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- (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Port de Santa Lucia
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Elfe de NapoliPrêt pour un petit tour ?
Elfe de Napoli
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Sam 26 Oct 2019 - 21:38 )
Esprit d'AutomneJe suis passé par ici
Bonjour ! Je suis l'Esprit d'Automne. J'interviens dans les RPs afin de mettre du désordre dans ces derniers. Si tu lis ceci, c'est que tu es dans ma ligne de mire. Tu pourras en savoir plus dans ce topic afin d'en apprendre d'avantage sur le dispositif.
Situation / ActionUn mouvement un peu brusque du bateau provoque des éclaboussures. Une grosse vague passe par-dessus bord, vous inondant le visage. Ce serait bête d'attraper un rhume.
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Mer 30 Oct 2019 - 20:29 )
Vera n’avait pas besoin de se forcer pour le complimenter. Elle était admirative de cet homme qui n’était pas seulement un ami. Leur relation était plus compliquée, plus forte aussi en un sens. Différente - tout du moins - de tout ce qu’elle avait vécu jusque-là et la cantatrice était bien en peine de le mettre dans une catégorie. Heureusement que cela n’était pas un mal nécessaire.

“Mais si on ne serait pas comme ça, vous vous plaindriez. Toi le premier petit garnement.”
Dit-elle en le chatouillant : arrachant un rire franc à son fils qui se protégea comme il le pouvait.

Sur le ponton, ils disent au revoir à Naples comme le ferait une famille. Cela emballe le cœur de Vera qui ne peut s’empêcher de redresser sa tête pour le regarder avec toute la tendresse qu’elle ressens pour lui. Même s’il avait pris le parti de Winston évidemment en disant que toutes les mères étaient pareilles. Yonah interrompit la scène digne d’une famille, même s’ils ne l’étaient pas officiellement. Winston considérait Augusto comme un modèle et cela convenait à Vera qui serait bien heureuse de savoir son fils sur les pas de l’homme qui faisait partit intégrante de son quotidien. En attendant, elle devait chambouler ce dernier qui allait s’intensifier au fil des jours. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’entendre Demetrio dans un coin de sa tête qui lui répète de prendre soin d’elle, mais surtout de ne pas forcer. Il n’y aurait pas de mal - en effet - si elle ne pouvait pas changer. Pourtant, cela serait un profond échec pour Vera qui tenta de ne pas penser à cela. Demain était un autre jour, demain serait celui où elle embrasse à nouveau les planches pour briller comme une étoile sous les yeux de personnes qui sont venus la voir. Se préparant pour le dîner, elle a cette désagréable impression d’être revenue en arrière : au temps où elle se parait pour orner le bras de son époux. Sauf que ce n’est pas lui qui l’attendait dehors, mais bien Yonah. Accrochée à son bras, elle était descendue dans la salle à manger où l’orchestre qui allait jouer avec elle créait une douce atmosphère. La nourriture servie était des plus délicieux et à chaque plat : Vera reconnaissait la pâte du chef. Il faut dire qu’elle commençait à connaître deux trois petites choses concernant sa cuisine pour manger toutes les semaines des plats cuisinés par ses soins.
Le chef ne tarda pas à les rejoindre dans son magnifique habit de second ce qui fit sourire Vera évidemment et lui plaisait grandement comme le témoignait son regard alors qu’il s’installa près d’elle. Lui donnant une coupe de champagne pour trinquer, la discussion se fit bien plus intime. Elle sortit son téléphone et montra les photos :

“C’est déjà fait, j’ai même pris une vidéo avec les avis et commentaires des autres.” Elle sourit : “Ton père s’est caché, mais il avait la petite larme à l’œil.” Vera avait promis de les tenir informer et elle le faisait avec grand plaisir. Elle rangea son téléphone dans son sac pour poser sa main sur celle d’Augusto : “On l’est tous avec nos parents.” Sauf les siens, mais elle ne voulait pas rentrer dans ce débat.

Elle préférait largement le taquiner, chose qu’elle savait faire à merveille cela n’était plus un secret pour personne. Vera lui fit un clin d’œil entendu en disant qu’il était agréable de la séduire. Elle rentrait facilement dans son jeu, ce n’est pas comme s’ils étaient à leur tour d’échauffement. Répondant au creux de son oreille, elle se trouve à quelques centimètres de sa bouche. Son regard ne peut s’empêcher de regarder ces lèvres d’ailleurs, se retenant de le faire. Par pudeur, d’une part et d’autre part car elle le savait prit et n’était pas le genre de femme à aller taper dans l’auge des autres. La dernière fois qu’ils avaient échangé plus que des mots, ils étaient tous les deux célibataires.

“Tu sais très bien que je t’accorderais tout mon temps libre.” Et c’était vrai. “Tu as au moins la chance de partager le même balcon… Forcément que tu me verras plus que n’importe qui.” Car Vera comptait bien se reposer et se ressourcer. Fermant les yeux au contact de ses lèvres contre sa tempe, elle sourit doucement : “Je ne sais pas si c’est une bonne attitude.”

Toujours était-il qu’Augusto l’invitait à aller danser. Alors, gracieusement, elle tendit sa main gantée pour qu’il la baise. Elle s’amusait de cette situation, il faut appeler un chat, un chat. Vera se laissa relever et posa sa main libre sur son torse. Son cœur s’emballa sans qu’elle puisse le contrôler alors qu’elle se retrouvait si proche de lui. Pourtant, ils avaient l’habitude de ce genre de contact, mais il y avait quelque chose de différent en cet instant.

“Tu en sais un rayon sur le sujet…” Souffla-t-elle avec un sourire en coin en se plongeant dans ses yeux pour en gardant une certaine proximité avec lui.

Et c’est proche de l’un et de l’autre qu’ils se dirigèrent un peu plus loin pour danser au rythme de l’orchestre. Son corps collé à celui de Gus, elle le laissait volontiers guider la danse : ne pouvant pas s’empêcher de se noyer dans ses grands yeux sombres. Elle ne se sentait pas gênée, juste… À sa place. Vera oublia toute l’assemblée, même où ils étaient : elle ne se concentrait que sur l’instant présent. Après quelques danses dans un silence des plus complets, ne ressentant pas le besoin de gâcher cette atmosphère si étrange, Vera lui proposa d’aller prendre l’air. À peine dehors, cependant, qu’une vague passa par-dessus bords. Ils n’eurent pas le temps de l’éviter et l’eau les aspergea. La perruque de Vera fut emportée et elle la rattrapa au dernier moment.

“Oh non…”
Souffla-t-elle en la serrant contre elle puis en tournant le dos à Augusto en tentant de la remettre. Elle espérait que le peu de luminosité l’empêchait d’avoir vu ses cheveux qui avaient beaucoup de mal à repousser. “Désolée…” Et sans réellement attendre, elle se mit à courir vers les cabines. Honteuse, détestant se savoir sa belle chevelure, elle longea les murs du bateau. Elle savait qu’Augusto la suivrait, mais elle ne voulait pas qu’il la voie ainsi. Pas sans au moins un foulard autour de ses cheveux pour les cacher.


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Lun 4 Nov 2019 - 17:05 )
Embarquement immédiat. Larguer les amarres.feat Vera
Naples s'éloigne. Tout comme Vera et Winston, embarqués par Yonah pour aller juger de l'acoustique de la salle où ils présenteront leurs tours de chant. Gus a le cœur serré de voir s'éloigner la belle avec son fils. Il aurait aimé que ce moment dure quelques secondes de plus. Il sait qu'il y en aura d'autres, ils vont passer tout un mois tous les trois. Mais il sait aussi qu'il y aura des moments ou la belle serait à son public et le gamin a des jeux bien différents que d'aider le cuisinier dans ses tâches. Il ne veut pas se laisser emporter par la nostalgie, c'est surement le fait aussi de voir sa ville natale se faire de plus en plus petite. De toute façon il est temps qu'il aille se changer dans sa cabine et qu'il rejoigne les cuisines du paquebot. Ce soir il a un repas à servir et il doit être à la hauteur, le capitaine lui fait confiance. Et puis si le premier soir il déçoit cela risque fort de le pénaliser durant le temps de cette croisière. Gus trouve rapidement ses marques, lui qui paniquait sur le fait d'être dans un univers différent que la cuisine de sa trattoria, se sent comme un poisson dans l'eau. Les odeurs envahissent vite l'espace. Son équipe fait des merveilles. Il ne s'attendait pas à faire autant l'unanimité et être autant épaulé dans cette tâche. En tout cas cela rend son adaptation bien plus facile. Même si ses pensées parfois s'envolent en se demandant ce que fait Vera à cet instant. Il se pose même, à chaque plat envoyé, la question de savoir si le met va lui plaire. Une fois le service fini, la cuisine en ordre. Il file dans sa cabine et enfile le beau costume que Vera lui a offert. Il n'a qu'une hâte la retrouver.

Quand Gus retrouve le salon, Vera est en bonne compagnie. Il y a d'abord un échange de compliments et des félicitations. De quoi le faire rougir légèrement. Il ne s'attendait pas à avoir autant de sucés. Il ne peut s'empêcher de penser à ses parents, au fait qu'il aurait aimé qu'ils puissent voir ce qu'il a fait ce soir. Vera l'a devancé envoyant en direct message et vidéo. Ce qui a bien troublé son père.
« Tu es vraiment une perle Vera. Que ferais-je sans toi ma belle ? »
Il lui sourit tout en frissonnent au contact de sa main sur la sienne. Elle n'a pas idée combien son geste envers ses parents lui met du baume au cœur. Mais l'émotion passe vite et à sa place vient la taquinerie. Chose qui les caractérise bien et qu'ils appliquent avec habileté et sans modération. Elle se teinte de diverses couleurs, pour leurs plus grand plaisir. Se charmer fait aussi parti du jeu. Ce qui est loin de déplaire aux deux protagonistes de cette conversation, qui se finit par des paroles distillées au creux de l'oreille. Ils n'ont pas envie que quelqu'un vienne se glisser au milieu de cette échange prometteur.
« Il est vrai qu'il y a ce superbe balcon, un peu comme un pont entre nos deux cabines. Qui nous permettra d'avoir des moments juste à nous sans voir un fan débarqué pour un autographe. »
Il se met à sourire, charmeur. Bonne attitude ou pas, il s'en moque un peu à cet instant le cuisinier. Il a juste envie de danser avec la plus belle femme de la croisière. L'accaparer quelques minutes. Pompette ou pas, Vera reste resplendissante et délicieusement enivrante. Gus se souvient parfaitement les fois ou elle l'a fait succomber à ses charmes et à sa peau.

L'instant d'après ils sont dans les bras l'un de l'autre et plus rien n'existe sauf la musique qui les emporte. Gus sent son cœur battre, même s'il ne sent pas encore compte il bat de façon bien différente. Plus fort. Plus troublé aussi par cette proximité. Par cette chaleur naissance. Par le parfum de Vera qui se fait plus intense. La douceur de sa peau il la connait et ses pensées vagabondent bien plus qu'il ne le voudrait. Surement le champagne qui brouille un peu ses idées. L'air leurs fera le plus grand bien. Une danse de plus et il pourrait bien ne plus arriver à résister de croquer à nouveau dans la chair tendre de la cantatrice. Gus tu t'emballes là. Non il est juste logique et il prend conscience de bien des choses.
« Je te suis. »

Gus tend à nouveau son bras à Vera et ils quittent la salle. Le fait de l'éloignement apaise les battements du cœur du cuisinier. Il se demande si Vera a saisi son trouble, si elle a entendu son cœur. Il n'a pas le temps de dire grand chose, ou de profiter vraiment de l'instant. Une vague venue de nulle part passe par dessus bord les trempant des pieds à la tête.
« Putain .. »
Le choc a fait lâcher leurs mains . Il essuie son visage.
« Vera ça va ? »
Il la cherche du regard, les yeux brulant à cause du sel. Et il la voit de dos. Il ne saisit pas tout de suite ce qui se passe. Ni l'ampleur des dégâts que cette vague a occasionné, ils sont mouillés il est vrai. Cela met la fin de leurs soirée en péril. Même s'ils n'avaient rien de prévu à part une promenade tranquille sur le pont sous le ciel étoilé.

Puis Gus entend un non triste, dans un faible souffle. Puis un désolé et il voit Vera partir en courant. Mais encore sous le coup de la situation, il comprend quand la belle a disparu. Il se sent idiot de ne pas avoir saisi plus tôt  son embarras. Comprend que la violence de la vague a du .. il ne veut pas y penser. Il doit rattraper Vera. Il manque de glisser en se mettant à courir à son tour. Ses vêtements semblent peser des tonnes. Les gens le regardent un peu comme une bête curieuse alors qu'il arpente les couloirs. Il se perd même pris par la panique de savoir Vera seule. Pourquoi a t-elle fuit ? Que craint-elle ? Ce n'est pas Gus qui la jugera. Cela le peine un peu. Mais il ne peut lui en vouloir, parce qu'il sait que Vera ne veut pas montrer ses faiblesses. Il arrive enfin à la cabine. Il frappe à la porte.
« Vera c'est Gus. Tout va bien ? »
Ses vêtements dégoulinent, il frissonne mais pas question qu'il aille se changer avant de savoir si la cantatrice va bien.
« Tu n'as pas à te cacher de moi. Tu es belle comme tu es. Tu n'as pas à me fuir. Pas pour ça Vera. »
Il parle contre la porte espérant une réponse. Tremblant face au silence qui semble s'éterniser.
« Vera. Tu es une femme séduisante celui qui dira le contraire aura affaire à moi. »
Il comprendra si elle préfère rester seule.
« Je vais me changer avant de prendre mal. Je suis dans ma cabine. Si tu as envie de parler ou juste d'un peu de réconfort. Je suis là. Mais si tu veux rester seule je ne t'en voudrais pas. La porte de la véranda sera ouverte. Bonne nuit Vera. »

Gus entre dans sa cabine. Il quitte ses chaussures, sa veste, puis sa chemise et en dernier son pantalon. Il laisse tout tomber au sol. En boxer il va entrouvrir la baie vitrée. L'air est frais. Puis il se dirige vers sa salle de bain pour se doucher, histoire de se réchauffer et de lever le sel que la vague a déposé. Il a laissé la porte de la pièce ouverte et en plus la douche est en verre. Mais personne à part Vera peut entrer dans sa cabine, si elle le souhaite. Et elle l'a déjà vu en tenue d'Adam. De toute façon faut déjà qu'elle vienne alors qu'il est sous la douche. Alors que l'eau chaude coule sur sa peau, il pense à toutes les émotions qui ont envahi son être. Et au trouble que le rapprochement de la belle a engendré. Cela le bouleverse.



VERA

l'étoile de son cœur et de son âme.
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Mer 6 Nov 2019 - 21:51 )
Marchant sur les planches, elle savourait le bruit du plancher sous ses pas. Debout, au milieu, elle regarda les sièges vides et prit une longue inspiration alors que Winston et Yonah faisaient du bruit pour tester l’acoustique en rigolant. Vera était dans son monde, elle les laissait faire sans se joindre à eux. Son cœur battait à tout rompre : c’était sur cette scène qu’elle allait changer à nouveau et cela lui faisait peur. Elle était terrorisée à l’idée que sa voix déraille au milieu du récital. Elle ne pouvait décemment pas se ridiculiser de la sorte. Même enceinte, elle avait tenue bon : il était donc hors de question qu’un cancer l’empêche de briller à nouveau. Soudainement, les mises en garde de Demetrio furent balayés. Elle chanterait. Coûte que coûte. C’était maintenant une raison pour continuer d’avancer et de se battre. Elle en avait besoin. Yonah lui attrapa la main pour la sortir de ses songes, elle rouvrit donc ses yeux et sourit doucement en suivant les garçons pour arpenter les couloirs du paquebot jusqu’à leurs cabines où elle prit le temps de se laver et d’enfiler une robe rouge ainsi que des gants de satins pour rendre sa tenue plus complète. Quelques bijoux, sa perruque délicatement bouclée et la voilà prête à affronter un monde qu’elle pensait avoir quitté.
Tous ces efforts furent récompensés quand elle vit enfin le beau Augusto dans son uniforme. Elle ne cachait pas l’admiration qu’elle pouvait avoir pour cet homme et le dévorait volontiers du regard tout en se levant pour le présenter à la tablée. Elle ne manqua pas le regard presque jaloux de Yonah qui se forçait à sourire. Elle ne connaissait que trop bien son partenaire de scène pour savoir qu’il prétendait. Une fois les compliments donnés, il était temps de rassurer Augusto sur le fait que ses parents avaient vu en direct les mets préparés par leur fils. Une attention qui avait été des plus naturelles pour Vera qui savait que les parents de son ami était bien trop heureux d’avoir des nouvelles de la sorte. La connexion permettait d’envoyer des vidéos et des petits messages. La beauté de la technologie en soi.

“Tu t’en sortirais très bien, ne doute pas de toi comme ça veux-tu?” Elle enleva une petite poussière sur l’uniforme en souriant. Chuchotant au creux de son oreille, c’est un échange doux et tendre qui s’établit. Ils ne veulent pas que l’on puisse les écouter. “Ce n’est pas les fans qui m’inquiètent le plus, mais le petit pirate qui me sert de fils.” Ce dernier n’avait pas attendu longtemps avant de repartir à la découverte du bateau et échappé aux discussions des adultes.

Vera voulait continuer de parler ainsi, mais Augusto se leva et lui proposa d’aller danser. Une chose qu’elle n’avait pas faite depuis longtemps alors elle ne mit pas de temps à accepter cette invitation faite dans les règles de l’art. Il ne leur faut que quelques minutes de plus pour se retrouver sur la piste de danse. L’un contre l’autre, le regard noyé dans celui du partenaire : Vera en oublie tout. Elle ne pense à rien d’autres qu’à cet homme qui fait tourner sa tête et la rends toute chose. Il avait toujours eu ce petit quelque chose qui la rendait faible et qui d’un coup d'œil l’avait fait chavirer pour toujours. Vera était nostalgique de cette époque où ils partageaient les mêmes draps, où elle pouvait regarder les rayons du soleil mettre en avant ses pommettes saillantes et son visage qui semble avoir été taillé dans du marbre tant il était parfait. Elle voudrait à nouveau l'avoir pour elle, mais elle était bien trop respectueuse pour faire un mouvement qui mettrait en danger le couple de son ami. Cela faisait depuis longtemps qu'elle avait accepté cette idée. Elle préférait le garder près d'elle en tant que simple ami. Même s'il serait pour toujours bien plus que cela.

Attrapant son bras, ils sortirent pour prendre un peu d'air frais. Pas trop longtemps pour ne pas attraper froid, mais assez pour remettre leurs idées en place. Car son regard, comme celui d'Augusto, était rempli de désir. Elle le devinait aux pupilles de son cavalier. Le moment de complicité fut ruiné par une vague qui trempa Vera et Gus tout en faisait tomber la perruque de la belle. Prise d'un mouvement de panique, elle la chercha et l'attrapa. Haletante, paniquant, elle la remit en vrac sur sa tête avant de souffler quelques excuses et de courir vers sa cabine en espérant qu'elle ne croiserait personne. Elle devrait ne pas avoir honte de ses cheveux manquants, mais comment le faire quand on était aussi coquette que Vera qui vivait sa plus grande hantise : celle de perdre ses cheveux. Elle pouvait entendre Gus derrière elle, mais elle arriva à sa cabine avant qu'il ne la rattrape. Elle se laissa glisser derrière la porte et entendit rapidement la voix inquiète de son amie. Vera ferma les yeux, avala sa salive en se mordant la lèvre. Loumelya sortit de la troisième chambre et s'approcha doucement de celle qu'elle avait vu grandir. Elle l'aida à se lever et enleva la perruque de la cantatrice.

"Va prendre une douche avant d'attraper du mal hm…?" Vera hocha la tête puis s'exécuta.

Elle se déshabilla et se glissa sous l’eau chaude avant de laisser l’eau chaude couvrir sa peau glacée. Sa nourrice rangea ses vêtements et posa son pyjama en coton blanc sur le rebord de l'évier ainsi que son kimono pour pas qu’elle attrape froid. Alors que celle qu’elle vu grandir ce l’avait et prenait soin d’elle, elle lui fit également une tasse au gingembre et au citron pour s’assurer que sa voix soit opérationnelle pour le lendemain. Sa douche terminée, elle se sécha soigneusement avant de s’habiller et de s'emmitoufler dans son kimono de soie plus dans une longue échale puis d’attraper le mug. Pieds nus, elle regarda la porte fenêtre avant de céder à l’envie de traverser le pont entre sa chambre et celle de Gus. Elle ouvrit la fenêtre de cette dernière et rentra. L’eau qui coulait indiqua que Gus était encore sous la douche. Elle s’avança jusqu’à voir que la porte était ouverte : laissant entrevoir les contours délicats de sa silhouette masculine. Avalant sa salive, elle l’admira plusieurs secondes avant de se regarder dans le miroir de la penderie. L’état de ses cheveux courts était désolant. Honteuse, quand bien même il méritait de la voir sans artifice, elle tourna les talons et se dirigea déjà vers sa cabine pour rentrer dans ses quartiers. Elle savait de toute façon que plus le temps allait passer, plus il serait dur de résister à cet homme.


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Dim 10 Nov 2019 - 10:09 )
Embarquement immédiat. Larguer les amarres.feat Vera
Sentir le corps de Vera contre le sien durant cette danse tendre, cela a fait du bien à Gus. Il serrait bien resté contre elle toute la nuit. Mais les deux amis ont préféré sortir prendre l'air sur le pont. Peut être une façon de faire tomber la température que ce contact a fait doucement naitre. Mais ils n'ont pas le temps de profiter de la beauté du ciel, ni de la vue sur la mer qui s'étend devant leurs yeux qui brillent. Qu'une vague énorme vient d'un coup les bousculer et les mouiller. Ils auraient pu en rire, se disant que la mer leurs montre qu'elle reste maitre de la situation. Même quand un bateau imposant la fend comme si elle n'était que fragilité. Mais voilà cette vague traitresse a fait tomber la perruque de Vera, et la belle prend rapidement la tangente, fuyant le cuisinier comme elle fuirait la peste. Son geste le désole parce qu'elle n'a pas à avoir honte de cette situation. Ses cheveux repousseront et ce n'est pas cette vision qui inversera les sentiments profonds que Gus ressent pour Vera. Cette amitié belle qui parfois se teinte d'une saveur plus complice. Il est blessé sur le coup, comme si elle ne lui faisait pas confiance. Mais il la comprend et ne lui en veut pas d'avoir filer comme une anguille, le laissant seul et désemparé sur l'instant. Puis à son tour il regagne sa cabine, espérant que Vera n'aura croisé personne. Ce n'est pas le moment qu'un petit accident vienne la déstabiliser. Elle a besoin de toutes ses forces pour les journées et les soirées à venir. Il sait que remonter sur scène sera une manière de montrer combien elle est restée forte et belle. Avant d'entrée dans sa cabine, il tape à la porte de celle de Vera. Il la rassure, parce que ce n'est pas ce petit incident qui va l'éloigner d'elle. Mais il n'obtient aucune réponse, alors il entre dans la sienne. De toute façon il doit se changer avant de prendre froid. Car s'il n'a pas réellement réaliser sur le coup, là des frissons courent sur sa peau.

Une fois dans sa cabine, Gus se déshabille vite et file directement sous la douche, sans fermer la porte de la salle de bain. Aucunement préoccupé par le fait que les vitres de la douche laisseraient voir son corps nu si Vera venait à le rejoindre. Après tout elle l'a déjà vu. Il apprécie l'eau chaude qui coule sur sa peau. Elle le réchauffe et le détend car cette soirée a quand même été riche en émotion. Notamment au niveau compliment. Et puis cette danse. Ce contact délicieux de Vera entre ses bras. Une fois rincé, il sort, il remarque que sa cabine est vide. La belle n'est pas venue. Cette idée le rend triste, mais il se dit qu'elle devait être épuisée. Il entend son téléphone vibré, il enfile le peignoir aux emblèmes du paquebot. Un beau peignoir bleu marine avec de fine rayures blanches. Il prend son téléphone et il voit numéro masqué. Il ouvre quand même le message et prend conscience que c'est Azka qui lui a envoyé. Au départ il ne comprend pas, vu que son ami est dans ses contacts. A t-il eu un problème pour agir ainsi ? Il sait que son ami passe une période difficile avec la mise en pause de leur couple. Il sait qu'il lui en veut, de l'avoir demandé. Leurs aux revoir quelques jours avant que Gus n'embarque ont été difficile. Le cuisinier a bien compris que même leur ancienne amitié avait été mise en péril. Alors il angoisse un peu à lire ce message, le sentant annonciateur d'une mauvaise nouvelle. Mais il ne s'attendait pas aux mots qu'il lit, ni au ton froid employé, ses yeux se remplissent de larmes.

"Augusto c'est Azkadelio. Je viens juste te dire que lorsque tu rentreras à Naples je n'y serais plus. Je pars définitivement. C'est mieux pour que je puisse vivre ma vie sans toi. Ne cherche pas à me joindre, d'ailleurs mon numéro n'est plus en service. D'où le fait que j'utilise celui-ci. Numéro que tu ne pourras pas joindre non plus. Tu m'as trop fais souffrir. Et rester de simples amis est une chose impossible pour moi. Alors adieu."


Gus tombe assis sur le lit, les jambes coupées, et il relit plusieurs fois le message. Il essaie même le numéro de son ami, mais en effet il n'y a plus d'abonné. Une douleur serre son cœur, comment peut-il lui faire ça ? Surtout après tout ce qu'ils ont vécu. Il trouve son geste moche et égoïste. Après tout le cuisinier n'avait demandé qu'une pause, le temps d'y voir clair. Après il est vrai qu'il s'est aussi posé beaucoup de questions. N'avait-il pas avoué ses sentiments juste pour rendre heureux Azka ? Vu comment il réagit face à Vera, vu comme son cœur s'emballe en sa présence. Il se demande si au final il ne s'est pas voilé la face. La belle l'a toujours troublé, même quand il était officiellement en couple. Sur le coup il est perdu. Il ouvre le bar de sa chambre et prend une bouteille d'alcool. Se sert un verre qu'il avale cul sec. Puis un autre. Il ne sait pas s'il doit pleurer ou crier. Il se sent triste et en colère. Il en veut à Azka de couper court à tout de cette manière. De ne pas avoir été honnête en gardant le silence au moment de leurs adieux. Il devait déjà savoir. Il aurait pu dire la vérité. Au lieu de le faire ainsi, sauf s'il cherchait à le blesser. Ce qui est fait. Il avale un autre verre, sans spécialement y faire attention il finit la bouteille. Puis il en prend une autre. Lui qui pensait qu'il n'y aurait que des mignardises, apprécie le fait que les bouteilles soient de taille normale. Ce fait lui évite de sortir de sa cabine. L'alcool fait vite son effet, entre le trouble qu'il a éprouvé dans les moments avec Vera, cette histoire de vague, le stress des préparations du premier repas, et là ce message. Il se sent un peu pompette, enivré. Il devrait se coucher et dormir. Mais il préfère enchainer les verres. Puis il prend son portable et relit le message. Il devrait l'effacer. Mais il ne le fait pas. Et il se met à écrire.

"Je crois que je me suis trompé sur nous. J'ai fui la vérité et ce que je ressentais vraiment. Peut être par peur. J'en sais rien. Mais faut être honnête enfin je me dois d'être honnête. Tu es canon, désirable, sexy, bandante, tu enchantes les regards. Et le mien particulièrement. Oui je deviens dingue à tes côtés. Et cela me plait. Tu me troubles, tu l'as toujours fais. Dés la première seconde ou mon regard à croiser tes traits."

Et Gus envoie le premier message à Vera. Avant d'en écrire un autre.

"Je viens de me faire jeter comme une merde. Je croyais être amoureux. Enfin je le suis peut être mais je ne l'ai jamais été de lui. J'ai du merdé un truc. Nous peut être. Je pense à toi souvent . Trop pour rester aveugle. Je suis con dis le si je suis con. Je t'ai souvent désirée. Tu hantes mes rêves aussi. Même là sous ma douche je t'ai imaginé. Okay j'ai bu. Mais je suis lucide. Malheureux mais lucide. Enfin je crois. En tout cas j'aime quand tu es avec moi. Tu vas me prendre pour un obsédé mais là je bande juste parce que oui je te désire. Comment résister à tes courbes Vera ?"

Et Gus envoie le second en suivant, il se lève pour se  servir un autre verre. Qu'il avale rapidement. Puis il est pris d'un fou rire nerveux en relisant le message d'Azka.
« Tu n'as jamais été mon ami. Un ami n'aurait pas fait ça. Je te déteste. Je me déteste. » Il se met à crier. Il titube avant de tomber sur le lit.
« Vera où tu es Vera ? Pardon d'être aveugle. »
Il lâche le verre qui tombe au sol. D'un coup tout semble flou, les mots dits comme ceux écrits.



VERA

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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Ven 15 Nov 2019 - 22:00 )
Vera s’était rapidement réfugiée dan sa cabine pour éviter qu’on ne la voit sans sa perruque détrempée. Ce n’était peut-être pas grand chose pour certain, mais pour une femme comme cela était beaucoup. Son apparence était quelque chose d’important dans son métier, encore plus quand vous venez de traverser une bataille contre le cancer. Elle passerait probablement pour une femme superficielle, mais elle était comme ça et elle ne comptait pas changer. Quand bien même Gus méritait de la voir sans d’artifice. Chose qu’il avait déjà faite à maintes reprises alors qu’ils se réveillaient enlacés dans les bras de l’un et de l’autre. Cependant, ils n’avaient pas été aussi intimes depuis des mois. Si Vera avait eu quelques aventures entre temps, ils n’avaient jamais été en mesure de la faire vibrer comme Gus. Plus de femmes que les hommes avaient réussi à lui faire perdre la tête, mais rien comparer au toucher du cuisiner. Du côté de ce dernier, il était en couple avec Azka et il semblait heureux. Vera ne se mettrait pas sur le chemin de son bonheur. Parce que quand on aime quelqu’un, on se doit de le laisser s’épanouir même si ce n’est pas à ses côtés. De l’autre côté de la porte, Augusto disait des mots doux, des mots qui la rassuraient, mais elle n’était pas en mesure de se raisonner et de lui ouvrir. Alors, elle laissa sa nourrice prendre soin d’elle en la tirant de sa torpeur et en lui intimant d’aller se doucher pour ne pas attraper du mal. C’est que demain était une grosse journée pour elle : Vera se devait d’être en forme. Elle ne pouvait pas se permettre d’avoir une voix enrouée à cause d’une vague. Sortie de sa douche, elle s’était glissée dans un pyjama de coton avant de se couvrir d’une robe de chambre. Sa tasse chaude à la main, elle avait décidé d’écouter son cœur et de franchir la terrasse pour rejoindre la chambre d’Augusto. Elle ne devrait pas, elle devrait rester dans sa chambre, mais elle est inexorablement attirée vers lui. Le spectacle qui s’offre à elle la laisse sans voix. Gus, nu dans sa douche, il ne l’avait pas entendu : elle pouvait donc l’admirer à loisir. Et puis, elle jeta un coup d’œil dans le miroir et soudainement son apparence la frappa. Ses cheveux courts, qui ne sont pas uniforme, lui firent baisser la tête. Sans attendre qu’il sorte de la douche : elle tourna les talons pour rentrer.
Refermant la porte derrière elle, elle alla dans sa chambre. Elle réalisa que leurs chambres partageaient le même mur. Cela la fit longuement soupirer. Sans plus attendre, elle se laissa tomber sur le lit pour terminer son thé chaud avant de rapidement s’endormir sans même prendre le temps de se mettre sous les draps. C’est en entendant les cris d’Augusto qu’elle se réveilla en sursaut. Venait-elle d’entendre son prénom ? Est-ce qu’il avait un problème ? Ni une, ni deux : elle se redressa vivement et se mit sur ses jambes. Elle n’avait pas son portable, elle ne savait pas l’heure qu’il était, mais il ne lui fallut pas longtemps pour se retrouver dans la cabine de son ami. Elle le trouva sur le lit, la bouteille tombée à ses côtés.

“Gus…?” Elle monta sur le lit et caressa sa joue : “GUS !” Appela-t-elle avant de glisser son index et son majeur sur l'intérieur de son poignet pour prendre son poul. Son cœur battait à tout rompre. Vera se leva et alla remplir un verre d’eau avant de revenir au lit. “Pourquoi tu as bu comme ça hein ?” Grogna-t-elle avant de poser le verre sur la table de chevet. “Tu travailles demain.” Vera n’avait pas lu les sms.

Elle se glissa derrière lui, le hissant comme elle le pouvait. Elle prit le verre d’eau et le fit boire :

“Bois, ça va te faire du bien.” Elle embrassa ses cheveux : “Qu’est-ce qui se passe hein…? La dernière fois que je t’ai vu comme ça, on a fini moins vêtu…” Une petite boutade. “Je suis là, je vais prendre soin de toi.”


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Dernière édition par Vera Venezzio le Dim 1 Déc 2019 - 21:00, édité 1 fois
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Mar 19 Nov 2019 - 17:23 )
Embarquement immédiat. Larguer les amarres.feat Vera
Gus ne pensait pas finir cette journée comme ça. Il ne pensait pas que la soirée si bien commencée en compagnie de Vera, le laisserait seul, saoul, triste et en colère. L'alcool qui avale fait vite des ravages. Le cumul de fatigue de ses dernières semaines n'aident pas. Les mots du SMS envoyé par Azkadelio non plus. Il ne pensait pas qu'ils en arriveraient là. Il n'a jamais voulu que tout finisse en lambeau et surtout pas leur amitié qui lui était précieuse. Pourquoi Azka a choisi ce soir là pour lui planter un couteau en plein cœur. Comme si la vague prise en pleine tête et qui a fait fuir la belle et douce Vera, n'était pas suffisante pour faire du paradis qu'il vivait un enfer que le cuisinier a envie de fuir. Et il le fuit en enchainant les verres. En envoyant aussi des SMS à la belle qui loge dans la cabine juste à côté de la sienne. Son cœur s'emballe aux mots qu'il note. Au désir qu'il ressent et qu'il semble avoir très mal interprété. S'il avait eu les yeux en face des trous, tant bien Vera sera là à ses côtés au lieu d'être seule blessée, par le fait que la vague lui a ôté involontairement une part de sa beauté. Mais elle est belle Vera même sans sa perruque. Elle est belle de l'intérieur et cela rayonne au delà des apparences. Gus est paumé, et l'alcool ne résout aucune de ses questions. Il ne lui apporte pas non plus le repos. Il ne fait que le couler d'avantage. C'est pire que le Titanic. Et après avoir vider une énième bouteille. Après avoir hurlé un peu trop fort contre son pseudo ami. Après avoir appeler à l'aide la seule personne qu'il a envie de voir, de tenir dans ses bras Vera. Gus chavire sur le lit, et le sol accueille la bouteille. Il a la nausée mais plus la force de bouger.

Puis le cuisinier entend la voix de Vera, elle semble lointaine. Il se dit qu'il rêve, qu'elle ne peut être là à ses côtés. Puis il y a cette caresse douce, exquise, contre son poignet. Comme si les ailes d'un papillon venaient l'effleurer. Il grogne comme un ours qui hiberne et qui n'a pas envie de se réveiller. Il grogne sachant qu'il a fait le con et que demain il va le payer. Même si à cet instant il n'en a pas vraiment la notion, trop imbibé pour raisonner. Et au milieu de ses grognements il entend la voix d'un ange, la voix de Vera. Elle est loin mais il semble saisir qu'elle lui demande pourquoi il a fait ça.
« Azka .. delio ..  »
Sa langue et lourde et pâteuse mais il réussit à sortir le prénom de son traite d'ami. Et il ne préfère même pas penser au fait qu'il travaille demain. Il n'arrive pas à ouvrir les yeux mais il sent la chaleur du corps de Vera contre le sien. Sa voix est douce, elle le berce. A part que cela soit à cause de l'alcool que tout tangue comme si le paquebot était ballotté par des grosses vagues. Quand elle lui parle de boire, Gus ne saisit pas tout de suite.
« J'ai .. déjà to .. trop bu. »
Mais quand le verre se pose contre ses lèvres et que le liquide frôle sa bouche, il avale comprenant que ce liquide là n'a rien à voir avec celui qu'il avait ingurgité plus tôt. Il essaie de bouger pour se mettre plus à son aise mais chaque mouvement est pire qu'un tangage. Il ne pense même pas au fait qu'il est juste en peignoir et que sa nudité s’aperçoit au travers de ses gestes.
« Je … me .. suis .. fait .. jeter ... »
Il bouge ses paupières pour ouvrir ses yeux, mais elles pèsent des tonnes. Il ne jurerait presque de rage.
« Com .. me .. une … merde .. »
Il tapote le matelas pour trouver son téléphone. Ne pensant plus du tout aux messages qu'il a envoyé à la belle. A vrai dire là il ne pense plus à grand chose vu la nausée qui le prend aux tripes.
« Je .. crois .. que .. »

Gus pâlit, faut qu'il se lève. Il ne veut pas vomir dans le lit. Dans un effort surhumain il réussit à se redresser et il file directement dans la salle de bain. Bon il titube et manque de finir dans le mur, mais il y arrive. Et là il paie cher l'alcool qu'il a avalé. Retour direct à la mer. Puis il voit Vera sur son lit. Il regarde à deux fois pour être sur qu'il ne s'agit pas d'un mirage. Voir Vera là si belle, le fait bander. Il est complètement à l'ouest, mais le désir lui est bien présent dans sa tête.
« Vera .. tu es tellement .. »
Et il se débarrasse de son peignoir, laissant ainsi la belle voir toute son anatomie et surtout l'effet qu'elle lui fait malgré son état. C'est plus un geste incontrôlé que murement réfléchi.
« Je .. je  .. »
Il avance sans arriver à sortir ses mots et il tombe nu sur le lit, faisant rebondir son téléphone.
« Vera je  .. j'ai .. »
Il entoure sa taille de son bras l'attirant contre lui avant de tomber dans un sommeil comateux. Le corps collé contre le corps de la belle n'ayant pas l'intention de la laisser s'échapper. Non il la voulait pour lui, contre lui, avec lui. Demain risque fort de lui réserver des surprises.



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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Dim 1 Déc 2019 - 21:30 )
Il n’avait réellement fallu que quelques secondes à la cantatrice pour arriver en trompe dans la cabine d’Augusto et de le trouver allongé sur le lit. Vera se retrouva désemparé devant la détresse émotionnelle de son ami. Si Augusto avait bu dès le premier jour d’un contrat important : c’est que quelque chose de grave avait dû se passer. Sa première pensée fut concernant ses parents : est-ce que quelque chose leur était arrivé ? Son cœur se serra à cette idée. Probablement parce qu’elle les considérait un peu comme une maman et un papa de substitution. À aucun instant elle ne pensa à une peine de cœur bien plus intime. Après avoir vérifié qu’il était encore en vie, elle se permit de lui faire la morale. Vera ne s’attendait pas à une réponse, mais voilà que Gus balbutia le prénom de son petit-ami faisant froncer les sourcils de la chanteuse. Pourquoi ? Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose ? Le bateau ne pouvait pas faire demi-tour, est-ce qu’Augusto allait pouvoir tenir loin d’Azka si sa vie était en danger ? Tout un tas de questions assaillirent l’esprit de Vera qui se leva pour aller chercher un verre d’eau qu’elle posa sur la table de chevet. Maintenant libre, elle se hissa sur le lit avant de se glisser sous son cher et tendre ami. Armée du verre d’eau, elle lui demanda de boire : que cela allait lui faire du bien. Qu’importe qu’il est trop bu : il devait boire autre chose que de l’alcool s’il voulait pouvoir se lever demain sans avoir mal aux cheveux. Vera faisait son possible pour ne pas regarder les formes que laissait entrevoir le peignoir lâche qu’avait enfilé Gus. L’homme ivre parla enfin. Choqué, sur le cul : Vera ne s’attendait pas à ça. Qui quitterait une personne comme celui qui reposait sur ses jambes ?

“Oh Gus…” Elle passa sa main dans ses cheveux encore humide : “Je suis tellement désolée…” Et elle l’était. Parce qu’elle ne voulait que le bonheur de son ami.

Il alla parler à nouveau, mais elle le vit se lever et à la vitesse de la lumière courrut vers la salle de bain. Pas besoin d’être medium pour savoir ce qui se passait : Gus se débarrassait de l’alcool. Tant mieux, pensa Vera, tu auras moins la gueule de bois demain. Elle en profita pour se redresser et aller remplir à nouveau le verre : allant même jusqu’à en mettre un autre sur la table de chevet. Elle avait devoir le forcer à boire même s’il dormait. La cantatrice ne savait que trop bien commençait soigner les gueules de bois. Son ancien mari était le spécialiste dans la matière. Se réinstallant sur le lit en attendant que Gus sorte, elle ne s’attendait pas à la scène qui suivit quand elle releva les yeux. Son ami se trouvait nu devant elle. Remplis de désir, il la regardait intensément : la faisant rougir. Le voyant s’approcher, elle avala sa salive : ne sachant pas quoi faire. Il venait de se faire quitter et était ivre… Autant dire qu’il n’était pas question de faire quoique ce soit, pourtant… Et pourtant Vera ne dirait pas non pour qu’il la fasse sienne. Chose qui n’arrivera pas quand elle le vit tomber lourdement sur le lit ce qui la fit sourire. Une fois arrivé à elle, Vera le laissa passer ses bras autour d’elle en continuant de garder cette risette. Elle passa sa main à nouveau dans ses cheveux :

“Repose-toi… Je veille.” Elle allait prendre soin de lui, le remettre sur pied et s’assurer que demain soit à nouveau un succès pour lui : comme pour elle.

Tout au cours de la nuit, Vera avait prit soin de faire boire Augusto : l’obligeant bien souvent à avaler. Hors de quetions de lui laisser le choix. En voyant les premiers rayons du soleil percé l’horizon, elle sortit du lit et couvra le corps nu du cuisinier avant de retourner dans sa chambre et s’habiller et se préparer à descendre. Elle alla prévenir le personnel en cuisine, notamment le second qui la rassura en disant que pour le petit-déjeuner ils n’avaient pas besoin du chef. Le sourire bienveillant et confiant de cet homme rassura Vera qui jura de tirer par l’oreille Gus pour qu’il vienne rapidement les aider à préparer le déjeuner. Retrouvant sa nourrice et Winston : elle mangea de bon appétit avant de faire une assiette qu’elle monta dans la cabine d’Augusto. Ce dernier était encore endormi. Elle posa les toasts beurrés et un porridge au lait d’avoine pour stabiliser son estomac sur la table. Prenant une longue inspiration, c’est pour regarder l’heure qu’elle déverrouilla son téléphone et remarqua seulement les deux sms d’Azka. Son cœur s’arrêta et elle se mit à rougir : incapable de tenir les sentiments qui prenaient possession d’elle. Elle rangea le téléphone, se racla la gorge et décida de ne plus y penser. Si elle était flattée, une part d’elle rationalisait et mettait ces mots doux sur le compte de l’ivresse qui s’était emparée hier d’Augusto. Rentrant dans la chambre, elle s’approcha du lit et se mit accroupis avant de passer pour la énième fois sa main dans les cheveux d’Augusto.

“Hey beau gosse…” Souffla-t-elle doucement. “Il est l’heure de se réveiller marmotte…” Elle caressa sa joue : “Je t’ai apporté de quoi manger et des dolipranes. La journée s’annonce longue pour toi.” Elle se pencha et embrassa son front : laissant une marque de rouge à lèvres qu’elle effaça avec son pouce. “Ton second à prit en charge la cuisine ce matin, mais ils sont tous inquiets et espèrent que tu seras là pour ce midi.” Elle sourit en coin : “T’en fais pas, j’ai dit que tu avais le mal de mer. C’est tout.”


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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Mer 4 Déc 2019 - 9:40 )
Embarquement immédiat. Larguer les amarres.feat Vera
Voir Vera s'éloigner avec Yonah. Le pincement au cœur qu'il l'a surpris. Le stress de la soirée. L'angoisse de ne pas être à la hauteur. La vague dans la tronche. La fuite de la cantatrice. Le fait qu'elle garde sa porte close. Et là le SMS d'Azkadelio.
Cela avait fait un peu trop pour Gus.
Les mots de son ex et même ex ami, avaient été la goutte dans son vase déjà bien rempli. Alors il a bu, sans penser au lendemain et à la tâche qu'il devrait assurer. Il a bu pour noyer cette douleur vive au creux de son cœur et de ses entrailles. Avec Azkadelio ils étaient en pause, parce que Gus avait besoin de se poser les bonnes questions et surtout de voir son homme assumer le fait d'être en couple. Qu'il arrête d'avoir peur et qu'il accepte que les regards se portent sur eux. Qu'ils soient positifs ou négatifs. De toute façon on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais là son SMS venait de lui couper le cœur en deux. De lui arracher violemment ses tripes. Il ne comprend pas. Il se sent puni alors qu'il ne le mérite pas. Alors il boit, enfilant les verres. L'alcool diminue la souffrance et lui fait penser à des choses qu'il n'oserait effleurer à jeun. Il se remet en question, doute de tout. Et appelle Vera au secours. Enfin il le pense. Il ne sait plus trop comment fonction son cerveau à cet instant. Il s'écroule. Par chance sur le lit, le parterre aurait tout aussi bien pu accueillir sa carcasse.
A partir de cet instant tout devient flou, embrouillé.

Pourtant Gus il attend une voix de femme. Elle est si douce, si apaisante, une chanson bienfaisante. Puis il y a les caresses et les mots. Cette tendresse qui le fait frissonner. Même si son esprit part en sucette il sait que Vera est à ses côtés. Elle est là pour lui. Et c'est tout ce qui compte. Demain s'éloigne et le présent se fige dans sa tête. Même si son estomac finit par ne pas apprécier ce qu'il a ingurgité. Peut être que l'eau donnée par la cantatrice a fait effet de nettoyant et le voilà parti pour vider ses tripes. Il chancelle. Mais arrive à bon port. Il doit avoir une tête à faire peur. Mais la belle n'a pas l'air de fuir.
Après il ne sait plus trop.
Son corps est lourd. Un courant d'air. Et puis le lit. La chaleur d'un corps à côté du sien. La tendresse encore des mots, des caresses. Un parfum qui l'apaise et l'enivre. A part que ce ne soit encore les vapeurs d'alcool qui joue ce rôle. Il ne sait pas trop Gus. Sa tête et son estomac sont en vrac. Quel con. Demain risque d'être compliqué. Mais d'abord il y a la nuit et elle semble douce alors il se laisse porter. Vera le veille de toute façon. Elle lui prodigue l'attention donc il a besoin. Elle le fait boire, même si parfois c'est compliqué. La nuit passe sans que même le cuisinier ne s'en rende compte. Oubliant qu'il est nu. Oubliant tout sauf cette belle prés de lui.

Les heures défilent et le ciel noir se pare peu à peu de luminosité. La nuit cède sa place et c'est le jour qui apparaît sur la mer à perte de vue. Mais Gus ne voit pas ce spectacle. Il est encore endormi. Pris dans le piège de sa cuite qui risque fort de lui chanter encore ses louanges durant cette journée. Qui s'annonce rude. Mais il a un rôle à tenir. Et c'est encore Vera qui vient pour le préparer au réveil et aux affres qui l'attendent. Il ne fallait pas boire monsieur Rinaldi. Il entend ses mots, sent son souffle sur sa peau, et ses doigts qui le frôlent avec délicatesse. Il grogne un peu, enfonçant son visage dans l'oreille. Il reçoit un baiser sur son front. Ce qui le fait sourire. Il n'a pas été un enfant sage, ce baiser est-il bien mérité ? Il l'écoute pas certain de tout comprendre. Mais Vera a maîtrisé la situation, voilà qu'il a le mal de mer.
C'est mieux que de passer pour un ivrogne.

Gus ouvre doucement les yeux. La lumière semble intense. Il se tourne mettant à nouveau sa nudité en vue. Il ne réalise pas sur le coup. Il essaie de soulever sa tête. Mais un bon mal de crâne apparaît. Il réalise enfin sa tenue. Et met instinctivement sa main devant sa virilité.
« Putain il c'est passé quoi ? »
Il regarde Vera.
« On est où ? »
Sa bouche est pâteuse. Il voit la bouteille au sol. Puis il réalise.
« Merde la croisière. »
Gus se tape le front, il regarde à nouveau Vera.
« Euh .. j'ai loupé un truc ? »
Il semble bien vu qu'il est nu, que la cantatrice est dans sa chambre. 
« C'est un peu flou et ce mal de crâne. »
Il fronce les sourcils.
« Je me souviens d'une vague .. »
C'est là qu'il prend conscience de l'heure.
« Attends on a .. »
Il pose sa main sur celle de Vera.
« Tu es partie .. j'ai suivi .. mais tu ne m'as pas ouvert .. »
Réfléchir est douloureux.
« Après .. qu'est ce qu'il y a après .. »
Le SMS d'Azkadelio semble oublié tout comme ceux enflammés qu'il a envoyé à Vera. Gus regarde la belle désespéré d'avoir oublier. On t-ils couchaient ensemble ? Cela le fait flipper. Pas d'avoir fait l'amour avec Vera. Mais d'avoir oublié de l'avoir fait. Et pourquoi ils auraient couché ensemble ? Gus se sent mal.
« Tu peux m'expliquer parce que je suis un peu paumé. »
Et très affolé. Il sourit pas du tout sur de lui. Louper une marche n'est pas idéal pour monter un escalier et il se sent un peu comme ça Gus.
Il loupe un truc mais quoi ? Toute la question est là.



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Sujet: Re: (terminé) Une vie on en a qu'une, toi et moi prenons en soin. // Gus ( le Mer 1 Jan 2020 - 13:10 )
Vera avait mis les petits plats dans les grands, elle s’était assuré que l’absence de Gus ne lui porte pas préjudice même s’il allait devoir souffrir de quelque réflexion, mais cela était mieux qu’un coup de pieds au cul de la part de celui qui l’a engagé. Elle lui avait également fait une assiette pour son petit-déjeuner. Peut-être que le cuisinier ne voudrait pas manger, que son estomac refuserait toute nourriture, mais elle ferait son possible pour le convaincre. Il devait avoir assez de force pour assurer la journée qui avait déjà commencé depuis quelques heures. Dans la suite d’Augusto, Vera faisait comme chez elle et une fois les toasts beurrés et un porridge au lait d’avoine pour stabiliser son estomac sur la table : elle prit quelques secondes pour admirer son visage serein et reposé. Il était si beau comme ça… Attrapant son téléphone - non pas pour prendre une photo de lui bien que l’idée lui ait effleuré l’esprit - elle regarda l’heure et vu alors les messages. Vera n’était pas une femme qui aimait la technologie, elle passait donc très peu de temps scotché à son écran : d’où la raison qui justifiait le temps qu’elle avait mis à découvrir les sms. Son cœur s’emballa immédiatement, un sourire niais et heureux se dessinait petit à petit alors que la lecture enivrait son esprit de douce pensée. Depuis combien de temps elle n’avait pas ressenti des petits papillons dans son ventre ? Elle avala sa salive et en rangeant son portable : il y avait toujours sur son visage un sourire radieux. Comment faire autrement quand l’homme que votre cœur a choisi vous envois ce genre de message ? Pourtant, une part d’elle était méfiante et savait que tout ceci ne pouvait être qu’un leurre : qu’Augusto était ivre hier et que cela ne pouvait pas être vrai. Qui plus est : il s’était fait quitter par Azka. Son esprit ne devait donc pas être lucide… Pourtant, en cet instant, Vera voulait croire à la véracité des propos tenus par le cuisiner. Agenouillée à côté de son lit, elle passait sa main dans ses cheveux en l’admirant : la cantatrice savait qu’elle était condamnée. Jamais elle ne se laisserait de pareil spectacle. Jamais. Se mordant la lèvre, elle se retenait de ne pas l’embrasser. Se donnant pour excuse que c’est parce qu’il a bu et vomit, que c’est son haleine qui l’empêchait de faire ça : la vérité était tout autre. Vera ne voulait pas profiter de lui de la sorte. S’ils s'embrassaient… Cela serait un consentement mutuel car, encore une fois, : rien ne lui affirmait qu’il n’avait pas agit de la sorte sous l’effet de l’alcool. Embrassant son front à défaut de ses lèvres, elle rigola en le voyant enfouir sa tête dans l’oreiller :

“Ne m’oblige pas à enlever la couette et à dévoiler ta tenue d’Adam.” Une petite boutade, est-ce qu’il se souvenait de sa nudité ? En l’entendant jurer, elle comprend que non. “Tu es dans ta cabine.” Elle leva ses mains pour le rassurer immédiatement : “Ne t’en fais pas, tout est arrangé : je suis descendue en cuisine ce matin pour les prévenir. Ils t’attendent pour le service du midi : ils commencent déjà à tout préparé selon les instructions que j’ai trouvées sur ton bureau.” Elle se leva et alla remplir le verre d’eau. “Avec tout ce que tu as bu, je ne suis pas étonné.” Elle retourna dans la chambre et apporta une aspirine à Gus : “Bois ça.” Puis elle se réinstalla sur le lit : “Oui et puis on est tous les deux rentrés dans nos chambres.” Il ne servait à rien de rappeler dans quel état sa nourrice l’avait retrouvé. Elle regarda sa main sur la sienne. Augusto se souvenait donc de cette partie ? Elle ne répondit rien cependant, incapable de mettre des mots sur ce qui s’est passé.

Comme elle le craignait, il ne se souvenait pas des messages qu’il avait envoyé. Vera avala sa salive et lui sourit doucement. Elle ne lui en parlerait pas. C’était une erreur de s’emballer de la sorte. Ils avaient décidé d’être ami et penser à autre chose avec lui était une ineptie. Augusto était bien trop important pour qu’elle risque cette relation au nom d’une chose aussi puérile que l’amour. Même si Azka l’avait quitté. Elle se leva :

“Ne t’en fais pas, nous n’avons rien fait. Je t’ai juste mis au lit quand tu m’as appelé. Je me suis assurée que tu bois de l’eau toute la nuit pour que le réveil ne soit pas trop dur.” Elle regarda la chambre : “T’en fais pas pour le bazar, les femmes de ménage passeront tout à l’heure. Mange un peu et habille-toi. La cuisine t’attend.” Elle lui adressa un dernier sourire et partit rapidement. Elle aussi devait se préparer et aller répéter : elle remontait sur scène ce soir et avoir les intestins noués n’étaient jamais une bonne chose.


You make me weak, you make me strong
Tu ne connais pas le sens de la perte, parce qu’on ne peut le comprendre que lorsque l’on aime quelqu’un plus que soi-même.
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