour se donner un air supérieur alors que ça les rends encore plus con. » Il était sérieux, tellement sérieux.

« Qu’est-ce que ça changerait ? Qu’est-ce que ça changerait ?! » Il rigola nerveusement et tira ses cheveux en arrière : « Que je ne me sois pas inquiété d’une part et de deux j’aurais pu leur remettre les idées en place en les frappant fort à la tête. » Il fit claquer sa langue contre son palais d’agacement. « Il y a quelque chose que ces années n’ont pas changé. T’es toujours aussi con. Déjà quand on était gosse : je devais te tirer les verres du nez. » Ban-Ryu enleva son long manteau pour le poser soigneusement sur une chaise. « Tu sais très bien que je serais venu si tu m’avais appelé. » Il enleva sa veste avant de remonter les manches de sa chemise. « T’es juste trop égoïste pour te soucier de ce que je pourrais penser. Surtout après ce qui s’est passé la nuit dernière. Tu penses que je t’ai embrassé pourquoi hein ? Je m’en fous que tu divagues, que tu dises des conneries : merde Elio tu devrais savoir que je m’en fiche ?! » Il leva sa voix en le pointant du doigt avant de fermer son poing de sage. « T’es vraiment le dernier des connards ! »

Il prit dans la poche de son manteau la crème et termina par s’asseoir près d’Elio.

« Bouge pas. Ca va piquer, mais comme ça tu n’auras pas de cicatrices. Quand tu changeras tes pansements, demande à ta sœur d’en mettre sur les autres blessures. » Et sans réellement attendre, il ouvrit le petit pot pour mettre la crème sur son doigt et l’étaler sur les plaies qu’Agata n’avait pas pansé. « Je t’interdis de dire que tu es moins important que mon travail. Agata, Charlie et toi… Vous êtes comme une famille pour moi. Que cela te plaise ou non. » Sa voix s’était légèrement radoucie.
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Ven 1 Fév 2019 - 16:52 )
En entendant l’intensité des coups contre la porte, Elio savait déjà que Ban-Ryu allait déverser sa colère. Il pouvait presque sentir l’impatience et l’inquiétude de son ami à travers le bois. Les verrous ouverts, il laissa l’obscurité dans le couloir pour ne pas trop en montrer. L’état de son visage en disait long sur les coups qui avaient plu durant de longues minutes. C’était sa façon à lui de protéger le Coréen qui semblait déjà sur les nerfs. Se dirigeant vers le canapé dans le silence, le concierge tentait de trouver les bons mots. Il n’y avait pas vraiment réfléchi jusqu’ici, appréhendant bien trop les retrouvailles pour penser aux paroles qu’il prononcerait. Alors il tenta simplement de dire qu’il ne savait rien. Du moins, rien d’assez intéressant pour retrouver ses agresseurs. Mais Ban-Ryu voulait en savoir plus, même si ce n’était que des détails. « Ils étaient quatre. Brun je crois.L’un avait les cheveux longs. J’ai pas vraiment pris le temps de les détailler Ryu » Même si cela semblait la meilleure chose à faire pour pouvoir les reconnaître plus tard, Elio n’avait pas eu ce reflex. Il s’était retrouvé à terre bien rapidement et son premier geste avait été de se protéger pour éviter un maximum de coups. Cela n’avait que peu aidé puisqu’il avait perdu connaissance sous la cascade de poings. « Je crois que l’un avait une bague. Plutôt grosse, noire. Mais je sais même pas si c’était la main droite ou la gauche ». Encore une fois il avait été impuissant face à la situation. Cela l’avait ramené des années en arrière quand son père s’énervait sur lui pour des raisons plus ou moins justifiées. Parfois c’était une bêtise mineure, parfois les mauvaises notes…et souvent il ne donnait même pas de raison. « Je sais que j’aurais dû être plus observateur. J’suis désolé mais j’ai pas mieux pour toi » Ban-Ryu demanda s’il n'avait rien entendu. Elio baissa la tête pour tenter de cacher sa confusion. Comme son ami l’avait dit, ils avaient parlé pour se donner un peu plus de contenance. Peut-être bien qu’ils s’amusaient plus en commentant leurs gestes ou en s’acclamant les uns et les autres. Il ne répondit cependant pas tout de suite à la question, laissant le brun élever la voix. La situation allait tourner au vinaigre, Elio pouvait le voir venir. Ryu s’énervait et laissait paraître son inquiétude. Le concierge n’avait pas l’intention de l’arrêter. Autant qu’il décharge maintenant sa colère pour ensuite pouvoir parler plus tranquillement. Alors il encaissa les remarques sans le lâcher des yeux, reconnaissant trop bien dans sa façon de parler sa maladresse. Il arqua un sourcil quand son ami le pointa du doigt, lui affirmant par la même occasion qu’il était le dernier des connards. « Excuse-moi d’avoir pensé à mon fils plutôt qu’à toi. J’étais sûrement trop occupé à réfléchir comment j’allais lui expliquer que son père s’est fait refaire le portait et du coup j’ai pas pensé à tes émotions » Pour une fois, c’est bien Elio qui semblait le plus calme des deux. Une situation qui était inconnue pour le concierge. Il soupira et le regarda. « Je sais que tu es inquiet. Je sais que tu t’en veux » Parce qu’au fond c’était bien le problème non ? Ryu s’en voulait de ne pas avoir pu empêcher ça et il rejetait la colère sur Elio. « Mais je vais bien. Les médecins m’ont dit que dix jours je devrais aller bien mieux. Alors s’il te plaît… calme toi d’accord ? » Il avait envie de passer un bon moment avec Ryu et non une énième dispute. « J’étais bloqué à l’hôpital et j’ai évidemment pensé à toi pour prendre soin de Charlie après l’école. Mais je voulais pas qu’il ait trop de changements. J’ai pensé que c’était mieux qu’il reste sur quelque chose de…normal pour lui. Alors j’ai demandé à ma sœur et Ada » Il le regarda « Après j’étais à moitié shooté par les médoc et…j’avais pas envie que tu viennes et que tu t’inquiètes encore plus. Je suis rentré hier . J’me suis organisé et ensuite je t’ai envoyé un message »

Cela sembla calmer quelque peu le coréen puisqu’il s’installa sur le canapé en sortant une crème. Allait-il vraiment le soigner et s’occuper de lui ? À peine le doigt de Ryu sur sa peau, Elio sourit en coin. Il détendit immédiatement ses épaules et tourna le regard pour se plonger dans les yeux du brun. Il avait presque oublié qu’ils étaient si beaux. Son cœur s'emballa et finalement, il ferma les paupières pour se concentrer sur la sensation due au toucher. Même si cela piquait comme son ami le lui avait dit, il aimait bien trop le contact pour se plaindre. À sa dernière phrase, il ouvrit de nouveau les yeux. « Alors tu veux bien rester ici ce soir ? » La question était sortie toute seule, sans qu’il n’y réfléchisse. Il leva sa main pour la passer avec douceur sur la joue du Coréen. « Ça me ferait plaisir de passer du temps avec toi… Et puis comme ça tu verras que je vais bien » Un léger sourire pour appuyer ses mots, et sa main s’éloigne pour se reposer sur le canapé. « Je prefère nettement que tu restes près de moi plutôt que tu ailles chasser ces types. J’ai pas vraiment peur que tu en ressortes avec des blessures, je sais même qu’ils finiraient bien pires que moi.Mais… J’veux pas être celui qui te pousse à être violent. J’prefère être celui qui te rend… » Il le pointa du doigt. Lui et son pot de crème « Comme ça ». Il sourit en coin « C’est bien plus attirant… »
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Sam 2 Fév 2019 - 21:20 )
L’Asiatique était bien en peine de ne pas savoir contrôler son inquiétude. En réalité, ce qui l’agaçait le plus ce n’était pas de se faire un sang d’encre, mais bien de constater que lorsqu’il était question d’Elio : il n’arrivait pas à se raisonner. Toutes ces années loin de lui avaient au moins prouvé quelque chose : quand il était près du brun il n’était clairement pas le même. Il se laissait à ses sentiments, il se laisser porter par la situation sans réellement penser aux conséquences. L’idée de défoncer la porte en était la preuve : cela aurait créé des problèmes mais Ryu s’en contrefichait : la seule qui comptait en cet instant était de voir Elio et de faire un état des lieux. Pénétrant dans l’appartement, il ne se laissa pas amadouer par l’invitation de son ami de s’asseoir à côté de lui. Il préféré rester debout, cela était plus simple pour mener son interrogatoire car non : il n’allait pas laisser ce passage à tabac passer. Il en était hors de question. Ils allaient payer. Le coréen allait s’improviser professeur histoire de quelques heures : ce n’était un problème pour lui. Bien au contraire. Elio décrivit ses agresseurs et l’homme d’affaires prit des notes mentalement : se contenant de hocher la tête. Brun. Un avec les cheveux longs. Une bague noire à la main droite ou gauche.

« Ne t’excuse pas. Ce n’est pas ta faute. » Quelques mots, dit d’un ton sec car il était perdu dans ses pensées. « Tu te souviens s’ils ont dit quelque chose ? » Cela était bien les derniers détails qui manquaient pour qu’il puisse les retrouver. En voyant le concierge baisser la tête, il hocha négativement sa tête et passa nerveusement sa langue sur ses dents : Elio n’avait jamais été doué pour mentir.

Rapidement, la situation dégénéra et tous les deux levèrent rapidement la voix. Il se cachait derrière son fils, vraiment ?

« C’est petit d’utiliser Charlie comme excuse ! Je ne disais pas de m’appeler tout de suite, ou dans les heures qui ont suivit mais putain ça fait combien de jours que tu ne m’as pas donné de nouvelles hein ?! Et Agata n’arrangeait pas les choses en ne répondant pas à son portable ou en étant sois distante occupée à l’hôpital alors que je l’ai vu à sa pause déjeuner avec les autres docs. » Il serra les dents : « Je ne pensais juste pas que je devais utiliser mes contacts pour savoir où tu es. La prochaine fois, ne t’en fais pas je vérifierai l’hôpital et la morgue aussi tant qu’à faire ! » Parce que les petits cons de ce genre ne s’arrêtaient pas. C’est bien parce qu’ils ne savaient jamais quand stopper que Ryu devait leur apprendre une leçon dès maintenant.

Elio affirma qu’il savait qu’il était inquiet : cela était si évident que ça. En entendant ces paroles, il souffla longuement et tenta de détendre ses épaules et ses poings. Il devait reprendre le contrôle sur lui-même, ne pas laisser la colère gâcher ce qu’ils avaient à peine commencé à recréer. Oui il s’en voulait. Mais hors de question de l’avouer. Il se contenta de le regarder dans le blanc des yeux : il était sérieux. Bien trop et il se trahissait par la même occasion. Et quand il posa sa question, il ne reçut aucune réponse. Il se contenta de plisser ses lèvres et de serrer à nouveau ses poings : allant jusqu’à trembler tant il mettait de la tension dans ces derniers. Voilà qu’il lui parlait encore de Charlie. Encore et toujours.

« Arrête. » Il avala sa salive. « Arrête de te faire passer pour le grand gentil de l’histoire ! Tu me connais ! Mieux que quiconque ! Tu savais que je m’inquiéterais non ?! Encore plus de savoir pourquoi tu ne répondais pas à ton téléphone. » Il souffla longuement et révulsa sa tête pour regarder le plafond : tentant pour la énième fois de se calmer.

Trouvant enfin la force de ravaler ces sentiments néfastes, il enleva son manteau puis sa veste avant de sortir la crème faite par sa grand-mère. C’est qu’elle avait l’habitude de prendre soin de son petit-fils quand il revenait de l’école ou bien de soirées alcoolisées. Il s’installa près d’Elio et ouvrit le pot puis il expliqua ce qu’il allait faire. Appliquant la pâte blanche sur les plaies qui n’étaient pas couvertes par des pansements : il laissa son ami le regarder. Quand il lui demanda de rester, il ne répondit pas : se contentant de continuer les soins. Il s’arrêta en sentant sa main sur sa joue.

« Ca te fait plaisir que maintenant de me voir. » Il était têtu. Bien trop pour son propre bien. « Quand je ne peux plus rien faire pour t’aider, pour te protéger. » Elio avait raison, il s’en voulait de ne pas avoir été là pour prendre soin de lui, comme avant. « Je suis comme ça de toute façon. Autant que ça serve à quelque chose : pour une fois que je referais le portrait à des gens qui le méritent. » Parce Ryu n’avait jamais besoin d’une raison valable pour se battre. « T’aurais dû m’appeler avant, j’aurais pu te soigner. » Il termina d’appliquer la crème, referma le pot et le posa sur la table. « Ok. Je reste. » Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres : « Autant profiter que ta petite copine ne soit pas là hm ? » Puis il se leva pour ouvrir le frigo puis il regarda dans les placards : « Depuis combien de temps tu n’as pas fait les courses hein ? » Il referma les portes. « Je vais aller faire des courses, tu as besoin de Gomguk. » Réalisant que son ami ne connaissait pas, il s’empressa d’expliquer : « C’est une soupe à base de bœuf, c’est ce que ma grand-mère me faisait toujours quand je revenais égratigner. » Et sans plus attendre il se dirigea vers sa veste et son manteau pour se rhabiller.


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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Sam 2 Fév 2019 - 23:41 )
Elio comprenait que Ryu pouvait être inquiet mais était-il obligé de traduire ça par de la colère ? S’il s’en faisait tellement pour le brun, il devrait plutôt le prendre dans ses bras. Mais non, l’agressivité semblait une meilleure arme pour l’asiatique.  A sa remarque, Elio se mit à rire nerveusement « T’avais bien des hommes qui me surveillais avant » Il soupira longuement avant de lever les yeux vers le Coréen. « Ma sœur ne devait pas répondre puisqu’on s’est engueulé. Maintenant c’est stable à cause de mon état… Mais on va devoir discuter et ce ne sera sûrement pas bon » Son ton était un peu plus dur à cause du mauvais souvenir. En revenant de la dernière soirée avec Ban-Ryu,il avait demandé des explications à sa sœur concernant le fameux coup de téléphone à l’asiatique. Elle n’avait pas cherché à mentir ou à nier les faits et cela avait engendré la colère noire de son frère. Elio n’avait jamais été bon pour contrôler ses émotions et c’était encore pire lorsque cela touchait Ryu. Les mots avaient fusé et le silence avait suivit durant de nombreux jours. Il y avait eu une trêve pour Noël, mais les relations étaient toujours tendues. Et maintenant ? Elle venait pour les soins mais ils ne parlaient pas plus que nécessaire. C’est sûrement pour cette raison qu’elle lui avait dit de contacter Ryu au final.

Elio regarda Ban-Ryu s’enerver. Il serra les dents « J’y crois pas. J’me fais défoncer la tronche et t’arrive encore à me gueuler dessus » Quoi que le jeune père dise, cela ne lui convenait pas. « Tu t’en es fait ?! Ben tant mieux ! Moi j’m’en suis fait pendant 10 ans ! Alors estimes-toi heureux que ce soit une semaine ! » Il avait tenté de garder son calme mais le Coréen avait poussé le bouchon trop loin. Il se mordit nerveusement la lèvre inférieure, ayant peur que Ban-Ryu termine de lui refaire la face après cette remarque. Mais non, il décida plutôt de prendre une crème pour le soigner. Cela apaisa le brun qui oublia en quelques secondes les mots prononcés plus tôt. Il tenta même de calmer l’asiatique en laissant sa main traîner sur sa joue. « Tu m’aides en étant là. Ça ne te suffit pas ? J’ai pas besoin de plus que toi en ce moment » Il était sincère, tant pis si Ban-Ryu ne le croyait pas.

Et alors que l’asiatique accepta de rester, Elio se mit à sourire. Il ne s’attendit cependant pas au baiser et les lèvres de Ryu quittèrent les siennes bien trop rapidement. « Faut que tu arrêtes de faire ça… » Ce fut à son tour de lever la tête pour regarder le plafond. « Ou alors ne pars pas aussi rapidement ». Mais déjà il ouvrait le frigo pour voir ce qu’il y avait dedans. Elio n’avait pas eu le temps de faire les courses, et après le festin de Nôel, les étagères étaient plus ou moins vides. « De quoi … ? Du Gom… Hein ? » Il se redressa pour regarder le Coréen d’un air curieux. En le voyant attraper sa veste il se releva. « Mais tu vas pas partir … ? J’peux manger autre chose » Il s’approcha un peu de lui « Les magasins ne sont pas tout prêt. Tu vas devoir prendre la voiture et ça va prendre des plombes » Il fit une petite moue pour tenter de le convaincre. « Reste s’il te plaît… » Evidemment qu’il allait jouer s’il savait que Ryu était faible devant lui. Il afficha un sourire avant de poser une main sur la hanche du Coréen sans le lâcher des yeux. « Puisque tu restes ici ce soir…On pourra aller en chercher demain ? » Il approcha dangereusement de lui et déposa un baiser sur sa joue « Et si je tombais malencontreusement durant ton absence… ? Tu dois rester près de moi pour me protéger tu te souviens ? »
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Mar 5 Fév 2019 - 22:45 )
Exprimer son inquiétude en levant sa voix : il ne savait rien faire d’autres. Il lui arrivait d’être doux et aimable : mais ce n’était certainement pas en l’inquiétant qu’Elio allait pouvoir le voir sous cet angle. Il avait en effet demandé à quelques-uns de ses hommes de main de garder un œil sur les Bennucci et de le tenir informé du moindre problème. Mais depuis son retour à Naples : il préférait vérifier cela par lui-même en sacrifiant ses pauses déjeuners. L’état actuel de son ami lui rappelait de son cuisant échec.

« Vous vous êtes disputé ? » Ban-Ryu est surprise d’entendre ça, eux qui semblaient si proche : « A propos de quoi ? » Cela devait vraiment être grave, de facto : il devait être au courant. Parce qu’ils étaient sa famille, celle qu’il avait choisie.

Ce moment de lucidité fut de courte durée alors que le concierge lui affirmait qu’il avait pensé à Charlie avant lui. Le prenait-il pour le dernier des idiots ? C’est comme ça que le Coréen compris ces paroles : alors il haussa à nouveau le ton. Il était passé maître dans l’art de partir au quart de tour.

« Boohoo tu veux un oscar pour le mec le plus malheureux du monde ? Arrête avec cette histoire : je vais vraiment croire que tu prends plaisir à me rappeler sans cesse cette période de ma vie que je préfère enterrer. Si c’est le cas : dis-le tout de suite et tu ne me reverras plus jamais. » Que les choses soient claires. Ban-Ryu n’avait pas le temps de ressasser le passé : le présent était bien trop prenant. Si Elio n’aurait pas été si cher à son cœur : il l’aurait achevé. Purement et simplement. Mais voilà : le bougre ne pouvait pas lever sa main sur lui.

Alors, il trouva la force de se calmer : de prendre sur lui pour prendre la crème et l’appliquer sur le visage d’Elio. Il laissa même ce dernier passer sa main sur sa joue. Il ne répondit rien quand son meilleur ami reprit la parole. Il n’avait rien a ajouté et ne voulait pas relancer le débat. Il n’était pas suffisant. S’il avait son travail : ils n’en seraient pas là. Pourtant, si c’était ce qu’Elio désirait : alors il allait rester à ses côtés. Lui volant un baiser au passage. En l’entendant, il retrouva à son tour un petit sourire :

« Enlève ces idées de ta tête. Tu es en convalescence : compte pas sur moi pour te pousser aux vices. » Au lieu de ça, il allait lui cuisiner un bon plat de son pays pour qu’il reprenne ses forces. Pourtant, en regardant dans les placards et le réfrigérateur, il ne vit absolument rien.

N’hésitant pas plus, il prévoyait déjà d’aller chercher de quoi faire la soupe quand Elio l’arrêta :

« Il n’y a qu’un paquet de céréales presque fini dans le placard, ce n’est pas avec ça que tu vas aller mieux. » Ban-Ryu regarda Elio dans les yeux alors que ce dernier le regardait comme le chat potté. Il leva les yeux au ciel : « Même Mei est une meilleure actrice que toi sur ce coup-là. » Laissant son ami se rapprocher de plus en plus de lui, allant même jusqu’à embrasser sa joue : il sourit en coin. « Tu as bien réussi à survivre sans moi et ce même à ta sortie d’hôpital alors je ne peux pas être tenu responsable. Et avec la sécurité en bas : tu ne risques absolument rien ici. » Il embrassa le front du brun avant d’attraper son portable. « Mais soit, puisque tu as autant besoin de moi : je reste. Mais je vais te la faire cette soupe et tu vas me la manger ! » Il envoya un sms à Park-Lee –son homme de main- avec la liste des ingrédients puis l’adresse du bâtiment avant de remettre le cellulaire dans sa poche : « Va te rallonger M’sieur j’suis malade. »

Et pour appuyer ses mots, il alla s’asseoir sur le canapé avant de tapoter son torse et d’ouvrir son bras pour qu’Elio vienne s’y loger alors que son autre main avait attrapé la télécommande pour allumer netflix et trouver une série coréenne à regarder avec son ami. Après tout, cela était un moyen comme un autre pour lui d'apprendre la langue de Ban-Ryu.
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Mer 6 Fév 2019 - 20:13 )
En évoquant la dispute avec sa sœur, Elio aurait dû savoir que Ryu demanderait des explications. S’il n’avait pas été énervé – ou dans cette situation peu plaisante – il en aurait souri. Le brun soupira avant de lever les yeux vers son ami. « A propos de toi idiot » Ou plutôt du mensonge qui avait séparé leur chemin plus que nécessaire. Malheureusement pour sa cadette, Elio était du genre rancunier, et les dernières années avaient renforcé ce défaut. Ryu en faisait d’ailleurs les frais, bien que l’Italien se radoucisse bien plus facilement une fois le Coréen proche de lui. C’était un point de sa personnalité sur lequel il tentait de travailler, mais les efforts ne marchaient que rarement. « Je lui ai parlé du fameux coup de téléphone » Si seulement il avait eu son portable près de lui à ce moment-là. Elio avait eu le temps de se demander comment cela aurait évolué s’il avait répondu à ce simple appel. Est-ce que Ryu se serait moins attaché à sa femme ? Est-ce qu’il aurait eu la possibilité de rentrer plus tôt ? Le brun savait que ces questions resteraient sans réponses. « Et ça a dérapé. Tu me connais… Je pars au quart de tour. » Il haussa les épaules « Encore plus quand on parle de toi » Il n’allait pas lui mentir sur ce point, Ryu devait s’en douter depuis les années.

L’asiatique semblait vouloir le mettre en colère avec toutes ses remarques, et cela finit évidemment par marcher. La meilleure défense était l’attaque, c’est Ryu lui-même qui le lui avait appris durant son adolescence. Mais s’ils continuaient ainsi, ils allaient vraiment finir par se perdre. Elio ne voulait pas arriver à un point de non-retour. L’Italien ne savait jamais vraiment sur quel pied danser depuis le retour de son meilleur ami. Les sentiments devenaient de plus en plus forts et se bousculaient à l’intérieur. Il avait un mal de fou à le cacher et les gestes du Coréen accentuaient la rapidité de son palpitant. Alors quand Ryu se calma et sortit la crème, Elio ne se fit pas prier pour se taire. Il était rare d’entendre le silence régner quand il était dans une pièce. Il se concentra plutôt sur les doigts de Ryu, sur la douceur de ses gestes. Mais voilà qu’il partait déjà en direction du frigo, après lui avoir volé un baiser. « Tu es un vice à toi tout seul j’te ferais dire ».

Se relevant un peu trop rapidement, Elio n’avait absolument pas envie que Ryu quitte l’appartement. Et s’il avait un appel de sa compagnie et devait repartir pour un rendez-vous important ? S’il était à l’extérieur, le brun ne pourrait pas l’en empêcher. Et puis c’était la première fois depuis des années qu’ils se retrouvaient seuls – sans avoir trop bu – Elio voulait en profiter. Il n’hésita pas à déposer ses lèvres sur les joues de son ami pour le convaincre de rester à ses côtés, chose qui fit son effet. « Dis-moi… ? Tu souris comme ça parce que j’ai avoué avoir besoin de toi ? Ou parce que j’ai pas pu m’empêcher de t’embrasser par la même occasion ? » Même si ce n’était qu’un baiser sur la joue.

Si Ryu tenait tellement à faire cette soupe, Elio n’allait pas l’en empêcher. Il hocha la tête et sourit de plus belle en voyant le Coréen s’asseoir sur le canapé, l’invitant à s’installer contre lui. « Et après tu dis que tu ne pousses pas aux vices… » A peine sa tête calée contre le torse du brun, Elio reprit son sérieux et son cœur accéléra. Il se sentait…à sa place ici. Qu’importe ce que son père avait répété encore et encore, le concierge ne pouvait refréner son affection pour l’Asiatique. « T’es plutôt confortable… Attention je pourrais y prendre goût » Il ne portait pas grande intention à la série que son meilleur ami avait choisi, ne comprenant de toute manière par un mot. Il préférait nettement se concentrer sur la sensation de bien être qui s’était emparé de lui à la seconde même ou son corps est entré en contact avec celui de Ryu. « Je ne t’ai jamais entendu parler Coréen » Aussi loin que ses souvenirs remontaient, il n’avait pas l’impression d’avoir entendu Ryu parler dans sa langue natale. « Tu m’apprends un mot ? Quelque chose de simple, mais pas aussi basique de bonjour,maman ou papa »
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Lun 18 Fév 2019 - 20:51 )
Les Benucci étant comme un frère et une sœur : dès qu’une histoire se passait entre eux, il se sentait concerné. Il faut dire qu’en l’occurrence : cela était vrai. Agata avait décroché et fait comprendre à Ban-Ryu qu’il n’était plus en droit d’appeler Elio. Ce qui était compréhensible. Elle tentait de protéger son aîné et Ryu ne lui en voulait pas. Aucun doute qu’il aurait fait de même dans sa situation. Les décisions difficiles étaient bien souvent les meilleurs. Au moins, la jeune femme avait été en mesure de le faire, malgré la possibilité qu’Elio ne lui pardonne jamais.

“Pour ton bien-être, tu dois apprendre à contrôler tes humeurs. Tu sais que ça va te perdre sinon.” Et cela l’inquiétait en quelque sorte. S’il était mal placé pour donner des conseils quand il vidait sa colère sur quelques visages : il se contrôlait dans la plupart des cas.

Faisant tous les deux amendes honorables, la discussion s’apaisa quand il s’installa pour mettre de la crème sur son visage abîmé. Une façon d’enterrer la hache de guerre… Pour l’instant. Une fois soigné, il se leva pour faire un inventaire des vivres que possédait Elio avant de constater que cela était vite fait. Se proposant pour aller chercher des aliments et de quoi lui préparer une soupe : son ami l’arrêta pour déposer un baiser sur sa joue. Ce qui fit inévitablement sourire Ryu.

“Je souris parce que j’ai trouvé une idée pour quand même pouvoir cuisiner. Je suis un génie.”
Très peu à l’aise avec ses sentiments : il préférait ne rien dire et se taire. Commenter ce sourire et avouer qu’en effet c’était l’effet Elio était hors de question. Il avait sa fierté mal placé qui l’empêchait.

En attendant que Park-Lee ait terminé de faire les courses, il s’installa sur le canapé pour se reposer et inviter son ami à le rejoindre. Passant son bras autour d’Elio : il ne répondit rien quand ce dernier avait affirmé qu’il le poussait au vice. Non. Absolument pas. Délicatement il passa sa main dans la tignasse d’Elio avant de poser le bas de son visage contre la tête du brun. Sélectionnant un drama Coréen avec des sous-titres en italien, il croisa ses pieds sur la table basse et commença à regarder.

“Ca doit être mes muscles.”
Ryu, imbus de lui-même ? Oh que oui. “Dois-je comprendre que les seins de ta copine ne sont pas confortables ?” Il sourit. “J’ai vu une photo pourtant, elle à l’air bien joli.” Après tout, il ne savait pas réellement ce qui liait les deux mais les comptes-rendus étaient clairs : ils étaient ensemble.

Quand Elio l’interpella en réalisant qu’il ne l'avait jamais entendu Coréen, il décale sa tête pour le regarder.

“Tu ne rates rien tu sais. C’est une langue comme une autre.” Il reporta son attention sur la série : “Pourquoi tu veux apprendre ?” Cela le surprenait oui. “Je veux bien t’enseigner quelques mots mais je ne sais pas si ça va servir tous les jours.” Il réfléchit. “Tu veux apprendre quoi ?”


“Même une feuille de papier est plus légère si on la porte à deux.”
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le Lun 18 Fév 2019 - 22:58 )
De tous les moments passés ensemble depuis le retour de Ryu, celui-ci était bien le meilleur. Évidemment il avait mal commencé, le ton été monté et quelques insultes avaient même été prononcé. Mais Elio mettait cela sur le compte de l’inquiétude. Une fois les mots rudes lancés, Ban-Ryu s’était calmé et avait montré un visage bien différent : celui que l’Italien préférait voir. Agata avait soigné son frère, mais c’était loin d’avoir le même effet sur son moral. La main de Ban-Ryu amenait un tout autre aspect à la situation. Elio était plus détendu, plus enclin à ne pas bouger sous les doigts de son infirmier personnel. L’image le fit d’ailleurs sourire alors qu’il baissait les yeux pour ne pas se faire remarquer. Mais déjà le PDG quittait son poste pour vérifier le frigo. Il fut déçu de son contenu et ne se fit pas prier pour le faire remarquer. « Si tu souris comme ça pour une recette, j’ai hâte de voir quel sourire tu réserves pour d’autres occasions … » Il laissa sa phrase en suspens, laissant tout le loisir au Coréen d’imaginer de quel genre d’occasion il voulait parler.

Ban-Ryu semblait avoir un programme en tête : s’installer sur le sofa et regarder une série Netflix. C’était loin d’être une idée déplaisante aux yeux d’Elio, surtout en voyant les bras accueillant de son ami s’ouvrir pour l’inviter à se caler contre lui. La sensation de bien-être qui s’empara de lui à la seconde où son corps toucha celui du brun le ramena des années en arrière. La soirée dans le bar qui avait toute changé, la dernière soirée qu’ils avaient passée ensemble et où ils avaient commis l’irréparable. Ryu avait déclenché bien des choses chez son ami ce soir-là, remettant en question tout ce qu’il pensait savoir sur lui-même, et vouloir dans la vie. L’Italien avait maudit le nom de Ryu durant de longs mois après cela, mais il comprenait aujourd’hui que c’était un mal nécessaire. Le Coréen avait vu ce qu’Elio lui-même refuser de percevoir, et il l’avait poussé à accepter cette partie de sa personnalité. Il aimait les hommes, les muscles, les mâchoires dessinées et les voix rauques. Cela ne l’avait pas empêché de passer de nombreuses nuits entre les draps de jeunes femmes, mais la sensation de manque n’avait pas disparu pour autant. « Dois-je comprendre que les seins de ta copine ne sont pas confortables ? » Un discret sourire se dessina sur son visage. Pour dire la vérité, il n’en avait aucune idée. Jamais il n’était passé à l’acte avec Ada et ce n’était pas dans ses plans. « Elle est jolie en effet… Mais elle n’est pas aussi musclée. Ça doit venir de là »

Il ferma les yeux en sentant la tête de Ryu se poser contre la sienne. Il pouvait sentir son torse se soulever au rythme de sa respiration, sentir son souffle sur ses cheveux. Pourtant il s’éloignait déjà pour répondre à sa question. « Je sais pas, comme ça » Il n’avait pas de réel raison, peut-être était-ce une façon de se rapprocher de Ryu au final. « Well… C’est comme à l’école. J’ai appris des tonnes de choses qui ne m’ont jamais servi ». La série en arrière-plan, Elio réfléchit quelques secondes. Il avait une idée en tête mais ne savait pas comment l’exécuter. Il décida après réflexion de laisser faire l’instinct. « Hum… Peut-être que tu pourrais m'apprendre quelque chose comme… » Il sourit avant de s’approcher un peu plus de Ban-Ryu. A cette distance du brun, tout ses sens étaient en éveil. Le jeune père se faisait violence pour ne pas avoir les mains trop baladeuses sur ce corps qu’il voulait découvrir de nouveau. Son cœur battait à la chamade, sa respiration était elle aussi plus rapide. Posant sa main sur le torse du PDG, ses lèvres s’approchèrent de son oreille. « Je suis content que tu sois là. Encore plus qu’on puisse passer du temps seuls tout les deux. À chaque fois que je te regarde… ça me rappelle pourquoi tu m’as tant manqué. Parce que je dois avouer que… t’es vraiment beau Ryu. T’es comme le bon vin, tu te bonifies avec l’âge » Il termina par un léger baiser sur le cou du brun, ne laissant ses lèvres sur sa peau que quelques secondes. Assez pour en profiter, trop peu pour ne pas en vouloir davantage. « Ou du moins… Quelque chose qui résume tout ça » Bien sûr qu’il ne cherchait pas la traduction exacte, c’était une façon de dire ce qu’il avait sur le cœur.

Il se recula ensuite et se réinstalla contre son meilleur ami – ou sûrement plus – tentant de rester impassible. La vérité, c’est que tout ça l’avait chamboulé, effet qu’il aurait voulu donner au Coréen.
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Sujet: Re: [Terminé] "Et sinon, tu aurais pu me prévenir avant non ?" // Elio ( le )
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